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Bibliothèque de Gattina : Liste d'argent

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J'irai cracher sur vos tombes J'irai cracher sur vos tombes
Boris Vian   
Mon premier de livre de Vian et je dois avouer que j'ai été surprise par son style d'écriture, qui est caractéristique de l'auteur.
Mais j'ai bien aimé ce livre, on comprend parfaitement les sentiments du personnage principal et ses motivations.
Les passages érotiques avec des mineures restent cependant pour moi difficiles à lire...

par Pimus
Accabadora Accabadora
Michela Murgia   
Accabadora. Un titre magnétique, envoûtant, qui résonne comme une formule magique. Certains y entendront la musique de la vie, d'autres la litanie de la mort, c'est selon. Mais Accabadora est avant tout un roman qui invite à la réflexion et amène le lecteur à un questionnement troublant (et très personnel) sur le sens de la vie et celui de la mort.

Là où il eût été facile de succomber à un déballage malsain, Michela Murgia utilise son talent de conteuse, toute la subtilité et le pouvoir des mots, toute la finesse de sa plume pour faire de son roman un récit tout en nuances, à la fois sensible, pudique et surprenant de légèreté. A demi-mots, l'auteure lève un coin de voile sur les croyances et les superstitions de sa Sardaigne natale. C'est magnifiquement raconté, incroyablement dépaysant, en un mot, fascinant !
Le Verdict Le Verdict
Franz Kafka   
Connaissant mal Kafka - à part les souvenirs des versions en cours d'allemand sur la Métamorphose, je me mets tardivement à ses nouvelles. le Verdict est très court, mais très dérangeant, puisque l'auteur réussit à nous retourner l'esprit : le personnage principal qui semble tout d'abord sympathique, ami dévoué, fiancé heureux, fils aimant, apparaît progressivement sous un autre angle, jusqu'à la chute finale - au sens propre - que je n'avais pas vue venir.
Les personnages sont dépeints rapidement mais précisément, l'écriture n'est pas là pour nous faire ressentir de l'empathie, mais pour nous surprendre en nous perturbant.

par Laurien
Le Jeûneur et autres nouvelles Le Jeûneur et autres nouvelles
Franz Kafka   
Ce volume contient :
- Grand bruit
- La chevauchée du seau à charbon
- Un jeûneur : Premières peines, Un petit bout de femme, Un jeûneur, Joséphine la cantatrice ou Le peuple des souris
- Le Terrier

par Thimalda
La colonie pénitentiaire, et autres récits La colonie pénitentiaire, et autres récits
Franz Kafka   
Violente, choquante, cauchemardesque, mais en même temps tellement puissante, j'ai trouvé "La Colonie pénitentiaire" à la fois fascinante et troublante. Cette nouvelle est courte, et en même temps, elle raconte tellement de chose. On arrive vraiment à planter un décor d'Etat visiblement totalitaire, ou au moins anciennement totalitaire mais pas encore démocratique... En tout cas l'Etat de droit n'est pas respecté. On use et on abuse de l'absurde pour condamner cela. Sachant que ça a été écrit avant même le début de la Première Guerre Mondiale, je trouve ça vraiment très visionnaire comme thème, qu'on retrouve plutôt dans la littérature d'après-guerres (Camus ou Orwell, par exemple)

Personnellement, j'aime beaucoup le style de Kafka, je trouve que c'est un auteur classique parfaitement abordable par tout le monde. L'ensemble est fluide et très agréable à lire, les descriptions sont parfaites : visuelles, ni trop longues ni trop courtes.
Les personnages n'ont pas de noms (classique pour cet auteur et plus largement pour ce genre qu'est l'absurde), pas de traits de personnalité clairement identifiables, mais ils sont néanmoins profonds, car ils présentent tous deux facettes contradictoires les rendant très troublants. Ils sont tous coupables et victimes de quelque chose. [spoiler]L'officier est fasciné par son mode d'exécution barbare et extrêmement long, mais préfère s'infliger une exécution courte et sans douleur, preuve qu'il a conscience de sa propre barbarie, mais que ça ne le dérangeait pas trop de vivre avec. Et en même temps il semble fou, donc peut-on vraiment lui en vouloir d'être si tordu ? Le condamné était, lui, horrifié par ce qu'on allait lui faire, mais est par contre fasciné par la sentence infligé à un autre, alors qu'on s'attendrait plutôt à de l'empathie de sa part pour les autres victimes.
Mais c'est le voyageur qui m'a le plus fait réfléchir, puisqu'il condamne l'usage de cette machine, mais en même temps, il se refuse à l'affirmer publiquement. Il laisse faire et devient donc complice. Sa fuite à la fin confirme son refus de se salir les mains. Ça m'a troublé car le voyageur est le personnage auquel le lecteur s'identifie. Au début de l'intrigue, comme lui, on ne sait pas ce qui nous attend et une fois les explications données, on trouve choquant l'usage de cette machine. Et au moment où il se refuse à la critiquer publiquement, on se demande forcément ce que nous on aurait fait. Est-ce qu'on aurait osé le faire, tenir tête à l'officier ? Pas sûr : il serait bien capable de nous installer à notre tour sur la machine, quand on y pense. A travers les contradictions de ce personnage, je trouve que l'auteur nous envoie en pleine face notre propre lâcheté. Ce n'est pas forcément agréable, mais c'est terriblement réaliste. Là encore, très visionnaire pour de la littérature du début XXème.[/spoiler]

Après cette nouvelle n'est pas forcément très originale dans l'œuvre de Kafka. On y retrouve à peu près tout les thèmes courants chez lui : la dénonciation par l'absurde, l'administration et ses dérives, les personnages déshumanisés, l'atmosphère dérangeante, etc. Mais j'ai envie de dire que si on aime cet auteur, on ne sera pas déçu de ces relatives répétitions. C'est même ça qu'on vient chercher, je pense. C'est un maitre dans ce domaine, on ne va pas lui demander de nous écrire une romance niaise pour changer !
Par contre, pour quelqu'un qui ne connait pas encore cet auteur, je ne sais pas si je lui conseillerais cette nouvelle en priorité. Je pense que le message et les thèmes qui tiennent à cœur à l'auteur, sont peut-être exprimés plus clairement et moins violemment dans d'autres de ses écrits. Donc peut-être vaut-il mieux commencer par eux, et s'attaquer à cette nouvelle qu'une fois qu'on sait plus ou moins à quoi s'attendre.

Je précise que je n'ai lu que cette nouvelle, tout simplement parce que dans l'édition de mon livre, il n'y avait que ça. La fiche présente sur le site concerne un recueil, je l'aurais lu avec plaisir, mais bon, je ne l'ai jamais eu en main. Je ne trouvais néanmoins pas pertinent de créer une nouvelle fiche sur le site pour cette seule nouvelle, donc je poste mon commentaire ici.
Le Procès Le Procès
Franz Kafka   
L'un des romans les plus étranges et obscurs qui n'ai été donné de lire... et surtout absurde aussi. C'est justement tous ces ingrédients qui rendent le roman intéressant. Le "héros" accompagné du lecteur plonge de plus en plus au fil du récit dans l'absurde, l’obsession et l'oppression. Les paysages et les situations dépeintes confirment ces ambiances. C'est vraiment très étrange d'éprouver ce genre de sensations puisque en prenant du recul on se rend compte qu'il ne se passe pas grand chose. Même le passé de Joseph K. est très peu évoqué, on n'est vraiment dans l'instant présent. En résumé, le lecteur suit Joseph K. dans la bureaucratie judiciaire,dans sa vaine tentative de découvrir ce dont il est coupable. Je ne vous en dévoile pas trop... Je le conseille vivement à ceux qui veulent découvrir quelque chose de nouveau et qui veulent se pencher sur une œuvre qui porte à de nombreuses réflexions. Très étrange et absurde ce procès?!


par tomodachi
Adolphe Adolphe
Benjamin Constant   
Une histoire cruelle qui met en scène ce couple. Lui ne l'aime plus, ne la désire plus mais par compassion ou par lâcheté il se refuse à lui faire du mal . Elle se rend compte de la réalité des sentiments d'adolphe pour elle commence une descente en enfer. Une oeuvre vraiment particulière et touchante.

par Sadess
Laissez-moi Laissez-moi
Marcelle Sauvageot   
Je ne comprend pas qu'il n'y est pas plus de lecteurs pour un aussi beau et court texte. C'est un classique du genre, si vous ne le trouvez plus en papier, téléchargez le en audio gratuitement. Ce sont les lettres que l'auteur a destiné à celui qui l'aimait mais qui a rompu avec elle, au moment où elle partait se faire soigner dans un sanatorium. Beau et bien écrit.

par Edith972
La Mort propagande La Mort propagande
Hervé Guibert   
Etude du corps jouissant, souffrant, agonisant, puis mort, La mort propagande trace en douze brefs chapitres un troublant autoportrait de son auteur.
D'une violence et d'une force de provocation inouïes, La mort propagande fut le premier livre publié d'Hervé Guibert, alors âgé de vingt et un ans.

par saltanis
L'art magique L'art magique
André Breton   
Publié en 1957 à tirage limité (réservé à un cercle de bibliophiles), L'Art magique représentait aux yeux d'André Breton la somme de toute une vie : rien de moins qu'une histoire universelle de l'art, des origines préhistoriques jusqu'à nos jours - mais une histoire de l'art revisitée de fond en comble par le regard et la pensée surréalistes. Projet grandiose que cette chevauchée à travers les paysages de la Beauté, servi par la passion têtue d'un homme qui lui consacra, tout au long de son existence, ses recherches et le meilleur de ses intuitions. Projet exaltant surtout : car l'un des premiers écrivains de son siècle nous montre ici que l'art des hommes, loin de relever d'un quelconque luxe esthétique, possède en lui le pouvoir véritablement magique de " changer la vie ". Ainsi se dessine peu à peu sous nos yeux une autre histoire du Beau dont les hérauts ont nom Bosch, Breughel, Uccello, Piero di Cosimo, Dürer, Grünewald, Altdorfer, Holbein, Arcimboldo, Caron, Monsu Desiderio, Blake, Füssli, Goya, Friedrich, Böcklin, Gauguin, Gustave Moreau, Henri Rousseau, De Chirico..
Beau défilé assurément, convoqué par un regard exigeant, affamé de merveilles ; mais prétexte surtout à explorer quelques-uns des thèmes les plus urgents offerts à la réflexion de notre époque : à quoi contribuent ici, rameutés par l'auteur, toute une pléiade d'écrivains qui s'expriment en annexe du livre proprement dit, dans le cadre d'une de ces " enquêtes " qui ont jalonné le chemi
du mouvement surréaliste et à la faveur desquelles les voix les plus diverses viennent apporter leur contribution à la réflexion d'un homme qui toujours refusa la solitude. Parmi elles : Martin Heidegger, Benjamin Péret, Julien Gracq, Georges Bataille, Maurice Blanchot, Roger Caillois, Jean Paulhan, André Malraux, Pierre Klossowski, André Pieyre de Mandiargues, Alain Jouffroy, Michel Butor, René Magritte, Octavio Paz, Claude Lévi-Strauss..

par Evigiran