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Commentaires de livres faits par GabrielleViszs

Extraits de livres par GabrielleViszs

Commentaires de livres appréciés par GabrielleViszs

Extraits de livres appréciés par GabrielleViszs

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 22-06
Lorsque Stéphane m'a proposé de lire son nouveau bébé, comment refuser ? Un thriller avec un peu de sentiments, une Gabrielle qui fouine et une très belle couverture ! Je ne pouvais pas ne pas le lire. J'ai mis le temps, je l'avoue, mais je suis ravie de ma lecture ! Je remercie tout de suite Stéphane Soutoul ainsi que les éditions Pygmalion pour m'avoir fait parvenir ce livre, dédicacé de surcroit !

Journaliste dans le genre fouine (d'où son surnom la fouineuse) Gabrielle qui a coupé les ponts avec sa famille, apprends que sa petite soeur est morte. Passons le fait qu'il s'agit du père qui vient la prévenir, 5 jours après les funérailles... Bref, tout cela pour lui dire qu'elle ne doit pas rechercher la cause de son décès. La police ayant conclus à un suicide... Bien que Gabrielle et Laura ne se voyaient plus, quelques échanges subsistaient malgré tout et elle ne croit pas en cette histoire. Laura était de plus, fiancé à Stanislas Beaumiracle, un homme qui a déjà perdu tragiquement ses fiancées d'avant soit par accident, soit par suicide. Forcément, cela va titiller notre journaliste et la mettre dans une position délicate. Changeant d'identité, elle va entrer au service de Stanislas afin de découvrir ce qui s'est réellement passé. Mais la présence de Mathis, le frère cadet de Stanislas va lui compliquer la tâche. Il semble qu'il la surveille sans vraiment savoir pourquoi.

Lorsque quelqu'un me dit de ne pas faire quelque chose, forcément, je fais le contraire, ma nature me le dicte. Je suis tout à fait d'accord avec Gabrielle sur sa position. Elle veut découvrir ce qui s'est passé. Ce fiancé de malheur, qui a le surnom de "séducteur maudit" est volage. Il semble cacher des choses. Un passé peut-être ? Une noirceur qui remonte à la surface ? Difficile de savoir. L'enquête est approfondie. Les dangers guettent Gabie lorsqu'elle commence à poser trop de questions. sa présence ne semble pas être appréciée de tous.

L'auteur tire les ficelles dans un sens puis dans l'autre. Le monde dans lequel vit les Beaumiracle est bien différent du domaine du commun des mortels. Stanislas est photographe de mode, aimant s'entourer de jolies choses/femmes, d'ailleurs son assistante doit être une femme ! Quant à Mathis, il s'occupe du journal de leurs parents, décédés tous les deux dans un tragique accident de voiture. Un récit qui tient en haleine, même si je voyais déjà qui était derrière tout cela, non pas du départ, mais très rapidement. L'histoire est bien ficelée, une recherche de preuves qui se fait tranquillement. Lorsque Gabie arrive enfin à découvrir ce qui s'est réellement passé, elle a vécu des mois au château. Plus nous avançons dans le récit et plus nous faisons des découvertes, sur leur famille. Celle de Gabie est plus succincte, on l'effleure du doigt, mais en même temps pas sûre d'avoir envie de connaître ses parents plus que cela.

Les personnages sont peu nombreux, il y a donc Stanislas le fiancé maudit, Mathis le taciturne caractériel qui ne sait que travailler, Olivia leur cousine psy, Louisa leur tatie Lou, Hillyana le modèle russe, Philibert le croque-mort (pardon le majordome de la famille Adams). Entre les deux frères c'est presque une guerre ouverte. Le plus âgé, Stanislas donc, est le plus frivole, dépensant sans compter l'argent par les fenêtres. Mais il a un certain talent et surtout se cache derrière ce masque pour oublier sa souffrance. Il suffirait un peu plus de plomb dans la tête pour que cela cesse. Quant à Mathis, il doit gérer seul le journal familial. Il déteste ce que son frère fait et veut à tout prix mettre sa famille à l'abri. Louisa est adorable et Olivia Charmante pour une psy. J'ai beaucoup aimé la relation qui existe entre Hillyana et Gabrielle. Toutes deux sont différentes fondamentalement, mais elles aspirent à être honnête.

Lorsque Mathis et Gabrielle se rencontrent c'est le clash assuré. Elle ne se laisse pas faire, n'a pas sa langue dans sa poche, bref je l'adore ! Lui a tellement fermé de portes, mis une carapace autour de sa personne qu'il suspecte tout le monde et a fait le vide autour de lui. Leur passé leur a forgé un caractère trempé et cela change pour Mathis de se voir refouler comme le dernier des goujats. Ce qu'il est par moment, c'est certain. J'ai beaucoup aimé leur joute verbale piquante et la façon dont elle réussit à le déstabiliser !

Le monde de la mode est impitoyable, nous le voyons lorsque les mannequins se traitent et mettent de côté une qui serait mise en avant. La beauté des corps ne fait pas tout. Surtout lorsque la plupart des scènes s'inscrivent au château des Beaumiracle. Le domaine est décrit admirablement, j'ai eu l'impression de marcher aux côtés de Gabrielle lorsqu'elle partait en vadrouille. Elle ne manque pas de courage, ni de ténacité. Même lorsqu'elle est en danger, elle ne s'arrête pas. Seule la mort le pourrait et encore, je n'en suis pas si sûre !

En conclusion, une intrigue qui a beaucoup de suspense, de frissons, de douceur également. Des secrets enfouis qu'ils auraient mieux valus résoudre bien avant. Des personnages forts, mais qui montre également leur fragilité par moment. Ils ne peuvent pas toujours être au summum de leur capacité. Un château qui a des murs bien solides, bien épais pour cacher le ou les coupables. Un bon suspense, de belles découvertes, une écriture/décortication psychologique des personnages que j'aime beaucoup. Pas besoin de policier pour écrire une bonne enquête ! Un soupçon de romance qui est vraiment concentrée et pas mis en avant. Ce n'est pas passé loin du coup de coeur, juste que j'ai été à moitié surprise par qui est derrière. A moitié car j'avais trouvé la moitié justement des responsabilités mises en causes.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/seduction-maudite-stephane-soutoul-a130548082
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Je tiens à remercier Sonia Alain pour avoir lu cette nouvelle aventure. A savoir qu'il s'agit d'une réédition du "Le masque du gerfaut". Lorsque j'ai reçu le livre, il a le format d'un semi poche chez nous. Un format que j'aime bien, car il peut aller dans n'importe quel sac. Sauf que celui-ci n'a pas eu le temps de voir un sac en fait vu la façon dont j'ai eu du mal à le lâcher.

XIVème siècle. Un homme, le seigneur de Vallière, perd au jeu sa cadette... (un niark niark niark sonore de ma bouche a traversé le silence de la pièce où j'écris...) Un contrat nommé "futura" est effectué avec le seigneur de Knox, tandis qu'il s'en mord les doigts. Il rentre chez lui, mais n'y arrivera jamais. Lui et ses chevaliers vont avoir un tragique destin à cause d'un lac gelé. Dix ans plus tard, le fils de de Knox vient sur les terres des Vallière afin de récupérer sa promise. Bien entendu, comme le père de la jeune femme Anne est décédé avant de revenir, personne n'est au courant. Le frère de Anne, devenu seigneur par la force des choses, le renvoi sans sommation. Mais c'est sans compter sur le caractère têtu et arrogant de Joffrey de Knox. Ce dernier va forcer l'entrée en devenant un chevalier pour le tournoi. Et la suite ne va pas plaire ni à la mère de Anne ni à cette dernière.

Bien, remettons-nous à cette époque, car bien entendu de la notre, nous ne perdons plus les personnes au jeu... quoique... Bref, le cher père Vallière a fait une grosse bêtise et ne peut pas la rattraper. Forcément, lorsque l'on décède, c'est difficile de trouver une solution. Le contrat signé ne peut donc plus être modifié. Afin de garder leurs terres, la protection, de s'étendre, d'avoir plus de pouvoir, de puissance, d'armée... tous les prétextes étaient bon à ce siècle pour faire des mariages arrangés, même dès la naissance de l'enfant. Le contexte de l'histoire est sans conteste recherché et travaillé. Sonia décrit en dehors de son histoire entre les personnages principaux, la guerre entre le roi de France et celui d'Angleterre. Chacun d'entre eux a forcément des alliés dans un pays ou dans l'autre. Il s'avère que Joffrey de Knox est un guerrier froid, cruel, sans âme et dépose son armée pour combattre le roi de France alors qu'il devrait être dans son camp. Il y a tout un processus autour de Anne et de Joffrey, qui les amène à nous dévoiler ce qu'ils sont réellement. Le fait de croire en Dieu, d'être pour l'un ou l'autre royaume. Il y a des enjeux bien plus puissants que le choc du mariage entre Anne Vallière et Joffrey de Knox. Il y a bien plus dangereux que le couteau qu'elle peut cacher sous son oreiller. Trahison, espionnage, cruauté, tout est permis tant que l'un ou l'autre des roi est capable de gagner, avec ou sans le consentement de l'église.

Anne est une jeune femme douce, belle, avec un sacré caractère. Lorsqu'elle va apprendre ce que son père a fait, elle va n'a&voir qu'une seule idée en tête : fuir cet homme arrogant qui menace sa famille si elle ne se trouve pas en sa possession. Car il s'agit bien de cela ! Lorsque Joffrey la voit, au lieu de l'échanger contre des terres, il la veut ! Elle est belle, a des formes où il faut et surtout c'est un désir incontrôlable qui le tient. Le début entre les deux est chaotique (en fait tout le livre est ainsi, mais il faut bien commencer par le début). Elle préfère devenir une religieuse et ainsi sauver son honneur et celle de sa famille, plutôt que de devenir la dame de Knox. Malheureusement, Joffrey et ses hommes vont réussir à la récupérer juste à temps. Le mariage célébré juste après un homicide dans l'église (après sa fuite) et un viol juste après le mariage sur le sol même de ladite église... limite devant le prêtre... Cela va forcément les amener à des terrains glissants : la haine, la peur sera le lot quotidien de Anne. Cette dernière a beau être forte, et même ne pas avoir sa langue dans sa poche, elle ne supporte pas qu'il s'approche d'elle. En même temps, quelle femme le laisserait faire après avoir subit un tel affront/outrage/honte/déshonneur ?

Ce n'est pas parce qu'il est guerrier avec une réputation de... bref avec une réputation de tueur sans merci, qu'il doit se comporter comme un rustre auprès de sa femme... Un voyage pour rentrer chez lui qui ne se fera pas sans heurt et une arrivée dans son domaine qui ne passera pas inaperçue.

Anne évolue au fil du temps. D'enjouée, gaie, elle devient triste, morose, perdue, affolée, apeurée pour enfin reprendre du poil de la bête. Même si le château est différent de ce qu'elle croyait, cela ne suffit pas. Joffrey est tout sauf ce qu'elle aurait aimé comme époux. Il est violent, a de mauvaises manières, comme ses hommes par ailleurs surtout en plein repas et prend ce qu'il veut quand il veut sans rien demander. J'avoue avoir adoré le détester, car la question que je me posais, c'était comment Sonia allait bien pouvoir nous le faire apprécier à un moment ou à un autre ? Cela vient, avec le temps, avec les explications de Berthe ou du chevalier de Dumain. C'est un travail de longue haleine pour un homme tel que Joffrey de se rendre compte de ce qu'il est devenu, à cause de qui, de quoi. Et de pouvoir faire un chemin inverse. Les ténèbres l'ont pris, mais il y a toujours cet espoir de revenir à de meilleures aspirations.

Une intrigue passionnante. Des personnages durs. Des caractères de feu. C'est la manière d'être de Anne qui va perturber Joffrey. Et ça, j'ai adoré le voir se poser des questions, essayer de modifier son comportement en fonction de ce qu'il prend. Elle est capable de lui tenir tête et plusieurs fois elle serait morte si elle avait été un homme lui parlant comme elle le fait ! Au moins elle fissure ce foutu masque qu'il garde depuis bien trop longtemps. Il ne deviendra jamais un gentilhomme, mais il découvre qu'il n'y a pas que la force et la violence qui fait sa vie.

Berthe, le chevalier de Dumain sont des personnages important, tout comme Jean le frère de Anne. Ils feront ce qu'il faut pour qu'elle puisse s'en sortir. Quitte à s'attirer les foudres du de Knox. Grace à eux, Anne va avoir une condition de vie un peu plus souple, en comparaison des autres.

J'ai beaucoup aimé de voir que l'église porte un sacré fardeau, que les hommes sont toujours égaux. Ce n'est pas parce qu'il porte une soutane ou une cuirasse qu'ils sont meilleurs que les autres. Chacun porte un masque de bienséance devant le monde, mais par derrière c'est souvent bien pire. Le paraître est important, il fallait savoir se montrer, se mettre en valeur pour être au-dessus des autres. J'avoue que j'ai eu des envies de meurtres, envers Joffrey, assurément, mais surtout envers l'auteur ! Non mais jouer avec les battements de mon cœur ainsi (eh oui, j'en ai un quand même) j'ai bien cru que j'allais pleurer.

En conclusion, un historique qui est complet : complots pour savoir quel roi va réussir à débouter l'autre, trahisons sous toutes ses formes, une période où tout n'était pas facile et s'acclimater n'était pas évident. Une "romance" qui se lie à l'historique. Les faits et gestes sont comme je l'imaginais pour ce siècle. Un travail toujours aussi recherché par l'auteur.Une écriture qui est si fluide que le livre était terminé bien trop vite. Un beau mélange d'actions, de suspense, de violence et d'émotions. En bref, un magnifique premier tome qui me donne encore plus envie de découvrir la suite !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/la-dame-de-knox-tome-1-le-masque-sonia-alain-a130530040
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Je tiens à remercier Archibald Ploom pour m'avoir fait découvrir sa plume. La couverture m'intriguait, prétendant à un voyage. Elle est douce autant au toucher que pour le regard qui se pose dessus. Je dois avouer que le titre également m'a convaincu de l'avoir entre les mains.

Karen, 17 ans ne vit pas forcément comme elle aimerait. Vivant seule avec sa mère qui ne vit qu'au travers de ses cachets d'anti-dépression, elle cherche sa voie. La musique est sa passion. grâce à elle, Karen s'enveloppe d'une bulle protectrice lorsqu'elle joue au piano. Un nouveau apparaît dans son champs de vision, un certain Tom, anglais de surcroit qui revient en France des suites du décès de son père. sa mère ne supportant plus d'être à Londres. Tous deux vont devoir travailler ensemble car il a besoin de cela pour obtenir son bac de français. Une demande expresse de leur proviseur qui sera accepté, bien entendu. Qui peut lui dire non ?

Une histoire qui est écrite sous la vision de la jeune femme. Nous la voyons évoluer dans son cercle. Elle vit dans un presbytère avec sa mère qui arrive à joindre les deux bouts difficilement. Mais cette dernière veut une vie meilleure pour sa fille et veux absolument qu'elle ait une meilleure situation que la sienne. Tous les parents devraient agir ainsi. Mais nous savons bien que certains pensent vouloir le bonheur de leurs enfants en les obligeant à faire des choix. Ce qui arrivera à l'une des amies de Karen. Mais la force de l'une et de l'autre va les aider à traverser diverses épreuves. La perte d'un parent est toujours difficile, qu'il soit connu ou non de l'enfant.

Avant chaque chapitre, nous avons un passage d'une chanson avec les paroles bien entendu. Il ne manque plus que le son pour s'imprégner encore plus du récit. La musique est un personnage important pour l'histoire. Sans elle, pas de passions, pas de rapprochements, pas de découvertes. Elle fait partie intégrante de la plupart des personnages physiques, pour ne pas dire tous. Que ce soit les années 60/70 (1960/1970 bien entendu) ou de notre époque, elle fait bouger les corps, ouvrir les oreilles. Chacun d'entre eux a ce mode de communication. Savoir en jouer, la créer ou tout simplement l'écouter, il n'y a pas de plus beaux moments seul ou à plusieurs.

Karen semble une jeune fille sage, ne pas vouloir se faire remarquer, avoir de bonnes notes, mais filer droit, raser les murs. Pourtant il y a une part en elle qui se rebelle. Sa rencontre avec Tom va lui ouvrir de nouvelles opportunités. Un voyage en Grande-Bretagne à Londres plus précisément où elle va découvrir bien plus que l'amour. 17 ans, un âge où l'insouciance devrait être encore de ce monde. Mais où la vie montre que tout n'est pas rose. Il suffit pour la mère de Tom de devenir veuve pour que l'aigreur l'emporte. Celle de Karen est bibliothécaire. Cette passion des livres apporte un plus à sa fille et à elle-même : un savoir, une réflexion qui la fait murir plus vite.

C'est dans ces pages que nous pouvons suivre les diverses pensées et sujets de réflexions de Karen. Elle est différente de la plupart des jeunes filles de son âge. Sa situation, son intelligence un peu plus élevé que la moyenne. Elle ne cherche pas à se mettre en avant et ne veut pas non plus bloquer Tom dans ses choix. Car lui aussi devra faire un choix crucial pour sa propre vie. Sa mère ne supporte plus les grands-parents (les parents de son défunt mari) et donc a pris le large pour la France. Tom n'est pas un futur adulte plein de vie, cela n'arrive qu'une fois de retour à Londres. Cette ville le touche énormément. Les souvenirs, les amis. Il prend plaisir à montrer sa vie à Karen lors de leur voyage.

Ah l'amour, ce truc qui fait battre le cœur va prendre dans ses filets deux personnages qui n'étaient pas forcément prêts. Karen qui n'a cessé de voir sa mère se perdre dans la dépression. Elle a des idées fixes sur ce sentiment et lorsqu'elle tombe dedans, elle va l'étudier, le décortiquer, chercher à comprendre ce qui se passe en elle. Bien que certains passages soient un peu longs, l'auteur y ajoute des pointes d'humour par le biais de Mélanie. Ce personnage qui dit ce qu'elle pense sans filtre. Karen pense souvent à ce qu'elle pourrait dire si elle était présente dans telle ou telle situation. Le cynisme fait partie par moment de notre personnage principal. Sortir avec un garçon, oui, mais pas n'importe qui. Et surtout pas avec un de sa cité, ça non. Mais lorsque ce garçon arrive sans pour autant être un chevalier sur son cheval blanc, cela déclenche quelque chose.

Un livre dont je n'avais pas entendu parler avant que l'auteur me le propose. Un contemporain avec un soupçon de romance qui se lit facilement. Une logique concernant les sentiments des personnages. Ils ne sont pas arrivés là comme un cheveu sur la soupe, ils sont là parce que cela a été possible entre eux.

Petits bémols, des passages qui sont un peu lourds/longs sur certaines réflexions de Karen. L'esprit humain est un peu chaotique et cela se ressent bien, mais difficile à digérer. Le dernier quart du livre mériterait une relecture, car je n'ai pas trop compris pourquoi il restait des coquilles alors que tout le reste était très bon. Un léger soucis de mise en page pour les dialogues qui ne reviennent pas comme le texte, mais c'est peut-être ce que l'auteur voulait. J'avoue ne pas lui avoir demandé. Par contre je suis restée sur ma faim avec cette fin. J'aurais aimé en savoir un peu plus du côté de Tom par exemple.

De nombreux sujets sont évoqués : l'apprentissage à l'école, les choix lorsqu'ils seront devenus adulte, l'amour, l'amitié, la sexualité, la musique, la lecture... Une histoire où la seconde guerre mondiale prend de la place. Un passé qui se dévoile petit à petit. Un livre très complet, peut-être un peu trop pour ce qui était un contemporain. Mais je ne regrette absolument pas ma lecture, car malgré quelques points négatifs, l'auteur a un bel avenir. Il sait nous emmener dans une histoire compliquée en douceur. A découvrir !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/la-premiere-fois-que-j-ai-ete-deux-archibald-ploom-a130517710
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Me revoici avec ma chère Laeta et ses compagnons dans une nouvelle aventure, grâce aux éditions Sharon Kena, à l'auteur Stephane Tarrade et à Aurélie qui me l'a gentiment fait parvenir par voie numérique. La couverture représente parfaitement l'environnement du récit.

J'ai retrouvé avec grand plaisir Laeta, Cami, Rodar, Kurst, Ash, Nayalé, Yorg, Mixil, Azeem et bien d'autres d'ailleurs dans une nouvelle aventure. La quête de l'étoile du sable n'étant pas terminée, ils se retrouvent en terre des amazones. Une terre plus ou moins hostile si vous êtes un homme ou une femme. Ici, les esclaves ne sont pas le sexe dit faible dans les autres contrées. Un véritable parcours du combattant qui va être terrible afin de découvrir cette fameuse étoile du sable.

C'est exactement cela, un parcours du combattant qu'ils vont subir de gré ou de force. Les neuf compagnons vont devoir effectuer une quête afin d'obtenir la même chose, sans pour autant user des mêmes "charmes". Chacun d'entre eux a besoin d'en savoir plus sur lui, sur ses ancêtres, ou tout simplement pour être plus puissant ou plus riche. Peu importe ils sont réunis, soudés, ensembles, solidaires. Quoiqu'il se passe, les séparations vont les mener à se retrouver à chaque fois. L'auteur ne leur laisse aucun répit. Dès qu'ils franchissent un pas supplémentaire sur une découverte, ils sont obligés d'en faire deux en arrière.

Une quête de vérité et de savoir. Dans ce tome, il y a énormément de réflexions, sur la place de l'homme et de la femme, de celle du pouvoir, de la prise de pouvoir. Mais aussi de la cruauté. Jusqu'où une personne est capable d'aller pour obtenir ce qu'il désire ? Les monstres ne sont pas forcément ceux que l'on croit. La beauté peut être extérieure comme intérieure, elle ne fait pas tout. Il est question de Reine, de Sultanes, de prêtresses, d'homme-singes, de guerrières, d'amazones, d'esclaves, de traîtres, de princes... Beaucoup de volonté, de la bonne ou de la mauvaise, pour réussir ou faire échouer.

Le décor est admirablement bien décrit. J'ai eu l'impression de plonger au cœur du désert, puis de la forêt luxuriante de cette "jungle", jusqu'à leur retour auprès de Sacha. Les branches, les arbres, les dunes, les scorpions, la végétation, les serpents, l'océan, les champs de coquelicots hallucinogènes... Nos personnages "visitent" de nombreux lieux. Leurs yeux s'écarquillent sous la splendeur, s'horrifient sous l'horreur qu'ils peuvent découvrir. Le monde sous-marin est rempli de peuple qui sont honnêtes.

Ils ne sont pas tous ensemble à chaque instant. Le début et la fin les retrouvent, entre deux, ils ne font que tenter de trouver des solutions pour se rejoindre. Et une fois fait, ils sont dans l'obligation de faire des "groupes". Des décisions sont à prendre, des choix à faire et l'illusion comme la magie n'est pas forcément un bon recours. De nombreux personnages secondaires font leur apparition. Chacun apporte sa pierre à cet édifice. Les trahisons, les alliances, tout le monde fini par devenir suspect. En qui avoir confiance au final ?

Concernant les personnages, nous les redécouvrons sous d'autres aspects. Laeta n'arrive toujours pas à se décider sur celui ou celle qu'elle veut vraiment auprès d'elle, laissant son "esclave" en elle faire plaisir à son maître. Cami est surprenante dans son évolution. Rodar ne change pas sur sa nature profonde, mais il y a quelque chose en lui, une émotion peut-être, qui le rend plus... moins accro à Laeta. J'ai voulu trucider l'auteur pour ce qu'il fait subir à Kust, grrr, j'ai cru que j'allais arrêter de lire ce satané bouquin ! Je suis allée au bout, c'est mieux pour découvrir réellement à la toute fin qui est véritablement Laeta. Mixil, Yorg, Azeem, Nayalé sont des compagnons formidables. Le doute peut subsister, il y aura toujours un lien entre eux. Quant à Ash, je ne le voyais pas ainsi et je l'appréciais déjà dans le tome précédent, ici il reste entier et donne envie de le découvrir encore plus.

Il y a un petit bémol pour ma part. J'aime l'action, j'aime quand cela bouge pour les personnages. Qu'on en perde ou pas, j'aime la façon dont l'auteur peut les amener à se sacrifier ou non. Mon bémol, c'est la multitude de combats qu'ils peuvent subir. Je comprends au vu des différents terrains étrangers qu'ils vont parcourir, mais j'en ai trouvé un peu trop. Au moins, ils ne peuvent pas s'ennuyer.

En conclusion, un sacré périple où se mêlent sentiments, quête de pouvoir et de l'étoile. A la recherche de la vérité, de son identité. Une évolution du monde qui entoure les personnages et d'eux-mêmes remarquables. J'ai hâte de suivre Laeta et d'en savoir plus sur sa famille.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/les-royaumes-de-lune-tome-4-l-etoile-des-sables-2-l-amazone-stephane-t-a130508770
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date : 14-06
Je remercie Lilian des éditions L'ivre-book pour cette lecture, ce troisième et dernier tome de la trilogie (sans nom même si j'ai dû lui en donner une pour la ranger) de J.B. Leblanc. Une couverture qui est tout à fait ce qu'il faut, la fameuse porte qui mène à l'autre côté, posée sur un monde en ruine.

Le Vatican est en effervescence, comme toute la planète de toute manière. Après ce qui s'est passé dans le tome précédent, le monde ne sait plus à qui se vouer, à part Dieu et ses Saints. Des hordes de démons se dévoilent pour mieux donner la peur aux humains, si faibles, si fragiles, si... humains ! Le complot luciférien est en marche. Le Vatican a besoin d'aide, une fois de plus. Nathaniel va devoir se mettre à leur service contre vent et marée, mais il faudra le concours d'Elisabeth. A la fin du tome 2, tous deux ont dû disparaître, afin d'être protégé, éloignés. La police recherche toujours Nathaniel à cause de cette sordide histoire. Qui va réellement triompher dans cette ultime bataille entre le Bien et le Mal ?

L'histoire se suit et ne se ressemble pas. Les personnages s'étoffent, la crainte que le monde bascule dans un désespoir sans nom s'annonce. Qui peut encore croire que les prières vont aider l'humanité ? Une poignée, ou au contraire la majorité ? Il existe un mince espoir et chacun se rattache à cet lumière qui jaillit de nulle part. Une enquête qui ne s'arrête pas avec la découverte de qui est Kolber dans les tomes précédents. Une guerre sans merci qui se livre dans un coin reculé, mais avant cela, il faut trouver le lieu. Des éléments qui semblent éparpillés, mais l'auteur le fait exprès pour mener diverses routes afin d'arriver au même et ultime but.

Une histoire complexe dans la lutte entre le Bien et le Mal. Mais les actes perpétrés de l'un et de l'autre sont à l'opposé de ce que nous pouvons penser. Faire le mal pour obtenir le bien, est-ce vraiment la chose à faire ? Plus d'actions, plus de violence aussi. Ce livre est plus sombre et sanglant que les autres. Une grande partie psychologique est impressionnante et tenace. Elle montre jusqu'où l'homme est capable d'aller dans ce qu'il croit être. Blanc ou noir, deux opposés qui s'attirent, le Bien et le Mal sont à l'identique que ces deux valeurs. Aucun des deux ne peut exister sans l'autre et pourtant les deux camps se complaisent à guerroyer contre l'autre.

Les personnages sont encore plus tiraillés. J'ai retrouvé avec grand plaisir Nathaniel et tout ce qui fait de lui un homme sans émotions. Elisabeth et sa douceur qui se ternit à cause de ce qu'elle vit. Et puis il y a toujours Louis Marchegiani qui a tout perdu auparavant et qui va continuer. Sa vie ne vaut plus rien à ses yeux, mais avec ce qui se passe, il va prendre conscience que la réalité n'est pas forcément ce qu'il croti voir. Nous avons des petits nouveaux, tel Patrick Sullen tiré par des ficelles sombres, ou encore Charles Ravière (oui, c'était presque Charles Xavier, mais ils sont bien différents). Ravières est un esprit fort, MALin et capable de supporter la torture sous toutes ces formes.

Dès le départ, nous comprenons que ce tome va être éprouvant. Patrick qui fait partie des services généraux se retrouve en mauvaise posture. Ligoté nu devant un autel de Lucifer, il va apprendre à ses dépends que jouer avec les enfers n'est pas à la portée de tous. Une marionnette est en action. Luxure, sang, hallucination collective ? Peut-être, peut-être pas, toujours est-il qu'il est à un stade où de toute manière il ne servira plus qu'un seul maître de toute sa vie.

Lorsque nous arrivons enfin au final où cette satanée porte est située, les actions s'accélèrent dans un huit clos difficile. Nathaniel a fait un choix qui va prendre plus de vie que prévues, mais pour sauver l'humanité, il faut un homme comme lui. (froid, calculateur, agressif et tout ce qui va avec) Sauf qu'il a quelque chose qui bat dans sa poitrine. Que ce soit un début de sentiment, une once d'émotion, cet organe qui ne lui a servi à rien durant des années, va se mettre à battre lorsqu'il devra faire ce qu'il faut pour assouvir le demande du Vatican. Car ils sont toujours derrière tout cela, sans se mouiller, bien entendu !

Un peu d'humour malgré tout avec la fameuse boite à humeur de Nathaniel, pardon sa boîte de régulateurs d’humeur dans sa poche, ou la boite à gant de sa voiture...

En conclusion, un tome un peu plus léger niveau pages que les précédents, mais bien plus intense. Plus d'actions, plus de recherches. Une quête qui ne finira pas bien pour tout le monde, mais c'était à prévoir vu comment cela se passe dans les deux premiers tomes, cela aurait été plus qu'un miracle. Une réflexion à garder sur la dualité Bien/Mal. Jusqu'où l'homme peut aller pour obtenir ce qu'il désire ? Les croyances et prières sont-elles si puissantes que cela ? Un final grandiose !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/la-porte-tome-3-jb-leblanc-a130482746
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date : 12-06
Je remercie les éditions Sharon Kena pour la suite de cette série. Depuis le temps que j'attendais de découvrir ce que Mell avait bien pu inventer une fois de plus, je suis ravie ! En plus la couverture est vraiment très belle et cette couleur caractéristique rappelle bien un des personnages.

L'autorité, ou plutôt créer la peur pour maintenir les plus faibles sous sa coupe. Une ruche, une reine et de faux bourdons, des ouvriers et tout ce qui va avec, et créons du miel ! Quoi ? C'est bien comme cela que cela fonctionne non ? Il faut des ouvriers pour bosser, bosser, bosser et ainsi faire en sorte que leur ruche soit la meilleure et donc avoir le plus de pouvoir. A moins qu'il ne faille jouer aux échecs : Roi et Reine sont devenus des fous, les cavaliers fuient et les tours sont au plus bas. Et dans tout cela, il y a Noham, un personnage que nous avons connus dans les précédents tomes et qui va apprendre (en même temps que nous) qui il est réellement...

Le livre est découpé en 4 archives donc 4 personnages différents qui vont nous dévoiler ce qu'ils vivent, ce qu'ils espèrent ou non, ce en quoi ils croient. Je ne raconterais pas les 4 archives, mais j'en laisserait un petit bout, histoire de montrer que je me suis bien amusée !

« Archive 1
Code : Renegade »

Nous suivons Noham justement dans ce qu'il a "construit". Lui qui est un être qui déteste les humains, déteste être en présence de personnes, bref qu'il n'aime que sa solitude, se découvre une passion, une envie de se rapprocher d'un autre. Bien entendu cela le déroute, le met dans une position déstabilisante. Il ne comprend plus grand chose, mais au final il devient... libre, ou presque. Il croyait tellement de choses et au final, c'est devenu quelqu'un, non pas de social, on ne va pas aller jusque là hein, mais il va s'ouvrir aux autres, surtout à Calyo. Je l'ai vu pris dans ses propres filets, faire et défaire sans cesse. Il apprend qu'il a un cœur qui bat, une conscience aussi. Ah ça non, pas de conscience réelle encore, il adore parler de ceux qu'il a tué auparavant comme s'il parlait de la pluie et du beau temps. Et lorsqu'il découvre qu'il est réellement amoureux... Mouah ah ah - rire sadique - c'est trop beau pour être faux !

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Code : Le trône sans fer »

Nous suivons la reine, vraie ou fausse, le bourdon qui se prend pour le roi Altan qui nous file le cafard, les ouvriers qui n'en font pas grand chose (oups j'ai failli dire autre chose xD) Trahison, complot, mise sous pression. La folie n'est pas que lié à l'humanité, enfin disons qu'ils ne sont pas vraiment des humains. Proche de l'insecte (oui oui on revient à l'abeille) ils sont encore plus détraqués que le plus fou des humains ! La névrose devient pathologique et les idées fixes ne s'enlèvent pas si facilement des esprits. Ma-L, enlevée va subir ce qu'elle croit un enfer. au final, elle va se découvrir un don particulier qui va beaucoup l'aider. Reste à savoir si cela fonctionnera ou pas.

Et puis il y a deux autres Archives, comprenant également des dossiers. Les Archives 3, Code : Éclair de rage et les Archives 4, Code : Sournoise royauté. Avec les deux autres archives, nous avons des détails qui se coupent, des éléments qui se rassemblent pour former un puzzle. Mell s'amuse avec ses personnages, à les malmener, à les mettre dans une position instable pour leur démontrer par A + B qu'ils ne sont pas ce qu'ils sont véritablement. Les aspirations les plus profondes ressortent lorsqu'il ne faut pas. Les plans prévus ressortent et sont prêts à faire feu. J'ai adorer découvrir dans le dernier ce qui était prévu. Et dans le 3ème j'ai bien cru que j'allais étrangler l'auteur. Me faire croire des choses pour... hum bref je m'égare.

Les humains mutans ou non, les tegs, les tegiis-Imagos, les Nymphes qui font leur apparition (Yeurk ces créatures-là !)... Il existe plusieurs créatures qui ne sont pas toujours des cas... Enfin faut le chercher ou la chercher car c'est devenu une denrée rare. Chacun à ses particularités, ses besoins vitaux, ses dons particuliers. La couleur de la peau, sa capacité d'adaptation. Chacun à son propre processus d'évolution, car il s'agit aussi de cela.

En conclusion, j'ai bien ris des personnages, des situations. Nous retrouvons certains protagonistes des tomes précédents. Le côté hilarant de l'écriture passe très bien avec l'histoire, ou plutôt les histoires qui se rassemblent à un moment donné. J'avoue que j'ai hâte de découvrir la suite !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/les-tegs-tome-3-suprematie-mell-2-2-a130465506
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La couverture est magnifique, même si j'ai une préférence pour celui du tome 1. Celle-ci représente un large passage du livre en pleine oasis qui est très complet d'ailleurs.

J'avais hâte de découvrir la suite des aventures de Adélaïde après le final du premier tome. Se retrouvant seule, Aidan étant parti pour sa mission (je ne dévoile rien, le résumé l'indique) elle a du mal à se reprendre. Plus sieurs semaines sont passées et la voilà dans l’obligation de partir avec son oncle et sa tante au Nigéria. La guerre est toujours présente en Europe, mais elle s'est est également dans la majeure partie du monde. Les allemands cherchent la moindre faille pour obtenir le résultat voulu : une mainmise sur le monde. L'oncle d'Adélaïde, Henry Brand, a une mission de la plus haute importance : récupérer des données qui pourraient affaiblir l'ennemi. Mais les plans ne sont pas toujours fait pour réussir. Il faudra qu'il fasse appel à Aidan MacBain pour lui ramener sa chère nièce. Adélaïde veut absolument prendre partie dans cette guerre monstrueuse et son concours sera plus que précieux.

J'ai été soufflé par le tout. L'histoire qui démarre sur une Adélaïde qui a changé. Le départ de celui auquel elle s'était attachée la profondément modifiée. Elle se fiche de ce que les autres peuvent dire dorénavant. Plus dure, plus froide, elle peine à sourire lorsqu'ils arrivent elle et ses oncle et tante au Nigéria. Une guerre qui n'est pas montré comme quelque chose de "tout va bien, les méchants vont mourir vite, la guerre c'est quelque chose de joyeux". Au contraire, Sonia nous dépeint ce qui est la folie des hommes dans son ensemble. L'Afrique n'est que le début du voyage. Lorsqu'elle va s'engager dans une voie quasi sans issue, se retrouvant face à ses démons, Aidan MacBain Major de son équipe, elle ne sait pas ce qui l'attend jusqu'à ce qu'il lui ouvre les yeux. Une menace sous-jacente, venant du passé ressurgit. La rendre entière à son oncle est devenue une priorité. L'Afrique n'est qu'une étape, vint ensuite les pays Arabe, puis l'Egypte, et ce n'est que la moitié du chemin. Le monde est devenu fou, la guerre éclate un peu plus dans le moindre recoin, les trahisons, les complots, les combats sont incessants. Et pourtant, entre les deux qui se battent mutuellement contre leur propres sentiments, ils pensent d'abord à tous ceux qui vont peut-être mourir dans les rangs de l'armée. Un terrain difficile pour une véritable explication entre les deux personnages principaux.

Concernant ces derniers, ces personnages. Sonia n'hésite pas à les mettre dans des situations précaires, (abusives aussi hein !!!) le danger est partout ! Lorsqu'un monstre du tome 1 (oui elle l'est avait pas tous tué pfff) revient, nous suivons Adélaïde avec des frissons d'angoisse. Une course poursuite sur deux tableaux : celle de réussir à arrêter une guerre et celle d'un vengeance qui date depuis bien des années. Elle passe par bien des émotions, les montagnes russes n'ont l'air que de simple train-train pour enfant. Elle a tellement souffert, qu'elle n'attend plus rien de la vie. C'est également devenue une combattante au final, une survivante. Mais l'auteur est une véritable sadique en puissance. La jeune femme va avoir bon nombre d'épreuves qui aurait pu faire devenir fou n'importe qui. Ce n'est pas bien loin à un moment donné lorsqu'elle en apprend encore plus sur Aidan. En parlant de cet homme, je dois dire que je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il fait. La fin ne justifie pas les moyens. Ses manières ne sont pas celles d'un gentleman, mais lorsque l'on est en guerre, impossible de le rester. Les bonnes manières ? On s'en fiche, ce qu'il faut c'est du résultat.? C'est un combattant hors paire, qui arrive à être touché physiquement, donc pas un invincible. Mais je reste sur ma position et celle de Percy : Non, il n'aurait jamais dû faire cela. Je comprends parfaitement le choix d'Adélaïde à la fin du livre !

Entre les deux c'est devenu très compliqué. Au début, aucun des deux ne veut admettre qu'il a des sentiments pour l'autre. Par moment j'ai eu envie de mettre des baffles à l'un comme à l'autre. Mais au final je comprends parfaitement le fait qu'ils veulent se préserver. Il y a tellement d'horreur dans ce monde que vivre une idylle n'est pas possible, surtout lorsque l'on est traqué ! Ils se cherchent mutuellement, à tour de rôle sans pour autant dire ce qu'il pense. Mais à un moment donné, il va y avoir un déclencheur. Trop tard, trop tôt, peu importe l'un des deux
Il y a des personnages secondaires qui sont vraiment impressionnants de réalisme. Esther, la tante d'Adélaïde est un soutien infaillible autant pour elle que pour son époux. Ce dernier est un véritable père pour la jeune femme. Le couple est admirable dans tout ce qu'ils entreprennent et sait écouter. J'ai eu mal au cœur pour ce qui va leur arriver. Les trahisons viennent forcément de gens qu'on ne croirait pas. Il y a ces peuples qui vivent en Afrique et qui n'ont rien, mais qui se contente du peu. La barrière de la langue n'est pas un problème lorsque c'est le cœur qui parle. Et puis il y a Percy que nous retrouvons, pour mon plaisir. Il est important même s'il fait partie des secondaires. C'est un pilier sur qui les autres peuvent se reposer.

Des personnages intenses, des situations travaillées, une histoire qui ne s'arrête pas. J'avais adoré le premier tome, j'ai aimé encore plus ce second tome. L'Afrique n'est pas un pays auquel nous pensons lorsque nous parlons de la première guerre mondiale. C'est rare, mais c'est très instructif de voir comment les autres pays voient ce qui se passait en Europe. Et au final, qui se passait dans leur propre pays, ou terre proche.

La romance et l'histoire se partage le récit. Un coup nous avons la romance en premier plan, la fois d'après elle passe au second plan. Plus de sexe dans ce livre, mais les personnages ont évolués. Ils vivent dans des communautés plus ouvertes à l'intimité, moins contraintes des "bonnes manières de la société". Le paraître est vraiment une plaie. Beaucoup d'actions, de scènes psychologiques qui mettent à mal les nerfs et les esprits des personnages. Sonia a une plume magique qui m'envoute à chaque fois.

En conclusion, un second tome encore meilleur. Beaucoup de tout, pour faire simple (actions, drame, histoire, historique, romance, sexe, trahison, combats, vengeance, survit, tristesse, découverte et j'en passe encore pour faire plus compliqué) Une fin qui ne peut pas s'arrêter ainsi, comme tout le livre qui a été sadisme sur sadisme. Des us et coutumes peu dévoilés ailleurs que j'ai découvert ici et que j'ai aimé. Vivement le troisième tome !

PS : je suis sure et certaine que j'en ai oublié, mais sincèrement, le principal est là !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/d-amour-et-de-haine-tome-2-la-trahison-sonia-alain-a130456004
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Je remercie NetGalley ainsi que la maison d'édition Harlequin pour m'avoir fait lire en avant-première ce livre. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu une histoire de Maya Banks et j'avoue que j'avais quelques appréhensions lorsque j'ai vu érotique, mais le résumé laissait supposer une histoire derrière tout cela.

Melissa Cadwell, ou plutôt Eliza Cummings reçoit un appel déroutant. Celui qui a été mis en prison grâce ou par sa faute, va sortir plus tôt que prévu. La perpétuité est passé à dix années, ce qui signifie pour elle, que ce monstre va sortir dans quelques jours à peine. Elle va tout faire pour qu'il ne recommence plus ses crimes. Mais pur cela, elle va devoir disparaître. Ce qui est difficile lorsque l'on est dans une équipe de sécurité. Le mot vacances n'existe pas dans son vocabulaire et pourtant, elle va le sortir afin d'en terminer avec cette histoire vieille de 10 ans. Mais son coéquipier n'est pas fou. Il va charger Wade Sterling de la surveiller. Jusqu'où cela ira réellement pour eux tous ?

Côté histoire, j'ai adoré cette "enquête". Un passé douloureux qui n'a plus envie d'être présent, mais le coup de fil va raviver une méchante mémoire. Un homme sombre qui n'hésite pas à jouer du mental pour satisfaire ses désirs et c'est très facile sur une adolescente de 15 ans. Mais Thomas Harrington n'a pas dit son dernier mot. C'est un cérébral qui arrive à retourner un cerveau et faire croire tout ce qu'il veut : un amour infini, une trahison, peu importe il est capable de tout, même du pire. Une véritable chasse à l'homme est en marche. Eliza sait où et quand il va sortir de cette prison. Elle sera présente. Mais entre cet homme du passé qui veut quelque chose d'elle (vengeance ? amour?) et celui du présent qui la désire tout autant qu'il ne la comprend pas, la jeune femme va devenir vite dingue.

Eliza n'est pas une femme à abattre. Avant d'entrer dans le vif du sujet, elle démontre de grandes capacités. Il faut dire que pour avoir réussi à entrer dans une agence de sécurité où il n'y a que des hommes (et non elle ne se les tape pas !) c'est que c'est une dure à cuire. Nous en apprenons beaucoup sur sa carapace, ses pensées, ses actes, le fait qu'elle a vécu un enlèvement difficile (tortures et autre sévices) Elle n'a pas froid aux yeux. Elle sait se défendre, combattre, un moral d'acier. Jusqu'à ce qu'elle ait ce coup de fil. On en revient au même, cette saloperie de téléphone qui apporte de si... mauvaises nouvelles. Son caractère change, elle n'a pas peur pour elle, mais pour ceux qui l'entoure. En parlant de son caractère, elle qui ne se plaignait jamais, qui était toujours forte, nous nous retrouvons face à une femme démunie, qui pleure sans cesse et qui ne sait pas comment faire pour parler ou ne pas parler. Le bémol par ici, c'est que dès qu'elle lâche les vannes, cela devient lourd. Elle pleure souvent, semble encore plus fragile qu'elle ne l'était avant et ne cesse de penser, ruminer.

Elle a de véritables amis, comme Gracie ou Elliot. Même Wade qui semble ne pas être apprécié en est un à sa façon, surtout lorsque l'on apprend ce qu'il a fait pour lui sauver la vie. Le boulot c'est le boulot, mais entre eux tous c'est une véritable famille soudée. Lorsque l'un d'entre eux est dans la panade, tous rapplique. C'est pour cela qu'elle ne veut pas les mettre dans cette affaire. Sauf qu'ils ne sont pas tous si fou, surtout Elliot. Wade est un personnage important pour l'histoire. On le découvre un peu plus à chacune de ses apparitions dans le livre. Et j'ai apprécié ce que j'ai découvert sur lui.

Un passage érotique qui reste sensuel, délicat et qui montre l'importance de l'attachement des personnages concerné. Un beau moment de lecture, je dois l'admettre. Et un final sympathique qui était prévu.

Un second bémol, beaucoup de répétitions comme le fait que Eliza tourne en rond durant une bonne partie du livre. Elle veut débarrasser son ennemi sans mettre les autres en danger et ne cesse de le rabâcher. Je dois avouer qu'une fois qu'elle le dit, le répète une fois de plus et encore une fois, cela suffirait royalement, mais non, cela continue. Il n'y a pas que cette répétition d'ailleurs, je pense au fait d'une balle prise à la place d'une autre personne, etc, etc.

En conclusion, une histoire que j'ai apprécié. Un côté romance psychologique intense, une aventure qui est prenante. Dommage pour les répétitions, car cela était un peu trop lourd par moment.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/crush-maya-banks-a130433226
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date : 08-06
Comme je le dis souvent (en sous-entendu par moment mais pas toujours) un recueil, ce n'est jamais facile à noter, car il y a plusieurs auteurs et donc plusieurs manières d'écrire et de voir certaines choses. Je ne dirais pas qu'il y a du mauvais dans celui-ci, par contre il y a de très bon à mes yeux et d'autres un peu moins.

Au début, lorsque j'ai vu la couverture au travers de l'écran, j'ai longuement hésité. Elle ne me tentait pas plus que cela. Mais la voir en vrai, c'est mieux, bien mieux. Et une fois la lecture terminée, je comprends parfaitement pourquoi elle est ainsi.

16 nouvelles qui ont pour thème le 14 février, la saint valentin. Ce jour qui peut être vu comme merveilleux par certains, horrible par d'autre. Une date comme une autre pour ma part, mais j'aime bien voir ce que les autres en pense.

Je vais déjà parler de mes préférées. Et pour commencer avec les deux premières que je ne peux pas partager car elles sont différentes, mais elles m'ont apporté quelque chose que je vais vous expliquer. Il s'agit de "Cactus, Ecstasy et Coeur à Rides" de TynhmaR et "Le trouble d'Isabelle" de Maude Perrier. La première "Cactus, Ecstasy et Coeur à Rides" est un mélange détonnant d'humour sous toutes ses formes. Ironie, sarcasme, ange et moto. Le bébé joufflu est bien repris, même s'il n'y a plus de bébé dans le secteur ! La rédemption, la chance de faire quelque chose de bien, de tenter de sauver quelqu'un est plus compliqué qu'il n'y paraît, mais merci pour ces instants de lecture, que j'ai adoré ! Je n'ai cessé de rire et de me demander ce qui allait bien pouvoir se terminer à la fin. Concernant la seconde, "Le trouble d'Isabelle", cela a été tout le contraire. J'ai pleuré. Deux fois. Oui 2 fois. Et pleurer dans un livre est rare, mais pour une nouvelle c'est encore plus que rare, pour moi. Cette jeune femme n'a pas un métier facile, mais elle trouve le bonheur. C'est quelque chose d’éphémère qu'il faut savoir prendre à bras le corps. très belle morale et surtout la prochaine fois, merci d'envoyer des mouchoirs avec !

En seconde position, j'appelle à la barre "Happy Valentine's Show" de Frédérique Hespel. C'est une nouvelle fraîche avec un réalisme à tout épreuve. Un soupçon de "sex and the city" combinée à notre époque pleine de... Difficile de ne pas spoiler l'histoire, donc je n'en dirais pas plus. Juste que j'ai beaucoup aimé l'amitié, l'attente de Lisa avec les enveloppes, la rencontre et le final. Et la pêche des personnages secondaires !

Vint ensuite la position 3 avec "la neuvième lune" de Mélodie Miranville. Une soirée prévue, oui une de plus, mais quelle soirée. elle débute si bien, la rencontre avec la famille. Déjà, cela met la puce à l'oreille car qui emmènerait sa "copine" pour une soirée dite romantique à souhait ? Bref, une soirée qui ne va pas être du tout du gout de notre chère Scarlett. Merci pour ces bons moments ! (Oui, je suis toujours autant sadique dans l'âme pour aimer ce type de lecture)

En position 4, "Noa et Jennie" de Lola T..Une nouvelle qui est très réaliste sur deux personnages qui pourrait être n'importe qui. Nous pouvons nous identifier à ce couple. Ils vont vivre des heures de bonheur, d'épreuves également. Comme dans tout couple, des envies, des attentes, de l'espoir aussi font partie intégrante de leur histoire. Une belle histoire émouvante.

En 5ème position, je noterai "La disparition" de Camille Ripoull. Raphaël est amoureux, réellement, pour la première fois de sa vie. Cela fait peu de temps qu'ils sont ensemble, mais il veut tout de même préparer une belle soirée pour son amoureuse Marion. Cela va devenir une soirée magique ! J'ai beaucoup aimé suivre leurs... aventures en terrain inconnu.

Concernant les autres nouvelles, j'ai eu personnellement du mal à avoir une émotion aussi forte qu'avec les six précédentes. Un peu glauque, un peu particulière, un peu étrange. J'aime bien que tout ne soit pas rose, que tout finisse mal, pourtant je n'ai pas accroché avec ces autres. C'est un recueil, donc il vaut mieux ne pas lire toutes les histoires les unes après les autres, mais entre deux autres livres. Ce que j'ai fait. Ces histoires ont, pour la plupart de l'originalité. Pour d'autres il s'agit de réalité qui fait froid dans le dos.

En conclusion, différents genres/thèmes sont à l'honneur dans ce recueil : fantastique, contemporain, érotique, romantique, horrifique, tout en légèreté, pas de gore ou de cru à outrance. Je n'ai pas apprécié toutes les histoires, mais il y en a tellement que ce livre peut plaire à tout le monde.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/une-saint-valentin-d-enfer-collectifs-d-auteurs-anyway-a130417802
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Je remercie Lucidaëlle de nouveau pour la lecture de ce second livre des éditions Terre de Lumière. J'avoue que je préfère la couverture du premier tome de Kaya Dove à celle-ci, mais après les gouts et les couleurs...

Dans ce livre, il ne s'agit pas d'un récit à proprement parler, mais plutôt un ensemble de textes qui définit les superhéros et la façon dont ils sont "construit". Découpé en plusieurs chapitres, nous pouvons le lire dans le sens qui nous intéresse ou nous plaît.

1 - L'héroïsme : divertissement ou mythologie pour notre temps ?
2 - Du mythe Antique au mythe Postmoderne
3 - Qu'est-ce que l'héroïsme ?
4 - Douze étapes pour conquérir sa destinée.
5 - Les superhéros
6 - Vivre avec son modèle
7 - Les univers héroïques
8 - Les superpouvoirs
9 - L'héroïsme et la jeunesse
Epilogue pratique
Kaya Team Universe
et les autres chapitres sur la présentation des auteurs, la bibliographie et les contacts.

Dans chacun des chapitres il y a des définitions, des explications, le point de vue de l'auteur. Nous pouvons passer d'un besoin d'héroïsme de la télévision ou du cinéma à ceux de la Grèce antique. De nombreuses définitions telles que "qu'est-ce que l'évolution spirituelle" qui ne m'ont pas vraiment attirée plus que cela, et d'autres plus "intéressantes" pour moi comme "comment se sauver soi-même". Le chapitre sur les super-pouvoirs m'ont bien amusé. Lire comment l'auteur voit Batman et compagnie. Mettre le courage de côté pour déterminer ce qui fait qu'on a un super-pouvoir. Certaines précisions captent le lecteur d'autre un peu moins, mais c'est le lot de tout livre de ce type qui fait plus penser à une encyclopédie très complète avec les avis et les idées des auteurs.

Par ailleurs, nous avons des quatrains écrits à chaque chapitre par Céline Lassalle que nous retrouvons dans l'épilogue pratique les uns à la suite des autres. Ils parlent de clairvoyance, de téléportation, de supers pouvoirs... Tout ce qui attrait au paranormal. Par la suite, dans ce même épilogue pratique, nous pouvons retrouver des questions et de la place pour répondre directement sur le livre, telle la question suivante " quels sont vos ennemis ? "

En conclusion, un livre complet sur les histoires des super-héros vu par Pierre Lassalle essentiellement. Une vision assez particulière qui ne m'a pas vraiment emporté dans ces écrits, mais qui reste intéressante à découvrir.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/le-sentier-des-superheros-pierre-lassalle-a130393914
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date : 05-06
Je remercie Loly P-K pour m'avoir proposé de lire son histoire, enfin son livre, pas ce qu'elle a vécu. Le résumé était tentant, intriguant, sombre aussi. La couverture montre une jeune femme pensive, peut-être déprimé, peut-être tout simplement en train de chercher une solution, ou bien encore de rêver. C'est ce que nous propose la lecture de ce récit.

Louise a un appartement moyennant des contreparties en nature lorsque le financier est au plus bas. Ayant fuis son domicile, elle vit dans la rue depuis des années. La prostitution, le froid, la drogue, le manque, elle cherche un moyen à s'en sortir. Soann vit également dans la rue. Sans elle, Louise aurait pu finir encore plus mal qu'elle ne l'est. Mais Soann est malade et sa vie ne tiens plus qu'à quelques jours, peut-être des heures. La promesse tirée à Louise d'être là au dernier moment, l'amitié entre ces deux femmes est si forte que c'est une logique pour Louise d'être là. Mais la rencontre avec Marc va modifier ce qu'elle est. Et si c'était lui qui allait l'aider dans tous les sens du terme ?

Une belle histoire, dure, réaliste sur la vie dans la rue, triste, avec une touche d'espoir. Les mots défilent. L'auteur nous fait entrer dans un monde qui gêne, qui déplaît et que nous côtoyons tous de près ou de loin. Qui a déjà eu un regard de pitié, de tristesse, de méfiance, de médisance, voire pas de regard du tout pour ceux qui vivent dans la rue ? Je ne reviendrais pas sur ce la façon dont nous traitons ou non les autres, qu'ils soient avec un toit ou non. L'auteur insiste sur certains points pour mieux effleurer en surface d'autres.

Louise a fait un choix, ce choix de se retrouver dans la rue plutôt qua dans sa famille. Pour des raisons diverses qui sont expliquées au fur et à mesure du récit. Le mensonge fait partie de sa vie. Elle a touché à tout afin de survivre. La peur la tenaille souvent, l'angoisse de ne pas s'en sortir également et pourtant elle a un rêve. Un espoir. Elle a quelque chose en elle qui défie quiconque de l'emmener dans la noirceur de la vie. D'un côté il y a Soann qui est très malade. Une jeune femme qui a un vécu tragique également et qui a pourtant une famille quelque part. toutes les deux se sont soutenues et continuent jusqu'à la fin. Lorsque Marc débarque dans la vie de Louise, dans celle de sa famille, il se passe quelque chose d'indéfinissable. En un regard il peut s'en passer des choses, des sentiments.

Nous passons par plusieurs émotions. Ce besoin que Louise a de tenir sa promesse pour sa meilleure amie, le fait qu'elle voit ses parents une fois par an pour la bonne société... Les choix qu'elle fait pour être ce qu'elle veut, même si elle n'en a pas les moyens. Son espoir fait autant plaisir à voir que mal. Qui peut dans sa situation en avoir encore ? Est-ce que cela suffira pour la maintenir en vie ? L'auteur nous montre les squats sans s'y attarder, mais donne juste les moyens de voir ce qui peut s'y passer. Nous découvrons de véritable pourriture en matière d'êtres humains et d'autres qui sont véritablement des anges. Mais cela, je l'avais déjà appris. Le relire n'est que le remettre en mémoire, histoire de ne pas oublier.

En conclusion, un récit qui est poignant, réaliste et qui montre qu'avoir de l'espoir est la meilleure chose à avoir. Car on ne sait pas si nos futurs choix seront les meilleurs.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/rencontre-a-contre-sens-loly-p-k-a130391922
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date : 03-06
Arnie est un psychopathe (ce n'est pas moi qui le dis, mais le résumé, mais je confirme bien !) Il revient après pas mal de temps dans la petite ville de Ithaca. Il revient en héros, après ce qui s'est passé. Mais, car il y a un mais, ce n'est pas lui le héros. Juste des amis a lui qui l'on mis dans cette position afin qu'il ait une chance de changer de comportement. Mais bien entendu, cela ne va pas se passer comme tous le désirent. Sinon cela ne serait pas drôle.

Je dois dire que cette épreuve a été lu d'une traite. L'histoire est découpée en deux parties : "du sang sur la neige" et "le jour du saigneur". Deux parties distinctes dans le sens où les personnages vont penser à prendre en main leurs vie dans la seconde. Alors qu'ils subissent dans la première. L'auteur donne le ton en implantant des idées reçues dans le cerveau des personnages et le notre aussi. Chaque chapitre débute avec un nouvel avis, un nouveau personnage. Tous vont y passer, enfin les plus importants pour l'histoire. Fox, Cliff, Mia, Craig, Arnie, Bernie, Virgil, Miss Moore, Erin, Mr Dullin. J'ai adoré suivre l'histoire avec le regard de l'un et de l'autre.

Les personnages évoluent vite. Ils ont beau être des adolescents, des presque adultes, ils vont vivre une aventure terrible. Chacun va devoir apprendre que la vie est précieuse. Lorsque les meurtres commencent à tomber les uns après les autres dans leur petite ville, ils ont des soupçons, qui vont s'avérer véritables. Mais comment il fait ? L'auteur a su jouer avec ses protagonistes et les mots pour nous faire tourner en bourrique. La façon dont ils vont vers les uns et les autres, le caractère de chacun y est pour beaucoup dans ce récit.

Arnie est LE malade de référence. Enfin le "nous" montre qu'il n'est pas tout seul dans sa tête. Il est particulier, pas parce que c'est le meurtrier que ces amis connaissent, mais plutôt parce qu'il est très intelligent et met cette intelligence au profit du mal. Il se pense investi d'une mission : éradiquer le mal sur terre... Oui, il y croit dur comme fer. J'arrive à comprendre ce que ressente les autres personnages dans chacune des situations qu'ils vont éprouver.

Beaucoup d'émotions, de sentiments telle la peur, l'effroi, la hantise, puis vint le courage. Un petit plus pour Erin, cette lycéenne qui s'amuse avec youtube et qui pense pouvoir faire fortune avec ? Qui sait, peut-être que cela sera le cas !

Rebondissements et une surprise de taille que je n'ai pas vu venir. Pourtant je me suis posée un certain nombre de questions pour au final me dire que je me suis bien fait avoir ! Du sang, du sang et... la mort ! (reprise de Zootopie) Il y en a, ce n'est pas gore du tout, juste quelques mots, quelques images et le tour est joué. Différents moyens pour tuer sont mis à l'honneur, tel le poison pour le tout premier (c'est dans le prologue) et le reste.. à découvrir ! Par contre la fin était prévisible, dommage, j'aurai aimé un peu plus de surprise de ce côté.

En conclusion, j'ai adoré le ton sarcastique de la plupart des scènes. La façon dont les événements tournent autour d'eux, tous autant qu'ils sont. Arnie qui découvre des points qu'il n'aurait jamais pu découvrir, à moins d'être un psychopathe. L'intrigue est plutôt bien ficelé et une surprise qui va asseoir pas mal de lecteurs.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/mon-ennemi-arnie-jeremy-behm-a130380884
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Le résumé donne pas mal de détails : une super-héroïne avec de supers pouvoirs, un XXXème siècle qui n'est pas idéal. Une quête d'un retour vers le passé pour tenter de faire en sorte que l'avenir des humains soit meilleur que ce qui existe déjà. Le bien, le mal, forcément tout n'est pas blanc ou noir, mais ils vont devoir s'affronter pour obtenir ce qu'ils désirent. Les démons vampires veulent un asservissement des humains, tandis que les représentants de Kaya veulent une libération.

Science-fiction, thriller, fantastique, voyage dans le temps, guerrière... Pas mal d'éléments qui donnent envie de découvrir ce nouveau monde. Le XXXème siècle est différents de ce que j'avais imaginer et de ce que d'autres peuvent imaginer. S'il est vraiment ainsi, je me dis que je préfère notre époque. Il n'y a pas de choix à proprement parler, soit on est du côté sombre, de l'obscurité et de tout ce qui va avec, soit on est du côté lumineux, divin, spirituel... Kaya, une guerrière formée par un maitre spirituel du prénom de Manikaël, va faire un voyage dans le passé afin d'éviter des conflits et de voir son avenir noircir plus qu'il n'est déjà.

Nous découvrons Kaya avant qu'elle ne soit cette personne forte. Son apprentissage ne se fait pas en une journée. Il est long, fastidieux mais elle a envie d'être la meilleure. Au début, elle paraît naïve à souhait, croyant un peu trop vite cet homme qui apparaît devant elle, sans qu'elle ne l'entende. Il est vrai que plus nous en apprenons sur ce siècle plus nous comprenons l'instinct de confiance, d'amour, de sexualité.

Le voyage dans le temps est bien expliqué, même s'il m'a paru étrange à souhait. La manière de procéder est particulière, mais les moyens mis à disposition sont différents de ce que nous connaissons. En même temps, il ne faut pas oublier le côté science-fiction du livre. Ce retour dans le passé, notre présent à nous débute par un accident mortel. Jessie va rencontrer Kaya d'une manière peu commune. Ce n'est pas le premier homme qui va faire partie du groupe, clan, team peu importe le nom, mais qui aidera Kaya dans sa démarche de bien faire.

Il y aura donc Jessie, David, Audrey, Adrien, Nigel, Mitch, Dale... Certains ont des capacités physiques humaines plus poussées que d'autre, d'autres sont là pour les apports financiers, car il est difficile, même pour une super-héroïne de vivre et d'effectuer des "missions" sans argent. et puis il y a Audrey, un petit brin de femme de 17 ans qui est paumée, mais qui cache son mal-être sous un humour constant. J'ai eu un peu de mal avec cette dernière d'ailleurs, son franc-parlé est son style certes, mais un autre personnage use du même style de langue et j'ai trouvé dommage. Et puis il y a l'énigmatique Manikaël qui a surement encore beaucoup de choses à montrer par la suite.

Une guerre est enclenchée, le bien va tout faire pour réussir leurs missions, tentant de mettre des bâtons dans les roues des méchants et ils y arrivent très bien. Par contre l'inverse n'est pas encore au programme. Mais avec le début du second tome à la fin de ce livre, on comprend parfaitement que le tout "beau" de ce premier tome va être transformé. J'ai hâte de voir cela !

Petits bémols, quelques passages que j'ai trouvé ennuyeux, étant athée je dois avouer que tout ce qui se rapporte au christ m'a... ennuyé. C'est juste mon avis pour ce bémol, car la religion et moi ne sommes pas amies, ce qui peut largement différé avec un autre lecteur. Par contre, il y a beaucoup de morales, de valeurs que l'auteur passe dans le texte qui au bout du compte sont un peu lourds. Un peu plus de subtilité aurait été pas mal de ce côté.

Je pense aussi à une petite chose, qui n'est ni un bémol, ni un point positif, juste une surprise. Au niveau de l'écriture, j'ai eu l'impression de me retrouver devant une lecture de pièce de théâtre lorsque les dialogues sont lancés.

En conclusion, j'ai beaucoup aimé ce premier volume. Kaya a beau être super forte et tout ce qui va avec, elle n'est pas non plus immortelle et invincible. J'ai même eu peur vers la fin du livre. Une très belle couverture qui montre une scène du livre que j'ai beaucoup apprécié. Un bon mélange de science-fiction, de voyage dans le temps, de fantastique, un peu trop de "divins". Une réflexion sur notre petite vie qui n'est peut-être pas si belle que cela. Une nature importante dans le texte. Un besoin d'être autre chose qu'un suiveur.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/kaya-dove-1-messagere-du-futur-pierre-lassalle-a130365984
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date : 01-06
Je remercie Babelio pour m'avoir choisie, et la maison d'édition Le Seuil pour m'avoir fait parvenir ce livre.

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, le résumé me tentait beaucoup et je me suis lancée dans l'histoire. La couverture sombre (en même temps un roman noir, dans cadre noir de cette maison d'édition) rappelle la noirceur de ce qui s'est passée, ou a pu se passer, ou va peut-être se passer. Allez savoir !

J'ai beaucoup aimé la préface (oui je ne parle pas encore de l'histoire du livre) de Tom Franklin qui nous parle de sa rencontre avec l'auteur. Ses mots sont fluides et donnent envie de connaître un peu plus l’œuvre de cet homme qui a eu une vie simple, qui n'était pas quelqu'un qui se montre. Et qui semblait adorer donner une fausse image de lui.

Le mot de l'éditeur nous explique que l'auteur a délibérément oublié les tirets de dialogues et autres ponctuations qui pourrait indiquer qu'il y a du dialogues. J'ai eu peur, mais au final, je ne me suis pas trop perdue et je me suis prise au jeu.

Passons au livre maintenant.

David Binder, nouvel écrivain, doit écrire un livre "commercial" afin de se remettre sur les rails. Son premier livre a reçu un beau prix, mais ne s'est pas vendu comme il l'aurait aimé. Ce livre qui doit plaire à tout le monde, c'est son agent qui le lui demande, afin qu'il puisse se mettre sur l'écriture d'un autre roman qui lui tiendra plus à coeur. Il décide, suite à plusieurs événements, d'aller dans cette ferme très loin de chez lui, pour y ressentir, y découvrir ce qui s'est réellement passé. Il embarque sa femme Connie et sa fille Stephie dans l'aventure. Mais au beau milieu de rien et les esprits tourmentés est-ce que quelque chose de bon va en ressortir ?

Nous débutons en 1785. Le passé n'est pas reluisant. Puis nous continuons avec David. Entrecoupé de différents passés (1785, 1930 et en 1980), nous en apprenons plus sur ces lieux maudits. Des fantômes qui sont si nombreux que nous devons nous demander sans cesse d'où ils viennent. Du suspense, des bruits de couloir, du commérage, une histoire à vous glacer le sang, mais, car il y a un mais, rien de très probant. Disons que je suis restée sur ma fin.

L'écriture est fluide, l'ambiance est travaillée, mais il m'a manqué ce petit quelque chose pour frissonner à la lecture. Du mystère, du sombre, de la noirceur, tout cela est bien présent.

J'ai bien aimé suivre la vie de David, comme la découverte du passé. De générations en générations, la ferme va vivre des moments éprouvants. Du sang, de la rancoeur, de la violence, tout est distillé par ci, par là. Notre écrivain effectue beaucoup de recherches sur les lieux. Binder aime sa femme, mais lorsqu'il écrit, il est dans un autre monde. Et ce monde devient surnaturel. Il y a très peu de personnages, tout tourne autour de Binder, de sa famille. Quelques anecdotes sur le père de Connie en dehors de l'histoire, tout comme le fameux bal mensuel du coin.

Arrivée au dernier point du livre, j'ai bon nombre de questions. Il y a encore des points non éclaircis, des découvertes à faire. Par contre nous savons qui est ce "petite soeur la mort" vers la fin du récit.

En conclusion, une histoire qui se passe dans le Tennessee où le passé sombre d'une génération de famille a vécu des cauchemars. Un fantôme qui revient, ou une multitude de fantômes qui revient hanter les lieux afin de se venger. Un peu déçue par le fait qu'il manque des éléments. Par contre une très belle écriture.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/petite-soeur-la-mort-william-gay-a130358702
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Nous (mon fils et moi-même) remercions Cassandra, ainsi que les éditions Flammarion pour ce service presse papier. Mon fils aime beaucoup les livres jeunesse de Cassandra et forcément, lorsqu'il a vu arriver celui-ci, il a voulu que je le lui lise (oui, c'est un fainéant par moment, mais raconter l'histoire en faisant un câlin, c'est bien aussi, profitons-en !)

Concernant la couverture, nous sommes d'accord tous les deux, elle est sublime, en plus il y a le dragon (version fiston) Jérémy a encore fait des merveilles de ce côté !

Pour l'histoire, je vais découper en deux parties. La première, la version de mon fils qui sera plus courte, mais plus explicite pour les enfants. C'est TROP BIEN !!! (voilà, j'aurais pu m'arrêter là, parce qu'il me l'a sorti je ne sais combien de fois) On voit beaucoup Elzmarh (ledit dragon) il fait tout comme Crocmou mais en mieux (celui du film d'animation dragons) Il est intelligent, il mange de tout (on va passer les détails mais il a adoré lorsqu'il se met à chasser) et il sauve son copain (ici entendez bien qu'il s'agit de Gabriel. Zoé est trop belle, mais trop folle pour lui, elle voit des trucs bizarre (j'ai modifié le terme qu'il a dit, car cela s'appelle raconter toute l'histoire) et c'est une fille qui est trop sensible. Il a beaucoup aimé les blagues "pourries" entre les personnages adultes (je reviendrais dessus). Ah oui, il ne voyait pas les sorcières des marais ainsi, mais sur une terre où la vie ne tient qu'à un fil (ce sont mes termes) il comprend que les "gens" soient ainsi.

Seconde partie, ma vision des choses, qui va se rapprocher énormément de celui de mon fils.

Premièrement, ce tome peut être lu indépendamment des autres car il ne retrace pas tout ce qui s'est produit avant. Je dois dire que nous n'avons pas lu le tome 3 (mystère et boule de gomme sur le pourquoi) mais sincèrement, cela ne gêne pas la lecture. Par contre nous avons décidé de nous commander ce fameux tome 3, histoire de connaître tous les détails de leurs aventures.

Deuxièmement, mon avis.

Zoé, Gabriel, Batavius et compagnie viennent en terre de magie pour protéger les enfants (qui sont toujours Zoé et Gabriel). Le chemin à parcourir est long, sinueux, pavé d'embûches, mais il apportera son lot de bienfaisances et de personnages qui ne sont pas si méchants que cela. Les sourciens sont toujours à la recherche des deux enfants et comptent bien les récupérer, morts ou vifs. C'est pourquoi il leur faut l'aide de la reine des sorcières des marais. Pour parvenir jusqu'à elle, il leur faudra traverser des zones d'ombres. Des combats font surface. Tout ne se déroulera pas sans incident, bien entendu, sinon ils seraient sur un long fleuve tranquille.

L'histoire est bien développé, plus mature aussi. Les actions sont plus fortes, un peu plus violentes, mais restent adaptés à un jeune public (mon fils à 10 ans). Les créatures qu'ils vont rencontrer sont plus impressionnantes. L'auteur montre que la beauté, la surface ne fait pas tout. quelqu'un de beau extérieurement peut être le mal en personne intérieurement et inversement. Un marais, c'est sombre, humide, brumeux (les descriptions vont très bien avec tout cela) avec des "bestioles" qui font peur.

Les personnages ont évolués et nous en apprenons beaucoup sur les "adultes". Concernant Zoé elle devient plus mûre. Son intelligence fait peur par moment, mais ce qu'elle voit aussi. Elle est impulsive, écoutant son coeur plutôt que sa raison. Contrairement à son frère Gabriel qui lui est plus pragmatique. Ils se complètent parfaitement, niveau pouvoir et mentalité. Entre Gabriel et Elzmarh, le lien se renforce, ils se comprennent plus et s'écoutent plus aussi. On ressent bien que l'un comme l'autre agit sur le second. D'ailleurs l'instinct de protection que Gabriel a envers sa soeur se "transmet" à son dragon.

Les joutes verbales entre certains sont bien pour alléger une situation ou une scène qui pourrait être terrible. Les rencontres qu'ils font les montre sous un autre jour. La magie est plus présente que jamais.

En conclusion, nous avons passés un super moment de lecture. Avec des personnages qui avancent, murissent se dévoilent. De nouveaux chemins parcourus et à parcourir qui sont plus sombres. Une très belle aventure à lire et à partager !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/malenfer-tome-4-les-sorcieres-des-marais-cassandra-o-donnell-a130338562
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Antagonisme écrit par Emy Lie
date : 30-05
Je remercie Eva des éditions Evidence Editions pour m'avoir permis de lire ce premier tome fantastique. C'est la couverture qui m'a attiré l’œil. La couleur rouge de la cape me fait penser au petit chaperon rouge (qui se fait manger par le grand méchant loup etc etc...)

Nous débutons avec Elsa qui nous raconte son histoire. Un prologue court, mais qui nous explique qu'elle a des dons, que sa mère le lui a caché, mais que son avenir est incertain. Nous découvrons donc Elsa dans sa vie d'humaine, tout ce qu'il y a de plus normale, jusqu'à ce qu'elle découvre qu'elle a des dons. Sa rencontre avec Tylian n'est pas dû au hasard. Tous deux ont un lien particulier. c'est grâce à cela que la jeune femme va prendre conscience de ce qu'elle est. sorcière, ou quelque chose d'approchant. Comme dans tout monde, il y a les bons et les méchants, même si tout n'est pas tout blanc ou noir. Alors forcément, elle devra décider de son camps, en fonction de ce qu'elle va apprendre sur elle, sur sa famille, sur ses amis.

Le monde vient d'être paralysé, tout ce qui est humain est bloqué dans le temps et l'espace. Seuls les sorciers, enchanteurs et autres créatures magiques vont et viennent. Qui a bien pu faire cela ? Un roi, une Reine tous deux vont pousser de terre aux yeux de cette jeune femme qui vient d'avoir 18 ans. Elle va devoir concevoir sur ce qu'elle connait, ce qu'elle apprend. Elle est courageuse, emmerdeuse à d'autres moments. Le bien, le mal, tout est subjectif, il suffit d'avoir une partie des cartes en main, des personnes qui vous contrôlent par des mots pour faire les mauvais choix. De ce côté, l'auteur se débrouille très bien pour manipuler les personnages et les faire amener là où il le désire.

Une prophétie est en cours ! Qui sont les Élu(e)s ? Que doit-il/elle faire ? Et si tout était déjà tracé d'avance ? Si les dés étaient pipés ? Suspicion, trahison, amitié, amour, combats, vengeance, destinée, complots... Tant de mots qui définissent cette histoire.

Les personnages sont peu au départ, puis cela s'étoffe un peu plus au fur et à mesure que les pages défilent. Elsa et Tilyan, Anna, Greg, Jessica, Sébastien, Jefferson, Dimitri, Camille, Lilou, Lena et bien d'autres encore. Anna et Greg sont les amis proche de Tylian et Elsa. Les deux jeunes filles sont soudées avant de savoir que l'une a des pouvoirs et toujours autant amies même en le sachant. Il est vrai que certaines choses font peur, mais lorsque l'amitié (ou l'amour) est sincère, plus rien ne peut les arrêter. C'est également un point fort dans l'histoire : les liens entre les personnages sont importants. La façon dont les autres sont perçus leur importe peu du moment qu'ils se sentent à l'aise. Être obligé de faire des cachotteries, de mentir n'est pas pour faire du mal, mais pour se protéger.

J'ai bien aimé la façon dont l'auteur prépare le terrain en semant des cailloux afin de retrouver le chemin à suivre, ou à ne pas suivre. Des révélations surprenantes, d'autres un peu moins, mais l'effet de surprise est là. Les revirements de certaines situations sont déjà vues, mais elles ne sont pas cachées, bien au contraire. Les camps ne sont pas tous des abrutis et certains d'entre eux voient plus loin que le bout de leur nez pour accomplir leur prophétie.

Petits bémols, le monde magique qui est décrit est un peu confus, je n'ai pas tout compris au sujet des zones de lumière et d'ombre par rapport au monde des humains. Est-ce que tout est au même endroit (je parle dans notre monde à nous) ou légèrement en décalé au niveau du plan astral ? Dans mon esprit, c'est confus. (mais probablement pas pour tout le monde). J'aurais aimé "voir" un peu plus la mère d'Elsa, car elle cache beaucoup d'informations, mais nous la voyons peu. Même si je comprends ce que ressent Elsa, c'est dommage de ne pas profiter d'elle et d'avoir une véritable explication mère/fille.

En conclusion, une histoire qui est basée sur les liens familiaux, d'émotions, sentimentaux. La magie tiens une part importante, tout comme les dons qui apparaissent au fur et à mesure. Une histoire que j'ai pris plaisir à découvrir et j'avoue que j'ai bien envie de savoir ce qui va se passer, car la fin de ce tome est prenante. Rapide, mais prenante.


http://chroniqueslivresques.eklablog.com/antagonisme-tome-1-emy-lie-a130330708
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Je remercie Stéphanie Blanchard pour m'avoir fait cette proposition de lecture concernant cet ouvrage. Ayant déjà lu "là où naissent les étoiles" et l'ayant apprécié, je me suis dit que le résumé de ce petit dernier me tentait trop pour refuser de le découvrir. Et j'ai bien fait.

Sam, ou Samantha est journaliste. Enfin elle l'était jusqu'à ce qu'elle perde son inspiration, sa plume, son tout. Seule la page blanche est devenue son amie. Son patron lui donne très peu de temps pour qu'elle écrive quelque chose qui fasse sensation, autrement c'est la porte ! Sa vie est devenue un enfer personnel. Une descente aux enfers qui n'est pas toujours derrière elle. Pourquoi est-elle devenue ainsi ? Que s'est-il passé pour qu'elle tombe si bas ? Un accident tragique, doublée d'une agression à son encontre. Comment s'en sortir ? Par chance, elle sera invité à une conférence avec d'autres journalistes pour rencontrer un nouvel auteur : Cheveyo Black Wolf. Le lieu ne lui est pas inconnu, elle la vu en rêve. Et cet homme qui la chamboule va peut-être être la clé dont elle a besoin pour sortir de cet engrenage.

Un récit complet, constructif, complexe mais facile à suivre.

L'histoire est basée sur Sam au départ. Ayant fait une fausse couche, puis une seconde, elle sombre de plus en plus. Revenant d'un voyage qui l'aura changé totalement, elle s'enfonce de plus en plus. L'agression par dessus tout cela... Alcool, médicaments, cure, elle passe par toutes les étapes. Son mari tente de la soutenir, mais rien n'y fait. Elle part de chez eux, demande le divorce et vit chez l'une de ses amies. Sa carrière s'enfonce également et il suffit d'une invitation pour qu'elle tente le tout pour le tout. Puis nous passons à Cheveyo, cet auteur qui donne cette soirée pour faire connaître son livre, mais aussi les conditions lamentables dans lequel sa tribu et les autres indiens vivent. Nous apprenons beaucoup sur le passé des indiens en Amérique, même si l'Histoire avec un grand H nous a déjà démontré que l'homme était un monstre. Enfin nous avons le livre lui-même, celui qui est écrit par Cheveyo. Un amour passionné durant la guerre entre les soldats et les indiens. Dimitri et Mandy, deux personnes qui ont vécues des horreurs et qui vont tenter de se reconstruire. Mais la difficulté n'est pas de vouloir, mais plutôt de pouvoir se libérer d'un passé trop encombrant.

J'ai eu tellement de mal à lâcher le livre, que je l'ai lu en une nuit. La façon dont l'auteur nous embarque dans l'histoire qui pourrait être réelle. La manière de vivre des Amérindiens, leur us et coutumes que j'ai adoré redécouvrir. Sans compter toutes les explications qui viennent au fur et à mesure afin de mieux comprendre le comportement de Sam. Beaucoup de recherches effectuées de la part de l'auteur pour ce peuple mal accueilli, mal compris.

Entre Samantha et Cheveyo c'est l'incompréhension totale sur ce qui leur arrive. Bien que pour lui, cela semble plus réaliste. Son peuple, sa culture, il cache des choses, comme elle. Leur rencontre semble prémédité, mais pourquoi ? Qui aurait intérêt à les faire se rencontrer ? Et puis le lien avec Dimitri et Mandy, leur histoire ne se ressemble pas dans un sens, mais dans l'autre si. Le passé et le présent se mêlent de l'un et de l'autre. Nous apprenons les épreuves de l'un et de l'autre. La façon dont ils en sont arrivés à ce stade de leur vie. Est-ce qu'ils vont arriver à dépasser tout cela ? Les cicatrices ne sont pas que visibles.

Les personnages ne sont pas si nombreux que cela. Il y a les amis, la famille des uns et des autres. Une relation un peu à l'écart qui ne dévie pas de la vie de Sam, mais qui la renforce pour elle et son amie. Ce qui arrive à l'un ou l'autre à toujours des conséquences sur autrui. J'ai adoré les suivre, les découvrir, comprendre leur but. Les légendes Indiennes sont fortes, leurs croyances également. La magie des lieux, les rêves, l'esprit humain, les problèmes réels de maintenant. L'auteur nous apporte tout sur un plateau et nous laisse décider de ce que nous voulons croire.

J'ai beaucoup aimé l'histoire du manoir, le fait que les personnages du livre de Cheveyo y ont vécu. C'est une très belle découverte de suivre des rêves éveillés, de revoir ce que Sam a déjà vu. Les prémonitions, les visions, tout cela ne sont pas que des mots ici. Et puis le côté thriller, avec l'angoisse qui monte de voir une personne suivre les faits et gestes de l'un et de l'autre. Les tensions s'accumulent. Trois parties dans ce livre, trois parties où nous découvrons une part de chacun d'entre eux jusqu'à cette dernière et troisième partie qui va donner le dénouement.

En conclusion, une histoire particulièrement douce, fragile et angoissante à la fois. Une description de ce que vive les indiens à notre époque qui n'est pas sans rappeler ce qui se passe partout, mais en bien pire, car ils ne sont pas considérés comme des êtres humains. Un mélange de romance, de suspense, d'Histoire (avec Custer entre autre), de légendes, de problèmes sociaux... J'ai passé un très très bon moment de lecture ! Juste une petite question, pour Cole, il se passe quoi ?

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/la-voix-des-gardiens-revenir-aupres-d-elle-stephanie-blanchard-a130262178
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date : 23-05
J'aime beaucoup la couverture, et le visage de la jeune femme reflète bien le personnage principal, Rose. Le résumé me tentait énormément également, je retrouve mes premiers amours : les vampires, que l'on voit de plus en plus rarement ces derniers temps.

Rose est donc un vampire de 200 ans. Elle est en quête de cette fameuse goutte de sang qui pourrait la faire redevenir humaine. Une légende vivante cette goutte, un attrape nigaud pour certains, une vérité pour d'autres. Dans cette quête d'humanité, elle va avoir son sang appelé par celui... d'un humain ! Affront, horreur, impossible et pourtant c'est la stricte vérité. Et si les légendes, les suppositions les non-dits et tout ce qui reste dans les recoins ne servaient qu'à faire peur ? Et si la vérité était autre part qu'entre même race ?

C'est un peu ce que l'auteur a, je pense, voulu démontrer. Ce n'est pas parce que nous sommes différents ( classe sociale, couleur de peau, etc, etc ) que l'amour ne peut pas faire son bonhomme de chemin.

Un vampire et une humaine (ok, il y a du twilight là dessous ? Eh Non pas du tout, juste le concept, car Rose ne brille pas au soleil, d'ailleurs elle prend une belle couleur cendre si elle y reste trop longtemps ! Il faut arrêter de voir du twi à toutes les sauces.) Nous avons deux adultes consentants qui savent, ressentent et font des choix. Bons ou mauvais, ils prennent conscience de qui ils sont l'un pour l'autre. Et ce n'est pas un appel de sang qui va les rendre fou, d'amour oui, mais rien d'autre. Sam est un homme qui n'a pas eu la vie facile. Il voit en elle un ange sauveur, une femme qu'il a envie d'apprendre à connaître et à aimer. Quant à Rose, elle est mal dans sa peau depuis qu'elle est vampire (ce qui est bien c'est que nous en apprenons tout au long du livre sur la manière de comment elle est devenue ainsi et par qui) et n'ose pas s'approcher de trop près des humains, sauf de ceux qui la servent.

Une histoire qui pourrait très bien se terminer, comme très mal se conclure. La rencontre de deux mondes dans un sentiment amoureux qui va bien au-delà d'une simple recherche.

La Nouvelle Orléans, que j'ai aimé découvrir avec les quelques descriptions de l'auteur, apporte son lot de force et de faiblesse. La façon dont Sam est traité dans cette ville par d'autres hommes montre combien être différent est devenu dangereux. Pourtant il n'y a que cela de véritablement beau dans le monde, la différence qui fait que nous nous complétons tous. De l'action, quelques rebondissements qui nous permettent d'avoir envie de découvrir ce qui va se passer. Vont-ils trouver cette humanité ou non ? Vont-ils survivre jusqu'au bout ? Quel sera leur choix final ?

En parlant de fin, je voyais pas mal de possibilités, l'auteur en a choisi une. C'est très bien pour ma part. Chacun peut y voir une lueur d'espoir, un puits sombre, ou tout simplement une vérité qui fait mal. Rien n'est vraiment parfait, ni les hommes ni les femmes ni même les légendes. La confiance est quelque chose qui devient surfait et comme l'indique Rose : tout mettre ses œufs dans le même panier, non elle ne le fera pas justement parce qu'elle ne fait pas assez confiance en la nature humaine.

Caleb est l'un des humains qui la sert. (et il y a une histoire à tout cela qui va s'emmêler à une autre) Quant à Arthur il est celui qui l'aide. Il y a d'autres personnages, mais plus succincts. S'il y a des vampires, il y a forcément des contre-vampires : des chasseurs ! Et ceux-là ne sont pas des enfants de coeur. Les trahisons existent comme partout, les atouts également. J'avais un doute sur l'un des personnages et je n'ai pas été surprise en le voyant apparaître de l'autre côté de la barrière.

Petits Bémols, quelques petits "trucs" péchés de-ci, de là dans vampire dairies pour le produit miracle qui pourrait faire redevenir humain un vampire, ou encore un passage de buffy contre les vampires avec le/les réveil(s) et le un pour un (pour ceux qui connaissent, vous comprendrez vite, pour les autres, il faudra lire). Et la romance est un peu trop romancé, même si les émotions de Rose sont exacerbés, devenant obsessionnel. à cause de sa nature profonde ?

En conclusion, un bon début pour cette auteur qui était plutôt basé sur la romance (sauf the Korsican que j'avais adoré). Malgré quelques bémols, il se lit vite et on se prend vite à l'histoire grâce à Sam, je dois bien l'admettre. Il a ce petit quelque chose qui le rend accessible et rend plus humaine Rose. Alexandra nous offre des morales sur un plateau et la réflexion sur certains sujets. Il est à découvrir.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/l-appel-de-ton-sang-alexandra-lanoix-a130225388
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date : 17-05
Il s'agit d'une forme de recueil où seuls les dialogues ont leur place. Pas de narration, sauf pour un endroit afin d'expliquer un peu plus ce qui se dit mais autrement tout n'est que communication. A deux ou à plusieurs, les dialogues prennent forment. Bien entendu il est question de sexe sous différentes formes. L'érotisme, le pornographique, l’humoristique également. Les mots se suivent et ne se ressemblent pas. Nous pouvons suivre une petite fille avec son père qui traite de ce sujet sans le savoir véritablement. Cela peut être une simple discussion entre copines ou copains, ou pendant l'acte lui-même.

Par moment j'ai eu l'impression de voir une pièce de théâtre, raccourcie bien entendu. A d'autres c'est plus intimiste, plus proche d'une porte entrouverte où nous écoutons pas forcément de manière malsaine mais d'une manière peu conventionnelle. Ce n'est pas un livre à lire d'une traite. J'ai pris le temps de le découvrir plus pour apprécier la lecture plutôt que d'une traite et en avoir marre de tout cela. La lassitude peut prendre très vite le lecteur s'il tente la complète lecture. Je l'ai lu entre plusieurs livres donc. L'écriture est fluide, les mots peuvent être crus ou doux. L'humour est bien amené.

Difficile d'en dire plus, car il ne s'agit pas d'une histoire traditionnelle, mais de plusieurs petites histoires qui ont un point commun sans pour autant que cela soit extrême dans la vulgarité comme on pourrait penser ou croire.

En conclusion, une lecture par épisode qui garanti un bon humour pour ma part avec quelques pointes de sarcasmes par moment.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/dialogues-interdits-saison-1-theo-kosma-a130191112
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date : 09-05
Je remercie l'auteur, Savannah Wolf pour m'avoir envoyé ce premier épisode de sa série sur des Pirates, enfin surtout un ! J'adore le symbole sur la couverture. D'ailleurs cette dernière en contrepartie est plutôt sobre, une fois la lecture terminée.

Pirate !!!!!! Hum, je m'égare et non je ne suis pas affublée d'une coiffe bretonne en disant cela :p Bref,Diego Angel (oui oui tout à fait) est le plus terrible pirate de tous les temps. et surtout pour ce 17ème siècle. rien que son nom fait trembler le peuple en entier (enfin presque non je n'exagère qu'un tout petit peu) Cet homme (ou diable, malfaisant, bref choisissez le pseudo qui vous tente) s'amuse avec les bateaux qui croisent sa route (malheur à eux!) La mort n'est qu'une issue de secours pour tous ceux qui voient son regard ! Hum, pardon mon petit doigt me dit que ce n'est pas tout à fait vrai. (oui c'est lui qui tourne les pages numériques) Un jeune homme, Eden, muet de surcroit va se retrouver entre ses griffes (ses couteaux, ses armes, ses dents aussi). entre les deux va s'ensuivre un combat acharné à celui qui détruira l'autre mentalement le plus vite. Bon, nous sommes entre un Pirate sanguinaire et un prisonnier... Nous imaginons déjà la suite et fin rien qu'avec ces deux-là ! Eden va chercher la confrontation régulièrement, mais il va aussi se rendre compte de plusieurs chose (non je n'en dirais pas plus !)

Je m'excuse d'avance pour mon avis qui risque d'être... étrangement écrit, mais trop de sérieux risque de tuer ici.

Un premier épisode qui montre la cruauté (pas décrit jusqu'au bout non plus) des pirates, à croire que l'auteur y a vécu. Explications, descriptions, sauvagerie, mutinerie, coquinerie (euh non pas ça), Savannah nous explore la vie de pirates dans toute sa splendeur. La Tormenta, ce bateau où nous suivons les aventures, les mésaventures, les déboires, espoirs, désespoir, combat en tout genre, etc, etc est navigué d'une main de maître. Entre des espagnols qui déteste les anglais (mais pourquoi ????) nous avons tout ce qu'il nous faut pour avoir une histoire solide. Ajoutez cela des caractères de chien (pardon pour eux, mais ça grogne, ça couine, ça mord comme eux hein) des passés difficiles, des passés à oublier, des passés qui rattrapent doucement mais sûrement le présent... L'avenir reste incertain. Comment survivre lorsque l'on est prisonnier d'un tel équipage ? (la planche ? la torture ? Au final rien de tout cela)

Le capitaine Angel (mdr, désolée mais cela m'amuse un ange démon, c'est tout à fait cela) Pirate démoniaque de tous les temps est un personnage très intéressant. Courageux, impulsif, sauvage, sadique à souhait. D'accord, il adore voir le sang couler sur les ponts ennemis (donc tous les ponts qui ne sont pas les siens). Il aime faire souffrir (et nous en avons un panel plus ou moins expliqué) physiquement, psychologiquement. Mais il est très intelligent. Ce n'est pas parce qu'il a besoin d'avoir une raison pour tuer (massacrer, piller...) qu'il ne réfléchit pas. Son esprit est tortueux (j'adore cela !) mais cartésien. Son jeu est difficilement compréhensible de ses hommes (mais on s'en fiche d'eux :p) mais il y a toujours une raison cachée derrière tout ce qu'il entreprend.

Eden semble avoir un passé LOURDDDDDDD (grrr et on ne sait pas encore ce que c'est, même si nous avons des pistes) Difficile de connaître son âge pour le moment, mais il est jeune et à déjà vécu l'horreur. Le fait qu'il soit muet ne l'a pas aidé non plus à chaque fois qu'il se soit retrouvé sur un bateau contre son gré. Il est fougueux, malade, téméraire et idiot à la fois. Muet mais pas depuis sa naissance. Qu'a-t-il bien pu vivre pour en perdre la parole ? Mourir ou ne pas mourir ? cette décision ne lui appartient pas, devenant le chiot de ce Pirate. Oups pardon, devenant l'animal de compagnie de Amets.

Entre les deux c'est une relation trèèèèèèèèèèèèèèèèès particulière qui va s'instaurer. La peur est la pièce maitresse, mais il y a aussi la curiosité qui est très présente. Pourquoi ce jeune Eden est encore en vie ? Pourquoi semble-t-il être protégé par ce pirate coupeur de têtes toutes confondues ? Ne serait-ce pas plutôt un simple amusement ? Car une fois que ce Diego en aura fait le tour, la mort va se profiler non ?

Vient ensuite tous les autres. Je pense d'abord à l'équipage qui compose la Tormenta. Des bons (enfin autant qu'ils le peuvent en étant pirate) des mauvais, des très mauvais (de véritables petites teignes). Des yeux de fouines, une mouette non volante, des personnages qui veulent la peau du capitaine et d'autres celle du prisonnier. Santa Cruz, Miguel, Juan, Amets, Guillermo... Et puis il y a ceux que l'on suit quelques années auparavant. ceux qui semble liés à l'un ou l'autre des personnages, voire un peu plus. La cruauté n'est pas forcément là où on pourrait le croire.

En conclusion, un premier épisode qui m'a énormément plu. Des pirates à la hauteur de leur réputation. Un historique léger, mais qui semble bien intégré et surtout qui donne des éléments sur ce qui a bien pu se passer. L'auteur ne s'amuse pas non plus à mettre de la débauche, du sang des massacres à chaque page. C'est dosé entre ces quelques scènes et la recherche de ce qui lie ou va lier les personnages entre eux. Un monde que j'ai aimé découvrir grâce à sa plume. J'ai trouvé les mots justes, avec quelques notes de "nous" ce qui rend le récit un peu plus particulier. Je le recommande !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/nahash-episode-1-dans-la-tombe-savannah-wolf-a130117458
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Je remercie l'auteur, Cindy Defosse pour m'avoir proposé de lire son premier livre de cette saga "Les éférides". Déjà, j'adore la couverture, les couleurs, les symboles, les ailes... Entre ça et le résumé qui m'attirait, je n'ai pas pu résister à l'envie de le lire.

Leïna, 17 ans, va devoir choisir sa voie. Dans son village du nom de Iilanda, les règles sont strictes : interdiction de sortir la nuit, de toute manière leur corps s'endort inexorablement lorsque le soleil se couche, obligation de suivre les cours jusqu'à leur 17 ans et ensuite être dans l'obligation de choisir une voie. Sans oublier toutes les interdictions comme le symbole du papillon. Par chance, ils ont le choix de décider ce qu'ils veulent faire de leur avenir. Les événements avant qu'elle ne doit donner sa décision vont lui faire prendre conscience qu'elle doit partir de chez elle, de ce village pour découvrir par elle-même le monde tel qu'il est.

J'ai été happée du départ dans l'histoire. Les descriptions donnent vraiment l'impression d'être dans les lieux, aux côtés de Leïna et de ses amis. La vie de la jeune femme est réglée comme une horloge. Elle pourrait être ennuyeuse à mourir avec tous les gestes quotidiens, mais c'est tout le contraire. Nous pouvons voir son attachement à sa jument Daily, à ses amis Weddy, Malive, Rudy et Tédor. Lorsque le malheur frappe c'est toute une communauté qui se ferme sur elle-même.

Le chemin que Leïna va parcourir est semé d'embûches. Sa différence est mal perçu par les hauts dirigeants du sommet. Enfin il faut savoir qu'elle n'est pas la seule ainsi et qu'il y a dans des années un enfant qui naissait avec cette particularité ne voyait pas la lumière du jour suivant. Le monde décrit par l'auteur n'est pas un monde de bisounours. Certaines contrées sont remplies de monstres, certaines grottes sont bien plus dangereuses qu'un couperet. Et même dans certains des lieux auxquels les jeunes décident d'aller, leur vie ne tient qu'à un fil. Il s'agit d'un combat de tous les jours lorsqu'ils ont leur 17 ans.

L'aventure de ce récit est complète : un monde crée sur mesure, des personnages qui évoluent en fonction des épreuves à traverser, une magie infime qui n'est ni bonne ni mauvaise, il suffit de savoir s'en servir correctement. Intrigues, légendes, prophéties, action, tout est là pour donner du rythme au livre. Une quête qui au départ n'était qu'une simple envie de découvrir le monde, va devenir une véritable épopée où se mêle bon nombre d'émotions.

Concernant les personnages, nous en suivons plusieurs dont la demoiselle bien entendu. Celle-ci qui avait du monde à lui faire tout ce dont elle avait besoin, se retrouve seule et doit apprendre à se débrouiller seule. Elle a de bons réflexes et lorsqu'elle va rencontrer deux frères, Elbor et Faënor, deux vagabonds qui ont déjà parcourus le monde et continue de le faire malgré le fait que les vagabonds soient mal perçus dans ce monde. J'adore ces deux personnages, ils se complètent, protecteurs l'un envers l'autre. Entre les trois personnages, cela colle bien. Ils se lient d'une amitié profonde, voire un tout petit peu plus pour deux d'entre eux. Grâce à eux, Leïna mûrit, devient véritablement plus réfléchie. Le fait qu'ils ne soient pas toujours d'accord sur tout donne du piment. Ils ont besoin de se confronter les uns aux autres. Par contre ils savent être solidaires. Lorsque la quête leur tombe dessus, les deux garçons qui ne sont pas des chevaliers servants même s'il vont la défendre vont rester à ses côtés, en maugréant. Ils vont faire de très belles rencontres telles Kant et Calia et d'autres beaucoup moins.

Nous suivons également le personnage de Wen que j'adore. Cet homme est vraiment à double facette, il a un rôle important même si nous le voyons un peu moins que les trois autres. Il est obnubilé par Leïna (il le dit lui-même dès le départ du récit) et veut la jeune femme pour lui. Il est prêt à bon nombre de sacrifices et de bon nombre d'actes... D'autres protagonistes sont très intéressants, les amis du départ de Leïna que nous revoyons pour certains tout au long du récit avec parcimonie.

En conclusion, un premier tome qui a su me conquérir. J'ai eu un mal fou à le lâcher (d'ailleurs il a été dévoré). Une quête qui montre les vrais visages des personnages. Une évolution permanente dans le système en place. Un monde crée de toutes pièces peuplé d'intrigues, de légendes. Et une fin qui a failli me faire lâcher une larme (failli hein, elle n'est pas tombée celle-là car j'ai eu un doute bien avant lorsque des paroles ont été dites par ledit personnage)

J'ai vraiment hâte de découvrir la suite !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/les-eferides-tome-1-l-aube-d-une-destinee-cindy-defosse-a130097126
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Je remercie Sylvie des éditions Anyways pour m'avoir fait découvrir ce premier volume "Les sorcières de Kinvar".

J'aime beaucoup la couverture claire, lumineuse, avec juste ce qu'il faut pour imaginer ce qui pourrait se tramer. Les symboles magiques, la marionnette, j'aime beaucoup cet ensemble qui attire l’œil.

L'histoire débute sur tout autre chose. Une guerre qui se passe plusieurs millénaires auparavant. Une guerre entre différents peuples : les hommes, les sorciers, les selkies et autres créatures qui peuplent le même monde. Une explication de ce qui se passe bien avant que nous connaissions le monde dans lequel nous vivons. Les apparences étaient bien différentes, les lois aussi. Lorsque nous atterrissons auprès d'une jeune fille, Emily, 9 ans, nous débutons sur une histoire banale. Une petite fille, des parents qui la protègent et puis quelque chose qui titille. Ils la protègent un peu trop, sont trop méfiants. De quoi ont-ils bien peur ? Le drame arrive et la fillette va découvrir un monde qu'elle ne connaissait que dans les livres. Des poupées qui parlent, la sorcellerie qui existe, des loups-garous en vie, des vampires bien présents. Et elle dans tout cela ? Qui est-elle vraiment ?

Emily grandit très rapidement pour que nous la retrouvions à ses quinze ans. Nous avons toutes les étapes très succinctes pour arriver jusque là. Cet âge a une signification particulière pour la congrégation. Enfin presque cet âge, il manque quelques mois. Mais pour Emily c'est l'âge parfait pour avoir des amis, sortir et raconter tout ce qui se passe dans sa vie d'adolescente à ses poupées que son père lui a offert, bien des années avant.

L'histoire avance doucement, un peu trop à mon gout. Le début a été très vite et ensuite, c'est plus calme. L'aventure que va vivre Emily n'est pas anodine. Elle doit traverser des épreuves, découvrir qui elle est véritablement. J'ai des doutes sur sa vraie nature, mais j'attends la suite pour en être totalement sûre, car des éléments donnés me font tiquer. Je n'en dirais pas plus pour ne pas trop en dire justement. J'ai apprécié les explications, la vision de l'auteur qui décrit parfaitement bien les situations et les lieux. D'ailleurs, chaque chapitre débute avec une explication, un récit qui raconte, un peu comme une encyclopédie sans que cela soit lourd. Une forme d'exemple qui nous ouvre sur ce qui va se produire, une ouverture d'esprit, ou encore un récit sur les sorcières.

Le récit tourne autour d'Emily essentiellement, mais aussi sur les autres personnages qui l'entourent. Sa grand-mère, sa cousine, sa tante... Que des femmes ! Des mangeuses d'hommes ? -rires- Mais pas que, en fait, les poupées (garçons et filles) sont également importantes. Elles sont liées à Emily. Un lien fort, puissant qui nous fait nous poser des questions. Nous avons des réponses, pas sur tout, sinon il n'y aurait qu'un seul tome, mais sur certains points. Cette jeune fille a un grand courage, des forces et des faiblesses. Sa particularité (ses yeux par exemple) que nous apprenons à cause de ses yeux nous donnent un aperçu de la façon dont une personne différente peut-être perçu. Mais également l'inverse, elle est différente et les autres savent le lui montrer.

Tout cela donne envie de découvrir la suite, je l'imagine plus mouvementée. La fin est assez particulière, je n'ai pas vu ce final arriver dans la maison. Concernant le dernier personnage, je le voyais venir, trop gentil, trop mielleux, trop... je suis méfiante par nature, j'ai bien fait ! Parler des autres personnages plus profondément me pose problème, car cela signifierait donner des détails qui sont importants à découvrir à la lecture. Sachez juste que certains même secondaires ont leur importance. chaque détail, chaque comportement amène forcément quelque chose qui va définir le chemin que Emily va suivre, de gré ou de force.

En conclusion, j'ai passé un agréable moment de lecture. Un déroulé sur la vie d'une fillette qui va vivre des drames et apprendre à s'en sortir avec de vrais amis. Un début d'adolescence qui n'est pas facile, mais un personnage principal qui a envie d'avancer dans sa vie. J'aurais aimé plus d'actions, mais je pense que cela viendra avec la suite.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/les-sorcieres-de-kinvar-tome-1-la-sorciere-aux-poupees-marie-laure-jun-a130091048
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Je remercie Joël de la maison d'édition Taurnada pour m'avoir fait cette proposition parfaitement décente : Avoir un Haig de plus entre mes murs et cacher l'argenterie avant qu'il n'y parvienne ! Point d'argenterie chez moi, mais la joie d'accueillir cet aventurier de nouveau entre mes mains.

Comme celui que j'ai déjà lu auparavant qui est le tome 3, celui-ci est le premier de cette saga qui peut être lu indépendamment des autres.

La couverture et le résumé sont parfaitement en adéquation. La végétation luxuriante, la jeune femme, les arbres qui cachent quelque chose, mais quoi ? Personnellement je ne pensais pas à tant d'horreur lorsque nous plongeons dans l'histoire du Cambodge.

Ici nous trouvons un Haig adulte qui vend de tout grâce à sa péniche, la Marie-Barjo, au Cambodge. L'alcool, médicaments, équipements, matériaux, la Marie-Barjo est puissante et peut contenir plus de 50 tonnes dans ses entrailles. Même si elle est capricieuse au démarrage, elle vire au doigt et à l’œil de son capitaine. Aidé par Bozo, Bang et Kim, l'équipe va nous faire découvrir qu'il ne fait pas bon de faire du tourisme de ce côté du pays et encore moins d'être trop gourmand.

Aventurier au grand cœur, personne ne pourra dire le contraire, il n'a peur de rien, enfin presque rien. Lorsqu'il prend à son bord la demoiselle espagnol du prénom de Marisol, il sent que les ennuis ne sont pas loin. Ce qui n'est pas faux. A chacune de ses escales, il voit des atrocités, alors que la guerre est belle est bien terminée. qui peut bien s'amuser de la sorte ? Haig ne cherche pas les ennuis, mais ils sont juste devant lui. Et dire qu'il n'avait qu'une véritable règle : ne jamais emmener quiconque sur son bateau. Une règle dérogé qui ne va pas lui faire que du bien, à lui et ses compagnons.

L'auteur nous montre une après-guerre qui n'est pas de tout repos. Le pays semble magnifique, dangereux et dans un semblant de calme. Le troc est une obligation, tout ce négocie, tout se vend, tout s'achète, à quelques exceptions prêts. Une histoire un peu longue a démarrer dans le sens où l'intrigue ne débute pas tout de suite, ce qui m'a un peu perdu je l'avoue. Mais une fois entrée dans l'histoire c'est un délice de suivre cette aventure. Nous découvrons le malheur, la pauvreté, la famine, mais aussi la solidarité et surtout la peur.

Concernant les personnages j'ai apprécié tous les personnages. Haig bien entendu qui est le personnage principal. Un homme de parole qui sait se défendre, qui a des trésors de patience cachés et qui n'hésite pas à venir en aide. Bozo, doué en mécanique, le mcgyver des temps modernes, un peu (beaucoup) déjanté. Malade et adepte de toutes les sortes de drogues possibles et inimaginables, c'est un compagnon hors pair. Kim, l'écologiste en puissance. Faites attention où vous mettez les pieds, la forêt est sacré pour lui. Bang et son chien trop vieux. Bang et sa force colossale qui peut porter une cargaison de plus de 220 kilo sur l'épaule. Le docteur Chour qui fait ce qu'il peut avec ce qu'il a. Et Marisol, cette jeune femme empli de secrets. Il y a d'autres personnages qui sont vraiment secondaires, mais qui ont leur importance. (comme la peur ancrée depuis quelques temps par la faute de l'un d'entre eux...)

En conclusion, une histoire qui m'a fait découvrir l'envers du décor du Cambodge. Un récit qui raconte dans les grands lignes ce que vivent les habitants, jour après jour. Je suis passée par bon nombre d'émotions : l'angoisse de découvrir les secrets des Monts rouges, la joie de les voir s'en sortir vivant lorsqu'il sont face à face avec un tronc d'arbre énorme, la tristesse aussi. Une histoire qui n'est pas sans morale et qui pointe du doigt ce qui se passe en dehors de notre territoire. La déforestation, les guerres civiles, le trafic en tout genre. Un changement radical, un dépaysement qui donne envie de découvrir sur place, mais alors armée, jusqu'aux dents !

Une aventure à découvrir !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/haig-le-secret-des-monts-rouges-thierry-poncet-a130089708
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date : 26-04
Depuis un moment, je savais qu'il y aurait un nouveau livre d'AJ, il suffisait de suivre sa page pour avoir des brides d'informations. Je la remercie pour m'avoir fait parvenir son nouveau bébé. J'ai le sourire en me disant qu'elle a la hantise de lire mon avis, parce que amie ou non, je reste franche. Je sais que cela lui plaît, c'est le principal, même si elle ne doit plus avoir d'ongles à force.

Allez, passons à la couverture. Elle indique dans quoi l'on va s'embarquer : un combat entre deux personnes, mais également un combat avec soi-même. Je trouve juste dommage la couleur des cheveux de la miss. (rire)

Concernant le récit, nous suivons les pas de Sébastian, un jeune homme, la trentaine, qui se bat depuis plus de deux ans pour remporter le titre de champion de kickboxing. Deux ans d'affilées qu'il tente et reste en seconde place. Cette année sera la sienne, il n'y a pas moyen pour lui de passer à côté, car il sait que c'est sa dernière chance. Après, il sera trop "vieux". Un rituel et le voilà devant Elise, une jeune et jolie femme tatoueuse qui est prise de haut par ce monsieur muscle. L'arrogance ne l'étouffe pas, par contre elle rêve de pouvoir le lui enfoncer quelque part. (enfin c'est moi qui le dit hein !) Pensez donc, elle a ses propres clients, ses propres rendez-vous et celui qui devait faire le tatouage de mister arrogant (pardon, mais il va garder ce nom un moment) n'est pas présent. Il exige de l'avoir là, maintenant, tout de suite ! Un début bien difficile pour les deux personnages surtout lorsqu'on se doute que notre auteur ne va pas les ménager.

La vie de Sébastian semble, dans l'ensemble simple. Vu de l'extérieur, il vit de sa passion, de son kickboxing. Frapper, tournoyer, sauter, être au centre du ring pour obtenir ce qu'il désire. Il se donne à fond. Son frère Nils est son manager, il décide qui est bon pour lui, tout comme son entraîneur Tomas. Mais ce n'est que la partie haute de l'iceberg. Si on y regarde de plus près, les tensions entre les trois sont à leur apogée. Ils ne sont pas franchement d'accord sur tout et monsieur arrogant ne sait pas parler correctement à ceux qui l'entoure. Bien entendu il pense qu'il peut y arriver tout seul, quelle idée ! Avec ses petits poings tout musclés, sans réfléchir... Bref bien entendu qu'il est capable de se vautrer tout seul ! Savoir rechercher de l'aide n'est pas une marque de faiblesse.

La vie de Élise est tout sauf facile. Tatoueuse, elle cache un lourd secret qui la rend malade. Elle est tout aussi forte que faible. Réfléchie, elle ne s'engage pas à moitié dans une relation, tout comme dans un tatouage. Elle a connu des déboires, pourtant elle espère secrètement trouver ce qui lui manque. Elle se démarque de par son travail, ses attitudes, son allure. La confiance en soi est une chose que l'on n'acquière pas en un claquement de doigts. Il faut avoir des gens sur qui compter, qui sont présents pour vous et surtout qui ne vous tournent pas le dos au moindre problème. Prendre son temps pour prendre du recul et analyser. Mais il ne faut pas trop analyser au risque de se perdre.

J'ai beaucoup aimé tout le côté "combat" sur le ring. Les descriptions m'ont mises au premier rang d'un match de ce type. J'avais en stéréo les commentateurs qui ne savent pas s'arrêter, qui décrivent ce que l'on voit parfaitement. J'étais totalement prise dans le feu de l'action. Les bons mots, les bons gestes, de la technique, de la recherche... l'auteur nous embarque dans un monde qui n'est pas connu de tous.

Tout ce qui se passe du côté de monsieur arrogant est prévisible, mais je pense que c'est fait exprès pour mieux nous détourner par ce qui se produit chez Élise. J'ai été surprise, pas agréablement de son passé car bien entendu il n'est pas tout rose (YES !), mais surprise par ce que AJ a imaginé pour elle. C'est plus compliqué que ce que je croyais. Il faut le découvrir par soi-même pour comprendre ce qui la ronge depuis si longtemps. A ses côtés, Adrian, un colocataire et ami de longue date. Il la connaît depuis très longtemps et sait par où elle est passée. Il y a plusieurs subtilités qui se découvrent les unes après les autres.

En conclusion, les personnages sont travaillés tout comme les descriptions. L'histoire change de ce que l'on peut voir, pas un biker avec une midinette en extase. Mais plutôt une femme qui se débarque par choix et un homme qui veut la victoire. Deux battants qui ont vu la mort de près. Deux battants qui ont décidés de suivre un chemin pour s'en sortir. Le ring est un lieu commun qui apaise certaines douleurs. Cela ne fait pas tout, il faut aussi pouvoir avancer avec les souffrances pour mieux les appréhender. Ensemble ou seuls, Sébastian et Élise vont apprendre. Un combat de tous les jours, pas uniquement que le ring s'inscrit entre les lignes.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/alive-deploie-tes-ailes-aj-kauffman-a129999804
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Je remercie Nathy pour l'envoi de ce troisième tome. J'avais eu la chance de pouvoir le découvrir en partie lorsqu'elle a eu besoin d'un oeil extérieur pour certaines parties. Il était presque terminé d'ailleurs. Je me suis replongé dedans avec bonheur. Presque 3 ans que j'attendais la suite de cette saga, je ne désespérais pas, puisque je suivais avec assiduité le fil d'actualité de la maison d'édition. Je savais qu'il allait venir, mais quand ? Le voici enfin, avec un renouveau version couverture. L'écriture du titre est modifié, moins de rouge, mais encore plus belle que les deux précédentes (je parle de la première édition version papier pour les deux premiers tomes, pas des nouvelles couvertures)

Nous suivons les pas de Nelly et Cathal dans la citadelle du clan des Terres du Nord. Le destin de Cathal est de mener les hommes à une guerre et donc de les préparer physiquement. Entraînements et se montrer à la cour devient primordial. Il est LE guerrier vampire, LE Chevalier vampire qui doit tous les conduire à la réussite. Nelly découvre ce nouveau monde. En tant que novice, elle ne sait pas encore se contrôler, mais avec l'aide de Cathal, elle devrait y réussir. Oui, mais voilà, il ne pense plus qu'à cette guerre et l'oublie totalement, l'isolant un peu plus. Des choix difficiles à faire pour l'un comme pour l'autre, mais des choix qui risquent de les mener à leur perte.

Un tome plus sombre niveau émotions. Le livre est sur plusieurs plans.

Déjà la guerre s'annonce entre ceux qui veulent le plein pouvoir sur les humains et ceux qui les défendent (d'une manière générale car c'est bien plus complexe que cela.) Nous avons les deux côtés, celui des "gentils" et des "méchants". J'ai adoré être dans les pensées de celui qui veut tout contrôler. C'est un sadique en puissance, adorant faire souffrir homme, femme, enfant. rien ne peut lui échapper. Il a une mainmise sur son peuple qui est si impressionnante que chacun d'entre eux est capable de se donner la mort plutôt que de le décevoir. Quant aux "gentils" version Cathal, Edern et compagnie, ils doivent prévenir les diverses attaques que certains clans subissent. L'histoire est sur des charbons ardents. Qui est dans le camp de qui ? Qui est le ou les traître(s) ? En qui faire confiance ? Une part importante où trahisons, conflits, menaces sont au cœur même du récit.

Ensuite, nous avons le couple Nelly/Cathal qui ne va pas bien du tout. Alors qu'elle devrait avoir tout son soutien dans sa transformation qui n'est pas complète, il disparaît de sa vie complètement, coupant jusqu'à leur lien pour ne pas qu'elle l'ennuie avec des futilités. Des futilités... Il s'agit de la santé mentale et physique de la jeune femme. Alors oui, il est le grand chevalier vampire qui n'a qu'une mission, mais je suis ravie de voir la tournure des événements lorsqu'elle doit choisir entre vivre ou mourir. L'égoïsme, c'est un trait de caractère qu'il n'a pas perdu. Il l'a voulait, pour lui tout seul, la transforme pour la garder pour l'éternité, mais ne fait pas ce qu'il faut pour qu'elle devienne une immortelle à part entière. Et la laisser au cœur d'une cour qui n'en a rien à faire du statut de "compagne" de Cathal devient très dangereux, surtout quand la reine est très... proche du protocole en vigueur.

Enfin nous avons les archives qui nous donnent des précisions sans pour autant alourdir le texte. Disséminées par endroit stratégique, nous découvrons des personnages, des lieux sous un autre angle sans pour autant les faire agir.

Concernant les personnages, nous voyons essentiellement Nelly, Cathal, Nicolaï, mister vilain... Patrice est moins présent, mais le peu que nous avons montre son évolution au sein de la citadelle. Lui qui est un humain semble avoir trouvé sa place bien plus facilement que Nelly qui se perd dans tous ces protocoles. Cette vie n'est pas pour elle et elle le montre bien. Son caractère évolue de manière significative et le fait de ne plus avoir de mentor va la rendre plus propice à d'autres découvertes. La relation entre les deux devient plus que difficile jusqu'à un point de non-retour. Je n'en dirai pas plus car c'est une lente dégradation de la relation par la faute d'une seule personne.

L'égoïsme est une vilain défaut. Par chance, par contrainte, par je-ne-sais-quoi, les personnages évoluent, se découvrent et font des compromis. La suite risque d'être difficile, parce que oui, il y a un tome 4 !!!! Je n'indiquerais pas le gros mot qui est sorti à ce moment, mais j'avais oublié ce détail !

Plus personne n'est à l'abri, ni les humains, ni les vampires. Les attaques interviennent n'importe quand. Et les dégâts sont considérables.

En conclusion, un troisième tome qui est moins sanglant que les autres mais où les réflexions sont plus nombreuses, plus difficiles. Il y a plus de sentiments sombres, plus de combats intérieurs. Une chose à savoir... Nathy a réussi à me faire pleurer ! Faut y aller pour que je lâche une petite larme, mais même en sachant ce qui allait se produire, j'ai pleuré et pas juste une goutte tellement j'étais dans le récit. vivement la suite !!!!

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/dark-side-les-seides-d-ashtart-livre-iii-nathy-a129941820
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Je remercie Aurélie des éditions Sharon Kena pour l'envoi de ce service presse dans le cadre de notre partenariat.

J'avais apprécié le premier tome, ce second est meilleur à mes yeux. De plus je préfère cette couverture à celle du premier volet. Plus harmonieuse en un sens et elle regroupe tous les éléments importants du récit.

Nous retrouvons Cathye, six mois après. Six mois après quoi ? Bonne question, après avoir laissé Gabriel prendre un avion, nous la découvrons dans un lieu où elle est considéré comme une esclave, avec d'autres humains comme elle. Sous-entendu, avec un don qui intéresse la reine mère, je nomme Isobel. Six mois où la jeune femme apprend à faire confiance, aux bonnes personnes, aux mauvaises, peu importe, elle ne peut pas rester seule avec ce don. Très peu de personnes savent qui elle est réellement, pourtant elle va devoir combiner entre ce qu'elle veut montrer et le phénix qui a envie de montrer sa toute puissance. Ses rêves lui montrent une présence, un regard bleu qui la hante même de journée. Mais impossible de savoir qui est cette personne. Une vie de rêve en somme... Un cauchemar qui risque de tourner au carnage.

L'histoire est drôlement mouvementée. Cathye n'a pas une vie facile dans ce camp "d'entraînement". Elle ainsi que les autres humains doivent travailler pour se nourrir, s'occuper des animaux, planter de quoi subvenir à leurs besoins, et s'entraîner en vue des multiples combats qui sont mis en place. Une arène, deux combattants qui doivent faire en sorte de créer un spectacle à la hauteur de la reine, jusqu'à ce que l'un des deux ressortent en vie. La dure loi de ce campement. Six mois et Cathye n'arrive toujours pas à s'en sortir. Elle a de précieux amis qui sont dans la même panade. L'entraide est primordiale, mais il faut tout de même avoir confiance. Ce dont elle ne manque pas.

Dons, puissances, trahisons, recherches, actions, quête du pouvoir et de soi. Un second tome complet qui me laisse sur ma faim. J'aurais déjà voulu connaître la suite ! L'auteur arrive à nous maintenir en haleine. Il n'y a pas de temps mort, soit nous suivons une routine qui est stressante de part les personnages qui tournent autour de nos héros, soit nous sommes au coeur de l'action. Les sentiments et émotions sont présents sans pour autant passer devant la guerre qui est en marche. Pas mal de surprises dans l'histoire qui nous font nous poser de nombreuses questions. Un point où je ne me suis pas fait avoir : le traître, je l'avais du départ. Je ne sais pas pourquoi j'étais focalisé sur ce personnage, mais c'était louche certains de ces agissements : trop gentil, trop exubérant, trop... raaaaaah difficile de trouver les mots justes, mais je le savais !

En parlant des personnages, nous en retrouvons certains du premier et découvrons de nouveaux. Anya et Youri le frère et la soeur russe avec un passé houleux, deux cousins qui n'avaient rien demandé à personne, Charlotte, Eve, Samuel... Tous vivent dans ce camp sous la contrainte. L'âge importe peu, seuls les dons comptent et ils ne sont pas tous défensifs. Le corps à corps est un art qu'ils se doivent de connaître s'ils veulent rester en vie. Contre des immortels il vaut mieux être préparés, même si le risque de s'en sortir en vie est mince. D'ailleurs c'est ce que j'ai aimé avec l'auteur, tous ne s'en sortent pas ! Ce n'est pas mon côté sadique qui ressort, juste que des humains même super entraînés et avec des dons ne peuvent pas toujours gagner contre des immortels. L'arrivée d'un ancien dans le camp est un événement.

Ce que les personnages vont devoir subir pour avoir un semblant de liberté est un véritable parcours du combattant. D'ailleurs, est-ce qu'ils sont véritablement libres ? Des liens de servitudes sont toujours forts, la magie des anciens l'est tout autant, puissante. Des choix sont obligés d'être faits, en fonction de ce que ressentent les personnages. Ce qui va bouleverser bien des plans d'un côté comme de l'autre. La fuite n'est pas qu'une question de survie. Elle est aussi la réponse à un soulèvement de peuples contre l'oppression. J'ai aimé retrouver Gabriel et Andreas, de voir comment leur lien à évoluer.

Quant à Isobel et ceux qui l'entourent, ils sont tous en admiration devant elle. A moins que ce ne soit le fait qu'elle soit puissante et capable de bien plus que n'importe quel immortel. C'est une femme qui est très belle, qui sait ce qu'elle veut. Le problème ? C'est qu'elle est égoïste, vindicative, adorant jouer avec la vie des autres. Tous, humains, immortels, ne sont que des jouets, des pions à placer et à éliminer au besoin pour assouvir sa soif de puissance.

Il y a beaucoup de recherches au niveau des peuples ancien, du langage, des mots, des instruments. Une belle découverte de ces mondes anciens.Une lecture fluide et des phrases qui se suivent sans voir les pages défiler. Et la fin donne vraiment envie de savoir ce que va devenir Cathye et ses amis.

Petit bémol. Il s'agit du départ du livre. Je me suis demandée s'il n'y avait pas un souci dans le texte, si je n'avais pas raté un livre. J'ai vérifié la couverture, mais c'était bien le tome 2. Alors j'ai été relire la fin du tome 1, ainsi que mon avis, parce que je me sentais perdue. 6 mois ont passés. sans explication du départ, sans savoir ce qui a bien pu se produire. J'ai eu du mal à me mettre dans le texte durant quelques chapitres. Puis enfin j'ai pu l'intégrer en me disant que j'en saurais forcément plus, plus tard. C'est dommage.

En conclusion, un second tome que j'ai beaucoup apprécié. Une lecture vivante, agitée, pleine de rebondissements. Nous en apprenons plus sur les personnages et jusqu'où peut aller la peur de l'autre, la volonté de nuire à l'autre. Vivement la suite !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/incandescente-tome-2-la-flamme-oubliee-k-aisling-a129931684
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