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Commentaires de livres faits par GabrielleViszs

Extraits de livres par GabrielleViszs

Commentaires de livres appréciés par GabrielleViszs

Extraits de livres appréciés par GabrielleViszs

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Je remercie Jennifer ainsi que la maison d'édition Evidence dans le cadre de notre partenariat pour m'avoir fait découvrir ce livre. J'en ressors la gorge étreinte, le coeur en miette, une boule immense qui se bloque et ne veut pas partir.

Les chemins de la délivrance, ce n'est pas un livre comme les autres. Il pourrait très bien être une forme de témoignage de la guerre 39-45 tant les événements écrits m'ont fait penser à ce que ma grand-mère me racontait de cette guerre. Elle avait 15 ans à l'époque et j'ai retrouvé beaucoup de points. La chance qu'elle a eu, c'était de vivre en campagne et de ne pas être juive. Pourtant une religion ne devrait pas être ou ne pas être un moyen d'avoir de la chance. Comme l'indique le résumé, il s'agit de l'histoire de plusieurs personnes, Français, Allemands, appartenant à la gestapo, à la résistance, à l'alliance. Bon ou mauvais côté, chacun de ses personnages auraient pu être une vraie personne qui a vécu cet enfer.

Cette seconde guerre mondiale a marqué les esprits de par les témoignages des survivants. J'ai aimé la façon dont l'auteur la retrace, à sa manière. Il ne s'agit pas de chapitres qui racontent une histoire, ce sont des lieux, des dates, des personnages qui montrent ce qu'ils ont vécu. C'est plonger à leurs côtés tout en imaginant ce qu'ils ont pu ressentir. L'auteur reste en retrait et sa façon de décrire pourrait mettre une barrière entre des événements et le lecteur. Cette barrière n'existe pas à mes yeux. Le côté de "vouloir" ne pas ressentir en écrivant de cette façon est plus percutant. C'est impossible de ne rien ressentir à la lecture de ce qui se passe.

Il y a des détails qui me font penser que l'auteur a fait énormément de recherches. Des détails qui ne sont pas forcément connu du grand public. Il faut pour cela avoir quelqu'un dans son entourage qui l'a vécu. Je ne saurais dire si c'est bien ou non. Bien dans le sens où il ne faut pas oublier ce qui s'est passé durant ces nombreuses années, mal pour celui ou celle qui a dû survivre dans ces temps de guerre. Le livre est complet. Drame, suspense, surprise, espoir, désillusion, un peu d'amour, beaucoup d'amitié, de la souffrance à profusion, des moments de tendresse quand il faut le prendre car personne ne sait quand le bonheur frappera à sa porte. Perte d'êtres chers, l'angoisse de ne pas savoir. Et puis il y a ses personnages, je pense à Louise, Gustav, Kitty, Angelo, à Rebecca également, auquel on s'attache et dont on ne sait pas s'ils vont survivre d'ici la fin du récit.

Les personnages sont réalistes. Ils nous ouvrent leur cœur, leur pensée, leur acte, leur vie, leur fin de vie. Il y a ceux qui sont dans la résistance parce qu'ils le veulent, parce qu'ils s'ennuient. Il y a ceux qui changent de camp entre deux, pas pour le profit, mais parce que s'ils ne le font pas, la mort sera au bout quoiqu'il arrive. Il y a ces allemands qui sont considérés comme des traîtres à leur patrie parce qu'ils aident des juifs. Et ces mêmes allemands qui sont mal vus par les français parce qu'ils sont allemands et donc différents d'eux. Il y a ces français qui se battent pour leur pays et qui tombent, que ce soit sur le champ de bataille ou en plein espionnage après avoir subit des tortures inimaginables. Il y a ces français qui se cachent sous terre pour ne pas voir la misère autour d'eux et ceux qui pactisent avec l'ennemi.

L'auteur ne fait pas de caricature, elle fait en sorte de montrer les aspects humains de tous sans pour autant mettre la moindre idée sur ce qu'elle pense. Qu'elle soit pour ou contre, les faits sont là. Le livre débute en 1933, lors d'un incendie. C'est à ce moment que le plan machiavélique de Hitler se met en place. Il n'aura de cesse de vouloir le monde à ses pieds. Bien que certains de ces généraux ne soient pas d'accord, la peur de ce que cet homme est capable de réaliser les obligent à le suivre. Le combat ne cesse pas. Il y a des espions partout. Hommes, femmes, enfants, tous sont concernés. Aucun ne peut rester en arrière et même si certains le font, ils y a ceux qui ne trahiront jamais leur cause, quelle qu'elle soit.

Les descriptions sont justes. Lors des séances de tortures, il y a juste ce qu'il faut pour ne pas nous faire dévier le regard. L'auteur laisse juste assez à notre imagination pour faire le reste. Juste assez pour avoir mal pour eux, pour se rappeler que la folie d'un homme en a mis en terre bien plus qu'il ne fallait. La lecture est fluide, les "chapitres" sont si courts que je me disais allez encore un, puis un autre. Les paysages sont posés, les mines graves, les regards flous, la détresse des gens est bien représenté, même trop bien car elle fait mal. Comment oublier tout le mal fait ? Le point qui éclaire c'est la nature humaine, celle qui cherche l'espoir, celui qui se bat pour les autres, qui ne lâchera rien, préférant mourir que donner des informations. C'est cet amour naissant, cette amitié qui est plus fort que tout.

Les stratégies pour envahir la France ou pour l'en délivrer n'est ni pompeux ni lourd. Quelques détails, des éléments qui nous permettent de mieux comprendre certains passages de l'histoire. Les personnages se mélangent sans le savoir. Il vaut mieux ne pas s'attacher à eux car certains ne s'en sortent pas, ce qui est impossible pourtant même en sachant que c'est un sujet difficile. Et puis il y a ces personnages qui sont très attachants et qui au final se montre en dessous de tout tout cela pour rester en vie ? Alors que d'autres se sont battus jusqu'au bout ? Un choix difficile pour tous. Si nous avions été à leur place, quel choix aurions-nous fait ?

Je vais m'arrêter là, mais je pourrais continuer longtemps sur cette "belle" histoire. Belle dans le sens où elle est bien écrite. Les atrocités y sont rappelées sans pour autant tout montrer vivement, salement. L'espèce humaine est capable du meilleure comme du pire.

En conclusion, passionné ou non d'Histoire, je vous le conseille. Comme je l'ai dit plus haut, il est complet. Tant dans les émotions, que dans cette seconde guerre mondiale, que dans les descriptions. Malgré la noirceur du sujet, il y a des parts de lumières qui atténuent quelque peu. Il faut savoir prendre le bonheur tant qu'on peut. Je sais que lorsque mon fils aura deux ou trois ans de plus, il le lira pour mieux comprendre certains côtés de cette monstruosité.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/les-chemins-de-la-delivrance-christelle-rousseau-a147855196
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date : 16-08
Je remercie Jennifer ainsi que la maison d'édition Evidence pour la lecture de ce livre. J'aime la couverture. Elle est claire, rafraichissante et attire l’œil des plus jeunes. Mon fils l'apprécie beaucoup également. Le format est petit, facilement manipulable. Il peut aller dans n'importe quel sac en plus.

Il s'agit d'une histoire où un petit garçon, Nino a une grande soeur Ida qui le protège et un demi-frère qui ne cesse de lui faire du mal. Leur père travaille énormément depuis la mort de leur mère. Une belle-mère a fait son apparition et depuis c'est un enfer pour les deux frère et soeur. Sachant que Kévin est chouchouté et qu'il ne peut absolument pas, selon sa chère maman, faire de mal à la moindre mouche. Un jour, Nino a un cadeau : un livre par sa sœur. L'histoire qu'il lit le projette à l'intérieur du récit. La princesse a besoin de lui ! Il est celui que tous attend pour les sauver. En effet le néant crée par un être malfaisant a décidé de réduire à néant les rêves et les espoirs des Hommes. Grâce à l'aide d'un autre enfant qui vit dans ce royaume et qui est un guerrier, il va devoir affronter de terribles méchants afin de trouver l'objet qui saura redonner l'espoir à tous. Nino fera de nombreuses rencontres, bonnes ou mauvaises, tel un dragon, afin de parcourir ce qu'il reste du monde fantastique.

L'écriture est simple, fluide. Le fait que cela soit adapté pour les lecteurs dyslexique est un plus. Il est facile pour un jeune lecteur de s'identifier à l'un ou l'autre des personnages. Il s'agit de jeunes enfants qui n'ont pas forcément une vision d'ensemble parfaite. Nino et Ida sont soudés quoiqu'il advienne. Leur père n'est pas assez présent pour voir ce qui se passe réellement chez lui. Une belle-mère acariâtre qui passe tout à son propre fils et qui laisse sa belle-fille tout faire, pardon qui l'oblige à tout faire. Le monde fantastique est crée avec plusieurs royaumes, des espèces/monstres en tout genre. Une Princesse qui a besoin d'aide comme son peuple. Deux reines qui se vouent une haine depuis bien longtemps. Une aventure pour un petit garçon qui ne s'en sent pas capable au départ, mais qui n'aura pas le choix s'il veut sauver les rêves.

La suite de l'avis :
http://chroniqueslivresques.eklablog.com/le-secret-d-excelcior-valorie-blue-a147767688
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date : 14-08
Je remercie la maison d'éditions L'ivre-book pour ce service presse.

Le résumé donne beaucoup de choses, probablement un peu trop car il y a quasiment tout dedans. Mais au moins nous savons à quoi nous en tenir. Un couple qui devait bientôt se marier, part en avion pour un rendez-vous d'affaires. Malheureusement l'avion s'écrase et c'est la fin pour le pilote et Alexandra. Quant à Walter, il va devoir prendre une décision qui va le ronger toute sa vie.

Le côté fantastique n'est pas très prononcé. il y en a bien sûr avec le fait que cette bête vive et que la jeune femme revienne d'entre les morts. Le pacte avec le diable aurait peut-être encore été mieux que ce dernier. Le tort de Walter est d'avoir voulu, non pas sauver sa vie, mais prendre le temps de se remettre pour venir la chercher. C'est plus une lecture qui se penche sur le mental d'un homme qui va survivre après un tragique accident. Tout ce qu'il y a de plus banal. Qui n'a jamais rêvé de retrouver un être cher ? Sauf que dans notre cas, Walter a pris la mauvaise décision.

C'est un homme a qui tout réussi, même si au début de sa vie il a eu du mal à s'ouvrir à l'amour. Sa rencontre avec Alexandra lui fait découvrir ce que sont les sentiments. à partir de ce moment, il voit la vie en rose et ne se sent pas capable de ne plus vivre un seul jour sans elle. L'accident met à mal ses croyances. Il a beaucoup d'argent. Il revend ses sociétés pour effectuer encore plus de recherches. Car elle est là-bas, il le sait. Il doit la sauver des griffes de cet esprit des glaces. Durant 33 ans, il ne va cesser de la rechercher, quitte à se mettre en danger. D'ailleurs il faut bien comprendre qu'il n'est plus que l'ombre de lui-même, un demi-homme en somme. Torturé, il ne supporte plus de ne pas la voir. Et pour cela, il évite le monde, il évite de faire ce qu'elle aimait, il supprime ses photos, les cachant dans des recoins dont il n'a pas accès.

L'auteur a une belle écriture, je l'avais déjà découvert avec le tueur des rails et j'avais beaucoup apprécié sa plume. Qu'il n'y ai pas plus de fantastique que cela ne m'a pas dérangé, par contre c'est le pourquoi cet esprit veut Alexandra qui m'a surprise. J'imaginais que cette place était beaucoup plus importante que ce que nous découvrons.

Concernant la composition du livre en lui-même : les chapitres sont plutôt courts. D'ailleurs le livre est découpé en trois parties qui ne sont pas égales. La première englobe l'histoire vu par Walter. Sa façon de vivre, ses habitudes, son destin tragique, jusqu'à ce qu'elle lui revienne et s'amuse à le faire tourner en bourrique. Grâce à la seconde partie consacrée à la jeune femme, nous savons ce qu'elle a subi. Les questionnement, les certitudes qui se sont transformées en haine viscérale. Et puis la troisième partie qui les rejoint. J'allais oublier : la préface de Romain Billot qui fait sourire et qui nous donne envie de dévorer le livre dans son intégralité.

Les personnages sont bien travaillés, je parle des principaux, d'abord Walter, puis Alexandra. Les émotions, leur psychologie sont passées au crible. Rien n'est laissé au hasard. Il reste une part de mystère autour de cet esprit des glaces non négligeable. Comment est-il "vivant" ? Est une des questions que je me suis posées. Pas de réponse, pour l'instant.

En conclusion, une très bonne lecture, avec une romance sombre bien ancrée, un soupçon de fantastique saupoudrée sur le dessus. Bien qu'il manque quelques éléments sur cet esprit des glaces pour mieux l'appréhender, le reste est tout bonnement bien décrit. Est-ce que Walter a bien choisi ? Cela restera un mystère. Dans tous les cas l’épilogue montre un dénouement qui semble logique au vu des circonstances.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/l-esprit-des-glaces-sylvain-johnson-a147679522
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Je remercie Jennifer ainsi que la maison d'éditions Evidence pour ce service presse. J'aime beaucoup la couverture qui donne le ton de ce que nous pouvons trouver dans ce recueil.

Dix auteurs, dix nouvelles composent ce recueil.

« 1 - Moonlight Sonata - Guillaume Lenoir
2 - Aussi insidieux qu’un cobra - Amélie Hanser
3 - Jugement - A.R. Morency
4 - Pour Elysia - Annabelle Blangier
5 - Le coup de l’escalier - Jérôme Bertin
6 - Un jeune homme si bien - Véronique Charrière
7 - Faux-semblants - Marc Legrand
8 - Fourberies Assassines - Véronique Rivat
9 - L’un tue, l’autre meurt, le reste s’amuse - Anne-Laure Guillaumat
10 - Mirages Meurtriers - Josepha Bassoni »

J'avais déjà lu Véronique Rivat, que j'avais apprécié, mais c'est surtout une découverte pour les autres. Le crime se doit d'être "PRESQUE" parfait, car nous le savons bien grâce à Columbo : le crime parfait n'existe pas. Il y a toujours un détail qui fait que le coupable est toujours retrouvé d'une manière ou d'une autre. Comme dans tout livre qui retient plusieurs nouvelles, il y a forcément celles que l'on aime beaucoup beaucoup et les autres un peu moins, voire pas trop. Mais ce qui regroupe ces auteurs ceux sont les mots qui nous décrivent LE meurtre de leur histoire. Prémédité depuis la veille ou depuis six mois, l'envie de sang, (oui du sang, du sannnnnnnng, hum je m'égare) l'envie de faire souffrir ou de ne plus souffrir, de se venger, chacun de ces crimes est détaillé. L'époque n'est pas toujours la même, nous pouvons nous retrouvons en plein contemporain, ou au contraire retourner dans un passé où les femmes ne sont pas super bien vues, pourtant elles enquêtent !

Comme il y a 10 nouvelles, je vais faire un très court résumé avec un avis succinct pour chacune.

1 - Moonlight Sonata - Guillaume Lenoir

Elle fait partie de mes préférées ! Elizabeth se languit de la ville. Obligée de vivre dans le manoir avec un mari malade, elle longe souvent les remparts. Ce dernier est souvent en retrait dans son laboratoire, même s'il aimerait qu'elle puisse manger avec lui plus souvent. Hors, il se trame quelque chose, il doit mourir. Avec le concours de Elizabeth, le meurtrier se voit contraint d'aller plus vite dans ses projets.

Ce que j'ai aimé dans cette histoire, c'est la description de l'époque. En plus, j'ai beaucoup aimé les personnages. Pour une nouvelle je me suis attachée aux personnages et cela, ça vaut de l'or. Évidemment il y a la surprise du final. Je m'attendais à quelque chose mais pas à cela. Un beau final qui m'a fait ouvrir les yeux.

2 - Aussi insidieux qu’un cobra - Amélie Hanser

Un noble est retrouvé mort dans son lit, les portes fermées avec un cobra mort à ses pieds. (Un peu la chambre jaune, non ?) Une enquêtrice arrive pour déterminer comment cela est possible !

Une époque que j'aime beaucoup avec une intrigue et une femme qui cherche la petite bête. Le seul hic ? La résolution du crime. Je pense être passée à côté des indices car je n'ai pas compris comment elle a pu trouver qui a fait quoi et surtout comment.

3 - Jugement - A.R. Morency

Lors d'une séance de "spiritisme", un des hommes qui participe à cette réunion meurt sans que quiconque n'ai rien vu.

Cette nouvelle m'a fait rire. J'avoue que ce n'est pas la seule où j'ai ris en imaginant les têtes des participants. Ici, les hommes ne comprennent rien à ce qui s'est passé. J'ai adorer lire comment tout cela a bien pu se passer devant leurs yeux sans qu'ils ne voient leur ami se faire tuer au couteau, s'il vous plait ! Un oscar à l'invitée qui est douée en tant que voyante !

4 - Pour Elysia - Annabelle Blangier

Ma préférée !!! Oui, je suis une sadique en puissance, j'aime les tortueuses et celle-ci l'est. Lucas est parti de chez lui depuis trois ans. Sa nièce a été tuée par un (ou une) psychopathe. Elle a été retrouvé dans le parc de la même ville. Il revient parce que sa soeur se remarie. Bien entendu, Elysia est toujours dans les pensées de tous et toutes. Son père Paul, l'ancien beau-frère de Lucas ne cesse de chercher car il est persuadé que les policiers n'ont pas trouvé l'assassin.

La tension monte au fur et à mesure que l'histoire avance. Les personnages sont crédibles et font mal au cœur. L'auteur décrit les lieux avec précision et nous laisse avec un sentiment de frustration jusqu'à ce que l'on comprenne un geste. Et oh bon sang !!!!!! Bref je ne peux en dire plus, mais c'est la première de mon top !

5 - Le coup de l’escalier - Jérôme Bertin

Alors j'ai bien ri une fois de plus avec celle-ci. Quand je vous dis que je suis sadique, je rigole du malheur des autres. Yannick doit beaucoup d'argent. Il joue beaucoup trop et ne peux pas rembourser ses dettes de jeu. Soit il trouve l'argent, soit il perd un genou. Et où j'ai trouvé drôle ? Déjà le type qui le menace froidement est d'un cliché, mais cela fonctionne très bien ! Et puis le crime prémédité la veille est formidable. sans compter la chute finale. Il faut toujours se méfier d'un escalier qui semble dormir.

6 - Un jeune homme si bien - Véronique Charrière

Un jeune homme retrouvé mort dans l'une des pièces de chez ses parents. Il pratiquait les sports de combat. Pas de traces de luttes. Pas de preuves tangibles. Son corps a été autopsié et rien de rien. Un mystère qu'il faut résoudre, car cela ne peut pas resté impuni. Pour cette nouvelle, je n'ai pas réussi à entrer dedans, pourtant l'écriture est belle. Probablement parce que la façon dont il est mort était plus qu'implicite et le fait que tout se mélange sur la fin m'a perdue.

7 - Faux-semblants - Marc Legrand

Elle fait partie de mon top des préférées également. Anthony a prémédité son crime. Il lui faut une femme, il lui faut faire en sorte que tout soit logique. Lorsqu'enfin il arrive a aboutir à ce but fixé (on n'oublie pas qu'il tue une femme hein) il ne semble pas inquiété. Mais c'est sans compter sur la fourberie et l'ombre qui traîne dans les parages.

Une histoire qui m'a beaucoup plu tant par le cynisme du personnage principal que par le récit en lui-même. La façon dont l'auteur a décrit ce qu'il doit faire, ce qu'il ne doit pas faire, ce qu'il doit montrer et faire croire... Je dis que cet auteur-là, il faut le surveiller : il prépare un mauvais coup !

8 - Fourberies Assassines - Véronique Rivat

Lorsque Julia rentre afin de préparer l'anniversaire de son époux mais qu'il est là, non promis elle en va pas le tuer. Elle se débrouille pour que son ami l'appelle et l'envoi loin afin de tout mettre en place. Seul hic ? Au moment de revenir, il n'y a plus personne, la voiture de Rodolphe par dans le décor. Aurait-il trop bu ?

Une enquête qui montre que les flics sont vraiment de gros boulets, mdr.

9 - L’un tue, l’autre meurt, le reste s’amuse - Anne-Laure Guillaumat

Voilà, c'est bien résumé, pas vrai ? C'est ce que pense Sam, un personnage qui aurait pu être une lionne a une autre époque de sa vie. Lorsqu'elle reçoit une invitation à tuer, cela m'a fait penser au cluedo que nous faisons en colo (et qui change tous les ans bien entendu). J'ai beaucoup aimé la fascination qu'à Sam pour ses congénères, et donc les descriptions qui vont avec. Une belle chute qui se voyait venir de loin mais c'est drôle de lire ce qui se passe.

10 - Mirages Meurtriers - Josepha Bassoni »

Massacres dans un train. Un wagon entier vient de voir mourir tous ses occupants. Ce n'est pas le début, mais le retour d'un tueur qui est vicieux. Le boucher est de retour, mais comment a-t-il fait ? Un tueur qui est doué et qui n'a peur de rien, un flic qui n'hésite pas à mentir à la presse pour le faire réagir. Je n'ai malheureusement pas accroché avec cette nouvelle. Je l'ai lu sans ressentir la moindre émotion envers les personnages.

En conclusion, dix nouvelles différentes qui traitent toutes de meurtres. Qu'il y ait une ou plusieurs victimes, les enquêtes sont menées de manière diverses. Une bonne lecture dans l'ensemble, une très bonne pour certaines nouvelles. Je sais que je garde sous le coude certains noms d'auteurs, histoire de découvrir d'autres livres d'eux. N'empêche il faut bien réfléchir pour que le crime soit parfait... Affaire à suivre !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/le-meurtre-etait-presque-parfait-collectif-d-auteurs-evidence-a147628430
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Je remercie Cassandra ainsi que sa maison d'éditions Flammarion pour nous avoir envoyé ce premier tome de cette série. La couverture est magnifique, mon fils et moi sommes d'accord dessus. De plus elle représente bien les personnages mis en avant dans ce tome.

Comme j'ai pris l'habitude lorsqu'il s'agit d'un livre jeunesse que mon fils lis (pas en même temps que moi pour celui-ci) il y aura deux avis. Qui vont être plus que concordant !

D'abord le sien (pour rappel, il a 11 ans et demi, le demi est très important :p )

Pourquoi je ne suis pas comme Mika ? Voila la question auquel j'ai eu le droit durant une bonne partie de sa lecture. Il a bien compris que ce n'était qu'une histoire, mais il aurait adoré être comme ce petit Mika qui ne voit pas encore le noir partout. Il n'aime pas les serpents et les trouve vicieux, comme Wan. Par contre il adore les rapaces surtout les aigles. Il a essayé d'imaginer sa taille. Et par chance, en juillet il a été en colonie de vacances et ils ont vu un spectacle de rapace. Leur envergure, comment ils font pour manger même s'ils sont en "captivité". Il a donc eu l'image en face de lui en beaucoup plus gros ici. Il y a plusieurs questions qu'il a posé : pourquoi les humains aiment pas les animaux ? Pourquoi les animaux ne nous aiment pas ? Et puis plus la lecture l'emportait, plus il comprenait. Je peux donc dire que la lecture est fluide et je crois qu'il n'a pas eu besoin de moi pour décrypter des mots qui auraient pu être plus compliqué pour lui.

Il aime beaucoup Maya, mais il préfère Nel, forcément c'est un aigle magnifique. Et puis elle a plus so âge dans un sens. Il a trouvé que certains enfants avaient beaucoup de responsabilités et parfois cela les rendaient trop sérieux. Mais ils sont trop cools pour savoir se défendre ainsi. Et puis ils ne sont pas bêtes, ils apprennent beaucoup même si ce vicieux de serpents risque de ne pas changer d'attitude. Et inversement, les humains risquent d'avoir toujours peur de lui s'il agit toujours pareil. Il a adoré, mais pas la fin, car il veut la suite !

Voici donc ma chronique.

4 "clans", 4 "races" qui sont différentes des humains, car ils peuvent prendre la forme de leur animal. Les Yokaïs, sont multiples et variés. Il y a les lupaï (loups), les taïgan (tigres), les rapaï (aigles) et les serpaï (serpents). Dans ce premier tome, nous en apprenons beaucoup sur les loups et les tigres, moins sur les autres, c'est juste touchés du doigts. Les dirigeants sont remplis d'amertume pour l'un ou l'autre des clans. La paix est tout juste entre eux tous. Le moindre faux pas est capable de déclencher une guerre. Lorsqu'un lupaï est retrouvé mort, une odeur de taïgan autour de lui, c'est forcément l'autre clan qui en est la cause. La vengeance n'est pas loin.

L'auteur a une fois de plus crée un monde original. Avec des espèces qui ne sont pas faites pour s'entendre, qui ont besoin de territoires et qui doivent se serrer les coudes pour découvrir ce qu'il en est de leur survie. Les humains ont peur de l'inconnu, de ce qui est différent, cela ne change pas, par contre il y a toujours des personnes qui sont capables de voir au delà du physique. On sent bien qu'il y a quelque chose entre eux tous. Cela vient de bien plus loin qu'eux. C'est effleuré, mais j'espère en apprendre plus dans les prochains tomes. Il y a beaucoup de dialogues, de joutes verbales entre les personnages qui donnent pas mal de rythme. Derrière ses dialogues, on ressent l'animosité, mais aussi un petit quelque chose qui risque d'ouvrir sur d'autres voies

Concernant les personnages, ils ne sont pas si nombreux que cela. J'ai eu peur avec toutes ces races, mais vu que certains se font manger, pas de panique ! Quoi ? Il faut bien qu'ils mangent, non ? Tous ne sont pas lisses. Ils ont des forces et des faiblesses. Pas de super héros, pas une race meilleure que l'autre, quoique, j'ai une préférence pour les serpaï pour leur humour noir ! Ils ont leur propres problèmes au sein de leur clan en plus de ceux en dehors. Devant cohabiter avec les humains, il y a beaucoup de règles qu'ils ne doivent pas transgresser sous peine de sévères.. réprimandes. J'adore Mika et Wan, forcément les deux totalement différents que ce soit en gentillesse personnifiée ou en espèce. Je n'avais pas vu venir le reste de l'histoire, je n'avais vu qu'une toute petite partie et je rejoins mon fils sur un autre point : La fin est cruelle, ou est la suite ???

En conclusion, une histoire qui débute sur les chapeaux de roues. Des personnages attachants, des méchants bien méchants et d'autres qui ne sont ni tout blanc, ni tout noir. Cela change d'avoir plein de descriptions sur tout et pas d'avancement dans l'histoire. Encore une série dont je vais attendre avec beaucoup d'impatience la suite !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/la-legende-des-quatre-tome-1-le-clan-des-loups-cassandra-o-donnell-a147507392
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Je remercie Netgalley ainsi que la maison d'éditions MxM Bookmark pour cette lecture. Je dois avouer que la couverture m'a tapé dans l'oeil. Elle est très belle, harmonieuse et douce.

Sarah est une jeune traductrice qui vient d'avoir un autre malaise, l'amenant à l’hôpital. L'interne qui s'occupe d'elle va lui démontrer, en douceur, qu'elle a un don, précieux. Comme lui elle est capable de voir, de ressentir, d'aider les âmes en perdition sur cette terre qui n'ont pas réussi à faire la paix avec notre monde. Un premier tome qui va montrer comment Sarah doit faire pour devenir une chasseuse d'âme, ou non.

Je vais commencer par ce qui m'a plu. Une histoire qui est sympathique, un peu dans le style de la série "Ghost Whisperer" où une jeune femme aide des âmes. Dans ce premier tome il s'agit de l'initiation (oui c'est bien le titre). Sarah va devoir apprendre à se servir de son don qui peu se retourner contre elle. L'esprit humain n'est pas naturellement conçu pour abriter plusieurs âmes en son sein. L'étape pour parvenir à réussir ce tour n'est pas simple. Il faut travailler longtemps, savoir mentir à son entourage et se bourrer de sucre pour l'énergie. En d'autre terme, il faut avoir une double vie pour réussir à garder ce secret que le commun des mortels ne doit pas connaître afin de vous faire interner. De plus, l'écriture est belle, pleine de descriptions. Les personnages montrent leur capacité à évoluer entre ces deux mondes.

Habituellement, je mets très rarement plus de deux jours pour un livre même avec ce nombre de pages sur ma tablette. Je vais être honnête, il m'a fallu plus d'une semaine pour en venir à bout. C'est là qu'il y a un souci. J'ai eu du mal à avancer dans l'histoire car c'est très long. Il n'y a pas d'action à proprement parler. Entre le moment où Sarah apprend qu'elle a un don, ce qui est très rapide, à la façon dont elle peut l'aider... C'est trop long. La relation de travail ou non entre Nathan l'interne et Sarah est extrêmement lente. Je comprends qu'il veuille prendre son temps pour ne pas la brusquer et accessoirement faire en sorte qu'elle ne se braque pas comme Lucie (la soeur de Nathan) mais pour ma part c'était vraiment trop lent.

Nathan sait ce qui se passe, ce qui va arriver, je ne comprends pas pourquoi il n'embraye pas la seconde pour lui apprendre tout ce qu'il sait. Surtout qu'elle n'est pas contre. Il faut qu'elle puisse réussir à ôter ses flashs backs qui ne sont pas à elle pour être en paix. Comme je le disais plus haut, il y a beaucoup de descriptions. Trop de descriptions. Je me suis perdue dans l'histoire. Je me suis même posée la question à plusieurs reprises : mais c'est quoi le but ? L'histoire avec Sarah et toutes les explications qui l'entourent, ainsi que la découverte du monde est importante. Rajouter encore les problèmes de famille des uns et des autres fait ralentir le rythme. Ce n'est pas que ce n'est pas intéressant, c'est juste qu'il y a trop d'informations pour un premier tome.

Quant aux personnages, je n'ai accrochée qu'avec Lucie. Nathan est trop mystérieux, trop lent dans ces décisions. Il est gentil, mais quelque chose l'entoure que je n'aime pas. Et surtout il est trop patient. Sarah est impulsive. Elle est capable d'envoyer bouler sa meilleure amie Mélanie pour de fausses excuses et devenir timide deux secondes après. Qu'elle réfléchisse, oui, mais lorsque cela prends des semaines cela devient très compliqué. Lucie est donc la soeur de Nathan. Elle a des réactions "normales" surtout lorsque l'on connaît son secret.

En conclusion, je reste mitigée sur ce premier tome. Une histoire de chasseuse d'âme qui existe déjà sous forme différente, mais qui a une belle plume. J'ai été déstabilisée par la "lenteur" de l'histoire. Le manque d'action ne m'a pas permis de rentrer dans le vif du sujet. Et puis un peu d'humour aurait été sympa pour alléger certains passages. Je ne pense pas continuer cette aventure dans le futur.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/ce-que-veulent-les-ames-tome-1-initiation-laura-collins-a147470958
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Je remercie Aurélie ainsi que la maison d'édition Sharon Kena pour la suite de cette histoire. J'avais adoré le premier tome et je dois dire que ce second est tout autant riche en aventures qu'en émotions.

Xénia est à la sphère avec ses nouveaux "amis". Les bleus se sont chargés de la préparer pour sa première mission qui arrive à grands pas. Avec du temps, elle arrive à contrôler un minimum ses dons, mais c'est souvent difficile. Ses dons sont souvent combinés à ses émotions, ce qui fait d'elle une véritable bombe à retardement. Elle a découvert qui elle était réellement, ainsi que le maître de la sphère, Darrian. Bien entendu, ce n'est plus un secret pour personne et cela donne des frayeurs à certains. Bien qu'elle soit toujours une rouge (pas de panique pour ceux qui n'ont pas encore lu le premier volet, c'est tout aussi bien expliqué ici) elle va prendre partie à l'expédition qui va durer... longtemps. Elle reste sur son nuage, entre son amour pour Nate et le fait qu'elle soit la première rouge à partir à la découverte de mondes inconnus elle ne voit pas le danger. Ce dernier est plus proche qu'elle ne pourrait l'imaginer. Des gens... mal-intentionnés (bien entendu) et d'autres vont vouloir régenter sa vie. L'expédition n'est que le premier pas vers une nouvelle vie. Une nouvelle Xénia ?

Le livre est très complet, je dirais même plus que le premier qui pourtant nous faisais découvrir les mondes, les races, leur manière d'agir. Ici, nous suivons Xénia et Nate. Le livre est à leurs deux voix. Découpé en quatre parties, chacune compose le livre et nous apporte bon nombre de renseignements. « La mission » « Le retour » « Le Tournoi » « L’Appel ». Comme leur titre l'indique, il s'agit de parties importantes pour Xénia et ses compagnons. C'est plus centré sur elle que le tome précédent, mais elle va faire tellement de découvertes sur elle-même et sur les autres. Sur les quatre parties, j'avoue que le retour ne m'a pas autant charmé que les trois autres, par contre le tournoi est MA préférée !

L'évolution de l'espèce humaine, comme celles des autres espèces montrent que tenter de vouloir se débrouiller seul n'est pas forcément la solution. Le monde crée par l'auteur est tout autant magnifique que dangereux. Que ce soit les mondes qui sont empoisonnés dans l'air, que la beauté est protégée par des félins. C'est un univers qui est vraiment riche. Ce qui est bien, c'est que nous découvrons le tout en même temps que Xénia. Ses grands yeux s'ouvrent sur des mondes, des peuples inconnus pour elle, et pour nous. Il y a de la magie dans l'air. Elle se renforce au fur et à mesure des missions et des rencontres.

La mission est longue, fastidieuse, engageante et terrible à la fois. Pour la première fois de sa vie, elle est obligée de tuer pour survivre et ça, elle ne le peux. Sa réaction reste humaine. Ce n'est pas parce qu'ils ont attaqués les premiers qu'il fallait tous les tuer. Des enfants... Des familles... Des choix sont à faire, et le leader est là pour cela. Eric montre très peu de "sympathie" pourtant derrière son masque d'impassibilité, il ne fait que ce qu'on lui demande. Et surtout il garde tout en lui. Le jour où il montrera sa vraie nature devrait être quelque chose.

Le retour est compliqué, lorsque l'on se pose autant de questions que Xénia. Sans compter qu'après se prendre la tête avec son chef n'est pas forcément de très bon augure, surtout lorsqu'ils sont tous coincés dans leur vaisseau. Nous découvrons dans ce passage qu'elle n'est pas infaillible. Quant à Nate, on le sent de plus en plus indécis. Comment va-t-il faire pour réussir ce que son maître lui a demandé ?

Le tournoi est mon préféré. Je pourrait en parler durant des heures. Xénia a décidé d'avancer, seule, afin de faire changer la couleur de sa cape plus vite. Il faut dire qu'après une année bloquée dans sa cape rouge, elle en veut et veut en découdre avec ce qui l'entoure. Montrer ses capacités, montrer qu'elle n'est pas juste Xénia, celle qui a le don du feu. Il m'a fait penser au tournoi des trois sorciers de Harry Potter, mais avec plus de panache, d'épreuves et surtout sans être obligé de se battre avec les autres. Choisir une porte est toujours compliqué lorsque l'on ne sait pas ce qu'il y a derrière. Sa dernière "planète" est tout aussi passionnante que les précédentes, mais plus complète. Xénia doit démontrer son courage a plusieurs reprises. Et la découverte d'une arme spécialement faite pour elle n'est pas le fruit du hasard.

L'appel m'a mise sur les dents. LA savoir revenue mais dans un tel état m'a fait demander comment ce second tome allait bien pouvoir se terminer. Tout au long du récit, nous suivons également Eric, Nate, Gabriel, Caleb, Ian, Kyle, ses compagnons de mission. Mais aussi Thane qui semble tâter le terrain. Je me méfie de son maitre, mais lui, il a quelque chose qui fait qu'on se demande de quel côté il est. La trace interdite est liée à l'un des mondes qu'elle va découvrir, seule. Cette trace est importante et se doit d'être gardée au chaud, comme la toute première qu'elle a reçue.

C'est un tome qui montre une sacrée évolution pour les personnages. Gabriel se dévoile un peu plus, Nate est mis en avant et on découvre une partie de son passé. Le maître Darrian n'hésite pas à mentir pour obtenir ce qu'il désire. Chacun apporte un plus aux autres. Leurs relations sont complexes mais donne plus de piquant à l'histoire. Devoir choisir entre son cœur ou la raison d'un autre prend toute son importance ici. Des complots, cela n'en manque pas et des questions il en reste toujours. J'attends avec impatience la suite !

En conclusion, un second tome encore plus prenant. L'auteur a toujours beaucoup d'imagination. son univers est très bien travaillé, il est riche, en personnages, en mondes, en descriptions. Beaucoup d'actions, de rencontres, de quoi faire tourner les têtes dans le bon sens du terme. Vivement la suite !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/la-derniere-onde-tome-2-la-trace-interdite-marine-stengel-a147097274
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Je remercie Netgalley ainsi que la maison d'édition Bragelonne pour m'avoir permis de découvrir ce livre. à savoir que ce tome peut être lu indépendamment des autres livres de la série. Il y aura juste des points personnels des personnages que nous connaissons avant de les découvrir que si nous passions par la série du premier au dernier. Mais ce n'est pas grave, j'ai déjà commandé le livre d'avant, afin d'en savoir plus. Je ne connaissais pas l'auteur et il a fallu que la couverture attire mon œil pour que je demande cette lecture.

River Falls est une ville plutôt petite, tout le monde se connaît. Que ce soit les déboires de chacun, les mauvaises habitudes, ou qui fréquente qui, tout se sait, ou se saura. Stephen Callahan est journaliste, revenu au pays dans le tome précédent après de nombreuses années loin de tous et tout, il a retrouvé son amour de jeunesse : Lindsay Wyatt qui est devenu flic. Un matin comme les autres les attends, jusqu'à ce qu'un coup de fil la prévient : un meurtre vient d'être commis dans sa petite ville. Le père d'une de ses amis a été sauvagement assassiné. Il faut retrouver le meurtrier. Lindsay travaille avec le shérif Logan. Tous deux vont devoir faire preuve de méthodes et de silence. Car lorsque l'on sort avec un journaliste, c'est difficile de garder un secret. Surtout lorsqu'une ancienne est de retour : Leslie Callwin. Un de ces journalistes qui n'hésitent pas à écrire tout et n'importe quoi pour découvrir LA vérité.

Une enquête qui démarre plutôt vivement. Nous avons quelques passages avec les personnages afin de les poser, ce qui nous aide à la compréhension. Puis le meurtre arrive et là, ce sont les larmes qui coulent. Le titre est bien choisi, car il y a un meurtre, de nombreuses choses à élucider, et puis un nouvel événement arrive qui bouleverse encore plus l'enquête. Le père de l'amie de Lindsay est un fermier. De nombreux doutes tournent autour de lui. Entre une hypothétique vente forcée, des vautours, un passé sombre ou bien un présent peu reluisant... Il y a de quoi faire. Je n'ai pas trouvé le tueur, surtout que l'auteur embrouille les pistes en nous apportant sur un plateau un second crime. Tant qu'à faire, autant essayer de tuer toute la ville, ou presque. En tout cas de ce côté, j'ai apprécié le fait de ne pas trouver de suite le tueur et de bien nous plonger dans la pénombre. Avoir deux pistes à suivre et au final découvrir de nouveaux indices et de nouveaux faits qui ne sont pas en liens... C'est chaud !

J'aime beaucoup l'écriture de l'auteur. C'est fluide, avec plein de petites descriptions. Le fait de mettre en avant le côté policier et le côté journalisme donne deux tons. Il y a ceux qui doivent trouver le coupable et ceux qui ne veulent que la vérité. Ce qui n'est pas toujours la même chose. Entre les deux, il y a toujours cette concurrence de celui qui trouvera en premier celui ou celle qui est à l'origine de tout cela.

Pour les personnages, j'ai beaucoup aimé les découvrir, les uns après les autres. Entrer dans leur intimité est prenant. Entre Stephen qui vit chez sa soeur ayant trois enfants, dont l'une est en fauteuil roulant... Lindsay qui a du mal à faire confiance et qui tremble s'il faut tirer sur un suspect en fuite. Logan qui a un peu de mal au niveau de la course et qui découvre des secrets sur sa femme. Leslie qui est une fouineuse de première et qui ne s'arrête pas à un simple obstacle. Des personnages qui sont plus ou moins attachants. Ce que je regrette le plus, c'est que l'intrigue policière est bien présente, mais elle passe souvent derrière tous les problèmes de chacun.

En conclusion, un thriller qui m'a fait passer un bon moment de lecture. Je sais que je lirais d'autres livres de cet auteur, car j'aime son style. Et puis j'ai envie de découvrir un peu plus sur Logan et Stephen.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/des-larmes-sur-river-falls-alexis-aubenque-a147094616
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Je remercie Nelly ainsi que la maison d'éditions NDB éditions pour m'avoir proposé la lecture de ce livre. Ce n'est pas la romance qui m'intéressait le plus, mais la façon dont l'auteur allait tourner autour la surdité. Le sujet est intéressant, pas facile à aborder car il fait partie d'un des sens que nous utilisons tous les jours, pour ceux qui ont eu la chance de l'obtenir. "Un être vous manque et tout est dépeuplé" correspond parfaitement à la perte ou la non connaissance d'un sens, car il faut apprendre à faire sans.

Nina est une jeune femme qui a un rêve : celui de devenir actrice. Seul problème ? Elle est sourde et cela ne convient pas aux producteurs, jusqu'à ce qu'un jour, l'un d'entre eux demande expressément plusieurs sourds pour son nouveau film. elle va tenter sa chance. Ses yeux vont tomber sur ceux de Sullivan Juhel, un bel acteur qui est promus à de grandes choses. Le coup de foudre va les emporter dans une relation charnelle, passionnelle. Mais la vie va les prendre à revers. La surdité de Nina ne gêne pas Sullivan, il apprend la langue des signes, mais en dehors de leur bulle, ce couple n'est pas le bienvenu. Entre les regards et les non-dits, Nina et Sullivan vont devoir faire face à pire que la surdité : la méchanceté des Hommes.

Je ne pourrais pas commencer mon avis sans parler d'Isabelle, une personne que j'ai connu lorsque j'étais encore à l'école. Elle était sourde et portait un appareil qui l'aidait quand il ne lui brisait pas le peu de tympans qui lui restait. Elle était la seule de notre classe dans ce cas. Intelligente et vive, elle ne mangeait pas avec nous le midi, allant avec d'autres personnes qui n'entendaient pas durant cette période. J'ai eu la chance de la connaître, de partager de très bons moments avec. J'ai appris à signer et il me reste quelques petites choses. La vie nous a séparé, mais je me souviens parfaitement bien de la façon dont les autres les regardaient lorsqu'ils étaient dans leur coin. Parce qu'ils n'entendaient pas, ils étaient mis de côté. J'ai toujours trouvé absurde cet état. Rebelle dans l'âme j'ai souvent pris le parti de défendre la différence, parce que je l'étais aussi. Nous sommes tous différents, que nous entendions ou pas, que nous voyons ou non. Chacun à sa particularité, chacun ses besoins, ses envies...

C'est ce que l'auteur a voulu montrer dans ce livre. La différence est toujours là. Mais il faut savoir faire avec. Le regard des autres n'est rien si on ne s'en occupe pas. Nina et Sullivan sont jeunes, passionnés. Leur bonheur fait plaisir à voir. Bien entendu, avant d'arriver à ce qu'ils deviennent un couple, de nombreux obstacles se mettent en travers de leur chemin. Il y a le paraître qui est important dans ce métier. Le cinéma dans une salle nous montre le meilleur, mais il y a l'envers du décor qui lui n'est pas tout rose.

Nina vit dans une famille entendante qui s'adapte comme ils peuvent au handicap de leur fille. Elle se bat pour être une actrice. Savoir se battre c'est bien, par contre cela ne signifie pas qu'elle va y arriver à tous les coups. Elle a un caractère fort, des sentiments qui vont et viennent, des amis que l'on voit peu mais qui arrivent à être présent à l'aider. C'est une personne entière qui fait lever les yeux au ciel, qui ne montre pas toujours le bon exemple, mais c'est un personnage attachant. Et puis il y a cette nuit où tout bascule, où un choix va l'obliger à devenir une autre.

Sullivan est sur la montée des marches. Son regard se porte sur Nina sans qu'il ne puisse le contrôler. c'est un amour qui l'emplit totalement. Il ne peut rien faire contre cela. Il sait qu'elle est sourde, mais qu'importe ? Oui, qu'importe, sauf qu'il se passe des événements qu'il ne comprend pas. Il lui faudra du temps pour y parvenir, sur le tard. Il évolue, ne reste pas sur ses acquis, apprend à ses dépends que la vie qu'il connaît n'est pas la même pour tout le monde.

Et puis il y a Lucas. Cet acteur qui n'entend pas, qui connaît le sentiment d'impuissance de Nina. Il sait ce qu'elle ressent car lui est dans le même cas. C'est un fervent défenseur des sourds. Chacun a le droit à sa place. Il se débat pour obtenir ce qu'il désire et devient le premier maire sourd. Le côté non-entendant est aussi présent dans le sens où des groupes surgissent car mécontent du fait que certains sourds puissent se débrouiller pour entendre et ainsi jeter la honte sur eux ? Tant d'incompréhension des deux côtés alors qu'une "entente" pourrait se faire.

Le livre est écrit à deux voix, la première personne pour Nina, la troisième pour Sullivan. Suivre Nina nous donne beaucoup d'impressions : tout ce qu'elle ressent est reçu de plein fouet ! C'est être dans son intimité, dans sa tête, dans sa voix, dans ses gestes. Elle est directe et cela percute bien plus. Lorsque nous arrivons à la partie de la troisième personne, c'est plus éloigné mais pas tant que cela. Le fait d'avoir une vue d'ensemble, comme au cinéma pour certaines scènes est plus important que de connaitre parfaitement le "moi" de chacun.

Le titre est en parfaite adéquation avec le sujet : pour que tous aient le droit d'avoir la même chose. Il faut savoir payer de sa personne ou de son portefeuille pour ne laisser personne en arrière plan. Le fameux 1% donné à un moment donné m'a fait bondir. 1% ce n'est pas rien sur la population et même si ce n'était qu'une personne, tout devrait être fait pour que tous aient la même chance.

L'auteur use de la romance, du cinéma pour amener les choses de manière qui paraissent naturelles. Pas de fioritures, je regrette juste le saut dans le temps qui laisse un manque même si quelques lignes expliquent rapidement le temps passé. Le cinéma pour tous ? Il faut un sous-titrage particulier. Ce combat semble illusoire pour certains, pourtant pour se faire entendre, il faut montrer sa présence.

La plume de l'auteur est fluide, piquante par moment, douce à d'autres. Elle suffit à elle-même et pourtant on en voudrait un peu plus. En savoir plus sur Nina, sur sa vie, sur ses années passées hors du grand écran. La surdité n'est pas une maladie contagieuse, les êtres humains qui en sont atteints ne sont pas des bêtes de foires. Et pourtant il y a eu des moments dans l'Histoire qui font que nous ne devrions pas être fiers de ce que nous sommes.

En conclusion, c'est une belle histoire qui est dévoilée. La romance n'est pas simple. Il ne suffit pas d'entendre pour comprendre, il suffit parfois de quelques gestes pour apprécier ce que l'on a. Les paroles s'envolent. Il n'y a que les gestes qui importent...

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/vostfr-elodie-torrente-a147039118
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date : 30-07
Je remercie Netgalley ainsi que la maison d'éditions MxM Bookmark pour cette lecture.

Kage et Jaimie sont dans une chambre d'hotel, évitant la police entre autre chose. Un meurtre aurait eu lieu et tout deux étaient sur les lieux. L'un des deux à tué tandis que l'autre avait été drogué. Après avoir passé quelques jours en planque, ils revoient le jour sans aucune crainte. Kage reçoit l'héritage de son oncle décédé et Jaimie repart terminer ses études. Il ne reste plus que six mois pour qu'ils se retrouvent enfin. Des retrouvailles chaudes dans tous les sens du terme. Kage semble avoir mis les pieds dans le plat de plus gros que lui et vouloir réorganiser les lieux hérités ne semblent pas au gout de tous.

Un premier tome d'une trilogie qui est en fait la suite d'une trilogie. J'avoue qu'au départ j'ai eu du mal à me mettre dedans. Des noms de personnages apparaissent comme si nous les connaissions déjà (pour ceux qui ont lu la trilogie d'avant c'est facile, pour les autres c'est plus compliqué) Certains points ne semblent pas logique, car il faut avoir lu l'avant pour comprendre certains actes et sentiments. Une fois le début passé, ouf c'est mieux. Les personnages ont montré qui ils étaient, ce qu'ils étaient par rapport à d'autre, l'histoire est beaucoup plus compréhensible.

Kage a perdu son oncle, qui m'a paru tyrannique à souhait sans le connaître. Vu la façon dont son neveu le dépeint, il n'était pas un oncle aimant. Bien au contraire, il s'agit d'un homme de poigne qui tient tout le monde sous sa coupe. Le livre est découpé en trois parties et dans la première, nous suivons Kage et Jaimie dans leurs souvenirs se mêlant à leur présent. Le fait de penser de nouveau à la façon dont l'oncle est mort, d'imaginer un avenir ensemble... Kage est posé dans ses décisions. Il aime Jaimie, mais veut devenir meilleur, ne pas suivre les traces de son oncle et ne pas devenir comme lui. Il veut être mieux pour lui, pour ses employés, pour son amour. Un couple dans une telle situation va-t-il résister ? La situation est compliquée, Kage doit découvrir ce qui se passe réellement dans les bas-fonds. Il fait partie du milieu sans vraiment avoir creusé. Jaimie veut tout de lui, il est prêt à tuer pour cela...

Le couple formé doit passer par de nombreuses épreuves avant de pouvoir réellement ne penser qu'au bonheur. Kage est celui qui cache le plus de choses. Il ne prévient pas de ses ennuis, préfère passer sous silence ce qui le bloque, l'enrage, le coince dans son avancement. Il veut juste que Jaimie soit auprès de lui, sans ressentir son mal-être. Ce qui devient compliqué, surtout que cela fait un moment qu'ils sont ensemble. A partir d'un moment, cela n'est plus possible, lorsque l'on connait vraiment bien l'autre. La violence est présente, la jalousie, l'humour et l'amour. L'amitié est souvent fausse et Kage devra vraiment faire attention s'il veut continuer à rester en vie.

Nous voyons peu les combats de la MMA, juste sous-entendu, parlé de ceux qui s'en occupe. Je pense que cela doit être un gros morceau dans la première trilogie. Un autre point, je ne comprends pas tout ce qui se passe autour de Kage concernant le fait qu'il ne veut pas faire souffrir Jaimie. Vu comment il s'en occupe (dans tous les sens du terme) elle est où sa part de noirceur profonde ?

Dans la seconde partie du livre, nous lisons un carnet que Kage a découvert sur... son oncle ! J'ai adoré cette partie. On découvre un oncle qui a 18 ans, qui se cherche sexuellement, financièrement. avec un père qui n'hésite pas à le frapper pour un oui ou un non. C'est un jeune homme qui n'est pas encore accompli. Il se cherche et explique dans son journal comment il a trouvé un travail d'assistant a tout juste 18 ans. Comment il évolue, comment ses sentiments se développent. C'est un jeune homme si différent de ce que nous avons pu découvrir dans la première partie, avec des années d'écart, que l'on ne eut se demander le pourquoi ce changement de caractère. Je dois avouer que je ne m'attendais pas à avoir autant de détails sur un homme qui semblait si convainquant dans son rôle de "méchant". Il faut toujours chercher à savoir qui est derrière l'habit. Cette seconde partie est un moment "parfait" dans le sens où il fait réfléchir.

Dans la troisième partie, nous revenons auprès de Kage et Jaimie rapidement. C'est une partie qui est très courte mais intense. Avec une explosion d'émotions. Kage est découvert, Jaimie est amer. De nombreuses questions sont posées et malheureusement c'est une fin qui me laisse sur ma faim. Je ne m'attendais pas à cette fin abrupte en plein milieu d'un point crucial. J'ai très envie de découvrir la suite de leurs aventures.

En conclusion, c'est un premier tome, qui pourrait plutôt être un quatrième tome si j'ai bien suivi. De nombreux éléments sont là pur nous guider. Je me suis un peu perdue au début, mais au final, j'ai beaucoup aimé suivre les aventures de ces deux hommes qui n'ont pas une vie simple. J'avoue qu'avoir la part sur le tonton flingueur (oups pardon, fallait que cela sorte) a beaucoup aidé sur ma note. Un milieu de malfrat intrépide qui ne lésine en rien. Les gants ne sont pas raccrochés totalement, mais le combat est toujours présent. Il ne s'agit plus de se battre physiquement, mais de jouer avec les nerfs de l'autre en se protégeant.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/santori-tome-1-le-retour-maris-black-a147017114
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Je remercie Babelio, ainsi que la maison d'éditions Arthaud pour cette découverte. Ce n'est pas forcément le type de livre qui m'attire, mais le fait qu'il parle de loups, de cet animal qui fait tout autant peur qu'il impressionne me plaisait. La couverture est sobre et s'il n'y avait pas le bandeau avec le loup montré sur le devant, elle serait trop sombre à mon gout.

Des bêtes disparaissent, des éleveurs cherchent à savoir quel animal a bien pu faire cela, mais rien de vraiment concret. Le mot "loup" est sur toutes les lèvres, sauf que la zone n'est pas considérée comme une ZPP (Zone de présence permanente). Par conséquent, aucun dédommagement n'est possible. Les loups ne soit pas dans les Cévennes, pas de ce côté, c'est impossible voyons. Pourtant, depuis quelques années, des traces inéluctables sont bien présentes. Comme si un animal s'occupait de la frontière entre deux pays. Les autorités compétentes préfèrent penser à une meute de chiens sauvages. Pas ou peu de recherches, juste de quoi étayer leur conclusion et les hommes doivent se débrouiller par eux-même. Et puis il y a cet homme, qui veut savoir, faire éclater la vérité. Lui qui va rencontrer ces éleveurs qui ne savent pas vers qui se tourner. De longs mois vont l'amener à une décision. Des recherches, des questions, énormément de travail, pour ???

Le livre est découpé en 5 parties, mois après mois afin de "voir" plus clair sur la vie de l'animal, sur la recherche de de comment les approcher sans qu'ils nous craignent et inversement.

Nous suivons cet homme qui se passionne pour les loups d'une manière générale. Suivre une piste devient un travail acharné. Il faut découvrir où est leur tanière, non pas pour les tuer, mais plus pour les comprendre et être bien sur qu'ils soient bien en France. Être proche d'eux sans pour autant empiéter sur leur territoire. La marche, l'observation, le rassemblement de preuves, des photos, des vidéos, tout est minutieux. Comme l'écriture qui décrit les lieux comme si nous y étions sans pour autant alourdir le texte. L'auteur ne cesse de parler de cet animal, d'aller vers les autres pour en apprendre plus. Le voir est une réalité qu'il veut accomplir. Le connaître est plus complexe. Pourtant il ne relâche rien jusqu'à obtenir un semblent de preuves.

Caméra en main, accrochée à un arbre, il va tenter d'obtenir une image de ce qui n'existe pas aux yeux des autorités. Le loup est un animal sauvage, oui, mais il est fier, discret, prudent, capable d'attendre de longues journées pour regarder comment fonctionne les autres (animaux ou humains) afin de prendre possession de ce qu'il désire. Par moment on se demande si le loup ne s'amuse pas avec l'homme. Il laisse des traces infimes de son passage, montre un chemin qu'il n'emprunte apparemment plus. Plus nous avançons dans le texte et plus nous prenons une décision : celle de protéger ces animaux ou au contraire de les voir mort. La traque est un de leur élément naturel, ils savent s'adapter et le font avec allégresse, contrairement à nous qui obligeons la nature à se soumettre à nos lois. Vous comprendrez que je ne suis pas pour la mort de cet animal qui me paraît bien plus noble que la plupart des êtres humains.

Nous apprenons beaucoup sur cette espèce sans être à ses côtés, sous le questionnement permanent de l'auteur. Et si l'auteur se retrouvait face à l'un d'entre eux ? Et si au contraire il n'y arrivait pas ? La rencontre avec d'autres animaux montrent bien qu'il est le plus dangereux d'entre tous. Les sangliers, les cerfs et autres petites bêtes vivent en harmonie. La nature s'occupe de la chaîne alimentaire. Le loup est utilisé dans des contes pour enfants. La bête du Gévaudan est également notifié. Ce monstre sanguinaire qui tue pour le plaisir ne ressemble pas à ce que nous montre l'auteur. Le besoin de se nourrir est plus fort que l'acharnement sur une proie.

Petit bémol, il était question de trouver un moyen de dédommager les éleveurs et je n'ai pas vu la solution arriver.

Tout est question d'image, de politique et autres condiments du même acabit. L'Homme se croit être supérieure à toute race. Ce n'est pas le cas, il faudrait que certains s'en souvienne. Il y a toujours plus fort que nous, plus fort que l'espère humaine. La nature ne nous contredira pas.

En conclusion, j'ai eu beaucoup de plaisir dans cette lecture. J'avais du mal à lâcher le livre voulant savoir ce qu'il en était réellement. Un peu déçue malgré tout sur le final qui m'a laissée sur ma faim.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/la-bete-qui-mangeait-le-monde-antoine-nochy-a146991616
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Je remercie la maison d'éditions Evidence pour m'avoir proposé la lecture de ce premier tome. J'aime beaucoup les historiques et en lisant le résumé, j'aimais déjà le mélange entre l'historique et le retour dans le temps. La couverture est belle, lumineuse.

Laetitia est une jeune femme, étudiante, qui trime comme pas deux pour réussir à obtenir son rêve : partie en Écosse. Les lectures sur les highlanders, version Harlequin n'ont plus de secret pour elle. Appelée Lilou par ses amis, nous la suivons dans sa vie contemporaine. La dernière fête, les préparatifs et la voila parti pour ce pays de rêve. Douée pour les langues, elle se débrouille très bien, partir à l'aventure est parfait pour elle. Et puis, d'un coup, après une petite sieste, elle se retrouve 500 ans en arrière, devant cinq guerriers à la mine sombre. Une arrivée plutôt remarquée dans un monde où un jean et un débardeur est mal perçu car ces affaires montrent beaucoup trop le corps d'une femme. Et puis surtout ces textiles n'existent pas. Elle sait se battre comme un homme et jure comme un charretier. Après avoir tenté de fuir ces hommes en kilt, cassé un nez au préalable, elle se retrouve devant le chef du clan MacKintoch saucissonnée dans un tartan de leur couleur. Une rencontre qui laisse des traces physiques. Mais qui laisse surtout de nombreuses questions et des problèmes à volonté.

L'histoire débute avec la rencontre de deux personnages qui tombent amoureux sans savoir qui ils sont. Leurs noms respectifs donnés, sachant que leur idylle sera impossible, ils décident malgré tout à s'aimer en cachette. Jusqu'à ce que le père de la jeune fille l'apprennent. La mort des amants va en découler une prophétie qui va terroriser les Anderson et les MacIntosh. Bien des années après, un enfant naît, puis disparait. Mort ou enlevé ? Cet enfant est celui ou plutôt celle que la prophétie attendait. Un enfant sur qui tout repose et qui ne le sait pas encore.

J'ai beaucoup aimé le saut dans le temps. Imaginer être dans notre monde et d'un coup de baguette magique, ou un coup du sort, peu importe, arriver au 16ème siècle et tomber les bras d'Highlanders. Un voyage en Écosse qui devait changer la vie de Laetitia, c'est bien ce qui arrivera. Une jeune femme qui est orpheline, vivant dans une famille qui n'est pas vraiment la sienne donc. Elle ne se sent pas à sa place, vivant dans ses rêves de romance historique. Elle a un sacré caractère, ne se laisse pas marcher sur les pieds et un langage plus que fleuri... Douée dans les arts martiaux, elle se sert de son corps pour se défendre et le fait très bien. Vive et autoritaire, têtue aussi, elle oublie très rapidement la technologie de maintenant et s'adapte sans difficultés à ce nouveau monde.

Le clan MacKintosh est un clan soudé. Leur chef, Darren accompagné de ses deux frères est un homme de paroles. Le fait qu'ils ne parlent pas l'anglais et croit que Lilou l'est au début, donne des situations plutôt cocasses. Tous les hommes, ou presque, sont de véritables géants, des forces de la nature, sachant manier les épées, monter à cheval. Une prophétie fait que depuis des années et des années... une jeune femme doit arriver pour sauver deux royaumes, faire cesser une guerre incessante. Les entraînements ne manquent pas tout comme les fêtes qui remontent le moral des troupes.

Darren se pose quelques questions sur Laetitia. Qui est-elle vraiment? Pourquoi avoir une telle apparence, une façon de parler différente ? D'où vient-elle réellement ? Et lorsqu'il l'apprend, il n'y a pas de réel choc. Il se passe des choses tellement improbable rien qu'avec cette prophétie que cette femme pourrait très bien venir d'un autre temps. Entre les deux il y a une étincelle qui débute par un coup de boule et un coup dans les parties. Quoi de plus beau que de commencer avec la violence naturelle d'une femme contre un homme (rire) Il faut dire que tout n'est pas au plus beau fixe. Une romance qui débute mal mais qui termine sans surprise.

Avec les deux frères, c'est autre chose. Laetitia les laisse entrer dans sa vie plus facilement, car elle n'en a pas peur, ne ressent pas de désir pour eux, même s'ils sont bien foutus. L'humour est une belle arme et elle sait s'en servir tout comme le chantage. Cela donne des scènes drôles. La jalousie est souvent présente d'un côté comme de l'autre. Avec son caractère fort, elle arrive à faire en sorte que les hommes et les femmes du clan l'apprécient. Ils seraient près à être de son côté, à la protéger envers et contre Darren si ce dernier venait à lui faire du mal intentionnellement ou non.

Côté bémol, je regrette que Laetitia soit si vulgaire. Ce n'est pas parce qu'elle est du 21ème siècle qu'elle doit jurer et sortir des gros mots à tout bout de champ. Elle a déjà beaucoup de différences avec les femmes de l'époque de Darren, c'est enfoncer un clou qui est déjà encastré. Le fait qu'elle sache se défendre est un bon point par contre contre 3 hommes, elle réussit à s'en sortir sans trop de mal, c'est tout de même peu réaliste. Je voyais également un chef de clan plus "craint" dans le sens où il se doit d'être fort dans n'importe quelle situation. Il m'a manqué un petit truc pour le voir comme un chef et non comme un second. Certaines scènes m'ont paru plutôt étrange, totalement décalé. Je sais que c'est le choc de deux "générations" de deux siècles totalement différents, mais l'enterrement de vie de garçon et de jeune fille m'a laissé avec un gout bizarre en bouche. Sans oublier que Lilou n'a aucun souci avec le manque de technologie ou de commodités ? J'aurai aimé également avoir quelques infos sur les amis de Lilou, à savoir Elise, Marc, Ethan, Etienne entre autre, car une fois qu'elle passe de l'autre côté, nous n'en savons pas plus.

En conclusion, une histoire sympathique qui fait passer un bon moment. Il y a quelques manques pour l'apprécier plus comme plus d'explications entre Darren et Lilou au sujet de sa vie par exemple. La fin aurait pu également être un peu plus décrite car elle est arrivée vite surtout au niveau des explications. Malgré ces détails manquants, j'ai apprécié l'histoire d'une manière générale, sans prise de tête. Je n'ai pas vu le temps défiler. Je me demande bien de quoi va parler le tome 2 car la fin de celui-ci est complète pour Darren et Laetitia. Affaire à suivre donc !

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Je remercie NetGalley ainsi que la maison d'édition Harlequin pour m'avoir laissé lire ce dernier tome de cette série. J'avoue que le troisième n'avait pas été mon préféré, mais comme il ne restait qu'un seul tome pour terminer, je me suis dit autant y aller, on ne sait jamais.

Poppy n'était pas un personnage dont je me souvenais. Et puis ce tome lui est consacré. Elle est veuve, son ex-mari s'est donné la mort pour éviter la prison suite à maltraitance (en autre) sur sa femme... Elle vit, ou plutôt survit comme elle peut. Les contacts physiques lui sont extrêmement difficile, sauf lorsqu'il s'agit d'animaux. Et puis il y a Wheeler, cet homme qui vient de décider de ne plus se marier. Sa future-ex-femme ayant préférée le tromper quelques mois avant de passer devant l'église. Tous deux ne sont pas dans un état idéal pour créer une relation stable, pourtant l'attirance est bien là. Et elle n'est pas que sexuelle. La douceur de l'un et la tendresse de l'autre semble les attirer inexorablement.

L'histoire de deux êtres qui ont morflé, subit bien plus qu'un être humain pourrait être capable de prendre. Je pense surtout à ce personnage de Poppy qui a eu un mari violent, tant physiquement que mentalement. Sans oublier son premier petit ami qui ne valait pas mieux. Elle a été détruite dans tous les sens du terme. Et depuis qu'elle est libérée de cet homme, elle reprend gout à la liberté. L'auteur la dépeint dans ses gestes et ses pensées avec beaucoup de minutie. Une femme qui a vécu ainsi est tout à fait capable d'avoir des envies mais ne pas savoir comment faire pour se faire comprendre. Certains passages sont douloureux. Car de nombreuses femmes sont dans sont cas, dans la réalité. C'est à double tranchant, à force d'entendre dire que l'on est nulle, alors on le devient, ou plutôt on le croit si fort qu'on pense l'être.

Je comprends très bien l'auteur qui écrit avant de nous donner cette histoire, qu'elle a eu du mal à l'écrire justement. C'est un livre plus difficile que les autres. Car Poppy est toujours en train de se demander si elle peut faire telle ou telle chose. A-t-elle le droit de manger ce qu'elle veut ? Certains points sont si ancrés en elle qu'elle a du mal à s'en défaire. Du côté de Wheeler, il avait un idéal. Abandonné à ses quatre ans, il avait pour but d'avoir SA famille, de la créer, d'avoir une femme des enfants, une maison, être stable. Le fait que son ex se soit tapé une autre personne l'a fait sombré. Surtout qu'elle est enceinte de lui, pas de doute de ce côté ! Difficile de ne pas sombrer lorsque tout vous tombe dessus. Comment gérer sa vie privée dans ce cas ? Wheeler ne cesse de penser à Poppy. Il ne pensait pas la revoir, mais lorsqu'elle débarque avec un bébé chien à son garage, le déclic se fait plus fort. C'est un homme qui est doué de ses mains, autant dans un moteur de voiture que sur une femme. Quelque chose fait qu'il change doucement.

La confiance est difficile pour la jeune femme. Elle a du mal avec les hommes d'une manière générale. Voulant disparaître totalement, devenir invisible. Que personne ne la remarque. Mais cela va changer, petit à petit. L'auteur donne les renseignements par la vision de Poppy. C'est dur à lire et pourtant il y a de l'espoir entre les lignes. Elle ne veut plus survivre, elle veut devenir une battante. Vivre dans une relation avec un homme, avec Wheeler devient presque facile. Je dis bien presque. Elle a toujours des gestes saccadés, mais elle se bat. c'est un véritable combat pour elle. Et c'est bien décrit. Quant à lui, il a une patience infinie et c'est elle qu'il veut, donc il préfère attendre la laisser venir plutôt que de lui sauter dessus.

Beaucoup de tension sexuelle entre les deux, beaucoup de désir également. Les dialogues sont nombreux, les personnages secondaires gravitent autour d'eux, comme les parents de Poppy, mais pas que. Il y a un travail sur soi pour l'un comme pour l'autre. Le rapprochement est basé sur l'écoute de l'autre. Malgré leurs passés respectifs qui sont durs, il y a beaucoup de douceur. Happy le chien va devenir un point d'ancrage entre eux, car Wheeler veut être capable de s'en occuper, car il compte bien pouvoir s'occuper de son enfant qui va bientôt naître. L'épilogue nous donne quelques explications sur les personnages, tous ceux qui sont passés avant, juste histoire de savoir ce qu'ils sont devenus. Seul bémol, les scènes de "sexes" sont nombreuses et plus vulgaires que les tomes précédents.

En conclusion, un dernier tome qui m'a beaucoup plu. Il y a beaucoup de souffrance, de tendresse, d'espoir. La lumière brille enfin au bout du tunnel. Une chance pour les personnages principaux, car dans la réalité ce n'est jamais si "simple" même si ici l'histoire est complexe. Deux âmes détruites qui vont se battre pour unir leurs coeurs en un seul.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/clash-tome-4-passion-irresistible-jay-crownover-a146183016
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Je remercie l'auteur David Duranteau pour être venu toquer à ma porte afin de me proposer son roman par le biais du site simplement. Au début, la couverture ne m'a pas attiré et au final... toujours pas mdr, sauf qu'elle va parfaitement avec l'histoire. J'avoue que le titre m'a bien fait rire et une fois plongée entre les pages, difficile de ne pas lever les yeux au ciel, mais c'est pour plus tard.

Fabrice Carmen est un super présentateur radio, le matin, vraiment très tôt. Il a ses habitudes, ses envies, bref tout ce qu'il faut pour lui. Les femmes tombent sous son charme, il drague tout ce qui bouge ou presque. Imbu de sa personne sans vraiment martyriser les gens, mais plutôt en se moquant d'eux, il va lui arriver quelque chose d'impensable : il perd son pénis. Oui, littéralement. Depuis quelques jours, il voit bien qu'il y a quelque chose de pas normal. Il bande sans cesse, il est violacé, mais qu'importe, cela va s'arranger. Sauf qu'une douche, un coup de zizi dans l'une des parois et le morceau tombe... Pourquoi ? Comment ? Où l'a-t-il foutu pour être dans cet état ? Parce que franchement il faut y aller non ? Étant une femme je ne risque pas d'avoir ce problème, mais pour lui, les ennuis commencent. Les urgences sont obligatoires, avec le morceau dans une poche de glace... Le rendez-vous pour faire trinquer une certaine Léa le soir même tombe à l'eau... Le pauvre est bien obligé de composer avec ce qui va lui rester. Et s'il devenait un homme sans pénis ?

Promis je ne me moque pas de l'auteur, mais du personnage. Bon sang, lorsque j'ai compris qu'il venait de le perdre littéralement, j'ai explosé de rire. Je me suis même dis : bien fait ! Macho à fond, l'auteur dépeint ce Fabrice comme LE mec parfait en tout point (selon le point de vue de môssieur FAbrice, excusez du peu). Imbu, nombrilisme, il ne s'attache pas, enfin ça c'est un point à soulever. Parce qu'en fait il joue les m'as-tu-vu-de-service, le meilleur-en-tout-genre, ouais ouais, mais il cache bien son jeu le pépère. L'histoire débute sur cet homme qui a tout fait, qui gagne très bien sa vie et de gauche en plus. Bah voyons, autant fourrer de la politique là-dedans ! L'auteur en rajoute des couches et des couches, des tonnes et des tonnes de clichés que, non, cela n'en est pas lassant. Au contraire. Tout le monde y passe, non pas dans le lit de Fabrice, même si apparemment Dieu c'est lui et qu'il sait s'en servir... Enfin il savait !

J'ai cherché le flic, le policier, le truc qui allait tomber et paf, c'est là juste devant nous sans avoir vu venir la chose. Enfin presque. De petits détails font qu'il y a anguille sous roche. Quelqu'un semble le surveiller de près. Est-ce pour cela qu'il a perdu sa virilité ? Passons ce détail qui horripile Fabrice durant... toute l'histoire en fait. Il tente de s'en sortir, l'opération est une réussite d'un certain point de vue. Le médecin urgentiste est... une femme ! Pas de bol, surtout qu'elle est sarcastique à souhait et j'adore les joutes verbales que l'on a eu le droit. D'ailleurs tout le livre ne cesse d'être rempli de sarcasmes. Que ce soit sur ses amis, son patron, les femmes, Fabrice en a pour tout le monde. Un peu comme ce comique qui a un humour noir que j'adore, c'est tout a fait ce que nous avons ! J'allais oublier le chauffeur de VTC, Benito et pas un chauffeur de taxi banal.

Plusieurs personnages font leur apparition. Il y a Léa qui va remplacer Fabrice à la matinale. Avec son enthousiasme et le fait qu'elle n'y connaisse rien, elle fait un peu cruche tout de même. Le médecin, Hélène est bourré de complexes, surtout au niveau de sa poitrine... Fréderic Mansard, inspecteur de police. Comment parler de lui ? En fait, on va le zapper ! De toute façon, c'est un flic, un peu comme celui qui entend ce que lui raconte Fabrice lors d'une déposition, mais qui écrit ce qu'il veut bien. Son patron dont j'ai déjà oublié le prénom parce qu'il n'en vaut pas la peine. Benito qui m'a bien fait rire, qui veut le meilleur pour sa famille et pour lui, comme son père veut pour ses propres enfants. La voisine de palier un peu nympho sur les bords. Tout ce petit monde gravite autour de notre Dieu en puissance. Il y en a bien d'autres qui ont un intérêt certain. Et forcément quand au lieu de se taper une femme, il revient des toilettes et la trouve morte sur son canapé, quelle mauvaise idée elle a eut là !

Petit bémol, le changement de personnage n'est pas facile à suivre, j'ai été un peu perdu par moment sans avoir les prénoms au début, après cela va mieux.

En conclusion, une histoire qui fait sourire, rire même. Il ne faut pas tout prendre au premier degré comme dans la vie, sinon on serait "mâle" ! Un côté policier léger avec un auteur qui a réussi à me faire croire à un coupable, alors que ce n'était pas ce personnage mais un autre. Le monde est montré comme superficiel, mais il y a de bonnes âmes capable du meilleur comme du pire ! Une histoire qui n'a ni queue ni tête (sans mauvais jeu de mots, quoique...) mais qui au final montre jusqu'où nous pouvons aller pour obtenir ce que l'on désire. Enfin pour certains il vaut mieux ne pas aller n'importe où ! Attention, humour noir garanti !

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date : 11-07
Je remercie la maison d'éditions Plumes Solidaires pour m'avoir proposé la lecture de ce thriller par le biais du site simplement. Entre la couverture et le résumé, je ne me voyais pas refuser cette proposition. Un semblant de huit clos sur un bateau qui semblait m'appeler.

C'est un peu cela et en fait c'est bien cela. Mimi et son copain Cyprien sont embarqués sur un bateau du nom de Narval. (ou Le Narval; j'ai un doute soudain avec la particule). Avec Bijou et Double-Zéro, ils font partie de l'équipage de cette coque qui prend l'eau bien trop vite et bien trop régulièrement. Wilfried et Ghetty en sont les propriétaires. Ces deux-là... ils font froids dans le dos du départ. Mimi ne cesse de se poser des questions. Surtout lorsque Bijou disparaît après avoir essuyé une bonne tempête. Poser des questions, fouiner, n'est pas au gout des propriétaires. Cela va les mettre dans une... rage folle. Mimi aurait dû se tenir tranquille car qui sait comment tout cela va se terminer ?

Moi je sais !!!!! Oui, je suis méchante, sadique et tout et tout, mais bref avant d'arriver à la fin, autant partir de bons pieds, car il vaut mieux être bien arrimé. La moitié du livre se passe sur ce foutu rafiot, oui il va avoir tous les noms possibles et inimaginables au vu du nombre de fois qu'ils risquent tous de passer par dessus bord... à cause de la tempête bien entendu. L'autre moitié du livre se passe en dehors donc de cette coquille de noix, avec d'autres personnages. Les chapitres sont alternés et ainsi nous pouvons suivre l'évolution de ceux qui se demandent à quelle sauce ils vont être mangés et les autres qui se rongent les sangs. Deux jeunes gens qui désirent aller dans les îles Canaries et qui se retrouvent sur une misère de bois, obligés de faire des restrictions en tout genre. Et puis le capitaine de ce truc qui flotte est si gentil, si généreux si... bref les conditions sont optimales pour trembler de peur au moindre bruit.

L'atmosphère sent le renfermé, pourtant on se retrouve en pleine mer ! L'auteur débute sur un prologue qui m'a d'abord fait penser à une vieille histoire de pirate. Que nenni, nous sommes en plein contemporain avec des personnages qui ne déméritent pas. Mimi est sur ce bateau et depuis presque 3 semaines, elle n'a pas donnée de nouvelles à sa sœur Nathalie. Cette dernière ne cesse de se poser des questions, surtout que le peu qu'elle a reçu ne lui plait pas. Elle va engager un détective privé, dragueur de surcroit, mais qui semble bon dans son domaine. Celui-ci a des contacts et va aller jusqu'au bout du monde pour tenter de retrouver cette frangine en un seul morceau.

Un voyage en mer qui se voulait idyllique et qui devient un véritable cauchemar. Alors, alors, j'en vois venir quelques uns. Pourquoi lorsqu'il y a une escale ils ne se tirent pas ? Peut-être parce que les passeports ont été pris, peut-être parce qu'ils ne savent pas où ils sont, peut-être... Il y en a beaucoup de peut-être, mais au final le résultat reste le même. Apprendre à connaître les personnages devient un besoin vital. J'ai rigolé (jaune, rouge, vert peut importe) lorsque l'on sait qui sont Wilfried et Ghetty. Très rapidement on comprend que ce sont des psychopathes en puissance.

Et puis il y a Nath que l'on ne voit pas beaucoup mais qui a une vie plutôt tranquille, sauf si on compte son copain G2M qui aime bien fumer des joints. Mais ce ne sont que des détails. Elle stresse à mort pour sa petite soeur qui a disparu. Même lorsqu'une carte arrive, elle comprend qu'il faut faire quelque chose. C'est déjà en marche avec le fameux Fred Delfrédo. On le suit pas à pas dans son enquête. Il nous montre des coins reculés insoupçonnés, des coutumes particulières. Trafic en tout genre, armes, drogues, etc... La Police dans ces endroits ? Autant faire justice soit même ou graisser des pattes comme il se doit.

Mimi et Cyprien, ainsi que Double-Zéro vont devoir composer avec leurs envies, leurs angoisses et surtout le fait qu'ils commencent à voir clair dans le jeu de leurs... tortionnaires. Le mental est important dans une pareille situation. Hors Wilfried est doué pour casser la psychique des gens. Mimi est courageuse. Plus elle "dépérit" et plus on a envie de la secouer. Partir à la nage serait un super moyen si au moins elle voyait la côte quelque part avec des âmes qui vivent. Car W et G sont doués pour passer entre les mailles des filets.

Le récit est plutôt froid. Certaines scènes pourraient être plus dures si l'auteur mettait des émotions. Le découpage de parcelles du corps pourrait être plus gores si ce n'était pas raconté comme détaché de la scène. Oui, "pourrait" à plusieurs reprises ce qui fait que les scènes m'ont fait rire. J'ai beaucoup aimé ce style d'écriture, sans trop entrer dans les détails, donnant juste assez pour suivre l'histoire des deux côtés. J'avoue qu'il y a des passages que j'aurai aimé voir plus long, surtout les explications du passé de l'un et de l'autre des personnages.

Coté bémol, j'ai été "surprise" de voir le mot "fin" bien avant la fin du livre. Habituellement il y a un extrait d'un autre livre de la maison d'édition, là il y a tout de même plus de trente pages. Pour un extrait, je trouve que c'est énorme. Et cela me pose un tout petit souci, car la fin, l'épilogue, arrive trop vite à mon gout, comme s'il manquait un morceau de l'histoire.

En conclusion, un voyage que tout le monde devrait éviter. Une histoire prenante qu'on ne lâche pas facilement. Le paradis sur mer n'est qu'un mot qui peut sous-entendre tout et n'importe quoi. Il m'a juste manqué quelques points, un peu plus d'approfondissement sur le final aurait été grandement apprécié. Embarquement réussi ! Il faut juste faire attention à ne pas débarquer trop vite et trop bruyamment !

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Je remercie l'auteur, Nina Oktava, pour la proposition de lecture de son premier tome. J'ai mis le temps et je la remercie pour sa patience une fois de plus.

Le prologue débute sur deux jeunes gens (purée, j'ai l'impression d'être une vieille là xD) qui attendent avec impatience leur résultat. Vont-ils entrer ou non dans l'école de leur choix ? Lorsque le garçon est attiré par une vision de rêve. Une jeune femme qu'il ne connaît ni d'Eve ni d'Adam. Le coup de foudre ? Probablement. Les résultats tombent, ils sont acceptés. Grace à son amie, ils vont rester sur Nantes afin de trouver cette jeune femme. Et puis IL la retrouve et agit de manière étrange. Et elle... Elle c'est le problème, car elle a beau être jeune, elle a déjà eu son lot de malheur. Une rencontre, deux destins, une seule route pour arriver où ?

Le livre débute sur une préface, un peu comme une ode à JK Rowling, oui oui, cette femme qui a écrit la saga Harry Potter. L'auteur nous fait un bel hommage (non JK n'est pas morte) sur cet auteur qui a fait rêver bon nombre de personnes. Montrant son intérêt mais aussi ce que cette lecture a pu lui apporter. J'ai trouvé cela touchant, très intime. Puis il y a la présentation des personnages qui m'a fait rire (lire qu'il y a des figurants comme pour un film est drôle). Le livre est découpé en deux parties distinctes : "Une histoire de cigarette" et "Faces cachées".

La première partie parle essentiellement de ce que Nina voit, ressent pour ce Mathias. L'entrée à l'IFSI, comment présenter un autre, comment se présenter, le travail de groupe... C'est plutôt lent, long et je me suis demandée où l'auteur voulait nous amener. On sent une tension, un malaise, un mal-être. Nina se montre fragile, silencieuse, obstinée, solitaire, ayant du mal à faire confiance. Que s'est-il passé pour qu'elle soit ainsi ? Cette première partie expose les lieux, les personnages, les attitudes sans vraiment donner les explications. L'écriture est douce, pleine de tristesse par moment. Il y a quelque chose mais quoi ?

La seconde est plus dans les sentiments, les émotions, le passé, le présent, l'hypothétique futur. La romance s'est installée doucement, mais dorénavant, nous en apprenons énormément sur Nina. Sur ce malaise qui est partout même entre les lignes. Nina et Mathias, c'est leur histoire qui est terriblement compliquée. Leur histoire, leur vie, leur passé. On en revient au même. Nina a du mal avec les hommes d'une manière générale, mais l'auteur nous explique pourquoi. Une déchéance, une tristesse profonde, une vie volée. L'écriture est toujours aussi douce, plus percutante également.

Je me suis sentie mal par moment, en étant obligé d'arrêter la lecture. Quelque chose dans l'écriture m'a fait penser que cette histoire est plus que réelle. (D'accord, Nina Oktava indique qu'une partie vient d'elle) Un auteur donne toujours de soi dans un livre, ici c'est comme si Nina (l'auteur) écrivait sa biographie. Peu de fioritures, les faits sont précis, là, sans s'attarder sur des détails qui ne serviraient à rien. Le malaise m'est parvenu sans le vouloir. C'est comme si je devenais voyeuse et je n'aime pas cela. Je me suis mise en tête que ce n'était qu'une histoire fictive.

Les coïncidences ne le sont pas vraiment, il a suffit d'une main, celle de Cyrielle pour qu'un début de quelque chose commence. Ce n'est pas une romance toute rose, ni une dark romance (merci pour cela !!!!!!) C'est juste une tranche de vie entre deux êtres que tout semble séparer (physique, idéaux, amis...) qui s'apprivoisent. Les sujets en dehors de cette romance sont nombreux : drogue, études, alcool, sentiments, trahisons, sexes, jeux de pouvoir... Rien n'est simple, la confiance est un point clé et pour une femme comme Nina, c'est dur de faire confiance à un homme, surtout un aussi bel homme que Mathias. Il a tellement accumulé de copines, sexfriends, amies, que c'est difficile de se faire une place, surtout qu'elle ne se voyait pas à ses côtés.

J'ai beaucoup aimé le fait qu'il fasse tout pour la garder, même à devenir abruti. Qui aimerait vivre caché de cette façon ? Pourquoi lui demander cette promesse ? Certains moments m'ont parus totalement à côté de la réalité et d'autres bien trop réaliste. Alors il y a quelques points qui m'ont déplus, dont un qui est récurrent pour ma part : le vouvoiement au lecteur. c'est quelque chose que je n'aime pas et que je n'arrive pas à me faire. Un petit peu, cela passe, mais trop, non. Et la première partie que j'ai trouvé vraiment longue. Même si elle est nécessaire, j'aurais plus vu certains passages de la seconde partie dans celle-ci.

Je tire mon chapeau à l'auteur pour plusieurs points. Le nombre de personnages pourrait nous perdre, mais ils arrivent avec une explication tranquille qui le met en place et qui nous fait comprendre qui il ou elle est un instant. En parlant des personnages, ils sont complexes, travaillés avec un passé, un présent, des amis, une vie. L'auteur n'a pas fait simple et c'est ce qui m'a plu. Deux personnages qui sont si différents et qui ont besoin de la même chose : de l'attention, de l'amour de l'autre. Les citations de Harry Potter m'ont fait sourire et j'ai aimé retrouver un peu de cette magie dans ce livre qui n'a rien d'un fantastique. C'est si facile de se retrouver à la place de Nina pour une multitude de raisons., C'est si dur d'imaginer qu'on puisse avoir le même courage dans certains moments, ou au contraire que l'on fuit un bonheur qui semble imaginaire.

En conclusion, un livre qui parle de la souffrance, de la peur d'une relation mais aussi de ce qu'il y a de beau dans une union. Une romance qui a de nombreux aspects, liée à la dépression, au manque de confiance, à l'amour, la peur de perdre. Le personnage de Nina est fragile, pourtant elle recèle des trésors d'espoirs entourée de cette ombre qui ne la quitte pas. J'ai vraiment hâte de connaitre la suite de leur histoire, car la fin est vraiment cruelle !

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J'ai eu la chance de découvrir l'intégrale complète de cette trilogie, initialement coupée en 3 saisons. Ici, grâce à Netgalley et MxM Bookmark, j'ai eu la chance d'avoir donc un sacré epub à découvrir. J'ai donc plongé au coeur des loups-garous mais pas uniquement.

Beth est une jeune fille de 17 ans qui revient dans la ville natale de son père avec ce dernier. Son premier jour d'école et des choses étranges arrivent, comme le fait que son odeur dérange la plupart des élèves. S'il n'y avait que cela... Erwan semble vouloir être son petit ami à tout prix. Mais il y a aussi Koran, une armoire à glace qui semble la mépriser mais qui va la marquer. Et enfin Cahl qui semble avoir oublié que l'école avait repris et arrive comme plus fleurs bien des jours après. Ce dernier ne semble pas sensible au charme peu ravageur de Beth, par contre il a des projets peu enviables. Le cher papa disparait, la véritable nature de Beth semble vouloir prendre le dessus. Elle ne serait pas totalement humaine. En fait, tout est devenu compliqué depuis qu'elle et son père sont revenus au point de départ.

Ceci n'est qu'un bout du résumé parce qu'en fait, l'histoire est très simple à la première page du livre et par la suite tout se complique. Le père de Beth n'est pas l'élément déclencheur, même s'il y contribue beaucoup. L'auteur arrive à cacher tellement d'informations qu'il m'a été impossible de tout voir. Beaucoup de surprises, de bonnes comme de mauvaises. Une histoire de meute affaiblie, car coupée en trois. Trois "mini" meutes, trois alpha potentiel, un seul qui devrait être l'alpha ultime. Au milieu de tout cela, une Elizabeth qui apprend qui elle est. Moitié loup, moitié... en fait elle aussi, son statut est complexe et ce n'est pas rien de le dire. Une question de pouvoir est bien là. Les fameux et chers papas de nos trois alphas ne sont pas d'accord qu'une "métisse" soit la future alpha de l'un de leur fils. Âme soeur ou non, il y a quelque chose qui les lient tous. Amitié, amour fraternel, amour maternel, amour tout cour, la meute est très présente. Il y a beaucoup de tensions jusqu'à ce qu'ils trouvent un compromis. Sans compter que Beth est vierge et compte bien le rester tant qu'elle n'aura pas fait SON choix !

Un choix difficile, celui du cœur, pourtant ce ne sera pas un quatro (oui c'est bon en gâteau en plus) amoureux. Car elle n'aime pas les trois hommes. Non, son cœur lui dicte quelque chose, sa raison une autre et sa louve, elle, reconnaît son loup. Les liens d'une meute sont forts. Lorsque l'un d'entre eux est mal, les autres rappliquent pour aider. C'est une grande famille qui n'hésite pas à se battre pour la sauver cette meute. Avoir confiance, être unis devrait être naturel, pourtant il y a des enjeux plus important que son nombril. Les personnages vont l'apprendre très vite. Il ne s'agit pas uniquement de cette fille qui dérange la plupart des anciens alphas, il s'agit d'asseoir sa position sur une meute désunie afin d'avoir un plus grand pouvoir. Il s'agit de vengeance qui date bien avant la naissance de Elizabeth. Les personnages principaux ont un passé, plus ou moins douloureux. La perte d'une âme soeur peut-être fatale pour un esprit faible. Amener une vengeance sans qu'on la voit venir. L'allégeance est un moyen d'obtenir non pas un pardon, mais une aide providentielle pour plus tard.

Car de l'aide il va y en avoir besoin. J'avais déjà lu des livres de Céline Mancellon et j'ai eu la surprise de découvrir que des "personnages" apparaissent dans cette trilogie. Une bonne surprise, même si j'avoue que j'en avais oublié une partie. La disparition du père de Beth l'oblige à prendre des décisions, comme se jeter dans la gueule du loup. Ce Swan est doué, tacticien à mort et par dessus tout très dangereux au vu de ses nombreux "amis". La demeure, ou plutôt l'espace où il vit, car il m'a semblé immense m'a posé un tout petit souci : il s'arrête où son terrain de jeu ? Entre les divers "maisons", bâtiments terrains, grotte, mine, je me suis un peu perdue avec tout ce qu'il avait. Jusqu'à me demander comment un homme si puissant qui a autant de gardes partout ne vois pas des personnes chez lui ?

J'avoue que le début du livre m'a un peu fait tourner en rond. Entre les trois jeunes hommes, j'en avais assez de les voir se bouffer le nez pour ses beaux yeux. Et puis par la suite, cela va mieux. Les intérêts de la meute passe en avant, enfin disons que la manipulation est parfaite pour amener les personnages et le lecteur sur un chemin non vu. Je n'ai pas trop parlé des protagonistes. Sans donner de nom, il y a les colèriques, les calineux, les je-sais-tout, les égoïstes, les manipulateurs, les gentils, les tout blanc, les moins tout blanc/noir, des loups-garous, des méta-chiens... Même des trucs que je n'avais pas vu depuis un sacré bout de temps ! Chacun évolue, ou pas, car malgré tout, certains y passent. Oui, sinon cela ne serait pas drôle ! Si je dois avoir une préférence pour un personnage, cela serait celui de Ulrich. (Je m'excuse d'avance si j'ai mal écris son prénom). Il évolue vite sans le montrer. Un brin chieur, autant utiliser le mot qu'il faut, un brin j'menfoutisme et plein d'autres petites choses à découvrir.

Les révélations ne cessent de venir. Qu'elles soient bonnes ou non, il y en a et cela fait avancer l'histoire. Bien entendu je n'ai eu de cesse de me poser des questions. Et lorsque j'avais les réponse, une bonne claque la plupart du temps. Comme disait l'un de mes anciens patrons : à chaque problème il y a une solution. Ici, c'est tout a fait cela, l'auteur semble avoir pris un malin plaisir à sortir une solution non pas toute faite, mais bien construite, impossible à dire que c'est du flan !

En conclusion, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, même si certains points m'ont fait lever les yeux au ciel. Beth apprend sa nature et découvre le tout dans un beau flou, comme nous, voulant rejeter son état. Les personnages ne manquent ni de courage, ni de têtes brûlées ! L'écriture de Céline est encore meilleure qu'au début que je l'ai lu. Petit plus : des petits bouts et une explication de l'auteur. Je la suivrais sans aucun problème.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/temps-de-lune-integrale-celine-mancellon-a145967842
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La couverture est très belle, elle m'a tapée dans l'oeil. C'est pourquoi j'ai voulu le découvrir par le site de Netgalley. Je les remercie ainsi que la maison d'édition Rageot qui m'a accordé cette lecture.

Manon est une jeune fille a qui tout réussi. Hum, pardon, elle est la première en tout à l'école, par contre niveau garçon, non. En même temps, on ne peut pas tout avoir et cela ne l'ennuie absolument pas. Elle a un frère Lucas et une soeur Jade, des parents aimants et un don pour la magie, comme toute sa famille. Rien de plus normal en somme. Alexandre est un jeune homme qui ressemble plus à un homme niveau carrure, mais passons. Il est tout le contraire de Manon, à savoir nul à l'école, mais de bonnes relations et plus si affinités avec les filles. Boxeur amateur, il a une volonté de fer. Mais lorsque par un concours de circonstances il est dans l'obligation de s'asseoir à côté de Manon lors d'un devoir et que cette dernière ne lui donne pas les réponses, il va chercher à l'amadouer. Afin de la virer par la suite une fois qu'elle se sera... décoincée ! Une histoire qui semble Siiiiiiiii banale et pourtant, la magie de Manon va tout chambouler.

Sans la magie et tout ce qui va avec, je n'aurai pas autcié ma lecture. Mais avec ce petit truc en plus, ce livre jeunesse est bien plus intéressant. La magie de la famille de Manon est forte, colorée. Les parents sont de puissants mages, d'ailleurs j'aime beaucoup le fait que ce soit la mère la plus forte, mais passons ce détail. Visualiser les spectres de couleurs et l'utiliser afin d'obtenir cette magie (lié à l'esprit, à la vision, à la force, etc...) est très sympathique. Nul humain ne doit savoir qu'il existe des personnes comme eux. Hors le jour où Alexandre pense vouloir sauver la vie de Manon, il va tomber des nues. Et découvrir son secret. Après avoir fait joujou avec son cerveau, elle va tenter de le repousser et lui faire oublier, mais la couleur violette n'est pas sa préférée. Avec les péripéties avant cet événement et ceux qui vont suivre, Alexandre n'est pas au bout de ses peines. Un mage noir et ses ombres trainent dans les parages, menaçant la vie de Manon, ou plutôt son état de mage blanc. (enfin coloré, mais la magie est blanche celle qu'elle utilise, pas noir). Bien des ennuis vont leur tomber dessus. Les ombres sont douées pour tendre des pièges et parvenir à leur fin.

J'ai trouvé l'histoire originale avec toute la partie magique. Des règles qui existent, des actions obligatoires qui ne doivent pas être entravées par le coeur. La raison doit être la plus forte. Utiliser les spectres de couleur, cela m'a fait penser à l'utilisation d'un infrarouge en beaucoup plus important. Les émotions sont liées à la façon dont Manon et sa famille use de leur pouvoir. Le fait de pouvoir chauffer l'eau froide d'une douche pour justement avoir de l'eau chaude afin de se rincer semble très personnel, pourtant il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon de l'utiliser. Bien entendu, il y a des contreparties, telle la fatigue. Mais l'utilisation de la magie peu être personnel sans que cela n'affecte la personne.


Concernant les personnages, j'en ai déjà parlé un peu plus haut succinctement. Manon est la première dans toutes les matières, elle en oublie de vivre, au vu de ce qu'elle fait chez elle. Sa sœur semble futile en comparaison et son grand frère est capable de beaucoup, lorsqu'il se donne la peine. Leurs parents m'ont paru assez étrange. Lorsque leurs enfants sont en dangers, ils arrivent avec un peu de retard tout de même. Je ne les sens pas en fait ! Vint ensuite Alexandre, le bad boy junior de service. (Oui, il a 16 ans, donc junior) qui est très, mais alors très énervant du départ. Môssieur est beau, fort, ramasse les filles à la pelle, se fiche de tout... SAuf que plus on creuse, plus on avance, plus on apprend qu'il montre cette facette pour ne pas perdre la face devant ses potes. Son père est un ancien boxeur qui lui arrive régulièrement de montrer d'une bonne claque à son fils qu'il n'est pas digne de lui... L'apparence est souvent trompeuse. La meilleure amie de Manon, Eloïse, est la fille la plus impopulaire, mais elle a un coeur énorme.


La première fois que Manon et Alexandre se parlent c'est lors d'un contrôle. Il veut les réponses et elle les lui cache. Cela aurait pu s'arrêter ainsi, mais il ne l'entend pas de cette oreille. Il va faire le pari de la décoincer. Plus il tente de s'approcher, plus elle se braque jusqu'à ce que sa vie soit en danger. J'ai beaucoup aimé le fait qu'à chaque fois qu'ils se rapprochent il se passe un événement : une migraine, une envie subite de fuir, de vomir, une peur impossible à supprimer... Leur relation est chaotique. Les scènes sont bien décrites, mais un peu rapides. Il y a beaucoup de petits pics entre les deux, une joute verbale qui fait sourire.


En conclusion, même si Alexandre est plutôt caricatural au départ, son caractère se modifie. enfin jusqu'au point final, parce qu'après, je n'ose imaginer ce qui va se passer. J'ai l'imagination fertile et déjà plein d'idée sur ce qui pourrait se passer. De bonnes explications, de l'humour, en bref un premier tome qui fait passer un bon moment de lecture. Vivement la suite !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/le-noir-est-ma-couleur-tome-1-le-pari-olivier-gay-a145942562
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Je remercie Aurélie ainsi que la maison d'édition Sharon Kena pour m'avoir fait lire la suite des aventures de Laeta !

Laeta, Cami et Sacha ont décidé de reprendre la route, ou plutôt la mer pour partir à la découverte du passé de Laeta et plus précisément pour retrouver le père de la jeune femme. Sacha et sa future femme en profite pour ramener des pièces pour le futur beau-père de Sacha. Mais à peine arrivés, ils sont attaqués et un coffre disparait dans la nature. Sacha va devoir le retrouver s'il veut avoir une chance d'épouser Nara. Quant à Laeta, afin de retrouver les traces de son père, elle va devoir aller dans la fange une fois de plus. Aller au devant des ennuis est son lot quotidien, redevenir esclave ne lui fait pas peur et la houri en elle ne cesse de désirer certains de ces maîtres... Un double chemin qui ne sera pas de tout repos (sinon cela ne serait pas drôle !) avec bon nombre de révélations.

Je ne pouvais pas passer à côté de ce cinquième tome. J'en attendais tellement et en même temps je n'avais pas hâte de lire, de peur que ce soit le dernier de la saga. Mais non, ouf, ce n'est pas le dernier et revenons donc à ce livre. La traversée vers Glénor est plutôt facile, trop facile d'ailleurs. Normal, les ennuis sont au quai de débarquement et c'est là que le hic débute. Entre un homme qui a énormément de pouvoir et qui régent une bonne partie de la ville, une Impératrice qui dit être une magicienne (ou plutôt une sorcière ?) afin d'avoir une mainmise sur tout et tous. Sans oublier un superbe quartier "le labyrinthe" où tous les trafics impossibles et inimaginables font loi. L'aventure est au rendez-vous, tout comme les lieux qui sont soit magiques soit destructeurs. L'auteur nous transporte toujours autant dans les ruelles malfamées ou les palais impériaux. Passer de l'un à l'autre en traversant des cachots sombres, humides et désireux d'y oublier les personnes enfermées. Si ces dernières mouraient toutes seules cela serait pas une mauvaise idée...

Côté histoire "Laeta" après avoir passée un certain nombre de statut, cela ne s'arrête pas ici. Sa "magie" est toujours aussi fluctuante. Elle sait pourtant qu'il ne faut pas jouer avec, malgré tout son esprit de vengeance ne la quitte pas. Ses actes vont la précipiter dans une mauvaise passe. Mais grâce à ses amis/amants/maîtres/etc, elle va trouver une solution. Bien entendu rien n'est simple. Car les vies des uns et des autres s'entremêlent. Il y a de nouveaux personnages qui ont retenu mon attention et je ne le regrette pas le moins du monde. Entre leur passé qui se dévoile au fur et à mesure et les miettes de pain laissées un peu partout, le puzzle se reforme. On en apprend énormément sur Cami, qui elle était, comment elle en est arrivé à être une "courtisane". Tout ce qu'elle a dû traverser avant de rencontrer Laeta. C'est un sacré morceau pour cette jeune femme qui donne tout ce qu'elle peut pour ceux qu'elle aime.

Le sexe, comme dans les précédents tomes, est toujours présent, légèrement, mais assez pour montrer l'impact sur les gens. Laeta s'en sert pour obtenir des informations, ce dont elle a besoin pour survivre, aider les autres. Le désir est encore plus palpitant. Cette jeune femme nous montre combien elle peut impacter sur les personnages sans pour autant passer à l'acte. Elle est douée pour amener quelqu'un à un point de non-retour. Les femmes ont énormément de pouvoir, et cela se confirme une fois de plus dans cette suite. Le statut n'est rien sans cette volonté de réussir coute que coute. Laeta est très bien entourée. Que ce soit des personnages qui ne font que passer, ou qui restent, elle a un charme indéniable qui les oblige à la regarder sous un angle ou un autre.

J'ai beaucoup apprécié des personnages secondaires pour diverses raisons. Qu'ils soient des bons ou des mauvais, ils ont un rôle qui guident les pas de nos personnages principaux. Je pense à la jeune Lorenza qui cache une grande "tristesse? amertume?" en elle. Le Maxémer, L'impératrice Agrippa, la famille de Floria, Phrysia une prêtresse du temple d'Aphrosia, Séïus... L'histoire avec les rats, autant le dire : BEURK ! Pire que des cafards, ils vont partout, ils sont partout, ils ont des yeux et des oreilles partout. Arf, j'ai réussi à ne pas en rêver, ou plutôt cauchemarder.

En conclusion, un tome 5 qui nous dévoile beaucoup sur le personnage de Cami. Il consolide de nombreux liens entre les personnages. Une quête qui reste inachevée car nous sommes toujours en manque de certaines réponses. Juste un petit truc, j'aime bien Kurst et Rodar, j'espère pouvoir les retrouver plus tard. Un dépaysement garanti !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/les-royaumes-de-lune-tome-5-les-miroirs-de-circe-stephane-tarrade-a145897052
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date : 02-07
Par le biais du site Netgalley, la couverture de ce livre m'a tapé dans l’œil, puis est venu le résumé et là je savais que je ne pouvais pas passer à côté.

C'est l'histoire d'une mère de famille qui "perd" sa fille de 4 ans. Ella adore jouer à cache-cache dans le parc. Sa mère est toujours un peu pressé mais ne manque pas de jouer avec lors. Alors qu'elle doit compter jusqu'à cent, un coup de fil professionnel l'oblige à répondre. Un peu plus de 100 et la petite n'est pas retrouvée. Une cachette bien trop bonne... à moins qu'elle n'ait été enlevée. L'enquête débute sur un nombre incalculable de suppositions, mais la seule plausible reste celle de l'enlèvement.

Un stress permanent, même sachant qui est derrière tout cela depuis le début de l'histoire. Une histoire qui peut arriver à n'importe qui. Un simple coup de fil, mais cela peut-être un mouvement, un ballon qui s'envole, une personne qui vous parle et votre monde bascule. Lisa a eu une fille Chloé avant d'être avec Alex, un homme qui lui a donné deux enfants, un garçon Otis et une fille Ella. Une famille qui semble normale, pas parfaite, mais des parents qui travaillent beaucoup pour pouvoir offrir ce qu'il faut à leurs enfants. Toujours entre deux eaux, ils aiment leurs enfants, mais parfois n'ont pas le temps de s'attarder sur certains détails. Lorsque tout bascule, le drame s'installe, la peur est omniprésente. Le sommeil ne vient plus, l'angoisse est permanente. Le fait de s'en vouloir est instinctif. Nul n'est infaillible, pourtant c'est ce qui ressort aux yeux des autres : nous devons, nous mère, être infaillible envers nos enfants.

Le livre est écrit à trois voix. Il y a celle de la mère Lisa, celle de Muriel qui s'occupe de Ella et celle de Matthew, le fils de Muriel. Lisa se débrouille comme elle peut pour être présente. On ressent tout l'amour qu'elle a pour ses enfants, son mari. L'épreuve la plus dur n'est pas de perdre son enfant; c'est de ne pas savoir ce qui lui est arrivé. Il lui faut une réponse, elle veut retrouver son enfant. Cette petite Ella qui va entrer à l'école le lundi suivant de son enlèvement (mais qui ne se fera pas). Est-ce qu'elle portera son uniforme un jour ? Est-ce qu'elle aura un avenir ? Autour de Lisa les personnages sont nombreux. Ses parents, ses beaux-parents, son frère qui a un passé qui va être mis en avant, son mari. Il y a les voisins, ceux un peu plus loin, ceux qui ont des dossiers dans des placards et une fois dévoilé vont les faire déménager.

Muriel a subit de nombreux contrecoups de la vie. Un mari qui part avec une jeunette, une vie d'enseignante qui l'a force à fuir l'école où elle enseigne, des idées fixes sur comment tenir une maison, s'occuper d'un enfant... Cette femme a voulu prendre soin de cette petite qui lui rappelle son fils à son âge. Et puis les choses en entraînant une autre, elle la garde. Les explications données font froid dans le dos. L'esprit humain est bien complexe pour dire qu'elle est folle, timbrée, mais il y a une chose qui ne va pas bien.

Quant à Matthew, il subit sa mère sans savoir comment lui dire qu'il est amoureux d'une jeune fille qui a son âge, une certain Sparow. Au moment où il était au lycée il trouvait toujours le moyen de la voir, de passer du temps avec. C'était un amour infini, oui c'était, car elle a rompu, l'obligeant à choisir entre une mère qu'elle n'a jamais vu et elle. Il nous montre sa sensibilité, l'envie de ne faire souffrir personne pour au final être malheureux. Sa mère, c'est sa mère et Sparrow c'est la femme de sa vie. Comment concilier les deux si la première le couve comme un gosse de cinq ans et ne lui laisse pas la possibilité de s'exprimer ?

Nous suivons l'enquête en nous rongeant les ongles, parce que même si nous savons comment est traité Ella, qui nous dit que cela sera ainsi jusqu'au bout ? Les recherches, les affiches, les coups de téléphone, appel à témoin... tout est fait pour retrouver cette adorable enfant. Il y a certaines surprises vers le final qui sont de sacrées coïncidences ! Pourtant rien ne semblait être préméditées, mais au final, qui peut vraiment savoir ? La vision des gens qui ne sont pas atteints n'est pas en reste. Il y aura toujours ceux qui ont leur grain de sel à mettre, qui connaissent tout sur tout et qui savent qui est le coupable. Il y a ceux qui cherchent le coupable et le premier venu est le bon. Il y a ceux qui sont capables de parler sans rien dire d'intéressant. Et ceux qui vont s'apitoyer sur leurs sorts en se disant, ouf mon enfant est toujours là.

En conclusion, un thriller qui démarre sur un enlèvement d'enfant. Rien d'original en somme, mais c'est tout le côté psychologique qui est étalé. Les relations qui sont crées. Les émotions exacerbées. Une famille qui vivait normalement, sans cacher le moindre secret se retrouvant dans un abîme d'angoisse sans fin. Un livre qui donne l'espoir qu'un enfant peut être retrouvé...

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/une-seconde-de-trop-linda-green-a145769836
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Je remercie Dorian ainsi que la maison d'édition Noir d'Absinthe pour la lecture de ce tome 2. Une belle couverture pour un second tome encore plus entraînant que le premier.

Nous retrouvons Isulka, Mageresse dans un "cabaret" montrant ses "pouvoirs" aux plus offrant. La magie fait toujours partie d'elle. Un an après les faits et gestes du tome 1, Isulka est légèrement sur les nerfs. Gagnant peu sa vie, elle fait de son mieux, surtout lorsqu'une bague l'empêche de toucher dans l'intimité quiconque sous peine de le voir se transformer en autre chose que l'être humain qu'il ou qu'elle est. Vint Deirdré, une jeune femme écossaise qui lui demande son aide de Mageresse. Après moults péripéties, Isulka va accepter sa demande et ainsi éviter d'être dans des ennuis qui lui vaudrait la pendaison. Pour sortir de Paris, la ville où le début se passe l'action, elles vont avoir besoin d'aide et la seule personne en qui Isulka a... confiance... est ce cher Scipione qui va se retrouver dans l'obligation de les suivre jusqu'en Ecosse. L'aventure ne fait que commencer !

J'avais beaucoup aimé le premier tome, et encore plus celui-ci ! Après que Isulka et Scipione soient passés par l'Egypte il y a une année, ils se retrouvent dans une aventure proche des Highlanders ! Les débuts mouvementés ne sont qu'un prélude à tout ce qui va leur arriver. Les personnages principaux ne vont pas être dans un hôtel 5 étoiles à se dorer la pilule en imaginant un monstre dans le fameux Loch ! Non, bien entendu, il va falloir à Isulka qu'elle découvre comment aider leur hôte Deirdré qui leur parle d'une Vieille Alliance. Avec ses deux frères et un père malade, ils ne savent plus quoi faire. La mort de ce dernier met tout le monde dans l'effroi, surtout qu'Isulka a disparu ! Bon je m'arrête là, car ce n'est que le début et vous comprendrez bien que nos personnages vont en prendre bien assez pour une vie entière.

Les descriptions des lieux sont tout simplement magique ! Le décor est planté, les villageois, les problèmes connus et ceux qui sont liés à la magie sont mélangés donnant un bel ensemble. Les habitations, le domaine de Deirdré, tout ce qui l'entoure est très bien décrit, de telle manière que j'ai eu l'impression d'être à leur côté, sur un cheval, voyant les tenues rouges arriver de la brume. Le mystère reste entier et je dois l'admettre, je me suis fait avoir sur toute la ligne ! Pas jusqu'à la fin, car on en apprend un peu plus à chaque page tournée, mais qui est derrière tout ce qui leur arrive est tout sauf drôle. La mort semble plus que proche, le passage d'un endroit à l'autre ne se fait pas sans douleur. Les légendes, les us et coutumes, les croyances populaires, la malédiction sont au coeur de ce que vont vivre les protagonistes.

Les personnages évoluent, surtout Isulka au niveau de sa magie. apprendre à contrôler ce feu qui vibre en elle est difficile et se laisser aller peu être fatal. Elle est parfois hautaine, parfois sauvage, elle n'hésite pas à donner de sa personne pour sauver ceux qu'elle apprécie. Scipione nous régale de nombreux combats qui nous montre son agilité, sa fourberie pour pouvoir survivre, mais surtout ses faiblesses. Comment résister à une femme ? C'est dur pour ce séducteur Italien. J'ai beaucoup aimé suivre ce qui arrive à Isulka. La découverte d'un autre temps, de personnages historiques et inventés et de voir comment tout cela se termine. J'ai beaucoup aimé suivre cette reine noire qui est capable du meilleur comme du pire.

Les complots sont partout. Comment faire confiance à quiconque surtout lorsque la langue n'est pas universelle ? Mélanger des légendes pour en créer de nouvelles est fascinant. Il y a eu tellement de batailles, pourquoi pas celle-ci ? Souriez ! Le passé peut être modifié afin d'en donner plus de valeurs. et ainsi nous embarquer encore plus vite !

En conclusion, une nouvelle aventure qui détonne une fois de plus. J'ai adoré retrouver Isulka et Scipione dans une bataille épique. J'avoue que j'ai hâte de découvrir la suite de leurs aventures, car un train ne peut pas les séparer, pas vrai ?

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/isulka-la-mageresse-tome-2-la-vieille-alliance-dorian-lake-a145758970
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date : 29-06
Lors d'une masse critique de Babelio, j'ai eu la chance de recevoir ce livre en version papier. Je remercie la maison d'éditions Evidence pour cet envoi.

J'ai terminé le livre il y a quelques jours, mais j'attendais que mon fils le termine également, car il a 11 ans et par conséquent ce livre est adapté à sa personne. Il s'agira donc d'un double avis comme je fais de temps en temps lorsque j'ai des livres qui le tentent. La couverture est belle et dès le départ on comprend pourquoi ce choix de couleur.

L'avis de mon fils :

Le livre est pas trop lourd, il y a des dessins qu'il a beaucoup aimé. Par contre l'écriture est bizarre. (Je lui ai expliqué pourquoi elle était ainsi, car le livre est fait pour les enfants et adultes qui ont du mal à déchiffrer toutes les lettres. Je l'ai fait en version raccourci). Il a trouvé cela très bien. L'histoire est pas mal, même s'il s'agit d'une princesse. Elle est trop vieille pour lui, sinon il se serait bien vu son chevalier servant. Il a aimé le fait que les gens travaillent dans deux emplois différents, comme maman. Par moment il a trouvé énervante la princesse car elle semblait faire des caprices. Il venait me voir pour me dire là, elle m'énerve. Mais une fois qu'il avait continué il m'indiquait : ah je comprends mieux ! Donc tout va bien. Pour l'intrigue, il n'avait pas trouvé qui était vraiment le "méchant" de l'histoire, mais il n'en était pas loin. Il a été surpris par l'épilogue car il croyait que cela n'existait que dans une autre histoire qu'il a déjà lu. J'étais morte de rire. En bref il a beaucoup aimé l'histoire, les fruits, la couleur qui revient, par contre les détails des robes n'étaient pas pour lui. Une partie de l'histoire était plus pour les filles donc.

Mon avis :

Jeanne a 17 ans. Elle vit avec son père, roi de son état. Tous deux sont très proches, si proches qu'il lui laisse le choix de décider de qui sera son futur époux et surtout quand elle le décidera. Ce qui n'est pas toujours le cas partout. Malheureusement, la jeune princesse a failli mourir d'un poison. si un garde n'était pas passé par là, elle serait morte. Comble de malchance, lors d'un ba organisé en son anniversaire, un lustre tombe sur elle et son père. Il la repousse et lui tombe dans ce qui ressemble à un coma. Qui leur en veut autant ?

Déjà les illustrations sont belles, ne sont pas sophistiquées et attirent le regard en même temps. L'histoire reste simple, mais il y a beaucoup d'originalité. Le royaume décrit, l'Ocitarina est un monde crée de toutes pièces. Comment les gens vivent, comment ils sont entre eux. Les divers royaumes existant, avec à leur tête des rois et reines. Des personnages que l'on suit et qui évolue suivant les événements qui arrivent. L'aventure de la princesse Jeanne débute doucement pour aller de plus en plus vite. L'auteur nous raconte sa vie journalière. Le fait qu'elle s'ennuie, de ne pas pouvoir parcourir le monde, elle a des rêves de voyage. Un peu frivole au départ, se contentant d'une très belle robe pour son anniversaire, lorsque son père se retrouve mal en point, elle va murir très vite. Obligé de prendre les rênes du royaume, elle va s'entourer de personnes de confiance. Enfin c'est un bien grand mot. Nous apprenons qu'il y a des espions partout, que sa vie est en danger et que son royaume menacé. En bref de l'aventure où les nerfs sont à vif.

Les questions trouvent réponses rapidement et, contrairement à mon fils, j'avais le vilain de l'histoire. Concernant les personnages ils sont assez nombreux. J'ai déjà parlé de Jeanne. Il y a également le maître tailleur nommé Maître Paul, qui va coudre les plus belles robes pour la princesse et avoir des vues sur elle. Également le sergent Hector Robwood qui devient son garde du corps personnel. Le conseil qui va l'aider est présent et dedans on sent déjà qu'il y a au moins une personne qui a envie d'éjecter la princesse. Dans l'ombre se trame des choses vraiment moches. Une belle morale, ou plusieurs selon comment on se penche. Les sentiments sont nombreux, il y a l'amitié, l'amour, la fraternité, la peur. Les enjeux sont énormes et notre héroïne va montrer des trésors de patience et de calculs pour trouver qui est derrière tout cela.

En conclusion une belle histoire avec une aventure qui est bien complète. De belles illustrations qui accompagnent des mots simples mais percutants, apportant une belle morale.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/conte-d-ocitarina-zelie-jumel-a145662046
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date : 27-06
J'avais déjà lu le premier tome de cette saga dans sa version poche. Et puis je n'avais pas continué, par manque de temps (et surtout je en sais plus où j'ai mis le tome 2 en version poche, honte à moi !) Et puis il y a quelques temps, sur le site simplement j'ai vu la nouvelle version qui était disponible en service presse. Cette version est de la maison d'édition Rebelle. Je remercie par ailleurs Oxanna pour avoir accepté ma demande.

Je ne reviendrais pas sur mon premier avis, je vais me concentrer sur cette lecture qui était meilleure que la précédente. Probablement pour diverses raisons (l'écriture, le texte et puis il y a un petit plus, mais je laisse le soin de le découvrir).

Cassie débarque dans une nouvelle ville, un nouveau lycée. Elle a tout juste 18 ans. Un appartement miteux, un moyen de survivre au minimum syndical et une façon de se défendre peu commune : comme être capable de mettre au tapis deux grands baraqués dans une soirée. Et puis il y a cet Ephreîm qui sort de l'ombre, techniquement parlant. Il est là pour la ramener chez elle. Et enfin ce nouveau professeur de psycho qui est beau comme un dieu du prénom de Damian qui cache bien des choses, comme des armes par exemple.Il se passe quoi exactement ? Pourquoi l'arrivée de tout ce monde annonce une apocalypse ?

Beaucoup de questions du départ et des événements qui s'enchaînent très vite, laissant un arrière goût de trop peu. L'histoire ressemble pas mal à plusieurs mélanges de séries comme Supernatural par exemple. Des chasseurs de démons qui débarquent dans une ville pour les traquer ces petites bêtes-là. Ils sont si mignons... Grands, affreux, avec des griffes, la totale ! Même si on se demande ce qui va vraiment se passer par la suite, ce premier tome montre déjà les caractères des personnages. Il pose les bases en dévoilant le passé de la plupart des personnages tout en laissant encore des zones d'ombre. Le monde surnaturel entoure tout et tous et certains jouent avec des forces qui les dépassent !

Cassie est jeune, souhaitant ne pas faire de vagues, pourtant elle n'a pas vraiment le choix de se montrer sous un autre jour. à moins de vouloir rester telle une jouvencelle en détresse, elle montre ses capacités et pas de petites. Malgré tout, elle tente de se faire discrète, sauf quand des camarades de classe lui casse les pieds. Forcément Emy et Eve en font les frais, surtout la première qui parle par énigme. On sent bien qu'elle est différente, avec un entraînement digne des meilleurs de l'armée. Elle a un sale caractère et pas des moindres, mais plus on en apprend sur elle plus on comprend pourquoi elle est ainsi. C'est une fugitive et en tant que telle, elle est obligée de se protéger tout le temps.

Concernant les autres personnages, ce Ephreïm est un de ceux dont il vaut mieux ne pas se frotter. J'adorerais en découvrir plus sur lui. Damian et Seven sont frères. Le premier est plus fougueux, sulfureux. Le second plus réfléchi, taciturne. Tous deux sont bourrés de mal-être, mais surtout ils ont des ennemis à foison. Alors forcément quand une jeune fille est prise à partie alors qu'ils sont là, tout devient étrange à leurs yeux. Du mystère, il y en a assurément. Des questions ? il en reste à résoudre. Beaucoup de réponses sont données tout en laissant planer encore du mystère. Comment tout ce petit monde va réussir à s'en sortir ?

En conclusion, une héroïne qui ne mâche pas ses mots. De bonnes scènes d'actions, un soupçon de romance qui traîne dans les parages. Des personnages qui se dévoilent petit à petit. Une nouvelle édition de l'histoire qui a plus de peps. Il reste encore une zone d'ombre autour de Cassie, mais j'ai très envie de découvrir la suite de ses aventures !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/go-to-hell-tome-1-rebellion-oxanna-hope-a145582812
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Lorsque Cédric Castagné est venu me proposer de découvrir son nouveau livre, j'ai accepté avec grand plaisir. Ayant déjà lu son premier roman que j'avais beaucoup aimé (ma chronique ici) je me suis dis que comme il était dans le même type de thème, je ne pouvais pas être déçue. Je le remercie pour sa confiance renouvelée.

Le livre est sous la coupe de plusieurs personnages. Tout se passe à peu près au même moment lorsque nous suivons l'un des personnages de l'Histoire, avec un grand H. Car elle est complexe et combinée d'une multitudes de petites histoires qui ont un point commun : Eva. Eva est une jeune femme qui décide de partir en voyage avec un inconnu qu'elle a "rencontré" sur internet. Son frère Matias ne la comprend pas, ne la comprend plus depuis bien des années. Ugo est cet homme qui va rejoindre Eva dans une aventure étrange en Colombie. Et puis il y a Tiago, un flic spécialisé dans le démantèlement de trafic de drogues. Et ce monsieur Vassiliev qui semble tirer bon nombre de ficelle. Si pour certains des personnages c'est logique de comprendre ce point commun, mais pour d'autres... Bon nombre de suppositions se font, il suffit de suivre ce périple pour avoir un aperçu de ce qui se cache dans cette enquête.

Une enquête basée sur le trafic de drogue. Avec un Tiago qui n'hésite pas à user de tous les moyens possibles et inimaginables pour un flic, voire bien plus qu'il n'aurait le droit. Il veut obtenir son ascension et monter en grade. Pour cela il doit attraper ce Vassiliev de malheur qui est insaisissable. Qui est-il ? Qui se cache derrière ce nom ? à Quoi ressemble-t-il ? Voilà bon nombre de questions qu'il se pose. Beaucoup de jeux de pouvoirs, de secrets, de méfiance, de trahisons.

Le prologue nous met devant la télévision, avec un communiqué du Président de la République, basé sur des faits graves. L'auteur impose des interludes pour nous expliquer un peu plus ce qui se passe dans la tête des personnages. Qui ils sont véritablement. Le passé de Matias et Eva montre pas mal d'événements qui les ont mis dans une situation difficile. Cette situation qui nous les fait découvrir un peu avant les fêtes de noël chez leur père. Matias est marié et cela fait un an qu'il n'a pas parlé à sa soeur des suites d'une énième dispute. Leur père tente de les rabibocher car Eva va partir. en Colombie ! Avec un inconnu !!!!! Forcément le grand frère devient fou en entendant cela.? Il va se permettre de fouiller dans la vie de sa sœur pour comprendre ses motivations. Et là, c'est le drame qui se déroule petit à petit. Quant à Ugo, il a la quarantaine, il veut changer de vie. Ce n'est pas un mauvais bougre, bien au contraire, il veut repartir de zéro. Passer quelques jours en compagnie d'Eva va lui ouvrir les yeux et le cœur.

Il y a des secrets qu'il vaut mieux taire. Nous en découvrons en même temps que Matias au sujet de sa sœur, mais je suis restée sur le... bref sur les fesses pour rester polie en lisant jusqu'au bout. L'auteur nous dévoile petit à petit ce qui se cache derrière chaque personnage pour enfin planter LE "big" clou de l'histoire. J'en ai ri et j'en ai frissonné. Waouh, c'est ce qui est sorti de ma bouche lorsque j'ai découvert la trame digne d'une toile d'araignée. avec les divers fils qui partent de l'extérieur pour arriver au centre de la pièce maîtresse.

L'auteur a su manipuler ses personnages et le lecteur pour l'amener où il le désire. Oui il y a des choses qui se voient, forcément, inéluctablement. Mais il y a des choses qui sont bien cachées, trop profondes, trop ancrées pour que tous l'apprennent. L'écriture est bonne, parfois dans le brouillard pour ne pas qu'on en sache trop d'un coup. Le passé se mêle au présent simplement, sans fioritures, montrant certaines noirceurs. Dans tous les cas, le titre est à double tranchant et il convient parfaitement une fois la lecture terminée !

En conclusion, une enquête tellement simple et pourtant il y a de nombreuses ramifications qui nous font douter sur tout et tout le monde. La fin est à tomber. J'avais pourtant cherché, cherché cherché !!!! ... qui était derrière tout cela, mais bref, je me suis fait avoir. Je revois certaines scènes et je comprends beaucoup mieux pourquoi certains personnages ont fait telles ou telles choses. Un second livre encore meilleur que le premier. A découvrir !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/sous-l-emprise-de-l-heroine-cedric-castagne-a145392434
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Je remercie la maison d'éditions City éditions/Dreamland ainsi que l'auteur, Florence Cochet pour m'avoir proposé la lecture de ce premier tome. J'avais déjà lu un livre de l'auteur que j'avais apprécié, je n'ai pas pu refuser de découvrir cet univers.

Lutessa est une jeune fille qui vit dans un monde où la technologie est très très contrôlée. L'abus des siècles d'avant à fait que le gouvernement a décidé de maitriser tout ce qui s'en approche de près ou de loin. Des impulsions régulières et obligatoires sont là pour détruire les hypothétiques nanorobots qui pourraient entrer en contact avec les êtres humains et ainsi les rendre malades. Bien que Lutessa vive tranquillement avec son père, elle a de drôles de "visions". Elle désire plus que tout entrer à l'Institut des Technologies, mais son père s'y refuse. Obligée de rester dans leur village, elle va découvrir qu'elle est infestée lorsque le Centre débarque et vérifie chacun des habitants. envoyée avec d'autres au Centre, le voyage devient un véritable périple et l'arrivée ne se fera pas à l'endroit voulu.

Un premier tome décapant. L'histoire est futuriste, mélangeant de la science-fiction avec du post-apocalyptique. Le côté "Avatar" avec la façon dont les êtres humains se connectent au réseau m'a fait sourire en comparaison à la connexion avec les animaux. Tout comme l'aspect Matrix lorsqu'ils passent dans le côté surréel. Cet effet de glisse (tel Sliders) ajouté à tout cela m'a beaucoup plus. C'est comme entrer dans un jeu vidéo où les effets dans le jeu serait quasiment les mêmes que dans la réalité, sauf qu'il s'agit de survie. Deux camps s'affrontent et au milieu des gens simples qui ne le savent pas. Jusqu'à ce qu'un dénouement leur tombe dessus. Ce qui est logique, sinon il n'y aurait pas d'histoire. Qui dit vrai, qui est dans la vérité ? La technologie est-elle un besoin, un défaut, un danger ou tout simplement un espoir ? Qui croire ? Car il y a toujours du bon et du mauvais dans les deux camps.

Ce tome est découpé en plusieurs parties, « La Boîte à musique, Le Convoi, La Forteresse, Daath, La Proie du Dragon, La mémoire dans la tête ». Chacune d'entre elle montre un aspect du personnage principal : Lutessa (plus souvent appelée Tessa). Son évolution, sa prise de position, tout ce qu'elle peut apprendre sur elle et ce qui l'entoure. Il y a de nombreux mystères qui se devinent et d'autres qui sont totalement surprenants. Les capacités de notre héroïne se découvrent l'un après l'autre. Une adolescente qui est comme tous les jeunes de son âge avec un don qui lui refile de méchantes migraines. Lorsque nous apprenons pourquoi elle les a et ce qu'elle est réellement est indéfinissable.

J'ai beaucoup aimé le père, Fenton MacDougal. Il est tout autant juste que dur. tout ce qui l'importe c'est que sa fille soit protégée et il est capable de tout pour cela. La relation avec sa fille est forte. Il préfère lui tenir tête, quitte à la voir quitter le cocon familial pour vivre chez une vieille pie, tout cela pour qu'elle soit en sécurité. C'est un géant, pas un mauvais bougre du tout. Il est attachant tout comme Fanny, la fameuse commère du village. Beaucoup de joie, de petites querelles entre eux qui donne un sentiment de bien-être.

Lorik est un très bon ami de Tessa. Il est très doué et a réussi à entrer à l'institut. C'est dommage que nous ne puissions pas le voir plus que cela, mais je me doute bien qu'il sera forcément dans les suivants ! Et puis il y a les deux camps. Daryl et Dragon, Gwen et Mia, Ethan sont des personnages importants tout comme Daath qui est un peu comme Vision dans les Avengers. Jason, un ami d'enfance de Tessa est du voyage sans le vouloir, à moins qu'il ne soit un espion ? Un traître ? Ou juste un lavage de cerveau ? Ou encore un innocent ? Rageant !

Il y a des moments de doute, des moments où Tessa se pose une multitude de questions. C'est aussi ce que j'ai aimé. Elle n'adhère pas à tout en disant Amen à tout ce qu'on lui raconte. Elle est réfléchie, reste honnête et par dessus tout ne fonce pas tête baissée dans les ennuis, sauf pour sauver son père. La manipulation semble être de concert partout. en tant que lectrice j'ai échafaudé bon nombre de plan sur la comète et forcément à un moment donné on sait qui était derrière tout cela : en ayant soupçonné tout le monde, ce n'était pas compliqué, pas vrai ? Beaucoup de flou autant dans les pensées que dans les lieux où Tessa peut se trouver. L'esprit humain est complexe et le voir codé ainsi me plaît. Les synapses, les liaisons cérébrales sont si fragiles !

Les descriptions donnent juste ce qu'il faut pour "voir" les scènes d'actions. Les explications sont plausibles et la société met tellement en avant la technologie que discuter avec une personne réelle paraît irréelle... Il y a tellement de problèmes qui surviennent d'un peu partout que même si certains personnages voudraient se rapprocher, je pense qu'ils ont un sacré paquet de chemin à faire avant de pouvoir faire quoique ce soit. Et c'est tant mieux, vu les circonstances dans lesquelles ils vivent tous.

En conclusion, une très très bonne lecture. J'ai vraiment hâte de connaître la suite car la fin me laisse sur ma faim. J'ai très envie de voir comment Tessa va s'en sortir et ce qu'elle va devenir !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/alteres-tome-1-la-proie-du-dragon-florence-cochet-a145368464
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date : 21-06
Je remercie l'auteur, Patrice Oudot qui m'a gentiment proposé de découvrir son livre sur le site simplement. Le résumé m'a énormément tenté.

Samedi 22 novembre 1997 – 17 heures. Un colis arrive devant le pas de la porte d'une personne. Quelqu'un au bout du fil le prévient. Il doit lire les pages pour ensuite écrire un livre... 21 ans plus tôt, nous suivons Jérôme dans une histoire qui va le chambouler totalement. Est-ce que c'est ce que doit lire le premier homme, où est-ce-que c'est ce qu'il est en train d'écrire ? Dans tous les cas, Jérôme part avec son frère et des amis pour un weekend à l'étang où ils ont l'habitude de partir. Et puis tout part en vrille. Les éléments se déchaînent, la foudre tombe, des cauchemars arrivent et une drôle de sérénité fait son apparition. En bref de quoi faire devenir fou n'importe qui.

Difficile de dire que ce livre ne chamboule pas tout ce que nous pouvons imaginer. Le livre est comme découpé en deux parties. La première avec un huit clos est très bon. Les personnages disparaissent les uns après les autres dans une angoisse perpétuelle. Impossible de savoir ce qui se passe réellement. Y-a-t-il un monstre dans ou à côté de l'étang ? Monstre ou être humain ? Les actes se suivent et ne se ressemblent pas. La seconde partie est plus dans le paranormal avec beaucoup de questions qui restent en suspend. Sortie du huit clos, cette partie est plus lente dans un sens, car tourné sur un seul protagoniste.

Les personnages ne sont pas si nombreux que cela. Il y a Jérôme, son frère, sa belle-sœur, trois amis (les frères Sébastien et Nicolas) et Pierre. Ils ne semblent pas méchants, ils sont ensemble tout simplement pour faire une bonne partie de pêche durant ce weekend. Tout est calme, de la bonne volonté. La présentation des personnages prend juste assez de temps pour les connaitre. De petites habitudes, de petits tracas, pourtant apparemment il s'en passe des choses dans leurs têtes. Deux jours qui semblent longs lorsqu'il se passe des choses étranges, que les uns après les autres disparaissent sans laisser de traces. Et puis il y a les explications, assez étrange certes, mais elles sont bien là. Pas de sang, juste des faits et quelques hurlements dans la nuit et un piano qui s'amuse à jouer quelque part dans cette campagne. Est-ce que tout est réel ou ce sont les bouteilles qui leur font voir des choses et perdre l'équilibre ?

La fin ou plutôt l'épilogue me fait grincer des dents. Je n'en dirais pas plus, juste que je suis frustrée et avec encore plus de questions qu'au départ. Qui est vraiment ce Jérôme ? Un homme qui semble perdre tout au fur et à mesure que sa vie avance dans le temps, ou simplement un psychopathe qui joue avec les autres ? Se serait-il fait prendre à son propre jeu ? Et puis Séverine ne cesse de surprendre, tout comme Maryse.

En conclusion, un thriller paranormal qui ne laisse pas indifférent. Et si nous n'étions pas seuls ? Et si notre chemin était tracé ? Et si nous en bifurquions que deviendrions-nous ? J'ai adoré le côté thriller, un peu moins le côté surnaturel. Une bonne lecture qui donne de nombreux frissons.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/l-etang-de-la-peur-patrice-oudot-a145179368
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