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Commentaires de livres faits par GabrielleViszs

Extraits de livres par GabrielleViszs

Commentaires de livres appréciés par GabrielleViszs

Extraits de livres appréciés par GabrielleViszs

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 15-02
Par le biais de Netgalley, j'ai eu l'opportunité de découvrir cette nouvelle d'un auteur dont j'ai déjà lu quelques récits. Je les remercie ainsi que la maison d'édition HQN pour l'envoi numérique. J'aime bien sa plume, elle est tendre, sensuelle et ici, une nouvelle c'était parfait à lire entre deux thrillers.

Gaby rentre chez elle. Il fait nuit, proche de Noël. Elle évite les regards, surtout des sdf assis sur le trottoir. Alors qu'elle arrive devant chez elle, un homme lui vole son sac avec toute sa vie dedans (papiers, clés de maison). Hors d'elle, elle le poursuit. Sans réussir à l'arrêter, un autre débarque et bloque le passage au voleur. S'ensuit des mots, un sac récupéré et une blessure qui aurait être bien plus grave. Mais des points sont obligatoires. Par chance, Gaby est médecin. Elle n'hésite pas à emmener avec elle cet homme, ce sdf qu'elle n'a pas voulu voir, chez elle afin de lui donner les premiers soins. Alors qu'elle s'occupe de lui, une idée fixe se grave en elle et pour le remercier de son geste, elle va lui proposer de récupérer de sa blessure en restant chez elle. Une idée perturbante pour un homme qui ne sait pas comment prendre tout cela. À Quelques jours de noël, est-ce qu'un miracle est possible ?

Qui dit nouvelle, dit que c'est toujours trop court ! Surtout dans ce cas. Gaby vit seule depuis longtemps, sa famille n'est pas forcément à ses côtés et son travail lui prend tout son temps. Elle adore cuisiner, mais c'est dans ses rêves les plus fous, car il lui faut dormir pour accomplir des soins aux urgences et être en forme, donc le peu de temps qu'elle a c'est pour se reposer et encore. Lorsqu'un individu la vole, c'est le drame. Vite écourté par cet homme, Léo, qui va faire en sorte qu'elle récupère son bien. L'histoire démarre violemment sur des sentiments contradictoires. Elle s'en veut de ce qui se passe, de ne pas avoir vu l'être humain derrière la main tendue. (Ce qui malheureusement arrive souvent). Il est dans le déni, pensant n'avoir besoin de personne pour rester là où il est.

Un événement qui va lui ouvrir les yeux sur ses propres préoccupations. Son "égoïsme" sans le vouloir va s'éteindre pour tendre la main et ainsi vouloir aider son prochain. Léo n'est pas dangereux, il est malheureux. Il ne voulait même pas être soigné, à quoi bon ? De toute façon il est seul, n'est plus regardé et encore pire, il ne veut plus être vu. Devenir invisible est un but à atteindre. Il a ses raisons, qui nous sont exposés doucement après plusieurs jours. Des raisons qui font qu'il a voulu disparaître sans réussir à se suicider. Pas de rebondissements surprises, mais un enchaînement en douceur pour nos deux héros. Elle a ce besoin d'aider et de montrer que n'importe qui à sa place dans ce monde. Lui va devoir apprendre à revenir d'entre les morts et tenter d'enfouir cette culpabilité qui l'étouffe.

La rencontre de deux êtres qui ne se sentent pas bien dans un monde devenu sourd et aveugle. Le quotidien de ces personnages est chamboulé par l'entrée de l'autre dans leur vie. C'est une histoire romancée, certes, mais elle a le don de nous faire poser des questions sur notre vision des choses et des êtres qui nous entourent sans qu'on les voit. En d'autres termes, j'ai passé un bon moment de lecture avec Gaby et Léo. J'avoue que le final est un peu léger, avec tous les éléments donnés, mais c'est une nouvelle. Peut-être que l'auteur prévoit de l'agrandir, un jour.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/et-si-tu-restais-sara-agnes-l-a159141114
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date : 15-02
Je remercie Joseph Kochmann pour m'avoir fait confiance une fois de plus pour découvrir ce dernier tome d'une trilogie quelque peu déjantée. Après Blind et Mute (qui fut un coup de coeur) voici donc Deaf, qui est dans la même lignée que les deux premiers.

Un début sur un roi qui va laisser sa place au roi Deaf, un être cruel et sanguinaire qui aime qu'on lui passe de la pommade dans le dos et bien plus encore. La moindre moquerie équivaut à la fin de vie de celui qui a osé sourire de lui. C'est LE chef, LE roi, il décide de tout et quiconque va à l'encontre de ses idées... couic ! Du départ, nous le voyons déjà en action et les scènes se suivent et se ressemblent. Du sang qui coule, des personnages qui vont et meurent et une idée fixe en tête : Qu'est-ce que nous prépare l'auteur ?

Manon, Camille, Edward, Éric, sont des prénoms qui nous disent quelque chose. Mais passons sur ce détail. Une histoire qui a pour but de déstabiliser le lecteur, de l'emmener sans savoir où l'on va poser les pieds. Nous suivons ces personnages et d'autres bien entendu dans leur propre histoire. Manon est légère, amoureuse et fait partie d'une résistance qui n'en a pas que le nom. Combattre contre ce roi qui a détruit tout ce qu'il y a de plus beau. Malheureusement elle va vivre bien des aventures et perdre le peu qu'elle a. Camille aime passionnément, mais pour lui, sa douce ne l'aime pas. il se réveille un matin dans son corps sans que cela ne choque vraiment qui que ce soit. Edward et ce livre mystérieux, Cœur mort aurait-il compris ce qui se passe vraiment ? Rien n'est plus certain.

Je ne sais pas où l'auteur trouve ses idées, mais par moment elles font peur. Les événements s'enchaînent et nous plongent dans un récit perturbant. Il y a de nombreux retournements de situations qui m'ont perdu. Les chapitres passent d'un personnage à un autre. Certains liens sont montrés entre eux, d'autres, il faut attendre un peu plus longtemps. Et puis nous retrouvons des personnages de Blind et Mute qui apparaissent sans trop comprendre pourquoi au début et puis la lumière s'allume enfin ! Et si... Et si tout cela était calculé ? OK, l'auteur a forcément calculé son coup, mais il est clair qu'on a plutôt l'impression que ce sont ses personnages qui décident de leur sort.

J'avais beaucoup apprécié le premier, puis un gros coup de cœur pour le second, là c'est différent. L'imagination de l'auteur est toujours bien présent, aussi fou qu'amusant, sauf que je n'ai pas réussi à le suivre sur ce coup-là. Ce n'est pas le fait qu'il y ait des scènes sanglantes, ou des personnages qui y passent. Non, il m'a manqué un je-ne-sais-quoi pour être totalement dans ce récit. Et après plusieurs jours, je n'arrive toujours pas à mettre le doigt dessus. Par contre j'ai beaucoup aimé le fait de lire la façon dont les trois tomes se rejoignent.

Mon préféré reste Mute, le second. les deux premiers peuvent être lus indépendants, par contre il vaut mieux avoir découvert Blind et Mute avant de commencer celui-ci sous peine de ne pas comprendre le final. L'auteur a beaucoup d’originalité et sa plume est fluide, facile à suivre. Ce dernier tome est le plus violent assurément, mais il termine la trilogie dans son ensemble. C'est une aventure totalement folle et tortueuse. N'hésitez pas à commencer par Blind ou Mute rien que pour vous faire une idée sur l'écriture de l'auteur, parce qu'elle vaut le coup !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/deaf-joseph-kochmann-a159126654
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date : 14-02
Par le biais du site simplement, l'auteur est venue me voir de nouveau pour me proposer un autre genre dans ses écrits. Je la remercie pour sa confiance renouvelée. La couverture m'a intrigué tout comme le résumé. Du post-apocalytique, rien de tel pour passer un bon moment de lecture.

L’électricité a disparu, un black out total qui a coupé tout ce qui utilise de près ou de loin cette énergie. Les informations, la connaissance se perdent, tandis que les gens tentent de survivre. Meurtre, vols, tout est bon, jusqu'à ce que des "clans" se mettent en place. Il y a toujours ceux qui pillent, mais les gens s'organisent. Dans l'un d'entre eux, nous suivons un jeune garçon qui voit ses amis mourir dans leur bibliothèque, Anna, la bibliothécaire est enlevée. Aidé par Elisa, il a du mal à réagir, considéré comme un enfant tant qu'il n'a pas 16 ans révolu. Il décide de partir à la recherche d'Anna afin de la ramener chez eux. Un périple qui ne sera pas sans mal.

Qui dit post-apo, dit qu'il n'y a pas de bisounours. La violence est partout, la méfiance la suit de très près. L'étranger est mis de côté, voire même battu, ou mangé. Il faut dire que la viande se fait rare. Alors que toute la technologie a disparu, il existe encore un moyen de ne pas être complètement mis à terre : les livres. Ces bouts de papier qui conservent une trace de vie, des moyens de subvenir à leurs besoins. Les bibliothécaires se chargent de les garder, au péril de leur vie. Habilité à les protéger, mais aussi ils sont la mémoire d'un monde en déclin. L'auteur montre l'ampleur d'un tel désastre en mettant certaines scènes plus dures que d'autres. Le sang jaillit, les épreuves sont douloureuses. Suivre les personnages ne rend pas la tache plus facile. Ils sont trois, notre héros, Elisa et Renold, tous ado et vont vivre de terribles heures. Partir de leur village pour tenter de sauver Anna va s'avérer bien plus complexe. Le monde est cruel, la vie est cruelle.

Je me suis beaucoup attachée à Elisa. C'est une jeune fille qui ne fait pas que suivre le mouvement, elle prend des décisions et sait quand ce n'est pas la faute de l'autre. Renold reste encore un mystère pour ma part bien que nous en apprenions beaucoup sur son père... Celui-là, s'il n'existait pas, il en faudrait surtout pas l'inventer ! Quand à notre héros, il est curieux de tout. Il ne cesse de poser des questions et a des réactions logiques en fonction de ce qui se passe, d'une manière générale. Ils vont faire beaucoup de rencontres, des bonnes, comme des moins bonnes. Marek est un élément important du récit. Ce n'est pas un mauvais bougre et il en cache des choses.

Les journées passent, les semaines, les mois même. Rien ne peut vraiment prédire comment tout cela va se terminer. Il y a malheureusement des pertes qui font mal au vu du contexte. Que tous s'en sortent serait un miracle. Un mot qui n'existe plus dans ce monde. D'ailleurs, il y a beaucoup de secrets, surtout sur UN livre.Un chemin pavé d'embûches, de maladie, d'interdit. En tant qu'adolescents, certains ne les voient pas, car ils ne sont pas encore digne d'être écoutés. Il faut savoir ruser pour survivre dans ce monde et avoir un peu de chance aussi. Ce qui n'est pas le cas pour tous. Même si certains passages montrent de la précipitation dans les actes, il y a aussi de l'endurance, du courage et un manque de peur évident qui arrive une fois les "missions" terminées.

En conclusion, un monde crée de toutes pièces version fin du monde. Un voyage terrible qui va permettre à certains personnages de se découvrir réellement. Une quête complexe qui fait réfléchir sur certains points.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/de-biblioteca-melanie-de-coster-a159124134
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date : 14-02
Je remercie l'auteur pour m'avoir proposé de découvrir un nouveau récit de ses petits doigts (ou grands ^^) Ayant déjà eu l'occasion de lire une autre de ses œuvres : Les fils du Destin je n'ai pas hésité à lui dire oui une seconde fois. En plus j'adore la couverture, même si ce personnage je ne le voyais pas forcément de cette façon.

Edgar Stone est un inventeur. Il fait tout pour oublier la cruelle déception de sa dernière invention, que les gens n'ont pas oublié, eux et arrive à l'exposition de sa majesté en dirigeable ! Sans comprendre ce qui lui arrive, un certain Samuel Grant, inspecteur de Scotland Yard, vient le chercher lui, et son ami Richard, pour avoir modifié l'espace temps et ainsi mettre en péril le monde tel qu'ils le connaissent tous. Ce n'est pas sans compter la future femme de cet Edgar, Rose, qui va devoir y mettre du sien pour retrouver son amoureux et le sauver de ce qui pourrait lui arriver. Une rencontre entre Edgar, Richard et l'Architecte du temps qui risque de donner bien des soucis à la jeune femme.

J'ai eu beaucoup de mal à lâcher l'histoire, en fait, je n'ai pas pu. Une fois commencée, je devais savoir ce qui allait se passer et comment tout cela allait se terminer. Le mélange Steampunk et science fiction est plutôt bien réussi. Le voyage dans le temps mêlé à des expérimentations et des droïdes est très sympathique. Un mélange d'un peu tout ce que l'on peut connaître, sans vraiment s'identifier à une lecture que j'aurai pu avoir. Edgar veut de nouveau voir son nom sur toutes les lèvres comme étant le meilleur inventeur et non plus celui qui a réussi à mettre le feu dans une partie de la ville. Il a réussi à trouver comment voyager dans le temps grâce à une montre. Et en utilisant cette montre, il a décidé de s'octroyer certaines des inventions du futur, pour lui, mais surtout pour faire évoluer ses semblables plus rapidement dans le temps. Le temps, c'est ce qui pose problème, car une évolution pour les êtres humains ne devraient pas au contraire prendre son "temps" et ne pas se précipiter comme il a décidé de le faire ? Par malchance, il va se retrouver au cœur d'un étrange phénomène et va devoir faire des choix.

L'architecte du temps est un personnage qui apparait dès le prologue. Dans un rêve qui va prendre au dépourvu Edgar. Va-t-il y croire ? C'est une bonne question, celle qui va lui faire comprendre qu'il n'a pas fait les bons choix avant, qu'il aurait dû s'arrêter. Un inventeur, s'arrêter ? Cela prête à rire, car il est impossible pour eux de mettre leur cerveau en veille. L'architecte est un personnage qui reste énigmatique jusqu'à un certain point. On le découvre, on comprend vite ce qu'il fait, mais le pourquoi ? Pourquoi emmène-t-il Edgar et son ami dans ces lieux pour voir ce qui ne s'est pas encore produit ?

Au début je me suis demandée où l'auteur nous emmenais. Un tribunal en dehors du temps, une juge qui a un regard malicieux et puis on arrive au plus grave : la condamnation ! Il faut que les personnages se reprennent et reviennent sur des choix qu'ils ont faits. Nous découvrons un Richard avec un passé dont il ne connait pas grand chose. J'aurais aimé en savoir un peu plus sur lui. Concernant Rose, elle est vive, intelligente, en avance sur son temps. Journaliste, elle aime écrire, elle aime Edgar et sa passion qui l'entoure. Elle croit en lui et n'hésite pas à venir à son secours. Edgar s'en veut terriblement et fait tout pour que sa dulcinée s'en sorte indemne. Nous rencontrons beaucoup de personnages au gré des changements temporels des uns et des autres. Le monde se modifie à chacun des sauts dans le temps de Rose. J'ai beaucoup aimé Samantha Zandora qui a une manière de penser très particulière. Rendue amer par la vie, elle est dure, froide, une femme d'action.

Il y a de nombreux événements qui surviennent. Impossible de vraiment savoir à l'avance comment cette histoire va finir, car des personnages font leur apparition pour mettre des bâtons dans les roues de notre cher Architecte, qui n'est pas si invincible que cela. Les rebondissements ne manquent pas, tout comme le stress permanent qui s'installe. Le monde ainsi crée est original. Je me suis vite attachée au couple Rose/Edgar qui, malgré le temps et le fait qu'ils sont séparés, feront tout pour rétablir l'ordre des choses sans s'oublier. Le livre se termine par une nouvelle qui a inventé ce fameux Architecte. Je suis contente de l'avoir lu et aussi que l'auteur a écrit une histoire plus complète sur lui même s'il n'est pas LE personnage principal. La nouvelle intitulé Voyage hors du temps montre un "maître" du temps qui s'amuse avec ses "victimes" de manière constructive. Il est là pour montrer la voie dans laquelle il vaut mieux mettre les pieds.

En bref, une lecture entraînante sur un sujet qui n'est pas simple à travailler vu qu'il existe déjà sous forme de science-fiction. Le côté steampunk donne cette pointe d'originalité qui donne le sourire et de bonnes explications sur certains points qui pourraient être perdus dans un contexte plus restreint.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/l-architecte-du-temps-chris-red-a159121314
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J'avais eu l'occasion de découvrir la plume de Shana, lors d'un service presse avec Immoralité que j'avais apprécié. C'est lors du salon de Rosny que j'ai eu la chance de la voir en vrai (elle était en face de mon stand !) et que nous avons eu l'occasion de discuter de ses livres. Je me suis laissée tenter par cette première saison, l'intégrale de surcroit, en nouvelle édition.

Elisa est une jeune femme d'une vingtaine d'années, en dernière année de fac. Elle adore rester dans l'ombre, même si sa meilleure amie Justine est tout le contraire. Un jour, alors qu'elles vont manger au McDo, elle tombe littéralement contre Thomas, un jeune homme de 29 ans. Il est prof d'anglais dans la même fac où elle suit les cours, mais par "chance" elle ne l'a pas comme prof. Alors qu'il va tout faire pour l'attirer dans son lit, à la suite d'un pari, il va se rendre compte qu'elle n'est pas frigide comme il l'aurait pu le penser au départ, mais qu'elle a un passé très compliqué qui lui gâche la vie. Lui non plus n'est pas en reste, car sa vie est un mensonge, même pour ses meilleurs amis. Le poids des secrets n'a jamais été aussi bien trouvé ici. Deux personnages que tout oppose, si ce n'est cette inévitable attraction qui va leur rendre la vie comme qui dirait impossible.

Deux êtres totalement perdus dans leur mensonge ou omission. Deux passés compliqués avec deux personnages qui ont décidés de vivre de ma manière différente. Elle a décidé de faire une croix sur les hommes. Sa douleur est profonde, son envie de disparaître dans les murs l'est tout autant. Elisa est une jeune femme qui n'aime pas se mettre en valeur, se montrer et encore moins se faire draguer. Thomas est le type même du tombeur de ses dames. Macho à souhait, il change de filles comme de chemises. Pari ou non, aucune ne peut lui résister. c'est lorsque Elisa ne réagit pas à son sourire "colgate" qu'il décide de l'avoir. Sept jours pour y parvenir. Sept jours où il prend la décision de tout faire pour la connaître dans tous les sens du terme et surtout physiquement. Ce qui ne plaît aps à tout le monde.

La "magie" opère jusqu'à un certain point. Il est accro au sexe et elle découvre ce que c'est que d'avoir un orgasme. Il ment comme il respire, elle voudrait plus de romantisme. Entre les deux c'est déjà compliqué sans avoir besoin que d'autres personnages mettent leur grain de sel. Oui, mais voilà, il y a la meilleure amie de Thomas, Tina qui n'est pas de cet avis. Justine qui met les pieds dans le plat, Antoine qui ne dit pas grand-chose, mais lorsqu'il l'ouvre c'est sensé, réfléchi. Chloé, une étudiante qui a décidé d'attraper son prof si séduisant. Jorge et son regard critique sur le monde, tentant d'aider Thomas comme il le peut. Et puis il y a les ennuis : le cher père, Grégoire, l'alcool, les jeux, la violence, les filles de passage, les sentiments qui n'en font qu'à leur tête...

Du départ nous savons que Thomas ment comme il respire, qu'il cache un gros secret qui pourrait changer le regard des autres sur lui. Mais quoi ? L'auteur laisse des petits bouts et plus nous avançons, plus nous en apprenons sur lui. Il est clair que dans sa position, rien n'est facile et savoir en qui avoir confiance devient difficile si la vérité avait éclaté plus tôt.Le choix qu'il a fait devient de plus en plus dur à tenir. Les mensonges s'accumulent, les absences aussi. Il a un objectif à atteindre depuis si longtemps que rien ne se mettra en travers de sa route. Sauf qu'un petit bout de femme est passée par là et qu'il se pourrait que cela change la donne.

Elisa a une peur en elle si profondément ancrée qu'il est extrêmement compliquée pour elle de se laisser aller. Surtout que cet homme est justement tout ce qui lui fait peur à la puissance dix. Bloquée depuis trois ans dans un manque affectif, elle tremble sans cesse pour un oui ou un non. D'ailleurs, elle a beaucoup de mal à avoir une relation saine avec quiconque. Il suffit de voir comment elle réagit aux propos de sa meilleure amie Justine qui se fait envoyer bouler régulièrement, mais pourtant reste. Peut-être qu'instinctivement elle ressent quelque chose qui l'amènerait à la pousser en avant. Justine est le contraire de Elisa. Elle est vive, sait se rendre belle, conquérante envers les hommes, elle n'hésite pas à parler sexe n'importe où et n'importe quand. Même si la relation entre les deux femmes est étrange par moment, le récit de cette saison montre l'attachement l'une envers l'autre. C'est grâce à la pêche de Justine que Elisa arrive à garder la tête hors de l'eau.

J'avoue qu'au début, j'ai eu un peur peur de retomber dans un cliché du prof et de l'élève, mais comme j'avais déjà discuté avec Shana de son histoire avant de l'acheter, je savais déjà qu'il y avait des points qui allaient me plaire. Il ne s'agit pas d'une traditionnelle histoire dans une fac, elle est bien plus profonde que cela. Surtout qu'il n'est pas son prof, enfin particulier, mais ça, c'est en dehors. Il se trouve que les personnages évoluent de manière significative? Si Elisa arrive à se sortir en partie de son cocon protecteur en tentant d'oublier son passé et ainsi de permettre à gagner en confiance, concernant Thomas c'est complexe. Le mensonge l'entraîne dans des côtés bons ET mauvais. Jusqu'à ce que tout lui éclate à la figure !

Miss Godiche, Sexy-man, Discrétion Zéro, des surnoms qui vont parfaitement bien avec le personnage dédié. D'ailleurs j'aime beaucoup Justine qui cache en elle une fragilité que l'on ne soupçonne pas au premier regard. Tina également a ses raisons, qui même si cela fait mal de l'admettre, me semble sur le fil du rasoir.

L'auteur m'avait parlé d'un certain nombre de personnages et oui, il y en a beaucoup. Ils arrivent les uns après les autres, laissant la place aux premiers afin que l'on puisse les suivre sans problème. Ce n'est qu'une fois refermé ce premier tome que je me suis dit, waouh, il y avait bien tout ça et je ne m'en suis même pas rendu compte. La plume de Shana est fluide et nous entraîne dans cette histoire sans le voir. Je dois admettre que je devais lire la saison deux plus tard, ayant des livres déjà prévus, mais je l'ai déjà commencé. Comme quoi l'auteur a su faire en sorte d'avoir envie de connaître la suite et fin des aventures de Thomas et Elisa. Surtout lorsque l'on sait déjà les secrets bien cachés et les ennuis à venir. Bref, à bientôt pour la suite !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/live-to-love-saison-1-la-puissance-des-secrets-shana-keers-a159087558
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Je remercie Murielle, pour m'avoir proposé de découvrir ce livre. Je remercie également l'auteur, Renzo Ardiccioni pour la dédicace, ainsi que la maison d'édition qui me l'a fait parvenir. Un petit livre d'un peu plus de cent pages qui donne quelques leçons de... savoir-vivre ?

Trois personnages se partagent le récit. Il y a d'abord Davide, 50 ans qui se pose de nombreuses questions et tombent sur le numéro de téléphone d'une ancienne "amie". Après avoir passé une visite médicale où des tremblements incontrôlables prenaient possession de son épaule (et même un peu plus) il écoute les conseils de son médecin : faire en sorte de ne plus utiliser de téléphone portable pendant au moins trois jours. Ensuite, nous avons Giulia, la fille de Lisa, qui vient le voir à la place de sa maman, pour visiter le pays, selon ses dires. Et puis il y a Maestro, un personnage énigmatique qui a beaucoup d'humour.

Vivre trois jours sans portable est difficile pour Davide a tel point qu'il exige que les autres fassent de même. Alors qu'il pensait revoir une vieille amie, il se retrouve avec la fille de celle-ci. Une relation ambigüe entre les deux s'instaurent. Qui est qui pour l'autre ? Et puis il y a ce foutu téléphone qui se retrouve partout. Où qu'il aille, il y en a partout. Une vraie prolifération de ces petites bêtes-là. C'est drôle, il vaut mieux par contre ne pas tout prendre au premier degré, autrement on passe à côté de l'humour et du fait qu'il s'agit de réflexion sur le sujet. C'est assez perturbant au départ de voir comment l'auteur dépeint le téléphone. Il est vrai que certains pourraient l'avoir agrafé, imprégné dans la main, tandis que d'autres le regardent comme une bête curieuse.

C'est une fable et j'avoue qu'il me manque des éléments. Que va-t-il se passer pour Lisa ? Giulia ? Davide ? Je n'ai pas réussi a ressentir quelque chose pour les personnages, par contre il y a une grande réflexion sur l'utilisation du téléphone. Bien ou mal, cet objet est autant utile qu'inutile. Il peut servir en cas d'urgence, mais aussi de rester connecter au monde. à contrario, il arrive à nous couper de ce monde physique. Je me suis posée la question de savoir si je tiendrais sans mon téléphone. Et c'est une très bonne question, pendant les vacances oui, en dehors, pas certaine de pouvoir. L'auteur est assez moralisateur, par chance, l'humour de Maestro relève le récit. L'écriture est fluide et amusante.

Un récit court avec une idée fixe : le téléphone portable est-il un problème ou une solution ? Est-ce vraiment à cause de cet objet qu'il y a tellement d'événements qui posent des soucis ? Je ne suis pas certaine, par contre j'aime bien la vision de l'auteur, même si elle est un peu drastique. Chacun a sa vision des choses et celle du personnage de Davide est assez dure, comme s'il en avait peur. C'est probablement le cas. Une lecture rapide qui m'a fait sourire.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/trois-jours-sans-portable-renzo-ardiccioni-a158813414
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date : 07-02
C'est lors d'un salon fantastique fait avec la miss que je me suis procurée cette histoire. À force de parler avec Cécile, je me suis dis qu'il fallait que je découvre sa plume. Elle a une manière bien à elle de parler de ces récits. Je me suis penchée sur celui-ci. Un brin de féerie, sans cadavre. (C'est un petit truc entre nous) La couverture est plutôt sympa et une fois terminée on comprend d'où vient cette scène.

Hélène adore lire, tant et si bien qu'elle vit dans ces histoires sur papier. Installée confortablement dans un fauteuil, sa mère "déprime" de la voir ainsi. Pas de petit ami, pas de sortie, il ne faut pas forcément avoir tout cela pour vivre, mais pour sa chère maman, sa fille ne vit pas, elle végète. Elle émet le souhait d'envoyer sa fille de l'autre côté, afin qu'elle comprenne que la faërie n'est pas si bien que cela et revienne dans le monde réel au plus vite. Oui, mais voilà que le souhait se réalise. Et Hélène se retrouve en plein cœur d'une histoire où les fées, elfes et autres créatures vivent leur dernier instant. si la jeune femme n'accepte pas une solution proposée, la magie va disparaître et ce monde avec.

Une histoire simple, courte et enchanteresse. Qui n'a jamais rêver de traverser le miroir pour arriver dans un autre monde ? Sauf qu'il faut bien se rendre compte que si Hélène ne fait rien, tout disparaîtra. Une malédiction, un amour réel, de nombreux obstacles, la jeune Hélène est dans l'obligation de réfléchir à tout cela. Continuer à vivre dans une réalité où la magie n'existe pas, ou risquer sa vie pour un monde qui n'est pas le sien ? Cécile met des bâtons dans les roues des personnages. Une Hélène qui est vindicative, méfiante, n'ayant aucune confiance en elle, sans oublier qu'elle ne s'aime pas. Elle déteste son physique et préférerait devenir invisible. Sa rencontre avec un elfe, Prince Enor, s'il-vous-plait ! débute sur des chapeaux de roues. Il est terriblement séduisant, mais le reste ne va pas avec. Obligé de faire partie du plan pour sauver son monde, il va montrer son côté je-n'aime-personne-et-je-m'en-porte-pas-plus-mal d'une manière terriblement efficace. Courage, ténacité, quelques dragons pour aider à aller sur la bonne voie, trois jours pour se décider. C'est quoi trois jours pour découvrir tout un royaume ? Justement, il peut s'en passer des choses.

Claire, la maman de notre héroïne va vivre des instants de doutes, de désespoir d'avoir perdu sa fille et il n'y a pas que cela. Une partie de son passé est dévoilé et on ne peut que se poser des questions sur ce qui s'est passé, il y a une vingtaine d'années. Encore un peu de mystère. La fin est totalement différente de ce que j'avais pu imaginer. C'est mignon (oui, j'ai osé l'écrire !) De l'humour, il y en a, sans compter le sarcasme piquant.

J'ai beaucoup aimé le caractère des personnages principaux. Ils ne foncent pas directement dans la facilité, mettant des barricades pour éviter de souffrir. Je ne connaissais pas du tout la plume de Cécile et je dois dire que je l'aime beaucoup ! (en tant que personne, mais son écriture est magique !) C'est cela, elle a une écriture magique, avec un langage un peu soutenu qui donne à l'histoire une envie d'en avoir plus. Un peu de romance, beaucoup de magie, un soupçon de persiflage. J'ai passé un bon moment de lecture.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/mere-fee-cecile-ama-courtois-a158677570
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J'aime beaucoup la couverture, c'est ce qui me l'avais fait acheter, sans compter qu'il est dans la maison d'édition que je préfère.

Néa a disparu le lendemain de ses 15 ans. Alors qu'elle revient chez elle, pensant avoir raté 24heures, elle apprend qu'elle a perdu 5 années ! Impossible de se souvenir de ce qui c'est passé pour elle. Le dernier souvenir est celui où elle passe par la fenêtre pour aller rejoindre son potentiel futur petit ami Justin. Pensant avoir trop bu, réveillée dans un marais, tombant sur un bucheron qui la ramène jusque chez elle, apprendre qu'elle a perdu 5 ans est difficile. Les souvenirs restent bien cachés. Le pire ? Redevenir une lycéenne avec un corps de femme de 20 ans, alors que dans la tête elle est restée à l'âge de 15 ans. Non, je rigole, le pire reste à venir, ceci n'est qu'un détail, car avec tout ce que l'auteur a dans ses manches, Néa risque de vivre un enfer... de plus !

Le résumé me titillait, une adolescente qui revient après 5 années, d'enlèvement ? de fugue ? d'un peu de tout et d'autre chose ? Un bien étrange phénomène que voila, surtout qu'elle ne se souvient de rien (oui, je l'ai déjà dis plusieurs fois) qu'elle entend comme des voix et son corps a comme qui dirait un soucis. Une histoire qui intrigue car nous ne cessons de nous poser des questions tout au long de l'histoire, jusqu'à ce que des éléments viennent étayer la situation. Nous suivons Néa dans sa recherche de ces mois perdus et dans le même temps nous apprenons qu'une jeune fille de 13 ans, Juliette vient de se faire enlever. Coïncidence ? Non, bien sur que non, mais entre les deux est-ce qu'il y a un lien ? Il a un prénom : Bezan. Deux voies que nous découvrons, deux parcours où la terreur prend forme sous diverses apparences. Un monde sombre qui dévoilent que l'humanité perd peu à peu ce côté "humain".

Néa est une rebelle dans l'âme. Alors ces 5 années ne font pas d'elle une femme, mais une enfant dans un corps de femme. Comprendre comment il fonctionne de nouveau, comment continuer à vivre dans une maison où les secrets font lois. Ses parents ont vécu ces mois difficiles et n'en sont pas ressorti indemne. La jeune fille, devenue jeune femme devient un personnage qui fait froid dans le dos. Déjà on ne peut que se poser des questions lorsque le docteur de la famille vient vérifier qu'elle n'a rien subit. Un regard malsain, des résultats étranges. Le lycée qui voit débarquer une adulte en seconde, des professeurs qui ont du mal avec elle, des élèves qui sont jaloux, d'autres qui n'ont qu'une envie : se la taper. Lorsque Bryan, le "beau-gosse" du lycée s'approche d'elle, puis disparaît, des questions se posent. La nouvelle vie de Néa semble devenir imprévisible, tout comme ce qu'elle devient. Qui est-elle réellement ? Qu'est-elle devenue en réalité ? Cela reste encore un mystère à élucider.

Sans compter les gens qui sont autour d'elle. Le regard change, la police s'en mêle. Forcément après tout ce temps, il faut bien savoir. Oui, mais sans le moindre indice, ils ne peuvent rien faire. Enquêter sur des faits tangibles oui, pour le reste, ils ne peuvent pas l'imaginer. Beaucoup d'émotions passent dans le texte, tristesse, bonheur, amitié (virtuel ? ce passage m'a bien fait rire, mais triste réalité qui est bien décrite par Néa), amour, désir, l'incompréhension reste à son comble.

Juliette est une gamine de 13 ans qui rêve d'avoir une belle vie. Enlevée, elle se retrouve à la merci de pervers avec à la tête de cette "agence" un certain Bezan. Nous découvrons ce qu'elle va vivre durant ces heures sombres. Ce que cet homme veut d'elle, ce qu'il propose, ce qu'il voit en elle. La détresse passe en dernier pour lui, pourtant en tant que lecteur nous passons par plusieurs étapes. Dégout, tristesse, haine, tout y passe. Elle est intelligente, plus que la moyenne. Certaines scènes le font penser. C'est par son intermédiaire que l'on imagine ce qui a pu se produire avec Néa. Je dis bien ce qui a pu se produire, car au final, nous avons le fin mot de l'histoire. C'était encore pire que je ne croyais.

L'auteur ne donne pas toutes les explications et c'est tant mieux. Les éléments qu'il laisse sont largement assez pour comprendre le calvaire vécu et imaginer ce qui s'est passé. Enfin dans la grande majorité, car comment Néa a pu s'en sortir ? Il y a une ombre derrière tout cela qui semble s'amuser à glisser tout du long de l'écrit. J'avoue ne pas avoir d'idée sur ce qui s'est produit pour qu'elle soit devenue ce qu'elle est. J'ai beaucoup aimé les passages dans les cimetières, dans les bois et dans l'usine. Le côté fantastique est au début léger, puis il prend un peu plus d'ampleur sans pour autant mettre le suspense de côté, bien au contraire. Il y a des choses inexplicables et des personnages qui paraissent bizarres et qui le sont ! La fin nous laisse en partie sur notre faim, avec cette envie d'en savoir plus. Un premier tome qui a su éveiller ma curiosité. Il reste des éléments à découvrir sur Néa. Je n'ai qu'une hâte : savoir ce qui va se passer par la suite et ainsi connaître tous les éléments !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/neachronical-tome-1-memento-mori-jean-vigne-a158639204
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Je ne sais pas s'il faut remercier ou non l'auteur, parce qu'en fait, même après avoir pris mon temps pour écrire ma chronique, j'ai toujours autant envie de la tuer. Belle entrée en matière n'est-ce-pas ? Je la remercie tout de même pour l'envoi de son livre, après, advienne que pourra ! J'aime beaucoup la couverture et le résumé, forcément je ne pouvais pas ne pas aller la voir et lui faire une proposition des plus honnêtes pour découvrir ce premier tome : 3 kg de charbons, des faux billets, une licorne et mon éternelle insatisfaction. Proposition acceptée, lecture du livre et là... c'est le drame de ma vie !

Juin 1390, Eastbourne, deux chevaliers arrivent à Castel Dark afin d'emmener les trois filles les plus âgées du bon roi Clayton (non Dagobert et sa culotte, on s'en tape !). Un honneur pour lui et sa famille, même si la plus jeune du lot, Ilyana, 15 ans, préférerait rester auprès de ses parents. Par chance, une seule d'entre elles sera l'élue ! Ce qui fait qu'il y a une chance sur 3 pour qu'elle ne soit pas choisi. avec tellement d'effort pour paraître quelconque elle y arrive et c'est la douce Mary qui deviendra l'épouse du duc de Templeton. Tout aurait été dans le meilleur des mondes (rappelez-vous, l'offrande de la licorne juste au-dessus) si et seulement si avant de partir notre Ilyana n'avait pas failli avoir un léger désagrément, si une mort n'avait pas été causé suite à ce qui aurait pu se produire. La vengeance est un plat qui se mange froid, glacial même. Tout aurait été parfait sans des regards échangés, des envies perverses, des besoins d'accéder au pouvoir absolu...

Voilà, c'est parfaitement résumé. CE N'EST PAS POSSIBLE !!!!!!! Forcément je ne vais pas m'arrêter à cette phrase, cela donnerai la chronique la plus courte de ma carrière xD. J'aime beaucoup l'historique et avec le petit mot de l'auteur en début du livre pour certains mots de vocabulaire, non je ne t'en veux pas pour cela.

Concernant l'histoire, Le domaine de Castel Dark, nous découvrons une famille royale unie. Clayton et sa femme Alix ont 6 enfants, deux garçons et 4 filles. Anton et Thomas sont les plus vieux, puis vont Mary, Jane, Ilyana et Aelis. Ils sont loin de la cour et peuvent avoir plus de liberté, même si Alix, la mère est un un plus réfractaire sur certains points. Ils m'ont fait penser aux parents de Rebelle, surtout avec Aelis. La petite dernière est pleine de vie, adore embêter les garçons et prête à apprendre à se battre comme un garçon. Anton est le bourreau des cœurs de ses dames, Thomas éperdument amoureux de sa Caroline, Mary et Jane attendent le prince charmant loin de ce domaine et Ilyana plus en retrait, rêvant d'un beau blond qui viendrait l'emporter sur son cheval blanc. De beaux rêves plein les yeux et la tête pour tous. Une vie douce et calme, entourée de villageois qui aiment la famille royale pour ce qu'ils leur apporte et inversement.

Dès que les deux chevaliers arrivent, nous sentons que des bouleversements arrivent. Déjà les trois plus grandes filles conviées à aller se montrer (tels des chevaux) pour un futur mariage. Sir Jonas Elder et sir Emmet Kane, deux hommes sombres mais pas dans le même sens du terme. Si le premier est un sadique dans son style, le second l'est tout autant mais pour de bonnes raisons, ou du moins pour des raisons qui lui sont propres. Des regards échangés (oui, il y en a plusieurs), des joutes verbales entre Ilyana et Emmet qui mettent de l'ambiance. Une Aelis adorable et casse-pieds à la fois qui fait sourire. Un crime, un départ, de nouveaux personnages, de nouveaux terrains de jeux et beaucoup de complications. Il faut réfléchir avant d'agir et surtout éviter les ennuis. Car pour UN événement, une multitude de dangers se profilent à l'horizon. C'est l'effet papillon.

Des enjeux, du pouvoir, de la vengeance, traitrise, perversité, tout va y passer, jusqu'à écraser le peu de sentiments qu'il peut y avoir. Par chance, il y a de l'espoir...

Oui, de l'espoir, par moment. J'ai adoré essentiellement Ilyana, Emmet, Aelis, Jonas, Arthur (je sais pour ceux qui ont lu se demande pourquoi, mais justement, sans son côté dérangé et malsain, il n'y aurait pas autant de bouleversements), Clayton, Anton, Edmond... et quelques autres encore. L'auteur nous décrit les lieux comme si nous y étions, les visages fatiguées, les joies et les peines.Sa plume est fluide, très agréable à suivre. Ce premier tome a été lu en une fois, une seule traite. Je m'étais dis allée, je vais le commencer, mais non, je l'ai terminé à plus de deux heures du matin. Difficile de le lâcher. J'ai même relu des passages pour me dire que j'avais mal lu, ce n'était pas possible. Mais si, malheureusement. La famille de Castel Dark va subir bon nombre d'affronts, de pertes, de malheurs, à se demander s'il n'y a pas une malédiction dans tout cela.

Le côté écriture de l'historique me plaît énormément dans cette histoire. On sent que l'auteur a fait des recherches de vocabulaire, d'us et coutumes. Ce n'est pas évident d'entrer dans cette période sans un minimum. Le langage aussi est important et elle s'en sort très bien à mes yeux. Je ne suis pas une pro de l'historique, mais j'ai repéré pas mal de petites choses qui collent parfaitement au temps des rois. Les guerres ne sont pas terminées et participent au récit.

L'auteur fait défiler les années, ce qui a provoqué quelques sauts dans le temps. J'avoue que par moment j'avais envie de rester un peu plus longtemps auprès de certains personnages pour en savoir plus, surtout avec Ilyana qui a une avancée considérable par rapport à ses deux sœurs plus âgées. Aelis a aussi sa place dans mon cœur, même si sur la fin elle m'a déçue sur une réaction, mais passons ce détail. Les enjeux politiques sont importants, il s'agit de réussir à rester dans les petits papiers du roi en place et ne pas faire de vagues. Enfin, ne pas se faire repérer et pour cela, certains sont capable de mettre à feu et à sang tout un village pour étouffer les preuves de leur culpabilité. J'ai frémis en même temps que les personnages, j'ai eu mal pour eux dans les pertes humaines, dans les choix qu'ils sont obligés de faire. Le tempérament de chacun est très bien développé (donc je ne ferais pas de topo sur chacun, juste le strict minimum au début de mon avis).

Il y a du piquant dans les gestes, dans les regards, dans les paroles, de la perversité (oui, encore ce mot, mais il est important). La beauté ne reflète pas l'intérieur d'une personne et ici, l'auteur nous démontre par a + b que cela se vérifie une fois de plus. Il ne s'agit pas de plaire à tout le monde pour ne pas être sombre dans l'intimité. Et lorsque j'indique sombre, c'est vraiment bien noir. Le fait de parler de toute la famille, de voir leur évolution est intéressante et surtout montre que même loin des siens, ils pensent tous à eux, en parlent, les protègent comme ils le peuvent. Nous les voyons tous dans des cercles différents. Obligés de s'enfuir pour sauver leur vie, caressant le doux espoir d'avoir une vie meilleure ou moins pire qu'avant. L'avenir... Le courage d'affronter leur avenir, c'est tout à fait cela. Une question de courage qui est ancrée en chacun d'eux, du plus jeune au plus âgé.

En écrivant ma chronique, je me rends compte que je suis encore dans tous mes états. Il n'y a qu'un point qui m'a ennuyé : la fin !!!!!!! Je ne la digère pas. Je sais que c'est un choix de l'auteur, mais autant tout au long du livre, ce n'était pas trop grave, mais là, lààààààààààà, non sérieux, par ta faute miss, je ne suis pas dans l'écriture d'une chronique traditionnelle, mais bourrée d'envie de torturer l'auteur ! Avec tout cela, j'ai très envie de découvrir la suite de ce premier tome, tout en sachant que certains ne seront pas présents et cela me fait mal au cœur. Snif ! et Re-Snif !

Superstitions, jeux de pouvoir, historique réaliste, personnages complexes, descriptions des lieux qui donnent envie de retourner dans ce siècle, même si vu leur façon de vivre et de penser fait froid dans le dos, je ne peux que conseiller ce premier tome. Préparez les mouchoirs et une nuit blanche, parce que c'est ce qui risque de vous arriver.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/le-destin-des-coeurs-perdus-tome-1-les-damoiselles-de-castel-dark-j-c--a158551746
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Par le biais du site simplement, je remercie l'auteur pour m'avoir proposé de découvrir le premier tome de sa trilogie. La couverture est sensuelle et chaude. Le livre est découpé en 5 parties : Marie la douce, Marie la fière, Marie la salope, Marie la solitaire, Marie la mère. 5 étapes dans la vie de Marie, de cette jeune femme qui laisse son coeur se porter au gré du vent de la mer qui l'a toujours connu.

Marie vit avec son père adoptif tout au bout de la côté, le plus proche possible de la falaise, de cette mer qui l'a vu arriver. Enfant abandonnée sur la plage, bleuie par le froid et l'eau, c'est Le vieux Carol et sa femme Madeleine qui l'ont recueilli. N'ayant jamais eu d'enfant, c'est un petit être béni qui leur est donné. Malheureusement, sa mère adoptive décède lorsque la petite Marie atteint l'âge de 10 ans. Elle se voit abandonner l'école pour aider le vieux Carol, ce dernier ayant perdu ses jambes. Lorsque nous découvrons Marie, elle a 20 ans et aime sa vie. Une vie simple auprès de celui qu'elle considère comme son père, parlant à ses légumes pour qu'ils poussent parfaitement. Sa terre, la mer, son père, c'est tout ce dont elle a besoin. Enfin presque. Elle ressent un besoin sans trop savoir ce que c'est. Les gens du village disent qu'elle est prête à être mariée. Ce n'est pas de son goût, elle aime sa liberté. Pourtant, lorsque Charles, l'un des fils du voisin revient avec son cousin Antoine, quelque chose la chamboule. Son cœur palpite et un jeu de chat et de souris va se mettre en place.

Une histoire simple où l'amour se dévoile pour une jeune femme qui ne l'attendais pas particulièrement. Début 19ème siècle, les gens sont plus regardant, vérifiant ce que son voisin fait afin de mieux se moquer, ou dénigrer. C'est l'histoire d'une jeune femme aimant la vie qu'elle a, voudrait rencontrer quelqu'un qu'elle aimerait et ne pas se retrouver avec le premier venu qui a de l'argent. Ce qui compte pour elle, ce sont les sentiments, les émotions. Parfois naïve, parfois têtue, Marie a une force de caractère et un courage exemplaire. L'auteur a fait de ses jours les mêmes gestes, jusqu'à l’apparition de cet homme. Il est beau, grand, fort, pourrait être un bon pêcheur, mais veut devenir avocat. Le temps d'un été, ils vont apprendre à se connaître, à se découvrir. Est-ce de la passion, l'envie de sexe ou de l'amour ? Marie ne compte pas se laisser prendre à ce jeu qui pourtant va l'emporter dans des contrées qu'elle n'imaginait pas. Malheureusement, la fin de l'été approche, les sentiments s'emmêlent et les mots durs se font. c'est une Marie fière qui reprend sa vie comme avant, sans pour autant oublier tout ce qui s'est fait, tout ce qui a été dit.

Le résumé en dit largement assez sur ce qui arrive à cette jeune femme. J'ai aimé la suivre dans son quotidien, ses taches ménagères, les fêtes de villages. Son évolution en ces cinq "Marie" se fait en douceur. Le regard des autres est très présent. Un regard qui en dit long sur les mentalités de cette époque (et qui n'a pas trop changé de nos jours) L'écriture est douce, tranquille. L'auteur nous laisse assez de descriptions pour imaginer les lieux, les vêtements, les conditions de vie de chacun. En dehors de Marie, il y a plusieurs personnages intéressants. Je pense à Le Carol qui même s'il n'a pas de jambes à un pouvoir de déduction et une vision impressionnante. La famille Boiseau, avec Rosalie sa meilleure amie et Charles, son amoureux d'enfance, Antoine le cousin venu de Québec. Le texte est tout en douceur (je pense que ce mot va très bien avec ce premier tome). Beaucoup de douceur dans les mots, de l'imagination à revendre et surtout de belles métaphores, comme celle qui suit.

J'ai beaucoup aimé cette jeune femme qui découvre les plaisirs simples de l'amour. Les scènes sont intenses, courtes, sensuelles et (ouf) pas cru. Bien au contraire, je remercie l'auteur pour ses images chaudes sans passer par des mots bruts et vulgaires. Les regrets, les remords, la vie simple la fuit dès que son regard a touché le visage d'Antoine. Durant cette époque, les mauvaises langues allaient bon train pour n'importe quelle raison. La jalousie, l'envie, l'imagination fertile, ou tout simplement l'envie de nuire l'autre. Elle va devoir composer avec tout ce qui l'entoure et son cœur. Cet organe qui ne battait que pour la mer, devient plus complexe de jour en jour. Je n'avais pas imaginé cette fin vu certains événements, pourtant elle est plus que plausible. C'est juste que je me suis fait happer par ses sentiments. Je serais ravie de lire la suite de ses aventures. En d'autres termes, une belle histoire à découvrir.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/marie-de-la-mer-tome-1-la-premiere-fois-annie-lavigne-a158551010
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J'ai toujours cette appréhension de terminer une saga, une trilogie, une série. Le mot terminer signifie qu'après il n'y en aura plus. C'est étrange comme problématique, car j'ai la hantise de savoir qu'une fois refermé c'est terminé, il n'y aura plus rien. Lorsque j'ai refermé ce troisième et dernier tome j'ai eu mal au cœur. Parce que les personnages sont partis (snif, peut-être un petit surplus dans un dérivé ??? Rudy, Weddy, je sais pas je propose hein *fais les yeux de chat potté*) J'en profite pour remercier Cindy pour m'avoir fait confiance une fois de plus avec ce dernier tome, pour m'avoir laissé le temps de découvrir cette fabuleuse histoire. C'est assez rare pour ma part d'avoir une trilogie complète en coup de cœur, mais c'est bien le cas ici. La couverture est aussi belle que les deux autres, représentant parfaitement leur planète.

Cela va être compliqué de poser une chronique sur un troisième tome, car la plupart du temps, les lecteurs n'ont pas commencé. Mais je vais faire de mon mieux pour donner l'envie de la découvrir dans son intégralité. Nous retrouvons Leïna dans une aventure qui n'en finit pas. Sauver la planète Maïa devient de plus en plus dangereuse, un exercice périlleux qui entraîne bon nombre de personnages. Amis, ennemis, chacun doit prendre sa place, tel un pion dans un échiquier géant. Le Mal n'est pas forcément celui que l'on croyait depuis le début, même s'il ne compte pas tout détruire. Des enjeux sont immenses et seul un fou d'esprit ou un téméraire oserait parcourir tant de "terre" pour parvenir à son but ultime : que le monde connu reste tel qu'il est. Enfin à quelque chose près. Il y a toujours des concessions à faire, des sacrifices inéluctables.

Leïna continue son chemin en faisant des découvertes qui changent considérablement son esprit. Elle cherche, questionne, apprend et imagine un moyen de trouver le dernier objet dont elle a besoin. Avec Elbor, tous deux vont cheminer jusque dans des contrées sauvages, interdites, inconnues. Comme l'indique le résumé, les légendes sortent de leurs grimoires. Nous découvrons sous son regard des peuples qui sont considérés comme détruit, des explications arrivent pour se mettre en place. Lorsque je parlais d'échiquier, c'est une scène qui m'y a fait penser. L'implication des personnages dans l'histoire est assez simple à suivre jusqu'à ce qu'un revirement de situation nous montre royalement que nous nous sommes plantés ! (mdr) L'auteur ne cesse de mettre des bâtons dans les roues de Leïna et de ses compagnons. Pour réussir ce parcours du combattant, il lui faut du courage, de l'aide, du soutien. Elle a une force de caractère énorme et ne baisse pas les bras, même en sachant ce qui va se produire.

Ses compagnons, changeant au gré de ses aventures, avec quelques uns qui reviennent, d'autres qui restent. Je n'en parlerais pas plus, car pour vous dire, j'ai adoré les suivre et les découvrir. Connaître leur position dans cette société, leur façon de vivre. Mon préféré est tout de même Mithra. Une fois lu, les lecteurs comprendront pourquoi il me plaît. L'auteur joue avec eux sans que nous nous perdions. Revoir certains m'a fait énormément plaisir, même si ce n'est que pour quelques lignes. Savoir que la plupart d'entre eux connaissaient le destin de cette jeune femme est à la fois rageant (car ils ne lui ont pas dit ?) et en même temps compréhensible (qui a le droit de parler de cela ?) Le plume est toujours aussi belle, si ce n'est plus que les précédents. Les mots découlent facilement de la lecture. J'ai été très vite emporté dans ce monde, sachant malheureusement que c'était la fin.

Je m'attendais à tellement de choses, mais je n'avais pas prévu de m'attacher autant aux personnages. Ils ont énormément évolués, muris. Chacun d'entre eux a vécu des moments difficiles, douloureux, mais aussi des instants de joie, de tendresse. L'amitié entre eux est un lien très fort. certains sont prêt à mourir pour les autres sans rien demander en retour. Combattre pour une cause qui semble perdue les renforce. Ils ont des compétences qui se complètent, des idées qui les font avancer. À plusieurs reprises j'ai eu les larmes aux yeux, la gorge nouée. Non, je ne suis pas malade, pas de grippe, juste l'émotion qui m'a percuté de plein fouet lors de divers moments. Comme dans tous combats il y a des pertes et j'avoue que je me suis attachée à ceux qu'il ne fallait pas. C'est mon lot. Lorsque je suis arrivée à un moment où il semble que la guerre semble être gagnée, il reste pas mal de chapitres. C'est là que l'idée que l'auteur a gardé dans sa manche un final qui va tout exploser.

En parlant de final... Comment en parler sans se poser une multitude de questions ? La principale c'est ce POURQUOI ?????? Non, mais sérieux non, non et non. Bon OK, il y a tout de même un OUIIIIII qui vient en repensant à tout cela. Je sais, je ne suis pas nette ce soir en écrivant ma chronique, mais j'ai pourtant mis le temps avant de m'y mettre. Parce que je savais que je n'arriverais pas à être sérieuse (ce qui est assez régulier) mais surtout parce que j'ai encore l'histoire en moi. Que je suis sur les nerfs après plusieurs jours sans le livre. Je sais déjà que je relirais par plaisir cette trilogie, juste pour reprendre du début et voir ce que j'aurai pu rater. Dans tous les cas, adepte ou non de fantasy, foncez ! C'est une histoire merveilleuse qui fait vivre de très grands moments.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/les-eferides-tome-3-le-crepuscule-d-un-monde-cindy-defosse-a158530798
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Je remercie de nouveau Steve pour l'envoi de son tome 2. Ayant beaucoup apprécié le premier, c'était donc avec joie que j'avais envie de connaître la suite des aventures du Nightstalker et miss Ombrelle. Une couverture moins sombre que celle du précédent alors que le texte est plus noir. Une vision de la ville dont il vaut mieux se méfier.

Je ne dirais pas que ce n'est que du bonheur, pour moi en tant que lectrice oui, mais pour notre héros, c'est plus compliqué que cela. Notre ange déchu continue son combat pour sauver l'humanité. Est-ce que les hommes doivent être sauvés ? C'est une question à laquelle notre "homme" doit faire face. En restant sur terre, son humanité est encore plus forte. Il lui est impossible de tuer. Sauver une personne oui, mais pas au détriment de la perte de la vie d'un autre. Pourtant il y a des circonstances qui font que chaque être peut changer. Il va devoir faire des choix cruciaux.

Une suite à la hauteur du début. J'étais impatiente de connaître la suite et maintenant que c'est fait, je suis dégoûtée de ne pas savoir comment tout cela va se terminer. Les anges sont foncièrement bons. Tout du moins on veut y croire, on veut penser qu'un ange est du bon côté. Tout comme les démons qui sont mauvais, le MAL absolument. L'auteur va au-delà de ces simples clans qui se battent pour détruire ou sauver un peuple. La guerre n'est jamais la meilleure des actions à faire. Chacun va se demander dans quel "camp" il doit aller. Pas pour y rester, mais pour obtenir ce qu'il désire. Cela peut aller à un changement radical en asservissant le monde, ou au contraire en laissant comme c'est. Il n'y a pas de retournement de situations, mais des alliances qui se forment dont nous n'aurions pas cru.

J'ai eu du mal à lâcher le livre du début. Beaucoup de passages ont eu un écho en moi. Les questionnements que le personnage principal se pose sont des questions que nous pouvons nous poser. Un véritable cas de conscience. Sacrifice, douleur, cadeau, nous n'avons rien sans rien. Notre ange ne cesse de remettre en question le choix de son père. Il est prêt à tout pour réussir l'objectif qu'il s'est donné. Avec Miss Ombrelle, il va avancer un peu plus vite dans cette voie. De nombreuses embûches ne vont cesser de se mettre en travers de leur chemin, pourtant, comme dis juste au-dessus, des alliés vont se greffer à ce combat. Entre les deux, il se passe quelque chose. Un besoin de réconfort, un simple geste. Il y a un lien fort qui ne les oblige plus à parler. Un simple regard et ils se comprennent. Le passé s'efface, les âmes disparaissent. vont-elles revenir ? C'est encore une question qui se pose et qui n'a, pour le moment pas de réponse.

Le dévoreur de rêve est de retour. J'adore ce personnage, il pourrait être comparé au croquemitaine en plus vicieux, plus subtil également, plus sanglant. Il se nourrit des peurs des autres, petits et grands. Envoyé dans une autre dimension depuis des décennies, il cherche la faille pour intégrer notre monde. Un démon de la peur qui s'amuse à s'infiltrer sous la peau de chacun. L’anesthésiste est un personnage qui est très intéressant, surtout que l'auteur nous dévoile comment il en est venu à ce stade. Des démons, des lieux inconnus, l'auteur nous apporte un peu plus de détails.

Une fois que nous avons suivi le Nightstalker dans ce combat où de nombreux morts vont égayer les rues de la ville, nous retrouvons le policier du premier tome. Cet homme qui traque d'une manière différente les "méchants" Et puis, il y a le lien qui se forme dans notre esprit dès qu'il y a un prénom donné dans l'une et l'autre partie. Ce lien qui nosu fait voir ce combat dans le regard de deux personnages. La folie guette notre cher policier, à moins qu'il ne soit sain d'esprit et que ce qu'il a vu serait une forme d'hallucination ?

En conclusion, j'ai hâte de savoir comment tout cela va se terminer. Il y a eu tellement de dégâts humains et matériels que les "humains" commencent à se poser des questions, enfin ceux qui restent en vie !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/le-journal-du-nightstalker-tome-2-steve-serpent-fabry-a158508362
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date : 28-01
Par le biais de netgalley, je remercie la maison d'éditions Kennes pour m'avoir fait découvrir ce premier tome. Durant pas mal de pages, je me suis demandée pourquoi ce titre de la comète, pas le matricule car nous savons très vite qui c'est. Non la comète, pourquoi ? Il faut attendre plus de la moitié du livre, mais tout ce qu'il y a avant, n'est que petits cailloux parsemés, à nous de trouver la bonne voie.

Isis est une jeune fille de 16 ans, des parents et un frère dans la construction. C'est tout naturellement qu'elle devrait aller dans ce sens dans ce monde où chacun a sa place et doit aller dans le même sens que la famille. Sauf qu'elle va décider de devenir un sauveteur. Son père n'est absolument pas d'accord, mais à 16 ans, dans cette civilisation, c'est l'âge légal pour décider sa vie, être libre. Après bien des péripéties, Isis va réussir à intégrer cette école, sauf qu'elle ne sait pas du tout où elle met les pieds.

Une jeune femme qui veut changer son mode de vie, cela fait penser à la série Divergente sauf qu'il y a autant de similitudes que de différences. Il faut absolument avoir sa place sous peine de se retrouver un déchet de la société, par contre revoir sa famille est acceptée. L'originalité du livre n'est pas dans ce que l'on voit ailleurs mais dans le fait que des noms n'existent plus/pas ? enfin, tout le monde connaît les jours de la semaine, les éléments qui nous entourent. Ici, la grande sphère blanche est la lune. Le lundi ? Que nenni, il s'agit du jour 1. Bien entendu il ne s'agit que de petits exemples, car il y en a beaucoup d'autres. Des personnages qui vivent sur une île, avec un président, de l'eau tout autour sans savoir ce qui existe plus loin (et si surtout est-ce qu'il y a autre chose loin de cette terre ?). Des noms/prénoms indiqués sur des registres tandis que d'autres n'y sont pas. Il y a quelque chose de dérangeant sans que cela soit réellement le problème. La curiosité est un vilain défaut, pas vrai ? Ici, il faudrait dire que la curiosité est mortelle !

Isis est curieuse de tout. Elle adore grimper dans les arbres, douée en escalade, à la course, elle s'ennuie à l'école, jusqu'à ce qu'elle décide de changer sa vie et de trouver sa voie : celle des sauveteurs ! (Petite info, les sauveteurs dans ce récit ne sont pas ceux qui sont en fonction ici et maintenant car j'en fais partie et je n'ai pas eu cette formation, même si certains "cours" seraient parfait pour nous perfectionner, bref !) Isis n'est pas un personnage méchant, bien au contraire, par contre il vaut mieux ne pas l'ennuyer. Elle est considérée comme une grande gueule et cela va lui créer bien des ennuis. Isis, le prénom d'une déesse égyptienne qui n'est pas répertorié. Adam, son grand frère (prénom du premier homme de la création) a un rôle de grand frère, protecteur, présent, mais pas confident. C'est un peu ce qui manque à Isis, se laisser aller à se confier à quelqu'un.

Partir 4 mois en école pour devenir Sauveteur est difficile au début, loin de sa famille. Mais plus les jours passent plus elle se tient une ligne de conduite. Sans compter ses amis qu'elle arrive à se faire : Mike, Julia, Taylor, Ryan, Ethan. Un passé commun pour certains qui fait froid dans le dos. Et dire qu'il va devenir un sauveteur ? Non, il va bien lui arriver une tuile, pas vrai ? Et puis il y a ceux qui vont lui mettre des bâtons dans les roues, comme Sandra. Je passe volontairement sur les personnages secondaires, pas qu'ils ne soient pas importants, mais je risquerais de laisser tomber des infos qu'il vaut mieux découvrir à la lecture. Un autre personnage m'a bien fait rire à cause de son prénom Truman (j'ai un animateur qui a ce surnom). Par contre c'est un personnage clé.

L'entraînement est dur, surtout lorsque le prof-chef-maître-en-puissance vous surveille. Le sport est un gros morceau, comprendre leur société aussi. Parler de mort, de suicide, de meurtres à des personnages de 16 ans et leur dire régulièrement que de toute manière ils vont mourir pour quelqu'un... c'est si joyeux ! Pourtant le récit ne tombe pas dans la dépression. L'auteur arrive à montrer les forces et les faiblesses. La théorie est présente. Les personnages sont en internat et doivent apprendre à se gérer sous le regard scrutateur de caméras qui traînent vraiment partout. Et puis il y a des questions que l'on se pose, que Isis se pose. Il y a également une intrigue et des bouleversements qui vont aller avec. Comme pourquoi certains faits et gestes sont tolérés ? Pourquoi il n'y a pas d'enquêtes ? Pourquoi certains ne se retrouvent pas en cellule ?

En d'autres termes, j'ai beaucoup aimé ce premier tome qui en plus se termine par le début du second qui donne encore plus envie de découvrir ce qui va arriver à Isis et ses compagnons.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/la-comete-tome-1-matricule-a390g7-yael-lipsyc-a158483270
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Lorsque l'auteur est venu me proposer son premier livre, j'ai accepté avec plaisir. Venise est un lieu que j'ai eu l'occasion de visiter et imaginer ce décor pour un fantastique/fantasy me plaisais beaucoup. Je remercie l'auteur pour cette découverte !

Dès le début, nous plongeons au cœur d'événements qui vont mettre Alessandro et Rose en mauvaise posture. Alors qu'ils vivent tranquillement comme de jeunes mariés (sans être passés par la case mariage) trois hommes débarquent chez eux pour leur apprendre le destin d'Alessandro. Ils doivent laisser leurs vies de côté pour intégrer une école et apprendre les rudiments de son héritage. Malheureusement pour eux, le danger était bien plus près qu'ils ne le croyaient et vont devoir faire des choix pour sauver Venise.

Le livre est comme qui dirait découpé en trois parties. Rose, puis Alessandro, puis Rose de nouveau. Une histoire originale qui mêle le fantastique avec la fantasy et des lieux réels. Sauver Venise de ce qui désirent la mettre à leurs pieds pour ensuite assouvir leur envie de pouvoir au reste de la terre change du traditionnel raz-de-marée que l'on a sur cette ville. Des chevaux qui parlent, des Farfadets, voyage dans le temps, des ascenseurs qui discutent avec leurs hôtes, tout comme les murs qui ont des oreilles et retransmettent des informations, des fées, des griffons, des sirènes et j'en laisse beaucoup d'autre encore. L'auteur a un nombre de personnage imposant et de nombreuses créatures qui peuplent son histoire. Un monde riche en plusieurs points. De part les personnages, mais aussi les informations que nous avons au fur et à mesure que nous tournons les pages.

Être un descendant d'une telle destinée, avoir une confrérie pour famille qui a des alliances, découvrir que toute sa vie n'est que mensonges. Alessandro doit faire face à beaucoup d’événements qui vont le déstabiliser pour au final le mettre dans une position délicate. La guerre est sous-jacente, les méchants sont partout et prêts à tout pour réussir leur coup. Alessandro va devoir faire un choix difficile pour lui, pour pouvoir participer à cette guerre justement. La lignée est longue et le passé tout autant. Il y a eu de nombreuses histoires avant l'arrivée d'Alessandro, avant de savoir par tous qu'il était encore en vie. Avant même que lui ne sache que sa vie n'était pas ce qu'il pensait.

Nous suivons les personnages dans des péripéties dès le début, ce qui est dommage dans le sens où nous ne les connaissons absolument pas. Rose revient de son poste de guide pour touristes et découvre des hommes chez eux, son compagnon ayant déjà écouté leurs propos et les voila partis pour une aventure qui va les changer, sauf qu'on ne sait pas qui ils sont avant en somme. Il y a quelques points que je regrette : le manque de pensées de Rose et Alessandro. Nous les voyons agir, mais leurs émotions sont souvent sous-entendu. Nous ne savons pas grand-chose des personnages qui sont souvent autour des tables de réunion, il n'y a que dans l'action que nous les voyons et comprenons.

D'ailleurs en parlant d'actions, il n'en manque pas. Je ne dirais pas dès le premier chapitre car c'est faux, mais très rapidement, la guerre prend de l'ampleur et les combats sont incessants. Trahison, coups bas, il est difficile de savoir qui est vraiment dans son camp. De même certaines alliances se font, suite à des combats à mort, ou juste pour amuser la galerie. L'auteur nous réserve des surprises de taille, le retour d'un personnage par exemple qui était présent (mais pas physiquement) dans certains passages. L'histoire est intrigante avec des moments forts. Les révélations arrivent de plus en plus vite, ce qui fait qu'à un moment j'ai dû relire quelques passages pour bien comprendre ce qui était dit.

Concernant les personnages, il y a ceux qui sont "gentils", les "méchants" et les "indéterminés". Ces derniers ainsi nommés choisissent leur camp en fonction de ce que les autres peuvent leur apporter. en gros, il vaut mieux se méfier encore plus de ceux-là qui retournent leur veste plus vite que leur ombre. Alessandro prend à cœur sa nouvelle fonction. Umberto est intelligent et doué, Crème m'a bien fait rire par endroit. Par contre j'ai eu plus de mal avec Rose. Elle est prête à tout pour aider Alessandro, mais baisse souvent la tête sur les décisions qu'elle prend, en ne prenant pas en compte ce qu'elle désire, mais ce que les autres veulent et les suit. J'ai adoré les moments dans le terrier.

Il y a cette histoire d'école qui m'a gêné dans le sens où ce sont des adultes qui rentrent dans une école et agissent comme des adolescents (sont dans une chambre d'étudiante par exemple dans la même maison). Une petite relecture lui ferait du bien, il reste de petites coquilles, rien de méchant, surtout des soucis d'accents.

Un premier tome qui a quelques lacunes mais qui m'a apporté un sacré dépaysement. La plume de l'auteur est entraînante. Le monde crée à partir d'une ville est très enrichissante sans compter qu'il est peuplé de créatures fantastiques sans que les humains ne les voient. Les personnages ont une très grande place. Un semblant de Harry Potter, d'Alice au pays des merveilles fait sourire. La fin nous laisse supposer bon nombre de choses qui me tarde de découvrir.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/rose-et-alessandro-tome-1-les-confreries-secretes-m-m-georges-a158443982
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Je remercie la maison d'éditions Sharon Kena pour l'envoi de ce service presse dans le cadre de notre partenariat.

J'avais eu l'occasion de voir passer les épisodes, mais comme je préfère lire les intégrales j'ai attendu et je n'en suis pas mécontente. Bien au contraire. Je pense que j'aurai eu les nerfs en ayant juste les épisodes les uns après les autres. Ici, nous avons donc l'intégrale soit 4 épisodes, un épilogue et un bonus. Le Virus V, Le premier V, V comme vital, le créateur du V, Épilogue, et le bonus : l'éveil des sentiments.

L'auteur nous indique déjà que ses vampires ne sont pas comme ceux de Bram ou Meyer, pas de peau qui brille au soleil déjà. Mais bien d'autre petites choses qui sont tout sauf copié ailleurs. Lyra est une jeune femme qui adore son métier de mécanicienne. Un patron au top, un meilleur ami assez présent et une famille... OK, côté famille cela devient compliqué. Plusieurs soeurs qui ont toutes "un super mariage", une mère qui veut le bonheur de leurs filles mais pour le paraître et un père présent physiquement enfin disons qu'on sait qu'il est dans les parages. Lyra est partie loin pour faire sa propre vie, ne plus avoir maman sur le dos. Bref, c'est la rebelle de la famille. Un soir, alors qu'elle fête un événement en rapport avec son métier, elle est attaquée dans une ruelle par un homme bizarre. J'aurai pu dire un truc bizarre, mais passons. Le réveil est encore plus bizarroïde : attachée sur un lit dans une pièce ultra blanche (pour que l'on voit mieux les taches de sang ? Oups, je m'égare) Le sergent colonel méga con euh, je crois que la folie me gagne pour cette chronique, bref elle va devoir rechercher le premier V. Gné ? Bien entendu l'auteur nous explique tout cela très bien. En sortant des lieux si agréable pour une virée entre copines, Lyra va faire la rencontre non fortuite d'un... Vampire ! (promis je ne me moque pas du tout, au contraire, mais les mots, les écrits ne montrent pas toujours si c'est gentil ou non) Donc revenons à ce vampire qui titille les pulsions de Lyra sans pour autant lui ôter le moyen de réfléchir.

Je ne pensais pas que je m'attacherai autant aux personnages et à l'histoire. Au début, je me suis dis qu'elle était sympa comme tout cette petite histoire. Et puis, au fil de la lecture, je me suis tellement prise d'affection pour les personnages que j'ai failli pleurer vers la fin. L'histoire est originale, un virus qui traîne sans qu'on ne sache qui est à l'origine de tout cela. Est-ce volontaire ? Si c'est le cas, qui voudrait voir des mordus assoiffés de sang parcourir le monde ? Tant de questions dont les réponses arrivent en temps voulu. Le sang est un élément important dans l'histoire tout comme la romance qui prend son temps entre Lyra et Aston. Lyra veut être indépendante, par le travail, surtout après la déception amoureuse qu'elle a eu auparavant. Elle a du mal à faire confiance, surtout à un vampire qui lui cache beaucoup d'éléments de son passé.

Par moment, je me suis demandée qui disait la vérité dans cette histoire. Et si tout était là pour faire tourner en bourrique notre héroïne ? Des parts d'ombres ressortent pour faire du mal, tandis que des petites lueurs apparaissent. Le suspense est à son comble surtout que l'on a du mal à découvrir qui est derrière tout cela. Le pourquoi reste léger mais dans la tête d'une personne psychopathe, la moindre mouche qui pète ferait office de cause à cette boucherie. Entre des créatures dont on apprend un peu plus à chaque page, un virus qui fait froid dans le dos, des hommes "d'armées" qui font mumuse avec leur grade, Lyra a de quoi être décontenancée. Une vie qu'elle n'aurait jamais cru connaître.

Cette femme a un caractère très difficile, elle ne mâche pas ses mots et ne se laisse pas faire, mais elle a un cœur énorme ! Aston est possessif, directif et jaloux. Il aime le contrôle et fait attention à ce qu'il aime. Vincent est le tombeur de service mais pas uniquement. Davy ne sait pas se tenir devant les femmes, prêt à tout pour aider les autres. J'ai beaucoup aimer Matt également. Il y a pas mal de personnages qui entraînent Lyra dans telle ou telle situation (familiale, arnaque, double jeu, amoureux, amical...)

Il y a beaucoup d'actions, de questionnements, de combats. La trahison est présente, comme dans tout monde de ce type, celui où il y a de l'argent, du pouvoir en contrepartie. LA vérité est difficile à trouver, mais dès qu'elle est présente, les ennuis sont plus sombres, les mystères s'épaississent et la mort rôde. L'épilogue nous donne 63 ans après ses événements. Il est court, succinct, mais c'est juste assez pour savoir qui est devenu quoi. Le bonus permet de comprendre certains comportements dans l'histoire, même si j'avais de gros doutes. Je suis très surprise de cette fin (Non je n'en dirais pas plus même sous la torture) parce que je ne m'attendais pas à cela. Par chance je me suis promis de ne pas être vulgaire sur ce blog, pourtant ce n'est pas l'envie qui m'en manque. Même s'il y a de petits points qui m'ont laissé perplexe (l'histoire du sang, le poison, petite baisse de régime ?) J'ai passé un très bon moment de lecture.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/a-cran-a-crocs-l-integrale-k-aisling-a158435928
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Le tome 1 était posé que le deux me titillait déjà. Impossible de ne pas continuer sur ma lancée. La fin du tome 1 nous laissais avec un nouveau personnage qui a fait son apparition. Cornélia et Jean-Michel ne sont plus uniquement à deux. Emilie est une jeune fille qui a vécu tout autant de drames, jusqu'à ce qu'ils se retrouvent tous ensemble. Le trajet est toujours aussi long (surtout à pieds) et périlleux. Il ne faut pas oublier les gentils petits zombies avec leur propres caractéristiques et le temps lamentable (pluie, neige, froid glacial) pour parvenir jusqu'à Verdun. Nos trois compagnons n'ont pas que les errants à combattre, il y a toujours autant, si ce n'est plus, d'humains vraiment pas net près à tout. Ces "humains" sont capables de violer, voler, tuer, piller, la routine en somme... Comme l'indique l'auteur un véritable chaos se propage même au-delà de leurs regards. De nombreux événements surprenants vont leur tomber dessus et sur nous aussi.

Que dire que j'ai adoré ce second tome et que je déteste Denis ? Non, mais franchement il est sadique à souhait. J'ai frissonné à de nombreuses reprises, ne cessant de chercher qui pouvait être derrière tout ce qui se passe à Verdun. Également tout le long de ce voyage. Cornélia continue de nous expliquer ce qui s'est passé, donc on sait qu'elle va jusqu'au bout du livre, mais pour les autres, il faut le découvrir par soi-même. Les jours, les semaines, les mois passent avec le dégoût de tout ce qu'ils sont obligés de faire pour survivre et tenter de retrouver leur famille. Même si pour Jean-Michel nous en savons déjà beaucoup plus depuis le tome 1. Leur courage est énorme, leur capacité s'accentue et l'envie de vomir est toujours aussi présente. (Pour les personnages bien entendu) Les Hommes d'une manière générale laisse leur pulsions primaires, on en revient au temps des hommes de Cro-Magnon et encore...

Les batailles sont nombreuses, tactiques et sans Jean-Mich il aurait été difficile de rester en vie. Même s'il n'est pas le personnage qui nous explique ce pan de vie dramatique, nous en apprenons plus avec ses faits et gestes. Je dois avouer que je ne sais pas du tout comment je réagirais, mais plus proche de lui que de Cornélia. Il a été obligé de tuer des personnages pour leur survie. Son esprit catalogue ce qu'il doit faire en toute circonstance sans chercher à laisser ses émotions prendre le dessus. Je suis persuadée que s'il laissait le moindre sentiment traverser sa tête, les ennuis seraient beaucoup plus grands, tout comme les dangers et c'est ce qui arrive à un moment. Il est très instinctif et ne s'encombre pas de détails. Pour l'une des enfants psychopathes, au vu de la situation, je n'aurais pas agit mieux et la façon dont il a tranché ne m'a pas dégouté comme son amie. Il y a des moments où il faut savoir agir de manière, je ne dirais pas rationnelle, mais de façon à rester en vie dans un contexte particulièrement difficile. C'est un personnage que j'ai beaucoup apprécié et j'aimerais bien savoir ce qu'il va devenir.

Cornélia montre vraiment qui elle est, pourquoi elle adore sa robe, pourquoi elle se sent plus femme, plus mature et surtout ses émotions sont encore plus mis en avant. Elle se lâche plus. Le tourment qu'elle ressent lui provoque des "absences". Elle apprécie Jean-Mich', Emilie, Selfie qui arrive un peu plus tard. Malgré tout, la jalousie la ronge. La peur de perdre les amitiés, la vie, son self-contrôle. De nombreuses émotions passent en elle sans qu'elle n'arrive à les contrôler. La haine, l'amour, des sentiments extrêmes qui se côtoient en elle la rendant plus humaine qu'elle en l'a été. Vivre dans la crainte perpétuelle, avec toujours les mêmes personnes la rend également plus fragile. Le blackout total la prend par surprise. Il fallait bien que cela lui arrive à un moment où un autre avec tout ce qu'elle a déjà pu vivre.

Tous deux ont évolués à leur manière, avec l'aide de leurs diverses rencontres. Des adolescents qui n’oublient pas leur statut de non-adultes et qui doivent agir comme tel. On leur en demande trop ce qui les amène parfois à des réactions expéditives. L'aventure n'est pas de tout repos (quoi ? Je me répète ? Pas grave, il faut l'imprégner !), les coups durs ne s'arrêtent jamais. Par contre notre cher auteur nous lâche des bombes phénoménales ! Je n'en dirais pas plus, mais je suis restée comme deux ronds de flans et pourtant j'en avais imaginé des choses sur ce qui pouvait arriver de plus. La Grande Mort s'adapte tel un virus (ce qu'elle est) qui tente de survivre dans un monde qui ne lui est pas connu. Un micro-organisme qui se faufile et évolue de manière radicale sur certains, capable de grandes choses malgré tout.

Les personnages plus secondaires montrent de grande capacité d'adaptation. Voir passer des frères de professeurs dont on n'a pas de nouvelles mais qui en donnent est génial, sans savoir comment cela a bien pu se passer. Même si avec les deux sagas déjà nous en avons plus qu'un avant-goût. Je n'avais pas compris pourquoi un "village" complet, c'est un bien grand mot d'ailleurs, était si enjoué. Tout comme certaines scènes qui ne prennent leur sens qu'une fois les secrets dévoilés. Bon sang, c'est à se demander qui est réellement humain... Je laisse beaucoup d'éléments à découvrir tellement il y en a.

C'est un second tome qui est beaucoup plus sombre, si si je l'assure. On ressent bien le raz-le-bol des personnages face à des situations que même les militaires ne comprennent pas. Les émotions sont à vif, la peur est omniprésente pour eux, pour leur proche pour leur ami. Une superbe surprise sur le final qui donne encore plus envie de découvrir l'autre saga ! On ne reprend réellement son souffle qu'une fois le livre refermé !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/projet-cornelia-tome-2-unions-denis-labbe-a158416480
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date : 19-01
Je n'avais pas décidé de découvrir ce livre de suite, mais suite à une invitation d'une lecture commune avec Mellysbook, je me suis lancée dans l'aventure, juste entre deux zombies. Et je dois dire que je me suis amusée avec la miss. Le résumé est plutôt sympa, il donne envie d'en savoir plus sur cette histoire de rêve. Et le fameux Max qui serait réel ? Hallucination ou tout n'est qu'un rêve ?

Alice (au pays des merveilles ?) vit dans un monde réel vraiment pas top et un monde des rêves parfait. Toutes les nuits depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne vit un véritable conte de fée avec Max. Ses rêves sont colorés, étranges, magiques, à la limite du lapin blanc dans son terrier. Alors qu'elle est obligée de déménager pour suivre son père, elle découvre dans sa nouvelle école son rêve en chair et en os : Max est bien là. Le hic ? C'est que lui semble ne pas la connaître. Alors qu'il semble avoir une vie bien à lui, Alice a toujours du mal à savoir où elle en est. Des rêves communs c'est très sympa, amusant et surtout nous avons l'impression de ne plus être seul.

Alice n'a plus que son père, sa mère étant partie depuis des années pour suivre sa passion, ses rêves. Ils vont vivre dans la grande maison de sa grand-mère avec trop de pièces qu'il en faut des interphones entre les pièces. Bien que sa mère ne s'occupe plus d'elle (ni de son père par ailleurs), elle a une vie plutôt simple et aisée. Une bonne école, peu de pression et on peut la comprendre de vouloir rester dans ses rêves. Max a des parents riches qui ne s'occupent de lui que lorsqu'ils y pensent. Il a des années qui ont été sombres pour diverses raisons. En bref, des adolescents qui sont un peu caricaturés. Mon préféré c'est Oliver, un personnage secondaire que l'on voit de plus en plus. C'est un adolescent qui est joueur, vif et qui déride Alice. Il a du pep's à revendre et un passé avec Max. Et puis il y a Sophie, la meilleure amie d'Alice qui vit à New York qui est toujours présente en cas de pépins.

On voit assez souvent le père d'Alice qui a du mal à se connecter à la réalité, attendant toujours le retour de sa femme. Les personnages secondaires prennent une place importante dans la vie de Max et Alice. Des soutiens, des piliers pour les plus jeunes, des plus déjantés dans les adultes, à se demander comment le monde tourne. C'est un peu le monde à l'envers. Une situation qui plairait à beaucoup plus jeunes que moi, c'est certain. Et puis, la plume de l'auteur est fluide, il y a pas mal de descriptions au niveau des rêves qui nous plongent dans cet univers sans soucis.

Je m'attendais à bien plus que ce que nous avons entre ses lignes. Alice rêve de Max et ce dernier est bien dans ses rêves, le vrai Max, pas juste une illusion. Les explications sont dures à croire. L'intrigue est trop succincte pour être crédible. Nous apprenons comment ils en sont arrivés là sans pousser réellement dans leurs vrais problèmes. La façon dont la situation évolue part un peu dans tous les sens. Par moment je me suis demandée si Alice n'était tout simplement pas dans un rêve perpétuellement, ou encore dans un asile (tant qu'à faire) Il faut dire aussi qu'avec le professeur loufoque qu'elle rencontre il y a de quoi se poser des questions. Il ne manque plus que la reine de cœur pour couper les têtes dérangeantes dans ce récit.

La base est intéressante, une histoire de rêve commun qui met en place deux adolescents. La morale de vivre sa vie dans le monde réel au lieu de rester dans les rêves c'est sympa, mais elle arrive bizarrement. Les explications sont le véritable problème, ainsi que trop de romance. C'est trop léger à mon goût, trop "jeunesse" et le côté scientifique est gâché par les détails de Petermann, et de tout ce qui va avec. "Tout ça pour ça ?" résume très bien ma pensée.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/dreamology-lucy-keating-a158402538
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Lorsque je suis allée faire un petit tour à Val'joly en famille, j'ai passé un petit moment devant le stand Séma. OK je mens un peu, j'ai passé un looooooooooong moment devant ce stand pour plein de raisons dont une : les nouveautés de Denis. Ayant adoré la trilogie "les errants", sachant qu'il y avait comme qui dirait une suite (sans pour autant être obligé d'avoir lu la trilogie pour comprendre), j'avais hâte de retrouver une partie des personnages : Cornélia et Jean-Mich'. Comme dis juste au-dessus, Denis a fait en sorte que le lecteur puisse démarrer avec cette duologie sans passer par la case "les errants". Il y a assez de détails pour comprendre. Mais, car il y a un mais, avoir en main les autres livres est très intéressants, car on a vraiment le début du comment tout cela arrive en pleine action. Mais c'est tout. Ils peuvent donc être lus indépendamment.

Bref, passons à Projet Cornélia, le prénom de l'une des "héroïnes" de l'histoire. Pour ceux qui ont lus "les errants", nous nous demandions où elle était passée. Nous la suivons donc avec Jean-michel dans un périple pour retrouver leurs amis, leurs famille, un semblant d'humanité. Malheureusement pour eux, rien ne va (en même temps, la Grande Mort est partout, s'insinuant sous la peau, dans la moindre parcelle d'épiderme de tout vivant). Du départ, nous savons qu'ils ont quitté le groupe sans le vouloir et se retrouve pour une aventure dangereuse à deux. Ils ne sont pas forcément très amis, n'ont pas les mêmes idées et pourtant il va leur falloir continuer sur une route qui ne dit rien qui vaille. Entre les mauvaises surprises et les embûches, ils ne sont pas au bout de leur peine.

Cornélia nous raconte ce qu'elle a vécu avec Jean-mich' depuis cette séparation forcée. On ne peut pas dire que c'est tout beau tout rose, c'est même limite déprimant par moment. À deux, c'est très différent. Il n'y a plus l'effet de groupe, plus de contraintes, plus de réflexions, de fatigue aussi. Il faut rester en mode veille plus souvent. Et puis la conversation n'est pas le fort de Jean-Michel, alors pour Cornélia c'est aussi difficile de ce côté qui avait un soutien infaillible avec Marion. Deux personnages qui ont leur caractère et qui savent en jouer. L'auteur les met souvent en position de franche camaraderie, mais aussi taquin dans le bon sens du terme, ou tout simplement lançant des piques à l'autre. Les bons moments se font beaucoup plus rares, par contre ils sont liés d'une manière admirable. La confiance est forte, extrêmement forte entre eux. Il n'y a pas d'amour entre eux, pas dans ce sens-là, mais une très forte amitié, si je peux le dire de cette manière.

L'instinct de survie peut faire des choses dont le dégout pourrait apparaître, ou est déjà là. Mais c'est cet instinct de survie qui les renforce physiquement surtout. Car le mental en prend un coup à chaque pas effectué vers une possible liberté. Le monde dans lequel nous suivons les personnages principaux devient de plus en plus durs. Une guerre aurait fait moins de ravages, quoi que... les morts se comptent par milliers, les rues sont désertes, de la rébellion dans tous les sens, des armes partout même dans les mains d'enfants, des militaires qui ne savent plus où donner de la tête et une Grande Mort qui est particulièrement malfaisante...

Les humains, enfin ceux qui sont encore vivants sont capable d'agir de manière très différente. Il y a ceux qui aident, ceux qui sont résignés, ceux qui prennent sans rien demander, ceux qui donnent en échange de procédé plus que douteux... L'Humanité à bien du soucis à se faire, un véritable retour en arrière pour certains. La fameuse nature humaine dans toute sa splendeur. Quant aux zombies, ils sont vraiment particuliers avec toutes leur caractéristiques différentes (Je laisse le soin aux lecteurs de faire une tonne de découverte !)

Cornélia et Jean-Michel vont se confronter à toutes sortes de personnalités. Les attaques permanentes, les vérifications et surveillances constantes, le danger met dans leur ventre une peur. L'auteur ne leur laisse pas de répit, en même temps il s'agit d'un récit fait par Cornélia et par conséquent, certains passages douloureux ne sont pas forcément relatés. Ce sont ses émotions que nous avons en plein visage, avec ses doutes, ses coups de mous, son peu d'espoir de s'en sortir, ses moments de folie. Le fait de n'avoir que Cornélia en personnage qui raconte leur histoire me laisse avec une envie de découvrir encore plus Jean-Michel. Il est très secret, a du mal à s'ouvrir. Par contre il a un passé qui les aide énormément. Son cœur semble être mort par moment. Ces deux personnages ne vivent pas de la même manière et nous le ressentons très bien. Tous deux ont des méthodes pour éviter de ressentir ce qui se passe afin de ne pas devenir complètement fous ! Avec ce que nous avons, nous savons déjà qu'il s'agit d'un périple difficile pour de nombreuses raisons. Prendre une vie est un choix qui permet de rester en vie.

La fin de ce tome 1 nous laisse avec beaucoup de questions sans réponses. L'arrivée d'une nouvelle dans ce duo promet également des moments mémorables, car je pense qu'elle va rester un bon moment avec eux, contrairement à certains qu'ils ont dû laisser de côté. Je suis contente également d'avoir revu Eric quelques instants, mais comme Cornélia, qui va rester en vie une fois que cette Grande Mort va réussir à être éradiquer, si cela arrive un jour, bien entendu. Je comptais attendre un petit peu avant de débuter le tome 2, mais non impossible, j'attendais de terminer d'écrire ma chronique pour l'attaquer, chose faite !

En conclusion ? Un monde tombé aux mains de zombies peu commodes, un auteur qui s'amuse à mettre ses personnages dans des situations extrêmes, une question de survie et une sacré dose d'action et de courage. Allez, je fonce lire la suite !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/projet-cornelia-tome-1-afflictions-denis-labbe-a158392280
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date : 17-01
Par le biais du site simplement, j'ai eu la demande de l'auteur de découvrir ce livre, écrit avec une partie du vécu de l'auteur et un peu plus. tout cela est bien expliqué avant la lecture du récit. Je remercie Bruno Madeleine pour cette lecture.

Simon a 18 ans, écrit ses pensées dans de petits carnets depuis très longtemps. Son handicap dû au syndrome de William et Beuren ne lui facilite pas la vie. Il va à l'école dite normale, avec des lycéens afin de continuer sa scolarité dans un contexte "normal". La normalité, un mot qui contente ceux qui en ont besoin, pourtant si tout le monde est pareil, nous nous ennuierons non ? Rentrer dans le moule, faire comme tout le monde, c'est tout ce que Simon ne fait pas et n'a pas vraiment envie de faire. Il a une vision du monde qui me plaît. Pour un enfant qui a un handicap, il a une réflexion très profonde que certains n'ont pas.

Il y a de nombreuses difficultés a surmonter autant pour Simon que pour sa famille. Il a un léger retard sur certaines choses, comme l'apprentissage de la marche par exemple qui a mis beaucoup plus de temps. Il n'a pas non plus été propre à l'âge que la plupart des enfants peuvent avoir et alors ? Il apprend à son rythme avec les données qu'il a et il se débrouille plutôt bien. Bien entendu comme pour chaque enfant il y a des hauts et des bas, mais ce syndrome fait en sorte que Simon (et tous les enfants qui l'ont) garde une certaine joie de vivre. Les petits yeux étoilés sont un "garant" de ce syndrome. c'est beau, c'est même surement magnifique à regarder et c'est grâce à cela qu'un médecin peut savoir s'il y a un manque ou non dans les chromosomes.

La rencontre de Simon avec Juliette, lycéenne dans la même classe va lui permettre de parler de ce qu'il est, du pourquoi il n'est pas comme les autres. Cette différence les lies d'une forte amitié. L'un comme l'autre, ils vont échanger, grâce aux petits carnets de Simon, mais aussi de ce qu'ils ressentent. Comprendre ce qui est différent est un premier pas pour un avenir "commun", pour s'apprécier, pour mieux "voir" l'autre.

L'humour est très présent, pour dédramatiser le récit qui ne doit pas être drôle à vivre au jour le jour. Il faut avoir une sacrée dose de courage dans ces cas. Par chance, Simon n'a pas un "handicap" très important, je dirais même que les "abrutis" sont beaucoup plus handicapés que lui, mais passons. Il existe une multitude de soucis d'ordre génétique bien plus lourd que ce que nous découvrons ici. Je ne connaissais pas du tout cette maladie et encore moins le notube. Une fois ma lecture terminée, je suis allée voir afin d'en savoir un peu plus à ce sujet. Rien n'est simple, rien n'est difficile, il faut juste remonter les manches et prendre une bonne bouffée d'air. C'est le cas de la famille de Simon dont je n'ai pas encore parler. Ses parents sont présents, tout comme son grand frère. Ils sont tous à l'écoute de Simon et se battent pour lui, même si ce dernier y arrive très bien. En contrepartie de cet humour, il y a aussi les mauvais côtés, tel que la méchanceté gratuite. Il faut entrer dans le moule, sauf que je suis une adepte du j'menfoutismejefaiscequejeveux ! Je ne ferais pas un cours sur notre société, cela ne sert à rien.

Ce qui m'a quelque peu gêné c'est le fait que Simon raconte sa vie à sa naissance dans ses petits carnets. Voire même avant, dans le ventre de sa maman où il se serait amusé avec ses gênes. D'accord c'est plutôt "drôle" à lire mais j'avoue que ce passage ainsi que d'autres m'ont fait tiquer. C'est une manière de voir de l'auteur d'écrire de cette façon et ainsi d'apporter les éléments importants. Par contre ce sont des passages qui montrent l'ampleur de l'esprit de Simon. Un autre point que je n'aime pas, le vouvoiement dans le texte. Je ne suis pas du tout adepte de cette technique d’entrainer le lecteur. L'utiliser avec parcimonie, je ne suis pas contre, mais autant je ne peux pas. (tout comme le tutoiement dans un texte) Cela me fait reculer et non entrer dans l'histoire.

C'est un récit qui apporte des explications sur un type de handicap, avec ses contraintes, ses habitudes, ses façons d'être. Suivre Simon est un vrai plaisir des yeux, surtout avec sa joie de vivre. L'épilogue donne une belle leçon de vie (comme une bonne partie du livre que j'aie tu volontairement). Beaucoup de sentiments bons ou non, de bagarres pour obtenir un droit durement gagné. Une histoire qui fait réfléchir sur notre société et la place de chacun, car on a tous le droit d'être là. Le handicap n'est pas forcément celui que l'on croit.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/les-petits-yeux-etoiles-bruno-madelaine-a158383234
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date : 14-01
C'est une découverte non pas de l'auteur, mais de ce nouveau thème. J'aime bien quand les auteurs changent de registre et c'est tout à fait ce que vient de faire Delphine. Habituée à ses livres fantasy/fantastique/horreur, je suis agréablement surprise par cette romance MM paranormale. La couverture est cartonnée (j'adore !) et le papier épais (ça c'est vraiment top !).

Place à l'histoire ! Dimitri et Éric vivent ensemble, vont aux mêmes cours, sont heureux. Rien ne vient ternir leur bonheur. Enfin si ce n'est ce matin où Dimitri se réveille en sueur. La panique le prend de plein fouet. Son rêve semblait si réel qu'il en a mal au cœur. Il a vu mourir son ami, son amant, son amour. Pour éviter que ce rêve ne devienne réalité, il décide de changer les habitudes. Et si ce n'était qu'un rêve ? Et si au contraire il était prémonitoire ?

Qui n'a jamais fait de rêve qui fait peur ? Et qui n'a jamais eu cette impression de déjà-vu ? Cela arrive parfois, de se dire qu'on a déjà fait tel ou tel geste, vu telle situation. L'esprit n'est pas toujours connecté au bon moment. Mais lorsqu'il s'agit d'un rêve, qu'il soit prémonitoire ou non, il reste planté en nous et peut nous faire ressortir nos peurs les plus profondes. Des peurs qu'on pensait avoir réussi à surmonter, mais le subconscient lui, sait qu'il y a encore une partie infime en nous qui peut exploser.

Malheureusement pour Dimitri, Éric est une vraie calamité, incapable de passer une journée sans faire une bêtise, comme faire tomber un pot de confiture et se blesser en ramassant les morceaux. Le rêve est tenace, il ne quitte pas Dimitri qui a du mal à passer au-dessus. Il cherche des indices, tente d'oublier, de ne pas en parler, mais c'est plus fort que lui. C'est une sensation de malaise qui le poursuit. Il aime d'un amour pur Éric et ne saura pas comment faire si son rêve devient réalité. L'inverse est aussi vrai par ailleurs. La journée se passe et des événements se produisent, ceux-là même que Dimitri avait vu dans son rêve. Il va tenter le tout pour le tout avec des amis afin d'éviter l'inévitable.

Seul bémol, le fait d'avoir des informations du rêve un peu comme s'ils tombaient tout cuits. J'aurais aimé avoir la globalité du départ pour chercher les indices et pas avoir la surprise à chaque fois qu'il se passait quelque chose et ainsi avoir Dimitri qui indique qu'il l'a vu.

C'est un texte doux et fort à la fois. Doux par la tendresse qui lie les deux personnages principaux et forts dans les nombreux thèmes évoqués. L'homosexualité, la vision du couple, des autres, l'amitié, l'amour, la découverte des "hell"... J'ai passé un bon moment de lecture en compagnie de ce couple qui s'aime à la folie.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/nightmare-delphine-wysocki-a158341768
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Je remercie la maison d'éditions Séma pour ce nouvel envoi. Après le succès du volume 1 auprès de mon fils et de moi-même, il n'y avait pas moyen de ne pas lire le volume 2. À savoir que les deux peuvent être lus indépendamment, car il s'agit de nouvelles et n'ont aucun liens entre elles, enfin... à vous de voir :) Une couverture qui donne déjà des frissons aux plus petits, avec ces citrouilles plus vrai que nature. 4 histoires composent le recueil. 4 histoires qui ne laissent pas indifférent le lecteur, petit ou grand.

Et en parlant de citrouilles... La nuit d’Halloween est une nuit où tout est permis, même aux sorciers, démons en tout genre de faire des farces bien glauques. Léo (10 ans) et sa petite soeur Cassie de 6, accompagné de Lucas le meilleur ami de Léo, vont s'amuser à jeter des sorts s'ils n'ont pas de bonbons. La fameuse récolte de friandises entre enfants est toujours un moment mémorable sauf, sauf, sauf, qu'avec Livéric du côté de la plume, rien ne se passe comme il le faudrait pour ses enfants. Alors qu'ils s'approchent d'une maison dont ils ont l'habitude de faire peur, ils vont se faire prendre à leur propre piège. Léo a un comportement que mon fils n'a pas apprécié envers sa petite soeur, se moquer de plus petit, il sait qu'il ne faut pas, au contraire et a préféré Lucas, un vrai chevalier servant !

Mais vint le temps du changement. Celui du déménagement et d'effectuer un semblant de pacte. Vous savez, comme créer L’alliance des fantômes. Alors que Bertrand qui vient d'avoir 6 ans, déménage pour vivre dans une nouvelle maison avec ses parents, son bonheur est de courte durée. Avoir une chambre à lui c'est bien, avoir un fantôme qui traîne dans les couloirs à la recherche de quelque chose, c'est glauque. Une rencontre inattendue entre deux personnages qui n'aurait jamais dû se produire si et seulement si le petit garçon n'avait pas récupéré un bien.

Après tout cela, il faut bien un peu de vacances et c'est pas loin d'un camping, dans une forêt que Tom et Loïc, jumeaux de surcroit, vont tomber sur l'arbre maudit. Imaginez, deux adolescents qui adorent faire du vélo en pleine forêt à fond ! Imaginez qu'ils se perdent et pour retrouver un semblant de chemin vont encore plus vite et paf ! En voilà un qui tombe, se fait mal à la cheville dans l'impossibilité de s'appuyer dessus. Par chance, ils vont tomber sur une clairière. Par malchance, ils vont s'asseoir auprès d'un arbre qui adore... Non, je n'en dis pas plus, mais tout ce que je peux dire, c'est que l'un des deux va filer plus vite que le vent pour retrouver ses parents et ainsi tenter de sauver son frère. Je dis cela, hein...

Enfin, c'est l'heure du bain après toutes ces péripéties. Après un tel bain de boue, autant aller voir le monstre du bain. Autant bien terminer ce recueil avec un monstre. Lorsque Sophie ne veut plus prendre son bain (tiens, cela me rappelle un petit garçon du prénom de Corentin qui s'approche inexorablement de l'adolescence et bref, le bain c'est le MAAAAAAL) parce qu'elle entend de drôles de bruits... en dessous ! Bien que sa maman regarde à de nombreuses reprises, il n'y a rien. Son imagination lui jouerait des tours ? Non, car il y a bien quelque chose en dessous de la baignoire, bien caché dans les tuyaux.

Le titre est toujours aussi bien trouvé ! Chacune de ses histoires apporte une morale, une explication, un moyen de mettre un terme à une peur enfantine ou non. La lecture est fluide, rapide, je n'ai pas eu besoin d'expliquer le moindre mot à mon fils de 12 ans. Il n'y a que la dernière qu'il a trouvé sans plus lorsqu'il a su ce qu'était le monstre. N'empêche je suis certaine qu'il va y regarder à deux fois avant d'aller dans la baignoire. Les illustrations apportent un plus aux histoires en montrant une scène qui prise sur le fait ferait fuir n'importe qui. Je lirais de nouveau ces histoires aux enfants que je garde en colo cet hiver. Je suis certaine qu'ils vont adorer !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/petites-histoires-a-faire-peur-mais-pas-trop-vol-2-liveric-a158333956
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date : 11-01
Je remercie la maison d'édition Heartless pour cette nouvelle histoire. C'est la couverture qui m'a tapé dans l'oeil, avec cette maison, mais surtout le résumé.

Dès le prologue, on sait que le thriller va être sanglant. Septembre 2011, Augusta, Maine. Une jeune femme, étudiante en criminologie, est retrouvée, en vie, du sang partout sur elle, les épaules en partie tranchées, en état de choc. Lexi est une survivante du Boucher, un tueur en série qui a déjà fait 5 victimes. Tout ce dont elle se souvient c'est qu'elle s'est battue pour rester en vie et l'a probablement tué, mais n'en est pas sûre. Elle s'est enfuie, elle n'allait tout de même pas vérifier s'il était mort ou non. 6 ans plus tard, nous retrouvons Lexi, lieutenant de police dans la même ville. Un crime vient de lui tomber sur les bras...

Un thriller donnant des frissons, mettant sur les nerfs. L'histoire d'un tueur en série qui revient ! Le titre est parfait, IL revient pour se venger, mais ELLE ne se laissera pas faire et compte prendre sa revanche ! Lorsqu'une jeune femme disparait, il ne s'agit que d'une simple disparition mais lorsque son corps réapparaît... Les doutes ne sont plus permis. le Boucher est de retour et il compte s'amuser avec celle qu'il n'a pas pu tuer il y a 6 ans. Sauf qu'avant de la toucher physiquement, il va la torturer mentalement. Le thriller est bien amené autant sur le plan physique que mental. L'auteur nous laisse avec un gout amer en bouche avec tous ces cadavres de jeunes femmes. Tant de mal par un seul tueur. La vengeance est un plat qui se mange froid. Il faut du temps, beaucoup de temps pour mettre en place un pareil scénario et notre méchant en a eu, maintenant il est prêt.

Lexi Nelson est devenu lieutenant, se coupant en partie du monde et surtout de sa famille, de ses amis afin de ne plus rien ressentir. Parler le minimum, devenir froide pour ne plus rien ressentir et ne plus affronter ses cauchemars. Elle est revenue de loin, de très loin et depuis met en prison ceux qui y ont droit. Pourtant, son chef lui ordonne de travailler avec celui qui était son meilleur ami depuis l'enfance, le meilleur ami de son frère également : Trenton Harris. Tous deux sont lieutenants, tous deux ont perdu 6 années. Leur relation est au point mort depuis l'incident. Lui regrette, elle lui manque et elle... c'est plus compliqué car elle a tout fait pour ne plus les croiser. Le strict minimum en somme. Avec cette enquête, Lexi va devoir s'ouvrir un peu plus.

J'ai adoré la façon dont Lexi est : froide, calculatrice, prête à tout pour avoir son suspect. Lors de ses interrogatoires, elle montre une facette dure, une carapace est formée sur elle, en elle. C'est un choix qui l'a aidé à ne pas sombrer. Un combat de chaque jour pour ne pas redevenir l'ancienne Lexi, pourtant Trent adorerait la revoir. Il y a des moments où le travail est le plus important. Et même si savoir que les deux peuvent être compatibles, il faut d'abord que Lexi puisse rester en vie, que le tueur soit attrapé (tué serait pas mal aussi) pour avoir une chance de vivre quelque chose de plus qu'avant. C'est une jeune femme qui va devoir réapprendre tout simplement à vivre normalement, elle ne faisait que de l'apnée depuis 6 longues années.

Le passé de Liam et Lexi est dur, Trent est un ami proche, très proche. Leurs familles sont liées par le passé, par de l'amitié, des mauvais coups... Trent est attachant, hyper-protecteur/possessif et un peu casse-pieds aussi. Un très bon enquêteur, il est l'opposé de Lexi dans le travail. Autant il peut se sentir concerné par le malheur, autant elle.. il faut oublier rapidement. Ce ne sont pas des super-héros, ils ont leurs faiblesses et lorsque cela les touchent de trop près, oui, ils sont humains et réagissent de façon humaine. Trent s'en veut toujours de ne pas avoir été là pour protéger Lexi il y a 6ans, il ne veut pas refaire la même erreur.

Le tueur est un personnage fascinant. Même si on ne le voit pas beaucoup, il est partout. Il est doué, vif d'esprit et aussi ingénieux. Patient, jusqu'à un certain point. Il se contrôle et attend son heure pour avoir son heure de gloire. Il ne peut pas laisser cette fille en vie, c'est un affront à son œuvre. Va-t-il réussir ? C'est toute la question. Car même s'il sait où il va, Lexi ne compte pas se laisser prendre, surtout avec deux gardes chiens à ses basques (Liam son frère et Trent). Nous avons des doutes sur son identité, nous suivons l'enquête avec des nerfs qui s'effritent. Et si, et si ??? Et puis nous apprenons qui est cette personne. Le pourquoi reste en suspend jusqu'à ce qu'enfin le passé se dévoile.

Tom et Jerry, c'est une enquête qui s'apparente au jeu du chat et de la souris, sans que l'on ne sache qui est le chat... L'enquête est prenante, il m'a été très difficile de m'arrêter (sauf pour dormir). Je voulais savoir qui était derrière tout cela et pourquoi. Je ne pouvais pas me dire que c'était uniquement par plaisir, même si dans cet esprit tortueux il n'y a peut-être pas de logique, pour ce tueur il y en a forcément.

Un thriller que j'ai adoré, une enquête passionnante, une psychologie des personnages complexe qui donne envie de les découvrir. Doutes, suspects, cadavres... Amitié, famille, amour... tant de bons que de mauvais dans ce récit qui montre une force incroyable de l'être humain. Et puis cet épilogue qui nous laisse une ouverture avec un autre personnage. Intéressant !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/revanche-alison-segond-a158324104
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Je remercie Anthony pour sa confiance renouvelée. Une nouvelle couverture pour une nouvelle saison de Kenan, l'un des redresseurs de foi de ce monde.

J'attendais avec impatience la suite de ses aventures à Kenan et ses compagnons, enfin ce qu'il en reste. Dans la saison précédente l'auteur s'est amusé à faire un carnage, ce qui signifie qu'ici nous retrouvons Kenan et quelques uns de ses compagnons. Dans les épisodes précédents, ils ont réussi à capturer un "démon" et l'ont enfermé dans une geôle de leur donjon. Après un questionnaire musclé, nos chers amis vont devoir partir à l'aventure afin de pourchasser, d'attraper et d'en terminer avec LE grand vilain de l'histoire.

Les épisodes se suivent, ceux de la fin de saison 1 à celle-ci, ce qui est très bien. On retombe directement dans l'action à proprement parler. Du départ il y a de quoi bouger, le moment des questions/réponses et bien arrivé, malheureusement ils ne sauront pas tout, juste une direction à prendre : l'Ouest ! Nous retrouvons la Reine qui semble avoir un événement à venir, je dirais même qu'il est malsain le futur passage qui va lui tomber dessus. Et puis il y a Pline, ce jeune garçon que nous retrouvons complètement parti dans un autre monde.

Tandis que la reine se prépare, que Pline cherche à comprendre ce qui lui arrive, Kenan et ses compagnons tombent déjà sur un monstre de taille. Le combat ne se fait pas sans pertes et fracas, bien au contraire. Ils vont devoir continuer leur chemin avec beaucoup moins de choses que prévues. Des actes passés reviennent en force et des morceaux du puzzle commencent à se coller les uns aux autres. Et puis le présent semble bien terne.

Une suite qui tient ses promesses et qui donne envie de continuer pour connaître le dénouement de pas mal de scènes. Revoir Kenan avec ses manières et sa façon de parler, de bouger, de garder des informations pour lui est toujours appréciable. Reste plus qu'à attendre la suite, avec grande impatience.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/kenan-redresseur-de-foi-saison-2-episodes-1-et-2-anthony-holay-a157571090
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date : 09-01
Je remercie Laura Wilhelm pour m'avoir proposé la lecture de ce petit livre. Une couverture plutôt sobre avec une petite lumière, pour un peu d'espoir ?

Jade se réveille dans un hôpital sans se souvenir du pourquoi elle y est. Les médecins vont faire leur possible pour la rétablir physiquement, mais il s'avère que son cerveau a plus de mal. Quelques flashs lui reviennent, mais rien de concret, juste des images. Ses parents vont la ramener chez eux, jusqu'à ce qu'elle décide par la suite de reprendre sa vie en main et repartir étudier à Marseille, en journalisme. Ce qu'elle va découvrir ne va pas lui plaire, elle jouait un rôle pour tenir éloignée tout le monde ou presque et surtout les hommes. Sans compter les ragots qui s'approchent d'elle à une vitesse affolante. Qui est-elle vraiment ?

Un véritable problème qui se pose : l'amnésie. Comment faire lorsque l'on ne reconnait plus personne, qu'on ne sait pas qui nous sommes ? Difficile de reprendre un cours normal, pourtant au bout de plusieurs mois (entre l’hôpital pour s'en remettre et le repos chez les parents) Jade retourne à sa vie, ou plutôt à ce qui pourrait l'aider à reprendre une vie "normale". L'accident de parapente démontre que la jeune femme est sportive mais aussi qu'il y a peut-être un souci. La police ne cesse de venir la voir pour en savoir plus, hors si c'est vraiment un accident, la police arrêterait de se poser des questions non ? Quelque chose semble vouloir lui pourrir la vie, en plus de l'absence d'identité.

Jade va mener une enquête avec ce qu'elle a sous la main : son ordinateur qui par chance n'a pas de mot de passe et découvrir des photos, des liens, des noms, des visages... Faire confiance devient difficile, surtout lorsqu'en étude la plupart vous regarde de travers, sauf peut-être ce jeune homme. Il ressemble étrangement à celui qui est venu la voir à l’hôpital. Qui est-il ? Avoir des réponses devient compliqué mais surtout dangereux. Des billets doux incitant de ne faire confiance à personne, ou même de faire attention au prochain saut, à le mérite d'être clair. On lui en veut. Pourquoi ? Qui ?

Un livre très court sur un personnage qui a besoin de réponses. Elle va trouver de l'aide inopiné (même si je reste sceptique sur ce Julien qui débarque et a un métier qui aurait pu le faire envoyer à ses côtés... à voir plus tard). Jade est un personnage qui va évoluer différemment de ce qu'elle était avant son accident. C'est une chance de recommencer à zéro, en quelque sorte. Je reste sur ma faim avec cette fin qui attend une suite !

J'aurai aimé en savoir plus sur les parents de Jade, pourquoi ils sont ainsi (je ne peux en dire plus sur leur comportement) même si on aperçoit quelques petites choses à la fin de ce récit. Ainsi que Antoine, il reste des zones d'ombres. Par contre avec les petits cailloux laissés par l'auteur, nous savons rapidement qui est derrière tout cela, c'est le pourquoi qui était encore problématique. Et lorsque l'on sait pourquoi je me suis dis tout ça pour ça ? Hum, étrange. Il reste des points à approfondir comme sa méfiance envers les hommes. Le rejet qu'elle a instinctivement fait poser des questions. J'espère que nous en aurons plus dans les prochains.

Une lecture fluide avec un personnage quelque peu traumatisé qui doit recommencer à zéro. J'attends la suite afin d'élucider les quelques mystères qui restent.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/souvenirs-introuvables-laura-wilhelm-a157521148
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DEUS écrit par Patrick Garcia
date : 08-01
Je remercie l'auteur Patrick Garcia pour m'avoir proposé la lecture de son livre.

4 hommes et 4 femmes sont "enlevés". Ils se retrouvent dans une fosse (jetés par une pelleteuse auparavant) et découvrent une maison dans une sorte de forêt. Pour eux, impossible de sortir du périmètre. Elena, Fares, Meï, Paul, Frédéric, Katielle, Caleb et Adèle vont vivre de terribles heures, mais également des moments précieux. Chacun a ses croyances, ses doutes, ses valeurs, une vie en dehors de ces lieux. Chacun va devoir revoir ce qu'il est afin de "sortir" de ce domaine.

L'histoire est originale, surtout lorsque l'on arrive au pourquoi et comment ils sont arrivés à Casa Nostra. 8 personnes pris au hasard, enfin peut-être pas tant que cela au hasard, sont emmenés de force dans un lieu inconnu. 7 personnes ont un tatouage D sur la nuque, pas le huitième. Pourquoi ? Pas de panique la réponse est bien expliquée. Ce qui se passe dans ce domaine montre la nature humaine dans toute sa splendeur. Bien entendu, au début, il y a les règles, les conventions, le paraitre qui agit encore, mais perdus dans un univers non connu, sans le regard de son prochain, qui sait ce que nous pouvons faire ? C'est dérangeant, non ?

Je dois admettre que j'ai mis un moment avant de me décider à écrire ma chronique, tout simplement parce que j'avais besoin de digérer cette histoire. Ce fameux "que pouvons nous faire dans cette situation" m'a interpellé. Je ne sais pas du tout ce que je serais capable de faire ou non, je sais juste que cela m'a dérangé (oui, oui je confirme) de lire certains passages. L'Homme (avec un grand H) a une facilité déconcertante de revenir à un état primaire désopilant. Je dirais que l'existence même de l'Homme me paraît inappropriée s'ils agissaient tous de la même façon. Comment ont-ils pu survivre en effectuant de tels actes ? Par chance certains d'entre eux reste "corrects". Mais nous pourrions philosopher et nous demander c'est quoi le correct ou le politiquement correct.

Il faut dire également que l'auteur a une manière bien à lui de mettre des personnages dans des situations complexes sans issue possible. Le retour en arrière n'existe pas. Par contre certains événements adorent faire une boucle. Les personnages vont vivre une "aventure" particulière. L'angoisse est à son comble lorsqu'ils se voient tous pour la première fois. Puis la méfiance reste un bon moment pour démarrer sur un semblant d'entente cordiale. Imaginez-vous entouré de sept personnes dont vous ne connaissez absolument pas, jamais vu et il va vous falloir vivre avec. Plus les jours passent et plus ce huit-clos s'approche d'un thriller. Sans oublier l'apparition d'un hologramme qui vient s'amuser avec leurs nerfs. Alors lui, c'est un élément perturbateur qui adore s'entendre parler et surtout agir afin de gérer les crises potentielles de ses prisonniers.

Elena, Fares, Meï, Paul, Frédéric, Katielle, Caleb et Adèle sont tous de bons éléments. Les caractères sont différents, avec une vie bien à eux. Leurs évolutions dans ce cadre particulier change en fonction de leur psychologie. Je ne raconterai pas qui fait quoi dans le récit, l'auteur le fait très bien lui-même, il faut juste garder à l'esprit que ce sont personnages qui ont un petit truc les rendant attachant. Et puis il y a Damien, ce personnage qui arrive de la même manière que les autres. J'ai encore des questions sur lui sans avoir de réponses. J'ai une préférence pour Frédéric et Meï qui ne ressentent pas forcément de la même manière que les autres compagnons d'infortune.

Un univers crée de toute pièce par un auteur scrupuleux du détail. Je me suis posée bon nombre de questions au sujet de ce monde, de ces personnages, de ce qui leur arrive jusqu'à ce final qui est déstabilisant. Le mystère est bien entretenu, avec des protagonistes qui jouent le jeu (en même temps, les pauvres ne peuvent pas faire grand-chose contre un auteur quelque peu sadique). DEUS est un élément qui arrive plutôt bien, ni trop tôt, ni trop tard. Je n'en dirais pas plus pour garder le mystère.

Par contre j’émets quelques réserves sur la manière d'apporter les éléments. Bien que l'écriture soit la plupart du temps fluide, j'ai eu du mal avec le début et la fin du livre. Tous deux sont des successions de ce que les personnages font. Le prologue nous énumère les personnages l'un après l'autre dans une situation propre à eux et pouf, ils disparaissent. Huit fois d'affilée, j'ai soupiré au troisième me demandant si cela allait continuer longtemps. J'avoue qu'il y a mieux pour éviter cette répétition multiple. J'imaginais plus ces explications lorsqu'ils se retrouvent tous ensemble, surtout que l'auteur les met en scène dans un semblant de questions réponses (Il s'agit surtout d'un jeu de connaissance qui aurait pu apporter les "comment ils sont arrivés ici"). Il en est de même pour l'épilogue. Puis, vint l'histoire concrète et même s'il y a des moment où l'humour pointe son nez, certains passages sont "longs" avec beaucoup de réflexions qui reviennent régulièrement. J'ai eu du mal à entrer dans le récit concrètement. Lorsque je suis arrivée au final, j'ai été surprise par ce qui en était réellement, mais en même temps j'ai senti une pointe de déception parce que cela allait trop vite à mon gout.

D'une certaine manière je conseille la découverte de ce livre pour son originalité et ses personnages. C'est une histoire intéressante qui nous demande beaucoup de réflexions en la matière et nous fait nous poser tout autant de questions. D'une autre manière, la façon dont le récit est amené pourrait être modifié par endroit pour plus de "fluidité". Je pense surtout au début et à la fin du livre. Sans ses redondances, il aurait été plus facile pour moi d'entrer dans ce récit.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/deus-patrick-garcia-a157481454
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date : 07-01
Je remercie l'auteur D.F Novel pour m'avoir proposé la lecture de son livre par le biais du site simplement. C'est un auteur que je ne connais pas et son résumé m'a comme qui dirait appâtée.

Adam n'a pas une enfance facile. Un père qui perd son travail, une séparation de ses parents et le voila en famille d'accueil, séparée de sa petite soeur et de sa maman. Pour autant c'est un battant. À 18 ans, il quitte ce nid familial pour devenir un agent spécial du FBI. Beaucoup de travail, d'acharnement vont faire de lui un tout jeune agent. Son premier jour l'emmène dans une enquête sordide. Avec son équipier, Larry, un enquêteur qui n'en est pas à sa première recherche, vont se retrouver avec le meurtre d'une jeune femme dans une petite ville à deux heures de route (en moyenne) de leur lieu de travail. Un sujet épineux, le corps est massacré (on va éviter de donner des détails), peu d'indices sans compter que la petite ville est très renfermé ? Au-delà de ça, Adam est toujours à se battre avec son passé qu'il n'a pas réussi à mettre de côté. L'enquête s'intensifie de plus en plus, lorsqu'un second corps est retrouvé dans le même état. Y aurait-il un tueur en série ?

Le livre est découpé en 4 parties. Nous avons le prologue, le chapitre 1, le chapitre 2 et l'épilogue. Le prologue nous explique le passé d'Adam, avant qu'il n'arrive au FBI. Une dizaine de pages apportant des détails sur ses parents, la façon dont il perd de vue sa soeur, mais aussi la joie de la retrouver et ainsi d'en savoir plus sur ses géniteurs. Difficile de ne pas le prendre en affection ce petit bonhomme devenu un adulte bien marqué par ces événements.

Le chapitre 1 (environ 90 pages), nous guide sur la façon dont il se sent dans son nouveau travail. Les liens qu'il crée avec Larry, un "ancien", qui a des méthodes bien a lui pour mener une enquête. Lorsque Adam arrive, il est intégré sans souci dans cette équipe. Les sentiments de notre personnage principal sont décortiqués et le suivre est un réel plaisir. Il a du mal a avoir confiance en lui, à mettre de côté ses émotions et ressentis dans une enquête extrêmement difficile. Et puis il y a Clara, cette jeune femme qu'il apprend à connaître. Les liens entre les deux jeunes gens sont minces, fragiles, il suffit de peu pour éteindre un feu qui ne demande qu'un peu d'oxygène pour grandir.

Le chapitre 2 (20 pages environ) est difficile (oui j'aime ce mot pour cette chronique !). Nous entrons directement dans la recherche du tueur qui s'amuse avec les agents. Ce monstre a envie d'être trouvé, il laisse des indices, des miettes de pain pour un Adam qui ne pense plus qu'à ça et pour cause. Ce tueur a besoin de reconnaissance et n'hésite pas à taper là où cela fait mal. Quant à l'épilogue, il porte bien son nom. Il nous résume ce que sont devenu les personnages.

Après une explication sommaire, je dois dire que l'écriture est fluide, avec quelques répétitions, mais elles sont nécessaire pour comprendre l'état d'esprit d'Adam. C'est un personnage qui se bat sans cesse pour devenir quelqu'un, pas au détriment des autres, mais plutôt de lui même. C'est un homme qui est capable de créer des liens rapidement, d'amitié avec Larry, d'un peu plus avec Clara. Il est capable de bons comme de mauvais sentiments.

L'enquête est bien menée, nous comprenons parfaitement que rien n'est simple et qu'il suffit d'un grain de sable pour rester bloqué devant tant de monstruosité. L'Homme (avec un grand H) est capable de tout et surtout du pire. Nous partons d'un corps d'une jeune femme à son meurtrier en passant par plusieurs phases. De plus, entre Larry qui a un sacré palmarès à son actif et Adam qui vient d'entrer d'une prestigieuse école, les "méchants" n'ont qu'à bien se tenir. Entre les deux, nous voyons les différences dans les interrogatoires. L'ancien qui arrive à se détacher des événements et le nouveau qui lui plonge à pieds joints.

Une petite romance entre Clara et Adam qui passe en arrière plan, adoucit certains passages jusqu'à ce qu'il arrive un imprévu. Le suspense tient plutôt bien la route, jusqu'à ce que les doutes sur un personnage commencent à venir.

Une enquête agréable (oui malgré les meurtres) à suivre, par contre beaucoup trop rapide à mon goût. La relation avec la jeune femme va trop vite également, mais avec un livre qui a peu de pages, il est impossible de faire languir les lecteurs. J'aurai aimé plus de pages, plus de temps pour me remettre de certains passages. Adepte ou non de thriller, il est facile et rapide à lire pour débuter ou entre deux autres romans.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/destin-brise-d-f-novel-a157504580
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