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Extrait ajouté par myFreeSpirit 2021-03-21T21:45:32+01:00

Il me tutoie !

Et il a totalement raison : je fuis ! Mes neurones se sont fait la malle et je n’arrive pas à réfléchir correctement quand il est en face de moi. Il est trop beau, trop immense, trop sexy, trop… tout ! Seigneur, qu’est-ce que j’ai fait ? Je n’aurais jamais dû accepter son invitation ! Je serre les poings pour éviter de caresser sa mâchoire puissante et l’attirer à ma bouche. Je suis partagée entre mon désir pour lui et une sorte d’instinct de survie qui me met en garde.

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Extrait ajouté par myFreeSpirit 2021-03-21T21:42:21+01:00

Oh, mon Dieu !

Sa brève caresse m’a littéralement transportée ! Tout mon épiderme a réagi, et avec quelle intensité ! Cela fait si longtemps qu’un homme ne m’a pas touchée de cette façon. Les sensations que fait naître en moi le simple contact de son doigt sont révélatrices de ce que je ressens pour lui : du désir. Il transpire la virilité, la sensualité ; il est un appel au plaisir.

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Extrait ajouté par myFreeSpirit 2021-03-21T21:36:12+01:00

— C’est splendide…, je souffle, les yeux écarquillés. Vous avez une telle sensibilité…

— Merci. Cela vous étonne, n’est-ce pas ? murmure-t-il, taquin. Vous me voyiez plutôt comme un ours des cavernes mal léché ?

J’éclate de rire en rougissant, puis reste silencieuse tandis qu’une irrépressible envie de lui caresser la barbe me saisit. Mon regard se porte ensuite sur ses lèvres si parfaites. Je les devine fermes et exigeantes à la fois. J’imagine un baiser sauvage, possessif… Je cligne des paupières pour répondre à sa question.

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Extrait ajouté par myFreeSpirit 2021-03-21T21:33:58+01:00

Sa tenue met en valeur ses larges épaules. Il a essayé de discipliner ses cheveux, en vain. J’évite de le manger des yeux trop visiblement, malheureusement c’est difficile. Cet homme est un mâle alpha dans toute sa splendeur.

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Extrait ajouté par myFreeSpirit 2021-03-21T21:31:34+01:00

Étonnamment, mes pensées dérivent vers la directrice de la maison d’édition.

Inès… un prénom sexy pour une femme sexy… Parce que oui, sous ses airs glacials, elle dégage un putain de sex-appeal. Le feu sous la glace, j’en suis persuadé… Je ne sais franchement pas pourquoi j’ai envie d’en apprendre plus à son sujet. Peut-être parce que ses grands yeux gris semblent hantés ? À moins que ce soit l’aura de mystère qui l’enveloppe ?

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Extrait ajouté par CrystalM 2021-02-15T20:56:18+01:00

CHAPITRE 1

Ange

Je raccroche en insultant copieusement cette maudite bonne femme ! Putain, elle est sérieuse ? J’ai vraiment pas que ça à foutre ! Bon, OK, c’est ma cheffe, mais tout de même, ce qu’elle me demande, c’est franchement pas mon job ! Pourtant je sais que je ne pourrai pas aller contre elle. Elle, c’est Véronique Licha. Une femme de caractère, voire autoritaire, je dirais. Elle gère de main de maître le tourisme au sein du « parc naturel régional de Corte ». Elle travaille à Ajaccio et a sous ses ordres tous les gardes forestiers du parc, dont moi.

Il y a quelques semaines, elle a eu l’idée de créer un guide touristique du parc, afin d’attirer plus de visiteurs. En soi, ce n’est pas une mauvaise idée car le lieu est impressionnant : s’étendant sur près de trois cent cinquante mille hectares, soit plus d’un tiers de la superficie insulaire, il est d’une beauté incomparable. Des réserves naturelles, des montagnes, des lacs… Plus de vingt-huit mille personnes vivent sur son territoire et elle, qui connaît par cœur ces paysages, est persuadée que la moitié de la population ne connaît pas le quart de ces richesses !

Alors après avoir reçu l’accord du président du parc, elle a demandé à une partie de ses collaborateurs, dont nous, les gardes forestiers, faisons partie, de préparer chacun quelque chose sur une partie du parc. Un endroit qu’on apprécie particulièrement, dont nous devons faire une description précise. Beaucoup ont adhéré à l’idée. D’autres moins. C’est mon cas : je suis chef de district forestier, j’ai autre chose à foutre que de jouer aux écrivains, Cristacciu !1

C’est ma résistance qui explique que cette foutue bonne femme se dirige aujourd’hui avec son 4x4 jusqu’à mon poste de travail, dans un refuge en plein cœur du GR20. Quelques minutes après que j’ai raccroché, elle sort de sa voiture et me fait un grand signe alors que je m’approche d’elle.

Elle m’observe avec attention et j’ai l’impression qu’elle veut me bouffer, comme toujours. Je sais que j’attire les femmes. À croire que le style bûcheron brut de décoffrage, grand et musculeux, plaît à la gent féminine. Je ne vais pas m’en plaindre, loin de là ! Avec un sourire éclatant, elle me serre la main vigoureusement puis regarde autour d’elle.

— Ange, je suis contente de vous voir ! Comment ça va, ici ?

— Bonjour, Véronique, ça va très bien, merci. Les touristes ont presque tous fichu le camp et c’est tant mieux ! Ils n’ont vraiment aucun respect pour la nature !

Elle éclate de rire, appréciant mon franc-parler. De toute façon, quoi qu’elle en pense, je suis comme ça et je ne compte pas changer.

— Oui, je suis au courant. Heureusement les gardes forestiers sont là. Vous êtes les policiers de la nature ! Enfin, parlons peu, mais parlons bien, vous savez pourquoi je suis ici, n’est-ce pas ?

Je soupire et hoche la tête, un peu désespéré.

— Vous voulez votre texte, c’est ça ? Je n’ai pas eu le temps de l’écrire… Vous n’ignorez pas que fin septembre, avec le départ des visiteurs, nous avons beaucoup plus de boulot.

— Bien sûr, bien sûr. Cependant, Ange, nous avons rendez-vous lundi matin avec la célèbre maison d’édition « Voyager » pour leur apporter notre projet et discuter du contrat. J’ai besoin de vous.

J’écarquille les yeux, étonné.

— Besoin de moi ? Pourquoi donc ? Je ne suis pas écrivain, Véronique. J’ai accepté de vous aider à motiver mes troupes pour rédiger un truc au sujet du parc. Je gère une centaine d’ouvriers, je n’ai rien à faire dans un bureau à parler de votre guide. Je suis plus efficace sur le terrain, et vous le savez !

— Oui, vous avez totalement raison. Pourtant j’avais dans l’idée que vous pourriez proposer vos magnifiques photographies ? Venez avec, je ne veux que les vôtres pour illustrer mon guide. Vous avez une telle sensibilité… et puis vous connaissez le parc comme votre poche ! Vous saurez mieux que quiconque rendre hommage à cet endroit ! Je ne prendrai pas beaucoup de votre temps, nous avons rendez-vous à 9 heures, et ce n’est pas très loin d’ici, juste à l’entrée de Corte. À 10 heures au plus tard, vous êtes libéré.

Pas très loin d’ici ? Il y a au moins quarante minutes de route ! Je fixe ma supérieure en fronçant les sourcils. Même si je sais que mes clichés seront les meilleurs pour ce foutu guide, j’ai autre chose à faire ! Pourtant, quand je croise son regard plein d’espoir, je me frappe intérieurement. Cette femme aura ma peau ! Elle est tellement emballée par son projet que je n’ai pas le cœur de refuser. D’autant que le parc, c’est un peu ma deuxième maison. Et même si je ne le lui avouerai jamais, je trouve son idée fabuleuse !

— D’accord, mais juste une heure ! Je montre quelques photos et vous ne me harcelez plus avec ça ! Et, oui, c’est promis, je rajoute hâtivement en la voyant ouvrir de nouveau la bouche : je vais écrire un texte et vous l’enverrai ce soir.

— Merci ! Comme cela, tout sera prêt pour lundi matin. J’ai encore quelques agents à recontacter car eux non plus ne m’ont pas rendu leur papier. Je veux que tout le parc soit couvert ! Il y a tellement d’endroits, les réserves naturelles, le GR20, ce fameux sentier de randonnée, les sites classés, les lacs…

Je me retiens de lever les yeux au ciel. Je suis au courant, merci ! Soudain j’entends grésiller mon talkie-walkie. Je m’excuse auprès de ma responsable et m’éloigne de quelques pas. Mon collègue Pascual a remarqué qu’un deuxième arbre centenaire avait été coupé. Jamais les gardes forestiers n’auraient tronçonné des arbres d’un âge si vénérable…

Je grommelle des insultes dans ma barbe hirsute et reviens vers Véronique, tout en rattachant mon talkie-walkie à ma ceinture.

— Désolé, mais je dois vous laisser ! Nous avons un problème à la réserve de Scandola.

Elle hoche la tête et me laisse partir en me faisant promettre de lui envoyer mon texte. Je monte dans mon 4x4 tout en le lui promettant, puis démarre sur les chapeaux de roues et m’engage sur le sentier.

Source : kobo.com

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