Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Commentaires de livres faits par GabrielleViszs

Extraits de livres par GabrielleViszs

Commentaires de livres appréciés par GabrielleViszs

Extraits de livres appréciés par GabrielleViszs

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 19-11
Ils contournèrent la maison jusqu'à découvrir une cabane construite de bric et de broc à côté d'un poulailler près duquel pendait du linge, ou plutôt de vieilles loques. Une longue buse de laquelle s'échappait une fumée blanche dépassait du toit. Ils se seraient crus dans un bidonville, mais pour l'heure, il fallait faire bonne figure pour inspirer confiance. En arrivant devant la porte - récupérée dans une décharge vu l'état -, les chaussures pleines de boues, les poules s'agitèrent et ils échangèrent un regard étonné en voyant la croix renversée qui y était accrochée. Ils frappèrent. Au bout de quelques secondes, un vieil homme édenté leur ouvrit.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 19-11
Mina se mit à crier, ses mains instinctivement devant elle comme pour se défendre d'un agresseur invisible. Raide comme un piquet, Alan sentit et entendit le souffle de la respiration à quelques centimètres de son visage. Lui, le chasseur de fantômes, était en train de trembler et il détestait ça, surtout devant Mina. Que craignait-il, lui qui répétait souvent : " à part peur, les fantômes, que voulez-vous qu'ils vous fassent ? " Il ferma les yeux, rejetant l'image que ses sens s'obstinaient à projeter dans son esprit. C'était forcément son imagination qui lui imposait la vision d'un homme ressemblant à un chevalier du Moyen Âge, debout devant lui, avant de disparaître. Il se ressaisit, se précipité sur Mina en la prenant dans ses bras et hurla :...
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 17-11
La reine mère dans toute son horreur.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 17-11
- Ça voudrait dire que, quelque part, un être originel est en train d’appeler ses potes. Il veut réunir ses troupes.
- Exact, confirme Clara. C’est pas bon du tout. Il est évident que l’humanité ne ferait pas le poids dans cette guerre.
- Et vous pensez que nous pouvons empêcher cela ?
- Ce ne sera pas simple... Mais hors de question de rester le cul sur une chaise à compter les points !
- Nous sommes bien d’accord. Ça me donne l’impression d’être James Bond, en route pour sauver le monde !
Clara regarde Winston et lui dit avec un brin de compassion dans la voix :
- Je suis désolée, mais, sans vouloir vous vexer, Daniel Craig est un peu plus baraqué que vous… Quand même…
- Ah bon ? sourit le journaliste en pinçant ses poignées d’amour. Vous croyez ? Pourtant je fais un max de sport !
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 17-11
Un de vos anciens collègues de la CIA. Mais il n'en savait pas plus. Preuve que tout a été fait pour ne pas ébruiter cette histoire. Elle doit être fabuleuse ! Un rapport avec une invasion imminente extra-terrestre ? Ou vous êtes tombée sur des zombies échappés d'un laboratoire d'expérimentation militaire ? Je dois savoir ! Le public a le droit de savoir ! Vous devez me dire ce que vous avez découvert là-bas...
Clara s'arrête, se retourne, s'approche de Winston, le regarde droit dans les yeux, et lui dit en tentant de garder son calme :
- Que les choses soient claires : je ne dois rien du tout, ni à vous, ni à personne. Effectivement, il y a cinq mois, je suis partie en Russie lors d'une enquête particulièrement délicate...
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
La sonnette de ma mère avait la couleur du vomi.
Elle était sale et usée. Un peu comme moi. Les gens allaient et venaient, mais Sonya Protsenko restait et m’offrait toujours une épaule sur laquelle me reposer. Son frigo était rempli en permanence de boulettes de pomme de terre et de soupe au chou faite maison. Je trouvais un certain réconfort dans le fait d’avoir une mère digne de ce nom. Même si notre relation n’avait rien de simple — je n’étais pas le meilleur fils au monde. Je n’étais pas le pire non plus.
Par exemple, je faisais toujours ce qu’elle me disait. Je lui étais reconnaissant de ne pas m’avoir torché les fesses à coups de cintre à l’époque où j’étais en couches-culottes, même si je n’aurais pas pu lui en vouloir. Violée à l’âge de dix-huit ans par un membre de la mafia russe, elle avait fui le pays avec moi alors que je n’avais pas trois ans. Ensuite, elle avait suivi des cours à la fac, décroché un diplôme de psy. Tout en trouvant le temps de s’occuper de ma scolarité, de m’acheter une planche de surf, et de s’asseoir sur le sable toute seule...
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
Me faire sortir de ma coquille.
Comme si j’étais un fichu crabe.
Tout ça pour me jeter encore vivante dans l’eau bouillante.
Avant de me poser sur une assiette.
Pour me briser. M’anéantir. Me dévorer.
Malgré ma nausée croissante, je n’ai pas ralenti. Non. J’ai couru plus vite, pendant que mes larmes brûlantes dévalaient mon visage qui me paraissait glacé.
Après l’Incident, je m’étais demandé ce qui, dans mon comportement, avait pu causer cette catastrophe. « Elle l’a bien cherché » : j’avais trop souvent entendu cette phrase. Si mon père avait encore été là, il aurait sûrement affirmé que ça n’avait aucun sens. C’était un assistant social, un poète et un ivrogne dépressif. Mais c’était aussi quelqu’un d’intelligent. Mon agression n’avait rien à voir avec ma façon de m’habiller, de me comporter, ni même avec ma volonté d’appartenir à un milieu qui avait déjà décidé que j’étais différente — tout comme Roman — ...
Avez vous apprécié cet extrait ? +1
date : 14-11
Tu n'y es pas du tout. NanoTotal vous surveille pour votre bien, quoi que tu en penses, et non pour le plaisir de diriger un troupeau de moutons. Cela fut accompli afin de réguler la population mondiale. Vous vous comptiez en milliards, et les chiffres grimpaient sans cesse, de vrais petits lapins incapables de se réfréner. Sans cette stricte limitation des naissances, ni NanoTotal ni la culture des algues ou des méduses n'auraient réussi à nourrir la population. Tu ne te rends pas compte qu'à cette époque nous frôlions la catastrophe. Tu estimes ce que nous avons réalisé dégueulasse et ignoble ? Sans ces prescriptions draconiennes, nous nous dirigions vers la guerre, la faim, la misère et probablement un déclin rapide de l'humanité.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 14-11
Comment réagirait NanoTotal ? Après tout, cela ne devait pas présager de suites néfastes. Il avait élevé la voix, ce qui ne constituait pas un crime. Petit à petit, il cessa de s'en inquiéter et se remémora l'incident à la table de la roulette. Le casino trichait, pour lui le fait était avéré, mais après tout un autre que lui avait perdu sa mise. Il repensa à la tête du croupier lorsque Michellin l'avait interpellé. Ahuri, stupéfait, craintif de se confronter à un joueur indocile, mais aussi, il n'en doutait pas, il avait lu sur son visage la culpabilité de celui qui se savait pris sur le fait.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
Fardée comme une clocharde, elle se dirigea vers le Black Jack, imitant ses semblables : mains au fond des poches comme si elle étreignait une arme, mine mauvaise, regard fuyant. A mesure qu'elle s'avançait vers la passerelle gardée, son rythme cardiaque s'affola. Les sentinelles étaient armées de fusils mitrailleurs et examinaient soigneusement la future clientèle de leur chef. Certains subissaient même une fouille et, évidemment, toute capuche était retirée. Une telle sécurité fit monter l'angoisse de Kayla à un tel degré qu'elle voulut faire demi-tour, chercher un autre plan. Elle se sentit soudain épiée de tous côtés, comme si on savait qu'elle était une chienne de Pinxit. Son anxiété devait être perceptible, car l'un des gardes lui jeta un regard.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
L'augmentation ne sert qu'à supprimer la souffrance, la maladie, le vieillissement ou même, à terme, la mort. Il est vrai que, à vous entendre, c'est une invention géniale, mais... Les trois personnes citées, elles avaient un bon niveau, non ? Ce n'étaient pas des indigents ? Ils n'ont jamais su ce que c'était, d'avoir faim, ou d'être en danger ? Le transhumanisme a pour but d'améliorer l'être humain, certes. Mais vous n'offrez pas les augmentations. La vérité, c'est qu'elles ont avant tout pour but de "dépasser" l'Humanité... Et donc, de dépasser les autres humains.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
— Aaaah, vous me fatiguez, vous le savez, ça ? Bon, qu’est-ce que je fais ? Je vous résume encore la liste de vos infractions de ces deux dernières années, comme je le fais chaque fois ?
— Si tu veux, mais nous, on ne voit toujours pas ce qu’on nous reproche, maronna Adam.
— Ce qu’on vous reproche ? C’est vrai ça, moi non plus, je ne vois pas… Oh, si ! Tenez par exemple ! Voilà ce que j’ai sous les yeux : vandalisme, dégradation de la voie publique...
— Pourquoi t’utilises des grands mots juste pour dire qu’on a trafiqué quelques pancartes ?
— … tapage nocturne, poursuivit l’officier Hamilton.
— Il n’y a pas d’heure pour crier aux gens qu’on les aime, objecta Noah.
— Vol à l’étalage…
— C’était là, on a pris. On ne savait pas, expliqua Adam.
— … violation du domicile…
— Parlons-en ! Moi, je n’ai toujours pas compris pourquoi on n’était pas censé rentrer.
— … et, pour finir, exhibitionnisme et incitation à la débauche.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
— Rampe, petit vers. Rampe… railla Christian en descendant les marches.
Elle pleura. Ses traits se convulsèrent d’un mélange de douleur et d’épouvante. Ce n’était pas possible. Ça ne pouvait pas arriver, ça défiait le bon sens ! Il n’était quand même pas en train de faire ça ? Pas à elle ! À la recherche d’une échappatoire, elle rampa à vitesse de colimaçon vers la baie la plus proche. Vu sa lenteur, l’entreprise était vaine…
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
Ils avaient grandi sur l’île. Ils ne connaissaient du monde que les lois restrictives de la crypte souterraine. Ils s’étaient forgés selon elles, et du jour au lendemain ils s’étaient retrouvés propulsés dans un milieu inconnu, dont ils n’avaient pas suivi l’histoire. Les codes de Braham étaient révolus.
« On est toujours en guerre au fait, ou c’est fini ? C’est fini, nah ? »
Ce fut la première chose qu’ils demandèrent au maître chapelier à leur premier jour de travail. Ils avaient compris, à la grimace effarée de l’artisan, que leur réinsertion dans la civilisation serait des plus ardues…
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
Ma vie ne sera plus jamais la même. Tout est trop beau pour chercher à entrevoir demain. Puis, je suis du genre à beaucoup cogiter sur les choses. Hors de question de gâcher le moment. Je sais juste que je ne pourrai plus retourner en terrain connu et m’y croire heureuse. Mes enfants sont la prunelle de mes yeux. Ils emplissent mes jours d’une tendresse infinie, mais il est dérisoire de penser que l’amour qu’on leur porte suffit à cocher la case bonheur.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
D’un bond, Issa surgit de la voiture et se mit à courir. Quand les deux autres policiers réagirent, il était déjà presque arrivé au carrefour avec la rue des Frères Bonie. À droite, il aperçut le tramway qui, venant de la station Hôtel de Ville, franchissait le carrefour Frères Bonie/Maréchal Joffre. Il bifurqua dans cette direction. Lorsque les policiers arrivèrent à l’angle de rues, ils le virent se déporter sur la gauche, entre les voitures à l’arrêt, vers la voie réservée au transport en commun. Ils pensèrent qu’il allait profiter du passage de la rame, qui le rendrait invisible des policiers, pour s’engouffrer dans une boutique de l’autre côté de la rue. Il ne resterait plus qu’à boucler tout le quartier pour le retrouver. Et subir les sarcasmes des chefs…
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
Je prends une grande inspiration et allume ma torche. J'éclaire l'intérieur, terrifiée à l'idée de découvrir quelqu'un dissimulé dans l'ombre, mais l'endroit est désert. Le générateur semble encore en état et le réservoir est plein. Il a simplement été éteint, par quelqu'un qui savait ce qu'il faisait. La théorie de Jenna a de plus en plus d'arguments en sa faveur. Une autre de ses idées me revient soudain. Le fait qu'il fallait deux agresseurs pour mettre ce plan au point.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
La jeune fille était subjuguée par cette mélodie qui l’enveloppait comme un manteau en hiver. Elle en appréciait la douce chaleur, enivrante et réconfortante. Les notes aériennes, mais chargées d’énergie, s’infiltrèrent dans toutes les fibres de son corps. Ce dernier réagit, comme il le faisait depuis que Tamara savait marcher. En réponse à la musique, il s’anima de la seule façon qui s’imposait à lui, en dansant. Les pointes des pieds de la jeune fille glissèrent sur le sol en de lents mouvements, tandis que ses longs bras blancs dessinèrent des formes raffinées dans l’air. Le temps lui-même sembla être suspendu à ses gestes, à supposer que pareil phénomène soit possible dans un monde intemporel. Tamara n’était plus que grâce et harmonie, évoluant en courbes et en arabesques au milieu de la cabane.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 05-11
Une profonde tristesse l'envahit. Cette raquette, il l'a tellement souvent vue entre les mains de son vieux pote... Combien de centaines - de milliers ? - de jeux disputés avec acharnement et mauvaise foi au cours de ces presque vingt ans ? Wrinkler était un tennisman amateur d'excellent niveau mais il n'arrivait pas à la cheville de Delcourt ; cependant, il était rare que le journaliste ne parvienne pas à terminer un match en vainqueur, tant sa soif de gagner le poussait à dépasser sans cesse ses limites ; et quel mauvais joueur, prêt à n'importe quel vice pour déstabiliser son adversaire !
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 05-11
Le lieutenant Moreau se tient debout, figé devant la porte du bureau d'Ange Gabriel, un dossier dans la main gauche, la main droite posée sur la poignée ; mais, non, décidément, il n'arrive pas à exercer la pression nécessaire pour déclencher l'ouverture du battant. Il se considère comme' un homme raisonnablement courageux, il a déjà eu dans sa carrière l'occasion de se retrouver dans des situations difficiles, des interventions sur le terrain où il aurait pu se faire trouer la peau par des forcenés, des désespérés, mais, là, c'est trop pour lui, car, de l'autre côté de l'épaisseur de bois, il entend son boss jurer comme un charretier. Des mots parfois étranges, comme "nodocéphale", mais qui surtout, pour la plupart, lui vrillent les oreilles, car Moreau est un garçon très bien élevè - certains diraient qu'il a été un peu trop couvé par sa maman, mais ce ne sont que des mauvaises langues - qui déteste l'usage de la vulgarité, sauf quand l'emploi d'un vocabulaire approprié est susceptible de favoriser le résultat d'une mission sur le terrain.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 03-11
Colin n’insista pas davantage, comprenant soudain qu’un fossé le séparait de Prunille. Elle vivait avec la certitude que le gouvernement de son île la protégeait et qu’il ne ferait jamais rien qui puisse lui nuire. Quant à lui, le sentiment que Myramaz était un endroit dangereux le hantait depuis qu’il s’était réveillé sur la plage, sa mémoire laissée à l’abandon derrière lui. Devait-il ébranler les convictions de son amie ? Il n’était pas sûr qu’elle soit prête à accepter son point de vue pour le moment. Il préféra donc se replonger dans sa partie d’échecs et revenir à l’attaque plus tard. Au fond de lui, il conservait toutefois la certitude que quelque chose clochait et refusait de croire qu’aucun habitant de Myramaz n’avait un jour ressenti l’appel d’un monde extérieur à explorer.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 03-11
Lorsque sa grande sœur eut ni de lui révéler son secret, Denys eut l’impression qu’on lui avait versé un seau d’eau glacé sur la tête. Il était incapable de savoir ce qui l’étonnait le plus : le fait qu’une personne puisse ainsi tomber de nulle part sans avoir le moindre sou- venir de sa vie ou le fait que Prunille se soit lancée dans cette drôle d’aventure. Le comportement de son aînée était plutôt cavalier ; cela ne lui ressemblait pas. Elle avait toujours fait preuve de discernement et de droiture; transgresser les règles ne lui aurait jamais effleuré l’esprit. Il n’en allait pas de même pour lui! Denys avait la fâcheuse tendance à tout prendre pour un jeu. Il comparait sa vie à une succession d’épreuves qu’il devait effectuer. Qu’importe le danger, le dé restait le plus attrayant. Peut-être était-ce dû à son jeune âge ? Quoi qu’il en soit, Prunille avait su qu’elle pouvait compter sur cette facette de sa personnalité pour que son secret soit conservé. Son petit frère allait se jeter tête baissée dans une nouvelle mission sans même se demander si son attitude était la bonne.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
Il m’est désormais possible de mettre un visage sur ce nom… Mais qui est-il ? Qui sommes-nous ? Et quel est notre véritable rôle… ? Je ne porte pas la vérité en moi, mais j’ai l’intime conviction que cette rencontre n’est que le commencement de tout.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
Il tient deux bouteilles d’eau entre ses mains.
— Buvez ou partez.
— C’est reparti pour un tour, fait chier ! bougonne Hicks avant de me tendre nerveusement la bouteille qui m’est destinée.
— À présent montez, il faut agir au plus vite ! impose l’inconnu.
Alors que nous partons à vive allure, j’observe cet individu dont j’ignore tout.
— Comment nous avez-vous retrouvés ? dis-je, l’œil méfiant.
— On t’a collé un mouchard ! Mais t’inquiète, on va-t’en débarrasser…
L’effet de la drogue commence déjà à se faire sentir. Hicks a le regard qui s’affaisse pendant que j’éprouve une sensation d’engourdissement général. Une douce torpeur annonce les prémices de la somnolence.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
IEM… une bombe à impulsion électromagnétique. Bien sûr, dans l’affolement cela ne m’avait même pas effleuré l’esprit ! Basé sur l’émission cursive d’une très grande amplitude d’ondes électromagnétiques, ce type d’engin est capable de neutraliser n’importe quel appareillage électrique placé dans son champ d’action. Je ne pense pas que cet homme réalise à quel point nous fonctionnons de manière opposée, lui et moi. Ce n’est pas un océan, mais un univers qui sépare sa petitesse d’esprit de ma réflexion. Une chose bien différente me perturbe à cet instant. Même sous pression, je garde mon pouvoir d’analyse, et ce soir il s’est produit quelque chose d’anormal, quelque chose qui remet tout en cause… Pourquoi mes ravisseurs sont-ils toujours vivants, alors qu’ils viennent de produire de l’adrénaline en quantité industrielle, tout comme moi. Et si je n’étais tout simplement plus malade ? Ce virus n’était-il qu’éphémère ?
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
— Ce n’est pas grave. C’est juste que… Je ne peux pas. Je suis définitivement amoureuse de mon imbécile de petit ami dissimulateur.
— Oui, j’avais compris.
— Je suis pathétique, non ?
— Loin de là. Les sentiments, ça ne se commande pas. Et puis, tu vas avoir un enfant avec cet homme, ça mérite de réfléchir avant de le condamner, non ?
Avez vous apprécié cet extrait ? 0