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Bibliothèque de Half-Red : Liste de diamant

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Les Archives de Roshar, Tome 4 : Le Livre des Radieux (II) Les Archives de Roshar, Tome 4 : Le Livre des Radieux (II)
Brandon Sanderson   
Brandon sanderson est, pour moi, le maître de la fantasy et cette série est une oeuvre magistrale, oui je sais, je parais un brin exaltée, mais je m'en fiche, j'ai littéralement adoré ce tome !
Le premier tome est une immersion dans cet univers, le deuxième et troisième vraiment intéressants mais ce quatrième est un pur régal.
Que dire du travail effectué de l'auteur pour créer un monde pareil, ces décors, ces animaux et cette magie si étonnants , ces personnages aux caractères travaillés avec leurs faiblesses et leurs forces que ce soit ceux que l'on aime ou que l'on craint, sans parler du mystère qui nous tourne autour sans que l'on puisse l'attraper.
J'ai été prise d'une frénésie de lecture à partir du passage ou kaladin et shallan se retrouvent isolé, leurs joutes orale étaient un pur délice pour mes zygomatiques, puis tout s'enchaîne à une vitesse qui ne nous était pas familière jusqu'à maintenant, l'on passe d'une scène à l'autre en se disant " Mais que c'est bon ".
Un petit coup de coeur pour la nouvelle arrivée, lift qui avec sa gouaille m'a beaucoup plu et les questions qui tournent en boucle dans ma tête, mais qui est malice ? Le sang des spectres ? Ect..
Pas mal de réponses toutefois sur la fin.
Au faite , vous ai je dis que j'avais adoré ??
Les Archives de Roshar, Tome 3 : Le Livre des Radieux (I) Les Archives de Roshar, Tome 3 : Le Livre des Radieux (I)
Brandon Sanderson   
Deuxième tome lu un peu en avance par rapport à la majorité... car lu en anglais.

Donc ce petit fait mérite mon premier point: je ne recommande pas ce livre à des personnes dont l'anglais balbutie. Il faut un niveau solide, du moins si on veut pouvoir apprécier à sa juste valeur. Mais bon le bilinguisme parfait n'est pas non plus requis pour autant.

Ensuite... et bien en un mot comme en mille, je veux dévorer la suite.
D'abord parce que la fin du roman nous laisse... non pas au bord du précipice mais au milieu de la chute libre, sans savoir ce qu'il va y avoir en dessous.

Ensuite parce que de la fantasy de cette qualité forcément ça attise et l’appétit et la gourmandise. (ou devrais-je dire la gourmetise? )

Donc niveau ... personnage.
Si le premier tome suivait Kalodin, et nous plongeait dans les profondeurs de son passé pour comprendre l'Homme qu'il est devenu (avec un majuscule car on peut voir la complexité et l'humanité du personnage) ce second tome se penche sur Shallan. Shallan qui nous avait laissé sur cette stupéfiante déclaration à la fin du deuxième tome. [spoiler]"J'ai tué mon père"[/spoiler] On explore donc le pourquoi de cet acte, ainsi que son comment.. et on sera surpris bien au-delà de que l'on aurait pu imaginer.
Ce tome m'a grandement s´duite aussi pour la place accordée à ce personnage. Dont l'histoire est remarquablement cruelle. [spoiler]Surtout la vérité au sujet de la mort de sa mère, que non seulement elle ai tué son père - qui certe était en train de détruire sa famille- mais que de plus ce soit lui qui l'ai protégée de la vérité pendant toutes ces années et prit le blâme à son compte. Pour Shallant la culpabilité de son acte est d'autant pus lourde à porter... [/spoiler]

Et puis j'ai beaucoup apprécié aussi l'introduction de Pattern. Avec ses "delicious lies" et ses tentatives d'interpréter les formes d'humour et les "façons de parler".

Shallan est non seulement importante de part le retour dans son passé mais aussi par la "maturité" qu'elle gagne.

Kalodin va également évoluer au cours de ce tome, en terme d'acceptation de ce qu'il est réellement, mais c'est à mon sens Shallan qui va vraiment "changer", et se livrer à des jeux dangereux ou dans un futur proche elle pourrait bien se bruler les ailes. Le résumé parle de "trouver le mensonge qu'elle doit devenir". C'est en partie vrai... et en partie opposer de ce qui se passe réellement. Car elle est une "tisseuse de lumière " (Lightweaver) et les tisseurs de lumières ne prononcent pas d'idéal contrairement à d'autre ordre, mais affirme leur allégeance par l'acceptation de vérité à leur sujet. La première on s'en souviendra était assez énorme, la seconde... est dévastatrice. Pas étonnant qu'elle soit une âme brisée.

Car c'est un autre fait que l'on apprend, ou plutôt un des autres faits, au sujet des chevaliers, qui son tous des "âme brisées". Du moins c'est ce que laisse entendre et le résumé anglais, et Syl dans un de ses dialogues obscurs avec Kalodin. Pour Kalodin et Shallan, il n'y a plus de mystère... mais reste à découvrir pourquoi Dalinar est une âme brisée. (ce qui est si j'ai bien compris, prévu pour le tome 3)
On découvre aussi la vérité au sujet de la nature des "lames d'éclats?" (shards) vérité qui nous est d'abord suggérée à demi mot avant d'être véritablement établie. Et du rôle des sprens dans l'histoire. Là encore plusieurs vérités fracassantes... et inquiétantes.
Et toujours à ce niveau... et bien après deux éventuelles résurgences des anciens ordres (Kalodin comme Windrunner (chevaucheur de vent? ), Shallan comme Lightweaver) assez explicites dans le tome précédent, d'autres vont également faire leur apparition donc alerte... [spoiler] Dalinar... ça m'a surpris sans me surprendre. Disons que cela semblait logique... a postériori. Jasnah... et bien disons que là c'était clairement établi, mais son petit plongeon dans l'eau me l'avait fait considérée comme sortie de l'échiquier. Renarin par contre était une sacrée surprise, de même Szeth qui me semblait plutôt un antagoniste. Pour Lift évidement vu que le personnage sort de dessous les pierres nul n'aurait pu le prévoir :)[/spoiler]
Bref tout les ordres n'ont pas encore pointé leur nez... donc peut-être quelques surprises supplémentaires son à prévoir à ce niveau.
A noter que le résumé (en anglais) est tout de même un peu un spoiler sur certains points.

En plus du parcours de Shallan, on suit tout de même encore les autres personnages des tomes précédents.
Kalodin n'a pas non plus la belle vie. Et c'est assez intéressant de suivre ses hésitations entre honneur et vengeance... même si la majeure partie du temps j'avais envie de lui taper la tête contre un mur... il me faisait terriblement penser à ce passage ou Shallan essaye de convaincre un morceau de bois de prendre un feu et celui ci répète en boucle "i am a stick". Donc Kalodin est aussi têtu que ce fichu morceau de bois dans ses mauvaises décisions qu'il sait mauvaises... ce qui n'est pas à son avantage.

Et bien sûr Dalinar est bien présent, même si moins que dans le tome précédent, toujours à la poursuite de cet idéal qu'il n'est pas sûr de saisir.


Passons à un autre point interessant... la fin du tome précédent nous laissait sur le fait que les Parsh seraient les Voidbringer. Que le lecteur se rassure, cela n'est pas oublié dans ce tome. Et de manière toute auss interessante, un des "points de vue" importants du roman est celui d'Eshonai qui est un parsh. Ce qui nous permet de comprendre la positions des parshendi, ainsi que... la manipulation beaucoup plus complexe des événements par d'autres entités que l'on perçoit aussi du points de vue des Shallan etc. Bref quelqu'un manipule les pions et ses buts ne sont pas clairs.
En plus de la position on en apprend aussi beaucoup sur leur "mode de fonctionnement" et sur leurs origines.
Et leur point de vue sur les Alethis.

Car oui, tout nos personnages ne sont pas dans la tête des uns des autres... et donc les quiproquos sont de mises, les incompréhensions et les tensions en découlant.

Enfin un point qui me plait et la présence de Wit (Malicieux? ) dont j'avais crains la disparition. certes il demeure insaisissable et en bordure des événements... mais on sent son importance et on peut espérer qu'il aura son rôle à jouer aussi.



Donc pour synthétiser tout ça... un tome très très dense et riche, avec une qualité toujours au rendez-vous.
le seul reproche est le nombre de question que ledit tome soulèvent alors même qu'il en répond à d'autres.
Et la fringale terrible pour le tome suivant.

par Mondaye
La Zone du dehors La Zone du dehors
Alain Damasio   
Le premier Damasio, injustement méconnu.
C'est vrai que l’on n’y retrouve pas toute la poésie de « La Horde du Contrevent », le style est encore en rodage. L'auteur reconnait d'ailleurs que le livre a le défaut, comme souvent les premiers ouvrages, d'être trop didactique.
Mais si on oublie que l'histoire a pour cadre un astéroïde colonisé, on se trouve en présence d’une vision quasi- prophétique de la société numérique de contrôle que nous édifions aujourd'hui. Dans sa postface, l'auteur se dit d'ailleurs surpris que les choses soient allées à une telle vitesse : il a écrit ce livre dans les années 90 et ne s'attendait pas à ce que la réalité rejoigne si vite la fiction.
La reconnaissance faciale par vidéo de surveillance, la biométrie, les cellulaires pouvant faire office de micros-espions ou de géolocalisateurs en attendant les puces sous-cutanées, les nano-caméras, la dictature des médias, la crainte sécuritaire pour vendre l’illusion de la liberté… Tout ce contre quoi il nous met garde, c’est devenu une science, ce n’est plus de la fiction.
Damasio dissèque les méthodes les plus subtiles de contrôle des masses et expose à nu les rouages d’un système insidieusement fasciste derrière sa façade démocratique. « Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre sans l’être », disait Goethe. « La Zone du Dehors » nous montre comment cette maxime est mise en pratique à l’aide des outils modernes. A vouloir à tout prix l’ordre, le confort et la sécurité, la société s’ampute de ses libertés et finit par ne plus vivre.
La Volte, la résistance à laquelle appartient le personnage principal, porte bien son nom : c’est un électrochoc appliqué en dernier recours sur une humanité déshumanisée, prête à accepter la mort cérébrale pour peu que des machines maintiennent ses fonctions organique.
Ce livre, ce n’est pas encore « Le meilleur des mondes », mais c’est bel et bien une mise à jour de « 1984 ». En 2084, Big Brother n’est plus votre ennemi, c’est votre ami. Comme Harry, vous savez, celui « qui vous veut du bien ».
A conseiller sans modération.

www.anges-gaiens.com


par -IOM-
La Compagnie noire, Tome 11 : L'eau dort (II) La Compagnie noire, Tome 11 : L'eau dort (II)
Glen Cook   
Bon, là, c’est sûr, notre Compagnie Noire dernière mouture, n’a pas le temps de s’endormir sur ses lauriers !
Il va falloir assurer un max. pour ne pas se faire rattraper par sa plus coriace et intrépide ennemie, ouvrir la porte d’ombre sans encombre, traverser la plaine scintillante et atteindre le but qu’elle s’est fixée depuis tant d’années.
Il faut dire qu’elle a le chic pour se trouver des challenges de taille à relever, et celui-là, question taille, on peut dire qu’il est maousse !
Mais l’obstination ne lui fait pas défaut, au contraire... Elle reste et restera toujours fidèle à ses principes de fraternité, quoi qu’il arrive, elle n’abandonnera jamais ses frères, et c’est aussi pour cela qu’on l’aime autant.
Heureusement qu’elle a longuement préparé sa mission, et qu’elle a su s’entourer d’éléments supplémentaires grâce à quelques petits kidnappings bien pensés. Notamment un témoin de la première heure, qui va devoir s’affranchir de sa traîtrise passée, sans pour autant s’abstenir, réputation oblige, de quelques demandes en mariage improvisées.
Ce onzième tome est un vrai tournant dans l’histoire de la compagnie, ou peut-être tout simplement un nouveau départ, puisqu’elle va enfin obtenir des réponses, mais aussi comprendre le passé et bien évidemment préparer l’avenir.
Un avenir qui, dans la perspective de ces nouvelles révélations, promet encore de savoureuses pages à lire !

par Lupa
Les Archives de Roshar, Tome 1 : La Voie des rois (I) Les Archives de Roshar, Tome 1 : La Voie des rois (I)
Brandon Sanderson   
A la lecture du chapitre d'introduction, ma première réaction fut : "Uh, un remake de star-wars version fantasy?"
Force et simili sabres lasers, dans quoi suis-je tombé?

Cependant, au fil de la lecture, on découvre un monde très bien construit et dans lequel on a envie de se plonger.
J'ai trouvé quelques aspects originaux, notamment l'équivalent de la "magie" et sa place dans le monde :
elle est parfaitement intégrée et crée par exemple les matières premières.
Le livre est très prenant et les perspectives intéressantes, les deux parties du premier tome ont été dévorées!

Un petit point "négatif" mineur (car il en faut bien un), on sent que ce premier tome sert à la mise en place du décor :
il y a quelques creux dans l'histoire, et plusieurs personnages ne faisant pas partie de l'action ont des chapitres entiers
centrés sur eux, sans qu'on les revoie par la suite.

J'ai beaucoup d'attente pour la suite et je la guette avec impatience!

par Ecyth
La Compagnie noire, Tome 9 : Elle est les ténèbres (II) La Compagnie noire, Tome 9 : Elle est les ténèbres (II)
Glen Cook   
La Compagnie Noire est arrivée devant les portes de Belvédère. Et elle va y rester pour presque la totalité du tome. Mais même si elle ne va pas beaucoup bouger, il ne se passe pas pour autant rien ! Justement, contrairement au tome précédent (donc à la première partie du tome, en fait), l'intrigue avance vraiment ici. Murgen et sa décorporation (ses voyages astraux) rendent tout ça très intéressant aussi, et permettent d'avoir une narration qui n'est pas centrée toujours au même endroit.
Rien ne change sur la qualité du récit et l'impression rendue de réalisme froid et brut. On sent que l'histoire de la Compagnie approche du but, et on est fébrile.

Petit hic, depuis plusieurs tomes, la traduction française semble vraiment à chier (ils veulent rendre la façon de parler et de penser de Murgen, mais c'est parfois assez ridicule - d'un autre côté, je ne connais pas la VO). Des phrases qu'une faute de frappe ou de traduction rendent incompréhensibles, ou juste des fautes de frappe sans incidence. Il y en a beaucoup. Bref, la version française du bouquin (et des deux précédents je crois - va savoir pour les suivants) est foireuse. J'ai même vu un endroit où il manquait le numéro de page ! C'est dire le contrôle exercé sur le rendu final ! Bref, ça n'empêche pas tellement le plaisir de lire, donc bon...
Mais ça fait chier quand même.
La Compagnie noire, Tome 7 : Saisons funestes La Compagnie noire, Tome 7 : Saisons funestes
Glen Cook   
Ce tome-ci fait suite à "Rêves d'aciers" d'une façon un peu spéciale.
Le tome se déroule en effet 4 ans plus tard, après un ellipse dont va découvrir peu à peu les évènements, et qui sert de cadre à tout une partie du récit qui apparaitra conjointement à la narration dans le "présent". Cette partie qui va être racontée par de longs passages parallèles jusqu'à la fin est la vision de Murgen, le porte-étendard, dans le siège de Dejagore sous l'assaut de Tisse-Ombre, pendant que Madame réunissait son armée et que Toubib était prisonnier.

La façon dont va se dérouler la narration est particulière. Dès le début, on voit une scène incompréhensible, puis peu à peu on comprend que Murgen est sous l'influence de sortilèges qui vont lui faire revivre des épisodes passés. C'est ainsi qu'on va découvrir ce qu'il a vécu à Dejagore. Parallèlement, il va revivre aussi son passé proche, quatre ans plus tard, qui nous intéresse davantage.
Puis, vers la fin, on va rejoindre le présent actuel, et continuer l'intrigue.

Ce tome est donc assez déroutant, et pour ma part, un peu moins attrayant, notamment parce que tout une partie va être appuyée sur une trame temporelle qu'on a déjà explorée. Entre les murs de Dejagore, donc la narration prend une bonne partie du bouquin, on sait ce qui se passe à l'extérieur et comment avance l'intrigue. Les évènements se recoupent avec nos souvenirs du précédent tome. Finalement, l'avancée de l'histoire après le retournement de situation face aux Félons, à la fin de "rêves d'aciers", est limitée. Mais le récit du siège de Dejagore est néanmoins très intéressant ; de part la découverte du peuple Nyueng Bao (un peuple qu'on reconnait vite ayant des caractéristiques "asiatiques"), et de la transformation, ou la révélation, de Mogaba et de ce "sa" Compagnie Noire.
La Compagnie noire, Tome 5 : Rêves d'acier La Compagnie noire, Tome 5 : Rêves d'acier
Glen Cook   
Aaalalah, comme d'hab, les éditeurs français ont fait n'importe quoi, dans le seul but de se faire du pognon. Ainsi, disons-le tout de suite, le tome suivant celui-ci, "la pointe d'argent", est un spin-off qui est sorti après "la Rose Blanche" (le tome 3), et qui relate l'histoire qui se poursuit dans le Nord. C'est important à savoir, car à la fin de ce tome-ci, "Rêves d'acier", l'intrigue n'est PAS DU TOUT finie, et reste sur un suspense haletant. Donc je vous conseille de ne pas enchaîner sur "la pointe d'argent" directement, mais de plutôt passer au tome 7.
Et aussi, les deux livre suivant sont édités en France chacun en 2 parties, donc 2 fois plus à payer. Youpi !

Bref, concernant ce tome.
Un grand bouleversement ! En effet, Toubib semble être hors circuit, et que diable, c'est Madame qui reprend le flambeau ! Les annales, tenues par elle, se font radicalement plus sombres et violentes. Madame n'est pas une sainte ni une diplomate. Elle fait peur, quand elle s'y met. Vraiment très peur.
Beaucoup de magie, beaucoup de force et de violence dans ce tome. Des traîtrises, des coup-bas, des mensonges et des machinations ; des magies qu'on ne comprend pas, une mythologie qui semble prendre son essor, et des découvertes qui bouleversent le petit monde de la Compagnie Noire. Glen Cook manie tout cela extrêmement bien, avec un style réaliste et froid, terriblement adapté aux personnages, et touchant juste. Point de finesse et de jolie fantasy, ici tout est noir, sombre, sanglant et à l'image de la Compagnie : franc.

J'ai beaucoup aimé ce récit du point de vue de Madame. On voit ressortir son côté impératrice, son efficacité, son autorité, et on craint, on a peur, on ne sait pas vraiment ce qu'elle veut, ou si elle est assez forte pour résister à ce qui semble lui pendre au nez à travers les Félons, qui voient en elle quelqu'un de grande importance. Pour quoi ? Oui, pour quoi...

PS: Y'a juste un truc que j'ai pas pigé, depuis le début des Livres du Sud. On connait le nom de Madame, Dorothée Senjak. Alors pourquoi le nom des sorciers est-il si important, si malgré ça elle recouvre ses pouvoirs ? Je veux dire, si elle a son pouvoir et que tout le monde connait son vrai nom, elle ne craint plus qu'on l'utilise contre elle, non ? Alors pourquoi les sorciers utilisent-ils de faux-noms ? Si quelqu'un peut m'éclairer, il est le bienvenu.
La Compagnie noire, Tome 3 : La Rose blanche La Compagnie noire, Tome 3 : La Rose blanche
Glen Cook   
(@ jopari : on le sait depuis le premier tome)

Ce tome clôt l'intrigue du Nord, l'Empire, Dame contre Rose Blanche. Encore une fois, du temps est passé entre ce tome-ci et le précédent. La rébellion s'est organisée autour de Chérie, la Compagnie a retourné sa veste, et l'ennemi est supérieur en nombre.

J'ai moins aimé ce tome que le précédent, mais plus que le premier. L'intrigue est plus vaste, tient place sur un plus grand territoire et est bien plus générale que celle du Château Noir. Là encore, le récit n'est pas à proprement parler des annales, comme dans le premier tome. On partage la narration subjective de Toubib avec des récits antérieurs chronologiquement. J'ai beaucoup aimé malgré tout l'histoire, qui ici est centrée autour de l'ultime menace qui règne encore (mis à part la Dame) : le Dominateur, qui n'avait pas vraiment été vaincu à Génépi.
Un peu comme dans le premier tome, mais plus encore dans celui-ci, on revient sur la relation entre Toubib et la Dame. Un personnage qui est d'ailleurs bien approfondi, humanisé. L'auteur soulève encore la grisaille de chaque personnage, et ne fait de personne un héros (mis à part Toubib, peut-être) ou un être foncièrement bon ou défendable. Les faiblesses apparaissent, les couleurs ne transparaissent pas dans ce monde gris, froid et constamment violenté. Les sentiments restent dans les cœurs de ceux qui les nourrissent, car la lucidité, la réalité du monde est dans tous les yeux. Personne ne rêve à des lendemains qui chantent, car chacun connait les lois de l'histoire.
Et pourtant, malgré tout, la Compagnie a trouvé un mieux vers lequel aller. Alors elle s'y emploie. Bon gré mal gré, en ce qui concerne Toubib. Car même quand on sait ce qui est bon, on a parfois du mal à dominer nos émotions.

Mais s'il est un mal que tous veulent voir chavirer, c'est le vieux démon qui, dans son Tumulus, attend son tour.
La Compagnie noire, Tome 1 La Compagnie noire, Tome 1
Glen Cook   
L'univers qui sert de toile de fond aux aventures de la Compagnie Noire est, globalement, assez "low-fantasy", mais de par leur métier, et leurs employeurs, ces mercenaires retrouvent dans leurs rangs, et à leurs côtés ou face à eux, bien plus de magie qu'ils n'auraient sans doute signé de bon cœur pour en affronter, maniée par des individus face auxquels ils font presque figure de petits joueurs...

par Aude