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Commentaires de livres faits par GabrielleViszs

Extraits de livres par GabrielleViszs

Commentaires de livres appréciés par GabrielleViszs

Extraits de livres appréciés par GabrielleViszs

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 16-10
Nous avions aussi passé en revue chaque post-it pour en étudier le moindre détail. Malheureusement, il y avait encore beaucoup de trous dans le puzzle… Certains mentionnaient des noms de villes du monde entier qui n’avaient aucun lien entre elles, ou des numéros qui avaient été analysés par des cryptographes sans qu’aucun rapprochement n’ait pu être fait.
La cassette avait été visionnée au moins une dizaine de fois et j’étais même repassé au détecteur de mensonges... Rien n’avait été laissé au hasard.
Trois semaines plus tard, le long du canal Forrest, ils avaient retrouvé le corps...
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date : 16-10
J’attendais patiemment dans une salle quand un jeune homme entra. Il posa un paquet de cigarettes, un briquet et un cendrier devant moi.
— J’anticipe, avant que vous me les demandiez... dit-il.
— Mais... je ne fume pas !
J’eus l’impression d’avoir dit une grosse bêtise quand je vis la tête du gars...
Shirley me rejoignit avec le plus beau des sourires.
Le type remporta ce qu’il avait amené et ma psy en profita pour me féliciter.
— C’est bien ce que tu fais : je ne veux plus que tu fumes.
— Mais... je…
Je n’avais pas eu le temps de finir ma phrase qu’elle s’était assise près de moi. Très proche de moi... C’était limite une vision de mes petits plaisirs du matin.
— Tu sais, par rapport à hier, ne t’en fais pas...
Ha ! Ha ! Aucun risque, je ne me rappelle de rien !
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date : 14-10
Je n'avais toujours aucune idée de l'identité d'Alphonse, ni pourquoi il avait été assassiné, mais surtout, j'ignorais pourquoi son meurtrier l'avait jeté du haut d'un toit au lieu de le faire disparaître. C'est ce qu'un assassin fait généralement, à moins de vouloir faire passer un message. J'espérais vraiment que cette nouvelle journée m'apporterait son lot de réponses qui me permettraient de progresser et de me rapprocher de Robert.
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date : 14-10
Lorsque ma main droite allait se poser dessus, une jeune femme entra dans la pièce.

Assez grande, elle devait avoir mon âge et faire dans le mètre soixante-dix. Teint pâle, elle avait une longue chevelure brune légèrement ondulée qui lui arrivait au niveau des reins. Ses yeux pers en amande étaient mis en valeur par un maquillage sombre alors que ses lèvres, pulpeuses étaient couvertes d'un rouge à lèvres couleur sang. Le spectacle était intense et me donnait envie de l'embrasser à pleine bouche...

… C'était une belle pièce mais peut-être que ce constat ne me traversa l'esprit que pour une seule et bonne raison : il mettait son buste et sa poitrine en valeur. Et quelle poitrine ! Un quatre-vingt cinq D, voire E. C'était impressionnant et j'étais aux anges...
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date : 14-10
- La tête, hurla Raven ! Vise la tête bordel !

Cessant de tirer, je portai mon regard sur elle pour la dévisager. Le remarquant du coin de l’œil, elle quitta son attention de la route afin de me regarder furtivement pour m'adresser un regard moqueur.

- C'est chiant hein ? De se faire dire ce qu'on sait que l'on doit faire sans y arriver ! ponctua-t-elle en affichant son plus beau sourire narquois.
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date : 11-10
En fouillant dans l’historique de sa propre console, il trouva tous les documents relatifs à ses précédentes recherches sur Victor ; rien ne lui permettait d’expliquer ce qui venait de se passer. Cet homme ne pouvait pas accéder à son terminal. L’installation que Calix avait aménagée entre leurs mondes était trop particulière et utilisait des circuits aux réalités faussées, inconcevables et incompréhensibles pour un esprit humain. Il était impossible que l’un d’eux puisse même soupçonner son existence. Alors de là à pouvoir le tracer ou analyser ses agissements… Dans ces conditions, comment avait-il pu savoir que Calix avait lu le message à la place de Sofia ? Que savait-il vraiment d’eux et de leurs intentions ? Un frisson glacé lui parcourut l’échine. Victor était une menace plus importante encore qu’il ne l’avait pressentie, une qu’il allait véritablement devoir prendre très au sérieux. Désormais, il ne s’agissait plus uniquement de protéger leur saju, ils allaient devoir découvrir ce que Victor Capus connaissait réellement à leur sujet.
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date : 11-10
— Je n’envisage pas de lui parler de votre visite, précisa Victor. Je vous demanderai juste de ne pas hésiter à revenir me voir si vous pensez que je peux faire quelque chose pour elle.

— Je n’hésiterais pas, promit Floris.

— Une dernière chose, le retint Victor. J’aimerais que vous repartiez par la porte comme vous l’avez fait pour entrer. Ma secrétaire pourrait s’alarmer de ne pas vous avoir vu ressortir. Floris lui adressa un bref sourire à l’évocation de la femme de l’accueil. Il se dirigea donc vers la porte.

— Merci de votre confiance.

— Quand il s’agit d’Isa, je suis toujours prêt à écouter les gens qui s’inquiètent sincèrement pour elle, et si cela n’avait pas été votre cas, vous ne seriez pas venu me voir.
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Les moues d’incertitudes se changeaient lentement en sourires approbateurs.
— Et vous, miss Driver ! Le scénario était-il si différent ?
— Je dois avouer que vous n’avez pas tort, dit-elle. Tout ce que nous avions vu auparavant n’était pas de taille à affronter ce que la Grailleacht allait nous montrer. Le choc fut rude.
— Comme la lumière fait mal aux yeux après une éternité dans l’ombre ! Comme la mort endolorit l’Élu avant de le sublimer ! L’effroi, la douleur, la répulsion... si la vérité est précédée d’autant de sensations désagréables, et que l’erreur se pare des émotions les plus séduisantes, n’est-ce pas précisément, car leur prix de leur conquête se fixe aux proportions de leur qualité ? N’est-il pas logique que le trésor soit gardé et l’appât exhibé ? Comment pourrions-nous nous féliciter du trophée du savoir, si ses portes n’étaient pas gardées par quelques cerbères intimidants, qui nous somment de faire demi-tour, mais qui sitôt vaincus s’avèrent être le baromètre du vrai ? Nous ne pouvions pas accéder à des connaissances si sacrées sans en souffrir, comme on ouvre spontanément les bras pour étreindre un vulgaire préjugé ! Ce serait les déprécier que de leur faire pareil accueil !
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Andrea reprit conscience en entendant des supplications à peine audibles et le doux clapotis de l’eau d’une fontaine. Elle entrouvrit les yeux.
Du sang, Andrea. Rappelle-toi. Toujours du sang.
Le son d’hémoglobine qui s’égoutte avait faussé ses suppositions. Elle avait cru se trouver dans la demeure de Christian, dans la pièce à la fontaine sanglante. Elle s’était trompée. Elle ne reconnaissait pas cet endroit. L’air était humide et saturé d’odeurs organiques. Un parfum de viande froide lui occasionna un haut-le-cœur. Elle cligna des yeux. Des quartiers de bovins éviscérés encombraient l’espace, suspendus à des tringles solides qui parcouraient le plafond de long en large. Des têtes de porcs étaient alignées sur un tapis roulant à l’arrêt, relié à un réseau compliqué de tuyauterie qui serpentait le long des murs. À voir les engins qui s’enchevêtraient dans cette pièce sombre et malodorante, elle devait se trouver dans un abattoir. Des lignes de découpe et de désossage s’embranchaient dans l’ordre de leur fonction.
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date : 03-10
Mes pensées s’effilochent doucement, se cotonnent, sombrent et se fixent sur un petit bourdonnement aigu, léger, qui s’amplifie dans la chambre, se rapproche… Putain, il ne manquait plus que ça…
Un moustique en plein mois de février ! Le seul de tout le pays à avoir survécu à l’hiver, ou alors né trop tôt, et il est justement chez moi !
Mais pourquoi tant de haine ?
Les yeux fermés, je trace sa trajectoire mentalement, prêt à l’action au moment que je jugerai opportun. L’animal est fourbe et n’attaquera pas de front, il zigue, il zague, fait semblant d’hésiter, se place en vol stationnaire, repart, revient, s’approche. Son hurlement devient alors insoutenable. Il prend un malin plaisir maintenant à me vriller l’oreille droite.
Paf ! Ouille !
Ça m’a coûté une oreille, mais je vais pouvoir dormir tranquille. Je l’ai eu, ce salopard !
Mon esprit s’embrume à nouveau…
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date : 03-10
Je sens le doute s’instiller en toi, petit scarabée. Tu courbes l’échine sous le poids de ta tâche. Il reste tant à accomplir.
Rappelle-toi : tous ceux qui se dresseront devant toi subiront ta justice.
Relève la tête et termine ce que tu as initié.
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date : 03-10
Ni une, ni deux, Jief redevient professionnel et envoie ses hommes dans toutes les directions, puis appelle le central pour réclamer des renforts. Objectif : boucler le quartier et interroger la population. À une heure aussi matinale, il ne faut pas espérer de miracle, mais sait-on jamais ? Un cadavre faisant de la trottinette sur un chariot médical ne devrait pas passer inaperçu, que diable !
Pour ma part, je considère que je n’ai plus rien à foutre sur la scène du crime. Je me promets juste une chose : la prochaine fois que je découvre le corps de Kryptonite (c’est à dire avant la fin de la journée, tel que c’est parti), je le découpe en tranches, le pulvérise, l’atomise, le consume, bref, il disparaitra pour de bon.
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date : 02-10
Je pousse un long soupir et aussitôt dans ma chambre, je commence à l’arpenter de long en large en lui racontant la découverte de ce maudit mail. En moins de cinq minutes, elle sait tout : ma colère, mon désespoir et le départ précipité de mon père. Seulement, si je comptais obtenir son soutien, je n’ai droit en retour qu’à quelques onomatopées.

— Tu le détestes et tu ne l’as même pas vu, soupire-t-elle alors que je termine à peine de lui cracher tout ce que j’ai sur le cœur. Il est dans une situation délicate, lui aussi. Laisse-lui le bénéfice du doute. Si ça se trouve, il est adorable !

— J’ai l’impression d’entendre mon père ! Qu’est-ce que je vais pouvoir raconter à ce type ? Je n’ai aucune envie de discuter dans le blanc des yeux avec lui et puis, qu’est-ce que tu veux que ça me foute qu’il soit charmant puisque c’est… mon frère !
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date : 02-10
J’ai mal aux mains à force de les crisper, mais si je pouvais, je les enfoncerais dans ce putain de mur pour que la douleur me fasse oublier ce que je viens de faire. Si elle pouvait être assez forte pour que je ne pense à rien d’autre…

Je suis en train de m’attacher à Victoire et c’est mauvais signe. Je vais encore souffrir. Comme avec Sandy. Je vais en baver de nouveau, en sachant que Jen Evans se réveillera à la moindre occasion pour m’apporter la preuve que Victoire est comme toutes les autres femmes. Malgré ce que nous avons vécu, malgré mes confidences, malgré mes espoirs, je-ne-peux-pas vivre ça.

Qu’est-ce que j’imaginais ? Qu’elle me dise enfin que je suis l’homme qu’elle attendait ? Putain de bordel de merde, il n’y a que dans mes bouquins que ça peut se passer comme ça !
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Ian était rentré à son tour, en disant un petit bonsoir à tout le monde, et là, Granny s’exclama :

— Nom de Dieu, vous êtes encore plus canon en vrai ! — Maman ! fit Martha à Granny.

— Mon petit, fit Granny, j’espère que dans ma deuxième vie, je serais un animal, afin que vous me tripotiez un peu !

Ian sourit poliment, ma mère était outrée. Mon père, je n’étais pas sûre qu’il ait tout compris, et quand à moi, j’étais rassurée de voir que de ce côté-là, elle n’avait pas perdu son énergie.

J’allai embrasser ma mère et mon père, aussi. Ian, avant d’aller s’asseoir dans un coin de la pièce vint serrer la main de chaque membre ma famille. Ma grand-mère, sourire aux lèvres, avait du mal à la lui lâcher, et j’avais dû intervenir pour qu’elle le fasse.
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— J’abandonne parce que je ne sais pas ce qui te retient tant ! Même si j’en ai une vague idée.

— Je ne comprends pas...

— Ton rêve Nina! Tu as subi une expérience traumatisante, tu crains que cela ne recommence, tu as peur de tomber amoureuse, encore une fois, et que de nouveau, tout t’échappe. Les cas sociaux, merci mais j’ai déjà donné ! Je ne suis pas médecin, et je n’ai pas le temps ni l’envie de te soigner ! Je te conseille d’aller consulter un neurologue ou un psy, pour te refaire coller à la réalité !

— Mais de quoi je me mêle ! Tu es tout simplement vexé parce que je t’ai dit « non », et que tu n’as pas l’habitude qu’on se refuse à toi, la « Star De Mes Deux » !

Là, il m’avait sérieusement gonflée.
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— Sa Majesté attend de vos nouvelles et un heureux événement serait de bon augure pour nous tous, je crois. Si rien n’advenait, elle renverrait sûrement une délégation…
— Inutile, mon frère, le problème se réglera de lui-même, j’en suis sûre. Mais je te remercie de t’en soucier, ajouta Brune, acide.
Conan rongeait son frein ; Jacques en jubila davantage.
— Ma sœur a une façon bien à elle d’imposer sa volonté, vos journées ne doivent pas être de tout repos !
Ils s’étaient parfaitement compris, le comte avait insisté sur le mot « journées » en jouant des sourcils, mettant clairement sa virilité et sa capacité à séduire Brune en question. Celle-ci intervint de nouveau avec ce sourire de circonstance que connaissaient bien son frère et son mari.
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Un silence glacé s’abattit sur la clairière.
— Vous êtes une Montgomery ? demanda Conan d’une voix blanche.
Brune rougit davantage. Le regard de Conan était devenu hostile. Toujours en garde et prêt à contre-attaquer, il la dévisageait à présent avec dégoût.
— Oui, je suis Brunhilde de Montgomery, finit-elle par admettre.
Conan se mit à ricaner en secouant la tête, comme s’il se réveillait d’un mauvais rêve. À ce moment-là, Guillaume sortit des fourrés, tenant leurs chevaux par la bride et le chevreuil en travers de sa selle. Il n’avait pas esquissé le moindre geste vers l’épée attachée à sa hanche, mais son regard belliqueux montrait à tous qu’il était prêt à en découdre, à la seconde où Conan le lui demanderait.
— Au fond, j’aurais dû m’en douter. Il n’y a qu’une Normande pour s’offrir au premier venu dans une clairière.
Jacques réagit à cette attaque et pointa son épée vers lui.
— Vous insultez ma sœur ! L’avez-vous déshonorée ? demanda-t-il, tout en examinant le nouvel arrivant, qui tenait toujours les chevaux par la bride.
— Elle n’a pas besoin de moi pour ça, elle le fait très bien elle-même ! Demandez-lui où est la suite de[…]
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Au contraire, elle apprécie ce répit pré-mortem. Elle comprend malgré tout dans quelle situation elle se trouve. Elle se moque d'être là : "Ici cela coûte plus cher de faire survivre les gens que de les enterrer". La nuit est déjà tombée, mais la chaleur n'en reste pas moins étouffante, et seule une faiblarde ampoule permet de distinguer les contours de la pièce. Un enfant fait alors son entrée et secoue la captive de ses petits bras.

- Réveille-toi étrangère ! Tu dors depuis des heures et des heures ! Tu as assez dormi, allez !

La jeune femme entrouvrit légèrement les yeux puis les plissa, aveuglée par le peu d'éclairage ambiant. Elle se redressa lentement, du mieux qu'elle put, malgré les hématomes divers et variés tapissant son corps....
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Les semaines passèrent et la vie au château continua son cours, dans la chaleur de l'été. Les pensionnaires progressèrent très vite, acquérant de grandes quantités de savoir dans de nombreux domaines et n'eurent de cesse d'améliorer leurs capacités physiques, grâce à un travail acharné. Les larmes et la sueur continuèrent à couler à flots, mais les efforts des enfants en furent toujours récompensés. Rapidement, la discipline régna en maître sur l'Académie et de solides liens de sonorité unirent chacune d'entre elles, sous le bienveillant regard de mademoiselle Haendel, restant en admiration devant les performances de ses petites protégées. ...
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date : 16-09
L’Adriano, qui était ainsi installé à son côté, lui plaisait énormément. Il semblait avoir laissé tomber le masque de l’homme autoritaire et froid, presque arrogant.
Mais pour combien de temps ?
Samantha ne put réfléchir à sa question plus longtemps. L’hôtesse de l’air arriva près d’eux et leur demanda de boucler leur ceinture avant le décollage.
Merci, dit Adriano, ...
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date : 16-09
La panique se lisait dans les traits de la jeune femme qui conduisait depuis de longues heures déjà. Avant son départ de Paris, elle savait que le trajet allait être long pour se rendre jusqu’à Naples.
Cependant, elle n’avait pas le choix.
La nuit était sombre depuis près de cinq heures. Sa petite fille, Lily, dormait paisiblement à l’arrière de sa voiture.
Elle lança un énième coup d’œil rapide dans le rétroviseur et soupira de soulagement.
Personne ne les suivait. Non, Kévin s’était endormi, ivre mort, pendant que Sam avait fui avec sa fille dans les bras.
Dans la peur et la précipitation, elle n’avait emporté qu’un malheureux sac de vêtements ainsi que des photos décrochées à la hâte, du mur de la cuisine, dans l’espoir de débuter une vie meilleure.
Son vieil oncle, Cliff, lui avait donné un peu d’argent ...
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Transe écrit par M.I.A
date : 13-09
De grands coups dans la porte. Derrière, des voix fortes. Des consignes qui sont données. Le hall prend une teinte sombre. Votre champ de vision se rétrécit. Vous vous sentez si fatiguée. Vous glissez sur le sol, contre une poubelle renversée.
Quand les hommes entrent enfin en courant, vous ne voyez d’abord que leurs jambes. La pièce se remplit de chaussures qui se déplacent en tous sens, qui s’approchent. Vous n’avez pas l’énergie de parler.
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Transe écrit par M.I.A
date : 13-09
À moins qu’on espère vous faire mourir de soif – cette possibilité vous donne soudain mal au ventre –, on a forcément prévu de vous attirer ailleurs. Il serait illogique de vous transmettre des informations au compte-gouttes et de façon aussi compliquée, pour vous laisser ensuite agoniser dans ce bâtiment sans que vous ayez au moins découvert la raison de votre présence à Rashmoor. Non, ça n’aurait aucun sens.
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Quant au reste, ceux qui échoueraient à démontrer leurs aptitudes, ceux que les Lunes dédaigneraient, eh bien, ils retourneraient chez eux. Ils reprendraient leur vie vulgaire et sans gloire. Bien souvent, les plus obstinés, frustrés de ne pouvoir laisser s’épanouir ce don qui leur avait été donné, finiraient par se tourner vers la basse-magie. Puisque c’était le seul moyen de tisser encore, ils choisiraient une vie de criminels, étudiant les grimoires interdits, vendant leurs services sous le manteau, arrachant aux astres des faveurs approximatives. Et puis, un jour ou l’autre, la Traque leur mettrait la main dessus. Elle leur passerait les fers et les enverrait vers le nord, aux confins des Lames de Glace, pourrir dans la Citadelle Silence. C’était le pire destin qu’on puisse souhaiter à un homme. Mais il fallait croire que le jeu en valait la chandelle. Ou, plus probablement, que les hommes étaient désespérés à ce point.
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La lassitude qui avait envahi Forborme en disant cela le fit cligner lentement des yeux. Il chassa la fatigue d’un revers de la main, sourit à l’enfant et se leva.
- Je crois que tu as gagné le droit d’apprendre un tour mémorable à base de poissons mon garçon ! Lève-donc ta grande carcasse !
Irhm sauta sur ses pieds.
- Oui ? C’est vrai ? Chouette mon oncle ! Chouette !
- Ne dis rien à ta mère d’accord ? Elle m’arracherait les tripes si elle savait que l’on joue avec les poissons... Et pas de ça devant tes amis, tu le sais n’est-ce pas ? Jamais de magie devant des étrangers. Jamais…
- Oh non ! Ça, je le sais. Et de toute façon, je n’ai pas d’amis mon oncle. Je suis tout seul avec ma sagesse !
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