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Commentaires de livres faits par Granny-1

Extraits de livres par Granny-1

Commentaires de livres appréciés par Granny-1

Extraits de livres appréciés par Granny-1

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 21-07
"La tour de sélénite" d'Araud Godeville (303p)
Auto-édition

Bonjour les fous de lectures ....

C'est d'un roman fantastique que je vous parle aujourd'hui.

Alors, on nous le présente comme un livre d'horreur digne de Stephen King, on nous averti en 4° de couverture que certaines scènes peuvent choquer les plus sensibles ...

Mouais mouais mouais ....

Adel Blanchard, écrivain en manque d'inspiration, se voit obligé d'accepter un poste de prof de lettres à la faculté de Lille si il veut sortir de la dèche.
Vite intégré parmi ses collègues, il participe de loin au projet de 2 d'entre eux qui est la restauration un phare.
Ceux-ci, partent en reconnaissance sur place avec 2 étudiants.
Sans nouvelles de ses amis, il part avec 3 collègues. Direction la Loire-Atlantique et le fameux phare.
Il est loin d'imaginer que ses pas vont le mener sur le chemin de l'horreur...
A vous de découvrir la suite diabolique !!

Lecture fluide certes, on frise le "page turner", mais des incohérences malheureuses.... dommage.

En conclusion, même pas eu peur .. juste un vieux frisson sur les 30 dernières pages
Non, décidément la littérature fantastique n'est pas ma " cup of tea".

Cela reste un premier roman qui en vaut la peine pour les amateurs du genre.

Par contre j'en vois bien une adaptation en téléfilm.
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date : 19-07
"Nouvelles voies" de Laurence Martin ( 140p)
Auto édition

Bonjour les fous de lectures...

Voici un très joli recueil de Nouvelles.
10 nouvelles sur le même thème : PARTIR

Les nouvelles, on accroche ou pas.
Je ne suis pas une grande adepte de ce genre d'écriture ayant été souvent déçue par les recueils où seules une ou deux nouvelles me plaisaient.

ET BIEN ICI... BINGO...TOUT M'A PLU
De la première à la dernière histoire.

Il y a 1000 façons de partir, de pendre un nouveau départ.
Le fil de trame reste le même, on reste maître de son destin ... Nous seul avons le pouvoir de changer note vie.

Pourquoi partir ? le changement fait tellement peur en général.
Pourtant à un moment cela devient inévitable !
Comment partir ? en douceur ou sur un coup de tête?

On rencontre des personnages gais, d'autres émouvants d'autres encore perdus,et enfin d'autres qui vont s'embarquer vers l'au-delà.
Chaque personnage est attachant. Chaque personnage est un petit bout de notre histoire.
On y retrouve nos joies, mais aussi nos regrets.

Bref... ces 10 petites pépites sont de vraies bulles d'oxygène.
10 belles histoires d'amour
Voici un livre qui fait du bien

Ceci est le 2° roman de l'auteure .. je vais sans tarder découvrir le 1° ("l'eau de rose") et je la remercie chaleureusement pour cette belle découverte.

A lire sans modération .
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date : 19-07
"Léon l'africain" d'Amin Maalouf (347p)
Ed; Le Livre de Poche

Bonjour les fous de lectures....

Voici une autobiographie imaginaire basée sur des faits réels.

C'est l'histoire d'Hassan , mieux connu sous le nom de Jean-Léon de Médicis ou encore Léon l'africain.
Hassan est né en 1490 à Grenade qui est alors musulmane.
Suite à la prise de la ville par Ferdinand le Catholique, Hassan va traverser la méditerranée arriver à Fès où juifs et musulmans viennent de prendre refuge après leur expulsion de l’Espagne.
Il va s'engager dans la diplomatie, suite à un voyage à Tombouctou, et découvrir de nombreuses contrées.
Il se retrouve au Caire, à Istanbul, à Tunis, à la Mecque... Tous cela avant d'être vendu par des pirates au Pape Léon X sous le nom de " Léon l'africain".
A Rome il continuera son travail de diplomate.

Grand roman d'aventure raconté par l'excellent conteur qu'est Amin Maalouf.

Attention, l'écriture est dense, il faut prendre le temps de déguster chaque épisode de la vie de Léon l'africain.

Voyager avec Hassan certes mais lentement, à son rythme.
Et savourer l'écriture d'Amin Maalouf.

Lecteurs qui n'aimez pas les grandes épopées.. passez votre chemin
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"Nino dans la nuit " de Capucine et Simon Johannin (279p)
Ed Moyenne Collection

Bonjour les fous de lectures .....

Alors là cela n'a pas été du tout, du tout ...

A la lecture de ce livre j'ai eu l'impression de me retrouver dans un livre de Virginie Despentes et " Vernon Subutex " je n'avais pas aimé, même détesté !!!

L'histoire début par Nino qui essaye d'entrer à la Légion étrangère et qui se fera recaler car son corps est loin d'être clean.
On découvre alors la vie de ce marginal et de sa compagne, son amour absolu, la femme de sa vie.
On le suit de galère en galère, on apprend le pourquoi de son engagement à la Légion.
Il zone, va de petits boulots en petits boulots.
ils sont blasés, désenchantés, désabusés, affamés, paumés, drogués....mais amoureux.

L'histoire en elle-même n'est pas dérangeante ( même si on tourne franchement en rond ) , mais c'est le langage utilisé, certes adapté au milieu fréquenté par Nino , qui m'a lassée.
C'est confus, obligée de relire une phrase sur trois .
C'est fatiguant.

J'en suis sortie épuisée et désabusée comme Nino et sa belle.

Un mauvais choix de lecture pour moi, mais ce livre rencontrera son public, c'est certain (Télérama l'a trouvé " d'une sidérante beauté " ( sic), n'est-ce pas poétique ? ??)
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date : 17-07
"Pleurer des rivières " d'Alain Jaspard (190p)
Ed. Héloïse d'Ormesson.

Bonjour les fous de lectures ...

Voici un bon petit "page turner " à lire cet été.

Il y a Franck, gitan, époux de Mériem et père de 7 enfants, un huitième est en préparation.
Franck est ferrailleur, vivote et est heureux.
Suite à un vol de cuivre qui tourne mal, Franck va être défendu par Julien. Julien est un célèbre avocat qui plaide dans les beaux quartiers mais qui de temps en temps défend les causes perdues.
Julien est le compagnon de Séverine.
Séverine ne sait pas avoir d'enfant .. Mériem en a bientôt 8 ... Et c'est là que tout dérape !!!

Voici une histoire rondement menée. Pas de temps morts, nous sommes emportés par l'action et on a envie de savoir comment tout cela va se terminer.
La plume est jolie et d'emblée on trouve tout ce petit monde bien sympathique.

Un roman tendre, généreux, drôle par moment, rythmé juste comme il faut.

Un roman pas prise de tête .. l'idéal pour se déconnecter quelques heures .

Premier roman .. réussite.
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date : 11-07
" La clef sous la porte " de Pascale Gautier (224p)
Ed. Folio

Bonjour les fous de lectures .....

Et bien voici un livre à la fois " page turner " et décevant !!
"Page turner " car la lecture glisse et on tourne les pages espérant que quelque chose se passe
Décevant .... parce que RIEN NE SE PASSE ou si peu !!!

Alors ce sont 4 ronchons ( 3 hommes et une femme), blasé de tout, ils subissent la vie. Ils ne comprenne plus grand chose aux valeurs actuelles ( d'ailleurs ils ne le cherchent pas ) , tout les agace, les déçoit.
Il y a Ferdinand, coincé, dans un bled de plus en plus glauque, entre une ado détestable et une femme qui ne l'aime plus .
Auguste, instit. célibataire qui subit les sarcasmes de ses vieux parents.
Agnès, qui attend en vain que son amant quitte sa femme et qui se morfond dans son appartement minable. Elle ne se supporte plus pas plus que les autres.
Et enfin José qui ne sort quasi plus de chez lui et qui regarde la TV en boucle.

Au début, c'est amusant de les lire ces vieux ronchons. Rien ne trouve grâce à leurs yeux , ils ont leur mot sur tout et parfois ne sont pas loin de la vérité.
Tous les 4 ils rêvent d'un autre monde, l'imaginent.
Et c'est là que cela part en vrille .. ils restent dans leur imaginaire, leur espoirs de changement et d'une autre vie ne dépassent pas leurs rêves.
Cela en devient étouffant , lassant.

On aurait tellement aimé les voir bouger, plus rien ne les retenait dans leur vie actuelle qu'ils subissaient .. pourquoi ne pas se prendre par la main au lieu de continuer ce lamento incessant ?
Ils étaient libre ... mais pas très téméraires .. la routine même exaspérante rassure .. Mais est-ce ça la vie ?

La lecture, bien que facile d'accès , est vite devenue plombante pour le moral !! et je n'ai ressenti que très très peu d'empathie pour ces 4 tristes sires.
On nous annonçait un livre caustique ... oui bof , j'y ai cru, je cherche toujours !!!

En fait, je me demande quel est l'intérêt d'un tel récit ?

Notez que je dois être un peu maso car j'avais déjà lu " Les vieilles " de la même auteure et ... franchement moyen !
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date : 09-07
"Le patient " de Timothé Le Boucher (292p)
Ed. Glénat

Bonjour les fous le lectures ...

Voici un roman graphique, catégorie "thriller psychologique", qui est très bien ficelé.

Un soir, des agents en patrouille découvrent une jeune fille un peu simple d'esprit errant dans la rue.
Elle est couverte de sang. lorsqu'ils se rendent à son domicile, ils sont face à un véritable carnage .. toute la famille à été massacrée, sauf un des fils qui est grièvement blessé et qui va rester dans le coma pendant 6 ans.
A son réveil, il est pris en charge par une psychologue spécialisée en criminologie et qui s'était occupée de sa soeur au moment des faits.
le jeune home récupère assez rapidement et commence à raconter à sa psy les rêves qui le hante...
Lui seul sait ce qui c'est réellement passé il y a 6 ans.

Excellent "page turner" à l'ambiance hitchcockienne.
Le dessin est agréable est les plages alternant couleur et noir/gris nous mettent parfaitement dans l'ambiance.

FASCINANT, ANGOISSANT
Auteur à suivre

Beaucoup mieux aimé que son précédent ouvrage "Ces jours qui disparaissent" , trop futuriste à mon goût .
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date : 08-07
"la belle de Casa" d' In Koli Jean Bofane ( 204p)
Ed. Actes Sud

Bonjour les fous de lectures ...

Embarquement dans la Belle Casablanca et ses intrigues.
Vous y rencontrerez Sese, le migrant congolais qui pensait avoir payé son passage pour les côtes normandes et se retrouve dans la ville blanche.
Il y a des spéculateurs véreux qui espèrent se "faire du fric" sur le dos des pauvres paumés.
La belle Ichrak, inaccessible et qui en énerve plus d'un .
Ichrak qui était trop belle et que l'on retrouve égorgée au coin d'une rue.
Il y a le flic, le directeur de théâtre et tant d'autres personnages hauts en couleurs.
Et surtout le Chergui, ce vent du désert qui rend fou.

Qui a tué la belle de Casa ? et pourquoi ? elle qui aimait tant le pouvoir des mots.

Autant l'histoire est assez banale, autant l'écriture est gaie et entraînante.
Bofane écrit comme il parle .. cela a vite, il y a de l'humour et de la poésie dans ses paroles.

Dépaysant mais sans plus .. il manquait une petite étincelle.
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date : 05-07
"Tenir jusqu'à l'aube " de Carole Fives (190p)
Ed. L' arbalète ( Gallimard)

Bonjour les fous le lectures ....

Voici un livre très court, quasi un huis-clos, qui nous raconte la galère d'une mère solo.

Nous suivons la narratrice dans son quotidien qui s'égrène au gré de la vie de "l'enfant".
Difficultés financières, quête de boulot, fatigue, déprime, culpabilité, tout défile le long de ces quelques pages.
Face à l'incompréhension qui l'entoure, la narratrice s'octroie quelques virées nocturnes pendant que l'enfant dort. Ss bulles d'oxygène.
Au début quelques minutes, le temps du tour du pâté de maison , ensuite un peu plus longtemps .. encore plus longtemps ....jusqu'à frôler la catastrophe;

Et voilà ... point final !
J'ai vraiment envie de dire " tout cela pour ça " !!!!

Certes, l'auteure nous brosse un portait de la société contemporaine et en particulier de ces mères "solo" qui jonglent à longueur de journées, de mois et d'année pour que leurs petits se sentent bien.

Mais il a manqué quelque chose pour que la sauce prenne .. J'ai eu du mal a trouver de l'empathie pour cette mère qui, quoiqu'elle entreprenne, tout se révèle être un fiasco.
Elle est seule ... trop .. pas de famille (ou peu) pas d'amis, pas de collègues, pas de maman de square ou de crèche ...
Is it possible ?

Vous l'aurez compris, ce court récit ne m'a pas franchement convaincue même si je suis 100% compréhensive en ce qui concerne les galères des mères "solo".
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date : 05-07
"Le front russe" de Jean-Claude Lalumière (210p)
Ed. Le Livre de Poche

Bonjour les fous le lectures ....

ATTENTION ... JUBILATOIRE !!!!

Je vous rassure d'entrée de jeu, ce livre n'a rien à voir avec une quelconque histoire de guerre.
"Le front russe " est le surnom donné au quartier ministériel des affaires étrangères où travaille le narrateur.

Ce jeune homme, provincial qui ne rêve que de voyages et ne connait des contrées lointaines que ce qu'en dévoile le magasine "Géo", se retrouve, après à l'obtention d'un concours, embauché au Ministère des Affaires étrangères.
Hélas, suite à quelques mésaventures, il va découvrir que ce fameux ministère ne se limite pas au Quai d'Orsay mais pousse ses tentacules jusque dans des quartiers moins flamboyants.
Le voici propulsé au "Bureau des pays en voie de création...Section Europe de l'Est et Sibérie".

S'en suit 210 pages jubilatoires où le narrateur nous raconte ses déboires face à la machine qu'est l'Administration et ses absurdités.

C'est drôle, burlesque et tellement vrai !!!!

L'autodérision est au rendez-vous avec une pointe de tendresse et des situations dignes d'un roman de Kafka ( mais tellement vraies, nous en avons tous connu ).

Bref, le ton est donné, la satire est mordante et fait mouche ...impossible de s'ennuyer une seule seconde.

Présenté comme "une farce " .. je ne suis vraiment pas certaine que cela en soit une !!!!

Je m''empresse de rajouter à mon immense Pal les autres écrits de cet auteurs !!!
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date : 03-07
"Le paradoxe d'Anderson" de Pascal Manoukian (295p)
Ed. Seuil.

Bonjour les fous de lectures ...

ATTENTION... Pascal Manoukian nous a sorti, une fois de plus, UNE PERLE....

Plantons le décor:
Dans la famille, je demande les parents, Aline et Christophe, tous deux ouvriers.
Elle, est tricoteuse dans une grande manufacture, lui, fabrique des bouteilles, il sue devant les fours pour transformer le sable en verre.
Il y a ensuite les enfants, Léa et Mathis.
Léa, prépare le Bac ES et est toute à sa jeunesse, son petit frère est de santé fragile.
Tout se petit monde vivote dans le nord de la France, vie simple, rythmée par les crédits, dans une région qui se meurt.
Jusqu'au coup de grâce ou les deux industrie se décident à délocaliser.
C'est le début de la descente aux enfers....

Quelle claque que ce livre !
Mené de main de maître.
L'écriture nerveuse nous plonge en apnée dans le monde d'Aline et Christophe qui s'écroule de façon irrémédiable au fur et à mesure que les mois passe et qu'inexorablement, toutes les issues se ferment
Le stress monte crescendo.

Manoukian prend le prétexte des révisions du Bac ES pour nous rappeler les grands principes de l'économie ( expliqués de façon claire et ludique, parfois même humoristique ) et notamment le fameux " paradoxe d'Anderson" et confronter cette belle théorie avec la réalité.

Lisez Manoukian, partagez ce livre !!!!
L'auteur nous met face à nos réalités, face aux dangers de la mondialisation non seulement pour nous mais pour les générations futures.

Voici un vrai roman social sur fond de délocalisations, de mondialisation et de lutte des classes.

NB:
Paradoxe d'Anderson : paradoxe empirique selon lequel l'acquisition par un étudiant d'un diplôme supérieur à celui de son père ne lui assure pas, nécessairement, une position sociale plus élevée...
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"Mais en quoi suis-je donc concerné ? " de Sacha Batthyany (290p)
Ed. Gallimard

Bonjour les fous de lectures ....

Ceci n'est pas un roman mais le témoignage de Sacha Batthyany qui revient sur l'histoire de sa famille et des conséquences qui en ont découlé.

Tous commence par un article de journal où l'auteur apprend que sa grand-tante "aurait " participé à une tuerie nazie.
Lu tout d'abord de façon anodine, l'auteur va petit à petit se poser des questions et enquêter sur l'histoire familiale.
Ses recherche vont le mener en Hongrie, pays d'origine de sa famille, en Argentine, pays où ont émigré de nombreux rescapés des camps et en Russie, où son grand-père connu le goulag.

Livre sur la quête d'identité, sur les origines, la transmission.

Tout au long de son parcours, Sacha se posera la question " Suis-je coupable du passé ? la culpabilité se transmet-elle de générations en générations?"

Subtil mélange entre réalité et fiction ( l'imagination de l'auteur part au galop par moment).
Ce livre nous rappelle que nous ne sommes en rien responsable des erreurs des anciens et que l'Europe d'hier n'est pas si éloignée de celle d'aujourd'hui ( migrants, familles déchirées, brisées, non-dits...).

Lecture très intéressante autant du point de vue historique que psychologique.

Lu dans le cadre '" je noircis mon planisphère " .. me voici ayant validé un auteur suisse.
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"Les sept mariages d'Edgar et Ludmilla" de Jean-Christophe Rufin (374p)
Ed. Gallimard

Bonjour les fous le lectures ...

C'est toujours avec plaisir que l'on se plonge dans un livre de Rufin.
Celui-ci a le don de nous enchanter grâce à ses merveilleux talents de conteurs.

Cette fois il nous embarque dans une folle histoire d'amour, celle d'Edgar et Ludmilla.
L'histoire est longue, elle recouvre plus de 50 années.
Elle est remplie de bonheur, de tristesse, de joie et déceptions, d'heures de faste comme d'heures sombres, de succès et de trahison.
Une histoire de mariageS, de divorceS.

Une histoire de démesure...

Bref, une histoire comme tant d'autres et pourtant unique.

Edgar et Ludmilla se sont rencontré très jeunes en Ukraine où Edgar faisait un reportage photo.
Coup de foudre immédiat pour celui-ci qui n'a de cesse, une fois revenu en France , de retourner chercher sa belle.
Les débuts seront difficile , mais très vite , Edgar va exceller dans le monde des affaires et Ludmilla va essayer de tirer profit de sa voix.
Leur vie, comme les montagnes russes, est loin d'être monotone et à chaque changement de cap, on assiste à un mariage puis .. à une séparation.
Deux être fous, amoureux l'un de l'autre, mais ne pouvant ni vivre ensemble .. ni séparés.

Et si malgré cela ils étaient resté en phase ?

Pari réussi pour J.C Rufin qui parvient à nous maintenir en haleine le long de ces 370 pages parsemées d'embûches et de tendresse.

L'auteur ayant une carrière a multiples facettes et plusieurs mariages à son actif ( dont certains avec la même épouse ) s'est peut-être largement inspiré de ses propres expériences.

Belle réflexion su la vie de couple Monsieur Rufin !!!
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date : 24-06
" Une mère" d'Alejandro Palomas (330p)
Ed Cherche midi

Bonjour les fous de lectures....

Voici un roman à la fois drôle, déjantée et tendre qui a enflammé l'Espagne lors de sa sortie.

Barcelone, quelques heures avant de franchir le cap de la nouvelle année, Amalia aidée de son fils Fer, s'active dans les derniers préparatifs.
Elle reçoit en effet ses trois enfants ( avec ou sans pièces rapportées, avec ou sans chiens ) et son frère.
Ils seront 6
La table se dresse .. 7 couverts.. n'oublions pas la place de l'absent!
Ces dernières heures de l'année vont être tirées à profit pour se replonger dans les souvenirs, faire exploser les silences et essayer d'éclaircir l'avenir
La nuit est longue ... nous avons tout notre temps.

Un joli roman sur l'amour familial avec en toile de fond une mère complètement déjantée.
La lecture est cocasse et entraînante ( même parfois agaçante.. trop de déjanté peut enlever l'envie de rire ).

Ce livre aurait, c'est vrai, pu être mis en scène par Almodovar, il en aurait certainement tiré une perle.

Amusez-vous cet été avec ce récit qui sous ses airs loufoques nous distille des tonnes de tendresse et qui parvient à évoquer les douleurs de la vie en vos mettant un sourire aux lèvres.

Gros roman a succès qui fut cependant boudé par l'intelligentsia espagnole de l'hexagone et c'est bien dommage .
une littérature qui a le don de nous faire sourire est loin d'être une littérature "populaire " dénigrée par certains.

Malgré quelques agacements vite oubliés .. très bon moment de lecture
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date : 20-06
" Le sel " de Jean-Baptiste Del Amo (400p)
Ed; Gallimard.

Bonjour les lecteurs...

Après " Règne animal", c'est avec un véritable plaisir que j'ai découvert cet autre roman de l'auteur.

Registre totalement différent....

Nous passons une journée dans une famille de pêcheurs sétoise.
Famille oh combien tourmentée sous un vernis lisse!

La mère, a décidé de réunir ses trois enfants, les pièces rapportées et les petits-enfants le temps d'un dîner.
Avant la rencontre, nous nous immergeons dans les souvenirs de chacun. Nous découvrons leurs caractères, leurs faiblesses, leurs peurs.
Chacun évoque les jours heureux mais aussi les craintes, les déceptions.
Personne n'est épargné, depuis le père, rustre marin pêcheur jusqu'à la jeune génération.
Jamais, cependant, ils ne seront confrontés les uns aux autres lors de cette journée. L'occasion de s'expliquer, de mettre les choses à plat s'est envolée.

On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille comme chantait un certain Maxime

Une famille comme tant d'autres en fin de compte, avec ses non-dits, ses comportements de façade.
Chacun présente ses souvenirs, son passé, essaye de justifier son comportement.
Y sont évoqués les relations "mère-fille", la différence difficile à accepter, les clichés qui ont bien du mal à disparaître, la vie et la mort et ... l'amour bien entendu

J'ai aimé me plonger dans ce huis-clos familial., essayer de comprendre leurs souffrances.
Jean-Baptise Del Amo manie le kaléidoscope de nos émotions avec brio.
Je n'ai cependant pas ressenti le même engouement que pour " règne animal"
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« La vie héroïque de Suzanne Spaak » d’Anne Nelson (396 p)
Ed. Robert Laffont

Bonjour les lecteurs ....

Grosse déception que ce livre qui m’avait attirée par son résumé alléchant.

Je pensais y découvrir la vie de cette résistante de l’ombre classée parmi les Justes pour son action pendant la guerre vis-à-vis des enfants juifs.
Que nenni

Certes l’auteure parle de Suzanne, mais de façon tellement indirecte qu’on se demande pourquoi elle a donné ce titre à son livre .
Elle aborde plus la famille Spaak et les autres résistants qui ont croisé la route de cette bourgeoise qui, il est vrai, a mis son argent au service de la cause.

Le livre est très intéressant par les sujets abordés:
Résumé des années de guerre/ les réseaux de résistants / les traques des juifs etc...
Le travail de recherche a dû être long et minutieux.

Livre intéressant donc du point de vue historique mais hélas assez décevant en ce qui concerne la vie de Suzanne Spaak.
Mais il y avait il matière à écrire un livre uniquement au sujet de Suzanne, bourgeoise argentée qui s’est longtemps ennuyée et a donné un sens à sa vie en entrant, par petite porte, en résistance?

Suzanne sera exécutée par la Gestapo peu de temps avant la libération

A la fin du livre, nous retrouvons photos et témoignages de ceux qui ont croisé cette idéaliste.
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date : 16-06
Faby de Caparica
38 min ·



"Mon père "de Grégoire Delacourt ( 220p)
Ed. JC Lattès
Bonjour les lecteurs
ATTENTION … pépite
Décidément, Grégoire Delacourt se classe parmi mes chouchous.
C'est l'histoire d'un père, Edouard, qui va se confronter au problème de la pédophilie.
C'est l'histoire d'un prêtre.
C'est un huis-clos entre ce père désespéré, anéanti et le violeur de son fils.
C'est l'histoire d'une colère.
C'est l'histoire d'une suffocation.
C'est l'histoire d'une culpabilité
C'est l'histoire d'Edouard qui n'a rien vu et où une partie de lui se meurt, s'éteint à tout jamais.
Livre coup de poing ou notre rage et notre impuissance accompagnent celle d'Edouard.
Pourquoi ?
Comment réagir ?
Peut-on pardonner ? Comprendre ? …. NON
Ne ratez pas ce dernier Delacourt. Il ne nous épargne pas.
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date : 14-06
"Les retrouveilles " d'Olivier Maulin (185 p)
Ed. du Rocher.
Bonjour les lecteurs...
Vous êtes amateurs de huis clos, en voici un qui tient la route et que j'aurais bien vu adapté au petit écran.
Laurent est un homme à la vie assez monotone. Un boulot, une femme, des enfants et une certaine lassitude qui s'est installée.
Lorsqu'il accepte l'invitation d'un ancien ami de faculté, perdu de vue depuis plus de 25 ans, à les rejoindre, lui et sa fratrie, dans un châlet perdu dans les montagnes de Savoie, il est loin de s'imaginer que ce week-end va tourner au cauchemard et que sa vie va basculer.
Très vite, les façades de convenance se fissurent, se lézardent.
Le récit étant très court, je n'en dévoilerai pas plus pour ne pas gâcher le plaisir du lecteur...
Olivier Maulin nous emmène tambour battant dans un lieu glacial à l'ambiance noire et alcoolisée.
La recette fait mouche .. une pointe de "Shining", une dose d'Agatha Christie et le tour est joué , la sauce prend pour notre plus grand plaisir.
Méfiez-vous lorque vous accepterez une invitation d'anciens copains de jeunesse !
Excellent roman, lu en apnée, le temps d'un aller/retour Liège Ostende !
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date : 13-06
"Une éducation" de Tara Westover ( 400 p)
Ed. JC Lattès
Bonjour les lecteurs...
Voici l'histoire de Tara ( l'auteure).
Idaho, dans les années 90.
Tara vit dans une famille de mormons où le temps semble figé.
Elle nous raconte son enfance, sous la dépendance d'un père cloitré dans ses traditions, dans la lecture des livres saints.. jusqu'au délire.
Enfance déscolarisée, n'ayant pas d'acte de naissance ( elle n'existe donc pas!), un père se préparant à la fin du monde, pas de suivi médical.. juste la foi en Dieu.
Tara va pourtant réussir à se sortir de ce monde qui la paralyse petit à petit.
A 16ans, elle va quitter le foyer familial et se faire sa propre éducation qui lui ouvrira les portes de l'université (mormone), malgré ses faibles connaissances.
Elle deviendra docteur en Histoire!!!
Voici le récit d'un combat contre l'ignorance qui est certes touchant mais qui n'a pas réussi à me passionner.
J'y ai trouvé beaucoup de longueurs et ai mis un temps fou à terminer le livre.
Certes, c'est une belle histoire qui nous rappelle que "quand on veut, on peut", mais je ne suis pas parvenue à me plonger dans l'univers de Tara avec passion et ai survolé son apprentissage.
Combien de "Tara" ont la force de s'en sortir ?… Combien coulent ?
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"Avec la mort en tenue de bataille " de José Alvarez (218 p)
Ed.Albin Michel
Bonjour les lecteurs...
Déception pour ce livre dont la 4° de couverture était pourtant alléchante.
Sur fond de guerre civile espagnole, nous suivons Ines, femme respectueuse appartenant à la bourgeoisie espagnole.
Ines est mariée à un capitaine au long court qui brille par ses absences et est mère de 5 enfants.
Ses enfants, elle les a évacués dès le début du conflit et espère qu'ils sont en sécurité en France.
Suite à une trahison d'un proche, Ines et sa sœur sont enfermée et dépossédée de leurs biens..
Elles seront libérées grâce à Andrès, un étrange geôlier qui n'est pas indifférent aux charmes d'Ines.
Lors de son enfermement, Ines réalise l'état dans lequel se trouve son pays. Ce ne sont plus que luttes sanglantes. Les amis d'hier sont devenus les ennemis d'aujourd'hui.
C'est le chaos total.
Ines révèle sa force de caractère et part à la recherche de ses enfants tout en se transformant en une combattante intrépide et amoureuse luttant pour ses idées.
Serez-vous conquis par l'histoire d'Ines ?
Pour ma part pas du tout !!
Tout d'abord, ce roman, axé sur la guerre civile espagnole, l'aborde en fait très peu. Tout est survolé et c'est bien dommage.
Il y aurait portant eu matière à développer, cette période historique étant peu relatée et riche en drames qui auraient mérité d'êtres mis en lumières.
Le style de l'auteur ne m'a pas franchement convaincue. Rien n'est approfondi, que ce soit le côté historique ou romancé du récit.
Par contre il y a ne pléthore de personnages qu'on en vient à en perdre son espagnol !!!
Et enfin, est-ce du au style d'écriture? .. je n'ai ressenti aucune empathie pour Ines!!!!
Bref, vous l'aurez compris, ce court roman ne m'a franchement pas convaincue, il m'a même agacée, lassée.
Il alimentera la boite à livre de mon quartier où il rencontrera peut-être un lecteur plus enthousiaste
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"La disparition de Jim Sullivan" de Tanguy Viel (140p)
Ed; Minuit double.
Bonjour les lecteurs...
Après le fameux "Article 353 du Code Pénal" (une pépite pour moi), je me suis plongée dans ce récit de Tanguy Viel, avec un peu de réticence au départ je l'avoue.
Et … Bim …. quelle surprise !!!
Décidément, cet auteur m'enchante!!!
L'auteur de roman " made in France" qu'est Tanguy Viel, se prend d'envie d'écrire un roman américain.
Et nous voici plongé séance tenante dans une parodie ou il nous fait part de ses réflexion, exemples à l'appui, pour sortir " The best seller amerloque.
Avec humour, il nous expose les clichés qui, selon lui, sont la base de la réussite du roman outre-Atlantique.
Il nous donne son avis et développe, avec humour, le pourquoi seule l'Amérique est capable de produire des romans internationaux.
Lecture qui m'a étonnée, enchantée, amusée.
L'auteur aurait-il réussi son pari en nous livrant un roman américain écrit par un français ?
Tous les ingrédients sont réunis pour en tout cas.
N'hésitez pas a vous y plonger.. régalez-vous !
Bravo !
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date : 10-06
"Gratitudes" de Delphine de Vigan (173p)
Ed. JC Lattès
Bonjour les lecteurs ….
Quel plaisir de retrouver Delphine de Vigan.
Dans son précédent roman " Les loyautés", l'auteure abordait le problème de l'alcoolisme chez les ados
Cette fois, elle nous plonge dans les méandres de la vieillesse.
Michka est une petite vieille qui commence à perdre ses mots et son autonomie.
Pour sa sécurité, elle se retrouve en Ehpad.
Très vite, la descente dans l'oubli des mots s'accélère, la vie commence à s'échapper, l'effroi s'installe puis la résignation.
Nous suivons Marie, jeune femme proche de Michka, et Jérôme son orthophoniste
Tous deux assistent à la chute de Michka de façon impuissante.
Il reste cependant un dernier geste que la vieille dame veut accomplir.
Un merci à transmettre, une gratitude, une reconnaissance.
Delphine de Vigan nous met en face du problème de la vieillesse, de leur accueil en EHPAD qui n'est pas toujours très rose, mais surtout, elle nous met face à notre passé.
Prenons le temps d'analyser nos douleurs, de les accepter.
Apprenons à pardonner si il le faut , et surtout à dire merci.
"Merci", ce joli nom employé de façon machinale, plusieurs fois par jour.
" Merci" ce petit mot automatique.
Réapprenons à dire un "Vrai merci", aux personnes aimées, celles qui ont compté.
Ce petit mot de 5 lettres qui peut nous éviter les regrets avant qu'il ne soit trop tard.
Ce roman est à la fois triste et drôle.
Nous sourions des mots emmêles de Michka et notre cœur se serre face à cette vieillesse désemparée.
Prenons le temps de dire MERCI et d'exprimer notre gratitude à ceux que nous aimons. Le temps est inflexible et passe bien trop vite.
Loin de sombrer dans le pathos, ce court récit ous emmène au fond de nous-même
MERCI Madame de Vigan !
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"Le dernier gardien d'Ellis Island" de Gaëlle Josse (187p)
Ed. J'ai lu
Bonjour les lecteurs...
C'est encore une fois avec beaucoup de plaisir que j'ai retrouvé la plume de Gaëlle Josse.
New-York, 3 novembre 1954.
Dans quelques jours, Ellis Island, ce centre d'accueil des immigrés européens pendant de longes années, fermera définitivement ses portes.
John Mitchell en est son dernier directeur, son dernier gardien.
Seul, il ne lui reste que quelques jours pour arpenter une dernière fois "son" ile et évoquer ses souvenirs avant un retour à le terre ferme.
Nostalgique, il se souvient….
De tous ces migrants, débarquant épuisés et plein d'espoirs, leurs maigres biens serrés contre eux.
Des espoirs perdus pour nombreux d'entre eux qui se voient refusée l'entrée sur le sol américain pour des raisons de santé ou autres.
Des autres, plus chanceux mais remplis d'incertitudes.
De sa tendre épouse disparue bien trop vite.
De Nella, cet amour furtif.
De ses collègues, certains bienveillants, compréhensifs, d'autres beaucoup moins.
John ,n'a que quelques jours pour écrire ses souvenirs, justifier certaines choses, tenter d'en oublier d'autres.
Après, il lui faudra partir et lui aussi reconstruire une autre vie.
Gaëlle Josse se base sur des faits et personnages réels pour imaginer l'histoire de John.
L'histoire vous happe dès les premières pages et ce pour ne plus vous lâcher.
Sous sa plume se mêlent une palette d'émotions: joie, renoncement, désillusion, soulagement, fatalité, espoir.
Un roman touchant sur l'exil des uns et la solitude de l'autre.
Je vous recommande chaudement cette lecture comme les autres écrits de cette auteure.
Ellie Island n'est pas totalement fermé, c'est devenu un musée où l'histoire de ces migrants remplis de rêves, d'espoir et d'illusion (désillusion? ) est racontée.
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date : 07-06
"MaÏmaÏ" d'Aki Shimazaki (172p)
Ed. Actes Sud
Bonjour les lecteurs...
Voici le 5° et dernier opus de la série "L'ombre du chardon"
Nous retrouvons Tarô, l'enfant sourd et muet a grandi et est devenu artiste peintre.
Bouleversé par la disparition subite de sa mère, il décide d'ouvrir une galerie exposant ses toiles dans l'ancienne librairie de celle-ci et de vivre avec sa grand-mère.
Mais qui était vraiment Mitsuko? la mère du jeune homme au passé trouble.
Tarô renoue également des liens avec son amie d'enfance Hanako.
Alors que les jeunes gens envisagent le mariage, la mère de Hanako s'y oppose violement.
Pourquoi ?
Il est temps que Tarô lève un voile sur le passé qui l'entoure.
Tous les livres de l'énigmatique Aki Shimazaki se dégustent comme de douces pâtisseries.
La brièveté des récits et la plume dépouillée de l'auteure n'enlève rien à la beauté de son écriture.
Il faut lire lentement, ralentir le geste, savourer chaque détail.
Décidément, Aki Shimazakise révèle la reine de la pentalogie.
Elle n'a pas son pareil pour analyser les sentiments, les tabous et carcans sociaux et nous présenter ses personnages de façon croisée.
Aux humains, se mêle la nature toujours présente au Japon et décrite de façon poétique par l'auteure.
Si vous ne connaissez pas cette auteure, foncez.. " Le poids des secrets", " au cœur du Yamato" et " l'ombre du chardon" sont des pentalogies que ne feront que vous ravir et adopter la délicate Aki Shimazaki parmi vos auteurs favoris
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date : 06-06
"Un dangereux plaisir" de François Vallejo (309p)
Ed.Viviane Hamy
Bonjour les lecteurs...
Quand une tarte aux fraises décide de votre destin!
Elie ne ressent aucune passion pour la nourriture.
Elevé dans une famille désargentée et désenchantée où la nourriture n'est qu'un moyen de se sustenter, il n'a jamais accordé d'importance aux plaisirs du palais.
Jusqu'au jour où la crème et les fraises d'une tarte vont lui ouvrir les yeux sur un monde inconnu.
C'est décidé.. Il sera cuisiner!
Il va désormais consacrer sa vie à la manipulation des aliments et à la recherche des saveurs. Au point d'occulter ce qui se passe autour de lui.
Passant de maisons en maison, petit à petit, il maitrise son art.
Tout au long de sa quête, il fera de multiples rencontres, des vilains garçons à Jeanne qui lui ouvre son cœur.
Il devra déjouer de nombreuses embûches, faire le tri parmi ses concitoyens. Ceci pour avance toujours plus dans la maitrise des fourneaux.
Il finira par avoir son propre restaurant et arriver au sommet de son art mais à quel prix et si son passé le rattrapait !
Récit tout en saveur qui nous transporte dans la complexité de l'art culinaire.
Nos sens sont en éveil, les yeux choisissent les marchandises avec Elie, le ventre gargouille lorsqu'il exécute son art. Il ne nous manque que l'odeur des fumets.
Un livre délice pour le palais accompagné de quelques recettes.
Un joli conte gourmand.
Petits bémol .. quelques longueurs, parfois trop mijotées
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date : 05-06
« La bible de néon » de John Kennedy Toole (216p)
Ed. 10/18
Bonjour les lecteurs .....
ATTENTION.... livre culte !
Tout d’abord un petit mot sur l’auteur.
John Kennedy Tool est un auteur qui n’a pas été publié de son vivant.
Il s’est suicidé à l’âge de 31 ans (1969) après les nombreux refus de publications des éditeurs américains .
C’est grâce aux nombreux efforts de sa mère, que sera enfin publiée, 20 ans après sa mort « la conjuration des imbéciles » qui remportera le prix Pulitzer de 1981 à titre posthume.
« La bible de néon » écrit bien avant, alors que l’auteur n’avait que 16 ans, était considérée par les éditeurs comme trop immature et était restée dans l’oubli.
On ne peut que louer l’acharnement de cette mère qui n’a jamais renoncer et s’est battue pour que les deux seuls romans écrits par son fils voient le jour et que le génie de celui-ci soit enfin révélé au grand public.
L’histoire de «la bible de néon » se déroule dans les années 1940 dans une ville du sud des Etats-Unis.
C’est celle d’un jeune garçon, David, qui chaque soir, depuis sa maison sur la colline, voit luire l’enseigne de la bible au dessus de la maison du pasteur.
David raconte son enfance passée à l’écart du village.
Il y raconte ses relations avec les autres. Celles pas facile avec un père qui disparaîtra lors de la guerre, celles plus tendre avec sa tante Mae, ses brimades endurée de la part de certains adultes ou enfants de son âge.
Il y parle de sa mère qui sombre doucement dans la folie, du puritanisme américain, du racisme, de la guerre et de ses conséquences.
Il y parle de solitude, d’abandon.
Sa seule solution de survie se révèlera la fuite, l’oubli.
Parviendra-il a prendre un nouveau départ ?
Autant de thèmes abordés de la part d’un jeune ado de 16 ans est surprenant.
Le style est certes enfantin, un peu naïf par moment (16 ans), mais ce jeune auteur n’épargne pas cette Amérique puritaine des années 40.
Une Amérique étroite d’esprit, qui porte des œillères et rejette toute différence.
Qu’il est regrettable que cet auteur n’ait pas été reconnu de son vivant !
Un talent s’est perdu
Lecture a découvrir .. je me mets de côté au chaud dans ma Pal « la conjuration des imbéciles »
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