Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de Gwendoline-37 : Ma PAL(pile à lire)

retour à l'index de la bibliothèque
Désorientale Désorientale
Négar Djavadi   
« Tout ce que je sais c’est que ces pages ne seront pas linéaires. Raconter le présent exige que je remonte loin dans le passé, que je traverse les frontières, survole les montagnes et rejoigne ce lac immense qu’on appelle mer, guidée par le flux des images, des associations libres, des soubresauts organiques, les creux et les bosses sculptés dans mes souvenirs par le temps. Mais la vérité de la mémoire est singulière, n’est-ce pas ? La mémoire sélectionne, élimine, exagère, minimise, glorifie, dénigre. Elle façonne sa propre version des événements, livre sa propre réalité. Hétérogène, mais cohérente. Imparfaite, mais sincère. Quoi qu’il en soit, la mienne charrie tant d’histoires, de mensonges, de langues, d’illusions, de vies rythmées par des exils et des morts, des morts et des exils, que je ne sais trop comment en démêler les fils. » Négar Djavadi nous prévient d’emblée, son premier roman ne va pas ressembler à un long fleuve tranquille. Or, c’est justement ce parti pris de ne pas respecter la chronologie, de mêler la grande et la petite histoire et de faire resurgir les souvenirs de famille là où on ne les attend pas qui font tout le sel de ce livre grouillant d’anecdotes, vibrant de fortes déclarations et colorant les destinées des immigrants.
Kimiâ, la narratrice, commence par nous raconter pourquoi son père se refusait à prendre les escalators du métro parisien, nous promet qu’elle reviendra sur ce qui s’est passé le 11 mars 1994 dans le XIIIe arrondissement et retrouve le lecteur dans la salle d’attente de l’hôpital Cochin. Car elle doit avoir recours à une insémination artificielle. Bien entendu, elle peut combler son attente en tentant d’imaginer la raison pour laquelle les couples qu’elle croise se retrouvent là. Mais aussi nous expliquer son propre parcours. Remonter plusieurs générations en arrière et raconter l’Iran du Shah, les années de Révolution puis celles qui ont provoqué l’exil de la famille et la transformation qui s’en est suivie.
« Je suis devenue, comme sans doute tous ceux qui ont quitté leur pays, une autre. Un être qui s’est traduit dans d’autres codes culturels. D’abord pour survivre, puis pour dépasser la survie et se forger un avenir. »
Nous voici au cœur d’un film à grand spectacle avec ses panoramiques et ses gros plans : «Zoom avant sur le visage déformé du père. Observez bien ce qui se joue dans son regard bleu.» Puis quelques lignes plus loin : «quittons maintenant le champ – son regard bleu – pour nous tourner vers le contrechamp : les yeux de l’enfant. D’immenses yeux bleus remplis de larmes…» Toutes les techniques sont mises à profit, le soudain retour en arrière, la plongée et la contre-plongée, le travelling, comme lors de l’arrivée des passagers à l’aéroport de Paris en provenance de Turquie, ou encore le plan américain pour les scènes de dialogues. Grâce à Négar Djavadi, il n’y a presque pas d’effort à faire pour visualiser les scènes. Le lecteur est littéralement plongé au cœur du récit, sur les pas des protagonistes et partage ainsi les émotions – fortes – des protagonistes.
Voici par exemple la scène de la naissance de Kimiâ, celle de l’irruption de l’armée au domicile familial, la mise à sac du logement et l’arrestation de ceux qui sont présents, ou encore le détail des activités clandestines et le combat des intellectuels contre toutes les dictatures. La seule chose qui a du mal à sortir du stylo de la romancière est cet épisode aussi dramatique que fondateur : «Puisque je parle des Nicolas II de la grand-tante, je pourrais raconter ici L’ÉVÉNEMENT, arrêter de la passer sous silence, comme Saddeq la découverte du corps de Mère. Et pourtant… Il te faut encore patienter cher lecteur, car, même si je vais essayer, je sais déjà que je n’y arriverai pas. Je n’y arrive jamais. »
Rassurez-vous, la patience du lecteur sera récompensée. Et bien d’autres surprises, y compris sur la grossesse espérée, viendront pimenter ce beau roman, dont le foisonnement n’a d’égal que le plaisir que l’on prend à s’y plonger.
http://urlz.fr/4afo

par hcdahlem
Le goût du soleil Le goût du soleil
Christian Laborie   
Saint-Hippolyte-du-Fort, 1936
Emilio Alvarez émigra en France à l’âge de
dix-huit ans.
Originaire de Montserrat, un petit village catalan
situé dans l’arrière-pays de Barcelone, il vécut une
enfance besogneuse auprès de son père, Arturo, de
sa mère, Eulàlia, et de ses quatre frère et sœurs dont
il était l’aîné. Dès l’âge de douze ans, son père le
mit au travail à ses côtés, dans les terres d’un riche
propriétaire dont il était l’un des nombreux ouvriers.
En Catalogne, la situation agraire n’était pas aussi
dure qu’en d’autres régions d’Espagne, comme l’Estré-
madure ou l’Andalousie, où les grandes propriétés
agricoles étaient aux mains d’une aristocratie foncière
dominatrice et arrogante. Certes, les paysans catalans
étaient moins miséreux et se montraient volontiers,
depuis longtemps, plus frondeurs que leurs congénères
du Sud. Pour autant leurs conditions de vie n’étaient
pas enviables, et beaucoup d’entre eux avaient déjà
franchi la barrière pyrénéenne dans les années 1920,
pour y chercher du travail dans les fermes viticoles et
maraîchères du Roussillon et du Languedoc.
La Maison du lac La Maison du lac
Hannah Richell   
Bonjour, belle histoire, les personnages sont attachants, le livre est sympa pour ce détendre, il est parfait pour les vacances, bonne lecture a tous
Muette Muette
Éric Pessan   
Grosse déception pour ce roman, j'aurais tellement aimé être réceptive à l'histoire et à la plume de l'auteur ... Du coup, je ne sais pas si je lirais un autre roman d'Éric Pessan, à voir.

Mon avis complet: http://www.leslecturesdelily.com/2014/09/muette-ecrit-par-eric-pessan.html#more
L'Art de perdre L'Art de perdre
Alice Zeniter   
Je dois être honnête, ce n'est absolument mon type de lecture à la base. Mais c'est un cadeau, mon ami connaît l'auteure et voulait absolument me faire lire son livre.
Au début c'était vraiment pour lui faire plaisir, mais j'ai adoré la façon dont l'auteure s'est appropriée une histoire qui n'est pas la sienne et nous la transmise. Cette addictivité qui se confirme page après page. L'écriture est superbe, le ton toujours juste. L'auteure ne tombe jamais dans le misérabilisme ou le patho. C'est un très grand livre qui méritait sa nomination et plus encore. Et qui plus est, il est éducatif....

par nerilka
L'art presque perdu de ne rien faire L'art presque perdu de ne rien faire
Dany Laferrière   
Un livre qui me permet de découvrir un jeune auteur ou au contraire un écrivain reconnu est toujours pour moi un cadeau. C'est une surprise car je ne sais pas trop à quoi je dois m'attendre. Je découvre un style, une écriture, une manière de penser, de percevoir le monde, etc.
Ici, je plonge et je vois ce qu'il en ressort.

Ce n'est pas un roman, peut-être un essai, une compilation de réflexions plus sûrement, de pensées sur notre monde actuel où tout va bien trop vite, où l'on nous mâche le travail, on nous coupe l'imagination, le plaisir de perdre son temps pour découvrir ce qui fait vraiment notre univers (pas de courses à la chimère)...
Ne rien faire, c'est déjà agir puisque c'est savoir qu'on ne fait rien. Et ce rien est souvent riche d'un tout qu'on imagine pas si on est justement toujours occupé à faire quelque chose.

Le temps est au centre de presque tout.
Cette entité qui nous sert à décrire, à conceptualiser ... Le temps ? Mais au fond c'est quoi le temps ? Est-ce ce qui nous rapproche le plus de notre fin ?
Les questions se multiplient, mais des réponses sont possibles pour peu qu'on change un peu notre vision des éléments et de ce qui structure nos existences.

La mémoire aussi, liée au temps, à notre mortalité... Est évoquée.
Les pensées, les raisonnements se répondent, s'enchaînent.
On évoque la nature humaine qui s'égare, qui oublie l'essentiel, qui poursuit des chimère, des objectifs vains, futiles, sans valeur réelle...

Après, je ne suis pas d'accord sur tous les points soulevés dans cette lecture. Par exemple, les dictatures peuvent très bien s'acclimater dans des régions connaissants des climats rudes, voir très rudes. Par exemple, l'ex URSS.

Ouvrage sur l'existence, cela pourrait être lu comme un ouvrage de Jean d'Ormesson ( c'est d'ailleurs lui qui a un peu poussé Dany Laferrière a postuler pour un siège à l'Académie Française), mais le style est un peu différent (normal). J'accroche un petit peu moins car il manque un brin de fluidité à mon sens. C'est aussi plus sociétal comme écrit. Ceci dit, cela se lit aisément et on apprend beaucoup, on réfléchit, on se questionne, c'est une lecture qui a du sens et peut vous amener à changer quelques détails dans votre vision du monde, voir vos actions.

par emeralda
Les gens heureux lisent et boivent du café Les gens heureux lisent et boivent du café
Agnès Martin-Lugand   
Sur un fond de désespoir, ce livre nous transport au pays des émotions humaines. Un petit bijoux, plein d'espoir, d'amour, et surtout un merveilleux moment de lecture, pour une fin toute en retenu, et d'avenir....
À LIRE

par ambre2
Entre mes mains le bonheur se faufile Entre mes mains le bonheur se faufile
Agnès Martin-Lugand   
J'aime beaucoup le lancement du roman...cette revanche de l 'héroïne sur les conventions sociales et la volonté néfaste de sa famille. Son talent pour la couture est indéniable, elle est enfin reconnue pour son savoir-faire. Elle réalise son rêve, c'est fantastique ! Elle progresse et est très vite repérée...la confrontation avec son époux, et entre les deux mondes où elle évolue (entourage de base peu intéressé par son devenir et nouvelle vie trépidante) c'est bien décrit. Pour le mari...je m'y attendais...et j'espérais qu'elle quitte l'environnement étriqué et monotone qu'elle côtoyait de puis toujours. Je n'ai juste pas saisit l'utilité de l'accélération subite de la toute dernière partie du roman. On a l'impression d'un déroulement à vitesse constante...et tout à coup « le train est dans une pente et il n'a plus de frein !!! » (oui vraiment c'est ce que j'ai ressentit). On bascule dans des actes et paroles violentes, des révélations malsaines sur des protagonistes et même la disparition de l'un ! Oo Euh... « What the Cut » ?! (Coucou Antoine!^^) Donc j'ai préféré la partie normale...à celle qui bascule dans la surenchère et la facilité (tiens PAN toi y t'arrive ça...ainsi c'est la fête pour les autres, ils sont heureux!)...trop bâclée à mon goût cette fin...^^'

par Hanayu
Le Dernier des nôtres Le Dernier des nôtres
Adélaïde De Clermont-Tonnerre   
Il ne suffit pas de mêler des détails torrides sur une histoire d'amour et d'utiliser l'indicible horreur des camps d'extermination pour faire un bon roman. On a l'impression que l'auteur se sert de cette référence historique pour apporter une certaine légitimité...Cela ne reste qu'une illusion. On reste extérieur au drame... l'exploitation des faits et la psychologie des personnages sont très superficiels...

par jess888
Au revoir là-haut Au revoir là-haut
Pierre Lemaître   
L'écriture est fluide , précise et maitrisée pour cette histoire à mi-chemin entre le thriller et le témoignage sur la "grande " guerre. Phrases longues, percutantes et angoissantes au début de l'ouvrage , comme pouvaient l'être les sensations d'agonie des soldats dans les tranchées. Le rythme s'accélère sur la fin , au fur et à mesure que s'accélère la course contre le temps des différents protagonistes. Les personnages sont fouillés , pleins de contradictions , mais bien ancrés dans cette époque elle même très ambivalente qui valorise ses morts mais ne tient pas compte de ceux qui sont revenus vivants de ce carnage .
Une belle réussite et un vrai plaisir de lecture.