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Hercule Poirot quitte la scène / Le bal de la victoire et autres enquêtes d'Hercule Poirot - Tome 22



Résumé

L'action se passe à Styles Court, lieu où se déroula la première œuvre d'Agatha Christie mettant en scène Hercule Poirot. On y voit également le retour d'Hastings, compagnon de première heure d'Hercule Poirot, qui revient d'Argentine, où il a vécu une bonne partie de sa vie, son épouse étant décédée.

Styles Court s'est transformée en pension de famille. Poirot, visiblement diminué, claudiquant, cardiaque, ayant changé de valet de chambre, annonce à Hastings qu'ils vont partir, une fois de plus, en chasse au meurtrier. Il donne alors une liste d'affaires de meurtre où, à chaque fois, un coupable a été convaincu. Il explique alors à Hastings qu'une personne a été très proche de chacune de ces affaires, et on en déduit bien sûr que cette personne est le meurtrier. Il annonce ensuite que cette personne est présente à Styles Court.

La liste des personnages présents dans la pension de famille est anodine. On y trouve le docteur Franklin, un médecin, sa femme, et l'infirmière qui s'occupe d'elle, la propre fille de Hastings, qui est l'assistante de Franklin, un séducteur nommé Allerton, une femme d'environ 30 ans nommée Miss Cole, un dénommé Norton qui est ornithologue à ses heures, un chasseur célèbre nommée Boyd Carrington, Hercule Poirot et son valet Curtiss, et enfin le colonel Luttrell et sa femme, qui tiennent la pension de famille.

Très vite, des incidents vont se produire : Madame Luttrel manque de mourir d'un coup de feu tiré par son mari, madame Franklin meurt empoisonnée (Poirot déclare l'avoir vu subtiliser le poison qu'elle a absorbé, ce qui accrédite l'idée d'un suicide). Hastings, persuadé que sa fille va être séduite par Allerton, manque de l'empoisonner dans un moment de folie avant de s'endormir et de découvrir l'inanité de sa réaction le lendemain.

Finalement, on découvre Norton mort dans sa chambre fermée à clé, une balle tirée au milieu du front, le pistolet étant à ses côtés, et Hercule Poirot, mort d'une crise cardiaque, ses médicaments lui ayant été enlevés. Le mystère reste entier.

Quatre mois plus tard, le capitaine Hastings recevra une lettre posthume d'Hercule Poirot, envoyée par son cabinet d'avocats, qui révèlera le mystère.

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Classement en biblio - 46 lecteurs

extrait

— Poirot, vous dépassez vraiment la mesure. Et vous, comment vous sentez-vous ?

Il esquissa une grimace.

— Moi, je ne suis plus qu’une ruine. Je ne peux pas marcher, je suis presque infirme. Mais grâce à Dieu, je puis tout de même manger sans aide. Pour le reste, il faut qu’on s’occupe de moi comme d’un bébé : on doit me coucher, me lever, m’habiller… Enfin, tout ça n’est pas drôle. Heureusement, bien que l’extérieur se délabre, l’intérieur reste en bon état.

— Certes, je suis persuadé que vous avec encore le cœur solide.

— Le cœur ? Ce n’est pas à lui que je songeais : je voulais parler du cerveau, Hastings. Mon cerveau fonctionne encore magnifiquement.

Du moins pouvais-je constater que son cerveau n’avait subi aucun changement en ce qui concernait sa modestie.

— Et vous vous plaisez ici ? demandai-je.

Il haussa les épaules.

— Ça me suffit. Bien entendu, ce n’est pas le Ritz. La chambre qu’on m’avait d’abord attribuée était à la fois trop petite et mal meublée. J’ai pu obtenir celle-ci sans augmentation de prix. Quant à la cuisine, c’est vraiment la cuisine anglaise dans ce qu’elle a de pire. Les choux de Bruxelles – que les Anglais apprécient tellement – sont aussi durs qu’énormes ; les pommes de terre tantôt trop cuites et tantôt pas assez. Enfin, en règle générale, les légumes n’ont qu’un seul goût : celui de l’eau. Et ne disons rien de l’absence totale de sel et de poivre…

— Tout cela ne me paraît pas très réjouissant.

— Je ne me plains pas, notez bien.

Mais Poirot poursuivit tout de même ses doléances.

— Il y a aussi la prétendue modernisation. Des salles de bains et des tas de robinets, c’est vrai. Mais voulez-vous savoir ce qui sort de toute cette robinetterie chromée ? La plupart du temps, de l’eau tiède, mon ami. Et les serviettes de toilette sont si minces, si maigres, les pauvres !

— Autrefois, c’était autre chose, dis-je d’un air pensif.

Je me rappelais, en effet, les nuages de vapeur qui jaillissaient du robinet d’eau chaude dans l’unique salle de bains de Styles ; une de ces salles de bains où une grande baignoire habillée d’acajou trônait au milieu de la pièce carrelée. Et les immenses serviettes de bain…

— Mais il ne faut pas se plaindre, continua Poirot. Je suis content de souffrir pour une bonne cause.

Une pensée soudaine traversa mon esprit.

— Dites-moi, Poirot, vous n’êtes pas… euh… dans la gêne, n’est-ce pas ? Je sais que la guerre a porté un rude coup à la plupart des valeurs et que les circonstances économiques, depuis lors…

Il s’empressa de me rassurer.

— Non, non, mon ami. Je suis parfaitement à mon aise. À la vérité, je suis même riche. Ce n’est donc pas pour des raisons d’économie que je suis venu ici.

— Dans ce cas, tout est pour le mieux. Je crois comprendre ce que vous ressentez. À mesure que l’on avance en âge, on a de plus en plus tendance à se reporter aux jours passés. On essaie de retrouver les anciennes émotions. En un certain sens, il m’est un peu pénible d’être à nouveau ici ; et pourtant, cela me rappelle tant de choses, me fait revivre tant d’émotions que je ne me souvenais même plus d’avoir ressenties. Je suppose que vous éprouvez les mêmes sentiments.

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Commentaires récents

Argent

De bons romans. Hercule Poirot mène l'enquête avec son sens de l'humour très personnel, son sens de mener l'enquête et aussi de penser et de voir les choses différemment et de les complique.

Quant à la disparition de Poirot....

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Lu aussi

Un roman qui regroupe deux des plus célèbres de l'auteure mais celle concernant la mort d'Hercule Poirot est trop triste.

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Je n'ai pas honte de le dire : lorsque j'ai reposé le livre, j'avais les larmes aux yeux. C'est la fin d'un grand personnage, une fin digne du héros de la meilleure du genre policier. Poirot quitte la scène de la façon la plus insolite de sa part ; la plus insolite mais pas la plus étrange. Agatha Christie signe d'une main de maître une œuvre intemporelle.

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Activité récente

leolib l'ajoute dans sa biblio or
2018-05-02T13:07:50+02:00
NathanB l'ajoute dans sa biblio or
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Les chiffres

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Commentaires 3
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Evaluations 8
Note globale 7.38 / 10

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