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Gagner la guerre



Description ajoutée par Sadess 2010-07-27T13:33:37+02:00

Résumé

Au bout de dix heures de combat, quand j'ai vu la flotte du Chah flamber d'un bout à l'autre de l'horizon, je me suis dit : «Benvenuto, mon fagot, t'as encore tiré tes os d'un rude merdier.»

Sous le commandement de mon patron, le podestat Leonide Ducatore, les galères de la République de Ciudalia venaient d'écraser les escadres du Sublime Souverain de Ressine. La victoire était arrachée, et je croyais que le gros de la tourmente était passé.

Je me gourais sévère.

Gagner une guerre, c'est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d'orgueil et d'ambition, le coup de grâce infligé à l'ennemi n'est qu'un amuse-gueule. C'est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l'art militaire.

Désormais, pour rafler le pactole, c'est au sein de la famille qu'on sort les couteaux.

Et il se trouve que les couteaux, justement, c'est plutôt mon rayon.

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Classement en biblio - 533 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par ComteHislec 2014-09-07T17:46:51+02:00

Je n'ai jamais aimé la mer.

Croyez-moi, les paltoquets qui se gargarisent sur la beauté des flots, ils n'ont jamais posé le pied sur une galère. La mer, ça secoue comme une rosse mal débourrée, ça crache et ça gifle comme une catin acariâtre, ça se soulève et ça retombe comme un tombereau sur une ornière ; et c'est plus gras, c'est plus trouble et plus limoneux que le pot d'aisance de feu ma grand-maman. Beauté des horizons changeants et souffle du grand large ? Foutaises ! La mer, c'est votre cuite la plus calamiteuse, en pire et sans l'ivresse.

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Commentaires les plus appréciés

Argent

Une oeuvre vraiment incroyable .

Une oeuvre déroutante , on est directement propulsés dans une bataille navale, on se demande mais qu'est ce qu'il se passe, on assiste, impuissant , on contemple les agissements d'un Benvenuto qui sera tout aussi paumé que nous par la suite. Un double du lecteur ? Surement et c'est en parti pour cela qu'il devient attachant . Ce qui est, aussi, assez intéressant et confortable , ce sont les nombreuses adresses faites par Benvenuto aux lecteurs, on se sent proche de cet assassin, on est guidé par la main. On en vient à l'aimer cet anti-héros ;)

L'écriture de Jaworski est hypnotisante. Une écriture vraiment fine, rythmique et agréable . Je me suis souvent délectée de certaines tournures en souriant bêtement.

Oh et puis cette façon de briser les codes de la fantasy. Souvent dans la fantasy , pour construire une intrigue, un personnage , on a un passage obligé par les parents. On en apprend des tonnes en général et bien là... que nenni, c'est même envoyé balader par notre cher serviteur en personne.

Bref je vais m'arrêter là mais il y aurait tellement de choses à dire sur cette oeuvre si dense et si particulière. Enfin juste une chose, ce fut une belle rencontre :)

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Diamant

Unique en son genre...

Un style splendide, déroutant, séduisant... indescriptible.

Un personnage plein de finesse, d'une grande profondeur que l'on suit avec plaisir... non avec exultation au fil de ces pages.

Une intrigue juste passionnante, riche en détours, surprise et découverte.

Un univers riche et fascinant, qui tout en utilisant quelques classique du bestiaire de la fantasy (sorciers, elfes...), parvient à les réinventer à sa manière.

Une fin... mais une fin! Un délice! On en frissonne de frustration, et quelque part l'auteur doit bien ricaner...

Que dire de plus? L'essentiel est là. Ah si... à lire absolument!

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Pauline-213 2021-09-02T22:56:41+02:00
Diamant

Une petite pépite.

Je suis ravie de voir que non, la fantaisie n'est pas indigne d’intéresser "quiconque ayant dépassé la maturité intellectuelle d’un adolescent" - contrairement malheureusement à la majorité des bouquins "du genre" en ce moment, ou plutôt ceux qui utilisent la fantaisie comme théâtre pour y faire évoluer des romances immatures, ces mêmes livres qui envahissent les rayons du genre et font disparaître les histoires réellement dignes de cet univers.

J'ai 28 ans et ici aucun soucis, vous êtes bien tombé dans un bouquin de fantaisie. Dans un décor style Assasin's Creed, à la limite de l'uchronie, vous ne trébucherez pas sur des elfes à tous les coins de rue (même s'il y en a), mais évoluerez dans un monde cohérent façonné avec subtilité par l'auteur.

Personnellement, il m'a fallut passer le cap du ton particulier du protagoniste, s'exprimant sur un ton très caustique, qui pourrait paraître lourd pour qui tombe dedans sans être prévenu.

Mais si finalement on cherche l'originalité, et que l'on fait la part des choses, ce ton est tellement en adéquation avec le personnage, et l'humour dissimulé derrière tellement caustique et satisfaisant qu'en s'accrochant un peu on se plonge petit à petit dans une histoire machiavélique, aux retords politiques très cyniques, très...cohérents.

Une vérité fantastique bien déroulée, des personnages réalistes, un protagoniste très au courant de sa situation (un assassin sur le fil qui, s'il veut sauver sa peau, se doit de tenir son rôle au mieux) qui nous permet de passer dans les coulisses du pouvoir et d'embrasser les pires travers de la nature humaine, d'une façon fabuleusement décomplexée.

Don Benvenuto est bien conscient de ce qu'il est, et, bien que ses pensées n'aient aucune complaisance envers personne, on découvrira qu'il est plus fin et mieux éduqué qu'il n'en a l'air. Plusieurs strates le recouvrent, faisant de lui une présence authentique qui reste à l'esprit plusieurs mois après la lecture.

Cette subtile profondeur est d'autant plus appréciable que je la trouve rare aujourd'hui, tant les personnages peuvent être stéréotypés et bâclés dans d'autres histoires.

Je garde un très bon souvenir de ce livre que j'ai lu l'année dernière, souriant à l'idée même du personnage et de ses réflexions.

Bien joué M. Jaworski, j'essaierai d'autres de vos écrits avec plaisir !

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Commentaire ajouté par Papougne 2021-08-14T14:58:08+02:00
Diamant

Splendide. Un côté Frédéric Dard qui fait de la fantasy. Une histoire qui ne devrait jamais s'arrêter.

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Commentaire ajouté par Odile1 2021-08-03T14:57:10+02:00
Diamant

Ceci est un ouvrage hors du commun qui mérite de troner dans une bibliothèque dans cette belle édition. J'avais tellement prêté mon exemplaire de la 1ère édition que je ne le retrouvais plus, je me suis donc offert avec plaisir ce coffret. Que dire? Une qualité d'évocation remarquable grâce à un vocabulaire riche et maitrisé, une capacité de rendre les ambiances par mille métaphores bien senties, des personnages au caractère bien trempé, de réels enjeux politiques : hors du commun sur tous ces points..

Cela faisait longtemps qu'un auteur ne m'avait pas aussi profondément entrainé dans son univers. Et j'ai apprécié et savouré chaque page de cet ouvrage, quels que soient les changements de rythme. ça ne m'était pas arrivé depuis bien longtemps.Je n'hésite plus à dire que JP Jaworski apporte quelque chose de neuf à la Fantasy : de la profondeur! Bien peu d'auteurs sont capables de donner autant de corps et de substance à leur monde, sans rien renier au niveau de l'imaginaire. La fantasy avait son Homère (Tolkien), elle vient de gagner d'un coup son Hugo, son Balzac et son Flaubert

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Commentaire ajouté par zoehach 2021-03-13T20:26:41+01:00
Or

"Gagner la guerre", livre écrit d'une manière assez exceptionnelle.

Je rends hommage à cet écrivain francais de Fantaisie (cocorico) que je découvre et qui nous offre un style très étudié et une qualité d'écriture digne de la littérature française. Bravo.

Le personnage principal est une vrai fresque caractérielle à déchiffrer tout au long de l'histoire. Le monde à la fois dur et raffiné crée et magnifiquement décrit par JP Jaworsky (une pseudo Italie du 16 ou 17 eme siècle?) permet aisément à notre esprit de vagabonder dans les méandres des rues de Ciudalia. Je ne peux que vous conseiller de lire ce livre !

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Commentaire ajouté par Bormes 2021-02-04T10:01:45+01:00
Or

Superbe lecture !!! Une qualité d'évocation remarquable grâce à un vocabulaire riche et maitrisé, une capacité de rendre les ambiances par mille métaphores bien senties, des personnages au caractère bien trempé, de réels enjeux politiques : hors du commun sur tous ces points.. Cela faisait longtemps qu'un auteur ne m'avait pas aussi profondément entrainé dans son univers. Et j'ai apprécié et savouré chaque page de cet ouvrage, quels que soient les changements de rythme. ça ne m'était pas arrivé depuis bien longtemps. Je n'hésite plus à dire que JP Jaworski apporte quelque chose de neuf à la Fantasy : de la profondeur! Bien peu d'auteurs sont capables de donner autant de corps et de substance à leur monde, sans rien renier au niveau de l'imaginaire. La fantasy avait son Homère (Tolkien), elle vient de gagner d'un coup son Hugo, son Balzac et son Flaubert.

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Commentaire ajouté par Bounet 2021-01-31T22:06:36+01:00
Diamant

J'ai adoré lire ce livre !!

L'histoire est vraiment bien menée, ici pas de présentation des personnages ni des lieux...en longueur, on plonge directement au cœur de l'action.

Tout le livre est bien rythmé, je ne me suis pas ennuyé et la fin est vraiment top ce qui n'est pas toujours facile.

Je recommande vivement.

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Commentaire ajouté par DAlexandre 2021-01-30T15:53:27+01:00
Diamant

Excellent roman: picaresque, drôle mais en gardant une dramaturgie nécessaire au développement des aventures du personnage principal: criminel, diplomate et parfois victime de son devoir envers son commanditaire. Ce n'est que du bonheur à lire. Jaworski s'adonne ici à un exercice de création complète d'un univers parfaitement maîtrisé. L'agencement des royaumes et de la géopolitique est très cohérent (Machiavel n'aurait pas eu à rougir de Ducatore). Les parallèles et l'inspiration modernistes (Venise, Florence, l'empire Ottoman, etc) sont très rafraichissants et dépaysants, dans une fantasy massivement tournée vers l'exploration de mondes médiévaux.

Les personnages sont tous de belles fripouilles, à commencer par le héros, Don Benvenuto (l’antihéros charismatique par excellence). L'auteur ne s'est pas ménagé pour leur donner une belle épaisseur et il réussi l'exploit de rendre attachants de véritables ordures.

Le rythme est soutenu, on tourne les pages avec avidité, on ricane cyniquement aux manœuvres retorses du héros, jusqu'à la dernière ligne, où s'accomplit une ultime pirouette magistrale...

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Commentaire ajouté par Strapontin 2020-12-14T11:16:09+01:00
Or

Super style d'écriture ! Il est de ces livres qu'on peine à lâcher, même avec les paupières lourdes à 1h du matin ... Gagner la Guerre en fait partie ! De l'aventure, des complots politiques, de la fantasy, et beaucoup d'humour... Une formidable réussite !

Je reproche juste le rôle des femmes dans cette histoire - quasi absentes et peu glorieuses... (mon côté féministe qui s'exprime...)

Je pense sérieusement à découvrir d'autres œuvres de Jaworski !

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Commentaire ajouté par Mieldrita 2020-11-17T22:01:23+01:00
Bronze

Un livre que j'ai emprunté grâce aux suggestions du site.

Cependant, je n'ai pas vraiment réussi a l'apprécier : avancer dans l'histoire était difficile, je n'appréciais pas particulièrement le personnage principal (sans toutefois le détester) et encore plus ceux gravitant autour de lui, quand j'arrivais à les distinguer Spoiler(cliquez pour révéler)La scène de combat contre l'espion... Mouais, c'est qui celui là ?. Noms beaucoup trop semblables.

Et tout ce qui est stratégies pour le pouvoir, je m'en fichais.

Par contre, la scène du bateau m'a agréablement surprise.

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Commentaire ajouté par theyoubot 2020-10-14T19:29:09+02:00
Argent

C'est une transposition exemplaire des trailers du jeu Assassin's Creed : un tueur à gages réputé, Benvenuto Gesufal, accomplit des exploits dans la capitale de la renaissance italienne. Ou ce qui en tient lieu dans le roman.

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POINT FAIBLE

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Les 100 pages de remplissage disséminées dans le premier tiers du roman. Le récit de Benvenuto s'enlise dans des considérations techniques soporifiques. Ca plombe le début du roman et le rend parfois pénible. Jaworski ne fait même pas ça pour escroquer le lecteur (il avait déjà 900 pages excellentes). C'est juste une erreur de sa part.

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POINTS FORTS

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- action et rythme les scènes d'action sont réalistes, fréquentes et variées. Quoique bien entraîné, le héros n'est pas un surhomme. Il prend des mauvais coups, s'en tire de justesse, se retrouve dans de nouvelles situations désespérées. La grande qualité des scènes d'action est qu'on s'attend à ce que Benvenuto soit grièvement blessé. Il n'est pas blanc bleu, ce n'est pas un de ces héros gentils dont on sent bien qu'ils seront protégés par l'auteur jusqu'à un happy end.

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- dépaysement

Bien que l'univers soit imaginaire, on n'a aucun mal à traduire Ciudala = Venise et Ressine = empire ottoman. On visualise facilement les palais, les vêtements, les navires, les armes.

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- ingéniosité

plusieurs mystères sont résolus. Identification de meurtriers, de commanditaires mais aussi complots politiques dont le lecteur ne soupçonne pas l'existence. La fin apporte toutes les réponses, des faits du début du récit prennent tout leur sens.

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- un personnage attachant

Benvenuto n'incarne pas le Mal, contrairement à ce que disent certains lecteurs. Comparé aux autres personnages, c'est même un individu plutôt bien. Dénué de pulsions malsaines (haine, orgueil, cupidité, folie sanguinaire), modéré dans ses jugements, humble dans ses espérances, fidèle à ses engagements, courageux.

Au sommet de l'état, deux factions politiques s'affrontent pour s'emparer du pouvoir. Des dizaines de milliers d'innocents périssent dans les conflits qui en résultent. La cité fait partie du champs de bataille. Benvenuto n'est qu'une des nombreuses épées à vendre dans cette guerre. Il n'est ni pire ni meilleur que les milliers de spadassins et que les personnages puissants qu'il croise, alliés ou ennemis. Malgré les épreuves qu'il traverse, Benvenuto garde son humanité.

Mais Benvenuto échappe aussi au cliché du héros vertueux. Style Azoth (L'ange de la nuit) tueur à gages bien propre sur lui qui va secourir la veuve et l'orphelin. Benvenuto a fait et a laissé faire des choses moralement condamnables. Ça en fait un personnage moralement nuancé, faillible, crédible.

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- pratiquement pas de magie pour des raisons commerciales, le roman devait être dans le rayon fantasy. L'auteur n'avait aucune idée dans ce domaine. Il a eu l'intelligence de ne rien tenter. Juste un personnage très secondaire d'elfe, des nains et deux ou trois vagues sortilèges. Ça jure un peu avec le reste du récit mais c'est tellement marginal qu'on le pardonne aisément.

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- le texte français est le texte original. Ça se sent. Le style est plus élégant que ne saurait l'être celui d'un traducteur, aussi talentueux soit-il.

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Un grand roman d'aventures, justement récompensé par plusieurs prix. Sans doute un des meilleurs romans français du genre.

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Date de sortie

Gagner la guerre

  • France : 2015-03-15 - Poche (Français)

Activité récente

nornes le place en liste or
2021-07-30T15:56:52+02:00

Distinctions de ce livre

Évaluations

Les chiffres

lecteurs 533
Commentaires 72
extraits 50
Evaluations 181
Note globale 8.85 / 10

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