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Bibliothèque de Hellminster : Ma PAL(pile à lire)

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Les Mots Les Mots
Jean-Paul Sartre   
Je ne suis pas spécialement attirée par ce genre de lecture d'habitude et pourtant ! Je crois que tout tient au style de Sartre. Sa plume est complexe, profonde, subtile, intelligente... Surprenante.
J'ai lu ce livre à l'âge de seize ans, par défi, décidée à engranger un peu de culture littéraire en sortant de mes mondes préférés. Je le dis haut et fort : Sartre, c'est comme les jeux vidéos. Il faut faire une pause au moins une fois par heure de lecture sinon gare à la migraine ! Alors oui, il m'est arrivée de carburer au paracétamol pour poursuivre ma lecture mais je ne le regrette pas.

Pour lire j'avais pris un rythme un peu spécial, consistant à relire une ou deux fois chaque partie et oh surprise ! Chaque fois je comprenais autre chose, ma réflexion s’approfondissait et j'étais stupéfaite de constater qu'une seule phrase recelait mille idées. C'est à ce moment là que le titre "Les Mots" a prit un sens tout particulier pour moi. Sartre ne joue pas seulement avec les mots, il ne se contente pas de les maîtriser. Il les habite, les nourrit, les manipule et les transcende. D'où peut-être cette impression de lourdeur que je comprends qu'on puisse ressentir, qui la rend si dense... mais cela m'a particulièrement touchée.

Je n'ai jamais osé lire quoi que ce soit d'autre de Sartre, craignant de ne pas y retrouver "Les mots" magiques.
Finalement je conseillerai ce livre aux lecteurs aimant relever des défis en prenant le risque de s'autoriser à l'aimer d'avance et n'ayant pas peur de s'investir intellectuellement et émotionnellement.

par Lewan
La Trilogie des Elfes, Tome 1 : Le crépuscule des elfes La Trilogie des Elfes, Tome 1 : Le crépuscule des elfes
Jean-Louis Fetjaine   
Un avis plutôt mitigé sur ce livre.
De très bons passages pendant lesquels on ne peut pas quitter le livre et d'autres pendant lesquels je me suis ennuyée bien que l'action soit très souvent présente et qu'il y ai beaucoup de rebondissements.
Un coup de foudre pour l'histoire d'amour en Uter et Lliane.
Une dernière petite chose, j'ai apprécié le fait qu'au début de l'histoire on nous donne le nom des personnages et qui ils sont.
Je pense que je lirais les autres tomes.
Les royaumes oubliés - Mercenaires, tome 2 : La promesse du roi-sorcier Les royaumes oubliés - Mercenaires, tome 2 : La promesse du roi-sorcier
Robert Anthony Salvatore   
Il m'a fallut une petite semaine pour arriver à le finir, et vu comment j ai adoré se livre ça a été beaucoup trop long, il est excellent on y voie un Artemis comme jamais un Jarlaxle toujours aussi filou, dans une aventure qui ne sera pas oublié de si tôt

par sonic1610
Vampire Story, Tome 1 : 13 Balles Dans la Peau Vampire Story, Tome 1 : 13 Balles Dans la Peau
David Wellington   
waouw ça change drôlement de la bit-lit !!! Ici c'est vraiment du tout méchant vampire. Un délice sanglant !



par binou
La Princesse des glaces La Princesse des glaces
Camilla Läckberg   
On suit les histoires d'amis d'enfance qui après avoir vécu sur des chemins séparés, se retrouvent autour du cadavre de l'un des leurs... Qui a fait ça ? Pourquoi ? Erica Falk va tenter de comprendre qui est devenue sa meilleure amie et avec qui elle l'est devenue. Entre suicide et meurtre où est la vérité ?

L'auteure nous plonge dans un décor suédois neigeux, correspondant parfaitement à cette terrible histoire. Décor dans lequel je me suis prise d'affection pour "l'héroïne", Erica Falk qui été vraiment touchante et vraie. J'avais envie de plonger dans l'écrit pour l'aider ou la réconforter. Et l'intrigue, mon dieu cette intrigue, juste fabuleuse, aucun ennui à aucun moment. Elle a été particulièrement bien construite et pour une fois, je me suis contenté de suivre l'histoire sans essayer de trouver l'assassin (de toute manière, j'étais à mille lieux de pouvoir le découvrir). Et quelle fin !!

[spoiler]Elle nous livre dans cet ouvrage, une estimation du ressentiment de viol avec une telle force que l'on détournerait presque les yeux du livre, s'attendant à voir surgir une quelconque illustration de notre esprit.
On voit également la cupidité de l'être humain qui même face à une atrocité est capable de fermer les yeux, mais aussi la souffrance causée par le silence des êtres qui ne veulent qu'oublier ce dont ils ont été témoins. Chaque souffrance est différente, mais toutes sont insupportables...[/spoiler]


Les Rois des sables Les Rois des sables
George R. R. Martin   
Pour info : en France, ce livre a été édité 2 fois. La première édition, datant de 2007, ne comprend que 6 nouvelles. Soit une de moins que l'édition anglophone. Seule la 2nd édition, datant de 2013, comprend les 7 nouvelles.
Donc, si vous voulez lire l'intégralité du recueil, faites attention à l'édition que vous achetez!



Comme tous les recueils de nouvelles, c'est malheureusement un peu inégal. J'ai adoré 3 nouvelles (Par la croix et le dragon, Vifs-amis, Les rois des sables), j'en ai apprécié 2 autres sans plus (Âprevères, La dame des étoiles) et les 2 dernières n'étaient pas à mon gout (Dans la maison du ver, La cité de pierre). Néanmoins, d'une façon globale, j'ai un avis positif sur ce livre.
J'avoue que c'est la première fois que je lis un livre de R R Martin, en dehors de sa saga du Trône de fer. Certes le genre change (SF ici, fantasy pour l'autre) mais son style reste inchangé. On y retrouve la même minutie dans la création d'univers, et c'est principalement ça qui m'a plu.
Exception faite de "La cité de pierre" qui m'a profondément ennuyé, c'est avec plaisir que j'ai lu toutes ces histoire. L'auteur m'a vraiment embarqué avec lui et fait voyager dans ses univers. Ses personnages m'ont, en plus, souvent touchés. Et c'est ces éléments que j'ai retenu, plus que les scénarios parfois un peu minimalistes.



Détails de mes avis par nouvelle :
=> "Par la croix et le dragon" est une nouvelle que j'ai trouvé excellente car elle est très intelligente. J'ai été bluffée par sa réflexion sur la religion. Je n'attendais pas du tout cet auteur sur ce terrain là et pourtant il fait ça très bien. Malgré une fin qui m'a semblé un peu précipitée, je suis vraiment agréablement surprise.
Par contre, je trouve que c'est un mauvais choix de l'avoir mise en première position. C'est vraiment une nouvelle "intello", il y a pas d'action, juste de la réflexion, et je trouve que ça ne donne pas forcement envie de dévorer le reste du livre.

=> "Âprevères" est une nouvelle bien moins originale que la précédente. On y retrouve un univers fantasy médiéval couplé à une saison de grand froid... ça ne vous rappelle pas un autre livre de cet auteur ?... Très vite, on bascule dans une histoire de sorcière, qui là aussi m'a donné une impression de déjà vu ailleurs.
Mais bon, même si cette nouvelle n'a pas un grand intéret, l'auteur fait ça si bien qu'il est difficile de lui en vouloir. L'enchainement d'action est vraiment efficace, rendant l'ensemble très intéressant malgré tout.

=> "Dans la maison du ver" se déroule dans un lieu pour le moins étrange : des galeries souterraines. Après les autres nouvelles plus tournées vers l'exploration spatiale, je dois bien avouer que j'ai trouvé ça un peu étouffant. De plus, le personnage principal m'a semblé dès le départ assez antipathique.
Bref, une nouvelle pas totalement à mon gout, mais pas mauvaise pour autant. Je lui reconnais certaines qualités. C'est notamment un récit d'aventure pas mal du tout, qui devrait probablement en captiver certain.

=> "Vifs-amis" est probablement la nouvelle que j'ai préféré. Elle développe une histoire romantico-dramatique, bien sur encrée dans un univers de science-fiction. L'ensemble est très mélancolique, mais ça a vraiment su me toucher, notamment grâce aux personnages ultra attachants.

=> "La cité de pierre" est de loin la nouvelle que j'ai le moins apprécié. J'ai même hésité à ne pas la lire dans son intégralité, c'est dire... Je sais pas si je suis passée à coté de quelque chose, mais absolument rien ne m'a intéressé. Le personnage principal n'a aucune personnalité, les personnages secondaires non plus. L'univers est beaucoup trop complexe. On a une accumulation de races, de termes, de lieux, etc, sans aucune descriptions associés ! Franchement j'avais beaucoup de mal à suivre ou a m'imaginer les situations. Enfin, je trouve le scénario totalement creux. Bref, à oublier.

=> "La dame des étoiles" est un texte déroutant. Comme l'auteur l'annonce dès la première phrase : il n'y a pas de héros. Aucun personnage n'est tout blanc ou tout noir, ils ont tous à la fois une partie de leur caractère qui les rend sympathiques et une autre qui les rend détestables. ça m'a laissé un peu perplexe, mais c'est tout de même une nouvelle distrayante. Le personnage de la dame des étoiles m'a touché.

=> "Les rois des sables", dernière nouvelle du recueil est l'une de mes préférées. J'ai pas grand chose à dire à part que c'est un texte extrêmement original et totalement envoutant. Je serais incapable de citer une œuvre qui lui ressemble. Le rythme est soutenu, les enjeux intéressants. Que demander de plus?
La Trilogie de Mars, tome 1 : Mars la Rouge La Trilogie de Mars, tome 1 : Mars la Rouge
Kim Stanley Robinson   
Coté style d'écriture, je suis partagée, car il y a du très bon, comme de l'assez moyen. Certains regretteront surement les descriptions longues et assez techniques de ce livre, que ce soit sur des éléments scientifiques, politiques ou philosophiques... Mais, à mon sens, c'est justement ça qui fait que c'est un bon livre de SF. Revenons à la définition même de ce genre : il ne suffit pas de balancer trois hommes verts dans l'intrigue pour faire un récit de science-fiction ! Encore faut-il savoir justifier ce qui fait qu'on se trouve dans un environnement différent du nôtre. C'est sur ces explications que tout se joue, si elles ne sont pas crédibles, on restera sur le bord du chemin et on se sentira jamais embarqué dans le voyage.
Sur ce point, je n'ai vraiment strictement rien à reprocher à l'auteur. Il s'efforce à chaque page à rendre ce qu'il raconte crédible. Je n'ai pas les connaissances scientifiques pour dire si tout ça est bien correcte (je ne sais même pas s'il est techniquement possible de savoir si c'est correcte), mais on s'en fout ! Ça sonne correcte, et ça suffit pour que l'histoire fonctionne. Il y a un coté hyper minutieux dans ce livre, on se dit que l'auteur a vraiment pensé à tout dans les moindres détails. On sent que c'est un livre qui a nécessité une grande phase de préparation, pour emmagasiner un certain nombre d'informations diverses et variées, les comprendre et savoir les réutiliser pour les mettre au service de cette intrigue. C'est le genre de livres qui présentent un projet tellement pharaonique qu'ils me fascinent totalement.
Mais paradoxalement, si les descriptions techniques sont très minutieuses et détaillées, les descriptions plus classiques (physiques des personnages, l'environnement dans lesquels ils évoluent, etc...) m'ont elles semblé assez laborieuses. Dans les premières parties du livre, ça va, on fait réellement cet effort de description. On nous donne pas mal d'info sur l'urbanisme d'une des villes de Mars, puis on décrit avec précision les premières impressions sur Mars. Jusqu'ici tout va bien. Sauf que dans la seconde moitié du livre, ce genre de descriptions devient quasiment inexistant. On ne cesse de nous dire que la planète a évoluée depuis l'arrivé des humains, mais on nous explique pas comment ! On dit que les personnages vont dans telle ville, mais j'ai pas la moindre idée d'à quoi ressemble cette ville ni d'où elle se situe sur Mars. Et les informations sur les personnages se limitent au fait qu'ils ont les cheveux blancs. J'ai par conséquent trouvé l'immersion assez difficile. J'ai trouvé ça sans âme, et j'arrivais tout simplement pas à visualiser les différentes scènes du livre dans ma tête.
Ce que je vais dire est peut-être méchant, mais c'est ce que je pense : j'ai eu l'impression de lire un livre ecrit par un scientifique, certes hyper calé dans son domaine de compétence, mais qui n'a pas la moindre idée de comment on ecrit un roman... (Ce qui est très bizarre puisqu'à en croire la page Wikipédia anglophone de l'auteur, il a un doctorat de littérature mais n'a jamais étudié les sciences, ironie quand tu nous tiens)

Coté histoire, pas emballée non plus. Si l'univers du livre est fascinant, l'intrigue, elle, ne l'est pas.
On a tout d'abord une longue mise en place de l'histoire, avec le voyage vers Mars, l'arrivé sur place, les premières actions visant à s'organiser,... Si cette phase est nécessaire et somme toute agréable à lire (je crois même que c'est ce que j'ai préféré dans le livre), elle ne présente, disons le clairement, aucun enjeux particuliers. A ce stade, on ne sait pas du tout dans quel sens l'intrigue du livre va partir.
A peu près au tiers/à la moitié du livre, on commence à introduire une intrigue. A savoir des conflits sur la politique à mener, qui aboutissent notamment à des sabotages. La résolution de l'intrigue prend un peu des airs de polar. Mais si l'auteur est indéniablement doué en SF, le thriller ne m'a par contre pas du tout l'air d'être son domaine. L'enquête est vraiment basique de chez basique, il y a absolument aucun suspense sur le coupable, on connait l'issue de l'histoire dès le départ car elle est annoncé dans le 1er chapitre. Bref : j'ai trouvé ça très fade !
Puis surtout, la résolution de cette espèce d'intrigue policière ne coïncide pas avec la fin du livre, ce que je trouve un peu beaucoup déroutant. On a le sentiment qu'on a plus rien à dire, mais le livre continue quand même. Et comme j'ai pas compris pourquoi ça continuait, j'ai pas réussi à m'intéresser à la suite du livre, sauf sur la fin, qui redynamise l'ensemble grâce à plusieurs actions d'ampleurs. Enfin, si ces actions sont appréciables, elles arrivent peut-être un peu tard, parce qu'on a largement eu le temps de s'ennuyer avant.

Je signale aussi deux autres petits défauts.
De 1 : le livre est découpé en plusieurs parties. Chaque partie se concentre sur un personnage différent. Et du coup j'ai pas réussi à identifier un héros, un personnage principal, ou tout simplement à m'attacher aux personnages, c'est dommage. [spoiler]Après je comprends aussi l'idée, ça permet de voir différent point de vu. Sauf que bon, comme j'ai pour ainsi dire aucune empathie pour les personnages, aucun n'a réussi à me "convaincre" que son projet pour Mars est le bon. On nous amorce également une intrigue sur plusieurs décennies et générations. Je suis pas naïve, les personnages présent dans ce premier livre sont probablement destinés à mourir dans les livres suivants, certains sont même déjà morts, et à laisser la place à leurs enfants et/ou aux nouveaux arrivants sur Mars. Du coup, ouais, ça peut avoir un sens de pas avoir de héros clairement définit, plutôt que d'en avoir un et de s'en séparer en cours de route. La suite le dira.[/spoiler]
De 2, comme toujours avec les livres d'anticipations, même si on situe l'intrigue "dans le futur", on parle surtout du moment où le livre est ecrit. Exemple connu : "1984" d'Orwell ne parle pas du tout de l'année 1984, mais du monde d'après seconde guerre mondiale. Bah "Mars la rouge" débute peut-être en 2026, mais nous sommes pourtant en pleine Guerre Froide ! On a une opposition permanente entre les Américains/les Russes/le Tiers-Monde, se soldant le plus souvent par des clichés assez énormes aussi bien sur un camp que sur l'autre. C'est un peu dommage que le livre ait si mal vieillit sur ce point.

Pour résumer, je suis pas forcément hyper emballée, je m'attendais à mieux vu la bonne réputation de cette saga. Mais dans l'ensemble, je pense que ça reste malgré tout un bon livre de science-fiction, du fait de ses descriptions techniques et de sa documentation. Je suis pas encore certaine que je lirais la suite, parce que je suis pas particulièrement impatiente de savoir comment tout ça va continuer. Après j'ai pas non plus passé un mauvais moment de lecture, et si je vois "Mars la verte" passer dans une librairie, il y a quand même des chances que je me laisse tenter.
Tendre est la nuit Tendre est la nuit
Francis Scott Fitzgerald   
Tendre est la nuit fait partie de ces romans désenchantés, si bien écrit qu'ils frolent l'ennuyeux. En cela il m'a fait pensé au Désert des Tartares de Dino Buzzati (que je conseille). L'écriture n'est pas qu'un support pour l'histoire. Elle ne retranscrit pas l'ambiance, elle est l'ambiance...
Si bien qu'on le lit sans passion et qu'on le termine avec regret, gardant le souvenir de cette déchéance ancré dans notre mémoire de lecteur. On n'assiste pas à l'intrigue, on la vit. On y est. Etrange cette sensation de s'ennuyer un peu en lisant ce livre, tout en en gardant une forte impression après l'avoir fini.

par DomPuget
La Grande Porte La Grande Porte
Frederik Pohl   
Le narateur, Robinette Broadhead est un vrai anti-héros, un pleutre, colérique (qui va jusqu’à frapper sa compagne), qui ne pense qu'a s'amuser et ne prend des risques que sur des coup de têtes. Mais c'est un héros à la fois chanceux et malchanceux.
En fait l'intrigue se déroule en deux récits intercalés. on suis Rob dans ce qui est le présent pendant sa psychanalyse. Il se confie à un robot psychiatre qui essaye par tous les moyens de lui arracher des détails et qui cherche à le faire parler de ce qui le ronge dans des joutes verbales tordues qui partent souvent n'importe ou. Et d'un autre coté on a des flash back qui explique le parcours de Rob jusque la, son apprentissage en tant que Prospecteur. Le tout est entrecoupé d'articles, lois, annonces, rapports etc ... sans réels intérêt pour l'intrigue mais nous décrivant l'univers et surtout, hyper décalés et qui nous font pour la plupart hausser les sourcils et sortir le sourire.
Dans le récit, l'humanité à découvert des vestiges d'une race extraterrestre qui ne leur à laissé qu'une base vide de tout, sauf d'un millier de vaisseaux programmés pour faire des trajets aller-retours vers ... on ne sais ou, justement, d'ou le travail de prospecteur, qui consiste à se rendre à la destination et à en faire un rapport, et les prospecteurs gagnent un pourcentage de tout ce qu'ils découvrent de viable. Par contre les taux de réussite des trajets sont assez faible, et bien souvent le peu qui revient n'a pas forme humaine ... ou ne revient tout simplement pas, pour des raisons totalement inconnues.
C'est la qu'est l'intrigue du roman, grâce à la psychanalyse du héros nous savons qu'il est rentré, et très riche, mais nous savons aussi que quelque chose le ronge, qu'est-il donc arrivé dans la grande porte ??
J'ai vraiment bien aimé cette lecture, l'alternance des flash back et de la psychanalyse est bien faite, nous donnant des moments pour souffler ce qui fait que le rythme ne parait pas lent, Il y a beaucoup d'humour et même si le récit parait léger, le besoin de savoir pourquoi nous porte sur tout le long de l'histoire !

par lianne80
Dagon Dagon
Howard Phillips Lovecraft   
La première nouvelle, qui donne son titre au recueil, est très courte, mais on comprend pourquoi elle est là. A l'instar de l'Appel de Cthulhu... je ne vais pas spoiler. Dommage, cependant, que ce soit si court. Mais ici, comme d'habitude, tout le travail est à faire par l'imagination : Lovecraft utilise des mots qui tracent la silhouette de l'indicible et insinue l'horreur sans la nommer.
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La seconde nouvelle, "Herber West, réanimateur", m'a tout de suite fait penser aux thèmes très exploités de Poe, et, bien sûr, à Frankenstein. Mais avec le style de Lovecraft, évidemment, ce qui donne une toute autre dimension, et bien plus d'horreur. Une nouvelle assez longue, la plus longue je crois (plus de 40 pages), en plusieurs parties, qui tourne autour de la science... ou pas.
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Les trois suivantes sont particulières, et nouvelles pour moi, car je n'avais jamais vu Lovecraft faire dans ce genre. Il s'agit de contes mélancolique, à propos des rêves de mondes imaginaires, et de la réalité ; de la beauté et de l'enfance perdue. La quête d'Iranon évoque la rareté de la beauté, et les deux suivantes concernent la quête d'un mirage, d'un rêve entr'aperçu, et la fuite de la réalité.
Très belles nouvelles.
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La malédiction de Sarnath est moins étonnante. Elle m'a fait penser au mythe de Dagon, mais ce n'est pas ça. Il s'agit d'anciennes cités, de malédiction, et d'horreur innommable.
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Le Bateau Blanc est à nouveau un conte, il semblerait. Pour le moins étrange, puisque je pense n'avoir pas saisi la fin, et donc le sens de l'histoire. A nouveau écrit avec beaucoup d'adjectifs et de descriptions oniriques pour nous pousser à imaginer sans expliciter ni montrer directement.
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Les chats d'Ulthar est assez simple et courte comme nouvelle, je ne l'ai pas trouvée super.
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De l'Au-delà, par contre, était bien. ça m'a fait penser à un vieux film, ou un épisode de série, je ne sais plus, où un chercheur développe un moyen scientifique de voir à travers les gens. Ici, il s'agit de voir ce qui est là, mais que nos yeux de simples humains ne perçoivent pas ; des spectres de lumière, des ondes, des sons... Qu'est-ce qui est là, constamment autour de nous, mais dont nous n'avons pas même conscience ?
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J'ai aussi bien aimé le Temple, où on se place là du point de vue d'un Allemand pendant la 1ere guerre, dans un sous-marin. Là encore, au début j'ai pensé à Dagon, mais il ne s'agit pas de ça. Mais, toujours, il s'agit de la mer, des profondeurs, de ce qui dort là dessous, depuis des millénaires. Lovecraft semble aimer ce thème.
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L'Arbre était assez bizarre, et ressemble un peu à une plus loin, "La Poésie et les Dieux" (qui est très lyrique et mythologique), mais avec un côté inquiétant en plus. Je n'ai pas bien compris le sens, le cœur à comprendre, à saisir, dans la nouvelle.
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Les Autres Dieux était, comme d'autres récits de Lovecraft, très versé sur l'immensité fantastique inconnue et impensable ; une vérité cachée derrière toute la vérité, un univers au-delà de la conscience humaine.
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J'ai beaucoup aimé l'Alchimiste. Histoire de malédiction familiale, de magie et de vengeance... courte, mais réussie.
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La Rue était très originale. Se plaçant du point de vue d'un lieux précis, il décrit des évènements, comme le temps traversant, passant sur une vie, une âme. On n'arrive pas trop à localiser dans le temps, passé ou futur, et là encore, on sent que Lovecraft a voulu exprimer quelque chose d’insaisissable.
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Azatoth... et bien... très courte, elle illustre un état, un passage, un envol... vers ailleurs. Et point. Je m'attendais à autre chose, ou bien je ne l'ai pas comprise.
edit : elle est en fait un récit lyrique sur l'évasion par l'imaginaire, je crois.
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Horreur à RedHook était là encore assez dans le style Lovecraftien, pas trop surprenante, mais toujours efficace, avec des anciens cultes, de la magie noire, des divinités obscures et terrifiantes...
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La transition de Juan Romero ne m'a pas tellement emballée. Peut-être parce que je n'ai pas réussi à mettre du sens sur la conclusion, ou à ressentir la même chose que dans les nouvelles précédentes. Ici, ce n'était pas vraiment une histoire, juste... un évènement.