Livres
461 380
Membres
417 657

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

- Et bien, maintenant, je suis furieuse, marmonna-t-elle. Vous êtes bien un homme ! Pourquoi faut-il que je sois assez stupide pour vous trouver attirant malgré votre arrogance ? Voire à cause d'elle ? Oui, je suis certaine que je suis éprise. Cela m'est déjà arrivé.

À présent, c'était Ash qui était en proie à un tourbillon furieux d'émotions irrationnelles - rage et jalousie en l'occurence.

- Avec qui ? ne put-il s'empêcher de demander.

- Quelle importance ?

- J'aime connaître le nom des personnes que je déteste. Je les note dans un carnet que je relis de temps à autre en sirotant un cognac et en laissant échapper un rire sardonique.

Afficher en entier

Je n’ai jamais été rétribuée. Je suis allée la voir, sans résultat. Ni vous ni elle n’avez répondu à mes lettres. Alors je me suis dit que si je me présentais chez vous dans cette tenue…

Elle écarta les plis de la jupe.

— … vous ne pourriez pas faire semblant de ne pas me voir.

— Sur ce point, vous aviez raison.

Même le bon côté de son visage fit la grimace.

— Bonté divine, on dirait qu’une boutique de drapier a reçu une grenade et que vous avez été la première victime civile.— Mlle Worthing voulait une robe digne d’une duchesse.

— Cette robe est digne d’un lustre de maison close, rétorqua-t-il sombrement.

— Mlle Worthing a des goûts… extravagants.

Ash se redressa sur son siège.

— Je n’arrive même pas à regarder cette chose. On dirait du vomi de licorne étalé sur la fourrure de cette abominable créature des neiges qui hante l’Himalaya.

La jeune femme leva les yeux au ciel et laissa échapper un soupir de désespoir.

— Qu’y a-t-il ? reprit Ash. Ne me dites pas qu’elle vous plaît ?— Peu importe que cette robe me plaise ou pas, Votre Grâce. Je retire une certaine fierté de mes réalisations et il se trouve que celle-ci m’a demandé des mois de travail.

Le choc suscité initialement par cette tenue révoltante s’atténuant, Ash fixa son attention sur la jeune personne qui y avait consacré tant de temps.

Après la vision d’horreur qu’offrait cette robe, ladite jeune personne se révélait un plaisir pour les yeux.Teint laiteux, lèvres couleur pétale de rose, épais cils bruns. Et un cran à toute épreuve.

— Cette broderie à elle seule… J’y ai passé une semaine pour qu’elle soit parfaite.

Du bout des doigts, elle lissa le devant du col. Ash suivit des yeux le mouvement de sa main. Il ne vit pas la broderie, il vit ses seins – c’était un homme, après tout. De superbes seins compressés sous l’effroyable corset, d’autant plus plaisants à regarder que la posture résolue de leur propriétaire les faisait se dresser fièrement.

Il laissa son regard remonter le long de son cou gracieux, s’attarder sur sa lourde chevelure acajou nouée en un chignon modeste qui lui donnait furieusement envie d’en retirer les épingles une à une.

Maîtrise-toi, Ashbury.

Elle ne pouvait pas être aussi jolie qu’elle en avait l’air. Sans doute était-ce le contraste avec cette robe hideuse. Et puis, il vivait en ermite depuis un bon moment, c’était là un point à ne pas négliger.

Afficher en entier

Bang !

Ash leva la tête du livre de comptes qu’il était occupé à vérifier.

« Ne t’occupe pas de cela, s’ordonna-t-il. Mme Norton va régler le problème, quel qu’il soit. Cela ne te concerne pas. »

Il se plongea de nouveau dans sa lecture, avant de renoncer quelques secondes plus tard, incapable qu’il était de se concentrer sur son travail. Repoussant son siège, il se leva et quitta la pièce à grands pas.

S’il avait un jour été capable d’ignorer un bruit explosif, il avait perdu ce talent à Waterloo.

Après quelques recherches, il découvrit la source du vacarme. Une tringle à rideaux en métal était tombée sur le sol dans le salon de musique. Le spectacle en lui-même n’avait rien de remarquable. Ce qui était surprenant, en revanche, c’était l’autre partie de la scène : son épouse, juchée au sommet d’une échelle, à une bonne douzaine de pieds au-dessus du sol.

Elle se tordit le cou pour le regarder.

— Oh, bonjour.

— Que faites-vous ?

— Vous le voyez, je retire ces rideaux.

— Seule ?

Il traversa la pièce et posa les mains sur l’échelle. Il fallait que quelqu’un soit près d’Emma au cas où elle perdrait l’équilibre et tomberait.

— Désolée pour le bruit, dit-elle. L’embout de la tringle à rideaux m’a échappé.

Elle avait bien de la chance ! Lui, c’était sa santé mentale qui commençait à lui échapper.

— Au cas où vous l’auriez oublié, vous êtes duchesse désormais. Pas une saltimbanque ou un écureuil.

Elle émit un petit claquement de langue impatient.

— Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, ceci est une échelle, pas un trapèze. Et j’ai fixé le dispositif de sécurité. Je sais me servir de ce genre d’équipement, n’ayez crainte.

— Possible, mais vous ne savez pas vous faire servir. Il y a des domestiques.

Il retint l’échelle d’une main ferme. Dispositif de sécurité ou pas, il n’avait pas l’intention de laisser son épouse se rompre le cou.

— À présent, reprit-il, veuillez descendre de votre perchoir.

— Maintenant que je suis là-haut autant en finir. Sinon, j’aurai déployé tous ces efforts pour rien.

— À votre guise, marmonna-t-il, agacé. Je n’ai rien de plus utile à faire, après tout. Gérer des propriétés à travers tout le pays, améliorer les méthodes de culture, veiller au sort de centaines de familles de fermiers… tout cela n’est qu’un aimable passe-temps.

— Je n’en ai que pour une minute, promit-elle.

Ash leva la tête.

— Très bien. Sachez toutefois que pendant tout ce temps j’aurai une vue imprenable sous vos jupes.

Le spectacle – une paire de jambes fuselées noyées dans un flot de jupons – était des plus frustrants, mais il suffisait à lui échauffer les sangs. Elle portait des bas en laine de couleur claire. Sages, innocents… et terriblement excitants.

— Là ! dit-elle d’un ton satisfait.

Une cascade de velours bleu tomba sur le parquet. La lumière du soleil entra à flots dans la pièce.

Dans la vitre, Ash aperçut son propre reflet. Quel tableau. Emma descendant du ciel dans un nuage de mousseline, et lui, le monstre, rôdant dans l’ombre en contrebas.

Quand elle atteignit le dernier barreau, il posa une main protectrice au creux de ses reins, avant d’étendre les doigts aussi loin que possible en un geste de propriétaire.

Bien trop vite, elle parvint au bas de l’échelle.

Ash recula de quelques pas avant qu’elle se retourne. La lumière était trop vive et Emma trop proche. Il craignait de lui faire peur.

— C’est bien mieux ainsi, décréta-t-elle en s’époussetant les mains.

— Certainement pas. Et je ne vois pas ce que vous avez contre les rideaux.

— Pour commencer, cette maison est une caverne. Nous ne pouvons pas vivre dans le noir.

— J’aime l’obscurité.

— C’est très mauvais de lire et de travailler dans la pénombre. Vous allez devenir aveugle.

— Ha, ha ! ricana-t-il. Si l’onanisme à l’adolescence et la grenade qui m’a explosé à la figure ne sont pas parvenus à me rendre aveugle, rien ne le pourra.

Afficher en entier

C’était un miracle qu’il ait survécu. Cela dit, il était tellement têtu, tellement rebelle que, quand la mort lui avait fait signe, il avait tout simplement dû refuser de la suivre. Cela lui ressemblait bien.Oh, quel diable d’homme ! Obstiné, courageux… Et plus séduisant que jamais !

Des émotions contradictoires la submergèrent. Elle avait envie de se ruer vers lui, mais n’avait aucune idée de ce qu’elle ferait une fois qu’elle l’aurait rejoint. L’embrasser, le serrer dans ses bras, le caresser, pleurer sur son sort ? Elle risquait de faire les quatre à la fois et de se ridiculiser définitivement. C’était sans doute une bonne chose qu’elle soit contrainte de rester derrière ce canapé jusqu’à ce qu’il quitte la pièce.Un claquement sonore la fit sursauter.

Le petit carnet d’Alexandra, dans son boîtier métallique, venait de choir sur le parquet. « Désolée », articula son amie.

— Qui est là ?

Vif comme l’éclair, le duc avait saisi son rasoir sur sa table de toilette et pivoté sur ses talons.

Emma tressaillit. Elle n’avait plus le choix.

— Moi.Elle se redressa, le sourire aux lèvres, et agita la main en un salut joyeux.

— Rien que moi et moi seule.

Il fixa sur elle un regard où se mêlaient la colère et l’incrédulité.

— Emma.

Après avoir donné un discret coup de pied à Alexandra, elle sortit de derrière le canapé et s’approcha de son mari en le contournant, l’obligeant à décrire un demi-tour.

— Je… je vous croyais en bas. Dans la salle de bal.

— J’étais en bas. Et maintenant, je suis en haut.

— C’est ce que je vois.

Derrière lui, elle vit Alexandra traverser la chambre à quatre pattes.

Si Emma ne gardait pas l’attention du duc rivée sur elle, il verrait la jeune femme et cette scène déjà inconfortable deviendrait digne de… eh bien, peut-être pas du neuvième cercle de l’enfer de Dante, mais sans conteste d’un autre lieu méconnu : le sixième octogone de l’Embarras.

Joviale, elle demanda :

— Avez-vous disputé une nouvelle partie de badminton, cette après-midi ?

— C’était de l’escrime.

— Ah, oui ! De l’escrime.

Elle se frotta l’oreille. D’où les sons métalliques provenant de la salle de bal, n’est-ce pas ?

Afficher en entier

From his library desk, Ashbury heard an unfamiliar ringing sound. Could it be a doorbell?

There it came again.

It was a doorbell.

Worse, it was his doorbell.

Damned gossips. He hadn’t even been in Town but a few weeks. He’d forgotten how London rumors traveled faster than bullets. He didn’t have the time or patience for busybodies. Whoever it was, Khan would send them away.

He dipped his quill and continued the letter to his feckless solicitors.

'I don’t know what the devil you’ve been doing for the past year, but the state of my affairs is deplorable. Sack the Yorkshire land steward directly. Tell the architect I wish to see the plans for the new mill, and I wish to see them yesterday. And there’s one other thing that requires immediate attention.'

Ash hesitated, quill poised in midair. He couldn’t believe he was actually going to commit the words to paper. But much as he dreaded it, it must be done. He wrote:

'I need a wife.'

He supposed he ought to state his requirements: a woman of childbearing age and respectable lineage, in urgent need of money, willing to share a bed with a scarred horror of a man.

In short, someone desperate.

God, how depressing. Better to leave it at that one line.

'I need a wife.'

Khan appeared in the doorway. “Your Grace, I regret the interruption, but there’s a young woman to see you. She’s wearing a wedding gown.”

Ash looked at the butler. He looked down at the words he’d just written. Then he looked at the butler again.

“Well, that’s uncanny.”

Afficher en entier

- (…) J’aimerai que nous dînions ensemble. Pas seulement ce soir, mais tous les jours. Un véritable dîner, avec des plats variés et une conversation digne de ce nom.

On aurait dit qu’elle venait de lui proposer de l’étriper. Avec une aiguille à coudre et une petite cuillère. Dans l’obscurité.

Afficher en entier

- Bonté divine, on dirait qu’une boutique de drapier a reçu une grenade et que vous avez été la première victime civile.

- Mlle Worthing voulait une robe digne d’une duchesse.

- Cette robe est digne d’un lustre de maison close, rétorqua-t-il sombrement.

- Mlle Worthing a des goûts… extravagants.

Ash se redressa sur son siège.

- Je n’arrive même pas à regarder cette chose. On dirait du vomi de licorne étalé sur la fourrure de cette abominable créature des neiges qui hante l’Himalaya.

Afficher en entier

Il était ébloui.

Non par la beauté de sa visiteuse- peut-être était-elle jolie, impossible d’en juger-, mais par la laideur de sa robe, un abominable fouillis de perles, de dentelle, de strass et de sequins.

Bon sang! Ash n’avait pas l’habitude de se trouver en présence de quelque chose de plus repoussant que sa propre apparence.

Afficher en entier

Ils étaient à présent seuls tous les trois. Emma, lord Ashbury et un inconfortable silence.

Afficher en entier

Le rôdeur frappa le premier, bondissant sur Ash dans un sifflement furieux. Une dizaine de petits piquants acérés s’enfoncèrent dans son épaule et son bras à travers sa chemise de nuit, lui arrachant un cri de surprise et de douleur. Emma rejeta les couvertures.

— Breeches, non ! Breeches ! Breeches ? Le chat ? Des griffes. Des dents. Un sifflement. Le chat. Bondissant du lit, Ash se mit à tourner sur lui-même en secouant le bras pour se débarrasser du félin, une main protectrice sur ses parties intimes. Il pouvait se permettre quelques pertes, mais pas celle-ci.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode