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Commentaires de livres faits par GabrielleViszs

Extraits de livres par GabrielleViszs

Commentaires de livres appréciés par GabrielleViszs

Extraits de livres appréciés par GabrielleViszs

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Leah allait me tuer.
On était convoqués tous les deux par M. Westwick, notre prof de physique, qui tenait à nous parler avant son cours. Sauf que moi j’étais en retard à cause d’une réunion de prod qui s’était prolongée. Je ne m’inquiétais pas pour mes résultats en physique, mais, vu le mail que m’avait envoyé Westwick, il ne m’avait pas à la bonne et ce retard n’allait rien arranger.
Ma main s’est figée sur la porte quand la voix de Leah m’est parvenue depuis la salle de classe.
— Mais, monsieur, si vous faites ça, je n’aurai pas mon année en physique.
Elle avait l’air encore plus paniquée que le jour où je lui avais demandé de rejoindre le bateau en tyrolienne.
— Je ne fais rien de particulier, mademoiselle Baxter. Vous étiez absente à l’évaluation parce que vous n’étiez pas sur le bateau. Vous ne devez vous en prendre qu’à vous-même.
Quel petit salaud !
Quand j’ai poussé la porte de la classe, Leah a d’abord eu l’air soulagée de me voir. Puis elle a jeté un coup d’œil sur sa montre et son visage s’est fermé.
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J’ai toujours été attiré par les interdits, ça ne changeait pas beaucoup de mes habitudes. Si mon radar sonnait l’alarme à l’approche de Leah, c’était surtout parce qu’elle était intouchable. Je devais pouvoir gérer ça.
Dix minutes plus tard, la camionnette s’est arrêtée devant une grande pancarte qui annonçait :
SENTIER PÉDESTRE POUR LES GROTTES DE CRISTAL
— On va faire de la spéléo ?
Ça devenait carrément intéressant.
— Non, juste admirer une super vue. Viens.
Elle m’a souri par-dessus son épaule et je lui ai emboîté le pas, tout en matant ses hanches rondes qui se balançaient.
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Égypte, Memphis, avril 1882

Adonis Cravendish a de nouveau rêvé d’elle. Plus belle que toutes les femmes déjà rencontrées ! Et pourtant, il en a côtoyé avant de venir se perdre dans ce bout de désert égyptien. Dans des bordels, des bals, à Covent Garden et à Hyde Park. Des filles de petite vertu, des aristocrates, des débutantes en quête d’un mari, des veuves encore fraîches.
La nymphe qui hante ses nuits est bien différente de ces Anglaises aux jupes empesées. Pour commencer, sa longue robe moulante ne cache rien de ses courbes gracieuses, s’arrêtant juste sous sa poitrine. Deux bretelles nouées sur les épaules couvrent à peine ses seins adorables. La fine étoffe blanche offre un contraste saisissant avec sa peau cuivrée. Si Adonis… Quel prénom idiot ! C’est son père, Lord Cravendish, baron de Laverstoke et amoureux de la Grèce antique, qui le lui a donné. Donc, si Adonis s’était su dans la réalité, il en aurait pleuré.
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Personne ne l’avait jamais embrassée ainsi avant aujourd’hui. Il y a bien eu le fils du palefrenier qui lui avait volé un baiser dans les écuries lorsqu’elle fêtait ses dix-sept ans. Puis, plus rien jusqu’à ce qu’elle débarque en Égypte et que Timothy s’empare de ses sens.
Avec lui, elle s’est vautrée dans la luxure. De toutes ces ignominies qu’il lui a fait subir et dont elle s’est repue, elle en rougit encore. Il l’a caressée sans vergogne, ses mains ont exploré les parties les plus intimes de son corps. Elle-même s’est comportée en catin. C’est à peine si elle arrive à se regarder dans un miroir.
Mais jamais, au grand jamais, il ne l’avait embrassée avec autant de ferveur. Jusque sur son lit de mort, elle s’en souviendra.
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date : 16-08
Paul était l’unique chose qui me rattachait à ce monde-là.
Le reste du dîner se déroula sur le même fil rouge, Marc se lançant des fleurs à tout va, ses enfants et sa compagne l’encourageant sur cette voie. Et de mon côté, je sentais se creuser le fossé entre leur vie dorée et mes aspirations pour la mienne. J’avais l’impression d’étouffer, de manquer d’air dans cette demeure bouffée par l’orgueil et l’argent, la réussite en fanion. Aucune place n’était gardée pour l’inattendu, les petits bonheurs et la simplicité. Aucune.
L’employée de maison vint débarrasser nos assiettes et nous apporta le dessert, un sublime fraisier. Vint alors sur la table le sujet du moment : notre mariage. Je comprenais que l’événement les intéresse, ils étaient la famille de Paul. Mais au vu de nos divergences d’opinions sur bien des points, aborder l’événement avec eux n’était pas une mince affaire.
— Les préparatifs se déroulent comme vous le souhaitez, Lena ? me demanda Roya de son plus beau sourire.
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date : 16-08
Le bas de pyjama zébré risquait déjà de me faire mourir de honte, autant éviter en plus de m’exhiber à moitié dévêtue face à ce bourru peu avenant.
Lorsqu’une série de coups s’abattit sur ma porte, j’en conclus que ce cher livreur venait de rejoindre mon palier. Tentant un semblant d’assurance dans ma tenue des grands soirs, j’optais pour un sourire éclatant en ouvrant la porte de l’appartement. L’homme s’avérait en réalité plus grand encore que ce que je n’avais cru. Pour faire simple, Hercule me toisait. Hercule ou son sosie version viking. Ou bien version Ogre. Au choix. Avec sa longue chevelure ébène et sa barbe de plusieurs centimètres, je crains un instant qu’il ne vienne me cambrioler...
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date : 16-08
Je ne m’emportai même pas. L’état de choc des dernières informations me confortait dans une torpeur étrange. Comme si, le temps de cet instant si dur, une force inconnue prenait le contrôle de ma vie, pour y faire le ménage nécessaire, afin de me faciliter la chose et me permettre de vivre à nouveau.
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Timide écrit par Sarah Morant
date : 14-08
Jason fixait sa Rouquette d’un air ahuri. Depuis quand s’excusait-elle pour cela ? Ce n’était pas sa faute et c’était encore moins dérangeant. Elle butait un peu sur les mots, en grande partie parce qu’elle cherchait toujours à parler le plus vite possible. Comme si, en se taisant, elle parvenait à faire se détourner les regards. À vrai dire, il aimait ses petites hésitations, c’était ce genre de détails qui la rendaient si attachante. Car, bien que peu de personnes lui prêtent attention, tout le monde finissait par craquer en la côtoyant.
En voyant Kinae s’approcher pour se joindre à eux, il avait soupiré en la fixant et elle était aussitôt repartie, vexée. Jason avait jubilé.
— Tu n’as pas à t’excuser pour cela, Rouquette, s’exclama-t-il en lui tendant une canette de soda.
Elle garda quelques minutes encore les yeux rivés sur son assiette et, lorsqu’elle le regarda de nouveau, un léger sourire étirait ses lèvres : elle était de nouveau Eleonore Coop.
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Timide écrit par Sarah Morant
date : 14-08
Et ce que Kinae veut, Dieu le veut.
Elle était belle, attachante et, pour une raison que j’ignorais, cette blondinette était totalement obsédée par la France. Peut-être était-ce à cause de Paris, la capitale mondiale de la mode. Son apparence, il est vrai, était un peu son péché mignon.
Elle avait fini par me transmettre son intérêt pour ce pays. Habitant toutes les deux dans une petite ville méconnue de l’Utah, nous n’avions jamais vu Paris de nos propres yeux. Enfin, cela ne nous empêchait pas d’en discuter en rêvant du nombre de photos que nous prendrions sous la tour Eiffel, un jour.
— Allons en cours, petite sorcière ! lança-t-elle en rigolant.
Je souris à ce surnom et replaçai une mèche derrière mes oreilles, dévoilant ainsi mes yeux vairons, l’un vert et l’autre bleu.
— La cloche n’a pas encore sonné, Kin’, dis-je, faussement exaspérée...
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Timide écrit par Sarah Morant
date : 14-08
On dit que le temps guérit les blessures. C’est faux. Le temps fait en sorte qu’on les oublie. C’est tout. La perte de nos proches est inguérissable. On ne peut jamais se soigner, à moins de n’avoir aucun cœur. Surtout quand c’était si… imprévisible.
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Il venait de marcher environ deux cents mètres avant de se rendre compte que ses pieds étaient mouillés. Décidément, lorsqu’il pensait à Brianne, il ne pouvait se concentrer sur rien d’autre !
— Aidan ?
A travers l’obscurité naissante, la voix masculine de son nouveau contact parvint jusqu’à lui.
Se retournant, il remarqua Jackson Taggart allongé sur une chaise longue au milieu de plusieurs sièges abandonnés sur la plage de l’hôtel.
Jackson portait une chemisette de golf et un jean, tenue qui n’avait rien à voir avec son costume cravate habituel. Ses cheveux semblaient décoiffés, comme s’il n’avait cessé d’y passer ses doigts avec nervosité.
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Comment Brianne pouvait-elle se retirer aussi vite dans sa coquille après la nuit qu’ils venaient de passer ?
D’ailleurs, la chose la plus importante à ses yeux n’était pas le nombre de positions érotiques qu’ils avaient expérimentées, mais le fait que Brianne s’était sentie assez à l’aise avec lui pour lui parler d’elle-même et lui révéler son passé.
Ce qui, d’après lui, n’arrivait pas souvent à une femme dont le bureau était vierge de toute photographie ou mémo personnel.
Bon sang !
Que lui arrivait-il ? Ne s’était-il pas promis de ne plus se laisser entraîner dans une relation compliquée ?
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— Désolé, Xenia. Tu ne les portes pas dans ton cœur, mais un Traceur est…
— Toujours prioritaire ! nous scandons à l’unisson.
— Merci, je connais la chanson, enchaîné-je rapidement. Mais regarde ! Il y a une douzaine d’Âmes qui leur tournent déjà autour. Lâche-moi !
C’est la vérité. Mes camarades sont en train de courir dans tous les sens pour satisfaire les arrivants.
Si leur apparition produit tellement d’agitation dans nos rangs, c’est parce que les Traceurs sont les gardiens de la Terre. Le terme de guerrier et de chasseur leur correspondrait tout aussi bien, mais leur première fonction est de protéger les civils, qu’ils soient Humains ou non.
Je fais partie de la race baptisée Impera. Tous les employés du Centre le sont, ainsi que tous les habitants qui vivent en dehors de la ville. Nous sommes le résultat de l’union de plusieurs races qui se sont côtoyées au fil des siècles, et le plus souvent, des naissances non désirées. En somme, nous ne servons à rien, nous devons nous soumettre à l’autorité des Traceurs, et les laisser agir à leur guise quand ils sont sur notre territoire.
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Je m’attendais à affronter un expert en combat, et je ne suis pas déçue. Le corps de Nate est tellement habitué à recevoir des coups que ma plus forte attaque ne lui coupe même pas le souffle. Ses muscles paraissent sculptés dans de l’acier et il sait exactement quand riposter, comme s’il connaissait déjà mes points faibles avant que je ne les découvre moi-même.
Je suis trempée par tous ces efforts, et une fine goutte de sueur perle de son front. Il l’essuie vivement, aussi surpris que moi, et reprend comme si de rien n’était. C’est cette seconde d’inattention qui me coûte le combat.
Les poumons en feu, j’essaie de résister comme je peux, mais il m’a déjà battue. Ses mains s’attardent sur mes poignets qu’il bloque au-dessus de ma tête. Il me fait tomber à terre tandis que je lutte pour prendre de l’air comme je peux, je suis comme paralysée.
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— Vous avez besoin que je vienne vous chercher ?
— Surtout pas !
— Vous ne pouvez pas partir comme ça, vous le savez.
— Vous êtes agaçant.
— Je sais.
Je ris à sa perpétuelle arrogance.
— Je vous laisse une semaine : pas un jour de plus.
Il raccroche. Je n’ai pas eu le temps de répliquer que je ne lui devais rien. Je ne peux m’empêcher de sourire, malgré tout. Je crois que j’ai un don pour vivre des relations que personne ne comprend. Celle avec Sullivan en fait partie.
Il a besoin de moi comme j’ai besoin de lui.
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— Pourquoi tu m’as repoussé ? Pourquoi j’ai eu l’impression que tu me quittais à la minute où on a atterri ?
— J’ai eu peur…
— J’en ai plein le cul de tes peurs, Charlie ! Je ne suis pas un pion que tu prends et que tu jettes suivant tes foutues humeurs !
— Je n’aurais pas dû.
— Non, c’est sûr, tu n’aurais pas dû.
— C’est juste un geste maladroit. Tu me condamnes pour un geste… c’est injuste.
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— On s’empêche d’avancer ?
— Non, mais on passera continuellement avant, l’un pour l’autre.
— Ça a toujours été comme ça.
— Je sais bien.
— Tu veux changer ça ?
— Ce n’est pas si je veux, Charlie, c’est si je peux.
Même si Marine dit vrai, même si jamais personne ne pourra se glisser entre nous, ça n’a pas d’importance. Aucune !
— Tu dors avec moi, cette nuit ? me demande-t-elle, hésitante.
Je me contente de lui sourire en la poussant doucement vers son lit. Elle s’allonge et je la suis en silence. Elle me tourne le dos et mes bras la tiennent fermement… comme ils le font sans cesse.
— Tu es mon évidence, me chuchote-t-elle avant de s’endormir. Tu l’as toujours été.
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date : 10-08
De plus, je sais quand trouver une cible. Toutefois, il y a une vérité plus inquiétante encore sur mon cas. Chaque éveil provoque en moi une décharge électrique si puissante que rencontrer le nouveau MJ en devient une obsession. Je les perçois. Je les sens. Je les désire. Je les traque. Je les piste. Je fais d’eux une itération de mon propre être. Et ma plus grosse erreur fut de dénicher Morgan Nery.
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date : 10-08
– Je me souviens, Marlon. Je me souviens de tout. De l’accident que va subir ma mère, de son enterrement, des circonstances inconnues de son décès, de ma décision. Tout. Je n’ai rien oublié, et ça… sans capsule de Stase.
– C’est impossible ! souffle-t-il, un peu décontenancé.
– Et pourtant, Marlon, je suis là ! Je sais que cette nuit, tu avais un plan avec une fille, Tina De Cuitas. Mais pas de bol, elle est venue à ta soirée au bras de Justin Doua. Et là, surprise ! À minuit, au lieu de rester dans ton coin à regarder les autres couples se rouler des pelles, il y a la petite Belinda Dinanzo qui s’est ramenée et t’a embrassée goulûment. Tu t’en es vanté pendant des jours au lycée. Vous sortiez d’ailleurs encore ensemble avant que je requière ton aide.
– Super ! Comme ça, je n’ai plus rien de croustillant à raconter à la fin des vacances !
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— À plus tard, ma crevette.
Il raccrocha, et Drea secoua la tête.
— Drea ? appela sa mère en sortant sur le porche dans son fauteuil roulant. Tu peux finir le dîner ? (Elle souffla fort et fit tourner le fauteuil sur le porche étroit.) Je meurs de faim. Celine avait apporté des muffins aux courgettes pour midi. Dégueulasses.
Drea la regarda rentrer dans la maison. Incroyable à quel point Rosator semblait plus simple à gérer après avoir parlé avec Cujo.
Bienvenue dans ma vie, songea Drea en laissant échapper un petit rire amer. Coups de fil coquins et muffins à la courgette.
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Cujo attrapa une fourchette miniature dotée de dents bizarres.
— C’est une fourchette à gâteau, lui murmura Drea. La plus grosse dent sert à couper.
Elle fit pivoter sa fourchette et coupa un morceau de gâteau pour lui montrer.
À ce rythme, il allait leur falloir une heure pour en manger une part.
— Oh mon Dieu…, gémit Drea. (L’inflexion rauque de sa voix le troubla à des endroits dont il avait décidé qu’ils lui étaient interdits.) C’est tellement bon… (Elle ouvrit les yeux et se tourna vers lui.) Sérieusement, il faut que tu goûtes.
Ce n’était qu’un gâteau, bordel. On aurait dit que Drea venait d’avoir un orgasme au beau milieu de la cuisine. Cujo préleva un morceau de gâteau, qu’il enfourna dans sa bouche.
L’acidité du citron et l’onctuosité de la crème au beurre s’accordaient à la perfection. Un goût tout simplement divin.
— Putain de merde ! lâcha-t-il.
— Vous aimez ?
— Pour être honnête, je ne pensais pas qu’un gâteau pouvait être aussi bon. (Il s’apprêtait à prendre un nouveau morceau de gâteau lorsque Madeleine lui retira brusquement l’assiette.) Attendez, j’allais...
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Il attrapa un feutre dans le pot à crayons et barra la proposition de Drea d’une épaisse ligne rouge.
Drea lui tapa sur les doigts avec son stylo. Fort. Cujo ramena brusquement sa main à lui.
— Bordel de merde ! siffla-t-il. Tu as un sourire d’ange mais tu es une vraie ninja en fait !
— Pourquoi viens-tu de rayer ma liste ?
— On veut quelque chose de fun, crevette. Pas un truc guindé.
— Arrête de m’appeler crevette, lui ordonna-t-elle. Chic ne veut pas forcément dire guindé.
— Oh que si. Tiens, regarde. (Cujo se renversa en arrière et fit mine d’effectuer une recherche sur son téléphone.) Là, je l’ai. Définition du mot chic : « Guindé, rasoir, ennuyeux à crever, prétentieux. »
Drea poussa un grognement, ferma les yeux et inspira à fond.
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Ajourais… Jouirais… Mariais… Fileur… Bleuir…
Mais tant d’autres mots étaient possibles. Brûlé, bilé, fourbir, abîmerai…
Remontant ses messages, elle ouvrit celui qu’elle avait reçu alors qu’elle faisait du shopping avec Drea. Elle commençait à transpirer et un pic de terreur glacé lui transperça la poitrine, l’empêchant de respirer.
Matraquent Ruche méprisée pansements : Tu me manques, Harper. Ce n’est pas terminé.
Elle était tellement habituée à ne plus répondre au nom de Taylor qu’elle n’avait pas réalisé jusqu’à cet instant que si le message provenait bel et bien de Nathan, alors il connaissait sa nouvelle identité. Et s’il connaissait son identité – et son numéro de téléphone –, alors il savait certainement où elle se trouvait.
— Tout va bien ? demanda Trent avant qu’elle n’ait réussi à déchiffrer le dernier message. Tu es toute blanche, ma puce.
Harper froissa la serviette en boule et plaqua un sourire sur son visage.
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Depuis le début de l’après-midi, Harper était à deux doigts de rendre son déjeuner. Des sentiments qu’elle avait passé les quatre dernières années à refouler refaisaient brutalement surface. Si la simple idée d’aller voir le dessin de son tatouage la mettait dans un tel état, comment parviendrait-elle à s’allonger sur la table ?
Harper descendit du bus. Une voiture de police était garée sur la chaussée, pendant qu’un agent parlait à une cycliste sur le trottoir. Elle baissa la tête et les dépassa à la hâte. Jamais plus elle ne ferait confiance aux flics. S’ils n’avaient pas dissimulé des éléments de preuve et menti au procès, il aurait écopé d’une peine bien plus sévère. L’amertume lui brûlait la poitrine tel de l’acide.
Le trajet à pied de l’arrêt de bus jusqu’à Second Circle ne lui prit que quelques minutes, un laps de temps précieux qui lui permit de se ressaisir.
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date : 07-08
Je parcours des yeux la minuscule pièce où je me trouve. Il faut bien l’avouer, celle-ci est minable. Le mitard, qu’ils appellent ça ! Ma cellule habituelle, c’est le Ritz, comparé à… ça.
Je ne peux m’empêcher de grimacer de dégoût. En plus d’être un trou de souris, cet endroit est sale et poussiéreux. Il n’y a quasiment aucun meuble. Elle ne possède qu’une couchette, une petite table, un tabouret, un lavabo, et des W.C. La première me provoque un mal de dos terrible qui me donne envie d’expulser ma rage ; la deuxième...
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date : 07-08
— Des morts vivants… Des zombies… Oui, c’était ça, je pense.
— Impossible ! je réplique catégoriquement.
Ce qui s’est passé est horrible, mais ce que Charlène avance est complètement farfelu.
— Si. C’était ces… choses.
On nage en plein cauchemar. Ceci est une histoire racontée au coin du feu pour effrayer les plus jeunes. Je n’arrive pas à l’imaginer.
— C’est impossible, Charlène. Vous avez dû mal voir. Les zombies n’existent pas. On n’en voit que dans des films afin de fasciner et faire trembler de peur les spectateurs.
— Je les ai vus de mes propres yeux. Ils étaient terrifiants. Et je les ai vus… attaquer, mordre, bouffer, tuer… Et il y en a plusieurs qui sont devenus des leurs, finit-elle dans un chuchotement.
Je tente d’imaginer la scène. Ce n’est pas possible, pourtant Charlène est quelqu’un qui a la tête sur les épaules, et qui ne va pas mentir pour se rendre intéressante. À moins que tout ça l’ait rendue folle et qu’elle se mélange les pinceaux entre la réalité et son imagination. Mais comment une personne saine d’esprit pourrait-elle ainsi perdre la raison ?
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