Livres
506 831
Membres
515 223

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Pour une bonne centaine de raisons ! répondit-elle d’une voix forte, contournant le canapé à grands pas pour venir poser brutalement son verre sur la table. Je ne sais pas par où commencer ! Où étais-tu lors de la chute du Seigneur des Ténèbres ? Pourquoi n’as-tu jamais tenté de le retrouver quand il a disparu ? Qu’as-tu fait pendant toutes ces années où tu as vécu dans le giron de Dumbledore ? Pourquoi as-tu empêché le Seigneur des Ténèbres de se procurer la pierre philosophale ? Pourquoi n’es-tu pas aussitôt retourné auprès de lui lorsqu’il est revenu à la vie ? Où étais-tu, il y a quelques semaines, quand nous nous sommes battus pour essayer de récupérer la prophétie que voulait le Seigneur des Ténèbres ? Et pourquoi, Rogue, Harry Potter est-il toujours vivant, alors que tu l’as eu à ta merci pendant cinq ans ? Elle s’interrompit, sa poitrine se soulevant à un rythme accéléré, le rouge lui montant aux joues. Derrière elle, Narcissa était restée assise, immobile, le visage toujours caché dans ses mains

Afficher en entier

Narcissa émit un son qui ressemblait à un sanglot et se couvrit le visage de ses mains. Rogue posa son verre sur la table et s’installa confortablement, les mains sur les bras de son fauteuil, souriant devant la mine furieuse de Bellatrix. — Narcissa, je crois que nous devrions écouter ce que Bellatrix brûle de nous dire ; cela nous évitera des interruptions fastidieuses. Vas-y, Bellatrix, continue, l’encouragea Rogue. Pourquoi n’as-tu pas confiance en moi 

Afficher en entier

Rogue fit signe à Narcissa de s’asseoir sur le canapé. Elle se débarrassa de sa cape, la jeta à côté d’elle et s’assit, regardant ses mains blanches et tremblantes serrées sur ses genoux. Bellatrix enleva son capuchon plus lentement. Aussi brune que sa sœur était blonde, les paupières lourdes, la mâchoire forte, elle garda les yeux fixés sur Rogue pendant qu’elle allait rejoindre Narcissa, restant debout derrière elle. — Que puis-je faire pour vous ? demanda Rogue qui s’installa lui-même dans le fauteuil, face aux deux sœurs. — Nous… nous sommes seuls, n’est-ce pas ? demanda Narcissa à voix basse

Afficher en entier

Au Seigneur des Ténèbres,

Je sais que je ne serai plus de ce monde

bien avant que vous ne lisiez ceci

mais je veux que vous sachiez que c'est moi

qui ai découvert votre secret

J'ai volé le veritable Horcruxe

et j'ai l'intention de le detruire dès que je le pourrai.

J'affronte la mort dans l'espoir

que lorsque vous rencontrerez un adversaire de votre taille,

vous serez redevenu mortel.

R.A.B

Afficher en entier

Dumbledore s'interrompit. Bien qu'il eût parlé d'un ton léger et très calme, sans laisser paraître aucun signe manifeste de colère, Harry sentait émaner de lui une certaine froideur et remarqua que les Dursley se serraient un peu plus les uns contre les autres.

-Vous n'avez pas fait ce que je demandais. Jamais vous n'avez traité Harry comme un fils. Avec vous il n'a connu que l'indifférence et même souvent la cruauté. Le mieux qu'on puisse dire, c'est qu'au moins il n'aura pas subi les terribles dommages infligés au malheureux garçon assis entre vous.

La tante Pétunia et l'oncle Vernon tournèrent instinctivement la tête comme s'ils s'attendaient à voir quelqu'un d'autre que Dudley coincé entre eux.

-Nous ... maltraiter Duddy ? Qu'est-ce que vous ..., commença l'oncle Vernon, furieux, mais Dumbledore leva un doigt pour lui imposer le silence, et l'oncle Vernon sembla soudain devenu muet.

-La magie que j'ai mise en oeuvre il y a quinze ans signifie que Harry bénéficie d'une puissante protection tant qu'il peut considérer cette maison comme son foyer. Si malheureux qu'il ait été ici, si rejeté, si malmené, vous lui avez au moins, même si c'est à contrecœur, fourni un hébergement. Cette magie cessera d'opérer lorsque Harry atteindra l'âge de dix-sept ans, en d'autres termes, lorsqu'il deviendra un homme. Je vous demande simplement ceci: que vous lui permettiez de revenir une fois de plus dans cette maison avant son dix-septième anniversaire, ce qui assurera sa protection jusqu'à cette date.

Aucun des Dursley ne prononça un mot. Dudley fronçait légèrement les sourcils comme s'il essayait de se rappeler à quel moment de sa vie il avait été maltraité. L'oncle Vernon avait l'air de s'être coincé quelque chose en travers de la gorge; la tante Pétunia, elle, avait étrangement rougi.

Afficher en entier

- Harry, reprit-il alors en se tournant vers lui, nous sommes confrontés à une petite difficulté et j'espère que tu pourras nous aider à la résoudre. Quand je dis nous, j'entends par là l'Ordre du Phénix. Mais tout d'abord, je dois t'annoncer que le testament de Sirius a été découvert il y a une semaine et qu'il te lègue tout ce qu'il possédait.

Là-bas, sur le canapé, l'oncle Vernon tourna la tête mais Harry ne le regarda pas et se contenta de répondre :

- Ah, très bien.

- Pour l'essentiel, c'est assez simple, poursuivit Dumbledore. Tu ajoutes ainsi une quantité d'or raisonnable a celle que tu possèdes déjà chez Gringotts et tu hérites tous les biens personnels de Sirius. Le seul point légèrement problématique de cette succession...

- Son parrain est mort ? lança l'oncle Vernon d'une voix forte, depuis son canapé.

Dumbledore et Harry se tournèrent tous les deux vers lui. A présent, le verre d'hydromel lui frappait la tête avec insistance ; il essaya de le repousser.

- Il est mort ? Son parrain ?

- Oui, répondit Dumbledore.

Il ne demanda pas a Harry pourquoi il ne l'avait pas fait savoir aux Dursley.

- Notre problème, continua-t-il, comme s'il n'y avait eu aucune interruption, c'est que Sirius t'a également légué le 12, square Grimmaurd.

- Il hérite d'une maison ? demanda l'oncle Vernon avec une expression cupide, ses petits yeux plissés, mais personne ne lui répondit.

- Vous pouvez continuer à l'utiliser comme quartier général, assura Harry. Ca m'est égal. Gardez-la, moi je n'y tiens pas.

Harry ne voulait plus remettre les pieds au 12, square Grimmaurd s'il pouvait l'éviter. Il pensait qu'il serait à jamais hanté par le souvenir de Sirius arpentant seul ces vastes pièces sombres à l'odeur de moisi, prisonnier de l'endroit qu'il avait voulu fuir si désespérément.

- C'est très généreux de ta part, dit Dumbledore. Nous avons cependant évacué provisoirement les lieux.

- Pourquoi ?

- Eh bien, voilà, répondit-il, indifférent aux marmonnements de l'oncle Vernon dont la tête était a présent martelée avec obstination par le verre d'hydromel, la tradition familiale des Black veut que cette maison soit léguée en ligne directe au premier héritier mâle portant le nom de Black. Sirius était le tout dernier de la lignée car Regulus, son frère cadet, est mort avant lui et aucun d'eux n'avait d'enfant. Bien que dans son testament, il déclare clairement qu'il veut te voir hériter de la maison, il est néanmoins possible qu'elle ait fait l'objet d'un sortilège ou d'un enchantement pour être sur qu'elle ne puisse avoir d'autre propriétaire qu'un sang-pur.

L'image vivante du portrait accroché dans le hall du 12, square Grimmaurd, représentant la mère de Sirius qui hurlait, vomissait des injures, traversa l'esprit de Harry comme un éclair.

- C'est sûrement le cas, dit-il.

- En effet, approuva Dumbledore, et si un tel enchantement existe, alors le titre de propriété reviendrait tres probablement a l'aîné des parents de Sirius encore vivant, a savoir sa cousine, Bellatrix Lestrange.

Sans se rendre compte de ce qu'il faisait, Harry se leva d'un bond ; le télescope et les baskets qu'il avait posés sur ses genoux tombèrent en roulant sur le sol. Bellatrix Lestrange, la meurtrière de Sirius, hériter de sa maison ?

- Non ! s'écria-t-il.

- A l'évidence, nous aussi, nous préférerions qu'elle ne lui revienne pas, continua calmement Dumbledore. La situation présente bien des complications. Nous ne savons pas si les enchantements auxquels nous avons nous-mêmes soumis la maison, en la rendant incartable, par exemple, continueront à produire leur effet, maintenant qu'elle n'appartient plus à Sirius. Il se peut que Bellatrix arrive à tout moment devant la porte. Bien entendu, nous avons du déménager jusqu'à ce que les choses s'éclaircissent.

- Mais comment allez-vous savoir si je peux en être propriétaire ?

- Fort heureusement, il existe un test très simple, répondit Dumbledore.

Il posa son verre vide sur une petite table près du fauteuil, mais avant qu'il ait pu faire un geste de plus, 1'oncle Vernon s'exclama :

— Allez-vous nous débarrasser de ces fichus objets ?

Harry se retourna ; les trois Dursley, recroquevillés sur le canapé, se protégeaient la tête de leurs bras tandis que les verres bondissaient sur leurs crânes en répandant leur contenu un peu partout.

- Oh, je suis désolé, s'excusa Dumbledore avec courtoisie.

Il leva à nouveau sa baguette et les trois verres disparurent aussitôt.

— Mais il aurait été plus poli de les boire, voyez-vous.

L'oncle Vernon parut sur le point de déverser un flot de répliques cinglantes, mais il ne dit rien et se contenta de s'enfoncer dans les coussins avec la tante Pétunia et Dudley, ses petits yeux porcins fixés sur la baguette magique de Dumbledore.

- Tu comprends, reprit Dumbledore qui se tourna à nouveau vers Harry comme si l'oncle Vernon ne l'avait pas interrompu, en héritant de la maison, tu as aussi hérité de...

Pour la cinquième fois, il donna un coup de baguette magique. Il y eut alors un crac sonore et un elfe de maison apparut, avec un groin en guise de nez, des oreilles géantes de chauve-souris et des yeux immenses injectés de sang. Couvert de haillons crasseux, il était accroupi sur la moquette a longs poils des Dursley. La tante Pétunia poussa un hurlement a faire dresser les cheveux sur la tête : de mémoire d'homme, rien d'aussi sale n'était jamais entré dans sa maison. Dudley leva du sol ses grands pieds roses et les tendit presque au-dessus de sa tête comme s'il avait peur que la créature puisse se glisser dans son pantalon de pyjama.

— Qu'est-ce que c'est que cette horreur ! mugit 1'oncle Vernon.

— Kreattur, répondit Dumbledore.

— Kreattur ne veut pas, Kreattur ne veut pas, Kreattur ne veut pas ! croassa 1'elfe de maison, d'une voix aussi forte que celle de l'oncle Vernon, tapant par terre de ses longs pieds noueux et tirant sur ses oreilles. Kreattur appartient à Miss Bellatrix, oh, oui, Kreattur appartient à la famille Black, Kreattur veut sa nouvelle maîtresse, Kreattur ne veut pas aller avec le sale petit Potter, Kreattur ne veut pas, veut pas, veut pas...

— Comme tu peux le voir, Harry, dit Dumbledore en haussant le ton pour couvrir les « veut pas, veut pas, veut pas » que l'elfe continuait de hurler, Kreattur manifeste une certaine mauvaise volonté a l'idée de t'appartenir.

— Ca m'est égal, déclara à nouveau Harry en regardant avec dégoût l'elfe de maison qui se tortillait et trépignait sous ses yeux. Moi non plus, je ne veux pas de lui.

— Veut pas, veut pas, veut pas...

— Tu préfères qu'il devienne la propriété de Bellatrix Lestrange ? En n'oubliant pas qu'il a vécu au quartier général de l'Ordre du Phénix tout au long de l'année passée ?

— Veut pas, veut pas, veut pas...

Harry regarda fixement Dumbledore. Il savait qu'on ne pouvait permettre à l'elfe d'aller vivre avec Bellatrix Lestrange mais l'idée d'en être le maître, d'avoir la responsabilité de la créature qui avait trahi Sirius, lui était odieuse.

— Donne-lui un ordre, conseilla Dumbledore. S'il t'appartient, il devra obéir. Sinon, il faudra réfléchir à un autre moyen de l'éloigner de sa maîtresse légitime.

— Veut pas, veut pas, veut pas, VEUT PAS !

La voix de Kreattur s'était transformée en un cri perçant. Harry ne trouva rien d'autre a dire que :

- Kreattur, tais-toi !

Pendant un instant, l'elfe parut s'étouffer. Il se prit la gorge a deux mains, ses lèvres remuant toujours furieusement, les yeux exorbités. Après quelques secondes de hoquets frénétiques, il se jeta face contre terre sur la moquette (la tante Pétunia poussa un gémissement) et frappa le sol a coups de pied et de poing, en proie a une crise de rage violente mais totalement silencieuse.

- Eh bien, voilà qui simplifie les choses, dit Dumbledore d'un ton joyeux. Il semble que Sirius savait ce qu'il faisait. Tu es désormais le légitime propriétaire du 12, square Grimmaurd et de Kreattur.

- Est-ce que... est-ce qu'il faut que je l'emmène avec moi ? demanda Harry effaré, tandis que l'elfe gigotait à ses pieds.

- Non, si tu ne le veux pas, répondit Dumbledore. Mais si tu me permets une suggestion, tu pourrais l'envoyer à Poudlard pour y travailler aux cuisines. De cette façon, les autres elfes de maison garderaient un œil sur lui.

- Oui, approuva Harry, soulagé, oui, c'est ce que je vais faire. Heu... Kreattur... je veux que tu ailles à Poudlard pour y travailler dans les cuisines avec les autres elfes de maison.

Kreattur, qui était à présent étendu sur le dos, les bras et les jambes en l'air, lança à Harry un regard de profond dégoût et disparut avec un nouveau crac sonore.

- Bien, dit Dumbledore. Il y a aussi le cas de Buck, 1'hippogriffe. Hagrid s'en est occupé depuis la mort de Sirius mais Buck est à toi, maintenant, et donc, si tu as d'autres projets pour lui...

— Non, répondit aussitôt Harry. Il n'a qu'à rester avec Hagrid. Je pense que c'est ce que Buck préférerait.

— Hagrid sera enchanté, assura Dumbledore avec un sourire. Il était fou de joie en le revoyant. Je dois également te prévenir que pour la sécurité de Buck, nous avons décidé de le rebaptiser Ventdebout, pour le moment en tout cas. Je doute que les gens du ministère reconnaissent en lui l'hippogriffe qu'ils ont un jour condamné à mort, mais sait-on jamais ? Et maintenant, Harry, ta valise est-elle prête ?

— Heu...

— Tu doutais de ma venue ? suggéra Dumbledore avec perspicacité.

— Je vais monter... heu... la finir, dit précipitamment Harry en se hâtant de ramasser son télescope et ses baskets.

Il lui fallut un peu plus de dix minutes pour retrouver tout ce dont il avait besoin ; enfin, il parvint à extraire sa cape d'invisibilité de sous son lit, revissa le bouchon de sa bouteille d'encre a Changement de Couleur et monta sur le couvercle de la valise pour la refermer sur son chaudron. Puis, la hissant d'une main, la cage d'Hedwige dans l'autre, il redescendit l'escalier.

Il fut déçu de voir que Dumbledore ne l'attendait pas dans le hall d'entrée, ce qui l'obligeait à retourner dans le living-room.

Personne ne disait mot. Dumbledore fredonnait à voix basse, apparemment très à l'aise, mais l'atmosphère avait l'épaisseur d'une crème caramel et Harry n'osa pas regarder les Dursley lorsqu'il annonça à Dumbledore :

— Professeur, je suis prêt, maintenant.

— Très bien, répondit Dumbledore. Encore une dernière chose, a présent.

Il se tourna à nouveau vers les Dursley.

— Comme vous le savez sûrement, Harry sera majeur dans un an.

— Non, répliqua tante Pétunia qui ouvrait la bouche pour la première fois depuis l'arrivée de Dumbledore.

— Pardon ? s'étonna celui-ci d'un ton poli.

— Non, car il a un mois de moins que Dudley et Duddy aura dix-huit ans dans deux ans.

— Ah oui, bien sur, reprit Dumbledore d'un air affable, mais dans le monde de la sorcellerie, il se trouve que nous sommes majeurs a dix-sept ans.

— Ridicule, marmonna l'oncle Vernon, sans que Dumbledore lui prête la moindre attention.

— Comme vous l'avez appris, le sorcier qui porte le nom de Lord Voldemort est revenu dans ce pays. La communauté magique est à l'heure actuelle en état de guerre ouverte. Harry, que Lord Voldemort a déjà essayé de tuer à de nombreuses occasions, est encore en plus grand danger aujourd'hui que le jour où je l'ai déposé devant votre porte, il y a quinze ans, avec une lettre qui vous informait du meurtre de ses parents et exprimait l'espoir que vous voudriez bien prendre soin de lui comme si c'était votre propre enfant.

Dumbledore s'interrompit. Bien qu'il eut parlé d'un ton léger et très calme, sans laisser paraître aucun signe manifeste de colère, Harry sentait émaner de lui une certaine froideur et remarqua que les Dursley se serraient un peu plus les uns contre les autres.

— Vous n'avez pas fait ce que je demandais. Jamais vous n'avez traité Harry comme un fils. Avec vous, il n'a connu que l'indifférence et même souvent la cruauté. Le mieux qu'on puisse dire, c'est qu'au moins il n'aura pas subi les terribles dommages infligés au malheureux garçon assis entre vous.

La tante Pétunia et l'oncle Vernon tournèrent instinctivement la tête comme s'ils s'attendaient à voir quelqu'un d'autre que Dudley coincé entre eux.

— Nous... maltraiter Duddy ? Qu'est-ce que vous..., commença l'oncle Vernon, furieux, mais Dumbledore leva un doigt pour lui imposer le silence, et l'oncle Vernon sembla soudain devenu muet.

— La magie que j'ai mise en œuvre il y a quinze ans signifie que Harry bénéficie d'une puissante protection tant qu'il peut considérer cette maison comme son foyer. Si malheureux qu'il ait été ici, si rejeté, si malmené, vous lui avez au moins, même si c'est à contrecoeur, fourni un hébergement. Cette magie cessera d'opérer lorsque Harry atteindra l'âge de dix-sept ans, en d'autres termes, lorsqu'il deviendra un homme. Je vous demande simplement ceci : que vous lui permettiez de revenir une fois de plus dans cette maison avant son dix-septième anniversaire, ce qui assurera sa protection jusqu'à cette date.

Aucun des Dursley ne prononça un mot. Dudley fronçait légèrement les sourcils comme s'il essayait de se rappeler à quel moment de sa vie il avait été maltraité. L'oncle Vernon avait l'air de s'être coincé quelque chose en travers de la gorge ; la tante Pétunia, elle, avait étrangement rougi.

— Eh bien, Harry... il est temps d'y aller, dit enfin Dumbledore en se levant et en lissant sa longue cape noire. A la prochaine fois, ajouta-t-il à l'adresse des Dursley qui semblaient espérer que ce moment n'arriverait jamais.

Il mit son chapeau et quitta la pièce à grands pas.

— Au revoir, lança précipitamment Harry aux Dursley.

Afficher en entier

Tout était calme à Little Whining, la matinée touchait à sa fin, une légère brise rafraîchissait l'air pourtant d'une étrange douceur. Les jardins carrés, les voitures de luxe garées dans les allées et les maisons aux angles bien droits resplendissaient. Pourtant Harry ne se sentait pas bien. Cela était peut-être dû au fait qu'il était enfermé dans sa chambre depuis trois jours, il avait menacé de sa baguette magique Dudley son cousin plus large que long. L'oncle Vernon et la tante Pétunia l'avaient bouclé dans sa chambre. Harry préférait ça plutôt que de devoir supporter leur compagnie.

Afficher en entier

- C’est votre exemplaire du Manuel avancé de préparation des potions, n’est-ce pas, Potter ?

- Oui, répondit Harry, qui n’avait pas encore repris haleine.

- Vous en êtes bien sûr, Potter ?

- Oui, affirma Harry, avec une nuance de défi.

- C’est l’exemplaire que vous avez acheté chez Fleury et Bott ?

- Oui, répéta Harry d’un ton ferme.

- Dans ce cas, pourquoi, demanda Rogue, le nom de Roonil Wazlib est-il inscrit à l’intérieur de la couverture ?

Harry eut l’impression que son cœur s’arrêtait de battre.

- C’est mon surnom, expliqua-t-il.

- Votre surnom, répéta Rogue.

- Oui… c’est comme ça que m’appellent mes amis, dit Harry.

- Je sais ce qu’est un surnom, répliqua Rogue.

Afficher en entier

- Et voila que Smith de Poufsoufle prend le Souafle, annonça une vois rêveuse qu'on entendait résonner dans tout le stade. C'était lui qui était charger du commentaire la dernière fois et Ginny Weasley lui a volé droit dessus en le heurtant de plein fouet. A mon avis, elle l'a sans doute fait exprès - on aurait dit, en tout cas. Smith avait été désagréable avec Gryffondor, je pense qu'il doit le regretter maintenant qu'il joue contre eux... Oh, regardez, il a perdu le Souafle, Ginny le lui a pris, je l'aime beaucoup, elle est très sympathique...

Harry regarde l'estrade du commentateur. Aucune personne sensée n''aurait eu l'idée de confier à Luna Lovegood le soin de commenter le match. Pourtant, même de là-haut, il était impossible de ne pas reconnaître ces long cheveux d'un blond sale, ou le collier de bouchons de Bièraubeurre... Assis à côté de Luna, le professeur McGonagall paraissait légèrement mal à l'aide comme si elle commençait à regretter ce choix.

-... mais maintenant, c'est ce gros joueur de Poufsoufle qui lui a repris le Souafle, je n'arrive pas à me souvenir de son nom, quelque chose dans le genre de Bibble... Nom, Buggins...

- Il s'appelle Cadwallader ! dit le professeur McGonagall d'une voix forte.

La foule éclata de rire

Afficher en entier

« Voldemort se sert des proches de ses ennemis. Il t'a déjà utilisée comme appât dans le passé, parce que tu es la sœur de mon meilleur ami. Songe aux dangers encore plus grands que tu devrais affronter si nous continuons. Il l'apprendra, il te trouvera. Il essaiera de m'atteindre à travers toi.

_E si je m'en fiche ? répliqua Ginny d'un ton féroce.

_Moi, je ne m'en fiche pas, poursuivit Harry. A ton avis, qu'est-ce que je ressentirais si c'était ton enterrement qui devait avoir lieu... et que j'en sois responsable... »

Harry & Ginny

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode