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Gardiens des cités perdues : La Discussion



Description ajoutée par Licorne_et_chocolat 2019-10-15T20:05:56+02:00

Résumé

Cette nouvelle (non traduite en français) est présente dans les éditions américaines de la version reliée de Keeper of the Lost Cities, book 7 : Flashback (Gardiens des Cités Perdues, tome 7 : Réminiscences) depuis le 8 octobre 2019. Elle se nomme "The Talk" et met en scène une discussion entre Keefe et Alden survenant au début du septième tome.

(La nouvelle dans son intégralité est disponible dans les extraits de cette page)

Source : https://lost-cities-keeper.fandom.com/wiki/Keefe_Short_Story_(Flashback)

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Classement en biblio - 13 lecteurs

Extrait

Traduction personnelle de la nouvelle dans son intégralité :

— Lord Alden, dit Lord Cassius, penchant la tête dans ce qui pouvait à peine être considéré comme une révérence, avant de se retirer pour laisser Alden pénétrer dans les Rives du Réconfort — alias son échappatoire-secret-bien-qu’-en-fait-personne-ne-voulait-y-aller-avec-lui domicile.

— Je pensais que le Conseil avait ordonné à tous les Vacker de se rendre au Tribunal aujourd'hui pour le grand verdict. Je n’ai entendu parler que de ça ces derniers jours. Les gens apprécient un bon scandale — et c'est le meilleur que notre monde ait connu depuis des siècles.

— La condamnation ne tombera pas avant cet après-midi, expliqua Alden, ignorant le reste de la pique de Cassius alors qu’il se dirigeait vers les murs nacrés.

Ses yeux turquoise semblaient plutôt impressionnés tandis qu'ils parcouraient les meubles fantaisistes et les immenses fenêtres donnant sur l'océan — cependant son regard s'adoucit lorsqu'il se concentra sur le garçon blond étendu sur l'un des canapés.

— J'espérais te trouver ici.

Keefe se mit sur ses pieds, en veillant à bien balayer toutes les miettes de boumobeurre qu’il avait grignoté pour le petit-déjeuner sur le sol, par ailleurs parfaitement vierge.

— Tout va bien ?

Alden acquiesça.

— Mais je voudrais rapidement te dire un mot, si cela ne te dérange pas. Peut-être dans un endroit un peu plus privé ?

— Ou je peux enfermer Lord Pantalonfouineur dans un placard, proposa Ro, sortant d'un coin sombre en lançant un sourire aux dents pointues.

Comment la princesse ogre, aux cheveux roses et lourdement armée, pouvait faire oublier aux gens qu’elle était dans la pièce était l’un des grands mystères de la vie.

— Gardons ce plaisir pour plus tard, décida Keefe, conduisant Alden au seul endroit dans la maison de son père où il pouvait respirer : un large patio extérieur faisant face à une plage de sable noir scintillante.

Les balancelles rembourrées oscillaient dans le vent salé, et Alden s’enfonça dans l’une d’elles, observant les vagues turquoise s’écraser contre le rivage, suffisamment longtemps pour que le cerveau de Keefe puisse dresser une liste assez exhaustive des choses effrayantes susceptibles de se produire.

Apparemment, les manières constamment inquiètes de Foster déteignaient sur lui.

— Alooors… , dit-il, traînant le mot tandis qu'il se laissait tomber sur la balancelle à côté d'Alden. Que se passe-t-il ?

— Rien de grave, lui assura Alden. J'espère juste que tu seras disposé à venir au tribunal aujourd'hui.

Ro gémit.

— Nooooooooon ! Parce que dans ce cas je dois y aller, et tout le monde va être souriant et brillant et donner des discours ennuyeux sur leur brio — et je n’ai même pas le droit de poignarder qui que ce soit !

Keefe l'ignora.

— Je pensais que c'était la famille seulement.

— Ça l’était. Mais j’ai convaincu le Conseil de faire une exception, parce que Fitz va avoir besoin d’un ami, aujourd’hui.

Ouais, c'était une sorte d’euphémisme. Keefe était à peu près sûr que Fitz allait passer en mode monstre si le conseil donnait à Alvar une peine inférieure à un emprisonnement à perpétuité. Et si Alden ressentait le besoin de faire appel à des renforts…

Keefe se laissa tomber contre les coussins.

— Est-ce que cela signifie que vous savez…

— Ce que je sais, interrompit Alden, c'est que je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour aider ma famille à traverser cela.

Ce qui n’était pas vraiment une réponse.

— Le problème, ajouta-t-il doucement, c’est que mon fils est beaucoup plus susceptible de t’écouter toi que moi. Surtout dans ces circonstances.

— D'accord, mais si vous recherchez une voix de la sagesse, vous feriez mieux de demander à quelqu'un qui est un peu plus… on va dire, responsable ?

Keefe sentit le besoin de le souligner.

— Je suis d'accord. C’est la raison pour laquelle j’ai fait en sorte que Sophie puisse y assister également.

— Parfait ! glissa Ro. Dans ce cas vous n'avez pas besoin de nous !

— En fait, c’est pour cela que je le fais.

Les yeux d’Alden se posèrent sur ses mains, ses doigts tordant le bord de sa cape brodée.

— Toi et moi savons tous les deux, Keefe, que mon fils n’excelle pas forcément en ce qui concerne le contrôle de son tempérament. Et… je ne pense pas que l’un d’entre nous veuille le voir canaliser une partie de sa colère contre Sophie. Donc, si tu es là…

— Attendez. Ro fit un geste de temps mort. Est-ce que vous êtes sérieusement en train de demander à Keefe d’être le punchingball pendant les petites crises de colère de votre joli garçon ?

— Bien sûr que non ! Je suis en train de demander à un Empathe de surveiller les moments où son meilleur ami est sur le point de perdre le contrôle de ses émotions, et de l’empêcher de dire ou de faire quoi que ce soit qu’il regrettera plus tard.

— Ou vous pourriez simplement laisser notre jolie petite blonde loin de lui, lui rappela Ro.

— Non, je ne peux pas. Fitz… a besoin d'elle.

Ses yeux se posèrent sur Keefe et il y avait quelque chose d’hésitant dans son expression.

Quelque chose de nerveux.

— Il a besoin d'elle, répéta-t-il doucement, prenant une longue respiration avant d'ajouter : je pense que tu le sais. Et… je te suspecte de savoir aussi ce que ressent Sophie.

Malheureusement, Keefe le savais — et il s'efforçait de ne jamais y penser, car cela lui donnait envie de frapper des choses.

— Je déteste vous décevoir, les informa Ro, mais Blondie ne sait pas ce qu’elle ressent.

— Peut-être pas, concéda Alden. Mais c’est principalement dû au fait que mon fils n'a pas encore clarifié les choses. Une fois qu'il l’aura fait…

Il ne finit pas sa phrase, mais il n’eut pas besoin de le faire. Keefe était bien conscient de toute la misérable mièvrerie dont il était témoin.

Les mains entrelacées.

Et les câlins.

Et…

Argh, s'il devait les regarder s'embrasser, il allait vomir sur ses bottes.

Alden posa doucement sa main sur celle de Keefe, dans l’attente que celui-ci croise son regard avant qu’il ne lui dise :

— Je réalise que tout ceci est… compliqué pour toi, sachant ce que tu ressens par rapport à…

— Je vous arrêter ici, le coupa Keefe en écartant sa main et en sautant de la balancelle.

Il se dirigea vers le fond du patio, soulagé que ses jambes le retirent avec un air fanfaron.

— Laissez la lecture des sentiments à nous les Empathes, d’accord ? Parce que vous avez faux. Genre, super, super faux.

— Non, je ne crois pas.

Keefe mourrait d’envie de lui demander comment il pouvait en être aussi sûr — et si cela signifiait que Fitz l’avait compris lui aussi. Mais cela reviendrait à l’admettre, et la seule manière qui lui permettrait de survivre à cette conversation était de nier, nier, nier.

Alden souffla.

— Navré, je sais que cette discussion est difficile — et je ne suis pas en train d’essayer de m’en mêler…

— Hum, je suis à peu près sûre que c’est la définition même de « se mêler », soutint Ro.

— Non, c’est la définition de « prendre soin ».

Alden se leva et se rapprocha, enroulant un bras autour des épaules de Keefe.

— Tu n’es peut-être pas mon fils biologique, dit-il doucement, mais je te considère depuis longtemps comme faisant partie de ma famille.

Keefe dut se rappeler de respirer.

Une part de lui voulait s’éloigner et courir. L’autre part voulait se détendre et voir ce que cela ferait de ne pas être seul. Mais il était à peu près sûr que de toute façon, il finirait blessé.

Alors il resta immobile, raide et silencieux, observant l’eau mousseuse lisser le sable sombre en une toile noire, brillante.

Il n’était pas juste que la plage reçoive autant de secondes chances.

— Je ne l’ai jamais dit à personne, murmura Alden, mais bien avant que je ne rencontre Della, il y a eu… une autre. Quelqu’un dont j’étais sûr qu’elle m’était parfaitement assortie — et les entremetteurs approuvaient. Mais finalement elle… a préféré un ami proche.

Il laissa les mots en suspens avant d’ajouter :

— Donc je ne suis pas étranger à ta situation, Keefe.

— Il n’y a pas de situation, insista Keefe.

— Peut-être que non. Mais je vais quand même te transmettre une certaine sagesse. Je suis un père. C’est ce que je fais. Et ne t’inquiète pas, je ne vais pas te donner un long discours selon lequel un jour, tu trouveras ton véritable assortiment comme je l’ai fait — même si tu le feras.

Il rapprocha légèrement Keefe, pressant doucement son épaule.

— La sagesse que je veux te donner, c’est simplement celle-ci : si tu tiens réellement à eux, laisse-les être heureux.

Laisse-les être heureux.

Ces mots donnèrent à Keefe encore plus envie de vomir que l’idée des mièvreries de Fitzphie.

— Je sais, dit gentiment Alden. Crois-moi, je comprends parfaitement combien c’est déchirant à entendre. Mais prends-le de quelqu’un qui a fini par perdre deux précieuses amitiés. Il n’y a qu’un seul moyen pour que cela finisse…

— Euh, non, il n’y en a pas ! lâcha Ro. On parle d’adolescents ! Arrêtez d’agir comme si c’était une affaire conclue !

Elle attendit que Keefe croise son regard avant d’ajouter :

— Ça ne l’est pas.

Alden souffla.

— Je suppose que seul le temps nous le dira. Mais cela ne change pas où nous en sommes aujourd’hui. Aujourd’hui, Sophie et Fitz vont tous les deux avoir besoin de ton aide. La question est donc : es-tu disposé à être leur ami ?

Keefe ouvrit la bouche pour répondre, mais Alden secoua la tête et l’attira dans un câlin avant de reculer.

— C’est tout ce que je suis venu dire, dit-il, sortant son éclaireur de la poche intérieure de sa cape. J’espère que je te verrai dans la salle du Tribunal dans quelques heures. Mais je vais te laisser avec ça. Pense à ce que j’ai dit, d’accord ?

Keefe parvint à ne pas trembler tandis qu’Alden présentait son cristal à la lumière du soleil et disparaissait en brillant.

— Ce gars a beaucoup de culot, maugréa Ro. Tu sais ce que c’était, pas vrai ? Il essaie de t’écarter, comme ça il peut garder son fils pourri gâté heureux — et il utilise totalement tes problèmes paternels pour te faire jouer !

Elle tendit les bras, prétendant les enrouler autour des épaules d’une personne imaginaire.

— « Je te considère depuis longtemps comme faisant partie de ma famille » — quelles belles sottises ! Il essaie juste de t’évincer de la compétition. Donc ce que nous devons faire maintenant c’est…

— Je vais au Tribunal, l’interrompit Keefe.

Ro roula des yeux.

— Bien sûr que tu y vas. C’est ce que tu fais — te saboter encore et encore parce que c’est plus facile que d’essayer de t’en sortir !

— Je ne sabote rein du tout ! Sophie n’est pas une sorte de prix pour lequel Fitz et moi nous battons. C’est une personne. Et elle a ses propres sentiments — et personne ne les connait mieux que moi !

Ro cligna des yeux et il réalisa qu’il avait crié cela très fort.

Suffisamment fort pour qu’il soit presque sûr que son père ait entendu chaque mot.

Mais cela n’avait pas d’importance.

Lord Cassius n’était pas le genre de personne à parler à cœur ouvert.

Les mains de Keefe se serrèrent dans ses poings, et il prit une profonde, longue respiration avant de dire :

— Je vais au Tribunal. Parce que deux de mes amis vont y être. Et ils vont avoir besoin de moi. Et tu peux t’en plaindre autant que tu veux. Ou tu peux rester ici…

— Oh, je viens, avertit Ro. Et il y aura une abondance de jérémiades.

— Apporte-les, murmura Keefe, se dirigeant vers sa chambre pour se changer.

Il tenta de claquer la porte au visage de Ro, mais la princesse ogre avait des réflexes ennuyeusement rapides et réussit à la bloquer avec son coude.

Elle souffla.

— Bien. Je te laisse avec ta bouderie. Mais juste… promets-moi quelque chose, d’accord ? N’abandonne pas.

— Je n’abandonne pas, dit Keefe.

Et il le pensait.

Il n’était pas en train d’abandonner.

Il était juste en train… d’attendre.

D’être le meilleur ami qu’il puisse être.

D’essayer de ne rien détruire.

Et d’espérer, espérer, espérer qu’un jour, les choses changeraient.

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Commentaires récents

comment tu as fais pour avoir la conversation ??

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Diamant

Un petit petit livre qui fait référence à la discussion entre Keefe et Alden.

On voit Keefe qui désespère un peu. Alden prend Keefe comme un membre de sa famille... Mouais mouais...

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Diamant

Conclusion : Alden est tombé au rang de petit caca dans mon estime. Franchement. De quoi j'me mêle ?

On t'aime nous Keefe ! Courage !

La chanson de Keefe :

Isak Danielson " I'll be waiting "

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Activité récente

Fann1 l'ajoute dans sa biblio or
2019-11-04T21:35:56+01:00

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Les chiffres

Lecteurs 13
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Extraits 2
Evaluations 1
Note globale 10 / 10

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