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Commentaires de livres faits par GabrielleViszs

Extraits de livres par GabrielleViszs

Commentaires de livres appréciés par GabrielleViszs

Extraits de livres appréciés par GabrielleViszs

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 19-02
Par habitude, les volutes de brume s’entrelaçaient pour dissimuler la route sur la berge du loch. Une bruine fine et tenace la transperçait d’un rideau saphir dans les phares des véhicules. La situation n’était guère meilleure sur la pente qui montait vers le château et la lande. La muraille masquée par le moutonnement blanc dans l’éclairage de cette matinée grise. Le chauffage de la voiture d’Aigneas poussé à fond tiédissait à peine l’air froid et humide de l’extérieur. Cet accueil rendait pénible et oppressante l’arrivée sur ce champ de bataille, mais Pelcius n’avait pas encore gagné
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date : 19-02
Si vous venez d’arriver dans cette maison maudite vous ne devez pas encore savoir. Fuyez tant qu’il est temps pour vous, sinon ils vous prendront aussi. Ne restez pas ici, le danger sera beaucoup plus grand que tout ce que vous pourrez imaginer : FUYEZ !
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date : 19-02
D’un mouvement brusque, tel un magicien vêtu d’une longue toge bleue levant les bras, les lueurs se dressèrent au pied du lit à baldaquin. Un vent froid et furieux souleva les draps pour les lui arracher, ébouriffant ses cheveux. Les couvertures s’envolèrent, la douleur irradia de ses doigts crispés. Des remous agitèrent le spectre bleu au passage des morceaux de tissu. De manière incongrue, Bill fit l’analogie avec une pièce sous le joug d’une armée d’occupation de fumeurs invétérés. Cette comparaison le secoua, pour sauver sa peau, il ne devait pas s’enraciner dans la passivité. Des serres d’un bleu lumineux se jetèrent sur lui, glacées, éthérées, mais ô combien réelles. Wallon, terrorisé, en oublia le froid piquant et sortit de sa léthargie. Lorsque la texture intangible de l’ectoplasme de brume se referma sur ses chevilles, sa gorge se dénoua d’un pouce et un faible gémissement lutta contre le sifflement du vent.
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date : 14-02
Il sort de la poche de son jean un étui qu’il me tend et qu’il me demande d’ouvrir. J’en dégage un porte-clés avec une toute petite boussole en laiton vieilli. Il pose sa main sur la mienne, en piégeant l’objet entre nos doigts et il me déclare :
— Avec elle, tu retrouveras toujours ta route vers moi, Claire. Tu ne me perdras jamais, même si nous sommes séparés.
Je fonds, et une larme roule sur ma joue. Il la sèche d’un baiser, et mes lèvres trouvent les siennes. Ma langue s’enroule autour de sa langue, ses mains prennent mon visage afin que ma bouche se presse encore plus fort, pour que mon corps se plaque contre le sien. Mon cœur palpite de notre proximité et s’en réjouit. Nous tournons lentement, avec sensualité, à travers le salon, dans une danse silencieuse.
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date : 14-02
— Je pars assez tôt demain matin, dit Chase. Tu peux me repasser quelques chemises, et on peut baiser avant vingt et une heures, s’il te plaît ? Cela m’arrangerait de ne pas m’endormir trop tard.
Ben voyons ! Passez votre commande au sexe-drive, vous serez livré à l’heure de votre convenance ! Quel con ! Je ne vais pas lui refuser, s’il s’écrase pendant son vol, j’aurais la conscience tranquille, je ne regretterai pas de ne pas avoir accompli mon devoir conjugal. Zéro plaisir, c’est vrai, mais je n’aurais aucun reproche à me faire de ce côté-là.
Je lui repasse ses chemises, il prépare ses valises, on mange, on baise, et il s’endort comme il avait prévu. Je regarde l’horloge, il est 20h30, nous avons respecté son planning.
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date : 14-02
J’ai beaucoup de chance qu’un bel homme comme Chase ait posé les yeux sur moi, et je devrais me contenter de ça, et ne rien attendre de plus. Je reviens dans la chambre, après un passage par la salle de bains. Chase dort. Je me glisse à ses côtés, et je pose ma tête sur son épaule. J’essaie de me vider l’esprit, d’oublier ce qu’Andy m’a dit, mais je n’arrête pas de penser à la musique.
Elle m’aide à m’endormir. Après une nuit merdique, le réveil sonne. J’ouvre les yeux difficilement.
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date : 14-02
C’est troublant et terrifiant à la fois. Il dit ce que j’ai envie d’entendre, même moi parfois j’en ai des frissons à l’écouter parler, tellement il a l’air « sain d’esprit ». Pourtant c’est le diable en personne. Il est persuadé qu’il sortira d’ici...
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J'ai rencontré un garçon. Josh appartient à un collectif d'artistes installés dans East Village. Il est à la fois musicien et danseur et possède de solides bases techniques pour quelqu'un qui pratique la danse depuis seulement trois ans. Le fait qu'il soit venu à la danse sur le tard suffit à m'impressionner, moi qui ai ébauché mes premiers pas de bourrée dans la paroi utérine pour n'être encore nulle part à vingt ans.
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Avant de se rendre au cours de danse, elle descendit à la pharmacie s'acheter des bandages. Les bandages s'étaient maintes fois avérés utiles, surtout depuis qu'elle dansait sur pointes. Leur texture, mélange de fibre textile et de caoutchouc, permettait d'apporter un soutien sûr au cou-de-pied, à la cheville, au ménisque, aux muscles et aux ligaments croisés meurtris.
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Ma timbrée de cousine me remit sur pieds en me tirant part les cheveux, et elle me plaqua à nouveau contre un mur en me cognant l’arrière de la tête contre la paroi. Je vis danser les étoiles, mais retins mes larmes et serrai les dents. Malgré toute humiliation, toute souffrance, je devais rester forte.
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M’accroupir alors que je venais de me relever me demanda un effort douloureux, surtout pour mon épaule, afin de garder un semblant d’équilibre, et je posai une main au sol dans ce dessein. Vous savez bien que j’ai tendance à ne pas très bien m’entendre avec les lois de la gravité.

L’Agneau-Loup s’avança et posa son nez au creux de mon cou. À son contact, je frissonnai, et mon cœur se mit à battre plus vite. Son souffle se pressa contre ma peau fragile. Chaud. Rassurant.

Une vague de chaleur douce, à l’instar du miel liquide, se répandit en moi, plus insistante sur mon épaule, spécialement ma blessure. Mon partenaire me soignait et procédait à un échange d’énergie, ou plutôt un transfert, puisque je ne pouvais lui en fournir quasiment aucune. J’avoue que ce geste avait quelque chose de très intime. Cela dura le temps d’une dizaine de respirations.
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date : 12-02
Elle hocha la tête en me jetant ce regard rempli de tendresse. Je détestais ce regard. À croire que j’avais encore quinze ans dans la tête de ma sœur ! Quand elle quitta le Banditos, je m’accoudai devant un client et entrepris de lui faire la conversation. Discuter, c’était le seul moyen pour que la soirée passe vite, et pour que les types reviennent se bourrer chez nous.
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date : 12-02
Ma mère afficha un air contrit. Peut-être que mon père refusait que je choisisse l’enseignement et qu’elle était sa messagère. Je ne savais jamais quand j’avais mon mot à dire dans les choix qu’avait faits mon père pour notre famille.
— Tu pourrais au moins essayer pendant un semestre ? suggéra ma mère. Si ça ne te plaît pas ou… si tu as de mauvaises notes, peut-être qu’il acceptera plus facilement que tu ailles en enseignement…
— Je n’ai pas envie de perdre un semestre !
— Mais ton père, lui, a besoin de temps pour se faire à la situation. Il espère tellement que tu deviennes avocate, Katerina ! Il m’en parle depuis que tu es toute petite !
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date : 12-02
S’accoudant face à moi, de l’autre côté du comptoir, Claudie m’engueula à voix basse :
— Jay, arrête ces bêtises ! Depuis quand tu t’intéresses aux gamines ? Il n’y a pas assez de filles dans cette ville ? Tu n’es quand même pas en manque !
Au lieu de lui répondre, je grimaçai et reportai ma bière à mes lèvres. Non, je n’étais pas en manque. J’avais même une bonne liste de régulières à qui je pouvais téléphoner si cela m’arrivait, mais Kate était mignonne. Peut-être pas suffisamment pour jouer à touche-pipi pendant un mois, mais son petit côté inaccessible avait quelque chose d’intriguant. Et le fait qu’elle vienne de High Valley n’était pas inintéressant. Même sa virginité commençait sérieusement à me plaire. C’était un défi fort stimulant. Et si je pouvais la rafler avant cette stupide fête de fin d’année, ce serait encore mieux. J’aurais eu le meilleur de tous les mondes.
— Jay, s’énerva ma sœur. Arrête avant que cette histoire t’explose à la figure ! N’oublie pas que cette fille ne vient pas d’ici, et qu’elle a certainement les moyens de te faire chier.
— C’est elle qui a besoin de moi, me défendis-je mollement.
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date : 12-02
Ma bouche s’ouvrit de surprise.
— Le charme de ma personnalité ? répétai-je, estomaquée. Au cas où tu ne le saurais pas, Jay a un bar, une moto, des tatouages… À côté de lui, je n’ai rien d’intéressant !
— Mais il vient te chercher demain, me rappela Annie. Montre-lui qui tu es, ce que tu aimes… ce genre de choses.
Elle fit un geste entre Gisèle et elle avant d’ajouter :
— Nous, on t’aime bien, non ?
Je levai les yeux au ciel avant de me mettre à rire comme une idiote.
— Et puis, ces filles ne sont que des pimbêches stupides, tu ne peux pas faire pire qu’elles ! rigola Gisèle.
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Dans les cachots et en dehors An 2511, peut-être le 22 mars...
(sans mon journal à bord du vaisseau, difficile de dater)

Lisa se réveilla avec un horrible mal de tête et, en s’asseyant sur la vieille couchette miteuse où elle se trouvait, elle tenta de remettre toutes ses idées en place. Retrouvant peu à peu ses esprits, elle découvrit autour d’elle des barreaux finement ouvragés qui l’entouraient sur trois côtés, dans un métal qui lui était inconnu. À terre, il y avait une petite écuelle avec quelques nourritures prises d’assaut par des petits insectes. Et, coincée contre un mur délabré, mais suffisamment solide, elle retrouva Norah qui s’était recroquevillée sur elle- même, près de la seule et unique couchette de la geôle, avec une expression de tristesse visible sur son visage. Lisa chercha aussi Matt, mais il n’était ni dans sa cellule ni dans celles d’à côté.

— Norah ! Norah, où est Matt ? Où est-il ?
— Les gardes l’ont emmené tôt ce matin !... Lisa. Norah a très peur !
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Kumiko lui fit la bise et s’installa sur le rebord du lit, où elle testa le matelas par quelques rebonds tout en regardant Lisa avec amusement.

— Ne me dis pas que tu es venu exprès pour...

— Tu croyais quand même pas que tu allais garder tes petits secrets pour toi toute seule, non ? Raconte, c’était comment ? Je veux tout savoir ! Dis-moi tout, et dans les moindres détails !

— Kumiko ! Non !!! Je t’ai déjà dit que pourquoi tu t’es enfermée ? Non, laisse-moi deviner, voyons...

— Bon, d’accord ! Mais c’est pas pour ça que je vais te dire que...

— C’était un bon coup ? J’en étais sûre ! Il n’y a qu’à voir comment tu es... toujours secrète quand il s’agit de tes relations amoureuses !
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date : 04-02
Le meilleur moyen d’oublier une histoire, c’est d’en vivre une autre.
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date : 04-02
Cela ne rime à rien. On se croit acteur, mais en réalité il n’y a pas meilleur poste d’observation. La Terre tourne et les gens normaux tournent avec elle. Nous autres malades, nous la regardons remuer, tels des nourrissons captivés par un hochet. On méprise la classe ordinaire ; on se croit uniques, supérieurs aux autres ; jusqu’au jour où le destin place un être semblable sur notre route. Il est notre reflet, notre antidote. En le contemplant, nous prenons conscience de ce que nous sommes vraiment : des drogués, des erreurs, des parasites, des hérétiques. On réalise combien notre présence est futile, voire nuisible, et nous finissons par nous lasser du jeu, en enterrant sans nous en rendre compte cette voix qui nous aura volé une longue tranche de notre existence. Qu’adviendra-t-il de nous dans cette jungle, privés de notre arme ?
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date : 04-02
Je commençais à croire que Coranne testait plus ses patients qu’elle ne les soignait. N’avait-elle pas affirmé qu’elle se mettait à leur place pour comprendre précisément ce qu’ils éprouvaient ? Mais n’y avait-il pas un risque de contagion ? En se mettant à la place d’un fou, n’était-elle pas devenue folle à son tour ? Je ne croyais pas à sa méthode, car si vraiment elle l’appliquait à la lettre, cela signifiait qu’elle cumulait les problèmes de tous ses patients : une addition de transferts paraissant difficilement supportable.
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Pour comprendre Timothy Blake, pour l’arrêter, il me fallait évoluer dans ce monde, au risque de m’y égarer. Mais j’ai fait bien plus que m’y perdre. L’homme que j’étais y a péri et ne reviendra jamais d’entre les morts.
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Je n’arrive pas à décider s’il est préférable qu’elle soit vivante, victime de privations, de violence physique et d’abus sexuels depuis une décennie ou bien qu’elle ait connu une mort violente, mais rapide, au détour d’une mauvaise rencontre. Finalement, le pire dans tous ces scénarios, est de ne pas savoir. Faut-il faire un travail de deuil ou se préparer à voir réapparaître une femme que nous ne reconnaîtrons plus, tant ces années de détention et de servitude, l’auront changée à jamais ?
— En fait, t’es une sorte de profiler, comme dans « Esprits Criminels » ? s’extasie Benji.
Je souris. Je ne suis pas à proprement parler un profileur. Après une licence de droit, j’ai été admis à l’Institut de criminologie de l’Université Paris-II où j’ai obtenu un certificat de Sciences Criminologiques. C’est ensuite que j’ai intégré la police...
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Beau travail les gars, vous vous améliorez !
Je note pour moi-même de trouver un autre stratagème pour la prochaine fois. Le nouveau flic, Gildas Gabin, serait un spécialiste des « meurtres en série ». Ils pensent visiblement que je suis un de ces putains de serial killers qui font frémir le petit peuple à la télévision : moitié Dexter Morgan, moitié Hannibal Lecter.
Quelle grossière erreur de jugement : je suis simplement un artiste. Ni plus, ni moins.
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Encore que je ne « visualise » plus grand-chose, depuis mon arrivée à La Rochelle. Je m’apparente à une sorte de Superman cloué au sol, un Dr Who sans sa cabine de police bleue. Ma kryptonite à moi, c’est cette cité millénaire, capitale historique de l’Aunis, une ville dans laquelle il fait bon vivre et qui m’a néanmoins volé ma jeune sœur, de la plus atroce des manières. La Rochelle, c’est mon enfer personnel. Je suis condamné à y souffrir mille morts jusqu’à ce que j’aie expié l’ensemble de mes péchés.
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date : 02-02
Le clan t’a montré sa bravoure, sa loyauté à ton égard, et attend de toi un signal...
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date : 02-02
Mercredi 16 décembre - 15h33

Il n’a aucune idée du temps qu’il lui reste avant que tout ceci ne cesse enfin. Il soulève légèrement la manche de son épais manteau et regarde ce qu’indique sa montre. La nuit ne fera son apparition que dans trois heures. Il soupire. Il va falloir attendre patiemment, mais ça, il en était conscient depuis ce matin. Il est assis sur un vieux banc de bois sombre, aux multiples traces de coups et de griffures. Vêtu d’une longue parka noire à capuche, il regarde la fine lame du long couteau qu’il tient dans sa main droite. La lumière pénètre par de petites et longues ouvertures en haut des murs.
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