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Bibliothèque de Frany14 : Liste d'Or

Le Chant de Dolorès Le Chant de Dolorès
Wally Lamb   
Pour tout dire, je m'attendais à mieux, notamment en me référant à tous les commentaires flatteurs qui fleurissent ça et là sur ce livre...
Dolorès est née dans une famille un peu particulière: un père violent, une mère "cassée". Elle est violée à l'âge de 13 ans par un voisin. Sa vie sociale est réduite au néant. Elle se réfugie dans la nourriture, devient obèse.
Il y a une touchante scène de suicide raté, où Dolorès essaie de se noyer aux côtés d'une baleine échouée. A mon sens, c'est le plus beau et le plus symbolique passage du livre. Difficile de retenir ses larmes à ce moment là...
Pourquoi "seulement" un classement en catégorie bronze me direz vous?
J'ai aimé "Le chant de Dolorès", mais je l'ai aussi trouvé trop "pathos", trop mélo, "trop".
Il se lit vite, facilement, Wally Lamb écrit très bien, l'histoire est consruite, maîtrisée, il y a une vraie sensibilité qui se dégage des lignes. Le fait est pourtant que, dans ce domaine, je reste scotchée à Pat Conroy, avec son "Beach Musci" et son ""Prince des Marées", où le dramatique se lie à de l'humour noir.
Comme pour "La Puissance des Vaincus" de Wally Lamb, je trouve que "Le Chant de Dolorès" reste un cran en dessous d'un Pat Conroy.
Cependant, je ne saurais que recommander la lecture des quatre ouvrages cités...

par fredmerck
Retour à Birkenau Retour à Birkenau
Ginette Kolinka   
Des livres sur les camps d’exterminations et/ou de concentration, j’en ai lu assez bien dans ma vie.

Certains étaient tellement horrible à lire qu’ils ont terminé dans le freezer avant de repartir dans la biblio et ne plus jamais en sortir.

C’est donc toujours en respirant un grand coup que je me plonge dans ces heures noires et sanglantes que furent l’extermination d’êtres humains durant la Seconde Guerre Mondiale.

Si je devais résumer le récit de madame Kolinka, je dirais « sobriété » car il reste sobre comparé à d’autres romans qui décrivent ce que les Juifs et autres subirent dans les camps, mais malgré cette sobriété dans son témoignage, il est tout de même d’une force qui te pète encore et toujours dans la gueule, même si tu sais…

Avec force et en peu de mots, elle nous décrit la faim, la soif, le froid, la crasse, les coups, les brimades, les privations, le travail harassant, les ordres gueulés, les kapos, les maladies, les morts, les disparus, les fouilles…

Une fois de plus, en lisant, j’ai vu des images que mes yeux aimeraient ne plus jamais voir (vœu pieu), une fois de plus, j’ai ressenti les souffrances dans ma chair car j’ai pensé à ce que je pourrais ressentir si c’était moi et ma famille qui vivions cette horreur sans nom.

Une fois de plus, j’ai perdu pied… Puis je me suis raccrochée parce que le récit était beau, malgré les quelques horreurs qu’il décrivait, parce qu’il était profond, fort, empreint de tendresse et que cette dame accompagne des jeunes à Birkenau pour leur expliquer, pour témoigner, pour que l’on ne dise pas « je ne savais pas ».

Cette dame, je l’avais entendue parler de son livre à La Grande Librairie (émission dangereuse pour la PAL) et ce qui le tourmentait, c’était que le camp de Birkenau, de nos jours, au printemps, c’était beau car rempli de fleurs, d’herbes…

La crasse des latrines avait été nettoyée et qu’il était difficile pour ceux qui n’avaient pas vu ça, d’imaginer ce que le camp était en 40-45.

Une autre aussi l’étonne : personne ne lui pose des questions sur les privations alimentaires mais bien des gens lui demandent si elle avait croisé Hitler durant son séjour… Pas vraiment le genre de questions que je poserais.

Sans entrer dans les détails, l’auteure survole les années de bonheur avant les années de l’horreur et celles qui suivirent son retour dans sa famille, sans son père, sans son petit frère, sans non neveu…

Comme je vous le disais, c’est sobre, pas trop détaillé dans l’horreur, sans fioritures aucune, sans apitoiement car elle désire juste témoigner, raconter ce qu’elle a vu, vécu.

Un récit tout en sobriété, tout en force, tout en humilité, tout en émotions.

Un récit que l’on lit d’un coup, sans relever la tête, avec les tripes nouées et une boule au fond de la gorge car ceci n’est pas une fiction, mais une réalité.

Un récit bouleversant mais accessible aux âmes les plus sensibles car il n’explore pas en profondeur la noirceur de l’Humain en cette Seconde Guerre Mondiale et dans ces camps de la mort.

Un récit qui restera dans mon coeur, comme bien des autres.
Ghost in Love Ghost in Love
Marc Levy   
C'est le rendez-vous annuelle que d'attendre le nouveau Marc Levy, concernant ce nouveau roman je suis un peu mitigée.
Le contexte de l'histoire sur lequel ce base ce roman, notamment le retour d'un fantôme est en quelque sorte un retour aux premiers romans de cet auteur, donc un peu de déjà vue.
L'histoire en elle même est plaisante à lire, cependant il y a t'il vraiment du suspens dans celle-ci, non, nous nous doutons dès le départ de la fin que va avoir ce roman et j'ai trouvé sa très dommage. Il manquait un petit quelque chose qui nous intrigue, qui nous emporte un peu plus loin, dans ce nouveau livre nous restons sur une histoire "basique", il y a eu mieux. Cependant, c'est une histoire qui ce lis facilement et nous nous attachons très facilement aux personnages.

par Luciehope
Le Jardin de l'oubli Le Jardin de l'oubli
Clarisse Sabard   
Clarisse SABARD est une femme que l’on ne présente plus. Véritable magicienne des mots, elle nous enchante avec ses histoires et a su, petit-à-petit, à se faire une véritable place parmi les auteurs français de référence.
Pour ma part, j’avais été plus que charmée par « La plage de la mariée » que j’avais adoré. Un véritable coup de coeur que je ne peux que vous conseiller de lire.

« Le jardin de l’oubli » est son troisième roman.
Nous allons y rencontrer Faustine, une journaliste aixoise qui va devoir faire un article sur la Belle Époque à Nice. Elle part donc à Caussières, petit village sur les hauteurs niçoises, où vit sa tante Caroline qui va l’héberger pendant le temps de ses recherches.
C’est alors que, par hasard, elle va apprendre que la mère de Caroline était amie avec la Belle Otero, une cocotte qui était célèbre au temps de la Belle Époque.
C’est en voulant se plonger dans ce passé si particulier qu’elle va déterrer des secrets bien gardés, qui vont changer sa vie à jamais.

J’avoue, je suis encore une fois tombée sous le charme de cette histoire.
J’ai voyagé, j’ai souri, j’ai été émue plus d’une fois. Clarisse SABARD m’a encore une fois touchée comme peu d’auteurs savent le faire.

Le récit alterne entre présent et passé, entre Faustine qui fait son travail de journaliste et Agathe, cette aïeule à la vie extraordinaire.
A chaque retour dans le passé, j’ai voyagé dans cette Belle Époque dont je ne connaissais pas grand-chose je l’avoue. J’ai vraiment suivi avec avidité ce destin si particulier qu’aura Agathe, cette repasseuse qui veut une vie plus fastueuse et distinguée. Prenant les devants, forçant le destin, elle va réussir à rencontrer les bonnes personnes au bon moment et à s’élever socialement.

Seulement, l’avenir qu’elle espérait est loin d’être rose.
Un drame va venir bouleverser l’équilibre de sa vie et changer à jamais sa vie de femme. Sans compter que la Première Guerre Mondiale va transformer leur quotidien, chambouler les caractères et transformer les gens.
Cette descente aux enfers, cette noirceur est palpable, nous serre le coeur. C’était souvent dur de rester de marbre face à certaines injustices, face à ce que doit subir Agathe.
Avec cette lecture, nous nous rendons compte que parfois, les choses les plus simples sont souvent les meilleures.

Si ce récit au passé m’a complètement captivée, j’ai aussi été sensible à Faustine et à ses problématiques personnelles et actuelles.
Alors oui, le style de l’auteur m’a d’abord déstabilisée. J’ai été surprise de trouver une écriture plus familière, avec une oralité beaucoup plus marquée que dans son précédent livre. Au fil des pages, on s’y habitue et cela apporte de la véracité au récit.

J’ai été particulièrement sensible à toutes les thématiques que Clarisse SABARD aborde tout au long de son récit. Il y a les intemporels quête de l’amour, les secrets familiaux, la recherche de ses racines, l’amitié, mais aussi des thèmes beaucoup plus actuels comme l’exil forcé de personnes pour fuir les atrocités de leurs pays.
Plus qu’une simple histoire, « Le jardin de l’oubli » est une véritable leçon de vie qui va apprendre à voir la vie différemment, sous un autre angle. A être plus humble, plus ouvert aux autres, à être moins superficiel. J’ai souvent eu les larmes aux yeux en lisant ce livre et je pense que je serais encore bouleversée pendant quelques temps.

La fin est la partie de ce livre qui est la plus palpitante, la plus intense.
Beaucoup de secrets sont démêlés à cet instant et nous sommes plus d’une fois surpris par des révélations que nous n’attendions pas.
J’aurais tellement aimé que le récit continue et n’en finisse jamais tellement je me sentais bien aux côtés de ces personnages, de ces décors, mais toutes bonnes choses ont une fin et cette lecture restera un bon souvenir, « comme une présence invisible qui met du baume au coeur » ( p. 488 ).


En conclusion, « Le jardin de l’oubli » est un coup de coeur, un must-have. Clarisse SABARD vise une nouvelle fois juste, nous transporte dans son univers rempli de secrets et de non-dits. Elle nous fait vivre autant dans le passé que dans le présent, nous fait ressentir tellement d’émotions que c’est difficile de pouvoir l’expliquer.

Foncez les yeux fermés et laissez-vous emporter dans ce « Jardin de l’oubli » qui va vous surprendre, vous émouvoir, vous faire vivre une aventure extraordinaire.

( https://lectrice-lambda.blogspot.fr/2018/03/le-jardin-de-loubli-clarisse-sabard.html )
Le Cycle de la brume, tome 1 : Le Prince de la brume Le Cycle de la brume, tome 1 : Le Prince de la brume
Carlos Ruiz Zafón   
http://wandering-world.skyrock.com/3044632925-Le-Prince-De-La-Brume.html

Ouaw ouaw ouaw... J'ai l'impression de sortir d'un rêve... Ce roman m'a fait entrer dans un monde brumeux ( sans mauvais jeux de mots ), fait d'étrangeté et de mystère. En lisant Le Prince De La Brume, je plongeais à chaque fois dans un univers doux, saisissant et ensorcelant. J'ai adoré, vraiment. Même maintenant, j'ai du mal à croire que j'ai déjà fini cet ouvrage fabuleux... Et je ne peux pas m'empêcher de me demander si je n'ai pas rêvé ses pages. C'est bien la première fois que je ressens ça. Ouaw.
Cela faisait bien des mois que je voulais découvrir l'auteur Carlos Ruiz Zafón. On m'avait à de très nombreuses reprises conseillé de lire ses écrits... Je dois bien avouer que je cherche à savoir pourquoi je n'ai pas tenté l'expérience plus tôt ! Le style d'écriture de monsieur Zafón est vraiment enchanteur et profond. Toutes les descriptions sont intenses et parviennent à nous faire pénétrer au coeur d'une intrigue exaltante. Ouaw. Il n'y a vraiment que ce mot qui me vient à l'esprit.
Ce roman est le premier qu'a écrit l'auteur, et je dois bien avouer que j'ai eu l'impression qu'il en avait publié des dizaines tant il arrive à nous ancrer dans son récit. Le Prince De La Brume nous ramène à l'année 1943, en pleine période de guerre. C'est dans ce chaos que vivent Max, sa grande-sœur Alicia, la cadette de la famille Irina et leurs parents. Maximilian Carver, le père, a pris une décision qui a surpris tout le monde : il souhaite déménager dans un village pour s'écarter au maximum du lieu en proie aux batailles dans lequel ils vivent.
Tous les cinq vont alors emménager dans une bourgade aux allures paradisiaques : tous les habitants sont très gentils, leur maison est située près d'une mer d'un bleu électrique et chaque lieu semble être habité d'une luminosité quasi-paradisiaque. Mais voilà, Max se doute que sous ses airs magiques, le village cache quelque chose. Dès son arrivée dans son nouveau lieu de vie, il va d'ailleurs être envahi d'un mauvais pressentiment. Il semblerait qu'une chose maléfique plane dans leur domicile, et notre petit héros ne peut pas s'empêcher de se sentir étranger dans sa nouvelle maison.
Après que Max et sa famille aient fini de s'installer dans leur nouvelle demeure, ce dernier va décider d'explorer l'immense jardin derrière chez lui. Ce qu'il va y découvrir m'a autant effrayé que lui : des dizaines de statues qui semblent être sur le point de prendre vie y sont installées. Pire encore, des bandes vidéos mystérieuses des anciens locataires paraissent receler un secret enfoui depuis des années...
Mais ce n'est pas tout. Après sa première investigation, Max va prendre la décision de sillonner son nouveau village. Là, il va faire la rencontre de Roland, un jeune homme de dix-sept ans, avec lequel il va rapidement se lier d'amitié. Alliés à la sœur de Max, Alicia, ils vont tous les trois tenter de percer à jour les énigmes qui ont pris, au fur et à mesure des années, possession de la bourgade dans laquelle ils vivent.
A partir de là, je ne divulgue plus rien de l'intrigue, ce serait vraiment du gâchis. Nos trois personnages principaux forment un trio qui m'a bouleversé. J'ai adoré vivre cette magnifique aventure à leurs côtés. Ils m'ont fait trembler, frissonner et beaucoup ému. J'ai aimé discerner leurs failles, leurs forces et leurs caractères uniques. Ils se battent dans l'attente d'un but commun : celui de comprendre quelle est cette impénétrable histoire du Prince de la Brume.
Nous voilà alors submergés par un torrent de sensations fortes et extraordinaires. Il y a quelque chose que vous devez absolument savoir : pendant que je lisais, j'en arrivais même à ne pas vouloir éteindre la lumière tellement j'étais angoissé ! Certains passages m'ont vraiment effrayé et ont fait pulser l'adrénaline en moi ! Et qu'est-ce que c'était formidable ! J'ai fondu pour la superbe histoire que l'auteur m'a servi !
Toutes les pages sont mirifiques et nous coupent le souffle. J'ai avalé ce roman en une journée tant il devient une obsession. Partout où j'allais, je ne pouvais pas m'arrêter d'y penser. D'ailleurs, Le Prince De La Brume m'a pas mal fait penser à un dessin-animé que j'ai vu il y a des années et qui n'arrête pas de me hanter : Le Voyage De Chihiro. Je ne sais pas si vous connaissez ( si non, je vous oblige à le visionner ), mais c'est vrai que, souvent, la comparaison m'a paru être appropriée.
Pour conclure, je n'ai qu'une chose à dire : je suis complètement tombé sous le charme de Carlos Ruiz Zafón. Je vais m'intéresser à ses romans de beaucoup plus prêt désormais. Le Prince De La Brume m'a fait rêver, c'est aussi simple que ça. Je suis ressorti de cette lecture inédite avec plein d'étoiles dans les yeux et le coeur plein de songes. Les protagonistes sont adorables, et leur quête va les mener dans un univers incroyable et époustouflant. Le mot de la fin ? Ouaw.


par Jordan
Raisons obscures Raisons obscures
Amélie Antoine   
"Parce que c'était elle, parce que c'était moi."

Gros coup de coeur pour ce livre que tout le monde devrait lire.

Il m'est très difficile d'écrire cette chronique, d'une part je suis encore toute chamboulée après ma lecture et d'autre part j'ai trop peur de vous spoiler. Je ne vous dirai donc que très peu de choses sur l'histoire et surtout pas la thématique, un fait qu'il est essentiel d'ignorer pour apprécier pleinement tout le travail de mise en place de l'auteure.

Ce livre est intense, bouleversant. L'auteure maîtrise le suspense psychologique à la perfection. Avec sa plume affutée, elle écrit avec force et authencité. Elle nous accroche dès le début et ne nous lâche plus. Elle nous assène page après page claque sur claque. Je me suis retrouvée à lire la seconde partie du livre le coeur serré, un noeud dans la gorge et n'ai pu retenir mes larmes à la fin. Une fin qui va me hanter c'est certain.

Je ne vous raconte même pas toutes les émotions ressenties, écoeurement, indignation, peine, tristesse, impuissance, colère... Des émotions fortes qui ont fait remonter beaucoup de mauvais souvenirs et qui m'ont laissée totalement ébranlée.

Ce que j'ai le plus aimé dans ce livre c'est sa construction, intelligente et remarquable. L'excellent travail d'Amélie Antoine pour nous prendre à revers, nous surprendre et nous laissez sans voix. Quand vous saurez, vous verrez tout différemment et à quel point l'on peut être aveugle. Vous comprendrez les non-dits, les secrets, les silences.

C'est pour cela qu'il est important de ne pas trop en savoir avant d'entamer la lecture. Ne lisez surtout pas la 4ème de couverture qui est spoilante. Elle raconte tout ou presque. Je sais qu'il faut vendre, mais là pour le coup je trouve que c'est une grande erreur de la maison d'éditions de tout dévoiler. Je ne vous mettrai en fin de chronique que le début, libre à vous d'aller plus loin mais je ne vous le conseille pas.

Malgré tous mes efforts pour éviter tous les retours, ça ne m'a pas empêchée d'être spoilée. Merci à cette charmante personne qui n'a pas pu s'empêcher de dévoiler la thématique de ce livre. Si j'ai grandement apprécié ma lecture elle a tout de même été gâchée. En sachant j'étais à l'affut du moindre indice et me questionnais sans cesse. Ca fausse la donne quelque part.

Comme déjà dit, c'est un livre que tout le monde devrait lire, pour éveiller les consciences, pour mettre en garde et faire réagir. Pour que les gens évitent de se voiler la face et que ce genre de choses n'arrive plus jamais.

Un livre qui commence tout doucement avec l'histoire de deux familles ordinaires. Puis en deuxième partie ça monte crescendo, ça devient plus intense. Au fil des pages vous aurez du mal à respirer, ça vous prendra aux tripes. Vous finirez votre lecture le souffle court, horrifiés. Vous ne sortirez pas indemne de ce livre, mais tant pis, lisez-le !

Merci à #NetGalleyFrance et XO Editions pour cette excellente lecture.

https://www.facebook.com/lecturesnoirespournuitsblanches/

par Armony22
Fêlures Fêlures
Nora Roberts   
J’ai lu ce livre dans le cadre d’un service presse et je remercie Camille et Michel Lafon pour l’envoi et la confiance.

Fan de Nora Roberts, je me suis lancée avec impatience dans ce livre, car jusqu’à présent je n’ai jamais été déçue avec un livre de cette autrice, elle fait partie de mes valeurs sûres.

Hélas, ce livre fut ma première déception. Je n’ai pas du tout accroché à l’univers et aux personnages. Le livre se divise en plusieurs parties.

Dans ce roman, on va découvrir la vie de Zane et de sa petite sœur Britt. On commence par les suivre dans leur enfance, ou derrière les apparences de la famille parfaite, se cache l’horreur, Graham Bigelow, chirurgien réputé, homme influent et respecté est violent, imbu de sa personne Eliza, sa femme, dont la richesse et le paraitre est tout pour elle tolère sa violence et même la provoque. Une relation malsaine entre eux s’est installée malheureusement, les coups sont aussi donnés aux enfants surtout à Zane qui tente de protéger au mieux sa petite sœur. Ils ne sont que des objets aux yeux de leur parent et des punching-balls pour leur père dès que celui-ci est contrarié. J’ai de suite détesté la mère, ne comprenant pas comment, elle pouvait ne pas protéger ses enfants qui sont sa chair et son sang, pire encore, comme peut -elle aimer être frappé au point de provoquer les crises de son mari. Derrière la porte de cette maison, personne ne se doute de ce qui se trame pour l’entourage, la famille Bigelow est la famille du bonheur et de la perfection.

Dès le départ, la violence est là pour donner le ton et je pense que ça peut ne pas plaire à tout le monde.

Après une violente correction qui oblige Zane a aller à l’hôpital, la vérité éclate. Zane et Britt sont enfin sauvés et partent vivre chez leur tante Emily avec qui les enfants ont de très bons rapports. J’ai trouvé leur vie chez leur tante too much dans le sens où après l’horreur on bascule dans le monde des bisounours, tout va bien, ils se reconstruisent surtout Zane, la vie est belle même pour la tante qui avait une vie banale, elle trouve l’amour, se marie, tombe enceinte, j’ai trouvé ça trop fleur bleue.

Le livre est surtout basé sur Zane que l’on voir évolue au fil des années, j’aurais aimé que Britt soit aussi mise plus en avant, je trouve dommage qu’elle soit reliée au second plan. En parallèle de la vie de Zane adulte, on va découvrir Darby qui pour repartir du bon bien et faire table rase de son passé et guérir de ses blessures aussi douloureuses que celui de notre héros, vends sa maison et part s’installer sur un coup de tête en Caroline du Nord. Elle va rencontre Zane grâce à Emily a qui elle loue un bungalow et à qui elle va proposer ses services de paysagistes.

À travers Zane et Darby, l’autrice nous raconte une jolie histoire d’amour, d’amitié, elle nous montre que l’ont peur aller de l’avant et guérir de ses blessures.

La plume de l’autrice reste toujours aussi soignée et les décors font rêver, mais je n’ai vraiment pas été séduite par cette histoire

Nora Roberts reste une autrice que j’adore et que je continuerais de lire, je pense, juste que ce livre n’était pas pour moi.
La Colline aux esclaves La Colline aux esclaves
Kathleen Grissom   
Superbe roman. Une histoire suivit sur vingt-ans par les yeux d'une petite fille qui devient une femme, ainsi que par sa mère de cœur.
Une famille pas comme les autres à l'époque de l'esclavage.
Quand nos souvenirs viendront danser Quand nos souvenirs viendront danser
Virginie Grimaldi   
Chaque année depuis que j’ai découvert sa plume, la sortie du prochain roman de Virginie Grimaldi figure parmi celles que j’attends le plus. Elle fait partie de cette petite sélection d’auteurs que je chéris par-dessus tout et dont je sais que chaque livre sera une révélation, un moment de bonheur, un coup de cœur. Et bien sûr ce dernier opus n’échappe pas à la règle.
Entre passé et présent, Virginie Grimaldi nous embarque Impasse des Colibris et nous livre avec délicatesse et justesse la vie de ses habitants depuis leurs rencontres jusqu’à aujourd’hui. Sous sa plume, le quartier prend vie. On découvre l’euphorie des débuts, la joie de partager avec ses nouveaux voisins, les difficultés de chacun, les rapprochements, les conflits, les retrouvailles… bref tout ce qui fait la vie d’un petit quartier. En lisant ce texte, je me suis imaginée dans le quartier où j’ai moi-même grandi, me rappelant mes propres souvenirs d’enfant puis d’adolescente et enfin d’adulte dans ce lieu de vie.
Très rapidement dans l’histoire, on comprend que la belle amitié du début à laisser place avec les années à une certaine animosité entre voisins. On cherche à en comprendre les raisons, on imagine tous les scénarios possibles, on échafaude des théories… Et puis vient le moment où l’on découvre la vérité. A partir de ce moment-là, l’histoire prend un nouveau tournant. Simple et basique au départ, elle devient émouvante et bouleversante. Elle remue nos émotions les plus profondes et nous fait voir le quartier et ses résidents sus un nouvel angle. Dès lors, les émotions se multiplient et nous assaillent de toutes parts pour ne plus nous lâcher jusqu’au point final. Et quand je parle d’émotions, j’entends surtout des larmes. Car oui, même si j’ai beaucoup ri à la lecture de cette histoire et des péripéties des Octogéniaux, j’ai surtout beaucoup (mais alors beaucoup) pleuré. Pleurer de chagrin mais aussi de joie. Mes sentiments se sont emmêlés, enchevêtrés et mes larmes ont fini par se mélanger à mes éclats de rire.
Des émotions en pagaille donc pour ce nouveau roman mais aussi et surtout des personnages authentiques et attachants : les Octogéniaux....
Lisez la suite de mon avis sur mon blog :
https://misscroqbook.wixsite.com/misscroqbook/single-post/Quand-nos-souvenirs-viendront-danser---Virginie-GRIMALDI
D'ici là, porte-toi bien D'ici là, porte-toi bien
Carène Ponte   
D’ici là porte-toi bien est une sorte de roman choral qui donne la parole à six femmes venues passées une semaine de vacances dans une résidence de vacances de luxe. Six femmes de six horizons et âges différents et qui ont pourtant un seul et même but : retrouver l’espoir. Elles sont toutes à des périodes charnières de leurs vies et espèrent que cette semaine loin du quotidien leur apportera les réponses dont elles ont besoin.
Il y a d’abord Jessie, la working girl overbookée et toujours à 100km/h, pour les notions de détente, farniente et vacances sont aussi abstraites que l’idée de ne pas tout prévoir à l’avance, de tout planifier. Ensuite il y a Alison. Plaquée à l’autel, Alison débarque seule à l’hôtel pour ce qui aurait dû être sa lune de miel. Bouleversée et surtout incrédule face à l’annulation de son mariage, Alison a besoin de réconfort qu’elle va vite trouver dans la compagnie de Jessie, sa voisine de chambre. A leurs côtés, on retrouve Samya. Son prénom et son histoire ne doivent pas vous être inconnus si vous avez lu les précédents romans de l’autrice. Rappelez-vous, Samya est l’une des meilleures amies de Maxine, l’héroïne de Avec des si et des peut-être. Trompée par son mari, elle a décidé de lui donner une seconde chance pour le bien de sa famille et de leur petite fille Inès. Vient ensuite, Apolline. Apolline est en mal d’enfants. Malgré plusieurs tentatives pour fonder une famille, les échecs s’accumulent. Si elle ne veut pas arrêter d’essayer, son mari, lui, est à bout et leur couple est au bord de l’implosion. Ainée des six femmes, Geneviève est en vacances avec son mari Paul. Une semaine de vacances offerte par leurs enfants et petits-enfants pour leurs cinquante ans de mariage, comme la lune de miel qu’ils n’ont jamais pu s’offrir. Enfin, il y a Mia, la benjamine. Tout juste âgée de dix-neuf ans et mère célibataire d’un petit garçon de quinze mois, elle rêve d’offrir le meilleur à son fils. Contrairement aux autres, elle n’est pas ici en vacances mais pour travailler.
L’auteure nous dresse l’histoire de six personnalités différentes, de l’exubérante à la discrète, en passant par la sage, la déterminée, la naïve et la control freak mais surtout de six femmes qui sont toutes à la recherche d’un nouveau départ. Chacune nous touche, nous émeut, nous fait rire ou trembler à des degrés différents mais aucune nous est moins sympathique qu’une autre. On s’attache à ses six femmes à qui l’on souhaite un futur plus heureux.
La plume est fluide, drôle et émouvante, passionnée et fraîche et les émotions au rendez-vous. Si j’ai aimé ce livre, je l’ai toutefois moins apprécié que mes précédentes lectures des livres de l’autrice. Peut-être parce que six personnages principaux, c’est un peu trop ou au contraire parce qu’il manquait d’interactions entres elles. Au cours de l’histoire, chaque femme va se lier d’amitié à une des cinq autres mais à aucun moment, elles ne vont se retrouver toutes ensembles. Et je pense que c’est ça qui m’a manqué. Enfin cela n’empêche en rien cette histoire d’être agréable à lire et de nous offrir un bon moment de détente.
En bref, un roman un peu en dessous des précédents que j’ai pu lire mais une histoire pleine d’espoir qui donne le sourire. Il me tarde de lire le dernier de ma PAL et surtout celui à paraitre dans quelques jours.

https://misscroqbook.wixsite.com/misscroqbook/post/d-ici-la-porte-toi-bien-carene-ponte

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