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Commentaires de livres faits par GabrielleViszs

Extraits de livres par GabrielleViszs

Commentaires de livres appréciés par GabrielleViszs

Extraits de livres appréciés par GabrielleViszs

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Je remercie l'auteur pour la suite des aventures en Féerélia. La couverture est totalement différente et je dois avouer que je la préfère à celle du premier tome.

Ici, il s'agit plus d'une nouvelle sur Moïra et la manière dont un événement, Samhain, va être mis en valeur, ou pas. Sur Féerélia, Moïra, Ciara, Fergus, Archibald, Kiel et bien d'autres, vont devoir apprendre à vivre ensemble. Us, coutumes, magie, Samhain est une célébration importante. Sauf que Morrigann est toujours dans les parages. Le prologue est le même que celui du tome 1 : des cris, des pleurs et les ennuis qui ne sont pas si loin !

L'auteur nous replonge facilement dans les aventures de Moïra entre autre, car nous ne suivons pas qu'elle. Comme dans le précédent tome, nous avons plusieurs points de vue. La magie est toujours bien présente, autant dans les esprits que dans les actes des personnages. Nous découvrons un peu plus un petit peuple qui a réussi à survivre grâce à un "grand". Les descriptions des paysages sont magiques. J'ai l'impression de marcher à leurs côtés, même s'ils ne font pas tant que cela de pas.

Comme c'est une nouvelle (en fait il y a 80 pages de textes en format pdf) je ne peux pas trop en dire, si ce n'est que c'est une partie de ce qui aurait pu être intégré au tome 1. Cela se passe avant la fin du précédent volume, c'est pour cela. Nous en apprenons plus sur Archibald et comprenons beaucoup mieux pourquoi il agit comme il le fait. Même si nous en avions de très gros doutes, ici c'est beaucoup plus explicite. Je me demande ce qui se passe réellement entre Ciara et Fergus, sachant pourtant que ce dernier semblait être attiré par Moïra. Tout cela n'est que détails, car il y a bien plus important que les sentiments des uns et des autres : réussir à faire en sorte que le Samhain puisse se faire.

Cette fête est très importante et surtout permet de tisser des liens entre certains personnages. D'ailleurs j'aime beaucoup Sharina qui est prête à se sacrifier pour le bien-être des autres comme beaucoup d'autres. Un nouveau monde, différentes "espèces" qui se côtoient et qui doivent apprendre à vivre ensemble et non s'amuser aux dépends des autres... C'est un véritable parcours du combattant pour Fergus, Ciara et Moïra afin de se faire entendre. Pourtant il va se passer un événement qui va tout chambouler (sinon ce n'est pas drôle).

On retrouve la même façon d'écriture, mais après avoir discuté avec l'auteur, elle m'a affirmé que, comme le tome 1, il est en cours de "réécriture" pour annuler le fait qu'il y ait des répétitions.

En conclusion, une petite histoire qui nous apporte plus au niveau de certains personnages. Une méchante toujours dans les parages qui ne s'oublie pas facilement. J'ai très envie de découvrir la suite de leurs aventures à tous.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/feerelia-tome-1-5-une-etrange-celebration-florina-l-irlandaise-a155854624
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date : 14-12
Je remercie l'auteur pour sa proposition par le biais du site simplement. La couverture est très belle, le résumé tentant. C'est pourquoi j'ai accepté de découvrir cet univers.

Au départ il y avait une déesse Macha et un dieu Dagda. Un combat, une rencontre, un lien qui se forme, des sentiments et une naissance, celle de Moïra. Une enfant pas comme les autres qui sera cachée aux yeux de ses parents dès le premier jour de sa naissance dans un autre monde. Une quête incessante pour la retrouver tandis qu'elle va grandir. Malheureusement rien n'est rose dans la vie des uns ou des autres et le mal rôde toujours, en quête de vengeance.

Une histoire originale qui prend une belle part en Brocéliande, et aussi dans un monde crée par l'auteur Féerélia. Une histoire d'amour qui n'aurait pas dû voir le jour pourtant il est pur. Macha est prête à tout pour que son enfant soit bien portant, en vie, protégée du regard des Dieux. C'est un personnage fort. tout comme Menahel, un ange qui se trouve à leurs côtés. L'auteur a crée des personnages qui savent se défendre, prendre position et se sacrifier si besoin. Le déchirement entre une mère et son enfant est difficile et bien décrit. Moïra va vivre comme un enfant normal, sauf qu'elle est fille de Dieux, ce qui risque de lui causer quelques torts. Elle a forcément des dons qui vont se développer.

Un récit original, oui je me répète, qui met en place des divinités que l'on ne voit pas souvent. Créer des portails pour passer d'un monde à l'autre est amusant, enfin pour le lecteur. Pour certains personnages cela l'est moins. Car il ne s'agit plus de traverser pour découvrir, mais pour empêcher ou créer des guerres. Une quête incessante pour retrouver une enfant, son enfant, tandis que cette dernière apprend à vivre avec des parents adoptifs, jusqu'à ce qu'elle découvre l'amour elle-même.

J'ai vraiment adoré le côté imagination de l'auteur. Prendre des éléments avec parcimonie et créer un monde, un contexte pour nous faire rêver. C'est un récit rempli d'actions, de rebondissements, de sentiments en tout genre : amour, amitié, haine. Il y a de l'attente au niveau d'un personnage en particulier qui est rempli de haine car j'aimerais la découvrir un peu plus en dehors de ces combats incessants. De la magie celtique, des dieux et déesses, j'aime cet univers ensorcelant.

Malheureusement, je n'ai pas accroché à l'écriture, ou plutôt la mise en place de l'écriture car la plume est légère et douce, quasi magique. Nous avons plusieurs points de vue de différents personnages, jusque là tout va bien, sauf que certains se mélangent. Un moment nous avons du texte à la première personne, puis à la troisième et enfin à la première au pluriel. Il y a bien des prénoms avant du texte, mais il y a des mélanges dans ces textes, ce qui je l'avoue, m'a fait perdre le fil à plusieurs reprises. Un autre point que personnellement je n'apprécie pas, c'est de reprendre une scène et de la transposer littéralement à un autre personnage tout simplement parce que le dialogue est exactement le même ce qui est répétitif, surtout lorsque l'on peut aller jusqu'à une reprise par trois personnages.

En conclusion, une histoire qui démarre très vite pour nous laisser sur tout un tas de questions. J'ai hâte de découvrir le 1.5 que l'auteur m'a proposé à la suite.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/feerelia-tome-1-moira-florina-l-irlandaise-a155283366
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Je remercie la maison d'édition Harlequin, ainsi que Netgalley pour cette intégrale. J'adore les historiques et c'est tout naturellement que j'ai demandé à le découvrir. La couverture est tout à fait dans le ton de ces livres.

Livre 1 le viking

Meredyce est enlevée en même temps que les enfants du chef (je fais grâce des termes employés pour plus de compréhension) de leur camp Saxon par des Vikings. Ces derniers ayant eu beaucoup d'argent pour le faire, enfin pas tout à fait, mais ce n'est qu'un détail. Seul hic, c'est que Meredyce n'est pas leur mère, il s'agit juste de la sage-femme qui est très attachée à Betha et Adelar. Il leur faut fuir, mais traverser les mers en plein hiver ne sera pas simple. Meredyce va devoir se battre pour tenter de fuir, mais le regard de son ravisseur risque de lui donner des frissons et pas forcément de frayeur.

Une histoire d'enlèvement sur ordre (avec un petit plus) qui va terminer en "tu m'as volé, je te vole et ainsi de suite". J'ai beaucoup aimé le début, les Vikings qui prennent possession du village sans trop d'encombre donne déjà la puce à l'oreille, les hommes sont quasiment tous partis, bref c'est louche. On l'apprend très très vite que c'est du tout cuit, du prévu depuis pas mal de temps. L'histoire est simple, avec une femme qui se retrouve dans un village ennemi, avec des convoitises mais un peu redondante lorsque l'on arrive au final.

Les personnages ont du caractère, Meredyce sait se taire quand il le faut (enfin presque tout le temps) tandis que son ravisseur, Einar est l'un des fils du chef de leur village. (oui je fais simple, car je n'ai pas gardé en mémoire tous les mots qui vont parfaitement bien avec l'histoire) Cet homme est orgueilleux, mais a un cerveau qu'il fait tourner à plein régime. Les enfants Adelar et Betha ont une grande place dans l'histoire. On s'attache forcément à eux deux. Les épreuves qu'ils traversent avant de retourner chez eux sont difficiles, voire insurmontables pour l'un d'entre eux. Difficile d'entendre une vérité qui fait souffrir.

L'écriture est fluide avec des termes que nous ne lisons pas à tous les coups, mais très facile à comprendre. Par contre il n'y a pas d'originalité, mais des personnages forts autant dans les principaux que dans les secondaires. Ma préférée est Endera, la fille de Einar.


Livre 2 Le Saxon


Les Saxons et les Vikings doivent trouver un compromis pour obtenir la paix entre leurs terres. Un mariage ! Voilà ce qu'il faut faire. Bayard se voit attribuer une femme, Endredi. Après quelques "négociations", la jeune veuve arrive dans ce nouveau village et devient la femme de Bayard, chef incontesté. Un rapide tour d'horizon et son teint devient beaucoup plus pâle : elle reconnait Adenar, qui n'est autre que le cousin de son nouveau mari. Une idylle lorsqu'ils étaient plus jeunes, alors qu'il avait été enlevé et puis chacun est retourné de son côté, sans vraiment avoir mis de mouchoir sur leur sentiments.

J'ai préférée cette histoire. Nous suivons Adenar, le petit garçon de 12 ans qui avait été enlevé dans la première histoire. Il est devenu un homme qui a fait des choix, comme celui de partir de chez son père après tout ce qu'il a appris sur lui. Son cousin, Bayard est un grand homme, tout comme lui et son complice. Très complice. Le mystère reste longtemps sur ce que Bayard désire vraiment. C'est un jeu de dupe, de convoitise et de méfiance qui s'installe. Bon nombre de personnages gravite autour de ces deux hommes. Neveu, femmes, jongleur, dresseur de chiens, ennemis, amis, il y a de quoi faire dans cette histoire qui m'a paru bien plus complète et intéressante.

J'ai beaucoup aimé Godwin qui s'y connait, Ordella et Ranulf, le couple où l'on voit tout de suite qui porte la culotte, Ylla qui se voit devenir une affranchie. Les personnages secondaires sont nombreux et ont une sacrée importance. Certains sont capables du meilleur comme du pire. Mentir devient une véritable obsession pour garder un secret encore plus gros, pour protéger ceux envers qui ont s'attache. Les émotions et les sentiments sont plus exploités. Le hasard ne fait pas forcément bien les choses. Les scènes d'intimité sont courtes et c'est tant mieux, de même l'auteur n'en met pas partout, mais juste là où il faut. Pour expliquer un état d'esprit par exemple. Par contre, j'ai cherché qui était Endredi et j'ai compris que c'était Endera. Je ne comprends pas pourquoi son prénom a changé, dommage je préférais Endera, plus facile à dire qu'un vendredi sans le v.

En conclusion, deux histoires sur des personnages forts avec des récits bien différents. L'auteur a su mettre en place des sentiments dans chacun de ses actes écrits. Le côté historique est parfait à mes yeux, les scènes, les décors, les vêtements, les termes utilisés dans le langage... Une grosse préférence pour la seconde histoire.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/la-terre-des-vikings-margaret-moore-a154945100
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Je remercie la maison d'édition Evidence, ainsi que Jennifer (oui oui une fois de plus, mais j'avais un peu de retard de ce côté) pour cette nouvelle découverte. La couverture est MAGNIFIQUE ! Et celui qui n'aime pas, tant pis, elle est vraiment sublime, harmonieuse et le personnage féminin est parfait pour le livre.

C'est le jour du mariage d'Alya avec Pavel. Tout est beau, leur amour est sincère. Les alliances échangées, la fête bat son plein dans la soirée. Alya a besoin de respirer et sort de la salle pour se ressourcer. Un loup l'attend et l'entraîne dans son sillage jusqu'à traverser "un voile" entre notre monde et celui de la magie. Sans le savoir elle vient de se bloquer à tout jamais dans ce nouveau monde, devenant le lien d'un roi. Celui des lycanthropes. C'est bien mal connaître Alya qui n'en a rien à faire de devenir reine et de perdre sa vie passée. Une aventure qui aura bien des surprises.

Un soupçon de "9eme royaume" une série que j'ai adoré, mais qui en est vraiment très loin sur le contexte. Le monde crée par l'auteur comporte 10 royaumes. Tous sont différents. Dans ce premier tome, nous avons celui des Lycanthropes, des Appeleurs (vampires), des Nornes (qui se rapprochent des amazones) et des Corsaires (là pas besoin d'explication ^^). Quelques contes ressortent, donc forcément celui du chaperon rouge, avec le loup, la cape et d'autres accessoires; et d'autres à découvrir qui font sourire. Ce monde magique représente tout ce que nous connaissons dans les livres et même un peu plus. Les créatures sont diverses et variées. Le lien entre les humains et les rois de ce monde sont bien décrits. On ne peut pas nier que l'auteur a une grande imagination. Ce n'est pas un mélange de tout ce que j'ai déjà pu lire, c'est tout à fait original. D'accord il y a les créatures connues, mais les mettre ainsi est très innovant. L'univers est riche tout comme les descriptions. L'intrigue est captivante, sans compter que l'auteur ne facilite pas le travail pour les personnages.

En parlant d'eux, nous les découvrons très rapidement. Déjà nous avons Alya, l'héroïne de ce livre. Humaine, le soir de son mariage elle se retrouve propulsée dans un monde dont elle ne connait pas les règles. Les femmes de notre époque sont indépendantes et n'accepte pas d'être une femme objet (enfin pour la plupart, rassurez-moi ?). c'est le cas d'Alya qui n'accepte pas d'abandonner sa vie, son époux, sa mère pour devenir reine. Et ce n'est pas Dastan qui va lui faire tourner la tête. Cet homme prend pour acquis le fait que son chaperon rouge (non je ne me suis pas trompée), Alya donc, devienne sa femme. Il l'a attendu depuis des... siècles ? sauf que pour qu'elle puisse traverser entre les mondes, il fallait qu'il perde ses parents. (Sur les prophéties et malédictions je ne dirais que cela). Entre une femme qui le voit comme un m'as-tu-vu et un homme qui est déjà fou amoureux de sa future femme, on se retrouve dans une belle impasse.

Ensuite, nous découvrons d'autres personnages qui sont attachants. Vladimir qui nous montre un cœur asséché pour diverses raisons bien expliquées, Vigdis, la reine des Nornes, Aidan un corsaire au grand cœur, Ewirna qui tient bien son rôle, Caleb, Méline, Arcos, Liloa, Viago et Farissa des frères et sœurs lycanthropes et Ménard, un des magiciens du royaume. J'en oublie plein d'autres, comme ceux du conseil par exemple ou les autres chaperons. Il y a une profusion de personnages très intéressants. La plupart ont un passé qui n'est pas glorieux, la perte d'un être cher peut faire perdre la tête.

Alya est là pour tenter de réunir les royaumes, sauf qu'elle ne connaît rien (oui je l'ai déjà dis !). elle va devoir apprendre comment tout cela fonctionne, comprendre pourquoi Dastan est si "pressé". Et puis entre les deux, avant de se sauter dessus (car oui, Dastan se voit comme un tombeur et aucune femme ne lui a résisté, même s'il n'en a jamais profité, bien au contraire, il l'attendait) le mot houleux est bien faible. C'est même très difficile pour l'un comme pour l'autre de tenter de comprendre le point de vue de l'un et de l'autre.

L'aventure est mouvementée, car il faut pouvoir gérer le fait de devenir ce chaperon rouge, de sauver le monde (tant qu'à faire !), rien de bien méchant pour une jeune femme. L'action ne manque pas et le temps défile vite, très vote trop vite. J'en viens aux éléments qui m'ont fait tiquer par moment. Alya est bloquée, ne peux pas retourner dans son mode et doit devenir la reine, tout cela bien qu'elle ne le veuille pas au début accepte très vite le fait qu'elle doit abandonner ce qu'elle connaît. (à moins qu'il y ait un soucis dans le temps, car je dois avouer que je pensais qu'il n'y avait qu'une semaine de passée à un moment donné et juste après, j'ai eu "quatre mois" donc sur ce coup-là, je me fais toute petite). Le temps défile trop vite, il y a des sauts dans le temps que j'ai vraiment trouvé dommage. Certains passages auraient mérité d'être plus exploités. Pour ma part, ce livre aurait dû être plus étoffé et devenir deux tomes. Il y a l'apprentissage d'être un chaperon, d'être une reine, des guerres, des traités de paix, des enfants qui grandissent. Presque 20 ans se sont écoulées entre ses pages. c'est ce qui m'a posé le plus de souci : le temps et ce qui en découle.

En conclusion, un premier tome original avec un monde de royaumes crée de toutes pièces, des personnages attachants. Le pouvoir ou plutôt la lutte pour avoir le pouvoir est au cœur des préoccupations. Une aventure complexe, vive et magique.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/le-chaperon-blanc-tome-1-les-royaumes-du-nord-pauline-lebrun-a154743944
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date : 08-12
Je remercie la maison d'édition Evidence, ainsi que Jennifer pour ce nouveau partenariat. La couverture recèle bon nombre d'éléments du livre et reste malgré tout simple. Ce contraste de couleurs chaudes et froides fait le parallèle de ce voyage entre la vie et la mort.

Guillaume vient pour la première fois depuis le décès de sa compagne, un an plus tôt, sur sa tombe. Il lui a fallu tout ce temps pour réussir à surmonter son absence et encore, ce n'est qu'une infime partie de lui qui a su le convaincre de venir au cimetière, armé d'un bouquet de fleurs. C'est là qu'il va rencontrer Marine, une petite fille de 10 ans qui parcourt les lieux avec ses grands-parents. Entre les deux, qu'ils le veuillent ou non, un lien se crée. Une amitié grandissante, presque familiale, qui va servir à ouvrir le regard de chacun sur sa condition.

Ne voulant pas spoiler, j'ai cherché une manière d'écrire ma chronique. J'espère avoir trouvé la bonne méthode. Le livre est réparti de différentes manières. Il y a d'abord cette rencontre qui va chambouler la vie de Guillaume. Un commissaire de police qui ne fait que vivoter depuis le décès de sa future compagne. Marine est vive d'esprit, enjouée, une enfant qui a envie d'en savoir plus sur tout ce qui les entoure. Puis vient l'attachement entre ces deux-là. Sans oublier les amis de Guillaume, Antoine et Min. Une enquête de police vient pointer le bout de son nez et les entrainer dans une course poursuite. Un renouveau survint et enfin le besoin d'aider. L'auteur utilise des étapes simples et complètes pour amener les personnages où il le désire.

L'écriture est fluide, le côté fantastique prend bien sa place. Même si au début c'est assez particulier et que certain personnage prenne pour argent comptant certains points, d'autres cherchent à comprendre ce qui se passe. C'est léger dans un sens et complexe dans un autre. L'arrivée de Marine est rapide et on apprend très vite le pourquoi du comment elle fait cette rencontre. De Paris à San Francisco ce duo improbable va traverser bon nombre d'épreuves et les ouvrir à la vie. Ils côtoient la mort, de part le métier de Guillaume par exemple et d'autres événements qui se produisent dans ce récit.

Concernant les personnages, nous avons Guillaume qui se morfond depuis un an. Il ne se renferme pas, mais ne s'ouvre pas aux autres. À part à son travail et son ami Antoine, il ne fait pas grand-chose. C'est "drôle" comme une "petite chose" comme Marine peut bouleverser une vie. Elle a et va affronter de terribles scènes. Son innocence prendra un coup, pour autant elle fait de son mieux. Certains détails sont durs, certains actes sont sombres, certains moments sont épuisants. Il y a toujours cette petite part de miracle qui brillent dans leurs yeux par moment, celui de la vie. C'est d'ailleurs une véritable aventure de vivre. L'auteur nous offre une année en leur présence, avec des hauts, des bas, des rencontres et l'espoir que la journée suivante sera meilleure que celle d'hier.

Et puis il y a Antoine, le tombeur de ses dames qui ne sait pas laquelle choisir et passe d'une femme à une autre. Min qui arrive dans leurs vies avec un passé peu commun. Virginie qui travaille avec Guillaume que l'on voit peu mais qui est un personnage secondaire important. Pascale, la patronne d'Antoine. Tous ont un petit coté attachant. J'ai bien aimé les suivre graviter autour de Guillaume et Marine. Et puis cette fin, un 22 novembre (ma date d'anniversaire !!!!!!) donnant encore un peu plus de magie et de réflexion.

Je regrette juste que l'histoire soit passée aussi vite, j'aurai aimé m'attarder un peu plus avec les personnages dans certain endroit, tel Disney par exemple, ou un peu plus de détails au niveau de l'enquête, surtout que le point commun est vite trouvé sans que ce soit écrit (rires). Je me dis que pour cette partie, cela aurait vite transformé le thème de fantastique en policier et donc aurait perdu un peu de cette magie.

En conclusion, un récit touchant sur ce que nous croyons. La vie, la mort, pour ma part tout est lié, mais jusqu'à quel point ? Beaucoup de tendresse, de découverte pour les personnages, de l'amour, de l'amitié, de la tristesse aussi, car il faut savoir perdre pour apprécier ce que l'on a. Une belle ode à la vie.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/un-jour-de-novembre-og-a154512248
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Je remercie la maison d'édition Plume Solidaire pour m'avoir permis de découvrir cette histoire. J'aime beaucoup la couverture et je dois admettre que je ne pensais pas à ce type de récit derrière. La petite fille est pleine de vie sur cette couverture et tout autant dans le livre.

Vincent s'est cassé la jambe lors d'un accident de ski. rien de bien méchant, sauf qu'au vu de son caractère, ne prenant pas ses médicaments correctement, une légère inflammation l'oblige à passer noël à l’hôpital. C'est durant son séjour qu'il va faire la rencontre de Jessica, une petite fille de 8 ans qui veut échapper à sa future piqure. Une discussion houleuse entre deux personnes, un placard qui cache la petite fille, une infirmière qui la cherche, un jeune homme teigneux de rester bloqué dans une chambre alors que ses amis font la fête... Une histoire qui semble simple qui va apporter une belle morale.

Le livre est découpé en trois parties. L'approche, la rencontre, le lien qui se fera au-delà de tout ce qui peut exister. Aucune de ces parties n'a de nom, mais je pourrais les résumer de cette façon. L'auteur joue avec le fait qu'on ne sait pas ce qu'à cette petite fille, sauf qu'il est "facile" de comprendre dès que le mot transfusion est dit avant piqure. J'utilise le mot facile entre guillemet car on imagine plus qu'on ne sait, jusqu'à ce que tout est expliqué. Vincent ne fait pas attention aux mots, pourtant ils sont importants. Le récit est court mais chaque mot est important.

Vincent est un casse-pied, autant le dire de cette façon. Il ne supporte pas l'enfermement et ne comprend pas que s'il veut sortir plus vite, il lui faut prendre son traitement correctement. D'accord, c'est un sportif, il aime bouger sans cesse mais tout de même, c'est un casse-pied qui râle pour un oui ou un non. C'est grâce à son caractère et le fait qu'il reste dans sa chambre d'hôpital plus longtemps qu'il va faire la rencontre de Jessica. Cette petite fille est souriante, le surnommant même boule de neige dès leur première discussion. Elle veut vivre comme tout le monde même si elle est bloquée dans cet hôpital pour des soins. Elle est adorable, une petite peste par moment, mais c'est l'âge. Pas capricieuse pour un sou, elle a véritablement l'âme d'une presque adulte malgré son jeune âge. La vie ne lui a pas fait de cadeau et pourtant elle montre énormément de côté positif.

C'est une belle histoire qui démontre surtout que tout n'est pas perdu, qu'il faut vivre à fond. Chaque jour est précieux, il faut savoir le vivre comme si c'était le dernier. C'est quelque chose que j'ai appris il y a longtemps et qu'il faut pouvoir mettre en place.

Il y a quelques petits points un peu "titillant" au niveau de l’hôpital. J'y ai passé pas mal de temps (en tant que patiente ou fille de patiente) et donc il y a de menus détails qui ne collent pas trop. Cela passe plutôt bien car nous ne pouvons cesser de nous demander ce qui peut bien arriver à Vincent et Jessica. Lire l'émerveillement dans les yeux d'une petite fille pour ce noël est très beau. L'auteur a su donner beaucoup d'émotions dans ces lignes, surtout dans les derniers chapitres. Cela fait beaucoup réfléchir sur ce qui est vraiment important.

J'ai bien aimé découvrir les parents de Vincent qui, je me demande encore comment, on pu "créer" un tel garçon. Par chance, la rencontre avec Jessica lui fera ouvrir les yeux sur un monde qu'il ne connaissait pas. Il suffit d'un rien pour ôter les œillères et voir le monde tel qu'il est, avec ses beautés qu'il faut voir même si elles sont infimes. Une fin touchante qui ne laisse personne indifférent et ouvre une autre perspective de l'avenir.

En conclusion, une histoire qui se lit vite sur la rencontre de deux personnes qui ont tout à gagner.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/la-vallee-des-papillons-marie-h-marathee-a154266844
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Je remercie Jennifer pour cette nouvelle lecture, dans le cadre de notre partenariat. Ce qui m'a d'abord attiré c'est cette couverture. Un côté un peu ancien, avec une église qui donne des frissons sans vraiment comprendre pourquoi. Et puis la dernière phrase du résumé qui, je dois l'avouer, m'a fait penser aux apocalypses de Sunnydale.

Été 1982, une chaleur étouffante dans cette petite ville de Hartland qui a les rues désertes en pleine journée. Pas totalement désertes, un homme tout en noir se présente devant la maison de Marc Miller, un vieil homme qui a du mal à accepter les gens d'une manière générale et encore plus des étrangers. Cet homme en noir, c'est le nouveau révérend qui vient prendre ses fonctions, suite au décès du précédent. Si Marc ne le sent pas, sa femme Martha tombe littéralement sous le charme, comme la plupart des habitants. Thomas Garrett est un orateur hors pair, il arrive à soulever des foules avec ses mots. Pourtant, il n'y a pas que Marc qui a du mal avec, la femme du maire voit des choses bien étranges. Hallucinations à cause de son traitement à moins que ce ne soit qu'une triste réalité ? La petite ville semble reprendre vie de puis l'arrivée de ce révérend, mais quelque chose de sombre attend son heure pour revenir.

Je me frotte les mains juste avant d'écrire ma chronique. C'est tout à fait le type de livre que j'affectionne particulièrement, surtout en cette période. Ne cherchez pas, je suis tout le contraire de la plupart des gens. Bref, dès le départ, l'auteur a su mettre un je-ne-sais-quoi de malsain dans ses premières lignes. Une aura traîne dans les parages, mettant mal à l'aise sans qu'il n'y ait de cadavres (pour l'instant). Le début du livre nous présente les personnages les uns après les autres, histoire de bien s'attacher à certains (Vous suivez où je veux en venir ?) Nous les voyons dans leur généralité, leur quotidien. Ainsi nous apprenons qu'une jeune femme est revenue de ses études pour aider sa mère depuis plus d'un an, car elle est hospitalisée et que son frère de 15 ans se retrouve seul. Nous voyons ce que "donne" l'arrivée du révérend dans cette petite ville. La façon dont les gens vivent sous cette chaleur étouffante. et puis il y a des détails qui arrivent tranquillement. Des ombres avec des yeux rouges ? Des lumières dans un champ ? Est-ce qu'il va y avoir une soucoupe volante ? Je n'ai pas pu m'en empêcher sur ce coup-là !

L'histoire du révérend qui débarque et qui s'amuse avec les habitants est comme un petit gout de déjà vu, mais, car il y a un mais, l'auteur a su le mettre en place, en plein milieu sans passer par lui. Je m'explique, nous avons la vision des habitants de ce personnage et c'est ce que j'ai beaucoup aimé. L'auteur ne se contente pas de faire vivre un personnage malsain, mais un ensemble de personnage qui ne voit pas forcément le mal lorsqu'il est devant lui. La femme du maire, Helen prend des médicaments, suite à la disparition tragique de son fils. Il s'est tout simplement évaporé en un claquement de doigt sans qu'elle et son mari ne sache où il est passé. Ce n'est pas le seul point qui titille le lecteur. Une petite fille, Mary, débarque à l’hôpital car son père a tué sa mère à coup de hache (tant qu'à faire hein, c'est un instrument qui fait moins de bruit, et puis pour un bucheron, c'est l'arme idéal pour découper du sapin, ou des gens !) Dans ce même hôpital, la mère de Linnéa y est "internée" pour dépression. La mort de cette femme reste un mystère, jusqu'à ce que l'on découvre ce qui s'est produit.

Le récit ne manque pas d'événements qui se suivent. Nous palpons bien qu'il y a quelque chose de désagréable, comme cette poussière qui ne peut partir pour défaut de pluie depuis des jours entiers. Nous cherchons le lien entre chaque, essayons de comprendre. Nous savons qu'il va se produire un gros événement. Quelque chose est là, présent, caché dans un recoin sombre pour jaillir à la lumière des feux. Plus nous avançons dans le texte et plus il y a des bouleversements. Le suspense est tatillon, il cherche à s'insinuer sous la peau. Et puis c'est l'hécatombe. Une apocalypse ? C'est bien cela, il ne pleut pas des hommes, mais des cadavres. Plus cela va et plus cela s’accélère, emportant avec un peu plus de sanglant.

Concernant les personnages, on s'attache, on s'attache, grrrr, je montre les dents, l'auteur nous les dépeints comme abattu, fort, fier, tout un panel de qualificatif plus ou moins gentillet. Et puis paf ! Le couperet tombe, les masques s'envolent pour montrer le vrai visage. Aurions-nous réagit de la même façon ? Qu'aurions-nous fait ? La fuite est-elle possible ? Les choix de Linnéa sont douloureux, nécessaire peut-être, mais ce sont les siens. Qui serions-nous pour la juger ? Comme ce rappel presque 100 ans avant où Hartland faisait encore la chasse aux sorcières ? En plein vingtième siècle ? Une petite bourgade qui a dû oublier d'avancer... Dans tous les cas je ne regretterais pas tous les personnages. Certains sont importants, d'autres un peu moins. Il y a le médecin Robert Craine et Mona Steele l'infirmière, le shérif Plummer et son fils, Glenn le frère de Linnéa, Nathan. Ce dernier n'est pas de cette ville, c'est un ancien étudiant qui a connu Linnéa et devenu journaliste... Lui c'est un cas que j'apprécie beaucoup, bien fêlé dans son type !

Le livre peut se suffire à lui-même avec ce final. Une partie de l'histoire est clôturée. Pourtant il reste des éléments que j'ai envie de connaître. Je me fais ma propre idée sur la suite. Peut-être que je me tromperais ou non, dans tous les cas je lirais le tome 2 avec grand plaisir.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/hartland-tome-1-les-portes-de-l-enfer-guillaume-lenoir-a154226186
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date : 05-12
C'est un livre que j'ai depuis... sa sortie ! Bon, ouf cela signifie depuis peu de temps, lorsque je vois la pile qui s'installe un peu partout. Bref, un livre d'une maison d'édition que je ne connaissais pas, tout comme l'auteur. Encore une découverte de ce côté ! Pour info, c'est un livre lu en novembre, j'ai perdu du temps entre deux.

Tommaso Mac Donnell, est appelé par Mika Tornsen. Cela fait 20 ans qu'ils ne se sont pas vus, ni même parlé. Mika a besoin de Tommaso pour un projet. Devenu le maire de Kotka, une petite ville de Finlande, Mika veut que son vieil ami s'occupe d'une expertise afin de vérifier les fonds de l'océan. Construire des éoliennes, modifier le paysage, cela ne plaît pas à tout le monde. Tommasso ne sait pas trop ce qui l'attend. Lorsqu'il arrive tout semble comme un peu partout, des écolos qui ne veulent pas de ces modifications, les principaux actionnaires qui veulent que cela aille plus vite. La routine, sauf que Tommaso n'est pas au mieux de sa forme. Il a perdu sa femme et sa fille il y a plusieurs mois dans l'incendie de sa maison. Il adore son métier mais depuis cette douloureuse perte il a des hallucinations. Entre cet étrange coup de fil qui le ramène près d'un ancien compagnon de plongée et le fond marin entre la Finlande et la Russie, les jours de Tommaso vont être mouvementés.

Une histoire qui démarre simplement pour se compliquer au fur et à mesure des pages. Tommaso est appelé pour plonger, faire des photos, analyser le sol, bref il est là pour décider si oui ou non le terrain est propice pour des éoliennes. C'est un archéologue renommé. Les "pour" et les "contre" et puis le pays change. La Finlande, c'est assez rare d'avoir un livre de ce côté, surtout que l'histoire de la guerre 1914-1918 est assez méconnue. Entre la Russie et ce pays, ce n'était pas au beau fixe. De nombreux bateaux ont sombré dans leurs eaux. La limite entre les deux est mince. J'ai beaucoup aimé ce que l'auteur a fait avec tout cela : je parle de raconter un morceau de l'Histoire entre ces deux pays sans refaire la guerre pour autant.

La politique est primordiale. le personnage de Mika fera tout pour obtenir ces éoliennes. Une histoire de gros sous, de gros pouvoirs de, bref tout le monde a compris où je voulais en venir. En opposition, l'écologie. Des personnes qui se battent pour que tout reste comme avant, pour ne pas dénaturer leur territoire. Et puis il y a un truc qui chiffonne. Indéfinissable au début. Nous suivons les pensées de Tommaso et nous nous posons des questions, en même temps que lui. Pourquoi Mika qui n'a pas donné signe de vie en 20 ans, revient auprès de lui ? Que se cache-t-il derrière le personnage de Trak ? Le ressenti est malsain de son côté. Et puis il y a cette journaliste Kari, qui tourne autour de Tommaso, pour un scoop ou pour autre chose ? Des enjeux importants montrent le bout de leur nez.

J'ai beaucoup aimé suivre les pas de Tommaso, le voir se battre avec ses fantômes, mais aussi avec ceux de ce peuple qui a vu, connu ou entendu ce qui s'est produit. Il est suivi, observé, traqué pour qu'il dise ce qu'il faut. Sauf que ce n'est pas un homme qui se laisse faire. La corruption semble être partout. Des agents s'immiscent un peu partout. En qui peut-on faire confiance ? Les fantômes semblent le suivre et ils ne sont pas forcément tous à lui. Petit bémol, il y a des longueurs un peu difficile à passer.

En conclusion, un thriller qui porte bien son thème. l'auteur arrive à nous faire aimer un pays froid et surtout à nous faire découvrir une petite partie de son Histoire au travers de cette aventure.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/les-engloutis-denis-lepee-a153746150
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date : 05-12
Par le biais du site simplement, j'ai eu la proposition de découvrir ce livre. Merci à l'auteur, Lynda Guillemaud pour sa demande. J'avoue que je l'avais complètement oublié et je regrette de ne pas l'avoir ouvert plus tôt. Il s'agit apparemment d'une suite, mais je certifie qu'il peut être lu sans avoir connu le précédent. La couverture est magnifique, lumineuse de surcroit.

Nous suivons Éléonore et Olivier, des aristocrates en pleine Révolution Française. Ils ont décidé de partir en Amérique, afin d'y construire une nouvelle vie avec leurs enfants. Malheureusement, la reine a besoin d'Éléonore. Cette dernière, costumée tel un homme, sera celle/celui qui sera le plus proche de la royauté. Le départ est retardé pour elle et les enfants. Olivier va partir pour préparer le terrain, contre son gré. Bien des épreuves les attendent l'un comme l'autre avant de pouvoir avoir un certain retour à la normale, si on peut le dire de cette façon alors que la France toute entière est prise d'assaut.

Le livre est découpé en trois parties distinctes. Il y a trois époques, le sang de la Bastille (1789-1791), Le sang du Roi (1792-1794), Le sang de la République (1794-1799). Dix années vont s'écouler. Dix années que les Français vont voir leur pays à feu et à sang.

Lorsque Olivier part, deux histoires se suivent et se ressemblent. Éléonore est aux prises avec ceux qui veulent renverser la royauté. À bas les privilèges, le peuple veut du pain. Les femmes sont dehors pour leur famille, pour que leurs enfants arrêtent d'avoir faim. Le Roi n'est pas insensible et propose même à ce que du blé soit apporté. Ce n'est que le dessous d'une guerre qui est en marche. La Bastille est renversée, des morts tombent. Celui ou celle qui veut fuir le pays est considéré comme un traître, inscrit sur une jolie liste afin de l'emprisonner et accessoirement d'en finir avec sa vie. Mais tout cela c'est de l'histoire, celle de notre France. L'auteur a su mettre en valeur un personnage qui gravite au sein même de tout cela, Éléonore. Une femme qui est assez haute dans la société car elle est proche du roi et de la reine. Une femme qui adore devenir un homme, le Chevalier de Keroman pour entrer dans des cercles fermés et ainsi y découvrir ce qui se trame. Une femme qui fait tout pour son pays, sa famille, quitte à être emprisonnée.

De son côté, Olivier est dans un cas de future guerre. Saint-Domingue est en feu. Les esclaves noirs veulent être libres. Olivier est pris en tenaille, devenant un prisonnier. Celui d'une prêtresse. Cela peut prêter à rire, mais il n'en est rien. Estazée est une femme de pouvoir et sait comment se faire entendre. Un peuple qui veut pouvoir choisir sa vie, son chemin, ne plus être sous le joug des blancs. Une autre histoire réelle qui a malheureusement vu le jour. Malheureux dans le sens où il y a eu des morts, mais la liberté a un prix.

L'auteur a su reprendre des faits réels pour en écrire une histoire. J'avoue qu'au début j'ai eu du mal à m'intégrer. Beaucoup de descriptions et quelques longueurs ont failli avoir raison de moi. Et d'un coup, un simple déclic, dès que l'héroïne intervient, se met en action je n'ai pas pu le lâcher. De l'action, il n'en manque pas. Éléonore va subir bon nombre d'outrages, emprisonnement, changement d'identité pour survivre, victime de tentative "d'assassinat"... Elle est forte, un enthousiasme envoûtant et se propageant sur ceux qui l'entourent. Robespierre, Napoléon, Beaumarchais ne sont pas juste des noms. Ce sont des hommes qui ont comptés d'une manière ou d'une autre dans sa vie. Se servir ou être utilisée, Éléonore va jusqu'au bout des choses. Un peu trop même. L'auteur a réussi à me faire pleurer à plusieurs reprises. et je dois dire que c'est vraiment une première fois d'avoir les larmes qui coulent aussi souvent en lisant une histoire. Je n'ai pas pensé à la réalité, j'ai vécu cette réalité, le cœur serré de voir une mère obligée de se séparer de ses enfants pour qu'ils puissent avoir une vie meilleure, par exemple.

Il y a beaucoup d'émotions, de complots, de sentiments, de violences en ces temps durs. Un peu de bonheur pour tenter de prendre une bouffée d'air avant de perdre la tête. J'ai adoré être dans le quotidien de cette femme hors norme. Elle n'est pas une super-héroïne, car elle ne s'en sort pas indemne, ne passe pas au travers des mailles. Elle croit en quelque chose de juste et s'y tient. Ne changeant pas sa veste en un mouvement de bras. Avec Olivier qui est loin, c'est compliqué. Même s'il revient, ils vont se perdre de vue durant de longs mois. Vivants ou morts ? En ces temps compliqués, avoir des informations est difficile et savoir qui est encore en vie l'est tout autant.

J'aurai encore beaucoup de bien à dire sur cette histoire. Je vais juste dire que c'est une sacrée histoire à découvrir que je vous recommande.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/le-sang-des-lumieres-lynda-guillemaud-a153649450
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Par le biais de netgalley, je remercie les éditions MxM Bookmark pour cette lecture. Déjà j'adore la couverture, elle est mystérieuse, magique et magnifique !

New York, fin 19ème siècle, ville de magie, peuplé de sorciers, familiers et autres personnages humains. Cicero est un familier, capable de se transformer en chat. Travaillant pour la Police Sorcière Métropolitaine (la PSM) il se trouve qu'il n'a pas de sorcier attitré. Cela ne le gêne en rien, il adore sa vie telle qu'elle est, si ce n'est que son chef compte bien lui dire bientôt d'en trouver un, auquel cas il risque de se faire dégager. Il a quelques amis dont un, Isaac qui lui a donné rendez-vous. Malheureusement, ce dernier ne vient jamais. Inquiet, il va chercher à le retrouver, surtout qu'un mort arrive direct de son appartement. D'un autre côté, Tom Halloran, un policier tout ce qu'il y a de plus humain, se retrouve dans une sale affaire de meurtre. Il a réussi à sauver une femme des griffes d'un homme qui semblait être fou. Des sorts qui auraient le malheur de modifier le caractère de celui qui l'utilise. Deux meurtres, deux victimes de personnages qui ont perdu la tête. Quel est le point commun entre les deux ?

Une histoire originale de magie où les personnages cachent de bien lourds secrets. Modifier une ville existante en plusieurs quartiers où la magie règne. La plupart semble vivre correctement, sans a priori, enfin il faut le dire vite. Chacun doit rester à sa place et les préjugés vont bon train. Une enquête sur des meurtres dont les assassins n'en avaient même pas le nom. Tout le monde leur aurait donné le bon dieu sans confessions. Pourtant il se trame quelque chose avec ces sorts. Des personnes qui les fabriquent, comme tant d'autres, pour obtenir un peu plus d'ivresse par exemple, ou pour ne pas avoir mal au ventre comme autre exemple.

Le fait que Isaac, un familier chien n'apparaisse pas au rendez-vous qu'il a donné à Cicero rend ce dernier fébrile. Il sent qu'il se passe quelque chose. Mais quoi ? Sa disparition complique les événements. Son colocataire est mort. Cicero va mener son enquête pour le retrouver, croisant ses pattes de chat pour qu'il soit vivant. Cicero est un personnage qui peut choquer au premier abord, il adore donner du "mon chou" à tout le monde, est efféminé, se maquille les yeux probablement mieux que moi (grrr). C'est un artiste, il aime les belles choses et rêve de vivre passionnément avec celui qui deviendra SON sorcier pour la vie. C'est un personnage qui a beaucoup de sensibilité, une gentillesse infinie et un humour à toute épreuve, adorant donner dans le préjugé lorsqu'il rencontre Tom.

Tom est un Irlandais... Disons qu'il cache beaucoup d'éléments sur sa personne, tout comme sa véritable identité. (C'est un détail que nous apprenons très très vite) Il n'a pas eu une vie facile et je garde le reste pour moi niveau secrets. C'est un homme grand, costaud dans la version muscle, capable de faire attention tel un éléphant dans un magasin de verre, mais complètement mal à l'aise. Depuis 8 années il s'occupe de son quartier et les habitants le lui rendent bien. Ce qui change des autres policier, car il ne prend pas de pot-de-vins, ne frappe personne pour avoir des aveux. Il est réglo. C'est tout cela qui va modifier la perception de Cicero, surtout que ce dernier ressent une terreur en sachant au plus profond de lui qui est Tom pour lui. Tous les deux vont devoir apprendre à travailler avec un "différent". Au final, Tom est bien plus affectueux et étonnement doux dans certains de ses propos.

Cette double enquête les rassemble pour leur plus grand déplaisir, jusqu'à ce que les barrières tombent. Même si certains points se voient venir à des kilomètres, la façon dont l'auteur les amène est très agréable. Le mystère qui entoure les sorts est complexe. Il y a bon nombre de chemins à prendre afin de découvrir qui est vraiment derrière tout cela. Je me suis bien faite avoir de ce côté, car je m'attendais à bien des choses, mais pas cela ! Les rebondissements ne manquent pas.

Concernant les personnages, nous en découvrons un certain nombre. Il y a les collègues de travail, des sorciers, des familiers, des humains, des bons et des bien méchants comme j'aime. Ce que j'ai beaucoup apprécié également, c'est la façon dont l'auteur apporte les éléments sur la magie, les liens qui existent entre un sorcier et son familier. Une prise de pouvoir peut également être de mise. tout est clair, net et précis. De plus, il y a de nombreux obstacles qui mettent les protagonistes dans une mauvaise situation, à se demander comment ils vont réussir à s'en sortir.

Le livre se termine sur un tome 0.5, avec la rencontre entre Rook et Dominic, deux personnages que j'ai beaucoup apprécié dans ce dernier. J'ai beaucoup aimé voir comment ils se sont découvert, sur quelle enquête ils ont réussi à s'entendre. C'est court et il manque quelques sensations comme dans le tome 1, mais avec les deux récits, nous avons largement de quoi comprendre qu'ils sont très liés.

L'auteur met beaucoup d'émotions douces dans certains de ces gestes, de la tendresse, de l'émotion. Cela allège considérablement le livre. D'ailleurs, il y a beaucoup d'humour de tout type dans le texte. Comme de l'action, de la jalousie, des regards. Cicero a un rôle à jouer qui ne plaît pas forcément (en fait pas du tout) à Tom, mais les affaires sont les affaires, pas vrai ? Entre eux deux, c'est passionnel et mignon, dans le sens où Tom ne se sent pas à la hauteur. Le chat est vraiment adorable dans son rôle de "démonstrateur".

En conclusion, une très bonne histoire à découvrir. Les personnages sont attachants, le contexte facile à comprendre. Un récit magique qui a su me captiver.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/hexworld-tome-1-le-briseur-de-malefice-jordan-l-hawk-a153432466
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Par le biais de netgalley, j'ai eu l'opportunité de découvrir l'une des enquêtes de Victor Lessard. Je remercie les éditions Kennes pour me l'avoir fait parvenir. Je dis bien l'une car en fait il s'agit de la quatrième. Je suis contente d'avoir fait cette découverte, par contre il s'agit d'un "tome" 4 et j'en parlerai plus tard.

La tête d'un haut gradé est retrouvé dans une poubelle par deux petits jeunes. Juste la tête, le reste du corps à comme qui dirait disparu. Victor reçoit cette enquête avec pour obligation de trouver le responsable très très vite. Par manque de chance, d'autres cadavres font leur apparition. Il s'agirait d'un tueur en série. Sauf qu'entre un flic, une terreur des gangs et les autres, il ne semble pas y avoir de rapport, si ce n'est le graffiti au père Noël juste derrière chaque mort. Où est-ce que tout cela va mener Victor ?

Pas de bol pour notre sergent détective Victor qui se retrouve avec un dossier et une tête coupée. Avec son équipe, ils vont devoir traquer le tueur qui s'amuse à leurs dépends. Qui a bien pu vouloir découper cet homme et disposer de la tête de cette façon ? La pression est importante lorsque l'on a l'identité du mort. C'est sans compter sur les meurtres qui s'empilent en peu de temps. Toujours le même graffiti, mais la façon de faire change. Par contre un détail, tout simple, mais le petit mot mis dans la bouche de ses victimes montre que l'assassin a un chemin bien spécifique en tête. Entre deux chapitres, nous avons des souvenirs de personnages, ou plutôt une vision de ce qui se passe pour un petit garçon de six ans qui a croise le père noël un jour. Est-ce qu'il y a un rapport entre les deux histoires ? Cela titille, on se demande bien si c'est le même personnage de ce bonhomme à la barbe blanche.

Une enquête menée avec efficacité. Les crimes sont sanglants, surtout pour l'un, j'en ai encore mal à ma mâchoire (rire). La situation devient franchement invivable. Après ce premier cadavre, ils en découvrent d'autres et le rythme est de plus en plus effréné. Un membre d'un gang "Red Blood Spillers" est retrouvé dans des conditions exécrables. Tout porte à croire que c'est le même tueur. Jusqu'à ce qu'un autre mort semble incohérent dans l'histoire. Dans tout cela, la disparition d'une jeune femme d'il y a plusieurs années refait surface. On retrouve des traces de cette femme chez l'une des victimes. Cela devient très compliqué pour Victor et son équipe.

Côté personnages, je les ai tous apprécié. Qu'ils soit assassins, policiers, membre de gang, père noël, chacun apporte un morceau de ce puzzle géant. D'ailleurs, je dirais même que c'est très sympa de voir des genres différents se mélanger de cette façon. Il a fallu la perversité de certéains pour montrer l'ampleur des compétences des autres. Le livre démarre au chapitre 48, puis le 49. L'auteur prévient du départ qu'il a décidé de faire de cette façon. Puis nous attaquons avec le chapitre 02 et entre deux nous avons des flashbacks avec le petit Maxime. Et puis le chapitre 49 revient en une nouvelle partie et une autre. Certains chapitres sont mélangés. Cela ne nuit pas à la lecture, par contre je n'ai pas compris pourquoi l'auteur a fait de cette façon. J'ai trouvé que les chiffres qui ne convenait pas car la lecture se fait de manière fluide.

J'en viens aux éléments qui font que je me suis un peu perdue dans le livre. On ressent entre les personnages un lien fort qui doit être expliqué avec les autres tomes de cette saga. Certains passages du passé sans explication dans ce tome reste un peu flou. Les mots utilisés, j'ai eu du mal à tout comprendre. Le français québécois possède des mots, des phrases qui sont éloignées des nôtres. Il m'a fallu relire plusieurs fois certains passages pour bien comprendre ce que l'auteur voulait dire.

En conclusion, il s'agit d'un policier avec de bonnes notes de thriller. Un meurtrier qui a ses raisons, une enquête complexe avec beaucoup de ramifications. La psychologie des personnages est mise en avant. Des crimes qui sont sanglants, bien détaillés. L'enquête est bien amenée, reste à voir comment tout cela peut se terminer.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/violence-a-l-origine-martin-michaud-a153336330
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date : 26-11
Je remercie l'auteur, Laura Wilhelm, pour m'avoir proposé de découvrir le premier tome de sa trilogie, Azmel. Bien que le résumé donne déjà beaucoup de détails, je vais en donner un afin de me "cadrer" dans la chronique.

Léna a perdu ses parents dans un accident de voiture. Obligé de quitter Paris pour vivre dans le sud est chez sa tante Éléonore et ses cousines Andy et Jamie. Un nouveau départ qui est extrêmement difficile. Elle va vivre en reclus jusqu'à ce qu'elle accepte de sortir et de reprendre les cours. Nouvelle maison, nouveaux lieux, nouvelle école... Alors qu'elle se fait une amie, Jesse, une pétillante rousse, un trio de frères lui "tape" dans l’œil, surtout un, le plus taciturne, celui qui ne parle à personne. Bien qu'un rapprochement se fasse, un léger problème d’électricité statique les forcent à ne pas pouvoir se toucher, jamais.

Une ado qui perd ses parents dans un accident tragique comme point de départ, bien entendu il fallait un choc pour que Léna puisse changer. Le début de l'histoire nous la montre à leur enterrement, au moment où son regard se pose sur un jeune homme qu'elle n'a jamais vu et pourtant, elle ressent quelque chose : comme un second cœur qui bat. Laissant tout derrière elle, elle doit se reconstruire. Ce qui n'est pas une mince affaire. Comment surmonter le décès des seuls parents que l'on avait ? Car même si la jeune fille connaît sa tante, elle ne les connaît pas vraiment. Du temps, voila ce qu'il lui faut et ce qu'on lui laisse.

Plus nous avançons dans l'histoire et plus nous comprenons que ses émotions fonctionnent en fonction de qui elle est. Sa famille n'est pas si normale que cela. Il lui faudra digérer cet état de fait et apprendre à se contrôler. Il lui faudra également contrôler ses sentiments vis-à-vis d'Aymerick, l'un des trois frères. Jason et Ménas composent le trio. Ces jeunes hommes ont un lourd secret tout comme la famille de Léna. Tous les opposent et pourtant ils sont irrésistiblement attirés. Beaucoup de personnages gravitent autour de ce couple improbable. Il y a les cousines, les ami(e)s de l'école, les ennemis qui traînent vers la fin du livre. Entre Andy, Jamie et Léna, le lien se fortifie au fur et à mesure que le temps passe. Entre cousines ce n'est pas toujours évident, mais avec Jamie c'est plus facile. Elle est un peu plus jeune mais à un caractère doux, généreux. C'est elle qui aide beaucoup Léna lorsque cette dernière arrive chez eux totalement défaite.

Léna est une jeune fille qui est à bout en arrivant dans cette nouvelle vie. Elle a beau chercher pourquoi ses parents sont morts (d'un accident de voiture ? Alors que son père était saoul ? Je trouve cela étrange... la suite me confirmera si mes doutes sont oui ou non à garder) elle ne trouve pas. Une étincelle, un peu d'aide, de compréhension et la voilà sur de nouveaux rails. Son amie Jesse est amusante. Les garçons se "battent" un peu pour elle. Les trois frères ont chacun un truc qui les rend attachants, même si au départ le fameux Jason ne m'inspire pas confiance. Aymerick a ses raisons pour être ainsi, si éloigné des autres. Il est très protecteur, possessif et jaloux.

Et puis il y a ce petit "soucis" qui fait que Léna et Rick ne peuvent pas se toucher sans risquer de se faire mal, très mal (allant jusqu'à l'inconscience de l'un). Pourquoi ? C'est la grande question. l'auteur nous donne l'explication. Nous comprenons très bien, mais comment faire pour que cela disparaisse ? C'est une autre bonne question qu'il faut garder en mémoire. Les chapitres sont plutôt courts. Le langage est simple, mais pas trop. Les descriptions sont bonnes, elles permettent de bien imaginer les ruines par exemple sur le terrain de la famille de Léna. La frustration est bien représentée.

Côté bémols, il manque des choses. Éléonore est l'adulte responsable de cette famille. Elle devrait donner des conseils, faire quelque chose comme des tests avec Léna. Je sais que vers la fin l'auteur en parle dans une phrase, mais dans le récit il n'y a rien avant. Je trouve dommage que Léna découvre sa particularité ainsi que son apprentissage sans avoir au moins un passage avec cette femme qui semble en connaître beaucoup. D'accord elle est très prise par son travail, mais une discussion aurait été un plus. La fin arrive un peu vite et les derniers passages avant l'épilogue sont trop court. Un peu plus de développement aurait été bien.

En conclusion, un premier tome sombre qui arrive à montrer que l'espoir n'est pas un vain mot. Le fantastique arrive tranquillement sans heurt dans l'histoire. Il y a peu de "créatures" mais plus nous avançons vers le final, plus nous en découvrons. Tout ce qui peut arriver a forcément une raison. La fin nous laisse sur notre faim, car combien de temps reste-t-il réellement ? J'ai passé un bon moment de lecture et je suivrais la suite avec plaisir.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/azmel-tome-1-la-porte-du-temps-laura-wilhelm-a153313064
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Je remercie la maison d'éditions HJ pour cette nouvelle lecture dans le cadre de notre partenariat par le biais du site simplement. Je ne connaissais pas l'auteur et je dois dire que la couverture m'a attiré l’œil, donc forcément, j'ai eu envie de découvrir ce premier volume.

Le livre débute avec la naissance d'une enfant, une enfant du péché, qu'un ange Gabriel va prendre sous son aile. 18 ans plus tard, nous la retrouvons sous les traits d'Eleanor, une jeune humaine qui vit avec son père qu'elle pense biologique. Le jour de ses 18 ans, elle se retrouve propulsé dans un monde différent du notre : celui des anges. Des rencontres qui ne vont pas forcément lui rendre la tache facile. Elle aura sept jours pour se décider : soit se battre soit ne rien faire. Forcément lorsque l'on vous dit que si vous vous battez vous risquez de mourir et si vous ne vous battez pas, vous ainsi que votre monde sera détruit, le choix est vraiment... cornélien ! Elle va accepter de combattre, pour certaines raisons, et part avec Abrahel, un ange que les autres regardent de travers. Une aventure qui paraît vraiment parfaite !

Un premier livre qui pose des bases solides, avec des descriptions des décors du monde des anges et de quoi se poser de nombreuses questions sur les enfers. Eleanor débarque contre son gré dans ce monde. Entourée d'anges, elle apprend qui elle est, qui l'a élevé et surtout que son père n'est pas son père biologique. Des révélations qui se suivent et qui s'entrecoupent d'actions. Les démons sont déjà à ses trousses avant même d'avoir pu décider de ce qu'elle veut faire. Le choix de se battre n'en est pas un vraiment. Elle ne l'a pas ce choix et devient malgré elle, cette guerrière tant attendue depuis des siècles. Une prophétie qui parle d'exploit et la voila sur un chemin tortueux.

Eleanor est une jeune femme qui apprends beaucoup avant de partir en quête de connaissance pour détruire Lucifer. Les contrées qu'elle va traverser avec Abrahel sont hostiles. Très peu ne sont pas tombées aux mains des démons. Une quête dangereuse avec une humaine qui ne connaît rien aux combats et un ange qui cache beaucoup de choses. La formation est difficile pour la jeune femme, pourtant elle doit tenir bon. L'auteur a crée un monde où les anges ne sont pas vraiment des anges et les démons ? Ceux-là, nous en avons plusieurs aperçu qui ne sont pas forcément si mauvais. Enfin, nous n'avons qu'une ébauche.

Concernant l'histoire, elle est simple, une prophétie, une humaine qui deviendra une guerrière et qui sauvera le monde. Simple en définitive, sauf que pour Eleanore cela est très compliquée. La perte d'un être cher peut aider à démarrer cette quête. La peine de s'éloigner les gens est présente. Un peu de baume au cœur avec la présence d'un allié ? Pardon, je rigole, Abrahel est un ange qui est tout sauf agréable. Il aime sa solitude et bouscule la miss. En même temps, si elle doit se battre, se serait bien qu'elle s'entraîne et plus c'est dur, meilleure elle sera. Entre les deux, on se demande ce qui se passe. Est-ce qu'un lien se forme ?

De nombreuses rencontres vont l'ouvrir à un monde méconnu pour sa part. Abrahel a parcouru ses terres de nombreuses fois. Il est connu par endroit pour certaines raisons indiquées dans le livre. Quant à elle, c'est de découvertes en découvertes qu'elle avance et développe des capacités qu'elle ne pensait pas. Les démons sont partout, les ennemis aussi, que ce soit dans les rêves ou la réalité, ils ne lâchent pas la jeune femme. Le Bien, le Mal, un peu comme le yin et le yang, il y a du bon dans le malin comme il y a du mal dans le bien. Certaines croyances, certains gestes ne sont pas en concordance avec ce qu'ils disent être. Certains "peuples" ont des idées fixes et ne cherchent pas à comprendre. Comme la mort de ce petit garçon car il n'est pas né du bon côté.

Eleanor est obligé de murir et vite si elle ne veut pas y laisser sa peau. La fin reste sur de nombreuses questions à propos de son protecteur et enseignant. J'ai beaucoup aimé découvrir les lieux, mais aussi les personnages de Hisolda et Oonel. Ils ont leur charmes, une vie passée et leur coutumes. Il y a encore bien des choses à apprendre, des placards à ouvrir.

Côté bémols, j'ai trouvé quelques longueurs. Il y a la relation entre Gabriel et la jeune femme qui est particulière. Je les pensais tel père et fille, mais certains éléments les rapprochent plus comme, pas petits amis, mais quelque chose s'en approchant. Je n'ai pas compris cette facette dans l'histoire.

En conclusion, une histoire qui promet de nombreux rebondissements. Un récit de guerre entre les anges et les démons différent, dans le sens où un humain doit se battre pour les premiers afin de sauver l'humanité. Je sens que la prophétie cache bien des choses, comme l'un des personnages principaux. J'ai hâte de découvrir la suite.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/chroniques-celestes-tome-1-les-cles-du-paradis-marie-sophie-kesteman-a153051352
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Je remercie la maison d'éditions Sharon Kena pour ce dernier tome de la trilogie. J'avais bien aimé le premier, beaucoup plus le second, ce troisième tome est encore meilleur. La couverture est magnifique, et arrive à représenter quasiment la totalité du livre.

Cathye se retrouve loin de son âme soeur. Elle est partie car elle doit trouver des réponses sur elle-même, ce qu'elle a en elle et surtout sur la manière de détruire Isobel. Pour cela, avec ses compagnons, elle est en Irlande et doit trouver Mathusalem avant cette folle à lier. Sauf que c'est un immortel qui est introuvable depuis... depuis des siècles. Cet homme serait celui qui peut faire la différence. Mais si après tout ce n'était qu'un simple nom ? Et s'il était bien celui qui pouvait donner un avantage ? En plus de cette quête, Gabriel ne donne plus de nouvelles. Le silence radio n'est pas bon, tout comme ceux de la réserve. Il se trame des événements indépendants de la volonté de Cathye ou même d'Isobel. Et si un nouveau joueur venait de faire surface ?

Un voyage qui ne laisse pas que de bonnes traces au sein du groupe de Cathye. Cette première quête est mouvementée. Fuir les "soldats" d'Isobel, parcourir une partie du monde pour retrouver cet immortel tout en sachant les risques si le phénix ne trouve pas une solution pour se lier totalement. La confiance est un problème récurent. Le soutien infaillible des amis envers Cathye est essentiel. Elle a besoin de les avoir auprès d'elle, mais en même temps elle a peur pour eux. Lorsqu'elle arrive à en mettre le plus loin possible, la communication moderne aide pour faire passer les messages les plus importants. La guerre est proche, les batailles ne cessent jamais. Un peu de répit entre deux et les voilà obligé de fuir une fois de plus avant de reprendre des forces pour combattre. Mentir devient une seconde nature chez elle, pour protéger les autres, pour se protéger, pour ne pas être trop surveillée.

Le retour à la réserve est peu surprenant. Tout du long du début du récit, nous savions qu'il y avait un problème. Mais lequel ? ça par contre c'est une sacrée surprise. Des revenants ! L'auteur ne laisse pas de répit aux personnages. Recherches de vérité, combattre pour un avenir meilleur, empoisonnement violent, combats durs, morts... Une guerre n'est pas une partie de plaisir. Il y a des conséquences et n'importe qui peut y passer. Pour en arriver là, ils vont avoir de nombreux obstacles, de nombreux retournements de situations et des alliés qu'on n'aurait pas imaginé dans l'immédiat. Les traîtres sont partout, bien cachés. Le respect se perd envers certaines tribus. Le passé refait surface. L'auteur a mis beaucoup d’événements dans ce dernier tome. Malgré tout ce qu'ils ont subis, Cathye et ses compagnons rêvent de voir le soleil se lever le lendemain. Il y aura des blessures plus profondes que d'autres. Des liens étranges qui se renforcent, d'autres qui ne sont pas vus au départ. J'avoue que certains points sont légers, surtout du côté de
Penny. Comment a-t-elle vraiment réussi à en être là ? C'est étrange de voir un homme la prendre sous son aile sans se rendre compte de ce qui se passe dans sa tête.

18 mois se sont écoulés depuis le début de l'histoire de Cathye. Elle a évolué, c'est certain. Elle n'est pas restée les deux pieds dans le même sabot. C'est devenue une femme accomplie qui a également ses faiblesses. Elle doit penser à elle par moment, pour ce qui peut arriver. J'ai adoré retrouver les personnages, Sam surtout, Andréas, Eve, Bel, les jum's, rencontrer des nouveaux tels Mathusalem, Emily ou Erin. Ils sont nombreux à graviter autour d'elle. Ils ont choisis ce combat elle ne les force en rien. D'ailleurs si elle le pouvait, elle les renverrais tous autant qu'ils sont chez eux, loin de cette folie. Car c'est une folie qui va leur tomber dessus. Certains passages sont rapides, les ennuis les encerclent et au final avec Marie, nous avons un avantage certain. Revoir Kelly a été une surprise, je me suis même posée bon nombre de questions à son sujet. Comme quoi les gens sont capables du meilleur comme du pire.

Il y a beaucoup de choses qui font rager, d'autres qui nous mettent mal et puis il y a les larmes du final qui menacent de couler. J'avais la gorge serrée lus j'approchais de la bataille finale. Parce que je savais qu'il y aurait des dégâts, parce qu'il n'était pas possible que tous s'en sortent au vu de la façon dont Isobel préparait son coup. Sans oublier les autres : Joshua et compagnie. Le coeur de Cathye est mis à mal, par contre elle va prendre conscience de ce qu'elle est vraiment, du pourquoi elle en est arrivée à ce point. L'avenir de beaucoup de monde est entre ses mains. Et certaines de ses décisions peuvent prêter à sourire, d'autres beaucoup moins. Pour sauver les siens elle est prête à se sacrifier et à endormir ceux qui pourraient l'en empêcher.

Comme dis précédemment, les liens sont forts. L'amitié, l'amour, la famille, certains actes sont pardonnables même si c'est dur. J'ai beaucoup lire les échanges entre son père, le Colonel et Cathye. Il est comme son parrain, il ressent les choses et un simple contact visuel, même par écran interposé peut lui mettre la puce à l'oreille.

En conclusion, un troisième et dernier tome qui ne manque pas d'actions, de rebondissements, de révélations. L'épilogue permet de donner un peu de douceur a tout ce qui s'est passé, mais aussi à montrer que le temps n'efface pas tout. Un coup au coeur pour les personnages qui disparaissent. L'avenir reste malgré tout serein. Peut-être que nous en sauront plus un jour ?

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/incandescente-tome-3-embrasement-eternel-k-aisling-a151048128
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date : 19-11
Je remercie Babelio, ainsi que la maison d'éditions Taurnada pour cette nouvelle découverte, par le biais de la dernière masse critique. Ce qui m'a d'abord attiré c'est la maison d'édition, je sais que je vais tomber sur une valeur sûre. Je n'ai jamais été déçue par un de leurs livres et cela se confirme de nouveau. La couverture appâte, il faut bien le dire pour tout lecteur qui aime le surnaturel. Puis vint le résumé. En d'autres termes je sentais que j'allais passer un bon moment. C'est gagné !

1986, une étudiante infirmière, Céline, achète une armoire dans un vide-grenier. Quelques mois plus tard, Mina, l'assistante de Alan, reçoit un coup de fil de sa part : elle a besoin d'aide car sa maison semble être habitée. Hors il n'y a qu'elle et son chat qui y vivent. Des bruits étranges la nuit la réveille. La peur est permanente. Pour une jeune femme enceinte de surcroit, se reposer devient de plus en plus difficile. Elle ne rêve plus que de passer ses nuits ailleurs et va jusqu'à prendre une chambre d’hôtel. Pour Mina, c'est qu'il y a quelque chose chez elle. Pour Alan, c'est plus complexe, pensant d'abord aux divers changements que Céline a effectué. Ce n'est pas sans mal que Mina le pousse à partir un weekend là-bas pour y voir plus clair. L'arrivée semble tranquille, pourtant, cette armoire recèle bien plus qu'un simple "esprit" : une clé !

Et quelle clé ! Mais passons sur ce détail. L'auteur a un duo de personnages attachiants et attachants. Alan Lambin a 44 ans, spécialiste dans le paranormal. Il n'est pas l'un de ceux qui trafique ses vidéos pour obtenir un nom véreux. Il est de ceux qui reste sceptique par moment, mais sait comment faire pour refouler les esprits d'une maison, ou autre. Mina Arletti, 46 ans est son assistante, médium de surcroit. Elle voit, ressent et aimerait bien que son patron l'écoute un peu plus. Tous deux forment une équipe qui marche, ne mêlant pas les sentiments entre eux. Et pourtant, depuis 3 ans qu'ils travaillent ensemble, leur cœur est pris dans les mailles du filet, sans pour autant qu'aucun d'entre eux ne le dévoile. Les "esprits" gardés au chaud dans cette armoire ne sont que des résidus. Il faut que Alan et Mina creuse plus profondément pour découvrir ce qui se passe avec.

La recherche de la provenance de cette armoire les envoie vers le monastère dans la même ville. Ce vieil monastère qui a vu passer des générations de moines et de Templiers. L'histoire recèle des trésors d'Histoires avec le grand H. Certains faits restent de l'imaginaire, d'autres de témoignages. L'auteur nous apporte les éléments sans que nous réussissions à trouver comment les combiner les uns aux autres. Et puis plus nous avançons dans le récit, plus de petites choses sont gênantes. Qui est ce petit garçon qu'Alan voit souvent ? Que s'est-il passé au 14ème siècle pour que les habitants du monastère soient encore emprunt d'une nostalgie qui ne peut pas leur être propre ? Quel est le lien entre tous les événements passés chez Céline et le monastère ? Vous me direz : l'armoire magique de la sorcière blanche ? Oups, je me trompe de livre, nous ne sommes pas à Narnia ! L'armoire a un pouvoir certain sur son propriétaire.

Les phénomènes paranormaux restent dans le domaine du réaliste. Je demanderais bien qui n'a jamais rêvé de participer à cette chasse aux fantômes mais je ne suis pas certaine que vu comment les événements tournent, cela soit de bons augures. Si au départ il n'y a "que" des voix, des murmures, le froid, des frôlements, cela devient de plus en plus coriaces allant jusqu'à faire voler ou disparaitre des objets. Les présences sont partout. Je ne suis pas peureuse de nature, j'avoue que ce livre ne m'a pas fait peur, mais pour plus sensible il est certain que des frissons de peur s'amuseront à se promener le long de la colonne vertébrale. L'angoisse est bien présente de part les réactions des fantômes, mais aussi des découvertes macabres qui ne datent pas toutes d'hier.

Un point que j'ai beaucoup apprécié, cela se passe entre le Normandie et la Bretagne et à un moment Alan parle même d'une ville de l'Aisne. Connaissant bien ces recoins car étant moi-même de Bretagne et vivant en Picardie dorénavant, c'est très agréable de voir des auteurs se promener dans des lieux méconnus pour la plupart. Un autre c'est le fait de retourner dans le passé. Les années 80 m'ont remonté bien en arrière (oui j'étais née :p) La manière de communiquer, le fait que les ordinateurs et les téléphones portables n'étaient encore que des ébauches pour l'un ou l'autre. Pourtant, nous pouvions communiquer ! Oui, en frappant aux portes, en allant voir les gens ! Un véritable exploit. Le personnage de frère Oscar est bien mené, tout comme celui de frère Laurent. Des seconds rôles qui apportent plus de questions que de réponses.

Seul petit bémol, la relation "amoureuse" entre Alan et Mina. J'ai beaucoup apprécié la façon dont ils se cherchent, se chamaillent comme des enfants. Ils ressentent des choses entre eux, cela se voit, se lit, se ressent. Leurs gestes l'évoquent sans problème. Le seul petit point qui m'a chagriné c'est la façon dont l'auteur en parle souvent du fait qu'ils ne se sont pas déclarés mutuellement. Personnellement je préfère suivre cette chasse aux fantômes.

En conclusion, une histoire paranormale angoissante, avec de belles descriptions sur les phénomènes. Un duo de choc qui n'est pas toujours d'accord mais qui arrive toujours à s'unir contre le pire. J'ai passé un très bon moment de lecture, je le recommande, en plus il est à petit prix.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/les-prieres-de-sang-jean-marc-dhainaut-a151032854
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date : 17-11
Je remercie François Avisse, enfin je ne sais pas s'il faut le remercier vu comment se termine ce livre (oui je suis désagréable du départ :p) pour m'avoir envoyé la suite des aventures de Clara. Même si les tomes peuvent être lus indépendamment, il vaut mieux tout de même lire l'arracheur d'ombres en premier. La couverture a le détail que celle du premier, cette petite goutte bleue qui s'écoule. Lorsqu'on a lu "l'arracheur d'ombres' on sait déjà ce que sait.

Quelques mois après les derniers événements, nous retrouvons Clara Villiers dans un appartement superbe de Londres ! Sentez l'ironie qui pointe son nez. Elle a perdu son travail, ses amis, le peu de famille qui était encore en vie. Son filleul se retrouve dans une très très mauvaise position. En parallèle, 1349 est une année où la peste est tranquillement en train de s'installer un peu partout, faisant des ravages dans la population. Penser à cette époque que c'est lui le pire virus serait trop drôle. Non il y a quelque chose de sournois qui est en veille et attend son heure pour se réveiller en pleine forme et accomplir son destin.

Ce livre donne assez de détails de l'autre, d'où le fait qu'on puisse les lires indépendamment, mais j'ai préféré les lire dans cet ordre, probablement pour rager encore plus. À peine débuté le livre, je n'ai pas pu le lâcher. On débute dans le passé, pour apprendre comment la "chose" a été placée en divers endroits. On revient à Clara et j'ai rongé mes ongles, car j'avais envie de savoir ce qui est passé auprès de son filleul. Bien entendu, il a fallu attendre un peu avant de le savoir. De toute façon, l'auteur est sadique à souhait tout du long de la lecture. Chaque moment où le stress vient nous prendre dans ses bras, nous amène à un point où l'on va découvrir un moment important. PAF ! Il s'amuse à aller voir un autre personnage ou une autre époque. RAGEANT !

Le livre est découpé en quatre parties ; Première partie : sommeil, deuxième partie : le réveil, troisième partie : ralliement, quatrième partie : symbiose. Quatre parties qui nous mettent déjà dans l'ambiance. Les ombres décident de rester endormies, de s'éveiller, de se rallier et enfin de, bref vous l'avez compris, l'évolution des ombres se fait de manière linéaire, sans obstacles, ou très peu. Les chapitres sont courts, entraînants et diaboliques.

Les "ombres" sont un être à part entier. Rien qu'en relisant cette phrase, on peut se poser des questions. Comment des ombres pourraient être un personnage ? Je ne l'explique pas, c'est un fait, point, il suffit de lire pour en apprendre plus. Elles sont fines chercheuses, douées d'intelligence et tout est fait pour qu'elles réussissent, même si des hommes ont fait le nécessaire. La terre évolue, les civilisations changent, se modifient, disparaissent. L'Homme n'est pas le seul fléau de l'Humanité. Ces ombres ont une histoire que nous avons morceau par morceau. Les légendes ne sont pas si lointaines que cela. Ces ombres sont cette menace que Clara doit combattre sans pour autant mettre les autorités dans son camp. Et pour cause, qui la croirait ? Elle finirait probablement dans un asile.

Ce n'est pas le cas de Winston, journaliste pour un "journal" basé sur le paranormal. Un peu comme celui que les Men in Black lisent pour trouver leur protégé. En d'autres termes plus simples : un journal où le mari de la voisine est un extraterrestre, pourrait être un super titre. Winston est une fouine, mais dans le bon sens. Lorsqu'il sent, ressent le bon filon il ne lâche rien. Il est bien en dessous de la réalité lorsqu'il met le doigt sur l'histoire de Clara. Entre les deux, c'est beaucoup de méfiance, surtout de la part de la jeune femme. Ayant tout perdu, elle ne fait confiance à personne. Il faut dire que la suivre pour lui parler, rester au pied de son appartement et l'appeler en pleine nuit parce qu'elle allume la lumière chez elle, c'est limite flippant. Un détraqué ? Non juste un homme qui veut l'article qui le propulsera au sommet. Sauf que cet article va l'amener à jouer les James Bond.

Des similitudes entre le premier te le second tome donnent de quoi regarder derrière soi. Clara a bien raison de se méfier des étrangers, même si elle-même est une étrangère. Le voyage effectué ne sera pas de tout repos, ni une partie de plaisir. Il s'agit de retrouver des personnes. La course pour la vie continue. Clara préfère rester sur ses gardes. Elle est courageuse et ne veut mêler personne à cette enquête qu'elle mène. Grand bien lui fasse, chacun est libre de décider de venir à ses côtés. C'est le cas d'Alexandre dont la femme a disparu, Winston qui veut écrire ce papier. La rencontre entre le lecteur et les autres personnages est effrayant, dans le sens où l'on voit ce qui leur arrive avant de trépasser. Autant rester honnête, l'auteur ne fait pas dans le détail.

J'ai beaucoup apprécié, ce sont les notes en fin du livre qui nous expliquent certains de ces passages afin de les lier avec notre réalité. Un autre détail, on sait comment le monstre du Loch Ness est né ! Pauvre anguille, mdr. L'aventure est au rendez-vous. Sauver le monde devient un véritable crédo pour notre héroïne qui se dévoile un peu plus. Et le MAL, il vaut mieux s'en méfier comme de la peste, non pire qu'elle. Alors pourquoi j'ai indiqué du départ le fait que je suis désagréable ? Le final, ce truc qui se trouve à la fin du livre, qui vous donne envie ou pas de découvrir la suite. Il est certain de vouloir connaître le troisième livre. Terminer de cette façon sans savoir ce qui se passe vraiment, mon imagination m'emporte très loin pour me dire que non, il va se produire un miracle ! Sinon je ne donne pas cher de l'auteur, niark niark niark !

En conclusion, une très bonne lecture comprenant de l'aventure, du suspense, une tension permanente. Les personnages sont attachants, même les seconds rôles et pourtant il y en a un que j'aurai bien étranglé de mes propres mains. J'ai vraiment hâte de connaître la suite !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/le-reve-des-ombres-saga-clara-villiers-francois-avisse-a150529776
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Je remercie la maison d'édition Harlequin, ainsi que le site NetGalley pour ce quatrième livre lus de cette série. Une couverture dans la lignée des trois premières.

Bane - Roman - a 25 ans et déjà un sacré panel à son actif. Que ce soit en femme, en business, il est connu dans la ville. Il a besoin d'argent pour ouvrir sa propre grande surface "SurfCity". Un domaine réservé aux jeunes et au surf. Un premier contact auprès de Vicious (le premier personnage de la série : mon avis par là) qui en résulte d'un "non, mais je connais quelqu'un qui serait intéressé". Bane va faire affaire avec Darren. Il a le pognon, l'envie d'investir. En échange, il va lui demander un service : Sortir sa fille de la maison, la ramener à la vie réelle, sans la toucher. Contre 4 millions, Bane ne va pas faire le difficile. Seul hic, la demoiselle sera très difficile à approcher d'une part et d'autre part elle va mettre le jeune homme dans une position instable sans le savoir.

Un quatrième tome qui ne parle pas des Four Hot Heroes, comme j'aurais pu le penser, mais plutôt sur un homme extérieur à ce clan, sans vraiment y être extérieur. Il est le digne descendant de ses quatre hommes. Fourbe, manipulateur, entier, possessif, voleur, prostitué... il est capable de tout du pire et du pire surtout. Il a perpétuellement besoin d'argent et la chance de signer un contrat avec Darren lui apporte ce dont il a besoin. Un service contre un autre qui risque de l'obliger à se mordre les doigts.

Bane a un passif et un actif lourd. Il a une liste d'amantes plus longues que ses deux bras réunis, des plans d'arnaques plus gros que le bottin, une grande gueule, vicelard jusqu'au bout des ongles. 7 ans après les événements du 3ème tome, on aurait pu croire qu'il serait plus responsable, moins bad boy. En fait c'est tout le contraire, sauf pour les responsabilités, ça il n'en manque pas et ne déroge pas à ses règles.Tout est bon pour soutirer un maximum d'argent aux commerces et celui qui ne veut pas... Il ne vaut mieux pas savoir ce qui risque de lui arriver. Les règles, c'est un problème surtout lorsque l'on a signé un contrat si juteux. C'est un homme qui smeble sans valeurs et pourtant plus on lit l'histoire, plus on voit qu'il n'est pas le connard qui'l veut montrer. Il a une carapace qui le protège en un sens.

Sa rencontre peu fortuite avec Jesse (vu l'entente cordiale avec son père qui n'est autre que Darren) se fait en douceur. Un pneu à plat, une aide providentielle qui chagrine énormément ce petit bout de femme qui sort de sa psy. C'est la seule sortie qu'elle s'autorise dans la semaine. Elle n'a plus confiance en personne et surtout pas en les hommes. Son viol d'il y a deux ans l'a totalement rendue inexpressive, renfermée. Et la réputation qui a suivi cet acte monstrueux ne l'a pas aidé à avoir confiance en l'être humain. Il ne veut pas la harceler, et va donc tenter des approches subtiles, ce qui est risible quand on connaît sa réputation !

Deux êtres qui ont vécu de terribles événements. Lui va tenter de la refaire devenir cette ancienne Jesse, elle qui va vouloir le changer dans certains de ses comportements. Je tais beaucoup de noirceur dans cette histoire. Leur passé les a construit de telle manière que leur coeur est enrobé d'une muraille d'acier. Le physique n'est rien. Bane est décrit comme beau tel un Dieu, Jesse a des traces sur elle en plus de celles qui seront indélébiles jusqu'à ce qu'elle arrive à tourner cette page noircie. L'auteur a dépeint cette ville comme aimant les ragots, où l'argent fait sa loi, la police ne pouvant rien faire, étant pieds et poings liés. Jesse apprend à se reconstruire, doucement, lentement. Après un pareil traumatisme, comment peut-elle revivre au grand air ? Sans compter tout ce que l'on apprend...

J'ai beaucoup aimé la mère de Bane (contrairement à celle de Jesse qui ne mérite même pas que je lui dédie des lignes). Née en Russie, elle est venue alors qu'il était tout petit. C'est une femme de courage qui a dû apprendre la langue sur le tas, a encore des expressions de chez elle qui font sourire de plaisir. Elle est vive d'esprit et observe ce qui se passe autour d'elle et surtout de son fils. Entre les deux, l'amour est fort. Chacun fera en sorte que l'autre soit au mieux, plus de faim, plus de problème d'argent. On comprend beaucoup mieux pourquoi Bane fait tout ce qu'il veut pour en récupérer un max. L'auteur nous montre les liens entre ses personnages et j'ai adoré les lire.

L'histoire de Jesse touche énormément Roman, cela le plonge dans un passé très proche, trop proche pour ne pas se sentir concerné. Peut-être que c'est cela qui inconsciemment va les réunir, pas en une journée non plus, mais avec du temps et de la patience, on voit un lien entre eux se former. De plus, la jeune femme, même si elle ne voit plus personne, fait l'effort d'aller voir sa voisine qui est malade. Un très beau geste, surtout lorsque l'on suit également cette histoire en parallèle.

Petits bémols : la psy dont j'ai oublié le nom et dont sincèrement je m'en moque un peu. Il y a des trucs louches dans la vie des gens, elle en fait partie. Cela se ressent dès le départ, surtout lorsque l'on sait que Jesse la voit depuis ses douze ans, au moment où son père est décédé, jusqu'à maintenant, elle en a 20 ans dorénavant. La relation entre la psy et un autre personnage n'est pas approfondi à mon gout.

En conclusion, j'ai volontairement tu certains points. Une histoire qui comporte de nombreux rebondissements, des zones d'ombres qui s'éclaircissent (OK pas toutes), des personnages qui méritent une seconde chance. Je me demande bien sur qui se portera le prochain tome, car il y a de quoi faire avec tous les personnages qui les entourent.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/sinners-of-saint-tome-4-furious-l-j-shen-a150238426
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date : 14-11
Je remercie Vincent Ferrique pour la lecture de son livre. La couverture va parfaitement bien avec le sujet, il suffit de voir les ramifications, mais je n'en dis pas plus à ce sujet.

Michellin vit avec Sockys dans un monde où la guerre, la famine, la pitié et tout ce qui peut encore exister dans notre monde, ne demeure plus. Tout est géré par des nano-robots. La nano-technologie est au cœur des habitants de la planète. Les émotions sont restreintes, voire annihilées. Tout le monde a un travail, un lieu où il fait bon vivre, de quoi satisfaire la moindre parcelle de son corps. Le jour du baptême de AsMo, leur fils, il se déclenche quelque chose en lui. Une larme va couler sur sa joue. Une seule et unique larme dans un monde qui bloque les sentiments. Juste un légère défaillance des nano-robots. Michellin va commencer à se poser des questions. Sauf que sur NanoTotal poser des questions risque de créer des ennuis.

L'auteur a crée un monde parfait. Rien ni personne ne peut avoir le moindre souci. La guerre n'est plus qu'un vague mot, les manques? Personne ne sait ce que c'est. Tout ce que la misère pouvait exister n'est plus. A la place, les êtres humains non plus de libre arbitre. Avoir un bébé? Il faut demander l'autorisation avant. Est-ce un bien ou un mal ? C'est la question que je me pose. Lorsque tous les nano-robots fonctionnent parfaitement, le monde vit tranquillement sans se poser de questions. Pas de jalousie, rien, juste un état de béatitude constant. Lorsque certains d'entre eux commencent à ne plus agir correctement, nous suivons Michellin dans une quête de savoir. Il y a du bon dans les deux positions et bien entendu, il y a du mauvais dans ces deux côtés.

Une consommation qui règne en maître. Un recyclage permanent. Des gestes familiers qui reviennent sans cesse. Vincent décrit une planète qui fait ce qu'elle faut pour que tous puissent vivre correctement. Mais à quel prix ? Il y a beaucoup de contreparties en y regardant bien, que je laisse le soin de découvrir. Une histoire qui nous force à nous poser des questions. Et si c'était la solution ? Et s'il ne fallait surtout pas que cela puisse un jour arriver ? Et si ??? La nano-technologie est un domaine encore méconnue du grand public. Nous avons une idée de ce qu'elle peut apporter, comme de ce qu'elle peut nous faire perdre. Est-ce que nous choisirions cette voie dans un avenir plus ou moins proche ? Vous avez quatre heures pour méditer sur ce sujet philosophique !

En attendant, Michellin est un personnage qui voit sa vie changer. Son prénom, comme tous les autres, est également un concept particulier de NanoTotal. Bref, cet homme commence à combattre ces robots en lui. Il veut découvrir qui il est, il veut comprendre ce qui lui arrive et ce qui se passe de l'autre côté. Trente ans et il ne fait plus que regarder sa vie passer, il va la vivre pleinement. Ses émotions, ses sensations, tout ce qui était caché, enfoui au fond de son coeur, lui explose à la figure. A-t-il pris le bon chemin ? Peut-être, peut-être pas. Toujours est-il qu'il va traverser bien des routes pour accéder à ce qu'il pense être le Saint-Graal.

Il y a des instants d'humour, comme des noms légèrement modifiés ressemblant à des hommes politique ou encore les prénoms de chacun. Le pourquoi et le comment ils arrivent à les avoir. Par contre j'ai eu beaucoup de mal à le débuter. Il m'a fallu quelques chapitres avant de réussir à ne plus le lâcher. Le début est long, il met en place les personnages, l'époque, le monde en lui-même. Beaucoup d'informations en peu de pages.

La fin est une des possibilités qui pouvait être amenée. J'avais du mal à imaginer le final, à imaginer tout court comment tout cela allait se passer. Le futur sera-t-il vraiment ainsi ? Pus je lisais l'histoire et plus j'étais dans le flou. Comment Michellin allait réagir ? Allait-il faire des découvertes qui l'amènerait à fuir ? Allait-il fuir ? Ou au contraire rester et choisir de redevenir un mouton ? Tant de questions, tant d'éventualités sans savoir si le dirigeant se moque de lui ou non. Un véritable parcours pour un homme qui va devoir décider de choisir sur le chemin qu'il doit prendre. Quant à son fils, ce bébé aura-t-il aussi cet faculté ?

En conclusion, un monde idéal : pas de chômage, pas de crime, plus de guerre pour un oui ou pour un non. Le respect a enfin la bonne signification dans ce monde. Mais, car il y a forcément un mais, les humains sont contrôlés par des nano-robots. Un personnage qui se démarque du lot et qui va découvrir l'envers du décor. Une dystopie avec des manipulations en tout genre et une vision futuriste qui nous amène à nous poser des questions sur notre propre mode de vie.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/l-utopie-nanototal-vincent-ferrique-a149863158
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Je remercie Ellen Raven Martin pour m'avoir envoyé la suite de sa série. J'en ai encore le coeur serré rien qu'en recherchant les extraits que je compte mettre dans cette chronique. Ellen est un auteur adorable, mais ses écrits le sont un peu moins. Pas de froufrou ou de chichi, de la science-fiction avec un peu de steampunk dans le lot. J'adore toucher la couverture, douce avec le titre en relief. La vue des personnages est prenante surtout lorsque l'on se souvient de qui est qui.

Kayla veut retrouver son fiancé, celui avec qui elle a eu un fils Lowan : Blayne. Petit retour en arrière, il a disparu dans l'incendie de leur appartement, le corps calciné. Le même Blayne qui est arrivé dans les mains de Zeera, celle qui l'a transformé en ce qu'il est devenu. Elle va pactiser avec le diable pour tenter de l'extraire des Vipers. Seul hic, enfin s'il n'y en avait qu'un seul, c'est qu'il est amnésique et ça, c'est juste un petit hic. Car entrer au sein des Vipers en ayant eu une main amie ennemie... les risques sont bien trop grands et les enjeux plus importants que n'importe quelle vie, humaine ou non.

De l'action, de la trahison, de la volonté d'obtenir ce que l'on désire, de l’obéissance ou non, le livre regorge de rebondissements, de surprises et d'angoisse. Les émotions ne cessent de fluctuer dans un sens ou dans l'autre. Impossible de ne pas ressentir quelque chose à la lecture de tout ce que les personnages désirent et doivent faire. Nous suivons Kayla du départ, avec cette rage de découvrir où se trouve Blayne. Lorsqu'elle récupère les infos, elle ne réfléchis pas et fonce dans un piège. Du départ nous le savons et nous ne pouvons nous demander comment tout cela va se terminer. Elle veut le sauver, pour que leur fils est un père. Son amour est fort, puissant et pourrait déplacer des montagnes.

Blayne/Centurion et Shadow/l'Ombre. Deux personnages qui prennent de l'ampleur. Le premier sent la vengeance lui couler dans les veines. Lorsque Shadow, son frère, est à l'article de la mort, Blayne va vouloir défoncer celui qui lui a fait cela. De plus, le jour où Shadow passera l'arme à gauche, cela sera forcément par la main de son frère, pas moyen que cela soit autrement (si, je vous assure, c'est lui-même qui le dit). L'ombre est voué corps et âme (enfin s'il lui en reste un peu) à son père, Turner. Ce dernier parle, Shadow exécute et s'il se plante, il reçoit une belle correction. Blayne est un très bon chef du groupe des Vipers, avec un coeur qui bat encore. Il est dur, droit, fier mais ne sera jamais une ombre. Et Shadow n'a aucune émotion mais ne pourra jamais être un bon leader car il ne ressent rien. Un mixte des deux c'est possible ? Parmi tout cela, il y a Mantis que j'ai adoré suivre également. son rôle est important. C'est aussi grâce à elle que l'on voit comment fonctionne réellement Shadow et Blayne.

L'auteur nous donne beaucoup de renseignements sur la vie dans laquelle ils évoluent tous. Les rebelles avec leur importance. Les Vipers avec leur évolution. J'ai déjà utilisé le mot "trahison", mais il n'y a pas que cela. Les complots sont à double tranchant, le pouvoir est au coeur de cette histoire. Être un cyborg n'est ni une chance ni une malchance. Certains les adorent, les autres non. La robotique de pointe n'est pas donné à tout le monde, il suffit d'avoir du pognon pour avoir les meilleures pièces, pour avoir une survie plus longue. Une survie, c'est tout à fait cela. Les humains ne sont plus que de la marchandise pour l'un ou l'autre des clans. Soit ils sont avec les uns ou les autres, autrement ils ont intérêt à se fondre dans la masse. La technologie est plus expliquée et surtout dans les deux camps.

La fin de ce tome amène encore des questions, même si on a déjà appris certains points sur l'Augure. La fin de ce tome est cruelle, je m'attendais à beaucoup de choses, sauf à cela. Vilaine Ellen, vilaine ! Même si certains points me paraissaient évident, je suis dégoutée de la façon dont une partie de l'histoire se termine. La vengeance est un sacré but.

En conclusion, un tome deux qui est encore meilleur que le premier. De la science-fiction où se mêlent des intérêts politiques, des enjeux de pouvoir, des émotions qui tentent de rejaillir de passé oublié. J'ai hâte de découvrir la suite !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/project-viper-tome-2-faceless-ellen-raven-martin-a149401162
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Je remercie Samantha pour sa gentillesse ET sa patience.

Bref, un second tome que j'ai pris grand plaisir à découvrir, tout comme le premier volume. L'ile de Braham va nous montrer que les îles ne sont pas toutes paradisiaques. Christian a bien du mal à se remettre des derniers événements, pourtant son esprit vif est toujours bien là. Il rumine une vengeance dans tous ces détails. Les morts que nous avions découvert dans le premier tome ont laissé des proches en vie. Ces derniers veulent savoir qui a fait "cela". Christian va donc faire en sorte que sa vengeance ne se fasse pas sans aide.

Manipulations en tout genre, les personnages ne font que cela, à se demander qui est vraiment sincère... Personne, ou plutôt tous tant qu'ils restent égoïstes. Pour ceux qui ont lu le premier et pas le second celui-ci est plus sombre, plus violent aussi, plus tactique, plus de manipulation. L'auteur met le personnage principal dans des situations précaires et arrive à le mettre en position de force régulièrement. La manière dont Christian arrive à s'en sortir est bien plus qu'un simple tour de pirouette. Connaître son ennemi, ses faiblesses, ses forces, la façon dont il parle, il pense, il existe est crucial pour ce personnage qui décortique tout. Le château des Rôches est bien présent dans les mémoires, Christian se retrouve dans une position délicate.

Au départ on le retrouve comme caché, camouflé, ne voulant pas être trouvé. Et puis, les joutes verbales avec la police le montre totalement maître de lui. Il s'entoure de gens qui sont comme lui. Enfin non, pas comme lui, chacun à sa propre personnalité mais disons qu'ils sont quelque peu... dérangés ? L'île est un lieu où personne n'entre sans une bonne raison et personne ne peut en sortir. Un endroit où chacun se connaît, où des nouveaux sont venus pour se cacher, oublier ce qui s'est passé au château des brasseurs d'air. Coupés du monde, ces gens ont une vision de la vie différente. Les menaces sont réelles, les règlements de compte sont monnaie courante.

Coupé en quatre parties, le livre avance au rythme effréné de ce que Christian veut faire avaler comme couleuvre ou non à la population d'une manière générale. Ou comment faire croire à des flics que les meurtriers sont ceux qui le dérangent tous les jours et non lui, par exemple. La dernière partie étant pour le retour au présent avec Andréa, la femme qui s'est vu offrir la joie de mourir à un moment donné qu'il déciderait ! Nous en apprenons plus sur sa manière d'agir, celle de cet anti-héro qui a pour principes de ne pas se laisser bouffer par les autres.

Il y a beaucoup d'événements et un déroulé non "linéaire" qui doit l'être dans l'esprit de Christian et par conséquent de l'auteur. Lorsque je dis non linéaire, je ne parle pas du temps, mais de la façon dont il raisonne, enfin connait-il ce mot ? (mdr) Le machiavélisme n'est pas un mot vain. Il arrive à embobiner sans perdre de vue son objectif. Sa noirceur est juste une goutte d'eau dans la mer qui entoure cette île, car il n'est pas le seul à vouloir "s'amuser". Sarah est un personnage central qui est encore plus sorcière que lui. Elle aime tester de nouvelles techniques sur les morts et les vivants. Les jumeaux Adam et Noah Telsault ont une grande importance également. Adorant faire des farces, ils sont véritablement des clowns impossible à tenir. Par contre je confirme, je n'ai pas retenu tous les noms de ceux qui ont été conviés à la petite sauterie !

J'ai un bémol, j'ai eu du mal à débuter le livre pour la bonne raison que le personnage d'Andréa n'est pas présent (juste dans la dernière partie). J'avais adoré leurs joutes verbales, la façon dont elle se trouvait dans un pareil guet-apens et paf, elle disparaît au profil d'autres personnages. Ils ne sont pas moins intéressants, juste que j'avais beaucoup accroché à elle. Par chance, Sarah est l'un de mes personnages préférés, tout comme Fiona qui est à l'opposé des autres. Disons qu'un peu de douceur avec elle apporte cette petite clarté qui nous permet de ne pas sombrer totalement dans la folie, quoique, après cette lecture, je ne garantis pas que mon esprit soit sain. (en même temps, pour ceux et celles qui me connaissent, il n'est pas très net cet esprit).

En conclusion, un second et dernier tome qui est aussi décalé que le premier. Plus sombre, plus envoutant aussi malgré certain passage glauque et disons-le : gore par petite touche. Abel Mensev n'a pas fini de vous en faire voir de toutes les couleurs, même si cela s'approche plus du carmin que du jaune. L'île du ouï-dire porte très bien son nom ! Un thriller dans toute sa splendeur, avec ce qu'il faut de bizarreries et de mental. N'hésitez plus !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/les-pantins-marionnettistes-vol-2-l-ile-du-oui-dire-samantha-cortenbac-a149222202
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Je remercie la maison d'éditions du Saule pour la lecture de ce recueil de nouvelles. Qui dit recueil, dit qu'il y a plusieurs histoires. 9 composent ce livre, 9 récits totalement différents les uns des autres. Je ne suis pas une adepte de la couverture, mais chacun ses gouts. Après ce qui m'importe est le contenu.

Une danse d’été, de Gavriel Howard FEIST, ou le lac du cygne revisité. Une danseuse de ballet part en vacances bien méritée. Les vacances, un mot si doux à son oreille, un mot qu'elle ne connaissait que dans le dictionnaire. Dorénavant, elle compte profiter de ce temps pour faire ce dont elle a envie, comme se promener en forêt juste derrière son logement. Ne pas s'écarter du chemin sous peine... Sous peine de quoi d'ailleurs ? Tamara va découvrir un nouveau monde, celui qui ne ressemble en rien à ses scènes de ballet. La vie réelle, elle ne l'a plus vraiment vécue. Les sensations qu'elle va ressentir vont la remettre sur le droit chemin. L'amour est à sa porte, sans qu'elle ne s'en soit rendue compte.

Une belle histoire sur l'ouverture aux autres qui peut être tout autant bénéfique que néfaste. C'est ce que l'on peut retrouver avec Monsieur Vincent de Claudine COUPPE. Jean Vincent est un homme d'une cinquantaine d'années. Il vit toujours dans l'appartement de sa mère, décédée depuis quelques temps. C'est un homme renfermé sur lui-même qui adore la photographie. N'ayant pas de famille, il s'en crée de nouvelles avec les photo des autres, celles que l'on ne veut plus. Les visages, les mots, tout est gardé bien au chaud chez lui. C'est un passionné. Vivre seul lui plaît. Il a ses habitudes, ses passions, son envie. Même si de l'extérieur il semble être un solitaire, ce qui est vrai, il n'en ai pas moins rempli de vies (terminées ou non). Alors lorsque sa voisine du dessous décide de l'aider dans sa propre vie, cette nouveauté semble poser des problèmes. Quelle idée aussi de vouloir mettre son nez dans les affaires d'un homme qui semble se résoudre à vivre de cette façon ? C''est tout à fait ce qu'aurait dû faire Sophie lorsqu'elle a décidé de vivre ses vacances différemment. Quelque chose de nouveau d'Anne-Laure GUILLAUMAT met un point d'honneur à nous présenter une jeune femme pleine de vie qui décide de travailler un peu afin de bénéficier d'un logement qui la changera à jamais.

J'ai adoré la voir évoluer dans ce monde sans électricité, où seul un générateur peut apporter un minimum de confort. Lorsqu'elle rencontre des personnes comme elle, avec cette envie de voir autrement les voyages, elle se sent bien, en sécurité. Mais lorsqu'un bruit, une nuit vient tout perturber... Un récit digne de Frédéric Livyns.

N'empêche je suis de l'avis de Jenna, les blagues douteuses, les blagues tout court, il faut savoir s'arrêter à temps. Dans le même temps, si sortir et aller voir du monde semble dangereux, rester chez soi l'est tout autant. Sarah dans Bonsoir Sarah de Nathalie VEDRINE donne froid dans le dos. Lire est un plaisir, raconter les histoires est magique lorsque l'on sait y faire. Sarah est douée, très douée. Lorsque Lucius apparaît dans sa vie, cette passion reste mais un grain de sable la fatigue. La relation entre les deux personnages est tantôt douce, tantôt étrange. J'ai beaucoup aimé cette histoire. La tendresse est présente, la passion du livre également, sans oublier la façon dont les personnages évoluent de manière différente. Une vraie pépite ! Contrairement aux améthystes de Aurélie TORRE qui ne m'ont pas vraiment convaincu. C'est l'une des histoires qui ne m'a pas ému malgré la chasse aux trésors en terre sablonneuse. L'écriture est belle, je m'attendais juste à autre chose comme final. Alors qu'avec ALix2 de Marie-Rachel APARIS, c'est une très belle découverte. J'aime beaucoup la plume et la façon dont l'auteur amène les événements.

Il y a des jours où l'on ne se comprend plus, comme pour Alix. Perdre des souvenirs est difficile, revoir des gens que l'on apprécie, tel qu'un cousin mais ne plus se rappeler de ce qui a déjà été fait ensemble devient complexe. Le passé devrait resté enfoui, pourtant lors d'une soirée, les champs de maïs semblent vouloir lui rappeler ce qu'elle en veut pas faire revenir. Tout comme Issa qui aimerait oublier ce qu'il a vu. J’irai surfer sur ma vengeance de Michel GIRAUD met en scène un groupe de jeunes qui s'ennuie royalement. Des heures à vouloir quelque chose, des minutes pour réussir à obtenir par la force ce besoin, qui n'en est pas un. Un enchevêtrement d'événements qui devient de plus en plus glauque. Des frissons d'angoisse traversent la peau du dos et ne veulent pas partir comme cela, jusqu'au point final.

Un pont final pour les personnages qui sont sanglant, sans pour autant être gore, enfin pour l'un d'entre eux, si ! Un peu de douceur serait le bienvenu à ce moment et c'est tout naturellement qu'il nous faut nous guider vers Entre deux eaux de Sandrine WARONSKI. Une jeune femme qui découvre sa sexualité sur le tard. Les diverses questions qu'elle se pose sont pertinentes et montrent à quel point le regard de la société est terrible pour celui ou celle qui s'en occupe. L'éducation n'est pas une mince affaire, bloquer une personne dans un moule n'est pas la meilleure chose à faire. Un récit empli de tendresse et d'incertitude qui pourrait appartenir à tout homme ou femme qui se sent "différent" des autres, alors que ce n'est pas le cas.

Et la différence est un cadeau. Tous différent, tant qu'il y a le respect et l'apprentissage de l'autre. Une tournée estivale de Danielle KLEDEN débute sur ce principe. Des vampires qui partent en voyage organisé gastronomique. On imagine que trop bien quel type de dégustation ils vont faire. L'auteur m'a surprise par ses mets délicats. Je suis contente qu'elle n'ait pas touché à la tarte au citron meringuée ! Dommage pour ceux qui l'ont servi, c'était un mauvais choix pour ses palais délicat qui aurait probablement préféré un peu de vermeil dans la recette. Une idée judicieuse qui est juste au bord de l'orgasme culinaire en contre-partie nous nous retrouvons le cœur au bord des lèvres. Mais promis, je n'ai rien rendu, juste qu'il faut éviter d'imaginer les scènes.

9 histoires d'auteurs différents. De la magie, du fantastique, des doutes, de la passion, de la tendresse, c'est un recueil qui nous emmène dans des contrées lointaines, pour mieux redescendre sur terre. L'imaginaire est présent, mais dans toute lecture nous pouvons en retrouver avec ou sans magie.

En conclusion, une belle lecture d'une manière générale avec de quoi frissonner (de dégout, de passion, d'angoisse, de joie). C'est le meilleur moyen de découvrir de nouveaux auteurs !

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date : 05-11
Je remercie la maison d'éditions Incartade(s) pour cette nouvelle lecture. La couverture reste sobre avec ce brin de lumière montrant un peu, d'espoir ?

Un incendie dans les locaux d'un journal, un meurtre du rédacteur en chef adjoint, la police ne sait plus où donner de la tête. Est-ce un attentat comme pour les précédentes explosions ? Est-ce juste contre le journal ? Est-ce que le meurtre était prémédité ? Bien des questions se posent. Marc Wrinkler était un de ces hommes qui fouinaient partout. La police décide de ne pas dévoiler le nom du mort tant qu'ils n'ont pas trouvé un semblant d'explication. Une clé USB entre les mains de son meilleur ami, Antoine Delcourt et le voilà prêt à défendre les proches de Marc. Mais surtout il y a comme une envie de vengeance dans l'air.

Je m'arrêterai là, car le résumé en dit bien assez également. L'histoire est menée en grande pompe. L'enquête est suivie par plusieurs personnes. Nous avons les flics qui se retrouvent avec ce cadavre et des locaux en piteux état. Nous avons Antoine qui va tenter de comprendre pourquoi Marc se sentait menacé. Et puis il y a cette Florence, la maîtresse de Marc qui de son côté semble avoir des pièces à apporter, mais qui n'enquête pas. Le livre est découpé en plusieurs parties, représentant chacune une journée. Le jour de la mort de Marc, puis les deux jours suivants. Les heures sont décryptées par les personnages. Nous les suivons minute par minute dans leur recherche d'indices. De temps en temps, nous avons des flashbacks deux ans avant, qui se rapprochent de plus en plus de la date fatidique.

Marc Wrinkler est un bon, très bon journaliste. Rédacteur en chef adjoint, il a le chic pour poser les pieds dans le plat. Il est aimé de sa femme, même si cela fait pas mal de mois qu'ils ne sont plus ensemble. Aimé de ses enfants, de sa maîtresse, de son meilleur ami. Pourtant ce n'est pas un saint. Drogue, alcool, sexe, tout lui passe comme s'il avait une soif de tout toucher, de tout découvrir jusqu'à passer la limite. Lorsque son meilleur ami, Antoine, reçoit la clé USB que Marc a faite un soir où il ne se sentait pas bien, il ne sait pas encore qu'il vient de mettre le doigt sur une très grande machination de pouvoir et d'argent. Le décès de Marc est dans tous les esprits. La vengeance prend la place dans celui d'Antoine, cet avocat qui est très bien renommé.

Comme je l'ai signifié plus haut, l'enquête est de deux grands côtés : celui d'Antoine et celui de la police. Ces derniers, sous le "commandement" d'Ange Gabriel (désolée pour lui, il n'a pas dû avoir une enfance facile) vont devoir triturer leurs méninges pour décortiquer cette sombre histoire. Surtout que Marc n'est qu'en haut de la tête de liste. Il y a du monde derrière. La politique est présente et même si je n'aime pas trop dans la vie réelle ce sujet, je dois admettre que dans le livre cela passe très bien. Plusieurs personnages sont vraiment intéressants qu'ils fassent parti du journalisme, de la politique, de la famille.

Le fait que l'auteur nous ballade dans certains endroits est rageant dans un sens. Un chemin qui nous embarque sur un autre pour au final comprendre sa logique. Un tout petit peu d'action au début qui va rapidement devenir plus fort au fur et à mesure des pages tournées. Certains passages sont extrêmement rempli de suspense. Nous ne pouvons que nous demander comment tout cela va se terminer. Par contre je dois dire que j'avais vu venir un point (dont je ne peux pas parler, bien évidemment) Mais cette fin est... presque comme je craignais. Difficile de lâcher le livre à un moment précis. tout simplement par ce que l'enquête d'Antoine est prenante. On en apprend toujours un peu plus. Et que les flics ne sont pas en reste.

Des pièces d'un puzzle géant et très complexe sont dispersées. Chacun découvre des morceaux et cela nous aide pour les emboiter. Tout comprendre d'un coup ? Impossible, car la question d'avoir du pouvoir et de l'argent cache bon nombre de paliers. Tous les moyens sont bons pour camoufler, détruire, garder un secret. Manipuler les gens est un véritable boulot à plein temps. Ne pas se faire tuer devient un véritable parcours du combattant pour tous ceux qui sont au cœur de cette intrigue. Comment mettre au grand jour LA vérité ? C'est une bonne question, car toute cette vérité n'est pas facile à démontrer sans perdre la tête.

En conclusion, une enquête policière complète avec des enjeux énormes. La politique n'est pas la dernière à être mise en évidence. Les personnages ont quasiment tous quelque chose à cacher. J'ai adoré avoir les deux "manières" pour résoudre cette enquête. De nombreux événements et rebondissements n'hésitent pas à remettre en question tout ce que l'on découvre du début. Un policier à découvrir et à lire !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/juste-apres-ta-mort-christophe-gresland-a149171974
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date : 03-11
Je remercie l'auteur Tiffany pour m'avoir proposé de découvrir son nouveau livre. Un fantastique jeunesse avec une couverture sublime paru aux éditions Ada. Connaissant déjà son écriture, je ne pouvais pas refuser, car j'avais déjà eu l'occasion de la lire dans du fantastique jeunesse dans une autre maison d'éditions.

Prunille est une jeune fille de 16 ans, qui vit avec ses parents et son petit frère Denys qui est très malade. Dans ce lieu de paradis, de rêve, en plein milieu du triangle des Bermudes, il y a un moyen de soigner les maladies dites incurables : appeler les constellateurs. Ces derniers savent agir grâce à la magie des étoiles et ainsi faire disparaître les maladies. Lorsque Denys est enfin en pleine santé, la mémoire de chacun d'entre eux est quelque peu remodelée, afin que le malheur qu'ils ont tous connu s'efface. Sans grande gravité. La nuit des 16 ans de Prunille, la constellation de la Colombe vient la chercher. Elle fait partie des élus qui apprennent à user de cette magie, à comprendre le fonctionnement du ciel, entre autre. Une joie immense se propage en elle. Lors d'une ballade sur la plage, elle tombe sur Colin, un jeune garçon qui a perdu la mémoire. Ce moment va bouleverser la vie bien tranquille de la jeune fille et de toute sa famille. Par-dessus tout, cette rencontre va mettre en péril tout ce en quoi elle croyait.

J'ai beaucoup aimé le fait que tout se passe en plein triangle des Bermudes. Un lieu maudit où personne ne peut en sortir. Ici, l'auteur dépeint les lieux comme magique. Pas de famine, pas de problème d'argent, tout le monde est aux petits soins avec tout le monde. Les gens semblent heureux en toute circonstances et lorsqu'un problème intervient, les Constellateurs sont là pour aider la population. Tout le monde vit de la même manière, avec un peu plus de chance pour les logements par exemple, mais personne n'est dehors. Tous ont une vie paisible. Myramaz est un lieu idéal qui se suffit à lui-même. L'Autre Monde est autour, sans que quiconque n'ait envie d'y aller. Pourquoi aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte alors qu'ils ont tout ce qu'il faut ? Un peu trop de beauté et de perfection. Du départ, les lieux sont idéaux, mais trop de "parfait" mettrais la puce à l'oreille à certains.

Lorsque Prunille tombe sur Colin, il y a de plus en plus de mystères qui va l'entourer. Qui est-il ? Comment as-t-il perdu sa mémoire ? Pourquoi ne veut-il pas aller voir les hauts dirigeants de cette ville alors qu'il ne se souvient de rien ? Bon nombre de questions qui ne s'arrêtent pas. Sa mauvaise mine et le fait qu'il ne fasse confiance à personne sont encore des points à résoudre. Malgré tout, il va faire confiance en Prunille, qui va aller jusqu'à "emprunter" de la nourriture et des vêtements pour lui. L'aider, le cacher, voila ce qu'elle compte faire, jusqu'à ce qu'il soit plus sur de lui. et que tout le monde sache qui il est.

La jeune fille est douée en classe. Lorsqu'elle est appelée, c'est tout naturellement qu'elle se donne à fond dans cette nouvelle aventure. On ne peut que ressentir l'amour qu'elle porte à ses parents et son petit frère. On ressent également que la saga Harry Potter doit être dans le coeur de l'auteur. Un oncle Severus avec un mot de passe digne de cette saga m'a fait sourire. Ce petit clin d'oeil est très agréable. Severus est un oncle qui adore ses neveu et nièce. Étant le frère de leur maman, il travaille au gouvernement. Ce qui n'est pas sans donner la puce à l'oreille à Denys et lui a donné des idées.

Comme l'indique le résumé, cet idéal n'est pas sans contraintes sans que les habitants ne s'en doute. Vivre dans le mensonge, avoir des œillères, poser un bandeau sur les yeux... des morceaux de phrases, des expressions qui prennent tout leur sens au fur et à mesure de la lecture. Le ciel étoilé donne beaucoup, la magie est présente sans pour autant qu'elle soit la seule en place. (Difficile d'en dire plus sans raconter ce qui s'y passe) Prunille évolue vers l'âge adulte rapidement. D'abord avec ses nouvelles études, mais aussi avec tout ce qu'elle apprend aux côtés de Colin. Ses parents sont très protecteurs et montrent un amour fort et durable. Ils sont très compréhensifs et ne vont pas aller à l'encontre des convictions de leurs enfants, tant que leur vie n'est pas menacée.

J'ai beaucoup apprécié le mentor de Prunille, Niklavs. Un homme qui est serein. Je le vois comme un sage dans une tribu, celui sur qui on peut compter à tout moment. Il a cette facilité à faire avancer ses élèves sur le bon chemin en posant des questions, mais surtout en les amenant à lui poser des questions qui les amènent plus loin. Une méthode de travail que j'apprécie. Niklavs est un personnage rassurant.

Côté bémol, le final. Je l'ai trouvé trop rapide, surtout en comparaison de la façon dont l'auteur met en place l'histoire. Elle prend son temps en donnant les explications pour comprendre ce monde. La fin a été trop rapide à mon gout. Un coup d'étoile dans le ciel et la solution est là. Dommage pour cette rapidité.

En conclusion, une histoire inattendue qui montre que lorsque tout est vraiment trop beau, il y a forcément quelque chose de sombre quelque part. Le fait de vouloir sauver les autres malgré soi est un bel acte de bravoure. Plusieurs petites morales sont disséminées un peu partout et cela vaut le détour. Un récit fantastique porté sur la dystopie avec un peu de romance (et tout plein de rebondissements). Il est à découvrir.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/les-constellateurs-tiffany-schneuwly-a149135432
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Lorsque l'auteur est venu toquer à ma porte virtuelle, je ne pouvais pas dire non. La couverture est magnifique, j'avais déjà craqué dessus sans pouvoir rien n'y faire. Et puis le titre, surtout le sous-titre que je ne connaissais pas me donnait envie d'en savoir plus. Déjà, Google mon meilleur ami m'a indiqué ce que cela voulait dire "Idiosyncrasie". Je remercie Alex pour cette lecture !

Nous suivons du départ Ted Smith, un homme doué de ses dix doigts pour hacker les plus grands, les plus riches pour que lui puisse faire de même. Un jour, il décide d'en savoir plus sur un type dans un café qui semble louche avec sa mallette a regarder un peu partout. Ted décide de voler les infos et arrive à partir sans se faire voir. Enfin c'est ce qu'il croit. Il vient de poser les pieds dans une histoire qui risque de lui faire découvrir un autre monde, mais surtout de lui montrer qui il est vraiment.

C'est un livre qui pourrait très facilement être mis en film. De l'espionnage, de l'action, une histoire qui a de l'originalité et surtout pas mal de "tordu" dans le récit. L'histoire démarre bizarrement et il est vrai que j'ai eu un peu de mal à accrocher. Je n'arrivais pas à voir où l'auteur nous emmenait. Un hacker oui, il vole des données encore oui, mais après ? Comment peut-il montrer un si grand aplomb sans connaître sa véritable "vie" ? Ted suit une procédure différente des voleurs habituels. Il a un aplomb impressionnant, n'a pas sa langue dans sa poche et par-dessus tout semble n'avoir peur de rien. Un petit grain de sable va bloquer sa roue et lorsque des hommes armés meurent devant lui sans raison apparente, de nombreuses questions se posent.

L’enjeu est complexe. L'espionnage est mis en avant avec des moments de pure paranoïa et il y a de quoi. Qui peu faire confiance en qui ? Qui est dans le bon camp ? Et quel est ce camp ? L'organisation qui poursuit Ted est... En fait elle est indéfinissable. CIA ? DIA ? Qui est vraiment après lui. Le début est volontairement flou, enfin je le suppose. Un certain Marcus sort du lot. Il sert des intérêts dont on ne connait le but que tardivement. La science-fiction est inexistante au début, puis elle apparaît tout doucement sans prendre le pas sur l'intrigue. Elle est là, présente sans qu'elle ne paraisse dérangeante. Par contre côté dialogues et descriptions j'ai eu plus de mal avec certains termes plus soutenu, avec un univers très complexe. Je me suis même demandée si tout n'était pas un rêve d'un fou ! Car il faut bien le dire, les personnages usent de drogue pour maintenir dans un état de sommeil d'autres personnages.

C'est un livre qui nous fait nous poser pas mal de questions sur la vie d'une manière générale. Qui sommes nous ? Où allons-nous ? Que faisons-nous ? Plus Ted avance dans l'histoire plus l'engrenage s'enroule autour de lui. Comment se défaire de cette véritable toile d'araignée ? C'est un homme qui veut créer sa propre identité, sa propre vie. Les nombreuses rencontres qu'il fait le mettent toujours dans le pétrin. Impossible de deviner si son interlocuteur dit la vérité. Trahison au menu, manipulation en entrée, manque de confiance en plat de résistance et recherche du "moi" intérieur en dessert. Ajouter à tout cela du mystère, des rebondissements et des retournements de situations et vous tombez dans une histoire complexe.

Les personnages sont nombreux. Ted est le premier que nous voyons, puis il y a Marcus, Lothar, Lana, Hank, Hicks, Sacha... Certains ont des rôles plus important que d'autres. Certains ont des doubles jeux. Certains n'arrivent pas à leur fins. L'auteur a crée des personnages qui ont une très bonne culture, une gestuelle logique, un phrasé conséquent. Chacun apporte sa pierre à l'histoire, de bonnes bases, un soupçon de bizarreries jusqu'à comprendre ce qui s'est passé réellement. Enfin, ça c'est utopique. La fin du livre nous apporte son lot de questions que nous avons envie de découvrir. Et puis il y a un petit "truc", un petit quelque chose qui fait que Ted est particulier, indispensable à l'organisation qui réussira à le garder.

En conclusion, une histoire emplit d'événements qui ne laisse que très peu de répit aux personnages. Je reste sur ma position comme quoi il serait très bien en film d'action, d'espionnage avec ce brin de science-fiction qui rend logique le récit.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/la-liturgie-des-anges-tome-1-l-idiosyncrasie-alex-parker-a149107272
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Par le biais de Netgalley, je remercie la maison d'édition Harlequin pour cette lecture. En fait, lorsque j'ai vu l'auteur, je me suis dit qu'il fallait que je lise un de ses livres. J'avais eu l'occasion de discuter avec elle l'année passée lors d'un salon et je m'étais mise dans la tête de découvrir sa plume.

Mabelle a trouvé une femme en petite tenue dans l'appartement de son mec. L'incompréhension est à son paroxysme car la veille il lui a demandé de l'épouser lorsqu'elle lui a annoncé qu'elle était enceinte. Bing, bing, le problème, c'est qu'elle ne veut pas, l'épouser. Apparemment une légère dispute, quelques verres d'alcool pour Max et une femme apparaît dans le collimateur de Mabelle. Cela aurait pu s'arrêter là, si et seulement si Max ne fonçait pas chez Mabelle pour tout lui expliquer et la trouver dans le lit de son voisin. Et si tout cela n'était qu'un malheureux concours de circonstances ?

L'auteur s'amuse à mettre des quiproquos un peu partout entre les personnages. ce qu'ils voient n'est pas forcément la réalité. Et au lieu de poser des questions, ils s'emportent, imaginent des choses et risquent de passer à côté d'une belle relation. L'histoire est vue par Max, Mabelle et Paloma (la fameuse femme qui traîne dans l'appartement de Max). Trois personnages qui montrent ce qu'ils croient comprendre. Par moment c'est drôle, à d'autre c'est pathétiquement risible. Pauvre d'eux, les hormones de Mabelle lui en font voir de toutes les couleurs. Max est un parfait crétin et Paloma une obsessionnelle pathologique. Le début de l'histoire nous emmène voir trois années plus tard ce qui pourrait arriver si personne ne cherche à comprendre (et cela, j'ai mis le temps à le comprendre aussi) Les événements se suivent et semblent emprisonner les personnages sur des chemins qui risquent de les faire souffrir.

Par contre, j'avoue avoir été un peu perdu avec l'utilisation du temps dans le texte. Disons qu'il y a le passé, le futur qui pourrait être en devenir et le présent qui se mélangent. L'histoire démontre qu'avec de la persévérance, on arrive toujours (ou presque) à avoir ce que l'on désire, dans la limite du raisonnable. C'est une histoire qui semble réelle, avec des personnages qui pourraient être n'importe qui. Aimer n'est pas forcément ce qu'il y a de meilleur à venir, cela peut vite devenir une très mauvaise obsession. La confiance est ce petit plus qui permet d'arriver à cet amour.

Et sinon les personnages ? Oui et bien, ils sont là, plusieurs même. Entre Mabelle et Max et Rio, c'est comme tenter de distinguer deux personnalités dans la même personne. Autant Mabelle et Max la communication est difficile, autant Mabelle et Rio c'est plus léger, usant de paroles de chansons. Ils sont plutôt attachants même si Max s'enfonce inexorablement dans un pétrin pas possible. J'ai bien aimé Mambo, même s'il perd du terrain à un moment donné. Quant à Paloma, elle apparaît comme une pauvre fille, mais en creusant bien il y a un mal-être bien plus profond. Un petit coup de coeur pour Mélisse, cet enfant qui a toujours les mots pour remonter le moral.

En conclusion, une lecture légère qui s'est faite entre plusieurs livres plus sombres. Le sujet est simple au départ, mais l'auteur a su pimenter le récit avec des quiproquos à volonté et une emmerdeuse de première ! Et sinon, c'est qui Bruno ?

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/tout-est-bien-qui-finit-bien-claire-delille-a149079598
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Je remercie Jennifer ainsi que la maison d'édition Evidence pour cette découverte. Ce livre a été lu avec mon fils de 12 ans. Je n'aurai pas pensé qu'il aimerait autant, mais au final, si !

Comme le résumé l'indique, quatre fées, Elsie, Séléna, Daenirin et Laureleen ont perdu leur pouvoir. La méchante fée Erzébeth leur a volé et leur a précisé que si elles voulaient les récupérer, elles devaient prendre une pomme d'or et la lui rapporter. Elsie a besoin de ses dons pour passer le concours qui lui permettra peut-être d'accéder à la fée d'argent, mais sans ses pouvoirs, elle ne pourra jamais. Les quatre fées vont devoir trouver un moyen pour s'en sortir.

Fairy Valley est un monde crée de toutes pièces. L'histoire est simple et efficace. Le monde des fées n'est pas si serein que cela. Une méchante traîne dans les parages et use de sa magie pour obtenir ce qu'elle désire. Une pomme d'or, le pêché originel ? Dans tous les cas, Elsie et ses amies vont devoir réfléchir. Quatre cerveaux vont mieux qu'un seul. Lors de cette "expédition", elles vont découvrir que tout ce qu'elles croyaient n'était pas si réel que cela. Le titre indique qu'il y a un dragon dans l'histoire. Gentil ou méchant ? C'est un animal mythologique qui a fait de l'effet à mon fils. Je pense que s'il a aimé l'histoire, c'est à cause du dragon et de la méchante. OK, il me l'a dit ainsi. C'est bien le fils de sa mère celui-là pour aimer la méchante du livre et les créatures mythologiques. On ne le refera pas.

Bref, les fées ont bien du fil à retordre pour obtenir ce qu'elles désirent. Pour le moment, ce premier tome pose juste les bases. Les lieux, les personnages, la magie et le fait que certains sont prêts à tout pour être le plus fort. Les dialogues sont sympa entre les personnages et restent parfaitement abordable pour les plus petits. Certains mots sortent un peu de l'ordinaire pour des 7/10 ans, mais rien de plus simple que de donner la définition de certains mots (surtout dans les couleurs). La lecture est rapide (ma tablette n'a pas voulu mettre le livre en écriture pour dyslexique, mais mon ordinateur si, donc le nombre de pages varie forcément en fonction de ce détail). Les phrases ne sont pas trop longues tout comme les chapitres.

En parlant de chapitres, avec mon fils nous avons été étonné d'avoir des recettes de cuisine de fées. Et forcément nous n'avons pas pu nous empêcher de faire la première qui est au chapitre 02. C'est très sympathique d'avoir un peu de magie en dehors de l'histoire. La farine de mandragore avec la levure maléfique nous a bien fait rire. Les gâteaux n'en sont que plus savoureux ! D'ailleurs une petite photo pour montrer ce que cela donne (sans le glaçage magique, nous n'en raffolons pas).

Les personnages fées sont adorables et savent distinguer le bien du mal. Une vision du futur peu engageante intervient. Ce que nous découvrons, cela donne envie de lire la suite des aventures de ces petites fées. Chacune à sa personnalité. Et l'une d'elle a le même don que Phoebe dans Charmed (promis, c'est pas moi qui l'ai dit, mais mon petit bonhomme, il baigne dedans). Elles sont complémentaires et savent aussi s’entraider. Un bel exemple d'amitié soudée qui les plonge aussi bien dans le bonheur comme le chaos.

Une aventure qui est dangereuse. Une méchante qui n'en a pas que l'apparence, mais aussi la conviction de vouloir faire le mal absolu. Arrivé au final, mon fils n'arrêtait pas de dire que c'était la faute de Erzébeth si tout le monde en était arrivé là. Cela m'a amusé de le voir aussi emballé à certains passages. Il ne manque qu'un preux chevalier dans l'histoire pour l'envouter encore plus. Un petit bémol, mon fils pensait qu'il y avait des illustrations. Il n'était pas déçu, mais aurait eu envie de voir en plus d'imaginer ces personnages.

En conclusion, une histoire magique qui ravit les petits et les grands. Vivement la suite !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/fairy-valley-tome-1-le-dragon-d-or-moon-calista-a149011180
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