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Bibliothèque de hajar : Mes envies

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Le Dernier Royaume, Acte V : L'Ouragan de Cristal Le Dernier Royaume, Acte V : L'Ouragan de Cristal
Morgan Rhodes   
Enfin, enfin on l'a. Après plus d'un an et demi depuis la sortie du tome 4 en France. Pour ma part j'avais déjà craqué et je l'avais acheté et lu en anglais mais je tenais à le lire en français pour ensuite émettre mon avis sans le risque de me méprendre sur le sens de certains passages.
Et on va être francs, ce tome 5 dépasse toutes mes attentes.

J'avais peur, très peur d'avoir oublié l'intrigue, les personnages, d'avoir oublié pourquoi j'aimais tant cette saga, après presque 2 ans d'attente. Mais, à mon plus grand soulagement, tout était intacte dans ma mémoire et j'ai pu sans soucis profiter de chaque page de ce tome 5.

L'intrigue continue de se dérouler mais on sent que la fin est proche malgré tout, les événements s'accélèrent. En effet les 3/4 de l'intrigue de ce livre se déroule sur 3 petits jours alors qu'avant l'auteure la faisait durer sur des semaines entières. Et ce changement de rythme est extrêmement plaisant. On est embarqué dans ce contexte de guerre limite apocalyptique où on redoute que chaque instant soit le dernier. Quand le monde va-t-il éclater?

Amara est devenu l'impératrice de Kraeshia et reine de Mythica en épousant Gaius. Femme forte, courageuse et déterminée, elle ne recule devant rien pour parvenir à ses fins. En possession du crystal de l'eau, elle ne parvient néanmoins pas à l'utiliser et décide de miser sur sa débrouillardise habituelle et ses paroles pour convaincre le peuple Paelsien qu'elle est la solution. Amara démontre que Le Dernier Royaume n'est pas qu'une petite histoire fantaisiste où princesses et guerriers côtoient les châteaux par pure banalité. Elle possède une vraie force de caractère et on retrouver énormément de crédibilité en chacun de ses actes. Si je la trouvais dérisoire dans le tome 4, ici je la redécouvre et je suis bluffé par la tournure qu'elle a prise.

Cléo et Magnus, deux personnages que l'on suit depuis le début et qui ont tout traversé ensemble. Deux personnages que je continue d'apprécier au plus haut point, Cléo et ses paroles bravaches, Magnus et ses faiblesses dissimulées tant bien que mal. Ces deux personnages sont des survivants à leur manière et, ensemble, ils se découvrent et se redécouvrent et les jeunes gens laissent place à de vrais adultes. Mais même si certains événements peuvent assombrir leur histoire, je ne doute pas une seconde du fait qu'ils vont savoir tirer profit de leurs actes, pour le meilleur et pour le pire.

Jonas... que de révélations autour de lui. Encore une fois c'est un personnages bien familier et pourtant, je n'ai jamais eu autant l'impression de le découvrir que dans ce tome 5. [spoiler]Morgan Rhodes enchaîne les twists scénaristiques, Jonas serait donc lié à l'élémentia d'une manière ou d'une autre? Descendant d'une Sentinelle? D'une déesse? Toutes les théories sont permises et j'ai hâte d'avoir le dernières révélations.[/spoiler]

Lucia, que dire sur Lucia. Mon personnage favori depuis les premières pages du tome 1, je me suis plu à la découvrir et à la détester, à voir son évolution, à vivre ses émotions. Ici nous découvrons une Lucia affaiblie physiquement et mentalement, très affectée par ce qu'elle a découvert concernant Kyan, le dieu du feu. Je dois avouer que j'ai eu très peur quand [spoiler]Thimothéus a annoncé qu'elle devait mourir, mais heureusement pour moi, l'auteure m'a épargné une séance de larmoiements... pour l'instant.[/spoiler]. Lucia commence également à renouer des liens avec autrui et notamment Jonas, relation aussi surprenante qu'évidente. J'ai très envie de voir comment cela va évoluer, tant de chemins possible pour ces deux personnages...

On découvre aussi Selia, la grand-mère de Gaius qui, par biens des moments, reste indiscernable. Alliée ou ennemie? On ne sait pas trop où se positionner, tout ce que l'on sait c'est qu'elle peut potentiellement aider à sauver le monde.

L'auteure manie ses personnages et son univers avec beaucoup de brio. Si on pense tout connaître sur les personnages, elle revient pour noue démontrer que, non, il reste des zones d'ombres à éclaircir. Les révélations mènent aux trahisons, les morts mènent aux alliances...

Ashur, Nic, Nerissa, Gaius... tous ces personnages connus évoluent au rythme des événements qui marquent la fin d'un monde. Nul doute que le tome 6 nous réserve une apothéose et un cliffhanger digne de ce nom. Pour l'instant cette saga ne m'a jamais déçue et je fais entièrement confiance à M. Rhodes pour ce dénouement. Espérons juste que les éditions Michel Lafon nous feront l'honneur d'une sortie française avant 2020.

Conclusion: je n'ai rien de plus à redire, j'ai très envie de lire le tome 6 pour avoir le fin mot mais en même temps ce serait synonyme de Fin et d'adieu à tous cet univers que j'aime tant... mais je suis confiante...

par Edaura
Heartless Heartless
Marissa Meyer   
Je ne m'attendais pas à grand chose de ce livre. Le résumé ne présente qu'une jeune fille insatisfaite de sa vie et qui veut mieux. Quelle erreur ! Une fois commencé, je n'arrivais plus à le poser ! On oscille entre réécriture d'Alice au Pays des Merveilles et Age Victorien, entre folie et indépendance de la femme. Heartless m'a surprise d'une très bonne façon et moi qui ne connais que les adaptations de Disney d'Alice au pays des Merveilles, j'ai pû comprendre et retrouver des personnages que je connaissais. Je me doutais de la fin [spoiler]On sait que c'est Catherine qui va devenir la reine des coeurs[/spoiler] mais je n'arrivais pas à comprendre comment Marissa Meyer allait réussir jusque là . Mais elle a merveilleusement bien réussi ! Lady Catherine Pinkerton, notre héroïne m'a donné envie de l'étrangler à plusieurs reprises mais j'aimais cela car ses actions correspondaient parfaitement à son caractère. Même la fin m'a comblé [spoiler]Même si elle devient méchante et cruelle, on en veut encore ![/spoiler] elle fait ce qui manque parfois dans certains livres, elle dit ses quatre vérités à certains personnages !
Hearltless a vraiment été une lecture rafraichissante et additive. Je conseille pour les fans de réécriture... et pour les autres aussi ! Marissa Meyer s'améliore avec chaque livre !
Je laisse le mot de la fin à Cheshire: "But hoping is how the impossible can be possible after all. "
Izana, La Voleuse de visage Izana, La Voleuse de visage
Daruma Matsuura   
«Au printemps, les tempêtes et la tiédeur font pourrir mon cœur. En été, les violentes chaleurs consument mon cœur. En automne, la tristesse et les récoltes égarent mon cœur. C’est l’hiver. Si ce froid mortel pouvais détruire mon cœur.»

Et le prix de la fin WTF 2017 revient à…… (Il dépasse largement Follow me Back, pour ma part.)

La tournure de l’histoire de ce roman est juste totalement inattendue et incroyable. Le résumé en lui-même m’attirait énormément à la base, et puis le fait que l’histoire se déroule au Japon n’a fait qu’accroître ma curiosité.

L‘histoire est inspirée d’une vieille légende japonaise qui raconte une rivalité entre une ogresse d’une laideur incroyable et une prêtresse d’une grande beauté. La première aurait vaincu la seconde et se serait approprié de son visage. La légende raconte alors que tout enfant né LAID et durant l’année du cheval de fer serait tué sur le champ par peur que l’ogresse ne se réincarne en lui. Le roman traite principalement sur cette légende qui reste profondément ancrée dans l’esprit des personnes plus âgées. La protagoniste, Izana, a été miraculeusement épargnée par Chigusa, une infirmière avec le cœur sur la main, qui n’a pas eu le courage de tuer l’enfant.

Au départ, je me disais que le message de l’auteur était clair : la beauté intérieure prime sur la beauté extérieure. Cette dernière n’est que matérielle. Le personnage d’Izana est très intéressant en lui-même car c’est une fille qui, malgré sa réclusion, s’intéresse au monde extérieur et dévore les bouquins. En commençant cette histoire, nous ne savons pas du tout vers quoi nous partons. Nous ne savons pas vraiment où l’auteur veut nous emmener et pourquoi.

L‘ambiance de ce roman est vraiment mystérieux et intrigant. Nous traversons toutes les émotions d’Izana dans les moments les plus difficiles de sa vie. Nous la suivons à travers plusieurs obstacles qui s’ouvrent à elle et à travers les secrets qu’elle essaye de dénouer. Ce personnage est vraiment surprenant car la fin nous chamboule totalement. Izana est peureuse, réticente mais avec une envie d’aventures et d’indépendance. J’ai beaucoup accroché avec son personnage. On ressent vraiment de la pitié pour cette fille qui n’a rien demandé mais qui vit dans la paranoïa tout au long de sa vie. Tout ça à cause d’une ancienne croyance. Tout ça à cause de « sa laideur« . L’intrigue du roman n’a pas été immédiatement révélée. J’ai bien aimé pouvoir découvrir petit à petit le fil de l’histoire. L’auteur a bien réussi à nous transporter à 100% dans cet univers atypique japonais.

Je savais que ce livre allait être un coup de cœur un peu particulier. En effet, la fin What the Fuck m’a vraiment surprise ! Je ne m’y attendais pas du tout. L’auteur ne nous prépare pas à ça. Nous n’avions pas vraiment d’indices au départ que ce roman allait finir d’une telle manière. Du coup c’était vraiment la surprise ! Je ne voudrais pas en dire plus pour ne pas vous gâcher la surprise aussi, si vous décidez de le lire ! Donc si vous ne l’avez pas encore lu mais que vous cherchez un roman de ce genre entre deux lectures, foncez sur Izana, la voleuse de visage ! Merci aux éditions Lumen d’avoir édité ce roman. Sachez aussi qu’il est initialement basé sur un manga, Kasane la voleuse de visage du même auteur.
La Prophétie de Glendower, Tome 1 La Prophétie de Glendower, Tome 1
Maggie Stiefvater   
http://wandering-world.skyrock.com/3129441122-Raven-Cycle-Tome-1-The-Raven-Boys.html

Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!! Quel bonheur d'avoir pu retrouver la plume de Maggie Stiefvater dans un nouveau roman ! Son monde, sa culture, ses légendes et sa prodigieuse écriture m'avaient terriblement manqué ! Avec The Raven Boys, Maggie innove encore, sort des sentiers battus et nous emmène avec ses nombreux protagonistes dans un lieu gorgé de magie et de mystères... Le truc avec ce récit, c'est qu'il vous tourmente et vous hante sans cesse. Je n'arrêtais pas d'y penser ! Au lycée, à table, ou bien lorsque j'avais quelques minutes pour moi mais que je n'avais pas le roman sous la main ! L'univers captivant de cet ouvrage nous colle à la peau, c'est aussi simple que ça. Une fois que l'on se risque à ouvrir le roman et à pénétrer dans son climat ténébreux et tellement passionnant, impossible de pouvoir en sortir !
Maggie Stiefvater nous permet, une nouvelle fois, de rencontrer des personnages entiers, authentiques, et définitivement humains. On a beau voyager au cœur d'une intrigue fabuleuse avec une dizaine de protagonistes, impossible de ne pas s'attacher à chacun d'entre eux. C'est là que réside l'énorme potentiel de l'auteure, d'ailleurs. Qui d'autre qu'elle est capable de nous permettre de créer des liens avec autant de héros. Franchement ? Que ce soit avec quatre Raven Boys, Blue, Maura ( sa mère ) ou Calla et Perséphone ( ses tantes ), on se lie véritablement à leurs personnalités et à leurs histoires. En fait, plus j'y pense et plus je réalise que je ne pourrais vraiment pas choisir mon héros préféré, vu qu'ils m'ont tous plu. Les Corbeaux, Adam, Gansey, Noah et Ronan, sont tous ultra attachants et adorables. Chacun à sa manière, ils nous touchent, nous troublent, nous renversent et nous bouleversent. Chaque garçon possède sa propre identité, son propre rôle dans l'intrigue et son propre pouvoir pour nous attirer dans ses filets. C'est vraiment quelque chose ! Et je dois bien reconnaître que les Raven Boys me manquent déjà... Attendre un an avant de les retrouver ne va pas être une mince affaire. Blue est également une protagoniste passionnante à suivre. Je me suis tout aussi intéressé à elle qu'aux Corbeaux, en fait. C'est une jeune femme sincère, mature, tendre et bienveillante que j'ai adoré. De plus, elle sait être très drôle ! Souvent, les échanges avec sa famille ( qui est également très très agréable à découvrir ) m'ont énormément fait rire. Sa mère, Maura, est juste tordante et un peu folle. Je l'ai beaucoup aimé !
On commence un peu à connaître Maggie Stiefvater. En tout cas, me concernant, c'est le cinquième roman de l'auteure que je lis, donc je savais à peu près à quoi m'attendre niveau intrigue. En effet, même si j'ai adoré plonger au cœur de cette histoire riche en suspense et en mystères, le manque de retournements de situation s'est pas mal fait sentir. Exactement comme pour Frisson, Fièvre, Fusion ou encore Sous Le Signe Du Scorpion, Maggie ne décrit que très peu de coup de théâtre. Pour certains, cet aspect, enfin ce manque, risque d'être gênant. Pour moi, même si cela m'a un peu refroidi au départ, tout c'est très bien passé malgré tout. Bon après, j'ai l'habitude de cette auteure, donc ça vient peut-être de là... Mais en même temps, comment ne pas passer au-dessus de cette absence de "vraies" surprises quand Maggie nous permet de découvrir autant de légendes ensorcelantes et d'histoires teintées de magie et de secrets ? Sincèrement, j'ai été absorbé par ce récit de la première à la dernière page. J'ai adoré en apprendre plus sur les lignes telluriques, ces lieux où l'énergie du monde est décuplée, sur les légendes galloises et romaines, sur les endroits de la planète où l'irréel prend le pas sur notre normalité, sur les esprits, les fantômes, la route des morts... Franchement, c'est génial. Juste génial. Maggie m'a permis de passer des heures sur mon ordinateur ou mon téléphone pour en apprendre plus sur les ley lines ( les alignements de certains sites sacrés et les lignes telluriques ) et, rien que pour ça, le roman mérite bien son excellente note. Quel autre auteur dans ma vie m'a poussé à faire ça ? Aucun. Merci Maggie pour ces découvertes ! Merci beaucoup !
Autre détail ultra important à souligner : la plume de l'auteure. Hé là, ouaaaaaaaaaaaw quoi. Ok, Maggie ne nous écrit pas de longs chapitres avec un retournement de situation à chaque fois. Mais, au moins, elle s'arrête vraiment sur chaque ambiance, chaque atmosphère, chaque sentiment, chaque sensation. Maggie à la pouvoir de nous faire ressentir des choses intenses et réelles. Palpables, même. Tout est ultra visuel. Chaque sensation nous percute et nous brûle. Madame Stiefvater sait comment nous posséder corps et âme. Elle maîtrise les mots et les tournures de phrases avec brio. Vraiment, ce fût un plaisir immense de retrouver son écriture si unique et parfaite.
J'aimerais aussi vous parler de la romance dans l'histoire... En fait, il n'y en a pas. Quelques caresses, et encore... Le truc, c'est que, ça aussi, ça ne m'a posé aucun problème. On ne s'attend évidemment pas à découvrir un couple qui s'aime passionnément, vu que Blue et censée tuer son véritable amour en l'embrassant. Du coup, c'est comme si tout était décuplé par ce refoulement et cette malédiction. Surtout qu'au fur et à mesure de notre lecture, on doute sans arrêt sur l'identité de la véritable âme-sœur de Blue. Quatre garçons pour une fille, aucun pentagone amoureux ( je vous rassure ) et un résumé qui semble en dire trop... Pourtant, les retournements de situation côté romance sont bien présents, je vous le jure ! Même s'il n'y a, au final, aucun baiser échangé, la tension amoureuse est bien là...
L'histoire se laisse donc lire avec une immense fluidité. On laisse entraîner dans ce tsunami d'intensité, de lumière, de légendes, de personnages profonds et de ténèbres entêtantes sans aucun mal. La fin du récit m'a beaucoup plu ! En effet, tout s'accélère légèrement, quelques masques tombent, des révélations nous sont offertes, et pas mal de questions trouvent finalement leurs réponses. Pas de gros et horribles cliffhangers, et pas de fins qui nous poussent à vouloir la suite immédiatement. Quoi que... Même si les surprises ne sont pas vraiment au rendez-vous dans les ultimes pages, moi j'en veux toujours plus ! Le climat si fascinant, envoûtant, attractif et enchanteur du récit est véritablement obsédant. Intense, noir et obsédant. Trois mots qui décrivent à merveille le roman qu'est The Raven Boys.
En résumé, Maggie Stiefvater se réinvente, et ça fait du bien. J'ai adoré rencontrer Gansey, Blue, Adam, Noah et Ronan ( d'ailleurs, je suis fan de leurs prénoms ! J'aime toutes ces sonorités qui sortent de l'ordinaire ! ), voyager dans un univers terriblement captivant, retrouver la plume exquise de l'auteure et être tourmenté à longueur de journée par ce récit inoubliable. Les Raven Boys et Blue me manquent déjà, et je suis vraiment vraiment vraiment vraiment pressé de les retrouver en 2013 ! Vite, vite, vite Maggie, écrivez-nous la suite de la saga Raven Cycle !

par Jordan
Dans l'ombre de Lady jane Dans l'ombre de Lady jane
Edward Charles   
Dans l'ensemble c'est un bon livre pour ceux qui aiment les récits historiques. C'est une partie de l'histoire de l'Angleterre que je connaissais peu. Mais c'est également un livre qui nous fait voir la vrai valeur des choses à travers les yeux de Richard, de Jane et de ceux qui les entourent. La cupidité, la soif de pouvoir, les jeux hypocrite au sein de la politique et des courtisans vs la foi en ce que l'on croit, ce que l'on est, l'amitié véritable, la véritable noblesse de cœur et non de titre. Tout ca se lit avec facilité, sans flonflons dans un récit romancé au chapitre court qui permets de ne pas devenir lourd et philosophique mais de conserver l'intérêt du lecteurs, rien de grandiose mais agréable à lire.

par labaronne
Des vies derrière soi Des vies derrière soi
Maxine Alterio   
Un livre dont on entend peu parler et c'est dommage.
J'avoue avoir été attiré en premier lieu par la magnifique couverture de ce roman historique très bien documenté.
Nous suivons un contingent d'infirmières et plus particulièrement Meg Dutton et Addie Harrington pendant la grande guerre en Egypte et en France. Attention aux âmes sensibles, certains passages sont éprouvants, voir insoutenables. Un vibrant hommage à ses femmes courageuses qui ont lutté pour sauver des vies. Une lecture que je vous recommande.

par Dadouche
Les Enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La Double Disparition Les Enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La Double Disparition
Nancy Springer   
J'ai trouvé l'idée originale. On connait tous le célèbre Sherlock Holmes, et j'ai bien aimé le fait que cette fois-ci le protagoniste soit sa sœur, Enola Holmes. Le personnage est sympathique, avec un fort tempérament et l'enquête est bien menée.

par x-Key
Les Enquêtes d'Enola Holmes, Tome 2 : L'Affaire Lady Alistair Les Enquêtes d'Enola Holmes, Tome 2 : L'Affaire Lady Alistair
Nancy Springer   
Un deuxième tome aussi génial que le premier, où Enola Holmes continue à être une enquêtrice très douée (plus que son frère ?).

par Kato
Eros automaton Eros automaton
Clémence Godefroy   
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en ouvrant ce livre et j'ai été surprise par cette histoire. Aux premiers abords, c'est assez léger, frais, avec un style et une plume maitrisée mais plus on avance dans l'intrigue et plus on se rend compte que l'auteure a une idée derrière la tête. Eros Automaton, c'est un questionnement sur l'humanité, sur ce que cela signifie « être humain », sur l'origine des sentiments, le tout enrobé dans une enquête policière menée par un inspecteur que j'ai beaucoup apprécié (sans toutefois savoir dire précisément pourquoi: il me plait, c'est tout) Attention toutefois, même si l'auteur pose des questions fondamentales, elle ne perd pas son lecteur dans de grands raisonnements pompeux. Elle mêle steampunk, philosophie, histoire alternative et romance d'une main de maître.
J'ai hâte de lire d'autres romans de Clémence !

par Bluenn
Nord et Sud Nord et Sud
Elizabeth Gaskell   
Mon premier roman lu en 2015, que j’ai adoré. Or comme je dis toujours : si une année commence par la lecture d’une pure merveille, alors elle sera très riche en nouvelles découvertes littéraires !
Je pense que je vais aimer la littérature victorienne, car j’en ai déjà eu un avant-goût avec « Nord et Sud », et franchement cela me donne envie de lire George Eliott et Dickens.
J’ai même préféré « Nord et Sud » à « Orgueil et Préjugés » (désolée Jane), car comme celle qui a écrit la préface le dit, Elizabeth Gaskell s’attaque à de vrais problèmes alors que Jane Austen, même si elle décrit la société d’une façon remarquable, ne fait que conter les petits tourments de ces héroïnes ainsi que ceux de leurs proches qui ne travaillent pas.
Moi qui ne m’intéresse pas trop à ce qui concerne les entreprises, là je me suis vue prise d’une véritable passion pour les problèmes financiers de la filature de coton Thornton. Je peux presque dire que ma conscience sociale s’est éveillé en même temps que celle de Margaret . Les débats sont incroyablement passionnants, surtout lorsque John Thornton affirme qu’il faut garder ses distances avec ses employés et n’avoir que des rapports strictement professionnels avec eux, alors que Margaret elle, proclame haut et fort que pour bien travailler il faut connaître ses ouvriers, les voir sous un autre jour. D’ailleurs, c’est elle qui va avoir raison puisque John se rend compte à la fin de son erreur et commence à parler avec ses employés, créer des infrastructures (cantine) pour leur rendre la journée de travail moins insupportable…. Mais d’autres problèmes sont aussi soulevés : la mutinerie avec le frère de Margaret Frederick, les doutes concernant Dieu avec Mr Hale, le danger de la spéculation…Un roman qui met bien en lumière que dans la vie tout n’est pas blanc ou noir : le syndicat peut également être quelque chose de mauvais, dans le sens où il adopte une attitude terrible avec l’ouvrier qui ne veut pas adhérer à ses projets ( cf Boucher).
De plus, le souci médical avec les graves problèmes de santé (qui vont jusqu’à entraîner la mort) résultant de l’absorption des particules de coton qui restent collés dans les poumons est aussi abordé avec la maladie de Bessy.
C’est en cela que le roman est complet et qu’on voit que tout ça n’est pas du survol : tous les problèmes sont étudiés un à un, parfois de manière scientifique mais toujours en finesse.
J’ai adoré le personnage de Margaret, une Elizabeth Bennet en plus obstinée et qui doit faire face avec courage à une situation bien plus difficile. Je pense qu’elle puise son courage dans le fait de voir tous les jours à Milton des gens qui ont une vie bien plus dure que la sienne. Pour le côté romantique aussi elle m’a plu, même si c’est toujours pareil « Mais pourquoi donc suis-je si énervée d’avoir baissé dans l’estime de Mr Thornton ? Mais comment se fait-il que ce qu’il puisse penser de moi me fasse peur ? » C’est un peu un roman d’apprentissage aussi car Margaret voit au fil des pages ses préjugés disparaître, que ce soit concernant Mr Thornton ou le Nord en général. Et cela va plus loin que ça, elle devient l’avocate du Nord dans la famille de sa cousine, et n’éprouve pas autant de plaisir à s’être rendu à Helstone qu’elle aurait pu s’y attendre. Par contre, certains passages m’ont énervée, on a l’impression qu’elle est lunatique avec Mr Thornton et qu’elle ne l’apprécie pas à sa juste valeur dès le début, tout en rajoutant du piquant à l’histoire m’a donné envie de la frapper.
John Thornton. J’ai adoré la façon qu’à Elizabeth Gaskell de traiter le personnage ; elle l’étudie sous toutes les coutures : dans la peau d’un amoureux transi, d’un fils modèle, d’un patron de filature toujours exigeant (d’abord peu aimé mais honnête puis apprécié), d’un élève avide d’apprendre. Je n’ai pas véritablement de préférence. Etant sadique, je reconnaîtrais quand même que je préfère l’amoureux transi, pour les souffrances morales et la torture que ça impliquent  Il incarne à la fois le courage, l’exigence, le sens pratique et la persévérance. Il m’a fait un peu pensé à Octave Mouret dans « Au Bonheur des Dames ». D’habitude, quand on parle de roman d’apprentissage, un seul protagoniste est concerné. Ici, John apprend aussi à être plus tolérant et plus proche de ses ouvriers.
J’ai apprécié le fait que Mrs Gaskell mette en valeur une domestique, Dixon (encore un point pour Elizabeth Gaskell dans son combat contre Jane Austen). En plus, j’ai senti qu’elle a vraiment voulu créer un caractère assez complexe pour ce personnage secondaire.
Bessy. Si un jour une personne faisant partie de l’équipe qui dirige "la collection grands romans points" lit ce commentaire, je le remercierai de bien veiller à ce que la faute récurrente soit corrigée. C’est Bessy par Bettie. Pff n’importe quoi… Bref, j’ai aussi bien aimé ce personnage, qui est courageux à sa manière, qui lutte d’une façon différente des autres. L’amour qu’elle porte à son père Nicholas Higgins (et vice-versa) est vraiment touchant. Bessy arrive à puiser une telle force dans la Bible que j’en suis ébahie : elle est convaincue qu’elle va rejoindre Dieu après sa mort. Parce qu’en plus, elle reste réaliste ; elle ne se ment pas à elle-même, elle sait qu’elle va mourir et le plus tôt sera le mieux. Par contre, elle ne devrait pas le dire devant son père car elle voit que ça lui fait de la peine. Je savais déjà qu’elle allait mourir parce que j’ai vu l’adaptation de la BBC avant de lire ce roman. Du coup, je ne sais pas si c’est le fait de le savoir à l’avance où le fait que le thème de la mort est omniprésent dans ce roman mais je n’ai pas été bouleversée (quand je pense que j’ai réussi à pleurer lorsque Tibby meurt dans « Quatre filles et un jean » oui, oui je sais c’est pathétique et là impossible de verser une seule larme. Honte à moi !)
Nicholas Higgins. Pour moi un des personnages central du roman, même si cela peut paraître bizarre à certains. D’abord, je le considère comme indispensable car ‘est lui qui représente les ouvriers en fait. Mais en même temps, je l’ai également considéré dans son individualité, et j’ai prêté grande attention à ses propos. Le seul petit reproche que je pourrais faire est qu’il est un peu stéréotypé : l’ouvrier bourru au grand cœur. Mais bon, Elizabeth Gaskell ne s’arrête pas là : elle creuse le personnage en profondeur, extirpe de son esprit des réflexions extrêmement intéressantes. En plus, il ne démord pas de ses opinions et est déterminer : il attend quand même Thornton pendant 5 heures pour lui demander s’il accepte de l’embaucher, tout en étant pratiquement certain qu’il va refuser.
Mary. Je la trouve également courageuse et elle a d’autant plus le droit de mériter mon admiration (et ma pitié) du fait que son père préférait sa sœur Bessy.
Boucher. Un personnage qui est parvenu à m’énerver lorsque l’auteur en parle selon le point de vue de Nicholas, et qui a réussi à susciter du chagrin chez moi lorsque Margaret prend sa défense. En fait, tout est une question de point de vue, comme veut sans doute nous montrer l’auteur. Après c’est vrai que le jugement de Nicholas est un peu dur, étant donné les circonstances. D’où le questionnement personnel du lecteur : Qu’aurai-je fait à sa place ? Moi, j’aurais certainement fait comme lui, aveuglée par la haine et le ressentiment : je dois travailler pour nourrir ma nombreuse famille, je suis obligée de faire la grève car sinon tous les ouvriers me mèneront la vie dure, mais on me promet que la grève ne durera pas plus de deux semaines, or elle dure plus d’un mois, je vois mes enfants devenir plus rachitiques de jour en jour et je suis moi-même affamé et pour couronner le tout le patron fait venir des Irlandais pour remettre les machines en route , travailler et être payer à ma place. Difficile de trouver pire comme situation. On ne peut pas lui reprocher son suicide, mais c’est vrai qu’il aurait pu penser à sa femme et à ses enfants et se demander comment ils allaient faire pour vivre sans lui, son travail étant leur source de revenu principal ?
La femme de Boucher est le seul personnage qui m’a agacée prodigieusement. Comment peut-on s’apitoyer sur son sort alors que son mari vient de se suicider et qu’on a une progéniture aussi importante à s’occuper ? Comme le dit la romancière anglaise, elle adopte une attitude animale, survivre à tout prix. Quand elle pleure, que d’atermoiements sur elle-même ! Elle pleure plus pour elle que pour son mari.
Mr Hale. Un personnage attirant dans le sens où il est difficile de comprendre sa réaction à son problème de doutes. Tout au long du roman, je me suis demandée : pourquoi a-t-il fait ça ? Certes il y a la question d’honnêteté envers soi-même et envers l’Eglise mais déraciner sa famille comme ça… Cependant, j’ai éprouvé de l’affection pour lui, et je ne pense pas qu’il soit la cause de la mort de Mrs Hale.
Celle-ci est juste d’une nature peu résistante, ce qui est plus difficile à pardonner que pour la femme de Boucher par exemple, qui connaît une situation 100 fois plus difficile. D’ailleurs, au début un passage m’a horrifiée bien qu’amusée. C’est l’opposition entre les deux sœurs, Mrs Hale et Mrs Shaw : la première a fait un mariage d’amour mais est dégoûtée de ne pas avoir plus d’argent et l’autre, bien qu’heureuse de sa situation financière, envie sa sœur pour s’être mariée par amour. Je ne comprends pas comment quand on fait un choix comme celui-là qui est d’une importance considérable on soit obligé de le regretter après. On ne peut pas avoir et le beurre et l’argent du beurre et ces filles Beresford auraient dû le comprendre depuis belle lurette.
Ce qui m’amène à parler du second personnage faible du roman, Fanny. A croire que dans une famille, il y a forcément un personnage d’une petite nature. Mais Fanny, à la différence de Mrs Hale fait rire notamment lorsqu’elle commence à dire qu’elle était terrifié et qu’elle a cru mourir lorsque les ouvriers étaient en bas de sa porte, quelques minutes après que Margaret est pris tout les risques pour sauver son frère.
Sa mère est d’un autre tempérament ! John a tout hérité d’elle. Tout en étant inflexible, Elizabeth Gaskell lui prête tout de même des sentiments comme la jalousie, lorsqu’elle s’aperçoit qu’elle n’occupe plus la première place dans le cœur de son fils. Une Lady Catherine plus intelligente et raisonnable, mais on retrouve le même schéma actanciel que dans Orgueil et Préjugés avec une mère sévère et exigeante et une fille toute fragile. Ce qui laisse à penser qu’Elizabeth Gaskell s’est forcément inspirée de J.A.
Je pense qu’il est inutile de parler d’Edith et du capitaine Lennox mais évoquer Henry Lennox serait sans doute une bonne idée, simplement pour faire une comparaison entre « his proposal » comme disent les Anglais et celle de John. Henry éprouve une véritable affection pour Margaret c’est indéniable mais il s’en remet assez facilement. Les deux gentlemen sont meurtris pas le refus de Margaret quoique pour des rasions qui diffèrent : Lennox est blessé dans son amour-propre plus qu’autre chose tandis que Thornton est véritablement meurtri par le fait de avoir que ses sentiments ne sont pas partagés même si il se montre d’abord énervé par le ton hautain de Margaret lorsqu’elle lui répond.
Frederick quant à lui permet simplement de servir l’histoire, avec cette soirée à la gare qui permet de rajouter des péripéties. Il sert aussi à évoquer la Marine, comme dit précédemment.
Les passages qui m’ont le plus marqués sont la mort de Boucher, la grève et les ouvriers aux portes de l’usine, et la déclaration de John à Margaret <3
Le titre Nord et Sud reste merveilleusement bien choisi : opposition entre le Nord et le Sud par les mœurs, les gens, les paysages, la vie mais aussi opposition entre John et Margaret.
Ce livre est magnifique car il raconte la vie, il mêle des existences de personnes aux caractères radicalement différents qui parviennent à s’entendre, un vrai message d’espoir. Il est plein de combats sublimes !
Enfin, merci aux courageux qui ont lu ce pavé en restant concentré et intéressé. J’essaierai de faire un commentaire prochainement sur l’adaptation cinématographique de la BBC (2004). RDV donc sur Cinénode !





par Tara99