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Commentaires de livres faits par GabrielleViszs

Extraits de livres par GabrielleViszs

Commentaires de livres appréciés par GabrielleViszs

Extraits de livres appréciés par GabrielleViszs

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Il ressemblait à ces gravures en noir et blanc suspendues dans tous les restaurants dans lesquels j’avais dîné. Le genre de dessin qui rappelait une autre époque, quand le cool était quelque chose qu’on devait cultiver et non pas un truc qu’on pouvait acheter sur Amazon. Il était adossé contre une voiture noire et argent qui aurait eu davantage sa place sur la couverture d’un magazine consacré aux bolides que dans une rue animée et bondée de Capitol Hill. Il portait un jean sombre et un blouson noir sur lequel était brodé le logo de son garage. Ses chevilles étaient croisées sur le trottoir devant lui et il agitait une de ses bottes avec impatience comme s’il m’attendait depuis longtemps. Il avait les bras croisés et les yeux rivés sur moi tandis que j’étais figée, incertaine de ce que je devais faire. Il possédait une espèce de charisme naturel et rayonnant. C’était à la fois intimidant et irrésistible.
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La première fois, je me dis que j’allais la réveiller et la calmer mais dès que je la touchai, elle se roula en boule et se blottit le plus près possible de moi. Je l’enlaçai et la tins contre moi. Elle trembla comme une feuille pendant l’heure qui suivit puis elle finit par se calmer et se couler le long de ma peau, mais durant la nuit, elle poussa de loin en loin de petits gémissements d’animal pris au piège qui me déchirèrent le cœur. Elle n’avait pas besoin de revivre ce que ce bâtard lui avait fait subir en me le racontant… les souvenirs étaient clairement vivaces dans son esprit. Elle me racontait l’histoire sans utiliser de mots et j’en entendais le moindre détail atroce et sanglant.
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J’avais croisé des gens vraiment mauvais dans ma vie, des gens qui avaient laissé leur empreinte et volé des morceaux de moi que je ne voulais pas donner. Mais j’avais eu la chance de rencontrer aussi des personnes extraordinaires. Au lieu de prendre, elles m’avaient donné ce dont j’avais besoin pour guérir et devenir de nouveau complète. Elles avaient elles aussi laissé leur empreinte mais la leur n’était pas de celles que l’on a envie de cacher dans le noir. Elle me faisait sourire. Elle me rendait courageuse. Audacieuse. Je ne vivais pas ma vie au milieu des cicatrices et des blessures – non, je vivais au milieu de l’amour et de la lumière qui étaient mes compagnons quotidiens.
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Y’a des jours comme ça, qui vous changent une vie… Ces jours où quelque chose bascule et rien ne sera jamais plus comme avant… J’ai vécu deux évènements de ce type-là, cette année… Le premier, c’est aujourd’hui, un vulgaire lundi de la fin août 2013… L’autre, c’est au mois de novembre de la même année… mais on en parlera plus tard… Faut toujours garder le meilleur pour la fin…
Pour l’instant, nous sommes à l’aube d’un lundi comme on en vit dans une sociale démocratie occidentale… On est le vingt-six août de l’année 2013 à Paris… Pas de guerre, pas de pénurie particulière, une certaine liberté d’action… Il est trois heures quinze du matin et curieusement, je ne panique pas… Je suis debout… Je me dis que je vais pas pouvoir aller bosser… L’eau tiède me coule sur la nuque et je ne saigne pratiquement pas… Je fixe le sol, je le regarde, là… À terre… Il gît, pas très loin du gel douche… La mosaïque est moderne, heureusement, ça égaye un peu…
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Je suis chirurgien-urgentiste... Et comme deux femmes diplômées sur trois de plus de trente ans, vivant en milieu urbain, je suis célibataire... Voilà... Je l’ai dit, je perce l’abcès... Non, je ne suis pas particulièrement moche... Il paraît que j’ai des belles jambes et de beaux pieds... Oui, j’ai des petits seins... Non, je ne me ferai pas opérer... J’ai des copines, célibataires aussi... Ça réconforte, on se sent normale... Ça se crispe un peu entre nous quand l’une ou l’autre trouve un mec... On se sent trahi... Solidaires, mais dès que l’occasion se présente... Je vais aller changer ma blouse en lambeau, prendre un café et fumer ma dernière cigarette de la nuit... En plus, j’ai arrêté, faut pas abuser... Je vais passer par les escaliers, j’ai pas envie de parler... Qu’est-ce qu’il fout là, lui ? ... Il a quoi dans la main ?
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date : 11-07
Ce soir, on n’allumera pas les feux de position. Pire : Au grand dam du skipper, Ghetty va se retrouver privée d’eau chaude et de chauffage. Moins grave, car cela ne nuit pas à leur confort : Le carré et la cabine avant, ainsi que tout ce qui s’y trouvait, ont pris l’eau.
Wilfried fait hisser la grand-voile à Bijou avant de définir le cap et de répartir les quarts pour la nuit. D’abord Double-Zéro jusqu’à minuit, puis Bijou jusqu’à six heures. Lui-même prendra la relève au petit matin avec Cyprien car le bateau est trop difficile à manœuvrer pour un novice. Quant à Mimi, elle attendra qu’on le vide complètement avant de barrer puisque, d’après Wilfried, elle n’a ni l’endurance ni les réflexes d’un bon marin. Et ce dernier d’enfoncer le clou en ajoutant qu’à cause d’elle et de Cyprien, les deux autres sont obligés d’endurer des quarts longs de six heures chacun.
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date : 11-07
Les coups pleuvent. Crochet du droit, crochet du gauche, la mâchoire de Cyprien explose, son oreille se déchire, il s’effondre dans les filières. Le pied de Wilfried le cueille à l’estomac, le môme se tord. Une manchette tombe sur ses reins, il se redresse. Un coup de poing lui ouvre l’arcade sourcilière, et le sang gicle à l’horizontale. Wilfried cogne dans les genoux à présent, Cyprien s’écroule en chasse-neige, anesthésié ; il essaye de rouler sur le côté pour se protéger et dégringole au fond du cockpit.
— Tu crois que je suis en train de te frapper ? Tu te trompes, je suis en train de te parler, alors, écoute-moi bien parce que je n’aime pas me répéter.
Le skipper lui défonce encore le ventre et la figure à coup de docksides. Il ne vise plus, il tabasse, il massacre. Cyprien dégueule.
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date : 11-07
Tout ça pour qui ? Pour quoi ? se demande encore et encore Delfrédo dans la moiteur de la mangrove. Elle est bien loin la petite histoire de disparition qui lui promettait un hiver au soleil. Cette affaire ne ressemble plus à rien : la croisière de la malheureuse Mimi est tout simplement en train de les précipiter dans les filets d’un couple d’assassins. Il aurait fallu prévenir la police, alerter l’armée ou les ambassades et leur confier cette enquête qui dépassait largement son niveau de compétence. Au lieu de quoi, flanqué de cette bande d’idiots, il s’était élancé à la poursuite des méchants sur les eaux troubles de la Casamance avec, pour toute artillerie, une poignée de mystérieux grigris. Bravo Delfrédo ! Champion du monde de l’inconscience ! Zorro en culottes courtes ! D’Artagnan à deux balles ! Dommage qu’il soit si tard pour t’en apercevoir…
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Plus d'une semaine s'était déroulée depuis la rentré et les choses avaient pourtant commencé à s'organiser de façon logique. Je n'avais quasiment pas adressé la parole à Gabriel le gringalet, si on omettait des "bonjour" quand on se croisait le matin. Les gens s'étaient mis à créer des affinités et il était de moins e moins question de discuter avec des personnes au hasard. Des duos, des trios ou des groupes plus grands se formaient et il était dorénavant aisé de délimiter les fréquentations de chacun. Même celle de BCBG, qui paraissait pourtant vouloir se lier au plus d'élèves possibles : il était évident que son intérêt se portait vers Calliopée, Gabriel et toute leur petite bande fraîchement cueillie au détour des pauses clopes et des amphithéätres
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Je passai ensuite trois mois à lui écrire une à plusieurs lettres par jour, puisque c'était mon seul moyen de lui parler - je n'avais pas accès à internet. Parfois, je les envoyais et parfois, non. Je ne reçus jamais de réponse, hormis une fois, un message Facebook me confirmant qu'il les lisait et conservait chacune d'entre elles. Et un jour, j'envoyai enfin toutes celles qu'il restait, accompagnées d'une supplémentaire, qui lui annonçait que ce serait les dernières. Après plus de trois cent missives, j'allais enfin mieux.
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Seulement, la légende dit que concernant l'abandonnisme, le premier pas vers une forme de guérison, ou en tout cas, d'atténuation des symptômes, c'est l'acceptation de la maladie. Pourquoi ? Parce qu'alors, on peut se rendre compte de l’irrationalité de nos réactions et potentiellement tenter de les réparer.
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— Oui. Mais lui… lui, il pourrait t’y faire entrer.
Lentement, mon corps pivota en direction du loup-garou russe alors que ce dernier dardait sur moi un regard sanglant dénué d’émotion.
— Tu vas devoir le sauver, Beth, murmura Elliot.
Mes yeux ne quittaient pas ceux de Dimitri.
— Tu vas devoir tous nous sauver, ajouta-t-il ensuite dans un souffle à peine audible.
J’allais devoir sauver Cahl. J’avais besoin de lui plus que jamais.
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Le brun haussa les épaules sans le regarder, préférant concentrer son attention sur ma personne ; entité encore sous le choc de notre échange, et passablement en rogne des insinuations douteuses quant à sa fragrance.
— Je l’aime bien, ça me change des meufs sexy.
Il m’aurait giflée que je ne l’aurais pas ressenti autrement. D’accord, j’étais la première à reconnaître que je n’avais rien d’une bombe latine avec mon mètre soixante-deux et ma fine constitution d’oisillon fragile, mais ce type m’insultait après avoir lancé une expédition sauvage dans ma cavité buccale, et ce, sans mon consentement ! Un comble !
Erwan me fixa intensément avant de m’adresser un joyeux clin d’œil.
— Elle ressemble à un petit lutin… tu ne trouves pas, Koran ? susurra le jeune homme à la tignasse noire, tout en continuant de me reluquer.
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Le verdict tomba sans appel : il me changeait. D’une façon ou d’une autre, à son contact, des tas de parts de moi, celles qui étaient habituellement bien sagement cachées dans un coin obscur de ma personnalité, surgissaient pour éclater tels des grains de maïs sous la pression d’une effroyable chaleur. Une fois ces squatteuses étrangères installées, impossible de les déloger.
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J’ouvre la bouche pour répliquer, mais elle est déjà partie pour rejoindre son amie-porte-manteau qui lui fait des grands signes. Je reste seul, la rage au cœur, à dissimuler mon agacement sous un sourire de façade.

Sans vouloir te vexer, je ne pense pas qu’on ait grand-chose en commun. Ouais, ben sans vouloir te vexer, t’es vraiment une connasse.

Comment peut-elle se permettre de me juger comme ça, d’un seul coup d’ qu’est-ce qu’elle veut dire par là ? Que je ne suis pas assez bien pour elle? Pas assez cultivé? Pas assez bon élève? Pas assez riche?

C’est la première fois qu’une fille m’envoie promener, et je me sens soudain conscient du regard des autres.
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Concentre-toi, Manon.

Lorsque j’étais gamine, il me fallait parfois plusieurs minutes p le Spectre. Ces derniers temps, j’y arrivais en quelques secondes. Mon père m’avait expliqué que mes pouvoirs se renforceraient à l’adolescence et, comme toujours, il avait eu raison. À quinze ans, je commençais enfin à toucher du doigt la vraie magie. Le Spectre était là, devant moi, formé des sept couleurs. Le Rouge, l’Orange, le Jaune, le Vert, le Bleu, l’Indigo et le Violet. Comme d’habitude, je me sentais partagée entre l’urgence et l’admiration. Je n’étais qu’un fétu de paille balayé par un vent invisible, et seule ma volonté m’empêchait de plonger dans le néant. Je m’approchai de l’Orange et fusionnai avec lui. Le feu, la chaleur, le soleil. Grâce à l’Orange, on pouvait faire gronder des incendies, créer des torrents de lave, réveiller des volcans.
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Beau, évidemment, avec un corps musclé-mais- pas-trop, un soudes yeux bleus, des traits réguliers, peut-être une barbe mal taillée qui lui donnerait un air rebelle. Il aimerait la musique, la littérature russe, les promenades au clair de lune, et il choisirait le vin au restaurant.

À la place, je me trouvais en face d’un garçon de seize ans bagarreur et dragueur, aux cheveux luisants de gel, sous le regard inquisiteur de ma mère. Bonjour la soirée...

Cela dit, il avait quand même les yeux bleus et le sourire craquant, c’était déjà pas mal. Et puis ça restait mon premier rendez-vous.

Comment avait-il osé critiquer ma robe? Je m’étais changée exprès pour lui. La prochaine fois, je mettrais un jean tout simple, ça lui apprendrait. Lorsque j’avais fait les magasins avec Éloïse, j’en avais acheté un formidable, un peu taille basse et très moulant. J’étais curieuse de savoir comment il réagirait en me voyant avec.
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Ceux qui ont volé le coffret n’étaient que des petites frappes connues dans le milieu sous le nom des rats des quais. Il n’y a plus rien à tirer d’eux. Il ne doit plus en rester un de vivant à l’heure qu’il est… Ils étaient inféodés à un des barons des bas-fonds : le sire des cent chats. C’est celui qui règne sur le quartier du même nom. C’est par là qu’il faut chercher. Il y a deux ou trois tavernes où je compte envoyer mes espions ouvrir grand leurs oreilles… la Lamproie d’or, l’Orc insatiable ou la Volaillère… La racaille finit toujours par se vanter, et contre espèces sonnantes et trébuchantes elle trahit encore plus vite.
— Parfait ! Buvons une coupe à votre succès !
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Personne ne contestant la nouvelle autorité de la Volaillère, tous acclamèrent l’adolescente à l’allure de garçonne. Laeta vit dans ce coup de force un éclaircissement aux meurtres sur lesquels Parkos lui avait demandé d’enquêter. Elle avait pensé à bien des hypothèses, mais maintenant, tout devenait limpide. Il y avait des règlements de compte dans le quartier et surtout un changement général dans le milieu des larrons. La secte du Rat était en train de prendre le pouvoir. Cela expliquait largement pourquoi un des princes des voleurs avait été assassiné. Un « rat », comme ils disaient, prendrait certainement sa place. Quant à la meurtrière du marchand d’esclaves, Laeta aurait parié qu’elle avait été commanditée par Lorenza. Ou peut-être s’agissait-il de Lorenza elle-même ? Après tout, elle ne l’avait jamais vue habillée en fille. Il ne faisait aucun doute que, sa jeunesse aidant, l’adolescente puisse prendre les traits d’une jolie séductrice. Les artifices pour tricher sur la taille étaient nombreux tout comme ceux permettant de grimer le visage, et ici, on devait avoir tout le nécessaire à disposition…
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date : 02-07
Papa est parti. Donc l’année commence bien. Il se trouve qu’il en baisait une autre, une prof de l’université. Il a voulu me parler avant de quitter la maison, genre conversation d’homme à homme. Il m’a fait asseoir et m’a raconté des trucs sur les gens que la vie sépare et qui s’aperçoivent qu’ils ont besoin de quelqu’un d’autre pour entamer une nouvelle phase de leur vie. Comme si c’était OK de sauter sur tout ce qui bouge parce qu’on approche de l’âge de la retraite et utiliser ça comme une sorte d’excuse. Je veux dire, c’est pathétique. Il est pathétique. Et après ça il a eu le culot de me demander de veiller sur Maman. Alors je me suis tourné vers lui et je lui ai dit :
— Je croyais que ça devait être ton rôle, non ?
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date : 02-07
Avant même votre cerveau, c’est votre corps qui se rend compte que vous avez perdu votre enfant. Chaque matin, il réinscrit en lui ce sentiment de vacuité et d’impuissance désespérée, cette douleur infinie, et envoie un signal au cerveau avant même que vous soyez réveillée. On ne se remet jamais de la perte d’un enfant. C’est la première chose qui vous vient à l’esprit quand vous ouvrez les yeux le matin et la dernière à laquelle vous pensez avant de les fermer le soir. Nous sommes nombreuses à ne plus savoir à quoi ressemble le vrai sommeil. Même le simple fait de clore les paupières est douloureux. Parce que vous perdez toute maîtrise si vous le faites.
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date : 02-07
Je lis ensuite les déclarations de la mère. À la croire, elle n’aurait tourné le dos à sa fille qu’une minute et c’est à ce moment-là que la petite a disparu. Oui, eh bien, elle ment. Ça a duré bien plus d’une minute. Et elle dit aussi qu’après la chute de l’enfant elle a nettoyé ses plaies. C’est faux. Elle s’est contentée de lui ôter la terre qu’elle avait sur les mains du bout des doigts. On n’appelle pas ça nettoyer. C’est moi qui m’en suis chargée et peut-être que si la mère n’avait pas été si occupée par son téléphone portable, elle se serait rendu compte qu’elle n’avait pas veillé sur sa fille comme il se devait. Et la voilà maintenant qui attend des gens qu’ils la plaignent. Quel culot !
La police ne va pas gober ça. Elle ne va pas se laisser prendre à une telle mascarade et il ne lui faudra pas longtemps pour voir clair dans son jeu. Dès qu’on se met à mentir, c’est le début des ennuis. Quand la police aura creusé suffisamment, la vérité éclatera au grand jour. Tous ses mensonges. Ses négligences. Absolument tout.
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date : 02-07
Avant même votre cerveau, c’est votre corps qui se rend compte que vous avez perdu votre enfant. Le cordon ombilical invisible qui vous lie tous les deux se rompt. À l’intérieur de vous, tout s’amollit et se relâche. Et ce n’est qu’à cet instant que votre cerveau enregistre ce qui se passe. Il passe à l’action d’un coup, tâchant de convaincre votre corps qu’il se trompe. Vous faites bien sûr ce qu’il vous commande. Vous vous précipitez à l’aveuglette dans toutes les directions et vous tirez, tirez, tirez encore sur le bout de cordon qui reste en vous. Avec l’espoir qu’en y mettant suffisamment d’énergie, à force de crier, de hurler et de donner des coups de pied, vous pourriez peut-être, qui sait, encore y trouver votre enfant, si seulement vous parveniez à atteindre l’autre bout.
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La surprise ne fut pas vraiment le sentiment qui saisit Isulka lorsqu’elle découvrit que sa bienfaitrice était une femme aux cheveux noirs et à l’accent écossais.
Deirdré aida Isulka à se relever et à s’installer dans le taxi qu’elle venait de louer. Elle offrit même d’examiner les pieds passablement abîmés de la mageresse.
Isulka se concentra avant tout sur son souffle, court et laborieux, avant toute réponse. Bien qu’il fît assez froid en cet hiver de l’an 1889, chacun de ses muscles brûlait suite à son récent effort et une soif cruelle tiraillait sa gorge éreintée.
Deirdré Calloway eut suffisamment de grandeur d’âme pour laisser la mageresse reprendre ses esprits avant de finalement s’exprimer :
— Mes excuses d’arriver aussi tard. Quand j’ai entendu ces hommes parler de vous, j’ai su que quelque chose se tramait. Par contre, pour trouver une voiture, le soir, à Paris, c’est sanguinairement compliqué.
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La jeune fille quitta la tente et Isulka l’entendit courir au-dehors. Elle alla se regarder dans un petit miroir poli et, bien que s’y attendant, elle fut surprise de se voir dans ces atours médiévaux. Entre l’Égypte antique et Calédonia, elle avait la fâcheuse impression de se faire transporter d’époque en époque sans avoir un traître mot à dire sur la question.
Ses yeux se posèrent sur son ancienne tenue, laissée sur la chaise unique de la tente, et elle se rendit compte que le col de la robe était rougi. Elle la prit dans les mains et toucha l’étoffe : oui, du sang avait coulé au niveau du cou et imbibé le tissu. Pourtant, elle ne se souvenait pas avoir été blessée. Iain lui aurait-il ouvert le crâne en la frappant plus tôt ? Dans ce cas, ses cheveux auraient été dans un état abominable. Et elle l’aurait senti.
Ou alors, il s’agissait du sang d’un des Pictes, peut-être celui qu’elle avait tué par les flammes.
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date : 29-06
Après quelques essais infructueux, un petit bruit se fit entendre et la porte s'ouvrit. Il rangea son couteau et prit sa dague. Il poussa doucement et se retrouva devant un escalier sombre et humide qui montait de manière assez abrupte. Il décida de refermer le battant derrière lui, mais il se priva de lumière par la même occasion. Il voulait arriver calmement. Il préférait l'action silencieuse aux grands mouvements. Et puis, la vie de la princesse était en jeu.
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