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Extrait ajouté par Whale 2012-10-26T13:46:59+02:00

Tiens , si tu avais le choix au moment des élections entre trois candidats: le premier à moitié paralysé par la polio, souffrant d'hypertension, d'anémie et de nombreuses pathologies lourdes, mentant à l'occasion, consultant une astrologue, trompant sa femme, fumant des cigarettes à la chaîne et buvant trop de martinis; le deuxième obèse, ayant déjà perdu trois élections fait une dépression et deux crises cardiaques, fumant des cigares te s'imbibant le soir au champagne, au porto, au cognac et au whisky avant de perdre deux somnifères; le troisième enfin un héros de guerre décoré, respectant les femmes, aimant les animaux, ne buvant qu'une bière de temps en temps et ne fumant pas, lequel choisirais-tu? Servaz sourit.

_Je suppose que vous vous attendez à ce que je réponde le troisième?

_Et bien bravo, tu viens de rejeter Roosevelt et Churchill et d'élire Adolf Hitler. Tu vois: les choses ne sont jamais ce qu'elles paraissent.

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Extrait ajouté par LetItBurn 2015-01-17T15:25:00+01:00

Bien sûr, Servaz avait aussi croisé un grand nombre de gens compétents et efficaces à la direction générale. Ceux-là se mettaient rarement en avant. Et ils arboraient encore plus rarement la dernière mode en matière de cravates. Il se remémora en souriant la théorie d'Espérandieu: son adjoint estimait qu'à partir d'un certain taux de costards-cravates au mètre carré on entrait dans ce qu'il appelait la "zone de compétence raréfiée", encore nommée par lui "zone des décisions absurdes", "zone du tirage de couverture à soi" ou "zone des parapluies ouverts".

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Extrait ajouté par lywenn44 2019-05-22T21:14:00+02:00

" Le vecteur du paludisme, c'est le moustique. celui de la folie ,ou du moins son vecteur préféré, ce sont les médias."

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Extrait ajouté par Ambere 2018-10-19T09:33:39+02:00

Il comprit qu’Alice n’avait pu se résoudre à jeter les carnets : c’était peut-être le seul endroit où la vérité sur ce qui s’était passé

apparaîtrait jamais. Mais, en même temps, elle voulait être sûre que ses parents ne tomberaient pas dessus. D’où la cachette… Elle savait probablement que ses parents ne toucheraient pas à sa chambre après sa mort. Du moins devait-elle l’espérer. Comme elle devait espérer, secrètement, que quelqu’un trouverait un jour les carnets… Elle était sans doute loin d’imaginer qu’il faudrait toutes ces années et que l’homme qui les exhumerait serait un parfait inconnu. En tout cas, elle n’avait pas choisi de « castrer les salauds », elle n’avait pas choisi la vengeance. Mais quelqu’un d’autre l’avait fait pour elle… Qui ? Son père, qui pleurait aussi la mort de sa mère ? Un autre parent ? Ou bien un enfant violenté qui ne s’était pas suicidé mais qui était devenu un adulte plein de rage, rempli à jamais d’une soif de vengeance impossible à étancher ?

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Extrait ajouté par Ambere 2018-10-19T09:20:47+02:00

Il s’était remis à neiger. Subitement, le brouillard apparut à mipente et, avant même d’avoir compris ce qui se passait, Servaz se retrouva plongé dans un univers irréel, aux contours imprécis, avec pour seule compagnie les sapins dressés dans la brume comme une armée de revenants et le blizzard qui faisait virevolter les flocons autour de la cabine.

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Extrait ajouté par Ambere 2018-10-19T09:20:11+02:00

L’hôpital de Saint-Martin était un grand bâtiment de brique rouge qui tranchait sur la neige recouvrant ses pelouses. Comme souvent, l’accès à la morgue et à la salle d’autopsie se trouvait loin de l’entrée principale, au bas d’une rampe en béton. Les membres du personnel appelaient cet endroit « l’Enfer ». Quand il était arrivé trente minutes plus tôt, en écoutant The Gutter Twins chanter Idle Hands dans ses

écouteurs, Espérandieu avait découvert un cercueil qui attendait sur des tréteaux, contre le mur du fond. Dans le vestiaire, il avait trouvé

les Dr Delmas, le légiste de Toulouse, et Cavalier, chirurgien à l’hôpital de Saint-Martin, qui passaient des blouses à manches courtes et des tabliers de protection plastifiés. Delmas décrivait à Cavalier comment ils avaient découvert le corps. Espérandieu avait commencé à se changer, puis il avait glissé une pastille mentholée dans sa bouche et sorti un pot de crème à base de camphre.

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Extrait ajouté par Ambere 2018-10-19T09:19:57+02:00

Il jeta un coup d’oeil autour de lui et un frisson glacé courut le long de sa colonne vertébrale. L’homme n’était pas mort tout seul, il ne s’était pas suicidé : en plus de la sangle qui lui serrait la gorge, plusieurs autres sangles le reliaient à la structure métallique du pont et, sur sa tête, quelqu’un avait mis… une capuche… Une capuche en tissu imperméable noir qui lui cachait le visage, prolongée par une cape qui lui pendait dans le dos.

PUTAIN ! PUTAIN ! PUTAIN !

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Extrait ajouté par Ambere 2018-10-19T09:19:17+02:00

Là où la peau avait été retirée, la chair était à vif, chaque muscle distinctement visible, comme sur un dessin d’anatomie. Servaz jeta un rapide coup d’oeil autour de lui : Ziegler et Cathy d’Humières étaient livides ; le directeur de la centrale semblait avoir vu un fantôme.

Servaz lui-même avait rarement vu tableau aussi insoutenable. À son grand désarroi, il se rendit compte qu’il était si habitué au spectacle de la souffrance humaine que la souffrance animale le choquait et l’émouvait davantage.

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Extrait ajouté par Ambere 2018-10-19T09:19:03+02:00

Tout autre que cet adolescent aurait accusé le coup. Mais pas lui.

Pas ce garçon nommé Clément ; le garçon nommé Clément ne semblait nullement prendre la mesure des faits qui lui étaient reprochés. Servaz avait déjà lu des articles là-dessus, sur ces mineurs qui violaient, qui tuaient, qui torturaient – et qui semblaient parfaitement inconscients de l’horreur de leur geste. Comme s’ils avaient participé à un jeu vidéo ou à un jeu de rôle qui aurait simplement mal tourné. Il avait refusé d’y croire jusqu’à ce jour.

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Extrait ajouté par Ambere 2018-10-19T09:18:27+02:00

Il redémarra, augmenta le volume du lecteur de CD. Les cors du scherzo envahirent l’habitacle. Quittant un court instant la route des yeux, il s’empara du café froid glissé dans le porte-gobelet. Le même rituel chaque fois : il se préparait toujours de la même façon. Il savait d’expérience que le premier jour, la première heure d’une enquête sont décisifs. Qu’il faut, dans ces instants-là, être à la fois éveillé, concentré

et ouvert. Le café pour l’éveil ; la musique pour la concentration – et pour se vider l’esprit. Caféine et musique…

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