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Bibliothèque de Guerrek : Liste de diamant

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Essais Essais
Michel De Montaigne   
A lire et à relire, à conserver à porté de main, indispensable à tout "honnête" homme/femme. surtout, ne pas s'arrêter à l'écriture de Montaigne et profiter de ses réflexions sur la plupart des situations de la vie.

par Arthemis
Mille baisers pour un garçon Mille baisers pour un garçon
Tillie Cole   
Magnifique.
Bouleversant, j'ai une seule chose à dire, sortez une boite de mouchoirs.

par Adèle
Nos étoiles contraires Nos étoiles contraires
John Green   
http://wandering-world.skyrock.com/3080070673-The-Fault-In-Our-Stars.html

Il y a des livres qui vous plaisent, qui vous embarquent avec eux dans un univers fascinant et qui vous permettent de vraiment vous évader. Et puis, il y a des livres comme The Fault In Our Stars. Ceux qui vous font rire et pleurer, qui vous bouleversent jusqu'au point à penser à eux au lycée, lorsqu'on est avec des amis, qui nous dévastent et vous consument jusqu'à la dernière page. C'est définitivement le cas de ce magnifique ouvrage. Rien qu'en repensant à sa fabuleuse histoire, j'ai des papillons dans le ventre.
En lisant le résumé, on se doute que l'intrigue va nous toucher. Vous commencez à me connaître, j'ai des tendances un peu étranges, comme celle d'aimer les histoires atrocement tristes. Alors quand Marie m'a conseillé The Fault In Our Stars, j'ai vite compris que j'allais être bouleversé. Et mon sentiment s'est révélé exact. Ce roman m'a ébranlé au plus haut point. On passe du rire aux larmes en un claquement de doigt, on a sans cesse envie de rassure les héros, et on prend une énorme gifle à la fin du livre. Tout ce que j'aime.
Nous rencontrons deux protagonistes extraordinaires : Hazel et Augustus, tous deux atteints d'un cancer. J'ai envie de dire "Évidemment, ils vont se rencontrer. Évidemment, ils vont s'attacher l'un à l'autre. Évidemment, ils vont tomber amoureux. Et évidemment, il va leur arriver la chose la plus horrible du monde.", mais ce serait rendre affreusement justice au livre. Car oui, l'intrigue est exactement ça, mais également tellement plus. Tellement, tellement plus.
Tout d'abord, et peut-être que cela va paraître vraiment étrange, j'ai énormément ri pendant ma lecture. Hazel et Augustus possèdent un sens de l'humour franchement décalé, et une auto-dérision sur eux-mêmes et leurs maladies à toute épreuve. Leurs répliques sont sensationnelles et drôles, et on ne peut, grâce à celles-ci, que s'attacher à eux. Ils ne veulent sous aucun prétexte que leurs cancers ne prennent possession d'eux. Ils ne veulent pas qu'ils leurs dictent leurs vies. Ils veulent se battre. Toujours et encore. Pour vivre. Exister. Ne pas être oubliés.
Les personnages secondaires sont également marquants et hautement touchants. Les parents d'Hazel et Isaac, par exemple, sont aussi bien décris que les deux adolescents. Ils sont profonds, bruts, réels. On sent que l'auteur a vraiment travaillé son chef-d'œuvre. Tout y est parfait. D'ailleurs, John Green est vraiment un romancier exceptionnel. Sa plume est saisissante, haletante, prenante. On se perd dans chaque phrase, chaque tournure, chaque mot, chaque expression. Il parvient à nous faire sourire et à nous écrire des moments coup de poing quelques passages après. On passe par toutes les émotions possibles. Et qu'est-ce que c'est beau. J'en veux encore !
On s'amuse et on a les larmes aux yeux pendant premières deux cents pages, où tout se met en place. On apprend à découvrir pleinement Hazel et Augustus. Leurs failles, leurs faiblesses, leurs points forts, leur détermination à survivre malgré tout. Absolument tout. Et lorsqu'ils tombent amoureux, que la romance peut vraiment s'épanouir, c'est à ce moment précis que l'auteur décide de nous achever. Le coup de grâce est enfin donné.
Les cents dernières pages sont atroces. Aussi bien fascinantes qu'émouvantes. Notre moral connait alors une chute libre. C'est par la répétition de phrases frappantes et littéralement ravageuses que John Green rend son histoire encore plus renversante qu'elle ne l'était déjà. J'ai pleuré. Beaucoup. J'ai eu les yeux gonflés pendant de longues minutes. Cette horrible centaine de pages nous dévore et nous coupe le souffle. Ce n'est pas plus compliqué. Pourtant, je savais que j'allai avoir mal, que j'allai souffrir. Mais la peur n'évite pas le danger. J'ai donc plongé avec Hazel et Augustus dans un ouragan de sentiments annihilants. Ouaw. Juste ouaw.
Concernant la romance en elle-même, elle fait partie d'une des plus belles que j'ai jamais découvert. Nos deux fantastiques héros représentent tout l'un pour l'autre. Ils s'accrochent car ils savent pertinemment que la vie va horriblement les séparer. Alors ils profitent de chaque moment. Chaque seconde qui s'égraine est un pas de plus vers la conclusion de leurs existences. Ils décident d'écrire le dernier chapitre de leurs vies ensemble. Oh god. Comment ne pas succomber à cette histoire, sincèrement ?
En refermant The Fault In Our Stars, j'étais dans un état second. J'ai dû attendre un petit moment avant de pouvoir repenser normalement. J'avais le coeur qui battait à cent à l'heure, les idées confuses, l'esprit embué. Ce livre nous offre une très, très belle leçon de vie. On réalise qu'il y a des cas pires que les nôtres. Que la vie vaut la peine d'être vécue, malgré ses hauts et ses bas. Qu'il faut profiter de tout, à tout moment. Car d'un instant à l'autre, tout peut violemment basculer. Hazel et Augustus sont deux personnages qui resterons très certainement gravés dans ma mémoire pendant très longtemps, tout comme leur passionnante et frappante histoire. Merci à John Green pour avoir écrit un tel livre. Merci, merci, merci. Et, évidemment, merci à Marie pour me l'avoir conseillé. Je serais passé à côté d'un vrai trésor.

par Jordan
Gagner la guerre Gagner la guerre
Jean-Philippe Jaworski   
Une oeuvre vraiment incroyable .
Une oeuvre déroutante , on est directement propulsés dans une bataille navale, on se demande mais qu'est ce qu'il se passe, on assiste, impuissant , on contemple les agissements d'un Benvenuto qui sera tout aussi paumé que nous par la suite. Un double du lecteur ? Surement et c'est en parti pour cela qu'il devient attachant . Ce qui est, aussi, assez intéressant et confortable , ce sont les nombreuses adresses faites par Benvenuto aux lecteurs, on se sent proche de cet assassin, on est guidé par la main. On en vient à l'aimer cet anti-héros ;)

L'écriture de Jaworski est hypnotisante. Une écriture vraiment fine, rythmique et agréable . Je me suis souvent délectée de certaines tournures en souriant bêtement.

Oh et puis cette façon de briser les codes de la fantasy. Souvent dans la fantasy , pour construire une intrigue, un personnage , on a un passage obligé par les parents. On en apprend des tonnes en général et bien là... que nenni, c'est même envoyé balader par notre cher serviteur en personne.
Bref je vais m'arrêter là mais il y aurait tellement de choses à dire sur cette oeuvre si dense et si particulière. Enfin juste une chose, ce fut une belle rencontre :)

par Sadess
La Passe-miroir, Livre 3 : La Mémoire de Babel La Passe-miroir, Livre 3 : La Mémoire de Babel
Christelle Dabos   
Que d’émotions en refermant ce troisième tome.

Quand je claironne que La Passe-Miroir est mon nouveau Harry Potter, je n’exagère pas. C’est une histoire doudou, dans laquelle je me plongerai au même titre que dans HP en cas de coup de blues.

Le principal défaut de ce tome ? Le même que les autres : PAS ASSEZ ! Comment fait Christelle Dabos pour pondre des pavés de 500 pages trépidantes d’action dont on sort avec une impression de trop peu ?!
Ici, c’est particulièrement accentué par le fait qu’Ophélie est loin d’autres personnages importants : [spoiler]Bérénilde, Victoire, Archibald, Renard, Gaëlle et bien entendu la superbe Victoire qui m’a totalement charmée. Personnages qu’on ne voit que le temps de quelques chapitres beaucoup trop courts à mon goût…[/spoiler] De ce côté-là, c’est une petite déception.
Le personnage de Victoire est très prometteur ! C’était intéressant de voir le monde par ses yeux, j’ai hâte de la revoir !
Ca aurait pu être sympa également que le grand-oncle joue un rôle plus large, un peu comme Roseline.

Concernant l’intrigue, j’ai été ravie de constater quelques précisions bienvenues, accompagnées d’éclaircissements qui épaississent encore un peu plus le mystère comme Madame Dabos sait si bien les distiller. [spoiler]Un monde bien réel imaginé par une romancière, Eulalie Dilleux… une jolie mise en abîme ![/spoiler]
J’ai été un peu déçue de la méthode employée par Ophélie pour en savoir plus : adopter une nouvelle identité (procédé déjà utilisé avec Mime) et attendre de gravir les échelons. Pour un troisième tome, je trouve ça dommage de devoir recourir à de tels artifices.
Les nouveaux personnages rencontrés sur Babel ne m’ont pas plus charmée que cela, excepté Ambroise, Blasius et le Sans-Peur. Au passage, bravo à Christelle d’avoir intégré à l’histoire une personne handicapée et une personne homosexuelle, c’est assez rare (notamment en littérature jeunesse !) pour le souligner.

On pourrait croire que je trouve plus de défauts que de qualités à ce tome. Ce n’est pas le cas ! C’est simplement plus facile de mettre le doigt sur quelques défauts objectifs que sur les raisons qui font de ce roman un véritable page-turner avec une intrigue qui gagne en profondeur de tome en tome.

Le couple Ophélie/Thorn fonctionne sur les mêmes rouages qui en font un duo hors clichés ; ils évoluent peu à peu au plus grand plaisir de la fleur bleue qui sommeille au fond du lecteur. Une question demeure : quel est le problème de Thorn dans ce tome avec le désinfectant ?? Je suis tout ouïe si quelqu’un a compris ^^’

C’est une saga intelligente qui n’a de cesse de surprendre son lecteur et de lui faire se poser des questions à chaque nouvel indice, chaque révélation.

Dans ce tome précisément, Christelle Dabos dépeint sans équivoque une société dystopique où la censure et le contrôle de soi pour la cité est la règle. Pour une fois, on voit clairement comment une telle société se met en place et on sait que nos héros vont tout faire pour empêcher que ce modèle s’étende à d’autres arches. C’est un aspect que j’apprécie énormément dans cette série.

Maintenant il n’y a plus qu’à attendre le dernier tome. Je l’attendrai patiemment, mais avec de grandes expectatives !!
La Passe-miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune La Passe-miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune
Christelle Dabos   
Les livres de Christelle Dabos méritent plus que le Diamant.
Que dire de ce livre à part que je regrette de l'avoir refermer aussi vite, que j'attend la suite avec impatience et que je vais très certainement me relire ces deux tomes de nombreuses fois d'ici la sortit du prochain, comment ne pas parcourir cet univers incroyable encore et encore et dire qu'on va avoir le droit à deux autres perles de ce genre (peut être plus).
Il se passe tellement de chose pour notre chère Ophélie dans ce tome, impossible d'en faire un résumé ou de dire ce que j'ai préféré (en même temps j'ai tout aimé donc...).
Gros coup de cœur pour Thorn.

Le troisième est en cours de rédaction et même si je suis impatiente, Christelle peut et doit prendre son temps, mais son imagination est tellement magique qu'on ne risque pas d'être déçu.
La Passe-miroir, Livre 1 : Les Fiancés de l'hiver La Passe-miroir, Livre 1 : Les Fiancés de l'hiver
Christelle Dabos   
Une lecture enthousiasmante !!

J'ai mis du temps pour lire ce livre, pour différentes raisons, et je ne regrette pas de ne l'avoir découvert que maintenant, alors que je profite enfin de vacances, après de longs mois de travail : j'ai pu le lire à mon aise, presque d'une traite, et en profiter sans être dérangée.

Christelle Dabos a l'âme d'une romancière, une vraie, de celles (et de ceux) qui sont si rares. Elle maîtrise absolument tout : l'écriture (même les ornements de son style - dérives que je ne goûte guère d'habitude, subissant ce genre d'excès en grinçant des dents - sont en totale harmonie avec la magie du monde et les paradoxes de son héroïne, enfin... anti-héroïne, quel défi si brillamment relevé !) l'intrigue, ses personnages, le monde décalé.

J'adore l'écharpe !!!
(désolée, il fallait que ça sorte, alors j'ai cédé ^_^)

Je suis admirative de la manière dont l'auteur a réussi à créer une ambiance si personnelle, si envoûtante qu'il est impossible d'y retrouver des références. De nombreux auteurs (parfois très distrayants et maîtrisant parfaitement leur exercice) ne font que surfer à l'envi sur les thèmes porteurs. Les résultats sont bons, parfois même excellents, mais il n'y a jamais cette magie, cette possible immersion, où le sens critique part au placard (avec l'écharpe, par exemple <3). Mais par bonheur, quelque fois, la magie de l'écriture est là : l'auteur semble s'être si bien approprié les thèmes qu'il a choisi d'exploiter que l'on oublie qu'ils aient jamais été traités avant...

J'ai donc lu ce livre d'une traite ou presque, captivée par cette facilité de lecture - celle qui cache toujours un travail colossal. Aucun effort n'est demandé au lecteur, il peut se laisser bercer, sachant que tout viendra à point : les surprises, les justifications, les révélations.

Le style est incroyablement évocateur. Je suis en générale très hermétique aux descriptions : mon esprit décroche, je ne suis plus, mon regard décolle, il peut m'arriver de mollir, de reposer le livre / mon kindle...
Les descriptions de ce livre, nombreuses et courtes, sont remarquables de poésie et d'efficacité : en quelques mots choisis l'auteur fait jaillir une scène, des images, de la lumière, beaucoup de jeux d'ombres et de lumière, des visages... On s'y croirait ! C'est un grand talent de pouvoir ainsi permettre au lecteur de s'évader sans peine dans un monde imaginaire, comme s'il passait la tête à travers sa page ou son écran, un peu comme à travers un miroir...
(n'oubliez pas votre écharpe, on peut s'enrhumer facilement en plongeant le nez comme ça n'importe où)

Une des faiblesses récurrentes du roman "fantastique" (je mets tout l'imaginaire décalé dans cette rubrique : fantasy, urban-fantasy, steam punk, dystopie, uchronie, conte, SF, fantastique, surnaturel) est d'apporter avec une certaine lourdeur, ou du moins un manque d'élégance, les aspects décalés du monde - ces éléments qui vont permettre au lecteur d'apprécier le décalage entre le monde de l'auteur et le nôtre, et de profiter ainsi pleinement du récit. Parfois il y en a trop d'un coup (le fameux "info-dump" !) ou pas assez (on n'y comprend rien) ou trop tard (on n'est déjà plus là ou alors franchement énervé :( ). Ou alors, le roman s'appuie sur d'autre récits du même genre, alors c'est très clair ; si clair d'ailleurs que ça a de fortes chances d'être assez ennuyeux, parce que déjà vu mille fois (pas toujours cependant, grâce au miracle de la grâce de l'écriture... :) ).

Bon, tout ça pour dire que Christelle Dabos est une championne !! Je suis épatée par sa maîtrise, sa manière d’amener sur la pointe des pieds et avec une discrétion impalpable (l'écharpe peut aller se rhabiller, on parle d'un voile impalpable, là !) les informations nous permettant de nous immerger peu à peu dans son monde : c'est tout simplement du grand art !
Oui, parce que c'est difficile. Très difficile. Difficile du genre presque impossible.
Et que le résultat permet une lecture exquise, avec juste ce qu'il faut de questionnements ("c'est qui celle-là ? " "ça sert à quoi ça ?" "et comment ça se fait que ?") pour apprécier l'explication qui vient sans heurts, juste à temps, ni trop tôt ni trop tard.

De même les capacités "magiques" des personnes dotées de magie ne sont-elles pas exhibées comme des trophées, mais seulement vaguement exposées avant d'être mises en scène aux moment opportuns, jusqu'à l'apothéose finale...

Les personnages (mon grand point de sévérité) sont à l'image du reste : excellents.
Presque stéréotypés au départ pour beaucoup (ce n'est pas une critique, ce procédé me semble au contraire à privilégier dès lors que l'on sait faire évoluer ses personnages) certains nous étonnent alors que le roman se poursuit : Ophélie bien sûr, qui ne révèle bien plus héroïque que son départ chancelant, enrhumé, nauséeux, récalcitrant, ne l'aurait laisser croire. Et l'incroyable tante de Thorn ! Et le petit chevalier que l'on ne cerne toujours pas, mais qui fait froid dans le dos, les personnages secondaires, tout droit sortis de contes de fées pour certains (les vrais, ceux qui font peur)...

Il est rare de voir réunies tant de qualités littéraires chez un même écrivain : l'art d'écrire (je ne parle pas seulement du style, qui semble tant signifier pour un certain type de lecteurs français, mais de l'amenée des choses), l'imagination, la clarté, la faculté à évoquer des images terriblement vivantes et des personnages vrais, plausibles, complexes, humains tout simplement.
Et quand on a la chance de trouver cette harmonie, on le lâche pas !
Je suis sur les starting-blocks pour le tome 2, Christelle, c'est quand vous voulez ! XD


par milabette
Ensemble, c'est tout Ensemble, c'est tout
Anna Gavalda   
J'ai adoré le livre.
C'est un fragment de vie qui aurait pu se passer, qui s'est surement passé. On y croit, puisqu'il n'y a aucune raison de ne pas y croire. Les personnages sont attachants, le livre est bien écrit. Ce que j'aime chez A.Gavalda c'est qu'il y a juste à ouvrir le livre et à se laisser bercer. C'est fluide, ça coule tout seul, c'est magnifique.

L'adaptation filmique est très réussie. Pour une fois je n'ai pas été déçue (oui c'est rare) et les acteurs sont tellement à leur place dans cette histoire ... =)

par Gomette
Maybe, Tome 1 : Maybe Someday Maybe, Tome 1 : Maybe Someday
Colleen Hoover   
http://altheainwonderland.blogspot.fr/2014/04/maybe-someday.html

J'adore les romans de Colleen Hoover, et je pense même d'ailleurs pouvoir dire qu'elle est mon auteure favorite. J'ai adoré la trilogie Slammed, je suis tombée amoureuse de Hopeless (ainsi que de son roman compagnon Losing Hope), et j'attend encore le jour où je serais déçue par un de ses romans. Est-ce que ce jour serait arrivé avec Maybe Someday ? ... Oh que non ! Si vous preniez toute l'adoration que j'ai eu pour Slammed, que vous l'ajoutiez à mon coup de cœur pour Hopeless, et que vous multipliez tout cela par 10, vous atteindriez peut-être l'énorme coup de cœur qu'à été ce roman ! Parce que Maybe Someday c'est une lecture coup de poing et une somptueuse aventure.

Le jour de ses 22 ans, Sydney découvre que son petit ami Hunter la trompe avec sa meilleure amie et colocataire Lori. La jeune femme se retrouve alors à la rue et ne trouve d'aide qu'auprès de Ridge qui n'était jusqu'alors que "le musicien du balcon d'en face". Une étrange amitié s'était liée entre eux alors que le jeune homme jouait de la guitare sur son balcon aux moments où Sydney étudiait sur le sien, s'imaginant ses propres paroles aux mélodies. Face au désarroi de la jeune femme Ridge lui propose de rester dans la chambre habituellement occupée par son frère, alors en tournée avec son groupe Sounds of Cedar, mais en échange il a une petite condition. Puisqu'il est en plein syndrome de la page blanche et que les mélodies ont l'air de tant inspirer Sydney, elle devra accepter de l'aider à écrire les prochaines chansons du groupe...

Une relation entre amitié, attirance palpable, et amour de la musique va se lier entre les deux jeunes gens. Au fil des paroles qu'ils vont écrire pour Sounds of Cedar, ils vont se découvrir et s’apprivoiser sans les habituelles barrières qui sont érigées entre les gens. Forcément, en s'ouvrant cœur et âme dans leurs textes et mélodies, il y a peu de place pour de vrais non-dits... Cependant Ridge a une petite amie, Maggie, et Sydney lutte vraiment pour surmonter la trahison de son ex. Il y a donc bien des obstacles qui se dressent sur le chemin de leur relation que j'ai pourtant adorée. J'ai adoré son évolution, sa douceur, son tragique.

J'ai également adoré Sydney que ce soit dans ses doutes ou ses peurs. La façon dont elle se bat pour surpasser son sentiment de trahison et son attirance naissance pour Ridge ne peuvent que nous parler. C'est un personnage qu'il est très facile d'apprécier et de supporter. On vit toute l'histoire à ses côtés, avec elle, et ses émotions deviennent très souvent les notre. Toutefois au delà de Sydney, j'ai surtout adoré Ridge. Je crois même que je suis un peu amoureuse de lui... et encore "un peu" est un euphémisme.

Il m'est compliqué de réellement trop parler de son personnage sans vous révéler un point fondamental du récit. En effet, Ridge a une particularité qu'il est dur de ne pas évoquer lorsqu'on parle de lui, mais sur laquelle je me refuse de spoiler. Si ce n'est pas un gros secret, et que c'est révélé assez rapidement dans le récit, je ne voudrais gâcher le plaisir de personne et je pense que c'est toujours mieux de garder les petites surprises pour la lecture. Je dirais simplement que c'est une particularité qui forge réellement son personnage et a été un de ces petits plus magique qui est porteur d'énormément de force.

Le fait est qu'au delà des personnages le truc qui fait de Colleen Hoover une auteure si spéciale, c'est qu'elle nous fait tout ressentir avec beaucoup d'intensité. On se prend les personnages et l'histoire en pleine poire, et c'est encore plus flagrant dans Maybe Someday. Ce roman il ne se lit pas, il se vit tout simplement. On est embarqué dans les vies de nos héros et on partage toutes leurs joies et leurs peines comme si elles étaient les notre. Si Ridge a une manière très forte et pure de ressentir la musique dans le roman, c'est avec autant d'intensité et de pureté qu'on ressent ce récit !

Pour tout vous dire, l'immersion est si complète que pour la première fois je n'ai pas réussi à me projeter en avance dans l'histoire. Je ne savais tout bonnement pas qu'elle était la meilleure issue pour ces personnages, ni celle que l'auteure risquait de privilégier. Après tout est-ce qu'une fin heureuse c'est forcément quand les personnages finissent ensemble ? Est-ce que parfois la meilleure fin, la plus satisfaisante, ça ne serait pas autre chose ? Comptez sur Maybe Someday pour remettre toutes vos certitudes à zéro !

En conclusion, Maybe Someday est encore un petit bijou qui nous est offert par Colleen Hoover. Cette auteure a un réel talent pour créer des personnages et histoires captivants et mémorables. J'ai rarement lu des romans qui m'ont autant fait vibrer que les siens, et ce dernier en date atteint réellement une magnifique apogée. A lire absolument !

par Althea
À la recherche du temps perdu, Tome 1 : Du côté de chez Swann À la recherche du temps perdu, Tome 1 : Du côté de chez Swann
Marcel Proust   
Il faut vraiment s'accrocher pour lire la première partie, Combray, qui est très lente, presque immobile. Certes, le style est magnifique, mais les phrases sont si longues, et pour dire si peut de choses, qu'il est difficile d'entrer dans cette oeuvre. Il faut lire lentement, au calme, ne pas hésiter à relire les phrases plusieurs fois, il faut prendre son temps avec Proust j'ai l'impression.
Et puis personnellement, ça m'intéresse moyennement de connaître les drames du coucher de monsieur Proust lorsqu'il était enfant (désolée de vous spoiler une des actions principales de cette partie! ).

Par contre j'ai adoré la 2ème partie, Un amour de Swann, je l'ai lue quasiment d'une traite. Le style est toujours aussi magnifique, mais là, il se passe des choses. Je veut dire par là que c'est un vrai récit, moins de descriptions/réflexions/souvenirs et plus d'action, puisque cette partie raconte comment Swann s'éprend d'une jeune femme, et les aléas de cet amour. Il y a aussi quelques passages plutôt drôle ... "faire catleya" par exemple... ^^