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Commentaires de livres faits par GabrielleViszs

Extraits de livres par GabrielleViszs

Commentaires de livres appréciés par GabrielleViszs

Extraits de livres appréciés par GabrielleViszs

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
— Es-tu prête à m'écouter, Aimy ? s'informa-t-il avant de la libérer de son étreinte.

— Ai-je le choix ? dit-elle avec un soupçon de hargne.

Une sourde colère couvait au fond d'elle, sur le point de surgir. Il réfréna un soupir impatient. Il devait se montrer magnanime, ne lui donner aucune raison supplémentaire de s'affoler plus qu'elle ne l'était. Reculant d'un pas, il s'obligea à demeurer impassible.

— Je souhaiterais que tu prennes place au salon jusqu'à ce que je revienne. Je dois m'absenter une minute.

— Pourquoi devrais-je attendre ? se rebella-t-elle en se retournant pour lui faire face. Nous pouvons en finir tout de suite.

S'emparant de sa main, il la posa sur sa verge dure comme du roc qui tendait le devant de son pantalon.

— à moins que tu ne veuilles t'occuper toi-même de faire descendre la pression, il me faut m'éloigner de toi quelques minutes pour me calmer. Sinon, je n'arriverai pas à me concentrer sur ce que je dois dire...
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Elle devait se calmer et s'assurer que les nouveaux venus ne représentaient aucune menace pour elle avant de signaler sa présence. Terrorisée à l'idée que le meurtrier soit toujours dans les parages, elle se détacha lentement du mur et marcha avec prudence. Un pas après l'autre, elle se dirigea vers le coin du couloir à tâtons. Tous ses sens étaient en alerte et ses pensées tournoyaient dans une ronde folle. Elle se tendit de nouveau. Il lui semblait avoir perçu un déplacement d'air sur sa gauche. Lorsqu'elle se retourna, elle ne discerna rien dans le noir. Perdait-elle la tête ? Un sanglot lui étreignit la gorge. Les bras serrés autour de la taille, elle poursuivit son avancée à l'aveuglette, mais elle était désorientée. Soudain, la porte de secours de la cage d'escalier s'ouvrit avec fracas derrière elle, et plusieurs hommes en sortirent prenant l'étage d'assaut.

— Trouvez-la ! ordonna une voix qu'elle ne reconnaissait pas. Nous devons faire vite avant que les policiers n'investissent les lieux.

Un froid glacial l'envahit à ces mots...
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date : 14-03
Reid roula sur le côté, emmenant Lia avec lui. Lorsqu’ils étaient ensemble, ils se faisaient chaque fois plus aventureux, plus joueurs. Et Lia accordait à Reid une confiance totale, ce qui l’emplissait de bonheur.
Il l’enveloppa de ses bras et la prit contre lui, levant les yeux vers le ciel étoilé – le même que celui qu’il avait contemplé à Fort Pierce. Que les étoiles lui semblent aujourd’hui plus étincelantes ne pouvait être attribué qu’à la personne qui l’accompagnait. Que ce soit à Miami ou à Fort Pierce, Reid voulait pouvoir les admirer avec Lia pour le restant de ses jours. Il était peut-être tombé amoureux d’elle trop vite si l’on comptait en nombre de jours sur un calendrier, cependant il n’avait aucune envie de changer cela, ni elle non plus.
Lia attrapa la couverture posée sur le dossier de la chaise longue et les en recouvrit.
— Je suis tellement contente que tu sois là, dit Lia, dont les pensées faisaient écho à celles de Reid.
— Je vais sûrement te paraître cucul la praline, mais tout me paraît plus lumineux parce que je suis avec toi.
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date : 14-03
Elle revint dans le salon. Reid n’avait pas bougé, figé sur place, les yeux braqués sur la porte. Avec le recul, l’alcool n’était sans doute pas une bonne idée. L’esprit plus clair, elle trouverait peut-être quelque chose d’adapté à dire, quelque chose qui apaiserait la douleur visible sur les traits de Reid.
Au lieu de cela, elle alla jusqu’à lui et le serra dans ses bras. Il l’enveloppa des siens et plongea sa tête dans sa chevelure. Les mots et les phrases s’entrechoquaient dans son cerveau, platitudes et tentatives maladroites pour lui remonter le moral. Mais elle savait que rien ne pourrait l’aider. Elle ne pouvait qu’être là pour lui et improviser au fil de l’eau. Reid finit par la relâcher. Il se redressa et poussa un soupir.
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Il y avait un seul point noir dans ce tableau idyllique – enfin sans tenir compte de ce problème de renégats – si Élise lui avait ouvert son cœur, lui, n’avait pas eu le courage de lui expliquer qu’il était la cause de sa venue dans son époque. Il avait été tenté de lui dire la vérité à plusieurs reprises, durant leur discussion, mais il avait tellement peur de sa réaction. Alors, en bon égoïste qu’il était, il avait gardé ses mots pour lui afin d’avoir quelques instants supplémentaires à ses côtés. Il avait bien conscience qu’il allait bientôt devoir passer aux aveux. Mais il était terrifié par sa réaction. Bien sûr, il pourrait tout aussi bien ne jamais lui avouer sa part de responsabilité. Après tout, seul comptait le fait qu’elle soit là, peu importait comment elle y était arrivée. D’autant qu’elle n’avait jamais laissé penser qu’elle regrettait sa venue dans cette époque. Au contraire, elle semblait heureuse d’avoir retrouvé son amie.
Seulement, voilà, il ne voulait pas que leur relation soit basée sur un mensonge. Il se promit donc à lui-même qu’il n’irait pas plus loin avec elle, tant qu’il ne lui aurait pas dit la vérité.
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Elle pleura sur ce futur qu’elle avait tant de fois imaginé, désormais tombé dans le néant. Elle pleura sur ses projets. Elle pleura sur cette absence qui la rongeait de l’intérieur. Et surtout, elle pleura sur Marc, son amour, le seul, qui était mort depuis désormais cinq longs mois.
Heureusement, ils s’étaient installés dans un petit coin discret. Elle put donc faire sa crise de larmes dans les bras d’Ethan sans trop attirer l’attention.
— Tu sais, ma belle, je sais que ça fait cliché, mais quand tu sens ce vide venir, souviens-toi des bons moments que vous avez passés ensemble. Et puis un jour, pas demain, ni dans un mois, mais un jour, tu verras que lorsque tu penseras à ces merveilleux souvenirs, ils te feront sourire.
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date : 11-03
À la fin de la journée, je ne sais toujours pas quoi faire. Dois-je mettre au clair certains points avec Line et discuter avec elle de vive voix ou poursuivre comme à mon habitude ? Totalement indécis sur la conduite à tenir, mon esprit se brouille de questions. Pourquoi sa présence me tourmente-t-elle autant ? Comment fait-elle pour s’immiscer à ce point dans ma vie ? Et surtout, comment vais-je me sortir de cette attirance que j’ai pour elle ? Elle m’obsède. Je sais que si je cède, ce sera encore plus dur. Pour elle comme pour moi. Alors je me contente de la regarder et de me satisfaire de sa présence à quelques pas de moi.
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date : 11-03
Mon téléphone se met alors à sonner, je me détourne de mon interlocuteur pour attraper l’appareil dans mon sac, posé sur le siège passager. Lorsque je me retourne, les yeux du sauvage sont fixés sur mes fesses puis remontent lentement, détaillant mon corps minutieusement jusqu’à harponner mon regard. Troublée et rougissant violemment comme une écolière, je rétorque néanmoins avec véhémence.
– Surtout ne te gêne pas, espèce de pervers !
– Je n’en ai pas l’intention, me répond-il avec sarcasme tout en affichant un rictus provocateur.
Exaspérée par tant d’assurance, je refuse d’entrer dans son petit jeu et reporte mon attention sur mon téléphone que je décroche en détournant le regard.
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Dès qu'il utilisa ses pouvoirs sur elle pour la contraindre à se dévoiler, une décharge phénoménale explosa entre eux. Séparés par la puissance de l'énergie libérée, ils se retrouvèrent projetés à une bonne distance l'un dans l'autre.

Une chaleur intense irradia dans tout le corps d'Alicia, la consumant tout entière, alors qu'une brûlure vive sur son omoplate droite se propageait dans tout son être. C'était comme si un fer chauffé à blanc, animé par une force transcendant le monde réel, s'était amusé à graver une étoile à cinq branches dans sa chair. Elle fut prise de convulsions et sa respiration se fit plus sifflante sous la montée de son pouvoir de nouveau exempt de toute entrave. Keith, qui s'était relevé, se préparait déjà à se jeter sur elle, l’œil mauvais.
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Viviane venait d'apparaître devant Lucurius, son fouet en main, une horde de démons à ses côtés, dont Logan. Elle s'appuya encore une fois contre la paroi de pierres, le coeur en déroute. Que devait-elle faire ? Il leur semblait impossible dorénavant de se risquer dans l'étroit passage sans attirer l'attention de Viviane. La furie était trop intuitive pour leur bien à tous. Mieux valait tenter d'affronter les êtres diaboliques restés à l'étage. Avec un peu de chance, ils arriveraient à les éliminer et à s'éclipser avant que l'alerte soit donnée. De plus, ils avaient l'aide de Thomas, de Pierre et des autres chasseurs à l'extérieur pour couvrir leur fuite. Ce plan voulait dire apr contre qu'il leur faudrait abandonner Marcus.
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— Voyons, ma chérie, vous n’avez pas vraiment le choix, déplora sa nourrice. La maladie a grandement réduit le nombre des prétendants qui aurait pu vous épouser, alors même si je suis navrée pour vous, votre promis Édric Montsalvat d’Aguilar demeure votre plus grande chance de vous unir à quelqu’un de votre rang. Dès que vous aurez fait sa connaissance, sieur Aubert sollicitera l’accord de notre roi Jean, afin que les noces aient lieu. Ainsi, au printemps prochain, vous serez mariée et offrirez ce château, vos terres et vos gens en dot.
Éloïse savait que la forteresse devait absolument retrouver un seigneur pour la diriger, et que les paysans avaient besoin d’une protection. Nulle autre alternative n’était malheureusement envisageable.
— Mais, il est peut-être hideux, se lamenta-t-elle.
— Ou le contraire.
— Il est affreusement jeune, fit-elle, butée.
— Dix-sept ans, soupira celle qui avait l’habitude du caractère impétueux de sa juvénile maîtresse. En plus, comme vous l’avez déjà rencontré, ce n’est donc plus vraiment un total inconnu.
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— Puisqu’Éloïse est désormais en sécurité, vous pouvez sans doute retourner à Termes, suggéra Aliète.
Arthus hésitait. Effectivement, Éloïse étant sous la protection de l’Aigle, comme tout le monde le nommait par ici, sa mission avait pris fin. Toutefois, il lui déplaisait que celui-ci puisse penser qu’il se dérobait à une sanction justifiée.
— Je vais laisser ici mes quatre soldats. Dès que votre transport sera possible, rejoignez le château d’Aguilar, conseilla-t-il à la nourrice. Venez également, ainsi vous pourrez profiter de la carriole, et expliquer au seigneur que des malandrins traînent dans la région, ajouta-t-il à l’adresse d’Adelphe.
— Vous pouvez compter sur moi, je prendrai soin d’elles et du petit Jean, jusqu’à notre venue à Aguilar.
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- Putain, c'est bon, je vais me les faire, cracha David en jetant avec violence le magazine sur la table de la cuisine, si je mets la main sur ces ordures, je leur fais la peau !

Marchant de long en large dans la pièce tel un lion en cage, il tenta de prendre de profondes inspirations. Il se massa les muscles du cou alors qu'il réfléchissait à ce qu'il allait faire.
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Il y avait tout un tas de choses qui révulsaient Lizzy. Les yaourts à l'abricot par exemple. Ramasser les crottes de Jennifurr et Clawdia, ses deux chats. Entendre les chansons de ce nouveau chanteur britannique James peu-Importe-Son-Nom. L'eau de Cologne d'Harold Smith. Le timbre de voix d'Harold Smith. Le regard lourd de sous-entendus d'Harold Smith. Harold Smith, dans son intégralité.
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Que son altesse David Matthews du royaume de Pearl essaye d'exercer son droit de cuissage sur toutes les servantes du palais était une chose. Mais qu'il ignore la façon dont elle avait refusé de diner avec lui en était une autre.

Lizzy plongea les yeux dans ceux de David. Carrant les épaules, elle était plus que prête à livrer cette bataille silencieuse. Mais son regard erra sur son visage notant à quel point cet homme était superbe et élégant. En réalité, ces mots ne lui faisaient pas justice, mais l'esprit de Lizzy avait toutes les difficultés à aligner deux pensées cohérentes. Superbe et élégant ?
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date : 02-03
Je sens les larmes couler, je ne peux les retenir.

- J'ai besoin que l'on m'explique..

- Vous avez déjà compris.

- Cet homme... avec la montre...

- Oui, c'est bien moi.

- Mais c'est impossible...

- Et pourtant... j'avais quelques années en moins, je vous l'accorde.

- Vous me faites une blague ? Si c'est le cas, ça ne me fait pas rire du tout... j'étais dans la chambre avec mon ami quand...

- Vous ne l'avez pas quitté, je vous assure.
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date : 02-03
- Te revoilà enfin.

J'ouvre les yeux et regarde autour de moi. Je ne suis plus sur ce vieux bateau de pêche, mais je me trouve devant la grande barrière d'un cimetière. Ed est de l'autre côté de celle-ci, toujours habillé de la même manière, mais cette fois-ci son visage rayonne de bonheur.

- On ne peut mieux, dit-il en ouvrant la grille.

Il me prend dans ses bras et me fait entrer dans le cimetière.

- Qu'est-ce qu'on fait là ?
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Anna lève le front. Animalement. Là, il est juste là. Devant elle. Assis à une table de la cafétéria. Si jeune. Il pourrait être son fils. Ou un de ses étudiants. Avec ses cheveux blonds en bataille. Malgré son polaire rouge criard où est écrit le nom d’une société de station-service.
Ce son, cette suite d’accords arpégés, cette mélodie bouche fermée... un chant d’espoir... Anna demeure hagarde. Les yeux immobiles. Les mains figées en l’air. Cette musique. Toute simple. Toute bête. Ça lui ravage son cœur, et ses yeux. Tout remonte à la surface. Son combat. Ses défaites. Ses doutes. Ses possibilités de victoire. De paix. Sofia.
Une larme s’échappe pour s’écrouler sur ses joues. Tout comme l’ordinateur qui glisse de son pantalon treillis pour exploser sur le carrelage.
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Je n’eus pas le temps d’intégrer ce que l’Indocile venait de me faire comprendre. Un coup de frein aussi violent que soudain me propulsa en avant. La ceinture de sécurité s’enfonça dans mon épaule. Tentant d’interpréter le geste brusque de Devon, je ne remarquai la créature qui s’était plantée devant mon véhicule qu’après m’être rendu compte de l’expression de surprise que l’Indocile affichait. Il ne semblait pas avoir peur. Moi, par contre, j’étais littéralement terrifiée. Une détermination manifeste dans le regard, le vampire descendit de voiture sans quitter la chose hideuse des yeux, bien décidé à l’affronter quoiqu’il en coutât.
— Verrouille les portières, me glissa-t-il avant de refermer la sienne dans un claquement sec.
Avec des gestes maladroits secoués de tremblements incontrôlables, je m’empressai de suivre son conseil. D’abord, il y avait eu le comportement bizarre du policier, ensuite l’agression du type à la tignasse verte et maintenant ça… me sentir en danger trois fois en deux nuits, c’en était trop.
Il n’y eut aucun échange verbal entre les deux protagonistes, aucune menace, aucun avertissement. L’un se jeta sur l’autre, ou peut-être était-ce l’inverse ?
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J’avais été poursuivie par les démons qui m’avaient attaquée à l’hôpital à deux reprises. Je m’étais enfuie comme une voleuse, j’avais erré sans but sous la pluie et m’étais réfugiée dans une église alors que je n’avais même pas la foi. Cela n’avait pas duré plus de quelques heures et pourtant, je n’avais jamais rien vécu d’aussi pénible. Avoir constamment l’œil attentif, se méfier de tout et de chacun, sursauter à la moindre fausse alerte… une expérience… un calvaire que je n’aurais jamais pu supporter autant d’années.
Après un bref silence, ce fut Devon qui reprit la parole :
— Tu as mis nos vies en danger. Par ta faute, Amy s’est fait capturer et nous avons dû nous battre contre un puissant sorcier. Notre seule issue a été de l’assassiner avant qu’il ne nous tue. Que crois-tu qu’il se passera quand ses confrères l’apprendront ?
— Si je ne l’avais pas fait, Amy serait morte ! pointa-t-elle à juste titre.
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Je vais devoir m'armer d'une nouvelle dose de courage pour reprendre contact avec une des seules personnes m'ayant donné un peu d'amour dans mon enfance. Mais je peux le faire !

Alors qu'Elisa a réussi à exorciser ses démons, c'est à mon tour de faire face à mon passé. De le comprendre et de l'accepter pour tourner définitivement la page. Après ma mère, puis Jack, j'ai espoir que ma rencontre avec Irma mettra un terme à la course folle que j'ai fait prendre à ma vie il y a si longtemps.
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- Je te répète qu'Elisa est ma petite amie ! Merde !

- Pas de sex-tape ?

Mon coeur manque de s'arrêter, puis il s'emballe. Inquiet, je jette un œil vers la porte de la chambre, puis fusille mon père du regard.

Fais chier !

- ça suffit, papa ! Tu sais très bien que cette vidéo n'a jamais existé !

- Eh bien, dit-il en se levant d'un air satisfait. Puisque tout est arrangé, je te laisse prévenir ta petite amie que ta sauterie du week-end s'arrête dès maintenant. J'ai décidé de rester sur Paris jusqu'à la fin de la semaine prochaine. Retrouvons-nous devant l'entrée de tes futurs bureaux ce soir. 18 heures. Je te donnerais les clés en même temps que nous ferons la visite et tu pourras quitter ce lieu de débauche.

- Papaaa !
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date : 15-02
Dormir sur une surface moelleuse, dans la chaleur d’un appartement. Dans le silence, surtout. Voilà que je ne savais plus comment faire tout cela. Étendu sur le canapé de Gaby, je fixais le plafond. Un toit. Ça aussi, j’en avais perdu l’habitude. La nuit, je dormais rarement sur mes deux oreilles, vérifiant constamment qu’on ne m’avait pas volé mon sac à dos ou le bout de pain que j’avais réussi à cacher. Mais là, rien. Je pouvais me détendre, fermer les yeux et me laisser glisser dans le sommeil.
Et j’en étais incapable.
J’aurais pu me plaindre de ma blessure qui m’élançait à chaque fois que je bougeais. Mais en réalité, dès que j’étais immobile, je ne sentais plus rien. C’était ce silence qui me rendait fou. Ce calme. Cette sécurité. Il y avait longtemps que ça ne m’était pas arrivé.
Même si ma blessure me fit gronder, je me relevai et me plantai devant la baie vitrée. C’était bizarre d’observer ce quartier d’aussi haut. Derrière une vitre, aussi.
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date : 15-02
— Ainsi prit fin son règne et commença celui de son plus proche cousin, Jules VI, né Jules de Dantry, surnommé Deaf.
Sur scène apparaît un trône de jade porté par quatre hommes en noir. Sur celui-ci se trouve une représentation grotesque de Deaf. Il est préférable d’exagérer les traits du personnage pour que le public puisse allègrement s’en moquer. Deaf pourra être interprété par un petit acteur ou remplacé par un pantin, selon les préférences du metteur en scène.
— En effet, celui-ci avait, il y a longtemps, perdu ses deux oreilles. Incapable d’écouter ses sujets, il commandait sans se soucier des conséquences, tel un tyran.
La ville prend feu tandis que des Dantryens se ruent hors de chez eux, hurlant. Un homme se retrouve pendu à un arbre tandis qu’un bébé abandonné pleure. Une femme rampe sur le sol, cherchant désespérément quelque chose à manger.
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date : 15-02
Éric eut un renvoi avant de trébucher sur le tas de feuilles. Il rampa sur le sol, tressaillant puis vomit pour de bon. Lance, derrière lui, se mit à rire.
— Je savais que tu allais réagir comme ça, dit-il.
— Tais-toi ! C’est trop… C’est trop ! Non !
Le jeune blond se leva et, prit d’une colère noire, arracha la feuille des mains de son interlocuteur, en fit une boule et le lança au fond de la pièce. Puis, il hurla.
— Non, je ne peux pas ...
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date : 14-02
Il me tapota la tête, comme un jeune chiot, et je n’eus même pas envie de reculer. J’avais désespérément besoin d’être rassuré.
— Oui, petit. Maintenant, on bosse ensemble. Pour le meilleur et pour le pire, comme dirait l’autre.
Soulagé d’une tension que je n’avais pas voulu avouer, je laissai Renold prendre la relève à la civière et repartis avec plus d’allant. Marek nous avait prouvé qu’il avait plus d’un tour dans son sac et vu le gonflement de celui qu’il avait emporté en quittant l’entrepôt, j’étais persuadé que nous ferions leur peau aux bandits. Peu m’importaient les moyens, j’étais prêt à raser leur camp s’il le fallait, à exterminer chacun d’entre eux si besoin. Je n’avais plus envie de me faufiler en douce parmi eux pour libérer Anna en toute discrétion. Je relatai mes plans vengeurs à Renold qui peinait à la traîne de notre troupe. Il n’était pas aussi certain que je l’étais que nous serions plus puissants que ces hordes entraînées et armées.
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