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Commentaires de livres faits par GabrielleViszs

Extraits de livres par GabrielleViszs

Commentaires de livres appréciés par GabrielleViszs

Extraits de livres appréciés par GabrielleViszs

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Il me prit par la main et m'aida à faire les premiers pas. Puis, il défit son sac à dos, enleva son anorak, le plaça sur mes épaules et me tira sur la chaussée. La douleur qui m'étreignit me donna un coup de fouet qui me fit revenir à moi. au vrai moi. À la combattante que j'étais devenue. Je remontai la fermeture éclair, sans m'occuper de la bosse que formait le katana dans mon dos. J'avais besoin de chaleur, pas d'esthétisme. Puis, j'accélérai le pas, en parvenant à me mettre au rythme de celui de mon ami qui avait rajusté les bretelles de son sac et s'y accrochait fermement. Je me rendis compte qu'il ne portait qu'une petite chemise bien inutile étant donné la température en baisse.

- Tu n'as pas de pull ? lui demandai-je.
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Alors que je finis ces lignes, l'émotion m'étreint à nouveau. Pour la première fois, je m'étais rendu compte que les zombies ne représentaient pas la pire menace en ce monde, et que l'Homme restait son plus dangereux prédateur. Finalement, la Grande Mort n'était qu'un élément perturbateur dans notre bataille contre nous-mêmes. À force de nous entretuer, nous n'avions plus un unique front, mais de multiples foyers que nos actes contribuaient à alimenter. Comme nous n'avions pas retrouvé nos amis, nous poursuivîmes notre route vers Nancy, sans pour autant trouver la moindre trace d'eux. Mais cela nous prit des semaines.
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date : 17-01
« Ce que tu écris là, Simon, c’est vraiment ce que tu as vécu où tu en rajoutes ?
– Je ne rajoute rien, Juliette, je change simplement le point de vue. C’est comme cela que je raconte ma réalité, évitant ainsi, peut-être, de la regarder trop en face. Certainement une manière de me protéger. L’humour, la caricature, la parodie procèdent du même mécanisme en décalant l’angle de vue. Tiens, essaie de parler du handicap sérieusement dans un reportage télévisé, personne ne regardera, tout le monde se sentira gêné. Fais-en un film en parlant du handicap sur le ton de l’humour noir et tu rempliras les salles. Regarde le Huitième jour, un film qui en a fait plus pour la cause des handicapés que les politiques publiques de ces trente dernières années...
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date : 17-01
L’exploit avait eu lieu le 15 novembre de ma deuxième année et n’avait pas manqué de produire son petit effet. Je ne suis pas certain que mon frère ait eu droit aux mêmes éloges, en son temps, pour des progrès similaires. Voyez l’efficacité de ma petite méthode ! C’est en cela qu’elle est géniale ! J'ai ainsi permis à mes parents d’avoir toujours plus ou moins un enfant en bas âge à la maison. Par cet acte de générosité, je limitais par la même occasion le risque de les voir envisager la fabrication d’un petit troisième. Je comptais bien occuper suffisamment l’espace familial pour ne pas risquer que l’attention, que j’aimais que l’on me porte, soit déviée de sa cible. Ingénieux, non ?
Pour autant, Paul n’a semble-t-il pas vécu cette période avec autant de sérénité que moi. Il n’était encore qu’un enfant quand il lui a fallu encaisser un à un chacun de mes retards. C’est bien simple, un temps, il a cru que je travaillerais à la SNCF, tant mes progrès tardaient à venir. Même si le train se montrait toujours un jour ou l’autre, souvent, j’ai vu les voyageurs désespérer de le voir arriver. Parfois même, ils avaient presque tous déserté le quai. J’étais alors le seul à savoir l’heure exacte à laquelle entrerait en gare le vieux TER (toujours en retard).
Un train, toutefois, n’est encore jamais arrivé en gare : celui de l’alimentation. Il me faut prendre un moment pour vous expliquer ce point. À mes quinze jours de vie, je décide de cesser de m’alimenter. Totalement !
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date : 14-01
Une heure, ils ne leur restent qu'une heure. À cause de ce pub infâme, ils ont perdus un temps fou !

Dans soixante minutes, le destin de Dimitri sera scellé. Soit il parvient à sauver Éric d'une mort affreuse, soit il mourra avec lui... Il ne l'a pas dit à ses amis, mais il pense que Constance s'en doute. Après tout, ce n'est pas sa meilleure amie pour rien, elle a dû deviner qu'il ne compte pas survivre à son amour, mais qu'il a plutôt l'intention de le rejoindre. Cela expliquerait d'ailleurs pourquoi elle est de plus en plus sur les nerfs, qu'elle perd le peu de calme et de maîtrise qu'elle possède encore.
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date : 14-01
La lumière est éteinte, les couloirs sont déserts, une angoisse sourde monte lentement en lui... Il a beaucoup de mal à reconnaître les lieux. Pourtant il voit très clairement, mais quelque chose en lui bloque toute reconnaissance, le rendant comme amnésique.

Soudain une main enserre la sienne. C'est Éric. Et là, la lumière se fait. Dans son esprit, autour de lui... mais c'est une lumière lugubre, qui lui donne la chair de poule...

En un claquement de doigts, une multitude d'étudiants se pressent en rang le long des murs, face à eux. Ils sont immobiles.
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Luminescente, la créature errait en observant chaque recoin de la pièce, du sol au plafond, en passant par les meubles. Sa main traversait des objets et ne laissait aucun doute quant à sa nature. La maison était hantée, et il avait sous les yeux un fantôme en chair et en os ! Enfin, pour autant que ce soit possible !
Il s’était précipité dans la chambre parentale en hurlant de peur, tirant brusquement du sommeil son père et sa mère. Pensant que quelque chose de grave s’était produit, ils écoutèrent leur enfant prononcer des propos décousus sur une présence entre leurs murs. Papa lui avait dit de rester dans la chambre avec sa mère tandis qu’il allait inspecter la maison. Il partit de longues minutes durant lesquelles l’enfant s’attendait à l’entendre hurler mais il finit par revenir en haussant les épaules avec un petit sourire.
— Tu as dû faire un cauchemar, mon grand, dit-il d’un air amusé. Il n’y a rien ni personne.
— Tu en es sûr ? demanda maman, inquiète à l’idée que des voleurs s’en prennent à leur famille.
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date : 11-01
Ron observa son ami, soucieux, mais Trenton préféra l'ignorer et se remit en route sans attendre. Maugréant, Lexi le rattrapa, puis ne desserra pas les lèvres de tout le trajet. Il lui ouvrit la porte de la salle, et elle se faufila à l'intérieur.
En observant les deux amies, aux visages ravagés par l'angoisse, le ventre de Lexi se contracta. Malgré ce qu'on pouvait penser d'elle, elle ressentait. Trop. Parfois, pour ne pas dire constamment, elle n'avait qu'une envie, que tout s'arrête. Ne plus penser à la peur qu'elle avait éprouvée, attachée sur une table, en voyant l'homme au masque s'approcher d'elle, un couteau à la main.
Elle se sortit de ses sombres pensées et secoua la tête en se rapprochant des deux étudiantes.
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date : 11-01
Il frotta ses mains l'une contre l'autre en la voyant si faible. Presque brisée, mais pas encore tout à fait. Il exultait. Bientôt, elle le supplierait de l'achever. Elle pleurerait et hurlerait. Quant à lui il se délecterait de ses suppliques.
Il sourit. Oui, bientôt il la tuerait. Mais d'abord, il voulait la démolir. À petit feu. En la rendant impuissante. Elle était incapable de sauver ces filles. Et il savait que cette faiblesse, cette inaptitude à leur venir en aide la consumait, peu à peu. Toutes ces étudiantes qui mourraient, pour elle... À cause d'elle. Chaque nouvelle mort l'anéantissait.
Il l'épia encore une minute, puis, content de lui, reprit sa route.
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Tout à coup, l’agent des ténèbres s’emporta :
— Chacun d’entre nous possède de grands pouvoirs, tous plus terrifiants les uns que les autres ! s’écria-t-il en les toisant avec dédain. Nous servons les dieux obscurs et ils nous aiment en retour. Ils nous rendent forts, puissants… invulnérables !
À cet instant, une voix lança depuis la porte :
— Connais-tu une sorcière dénommée Alrune ?
Dans la geôle, tous se retournèrent, intrigués. Jusque-là silencieux, Kenan attendait à présent une réponse.
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Quelque peu ébranlé, Kenan jugea que leur camarade n’avait pas tort. Les agents des ténèbres tenaient la contrée tout entière sous leur coupe. Ils se trouvaient en territoire occupé, quatre Redresseurs de Foi et un vieil Officiant, quasiment désarmés, contre une force incommensurable. Quelle chance leur restait-il de mener leur mission à bien ?
— On ne sait même pas où il se cache, cet Aaron, insista le rouquin en levant les bras au ciel. Autant chercher une putain d’aiguille dans un champ de kuma...
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date : 09-01
Plusieurs jours ont passé depuis mon réveil et je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi je ne me souviens de rien. Si les infirmières n’utilisaient pas mon prénom, je ne saurais même pas comment je m’appelle.
Jade… me dis-je.
À ce qu’il paraît, c’est une famille de randonneurs qui m’a retrouvée suspendue à un arbre, pas loin du circuit du Castelet. Mon parapente était complétement déchiré et le tissu me recouvrait presque entièrement. C’est l’adolescente qui a remarqué mes pieds qui dépassaient. Les parents ont tout de suite appelé les pompiers, mais ils pensaient sincèrement que j’étais déjà morte. Je leur ai téléphoné ce matin pour les remercier et leur dire que j’étais bien vivante… J’aimerais les rencontrer pour le faire de vive voix mais plus tard, quand j’aurai retrouvé la mémoire.
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date : 09-01
— Quoi ? Non !
Mon cœur se fracasse contre ma cage thoracique. Ses pulsations rapides réveillent encore plus ma souffrance. Je veux toucher mais il me retient. Il savait que j’allais réagir comme ça.
— Non !
Julien pousse ma tête contre son torse et me caresse les cheveux. Je hurle toute ma haine devant ses yeux si compatissants. Je crie jusqu’à ne plus avoir de voix et il a toujours ce geste affectueux. Ses va et vient contre mon cuir chevelu commencent peu à peu à me détendre. Et je finis certainement par m’endormir dans ses bras.
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DEUS écrit par Patrick Garcia
date : 08-01
Un léger courant d’air fit danser une mèche de ses cheveux. Elle resta quelques secondes immobile, respiration saccadée, Elle posa la pointe du stylo, prête à coucher sur le papier quelque fulgurance de l’esprit dont elle était coutumière. Meï, dans un état second, leva son vi- sage. Sa main s’agita au-dessus du papier, Les mots noircirent celui-ci avec une vitesse hallucinante. Puis un sifflement aigu commença à agresser ses tympans. Sa tête se balançait de gauche à droite. Meï essaya de faire abstraction de la douleur, poursuivant à en perdre le souffle sa rédaction frénétique. La résonance brutale, suivie des dernières notes du concerto n°23 de Mozart venait de s’évanouir. Le silence qui s’en suivit était certes encore du Mozart...

... mais Meï avait disparu.
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DEUS écrit par Patrick Garcia
date : 08-01
— En tout cas ce serait très agréable si nous n’étions pas dans cette situation.

— Dites-vous qu’elle n‘est pas éternelle.... « Le soleil a toujours l’aube comme précurseur ».

Il dit cette belle phrase qui venait un peu de nulle part. Meï choisit de n’en retenir que la beauté.

— C’est très joli.

— Victor Hugo.

— Un ingénieur-poète... je suis impressionnée.

— Vous trouvez cela contradictoire ?

— Je trouve surtout que vous avez beaucoup de qualités... Si j’en crois l’empressement d’Elena à soigner vos bobos.

— Vous allez me faire rougir.

— Je ne le verrai pas.

— En êtes-vous sûre ?
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DEUS écrit par Patrick Garcia
date : 08-01
Paradoxalement, lui, le cartésien, l’agnostique, lui qui avait la tête bien faite et bien pleine, semblait avoir été conquis par cette nouvelle foi, même si la finalité de celle-ci demeurait absconse.

En effet, comment expliquer qu’une organisation humaine puisse enlever à loisir des personnes, faire en sorte que l’heure du lever et coucher du soleil soit constante, semaine après semaine, que la température elle-même soit régulée, jour après jour ? Sans compter l’épisode « changement d’apesanteur ». Cela, aucun homme ne pouvait le réaliser.
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date : 07-01
Tu as une méthode d’interrogatoire pour le moins originale Adam dit Larry en posant devant lui son gobelet en plastique vide.

— Que veux-tu dire Larry ?

— Eh bien tu as utilisé ton histoire personnelle pour gagner la confiance du suspect. Je trouve que tu t’investis trop personnellement. Si je peux te donner un conseil, garde tes distances…

— J’ai fait cela pour les besoins de l’enquête. Darren est en deuil et pour lui soutirer des informations, il fallait qu’il trouve dans son interlocuteur la compréhension de son malheur. J’ai utilisé une partie de mon histoire personnelle pour le mettre en confiance et cela a plutôt bien fonctionné… Non ?
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date : 07-01
Adam se positionna debout devant son prisonnier et attendit avec nervosité qu’il reprenne ses esprits. Il ne voulait pas appeler tout de suite son collègue. Adam avait besoin de savoir, il devait se confronter au mal, face à face, comprendre pourquoi cet homme avait tué avec une telle cruauté ses victimes. Pourquoi s’était-il donné le droit d’ôter la vie à trois jeunes femmes ?
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date : 04-01
Alywen ne parvenait pas à détacher le regard de son portrait. Elle savait qu’un jour elle se promènerait sur cette plage, vêtue de sa robe bleu marine. Et cette constatation lui fit un drôle d’effet…
— Léonard de Vinci ! Le Léonard de Vinci brailla Max lorsqu’elle lui eut rapporté ses nouvelles péripéties.
— Chut, pas si fort ! lui reprocha son amie, plaquant sa main contre la bouche du garçon. Les murs ont des oreilles, ne l’oublie pas. Sans rien ajouter, ils se penchèrent à la fenêtre et furent rassurés de ne pas voir la petite rouquine aux aguets.
— Je n’en reviens pas, qu’elle ait pu te faire ça, constata Max contrit. J’aurais dû t’écouter, cette fille est une vraie plaie.
— C’est pour ça que nous devrons être prudents, ma mère ne me pardonnera pas une seconde fois. Même si je ne pense pas que cette idiote osera de nouveau venir nous embêter ici, je préfère rester vigilante au cas où.
— Tu as raison, elle semble capable de tout pour te nuire...
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date : 04-01
Puis, se ressaisissant, elle s’insurgea contre ces propos :
— Mon intérêt pour les Hommes est légitime ! Sans eux, nos vies même seraient remises en cause. Que nous le voulions ou pas, nous dépendons de leurs dispositions à croire en notre existence !
— Ne pense pas que je nie ces liens Alayane ! rugit-il, dégageant du même coup une impression de puissance. Puis se radoucissant il ajouta :
— Simplement mon enfant, ils sont dangereux… Notre monde est de plus en plus fragile. Nous ignorons combien de temps nous pourrons survivre, notre nombre décroît de jour en jour, et la plupart d’entre nous se meurent déjà, nous avons besoin de ta descendance, tu dois le comprendre…
— Justement, père, je le comprends et je sais aussi que notre salut dépend des hommes, peu d’entre nous continuent de les côtoyer et ils nous oublient. Je crains que ce ne soit ce manque de promiscuité qui ne condamne notre monde.
Il parut réfléchir un instant, son regard songeur se perdant sur la surface translucide de la rivière.
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Nous sommes des traumatisés en puissance, les victimes de la plus terrible guerre que l'humanité a connue. Nous ne survivons pas uniquement pour nous, mais pour ceux qui nous aiment. Je sais que cela fait de grands mots pour de simples ados, mais nous avons longuement discuté avec Hugo avant de vous trouver. Lorsque nous n'étions que tous les deux, nous n'avions que nos analyses pour tenir. Sans nos longs débats quotidiens, nous serions morts. Ou la démence nous aurait gagnés. Parfois, nous restions quelques jours terrés dans la cave d'une maison idolée ou dans un trou en pleine forêt sans vêtements propres, sans eau et sans nourriture, avec des nuées de zombies qui nous tournaient autour. À plusieurs reprises, j'ai failli me lever et courir droit devant moi tellement je devenais folle en attendant qu'ils partent. Leurs feulements, le raclement de leurs pieds sur le sol, leur odeur pestilentielle, tout me tapait sur les nerfs. Il ne se passait pas une seconde sans que j'aie envie de me jeter sur eux et de les frapper à coups de poing pour qu'ils arrêtent leurs rondes infernales. Heureusement, je ne l'ai pas fait parce qu'il était là pour m'épauler. Et vice-versa. L'un sans l'autre, nous aurions sombré.
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_ Ce qui veut dire que des gens nous ont vus sans nous apporter leur aide, lâcha Nellie. Ça me dégoûte.

Je ne pouvais pas lui donner tort. Nous avions pourtant fait suffisamment de vacarme pour que quelqu'un remarque une bande d'adolescents en perdition. Combien de personnes nous avaient observés sans intervenir ? Combien avaient fermé les yeux en nous voyant poursuivis par des errants ? En période de crise importante, comme celle que nous vivions actuellement, oublier la solidarité risquait de faire basculer le monde dans le néant. L'indifférence en était le premier étage. Les pillards le deuxième. Quels seraient les prochains ? Je n'osais l'imaginer. Nous courions à notre perte.
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date : 02-01
Mute sortit la tête du cadavre sanguinolent, observant attentivement les alentours. Puis, souriant, il rangea son couteau et se faufila à l’extérieur de l’estomac de son ancien ami. Du sang maculait le visage et les cheveux emmêlés de Mute, tachait ses vêtements. Le cow-boy s’essuya avec soin et se rinça à l’aide de sa gourde, avant de remettre son revolver à sa ceinture. Il observa ce qui restait de ses amis. Deux corps défigurés, démantelés, baignant dans un nombre incalculable de liquides colorés, visqueux et dégoûtants, chauffaient maintenant au soleil. Tout cela était vraiment triste.
Pourtant, Mute ne fut pas perturbé par ce qu’il voyait. Il se gratta le front, haussa les épaules, et s’élança joyeusement dans le désert
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date : 02-01
Il retira la lame de sa faux du ventre d’Axel. Celui-ci fit quelques pas en avant et s’écroula.
— Foutre ! Je t’avais dit de te tenir sage. Et regarde où on est. En plus, j’en ai foutu partout.
Il essuya sa botte contre le visage du jeune homme en souriant et enfonça machinalement la pointe de son arme dans sa tête. Celle-ci fut tranchée immédiatement en deux. Le sang gicla abondamment alors que la cervelle du jeune homme se répandait par terre.
Antoine ne quitta pas la scène des yeux, horrifié.
— Voilà. Ça, c’est fait, fit "l'autre" en levant sa faux.
Il déplia un long mouchoir blanc, le fit glisser sur son armure et cracha dessus. Il essuya la lame de son arme.
— Foutre ! fit-il en débarrassant la faux des dernières taches de sang. Je crois bien qu’on est les derniers. Si on récapitule, tous mes surveillants sont morts et mes affamés viennent d’exploser.
Il passa sa main à l’intérieur d’une petite sacoche grise attachée solidement à sa cuirasse et en sortit plusieurs pilules rouges.
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date : 31-12-2018
— En me promenant, je cherchais des insectes sur les troncs et je suis tombé sur cet arbre gigantesque. C’est un chêne qui doit avoir des centaines d’années. Et en l’admirant, j’ai rapidement vu qu’il y avait quelque chose de bizarre dans les branches. Quand j’ai compris qu’il s’agissait d’une vieille cabane en bois, j’ai essayé d’escalader le tronc, mais je n’ai pas réussi.
Jules parlait de plus en plus vite, il semblait revivre la scène de la découverte.
— J’ai voulu aller chercher une échelle, mais elle était trop lourde pour moi tout seul, alors j’ai demandé à Julie de m’aider.
— Et pourquoi pas à moi ?
— Ben… toi... la nature… c’est pas trop ton truc. Depuis que nous sommes arrivés, t’es restée tout le temps dans ta chambre.
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date : 31-12-2018
Je pourrais presque sentir l’odeur du repas qui doit embaumer leur cuisine. Je suis également avec Cécile. J’assiste à son inquiétude de ne pas avoir déjà reçu le SMS indiquant que je suis bien arrivée. Je perçois tout ce qui se passe à l’instant présent. Partout où je souhaite aller. Je distingue la mer. Je perçois par-dessus l’océan. Il me suffit de penser à un endroit ou à une personne et instantanément, je vois ce qui se passe.
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