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« Je suis tes chaînes, Doubhée, je suis ta malédiction. Tu me dis que je suis tout pour toi, que tu es perdue sans moi ; mais c'est le contraire. Et tu dois être libre, comme avant de me rencontrer. Oublie l'amour que tu éprouves pour moi. Il y aura d'autres hommes, que tu aimeras encore plus, et qui sauront t'aimer, toi, et non celles qu'ils voient en toi. »

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Elle se leva et marcha pieds nus jusqu'au bord du lac. L'eau était noire, exactement comme à la Fontaine Obscure. Claire à la surface, elle se perdait dans l'obscurité. Une obscurité impénétrable qui la fascinait.

Elle se pencha et y plongea la tête. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle ne vit plus que ses cheveux qui flottaient douement autour de son front; et le noir en dessous d'elle, qui l'appelait.

Elle ne résista pas. Son corps s'immergea en ne soulevant que quelques petites vagues, et Doubhée s'enfonça dans les ténèbres. Elle battit des pieds pour descendre encore, puis elle s'immobilisa, le sang fouetté par l'eau glacée. Elle était en paix avec elle-même. Lobscurité lui s'emblait toujours plus attirante. [...] Elle glissa lentement vers la mort.

Au prix d'un suprême effort de volonté, Doubhée s'enfonça encore, le poids de ses armes ajouté à celui de ses vêtements trempés l'entraînait vers le fond. C'est alors qu'elle eut l'impression que quelqu'un la prenait dans ses bras. Elle n'eut pas le courage de se débattre. Elle s'abandonna a cette étreinte qui, pour une raison inconnue, lui paraissait familière. [...]

Puis sa chute prit fin. Elle commença à remonter, la pression dans ses oreilles diminua et l'eau se réchauffa. Sa tête creva la surface. Elle prit une longue inspiration et l'air lui remplit douloureusement les poumons. Elle sentit qu'on la traînait sur la rive.

-Tu vas bien?

C'était une voix familière. Une voix dont la tristesse lui serra le coeur.

Elle ouvrit les yeux. Elle ne s'était pas tropée. [...]

Doubhée cligna des yeux une ou deux fois. La torche s'était consumée et il faisait sombre, terriblement sombre.

-on peut savoir ce que tu essayais de faire?

Doubhée tressaillit. Elle aurait reconnu cette voix entre mille. Ses yeux finirent par percer l'obscurité et elle le vit [...] , le visage peut-être plus maigre et plus pâle, et les yeux verts, intenses, pleins de vie.

-Tu te sens mieux?

Lonerin s'approcha pour la scruter, et Doubhée lui sauta au cou, [...]. Elle n'avait jamais été aussi heureuse. [...] Lonerin la serra lui aussi avec force.[...] De joie, ils se laissèrent tomber ensemble sur les durs rochers qui bordaient le lac, et Doubhée, toujours incrédule, releva la tête pour dévisager son compagnon. C'était un miracle sans nom! Le jeune homme la fixa avec intensité, puis, brusquement, il l'embrassa avec fougue.

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-Il m’à écrit, pendant toutes ces années, jusqu’à ton départ. Dans sa dernière lettre, il m’à demandé de ne pas te chercher, mais de te dire, si jamais je te voyais un jour, qu’il t’avait compris.

Tarik ne répondit pas. Ido approcha son visage du sien.

-Tu m’entends, Tarik ? Il t’a compris, comme je suis certain que tu l’as compris, toi aussi. Et il te demande pardon.

Tarik sourit, et serra plus fort sa main. Il ne parla pas jusqu’à l’aube. Sa respiration devint de plus en plus faible, son visage de plus en plus blanc. Mais sur ses lèvres, le sourire ne s’efface pas.

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« - Tu veux savoir la vérité ? La vérité, c'est que les gens se lassent vite de la paix. Quand les vieux ennemis ont été abattus, il leur en faut de nouveaux, et les périodes de paix n'ont qu'un seul but : préparer un nouveau bain de sang. »

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Doubhée sourit distraitement, et le jeune homme l’attira alors contre lui et l’embrassa. Elle lui rendit son baiser, mais Lonerin sentit qu’elle était légèrement distante et qu’une partie d’elle souffrait.

« Un jour, je l’arracherai à toute cette souffrance, je la délivrerai de la Bête et je la libérerai de la Guilde. Je la sauverai, et elle ne sera plus qu’à moi. »

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" - Quand on est heureux, on dit n'importe quoi, on est prêt à croire que cela durera toujours. Or cela ne dure pas toujours."

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« - Quelle histoire t'es tu encore inventée maintenant pour te refuser le bonheur, hein ? »

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- Mais pourquoi avec elle ? murmura-t-il.

- Parce qu'elle est le pivot, la pièce maîtresse, tu ne l'as pas compris ? Parce que si elle réussit, nous serons libres.

Un sanglot lui échappa.

- Si tu tiens réellement à moi, sors d'ici et ne viens surtout pas me dire au revoir demain.

- Ne me demande pas ça, dit-il doucement...

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...L'obscurité elle-même se dissout, la pièce plonge à nouveau dans la pénombre et Sennar se jette sur le sol en sanglotant. Il a les mains noircies, et une grande partie de son pouvoir est perdue. Et pourtant, il a vu son sourire...

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« Oublie-moi, Dhoubée, oublie-moi et pardonne moi si tu peux.»

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