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Commentaires de livres faits par GabrielleViszs

Extraits de livres par GabrielleViszs

Commentaires de livres appréciés par GabrielleViszs

Extraits de livres appréciés par GabrielleViszs

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
— C’est dégueulasse, ça fait des mois et des mois que je m’entraîne comme une folle. Je peux y arriver et si je réussis, je serai la plus jeune…
— Mais c’est que tu persistes et signes, en plus ! NON, c’est clair ? Quant au reste, nous allons y réfléchir entre adultes, ton père et moi.
— Le reste ? Ce n’est pas juste, vous ne pouvez pas tout m’enlever quand même.
— Tu baisses d’un ton, nous avons tous les droits, tu n’as que treize ans, je te rappelle ! explose Nina.
Je suis encore sous le choc, s’ils me privent de tout, je fais une fugue ! Alors que mes parents débattent sur mon cas, je pars en pleurs m’enfermer dans ma chambre.
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... Sa maman craque et fait un gros câlin à son enfant qui n’attend que ça.
— Bon, nous allons embrasser ta sœur qui vient juste d’arriver dans le service et nous rentrons, d’accord, mon poussin ?
— Ouiii, déclare-t-il content d’avoir eu son bisou.

Je suis dans un état semi-conscient, je me plains beaucoup. J’entraperçois les yeux mi-clos, mon jeune héros et maman. Celle-ci se penche pour m’embrasser en me disant à demain.
Un pas après l’autre, un jour à la fois.

De son côté, Nina rentre chez elle avec son fils, bien secoué suite à ses péripéties. Pour ne pas changer, son papa ne s’est pas montré ni fait entendre. À quoi joue-t-il ? Demain, il faudra éclaircir certains points. Il est bien évident qu’il va falloir qu’il s’explique. ...
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— Ne t’emballe pas, nous n’en sommes pas là, je suis trop jeune et pas prête.
— Le jour où… je veux que tu saches… que tu lâches prise… c’est tout ! Combien de fois je t’ai promis que j’attendrais ? Fais-moi juste confiance… s’indigne-t-il.
Il s’approche de moi et me dépose un bisou sur le front.
— Une seule chose est importante, que tu guérisses vite pour accéder à ton rêve. Tout reste encore possible, me susurre-t-il à l’oreille.
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date : 21-09
Une boule dans la gorge, je passai une main sur mon visage, un grand vide se creusant déjà dans ma cage thoracique. Je fis volte-face et me rendis dans la salle de gym. Je soulevai des poids jusqu’à l’épuisement.
Les semaines passèrent. Je revis Lexie à Miami et de nouveau à LA, en prenant une tonne de précautions au niveau de mes déplacements et des siens. Cela aurait été risible si j’avais été d’humeur à en rire. Pour tout avouer, cela me pesait déjà ! Pourquoi je ne pouvais pas tout simplement vivre ma relation avec ma petite nana au grand jour ? Pourquoi je ne pouvais pas crier au monde entier que Lexie était l’une, voire la plus belle des choses qui me soient arrivées dans la vie ?
Évidemment, je connaissais la réponse : les paparazzis se jetteraient sur elle comme des vautours. En temps normal, ça n’aurait déjà pas été simple, mais...
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date : 21-09
Les avant-bras posés sur la rambarde en bois qui bordait la terrasse, je continuais à fixer l’océan, les poings serrés, cette douleur toujours aussi vive, comme une seconde peau. Mais j’apprenais à la gérer, à la surmonter. Durant des mois, j’avais déconné grave, entraîné dans une spirale infernale, parce que me lever, respirer, faire les gestes du quotidien étaient tout simplement devenus des épreuves insurmontables. L’alcool, la fumette, la défonce, anesthésiaient une souffrance intolérable avant qu’elle ne revienne encore plus forte, comme une cruelle vengeance, lorsque j’émergeais de mon état lamentable. Puis, la suite n’avait été qu’une escalade pour m’abrutir et empêcher ces coups de couteau féroces de me laminer de l’intérieur.
Jusqu’à l’incendie.
Tout m’avait alors pété à la figure.
Mes paupières picotèrent en pensant à ce feu. À ce que j’avais perdu !
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date : 20-09
Le journaliste était bi et ne s’en était jamais caché. Il l’avait d’ailleurs toujours su et sa famille avait été assez ouverte d’esprit pour qu’il puisse traverser l’adolescence sans souffrir du rejet des siens. Sorti à peu près indemne de cette période ingrate pour n’importe qui, Julien était devenu un homme satisfait de sa vie qui ne se prenait pas trop la tête. Ceux qui comptaient pour lui se moquaient complètement de ce que pouvait être sa vie sentimentale, du moment qu’il était heureux. L’avis des autres n’avait pas grande importance. Ce dont il se souciait en revanche, c’était l’avis de Stanislas. Que son meilleur ami ait montré un tel dédain envers une potentielle relation entre eux, c’était plus que ce que Julien pouvait supporter. D’aussi loin qu’il se souvienne, les sentiments qu’il éprouvait pour Stan avaient été plus forts qu’une simple amitié ne le requérait, mais il s’en était accommodé, persuadé qu’un jour, il tomberait sur la personne qui les lui ferait oublier. Alors il pourrait regarder Stan comme son meilleur ami, seulement comme son meilleur ami, et tout irait pour le mieux.
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date : 20-09
Je m’avachis sur le lit et allume la télévision pour me détendre un peu. Je songe à cette journée, à ce que j’ai appris sur Asher. Je repense à tous ses tatouages qui recouvrent ses bras, m’interrogeant sur les mystères qu’ils recèlent. Je revois son sourire, sa façon de jouer avec son piercing du bout de sa langue. Je me pose des questions sur ce qui se cache vraiment derrière cette barrière de nonchalance et de bonhomie. J’ai cru apercevoir le vrai Ash un peu plus tôt, juste après avoir discuté de ma passion pour mes livres et de mon père. Je me rends alors compte qu’à part évoquer rapidement sa sœur, il n’a pas parlé du tout de sa famille lorsqu’il en a eu l’occasion. Et je me demande bien pourquoi.
C’est avec toutes ces interrogations en tête que je finis par m’endormir.
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Il glissa le pouce entre son cou et le col de sa chemise.
— Tu vois, c’est là que tu te trompes, Edie. Je n’ai jamais dit que j’étais d’accord pour ne pas m’entendre avec toi. Simplement, je choisis mes combats. Ça s’appelle être parent, et j’essaie de m’acquitter de ce rôle du mieux que je peux.
C’était un caméléon, interchangeable et adaptable à l’envi. Il dissimulait sa cruauté sous un masque de fausse inquiétude, et ses manières de bulldozer sous un masque d’enthousiasme, de fort caractère et d’ambition. À mes yeux, ses actes avaient fait de lui le monstre qu’il était à présent. Mais, aux yeux du commun des mortels, il demeurait un citoyen respectable parmi tant d’autres. Un pauvre garçon néerlandais, venu aux États-Unis avec ses parents, qui avait réalisé le rêve américain et était devenu millionnaire tout seul, à force de travail et d’intelligence.
Il avait l’air inquiet, et peut-être qu’il l’était, mais pas pour mon bien-être.
J’essuyai mon visage mouillé avec mon avant-bras.
— Père…
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Il se leva, ramassa les papiers sur la table basse et les empila.
—… Le but, c’était de vous exterminer.
Le moment de l’illumination me donna l’impression d’être comme Samson, quand Dieu lui octroie suffisamment de force pour écarter les colonnes du palais et le faire s’effondrer. Samson y laisse la vie au passage, mais il élimine les Philistins. Je savais que j’en ferais autant s’il le fallait.
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Elle posa la tête sur mon épaule pour pleurer, et je la laissai faire. Même quand elle s’endormit contre moi, je ne bougeai pas. J’attendis qu’elle dorme profondément, puis je la portai jusqu’à la chambre de sa mère. Je la bordai sur le canapé près du lit. La lumière était encore allumée, mais Edie était tellement épuisée que ça ne la réveilla pas. Mon regard passa de l’une à l’autre. Elles étaient si semblables et si différentes à la fois.
Cette nuit-là, je regardai Edie beaucoup trop longtemps. Cette nuit-là, je changeai.
Cette nuit-là, je ne lui pris rien. Pour la première fois depuis des années, je donnais quelque chose de moi. Quelque chose que je ne serais jamais en mesure de récupérer.
C’était à elle.
Pour toujours.
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date : 17-09
Mon ami et colocataire, Jake Anders, et moi-même, Raina Forring, revenons d’une dure soirée. Le réveil est un peu difficile. Nous décidons d’allumer la télévision pour casser le silence du matin tout en déjeunant sur la table. Jake, comme à son habitude, télécommande en main, zappe et tombe sur une chaîne d’information et là… nous restons tous deux sans voix.
Des attentats ont eu lieu dans la nuit, à Paris, à Londres, à Moscou, à Washington, à Pékin… En fait, dans toutes les capitales du monde.
Nous ne comprenons rien à ce qui vient de se passer, nous nous regardons, bouche bée, laissant tomber nos céréales.
— Mais comment c’est possible ? Il s’est passé quoi ? demandé-je.
— Je ne sais pas, c’est complètement dingue ! répond Jake, abasourdi par ce qu’il vient d’entendre aux informations.
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date : 17-09
— Décidément, pourquoi les méchants possèdent-ils toujours des pouvoirs ?
— Cela ne serait pas drôle, sinon, affirme Terance. Maintenant, nous devons réfléchir au moyen de la trouver, de l’attraper et de la tuer, sachant que l’on n’a pas d’arcs à flèches destructrices. On va devoir faire cela à l’ancienne, c’est-à-dire la brûler comme au moyen âge.
— Je n’avais pas réfléchi à cela…
— Tu n’auras pas à être là, si c’est trop dur pour toi, Raina.
— Nous verrons le moment venu, réfléchissons déjà à comment l’approcher !
— Où peut-elle bien se cacher ? Tu n’as pas une idée Terance, tu la connais mieux que nous tous, le questionne Brade.
— Malheureusement, non. Elle maîtrise bien l’art de disparaître et de se cacher.
— Pourquoi pas la potion ? Elle est ta créatrice, vous avez, malgré tout, un lien, proposé-je.
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Au nom du gouvernement français, je voulais vous dire que nous sommes très heureux de votre collaboration pour nous aider à maintenir la cohabitation entre les vampires et les humains, présenta-t-il comme une récitation. Je représente l’État humain et mon collègue, le roi des vampires, Vassili. Nous sommes ici pour établir le contrat que vous avez décidé de sceller avec votre nouveau maître, le duc Laurent De Monferrand.
– Je crois que vous faites erreur, affirmai-je, je n’ai jamais établi de contrat…
– Les marques que vous portez dans votre cou nous prouvent le contraire, coupa le vampire d’un ton sec et cassant...
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– Mords-la et marque-la, je te l’autorise, répéta Laurent.

Lorsqu’Alban s’inclina vers mon cou, je fermai les yeux en priant pour qu’il ne cède pas. Le tableau était désolant : deux vampires se tenaient penchés sur moi, prêts à me sucer le sang, un sang qui essayait tant bien que mal de rester en moi, de se renouveler malgré les nombreuses morsures que j’avais subies en quarante-huit heures.
– Je suis désolé, souffla Alban avant de planter ses crocs dans ma chair.
Sa succion était forte, et lorsque Laurent prit mon poignet pour y planter les siens, je me perdis dans une pénombre ressemblant à un enfer douloureux.
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Je me figeai quelques secondes en entendant ces mots. Laurent m’avait choisie, moi ! Mais pourquoi aurait-il fait ça ? Je sortis précipitamment du hall, essayant de ne pas croiser les regards mêlés de pitié et de crainte à mon égard.
Émilie voulut venir à ma rencontre, mais Karen et Nina l’attrapèrent pour l'empêcher de m’approcher. Pour le reste de mon espèce, j’étais devenue un phénomène de foire, et pour les vampires, un objet de convoitise. La colère ne me quittait pas tant je me sentais perdue dans cette nouvelle vie. Je commençai à revenir sur mes pas quand soudain je vis Éric se diriger vers moi d’un pas décidé.
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- Ben quoi ? N'est-ce pas sain de reconnaître qu'on puisse avoir de terribles pensées, même quand il s'agit de son propre enfant ? Et du point de vue philosophique, je ne vois aucun problème à soulever l'hypothèse, à réfléchir à cette question. N'était-ce pas Nietzsche qui disait que la comparaison contrarie en tout la grande loi de l'évolution ? Qu'elle préserve ce qui est mûr pour périr, donnant à la vie même un aspect sinistre et équivoque. en tant que biologistes évolutionnistes, je ne vois pas en quoi cette approche est choquante. Mais je vous rassure, docteur, quand Antonin pose ses petites mains sur mon visage, qu'il me serre dans ses bras, qu'il pose sur moi ce regard si doux et aimant, qu'il vient nous rejoindre dans notre lit le matin pour se blottir dans nos bras ou qu'il s'endort sur moi, je me moque bien de toutes ces considérations théoriques.
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Martin resta un moment allongé sur le dos à se torturer l'esprit, réfléchir, questionner ses propres motivations, ses peurs, ses rêves, ses choix. Que se passe-t-il derrière chaque acte, chaque décision prise ? Et si le vieil homme avait raison ? Et si ses choix le conduisaient à la plus terrible des fins qui soit ? Seul, loin de ceux qu'il aime. Il n'était pas trop tard. Il pouvait repartir à Manaus et prendre un vol pour la France, retrouver les bras d'Anne et de son petit Antonin et mourir en paix. Pourquoi cette simple idée normalement vouée à s'imposer comme la seule bonne décision ne parvenait-elle pas à remporter cette bataille décisive ?

L'espoir ! Rien en ce monde ne peut prétendre au vrai ou au faux, rien ne peut surpasser la folle espérance d'un jour voir se réaliser ses désirs les plus ardents.
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Alma écrit par Cizia Zykë
date : 13-09
Mais allons, du courage !

Vous le savez bien, vous qui tenez cet ouvrage : l'épaisseur des pages s'est amoindrie à votre dextre. Les lecteurs avisés que vous êtes savent à ce signe que nous voilà en lice pour la dernière cavalcade.

Et je vous rappelle : la dernière des dernières, en ce qui me concerne, cette garce à la faux qui me guette, se livrant sur son laid visage osseux, à de plus en plus de grimaces impatientes.

Cavalcadons donc, les amis. Cheminons d'un pas vif vers cette fin qui nous attend.
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Alma écrit par Cizia Zykë
date : 13-09
Dans l'hypothèse où, sortant de notre rôle de silencieux spectateurs, nous lui en parlions, elle nous répondrait sans hésiter :

« Comment ne pas adorer cette enfant de Dieu m'a confiée ? Elle est si vive, si gaie, si drôle quand elle le veut ! Et si paisible d'âme, aussi sage, aussi réfléchie qu'une adulte quand elle le décide ! ...» Zéeva tendrait sa main, cette même main qui, un moment plus tôt, pétrissait les trésors de chair de son Carlos, et en caressait le front d'Alma en ajoutant : Elle me rappelle ma sœur bien-aimée, ...
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Alma écrit par Cizia Zykë
date : 13-09
Cela vous paraît incroyable, à vous qui vivez en un temps où chacun respecte et apprécie son prochain. Vous-même, je le sais, vous aimez tout le monde... Quand par aventure vous vous querellez, c'est à cause d'une différence de point de vue sur les limites de votre jardin, des dommages causés à votre véhicule, ou bien quelque indélicatesse constatée dans une file d'attente chez un commerçant. Jamais il ne vous viendrait à l'esprit de vous disputer à propos de prétendues différences entre églises, synagogues, mosquées et autres temples.
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Batavius, M. Licantropus, M. Plexus, Ysallandrill, Mme Elfie et Mme Cranechauve n'avaient eut aucun mal à retrouver Gabriel en dépit de la neige et du blizzard. Le flair du loup, même sous sa forme humaine, était quasi infaillible. Mais aucun d'entre eux ne s'était attendu à assister à ce genre de spectacle.

- Qu'est-ce qu'il fait ? demanda Mme Cranechauve, sa massue à la main.

Batavius fronça les sourcils et observa Gabriel qui se trouvait quelques mètres plus loin.

- Il est assis près d'un loup-garou et il parle.

- Pourquoi le loup ne bouge-t-il pas ? demanda Mme Elfie ?

- Il est peut-être mort, suggéra le nain.

- Pourquoi Gabriel parlerait-il à un loup mort ? remarqua Ysallandrill en levant les yeux au ciel?
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Le dragon soupira. « Elle me prend pour qui ? Un médium ? Une diseuse de bonne aventure ? Les humains ont une existence incroyablement courte. À peine naissent-ils qu'ils commencent déjà à mourir... alors à quoi bon perdre son temps à s'apitoyer sur leur sort ? »

- Je sais que tu veux t'en aller et que tu as hâte de retrouver mon frère, mais j'ai besoin de savoir, fit-elle en laissant échapper une vague de pouvoir qui secoua la terre.

Elzmarh, mécontent, cracha un jet de flammes juste au-dessus de la tête de Zoé. Elle était choquée et traumatisée, il pouvait le comprendre, mais il n'était pas question de laisser la jeune Diseuse perdre la maîtrise de son pouvoir pour autant. C'était bien trop dangereux.
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date : 11-09
— Et en contrepartie ?
Arnaud se tourna enfin vers lui, le dévisageant avec intensité :
— Tu vas voir Isabelle et tu lui annonces que son fils est décédé.
— Elle décidera de faire rouvrir l’enquête ! Avec des faits pareils, elle pourra…
— C’est possible.
Il resta silencieux de longues minutes. Ça ne lui plaisait pas du tout. Il aurait aimé partir, s’exiler dans un autre pays, avec Mariana, et aussi Albane si elle voulait toujours de lui. Isabelle Pavel pouvait tout faire capoter. Si elle demandait qu’on reprenne l’affaire Raynes, il n’en finirait jamais.
— Il faut que tu ailles jusqu’au bout, insista Arnaud. Assumer tes actes. Sinon, tu resteras une chimère.
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date : 11-09
Mais il fallait rester caché, pourtant. Si Chimère se rendait compte qu’il était une fois de plus suivi, il allait perdre à nouveau sa trace et devoir tout recommencer. Encore, et encore…
Arnaud vit sa proie s’engouffrer dans une petite boulangerie de quartier, la seule boutique de la rue déjà ouverte à cette heure matinale. Il leva le nez, essayant comme un imbécile d’évaluer l’heure qu’il était grâce à la position du soleil dans le ciel. Non, mais tu te prends pour qui ? MacGyver ? Même en pleine nature et avec un ciel dégagé, il n’aurait jamais su lire l’heure dans l’horizon ni se repérer. Comme pour le narguer, les cloches d’une église se mirent à sonner, les tonalités claires faisant vibrer l’air autour de lui. Arnaud compta : un, deux, trois… cinq, six… 6 heures. OK, merci.
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date : 09-09
On ne se battait plus ni contre un adversaire ni pour vaincre, mais contre la vie et pour la mort. Lavillette, qui faisait partie des forcenés, prit appui sur un caporal et lui coupa une main à la hache : celle-ci tomba à la mer, où elle flotta un moment comme un étrange poisson à cinq doigts. Juste un rêve. C'est forcément un rêve.
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date : 09-09
Le capitaine sentit ses entrailles se rebeller. Abandonner le navire ? Pour être acheminé en canot et à la rame vers la terre, pendant des jours et sans savoir où ils iraient ! Et puis on ne pourrait plus maquiller l'affaire. Ce ne serait pas seulement le ministère de la Marine, mais toute la France qui le taillerait en pièces. Des gens dont les seuls problèmes se résumaient à des histoires de garde-robe et d'embellissement de leurs salons, à des futilités sur le chic des plissés et des boucles, sur l'accord entre ornementations vert olive et panneaux tissés de fils d'or. Et c'est eux qui prendraient un plaisir à se moquer de cet incapable de capitaine.
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