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Giboulées de soleil



Description ajoutée par LIBRIO64 2016-07-16T18:10:49+02:00

Résumé

Elles s'appellent Magdalena, Libuse et Eva et partagent le même destin : de mère en fille elles grandissent sans père. Mais de cette malédiction, elles vont faire une distinction. Chacune a sa façon, selon sa personnalité, ses rêves, ses lubies, son parler et l'époque qu'elle traverse. Malgré elles, leur vie est une saga : Magdalena connaîtra l'annexion nazie, Libuse les années camarades et Eva la fin de l'hégémonie soviétique.

Sans cesse des imprévus surgissent, des décisions s'imposent, des inconnus s'invitent. À chaque fois, Magdalena, Libuse et Eva défient tête haute l'opinion, s'adaptent et font corps. Au fond, nous disent-elles, rien n'est irrémédiablement tragique, même les plus sombres moments.

Ces héroïnes magnifiques, Lenka Hornakova Civade les magnifie encore par son écriture solide et douce, brodée, ourlée, chantante. Moqueuse aussi lorsque la kyrielle de personnages secondaires – paysans, apparatchiks, commères... le requiert.

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Classement en biblio - 14 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par MilaMaelle 2018-02-04T11:29:48+01:00

Ma maman Liba, Libunka. Quand le nom ou le prénom est beau, ça ajoute du beau au beau, j'ai remarqué ça. J'appelle ma maman Libunka, c'est le plus joli de tous les prénoms, je trouve.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Granny-1 2020-03-10T07:53:05+01:00
Lu aussi

"Giboulées de soleil" de Lenka Hornakova-Civade (320p)

Ed. Folio

Bonjour les fous de lectures....

Voici le premier roman d'une auteure de la République Tchèque.

Nous suivons le destin de trois femmes tchèques, trois bâtardes de mère en fille.

Elle n'ont pas connu leurs pères et cette différence va devenir leur force.

Jolie saga que celle de Magdalena, Libuse et Eva qui balaye 50 années de l'Histoire de l'ex Tchécoslovaquie.

Ces trois femmes au destin commun, ces trois bâtardes, se distinguent par leur personnalité et leur volonté de vivre, survivre à la "malédiction".

Ce qui était une différence va devenir une particularité (nuance!).

Elles assumeront cette absence de père sans jamais faillir malgré les préjugés des villageois et de l'époque.

Jamais elle ne faibliront, avançant fières et droites, assumant leurs choix et ne vivant que pour "les suivantes".

Hors de question de se laisser dicter une conduite... " Ne jamais baisser la tête"

Dans ce livre, l'auteure ne fait pas la part belle aux pères, décrits comme lâches, absents, violents ou violeurs.

Sont mises à l'honneur, les femmes et leur volonté, leur ténacité.

Nous suivons également l'évolution historique de la Tchécoslovaquie.

Apparue lors de la dissolution de l'Empire Austro-Hongrois, elle subira le nazisme et le communisme.

Elle n'y résistera pas et se disloquera 80 années plus tard.

Le style est agréable et la lecture vivante et fluide

Bon moment de lecture sur l'héritage et les transmissions.

Une belle histoire d'amour mère-fille.

Je le recommande vivement

Ce roman a reçu le prix Renaudot des lycéens 2016.

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Commentaire ajouté par Nie-chan 2018-05-20T19:50:16+02:00
Lu aussi

Je vais résumer très simplement ce livre : sans intérêt.

L'histoire n'a pas d'intérêt, puisqu'il n'y en a pas, les personnes ne sont pas intéressants, on aurait pu penser qu'au vu de l'époque et de la guerre toute proche, nous aurions le droit à des rebondissements mais non.

Bref, heureusement qu'il ne fait que 300 pages sinon je ne sais pas comment je serais parvenue à le terminer.

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Commentaire ajouté par NathalieCez 2016-07-03T18:33:09+02:00
Or

Lechatquilit.e-monsite.com

Giboulées de soleil de Lenka HORNAKOVA - CIVADE

C’est une histoire de mères, de grand - mères, de filles et de petites - filles, d’amour et de non - dits qu’elles voudraient protecteurs ; une histoire de racines et d’identité, de famille et de bâtardise fatalement transmises de génération en génération. De cette différence, ces femmes feront une distinction.

Ainsi l’auteur résume son roman à la dernière page..

Dans ce roman, j’ai suivi le destin de 4 femmes, 4 générations. Toutes nées de père inconnu dans des circonstances pas très reluisantes, il faut bien le dire. Chacune, différemment va devoir s’adapter à l’époque et eu changement de politique du pays.

L’écriture de ce livre est fluide et changeante. La vie des personnages n’est pas racontée de la même façon ; la dernière, nous raconte sa vie de petite fille en langage petite fille, créant un texte drôle et émouvant.

C’est un livre tendre et vrai que nous livre l’auteur, avec des moments forts et des personnages hauts en couleur. Une belle saga sur des tranches de vie de femmes.

Un très bon premier roman.

Extraits :

J’ai rougi, je crois, enfin j’espère pas trop, sinon je deviens écarlate comme une aubépine en automne. De l’entendre dire “femme” en parlant de moi, on coeur s’était mis à battre plus vite. Ou plus fort.

On crie donc si fort en venant au monde ? On ne sait rien de ce qui nous attend et pourtant, avec une profonde intuition, on crie. J’étais jalouse de cette franchise première.

Jan me crache presque ces mots, il est si content de les dire. Je le sens dans son souffle qui me frôle l’oreille et la réchauffe avant que le four ne reprenne le dessus. Ah ! Pouvoir se retourner pour le gifler, j’aimerai bien. Mais je dois marcher de plus en plus vite, pour suivre ce convoi. Je dois vite me décider à crier, appeler Josef, lever ma fille à bout de bras, sa fille, notre fille. C’est si facile, un cri.

Est - ce que cela date des premières gifles d’Aloïs que je n’ai confiés qu’à Vache ? Je pouvais tout lui dire ; et je le peux encore. Je pouvais aussi lui montrer les bleus, le égratignures et les vêtements déchirés quand j’essayais d’échapper aux grosses mains d’Eloïs. Sauf qu’une vache, même quand elle est une amie, ne répond pas, n’essuie pas les larmes, ne dit pas des mots doux. En cela une vache ressemble à ma mère. On dirait que ma mère ne sait pas quoi faire avec. Mon bébé bouge dans l’écharpe plaquée sur mon ventre.

Elle a prononcé le mot “fils” avec fierté, comme si accoucher d’un fils était plus méritant que d’une fille, alors que maman Marie pourrait en témoigner, c’est strictement le même bazar. C’est - à - dire, la douleur, la fatigue et à la fin le soulagement quand tout s’est bien passé et que tout est fini. En ce qui concerne la joie, c’est là où ça se gâte.

C’est vrai ça ; il paraît qu’on est nombreux à être nés, en 1969 et 1970, et aussi en 1971. Mamie Marie le sait bien, elle s'intéresse beaucoup aux enfants. Elle pense que c’est très bien que le pays se défende de cette façon, en faisant des enfants. C’est comme s’il avait fit un grand froid, ou quelque chose de ce genre : les gens sont rentrés chez eux et ont fait des enfants. Mais comment les enfants peuvent - ils défendre un pays ? Personne n’a peur des enfants !

Depuis cette histoire du livre jeté dans le feu, je lis encore plus, parce que mamie Marie a dit que les mots ont beaucoup de pouvoir. La preuve, si un petit livre et une chansonnette ont réussi à faire se lever le veux boiteux de son fauteuil, il doit suffire de trouver les bons mots pour changer le monde.

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Date de sortie

Giboulées de soleil

  • France : 2016-04-07 - Poche (Français)

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Madane l'ajoute dans sa biblio or
2019-02-09T09:04:07+01:00
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Evaluations 3
Note globale 6.67 / 10

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