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Retrouvaille de Percy et d'Annabeth

Percy jeta ses bras autour d'elle. Ils se sont embrassés, et pendant un moment rien d'autre n'importait. Un astéroïde aurais pu tomber sur la planète et anéantir toute vie, mais Annabeth ne l'aurais pas remarqué.

Percy sentait l'air de l’océan. Ses lèvres étaient salées.

Cervelle algues, pensait-elle étourdiment.

Percy s'écarta et étudia son visage. «Dieux, je ne pensais pas"

Annabeth a saisi son poignet et lui retourna sur son épaule. Il tomba sur les pavés. Les Romains crièrent. Certains ont fait un bond en avant, mais Reyna a crié: «Arrêtez! Baissez vos armes!"

Annabeth mis son genou sur la poitrine de Percy. Elle poussa son avant-bras contre sa gorge. Elle se moquer de ce que les Romains pensaient. Une boule blanche chaude de colère s'élargi dans sa poitrine - une tumeur d'inquiétude et d'amertume qu'elle avait avec elle depuis l'automne dernier.

"Si jamais tu me quitte encore," dit-elle, ses yeux picotements, «Je jure de tous les dieux"

Percy eu le culot de rires. Tout à coup, la boule d’émotions chaudes fondues à l’intérieur d’Annabeth

«Considère-moi comme prévenu," dit Percy «Tu m'as manqué aussi"

Annabeth se leva et l'aida à se relever. Elle voulait tellement l'embrasser de nouveau, mais elle a réussi à se restreindre.

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Percy lui sourit - ce sourire sarcastique, fauteur de trouble qui l'avait ennuyé pendant des années mais qui commençait à être attachant. Ses yeux vert océan semblaient aussi magnifique qu'elle s'en souvenaient. Ses cheveux noirs étaient balayés d'un côté, comme s'il revenait d'une marche sur la plage. Il avait l'air plus en forme qu'il y a six mois - plus bronzé et plus grand, plus maigre et plus musclé. Annabeth était trop stupéfaite pour bouger. Elle sentait que si elle s'approchait encore plus de lui toutes les molécules de son corps allaient s'enflammés. Elle avait secrètement le beguin pour lui depuis qu'ils avaient 12 ans. L'été dernier, elle était vraiment tombée amoureuse. Ils avaient été un couple heureux pendant quatre mois - et après il avait disparu.

Pendant leur séparation, quelque chose était arrivé aux sentiments d'Annabeth. Ils avaient grandit douloureusement - comme si elle avait été forcé d'arrêté un médicament qui aurait pu lui sauver la vie. Maintenant elle n'était pas sur de ce qui était le plus atroce - vivre avec cette absence, ou être à nouveau avec lui.

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Chapitre entier:

1. ANNABETH

Avant qu’elle ne tombe nez à nez sur la statue explosée, Annabeth pensait s’être confrontée à tout.

Elle arpenta le pont de l’Argo II, vérifiant et re-vérifiant les balistes pour s’assurer qu’elles étaient bien verrouillées.

Elle nota que le drapeau blanc voletait, accroché au mât. Elle passa en revue le plan avec le reste de l’équipe, et le plan de secours, et le plan de secours de son plan de secours.

Plus important encore, elle avait embarqué dans son aventure leur belliqueux chaperon fou , Gleeson Hedge, et l’avait encouragé au matin à se rendre dans sa cabine pour regarder les rediffusions des championnats d’arts martiaux. La dernière chose dont ils avaient besoin, voler dans une trirème grecque en direction d’un camp romain particulièrement hostile, avec un satyre d’âge moyen en survêt de sport agitant un club de golf et hurlant « crève ».

Tout semblait en ordre. Même l’impression glacée qu’elle ressentait depuis le départ de l’Argo II semblait s’être dissipée. Du moins pour le moment.

Le vaisseau de guerre descendit des nuages mais Annabeth ne pouvait arrêter de se dire à elle-même. Et si c’était une mauvaise idée ? Et si les Romains paniquaient et attaquaient tout d’un coup ?

L’Argo II ne semblait si pas amical après tout. Deux cents pieds de long avec une coque en bronze, un flamboyant dragon de métal comme figure de proue, une succession d’arbalètes meurtrières qui pouvaient envoyer des déluges de flammes explosives, suffisamment puissantes pour éclater de gros bloc de béton... Malheureusement, ce n’était pas le moyen le plus approprié pour rencontrer et accueillir ses voisins.

Annabeth avait tenté de les prévenir. Elle avait demandé à Léo d’envoyer une de ses inventions originales, un rouleau holographique, pour alerter ses amis du camp. Espérons que le message avait été bien reçu. Léo voulait peindre un énorme message sur le bas de la coque, “Ca boume?” et une face souriante, mais Annabeth avait refuse l’idée. Elle n’était pas sûre que les Romains avait le sens de l’humour.

Trop tard pour faire demi-tour maintenant.

Les nuages se dispersaient autour de la coque, révélant le tapis doré des collines d’Oakland juste en dessous du navire. Annabeth agrippa un des boucliers qui bordaient la rambarde à tribord.

Ses trois compagnons prirent eux aussi leur place.

Sur la poupe arrière du bateau, Léo s’affairait comme un fou, vérifiant les jauges et les leviers. La plupart des barreurs auraient été satisfait d’une barre de pilote ou d’un gouvernail.

Léo lui avait installé un clavier d’un moniteur de contrôle d’aviation d’un jet bling-bling et les touches d’une table d’harmonie (instrument de musique), ainsi que les capteurs de mouvement d’une Nintendo Wii. Il pouvait faire feu avec le navire en actionnant l'accélérateur ou se servir des armes en testant un album audio ou bien encore contrôler le mouvement des voiles en secouant sa télécommande Wii rapidement.

Même selon les normes des demi-dieux, Léo était gravement hyperactif.

Piper allait et venait derrière le grand mât, répétant constamment.

"Baissez vos armes, murmurait-elle, nous venons seulement parler".

Son don de persuasion était si puissant que les mots atteignirent Annabeth, la pliant au désir de poser sa dague et avoir une conversation amicale. Pour une fille d’Aphrodite, Piper avait essayé ardemment de cacher sa beauté. Aujourd’hui elle était vêtue d’un jean déchiré, de baskets usées et d’un débardeur blanc orné de motifs Hello Kitty. C’était peut être une blague? Annabeth ne pourrait de toute façon jamais le dire à Piper. Ses cheveux bruns agités avaient été tressés sur le côté droit avec une plume d’aigle.

Et puis il y avait le petit ami de Piper, Jason. Il se tenait sur l’arc de la plate-forme élevée des arbalètes ou les Romains pouvaient aisément le viser. Ses doigts étaient blancs comme un linge sur le pommeau de son épée. Par-dessus son jean et son t-shirt orange Colonie des Sangs Mêlés, il avait revêtu une toge et une cape violette, symbole de son ancien rang de prêteur. Avec ses cheveux ébouriffés blonds et ses yeux bleus glacés, il était rudement mignon et sûr de lui, comme un fils de Jupiter devrait l’être. Il avait grandi au camp Jupiter, heureusement son visage familier rendrait peut être hésitant les Romains à les éjecter du ciel.

Annabeth s’était efforcé de lutter mais elle ne faisait pas complètement confiance à ce gars. Il agissait trop parfaitement, suivait toujours les règles, toujours en train de faire ce qu’il y avait de plus honorable. Il était lui-même trop parfait. Dans un recoin de sa tête, elle n’arrêtait pas de penser “que peut être c’était un piège et qu’il nous trahira. Et si on l’envoi au camp Jupiter et qu'il dit : "Hey, les gars! Regardez ces prisonniers et ce super navire que je vous amène.”

Annabeth ne pensait pas qu’il ferait ça, mais ce n’était pas sûr. Elle ne pouvait pas le regarder sans avoir un goût âcre dans la bouche. Il avait fait partie du plan d’échange forcé d’Héra entre les deux camps. Sans prévenir, Héra avait capturé Percy Jackson, le petit ami d’Annabeth, arraché sa mémoire et l’avait envoyé au Camp Romain. En échange les Grecs avaient eu Jason. Bien sûr ce n’était pas la faute de Jason mais à chaque fois qu’elle regardait dans sa direction, elle se souvenait au combien Percy lui avait manqué. Percy qui pouvait être en dessous d’eux maintenant.

Oh mon dieu. La panique la gagna tout d’un coup. “Je suis une enfant d’Athéna, se dit-elle à elle-même, Je dois rester fidèle à mon plan et ne pas me laisser distraire."

Puis elle le ressentit de nouveau, ce frisson familier, comme si qu’un bonhomme de neige démoniaque s’était glissé derrière elle et lui avait soufflé son haleine dans le cou. Elle se retourna mais il n’y avait personne. Ça devait être son imagination. Annabeth souhaita qu’elle puisse prier sa mère pour obtenir de l’aide, mais pas maintenant c’était impossible. Pas depuis le mois dernier depuis qu’elle avait eu cette terrible rencontre avec sa mère et obtenu le pire cadeau de sa vie.

Le froid se fit plus présent. Elle pensait avoir entendu une voix dans le vent, ricanant. Tous les muscles de son corps étaient tendus. Elle savait que quelque chose de terrible allait arriver. Elle faillit demander à Léo de rebrousser chemin. Et puis soudain, dans la vallée en dessous, les cors retentirent.

Les Romains les avaient repérés.

Annabeth pensait savoir à quoi s'attendre. Jason lui avait décrit le Camp Jupiter dans les moindres détails. Pourtant, elle avait du mal à en croire ses yeux. Entourée par les collines d'Oakland, la vallée faisait au moins deux fois la taille de la Colonie des Sang-Mêlé.

Une petite rivière serpentait d'un côté et se recourbait vers le centre comme un G majuscule, se jetant au final dans un lac d'un bleu étincelant.

Directement, en dessous du navire, nichée au bord du lac, la ville de la Nouvelle Rome brillait au soleil.

Elle reconnaissait les repères dont Jason lui avait parlé- l'Hippodrome, le Colisée, les temples et les parcs, le quartier des sept collines avec ses rues tortueuses, ses villas colorées et ses jardins fleuris.

Elle a vu les preuves d'une bataille récente entre les Romains et une armée de monstres. Le toit du dôme était ouvert, révélant la chambre du Sénat. La grande esplanade du forum était criblée de cratères. De nombreuses fontaines et statues étaient en ruines.

Des dizaines de jeunes en toge sortaient de la chambre du Sénat pour avoir une meilleure vue sur l'Argo II.

De nombreux romains émergeaient des magasins et des cafés, bouche bée en montrant le navire qui descendait.

Environ huit-cent mètres à l'ouest, ou les cornes avaient retenti, un fort romain se tenait sur la colline.

Il était semblable aux illustrations qu'avait vu Annabeth dans les livres sur l'histoire militaire-quelques lignes de tranchées défensives avec des pointes, de très hauts murs et des tours de garde armées de balistes appelées Scorpion.

A l'intérieur, les lignes parfaites des casernes blanches bordaient la route principale-la Via Principalis.

Une colonne de demi-dieux avaient émergé des portes, avec leurs armures et leurs lances étincelantes en se précipitant vers la ville. Au milieu de leurs rangs se trouvait un éléphant de guerre réel.

Annabeth voulait faire atterrir l'Argo II avant l'arrivée de ces troupes, mais le sol était encore à plusieurs centaines de pieds en dessous. Elle a balayé la foule du regard, dans l'espoir d'apercevoir Percy.

Puis il se passa quelque chose derrière elle. BOOM !

L'explosion avait failli la projeter par dessus bord. Elle se retourna et tomba nez à nez avec une statue en colère.

"Inacceptable !!" cria-t' elle.

Apparemment, elle avait explosé, là, sur le pont.

De la fumée jaune sulfureuse s'échappait de ses épaules.

Des cendres volaient autour de ses cheveux de ses cheveux bouclés. De la tête aux pieds, elle n'était rien d'autre qu'un piédestal de marbre carré.

Au niveau de la taille, elle était un corps musclé dans une toge sculptée.

"Je ne veux pas voir d'armes à l'intérieur de la ligne du Pomérian !!" annonça- t' elle avec la voix d'un enseignant pointilleux. "Et certainement pas des Grecs !!"

Jason lança à Annabeth un regard qui voulait dire : "Je m'en occupe !"

"Terminus ! dit-il. "C'est moi. Jason Grace !"

"Oh ! Je me souviens de toi , Jason !" grommela Terminus. "Je pensais que tu avais plus de jugeotte que de t'allier aux ennemis de Rome !"

"Mais ils ne sont pas des ennemis !"

"C'est la vérité," reprit Piper. "Nous voulons juste parler. Si nous le pouvons-"

"Ha !" l'interrompit la statue. "N'essaye pas de m'enjôler, jeune fille. Et pose cette dague avant que je l'enlève de tes mains !"

Piper regarda sa dague en bronze, elle avait oublié qu'elle la tenait toujours.

"Euh...Ok !... Mais comment voulez-vous l'enlever ? Vous n'avez pas de bras !"

"Impertinence !!" Il se passa un bref instant puis un éclair jaune apparut. Piper glapit et laissa tomber le poignard, sans fumée ni étincelle.

"Heureusement pour toi, je viens de participer à une bataille" annonça Terminus. "Si je disposais de ma pleine puissance, j'aurais déjà soufflé cette monstruosité volante du ciel !"

"Une minute !" Léo s'avança en agitant sa manette de Wii. "Avez-vous appelez mon vaisseau une monstruosité ? Je crois que vous n'avez pas à le faire !"

L'idée que Léo pourrait attaquer la statue avec son dispositif de jeu a suffit à réveiller Annabeth de son état de stupeur.

"Restons calme !" Elle leva les mains pour montrer qu'elle n'avait pas d'arme. "Je suppose que vous êtes Terminus, dieu des frontières. Jason m'a dit que vous protéger la ville de la Nouvelle Rome, pas vrai ? Je suis Annabeth Chase, fille de-"

"Oh ! Je sais qui tu es !" la statue la toisa de ses yeux blancs vides d'expression. "Une enfant d'Athéna, la forme grecque de Minerve. Scandaleux !! Vous les Grecs vous n'avez pas le sens de la décence ! Nous les Romains, nous savons quel est l'endroit propice pour cette déesse !"

Annabeth serra la mâchoire. Cette statue allait être difficile à convaincre par la diplomatie.

"Que voulez-vous dire par cette déesse ?" Et que-ce qui est scandaleux ?"

"Bon !" interrompit Jason. "Quoi qu'il en soit, Terminus, nous sommes ici en paix ! Nous aimerions avoir le droit d'atterrir, si vous le voulez bien-"

"Impossible !" glapit Terminus. "Déposez vos armes et rendez-vous ! Quittez ma ville immédiatement !"

"Que devons nous faire ?" demanda Léo. "Nous rendre, ou partir ?"

"Les deux !" répondit Terminus. "Rendez-vous puis partez ! Je devrais te gifler pour avoir posé une question si stupide, tu es un garçon stupide d'ailleurs ! Qu'en penses-tu ?"

"Wow !" Léo s'est mit à étudier Terminus avec un intérêt particulier. "Vous êtes un peu déglingué. Avez-vous quelques pièces qui ont besoin de réparation ? Je pourrais y jeter un coup d’œil."

Il a échangé la manette de Wii pour un tournevis provenant de sa ceinture à outils magique et a fait semblant de frapper le socle de la statue.

"Arrête !!" insista Terminus. Une autre petite explosion fit tomber le tournevis de Léo. "Les armes ne sont pas autorisées sur le sol Romain à l'intérieur de la ligne du Pomérian".

"Le quoi ?" demanda Piper.

"La frontière de la ville" expliqua Jason.

"Et ce vaisseau tout entier est une arme !!" dit Terminus. "Vous ne pouvez pas atterrir".

En bas, dans la vallée, les renforts de la légion étaient à mi-chemin de la ville. La foule à l'intérieur du forum comptait à présent plus d'une centaine de personnes.

Annabeth observa les visages et... oh, par les dieux ! Elle le vit. Il se dirigeait vers le navire avec ses bras autour de deux autres personnes comme s'ils étaient les meilleurs copains du monde-un garçon corpulent avec une coupe noire et rasée puis une fille portant un casque de la cavalerie romaine. Percy avait l'air si à l'aise, si heureux. Il portait une cape violette comme Jason-la marque du prêteur.

Le cœur d'Annabeth fit une gymnastique de routine.

"Léo, arrête le navire !" lui ordonna-t' elle.

"Quoi ?!!"

"Tu m'as bien entendu. Arrête-le là ou nous sommes"

Léo reprit la manette de contrôle et la tira vers le haut. Toutes les quatre-vingt dix rames gelèrent sur place. Le navire avait arrêté sa descente.

"Terminus" dit Annabeth. "Il n'y a aucune règle contre les objets planant au dessus de la Nouvelle Rome, n'est-ce pas ?"

La statue fronça les sourcils. "Eh bien, non...."

"Nous pouvons garder le navire en altitude," reprit Annabeth. "Nous allons utiliser une échelle de corde pour atteindre le forum. De cette façon, le navire ne sera pas sur le sol Romain. Pas techniquement."

La statue semblait réfléchir à cette idée. Annabeth se demandait s'il n'était pas en train de se gratter le menton avec ses mains imaginaires.

"J'aime ce plan." admit- t' il. "Pourtant..."

"Toutes nos armes resteront à bord du navire" promit Annabeth. "Je suppose que les Romains-même les renforts en marche vers nous-respecteront vos règles à l'intérieur de la ligne du Pomérian si vous leur dîtes de le faire ?"

"Bien sûr !" répondit Terminus. "Dois-je accepter exceptionnellement qu'ils ne les respectent pas ?"

"Heu, Annabeth ....." murmura Léo. "Es-tu sûre que c'est une bonne idée ?"

Elle serra les poings pour les empêcher de trembler. Cette sensation de froid était encore là. Elle flottait juste derrière elle, et maintenant que Terminus ne criait plus et de ne provoquait plus d'explosions, Annabeth pouvait entendre un rire, comme si le froid était ravie par les mauvais choix qu'elle faisait.

"Tout se passera bien" dit-elle. "Personne ne sera armé. Nous pouvons parler en paix. Terminus assurez-vous que chaque côté obéit aux règles". Elle regarda la statue de marbre. "Nous avons un accord ?"

Terminus renifla. "Je suppose. Pour l'instant. Tu peux descendre de ton échelle, fille d'Athéna. S'il te plait, essaye de ne pas détruire ma ville".

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ce passage illustre l'arrivée imminente de l'Argo II avant que Percy ne découvre le retour de ses amis lors de la bataille au Camps Romain.

Avant qu’elle ne tombe nez à nez sur la statue explosée, Annabeth pensait s’être confrontée à tout. Elle arpenta le pont de l’Argo II, vérifiant et revérifiant les balistes pour s’assurer qu’elles étaient bien verrouillées. Elle nota que le drapeau blanc voletait, accroché au mât. Elle passa en revue le plan avec le reste de l’équipe, et le plan de secours, et le plan de secours de son plan de secours.

Plus important encore, elle avait embarqué dans son aventure leur belliqueux chaperon fou , Gleeson Hedge, et l’avait encouragé au matin à se rendre dans sa cabine pour regarder les rediffusions des championnats d’arts martiaux. La dernière chose dont ils avaient besoin, voler dans une trirème grecque en direction d’un camp romain particulièrement hostile, avec un satyre d’âge moyen en survêt de sport agitant un club de golf et hurlant « Meurs ». Tout semblait en ordre. Même l’impression glacée qu’elle ressentait depuis le départ de l’Argo II semblait s’être dissipée. Du moins pour le moment.

Le vaisseau de guerre descendit des nuages mais Annabeth ne pouvait arrêter de se dire à elle-même. Et si c’était une mauvaise idée ? Et si les Romains paniquaient et attaquaient tout d’un coup ? L’Argo II ne semblait si pas amical après tout. Deux cents pieds de long avec une coque en bronze, un flamboyant dragon de métal comme figure de proue, une succession d’arbalètes meurtrières qui pouvaient envoyer des déluges de flammes explosives, suffisamment puissantes pour éclater de gros bloc de béton... Malheureusement, ce n’était pas le moyen le plus approprié pour rencontrer et accueillir ses voisins.

Annabeth avait tenté de les prévenir. Elle avait demandé à Léo d’envoyer une de ses inventions originales, un rouleau holographique, pour alerter ses amis du camp. Espérons que le message avait été bien reçu. Léo voulait peindre un énorme message sur le bas de la coque, “Ca boume?” et une face souriante, mais Annabeth avait refuse l’idée. Elle n’était pas sûre que les Romains avait le sens de l’humour.

Trop tard pour faire demi-tour maintenant. Les nuages se dispersaient autour de la coque, révélant le tapis doré des collines d’Oakland juste en dessous du navire. Annabeth agrippa un des boucliers qui bordaient la rambarde à tribord. Ses trois compagnons prirent eux aussi leur place.

Sur la poupe arrière du bateau, Léo s’affairait comme un fou, vérifiant les jauges et les leviers. La plupart des barreurs auraient été satisfait d’une barre de pilote ou d’un gouvernail. Léo lui avait installé un clavier d’un moniteur de contrôle d’aviation d’un jet bling-bling et les touches d’une table d’harmonie (instrument de musique), ainsi que les capteurs de mouvement d’une Nintendo Wii. Il pouvait faire feu avec le navire en actionnant l'accélérateur ou se servir des armes en testant un album audio ou bien encore contrôler le mouvement des voiles en secouant sa télécommande Wii rapidement. Même selon les normes des demi-dieux, Leo était gravement ADHD (syndrome qui touche les demi-dieux, hyperactivité avec déficit de l’attention).

Piper allait et venait derrière le grand mât, répétant constamment.

«-Baissez vos armes, murmurait-elle, nous venons seulement parler ».

Son don de persuasion était si puissant que les mots atteignirent Annabeth, la pliant au désir de poser sa dague et avoir une conversation amicale. Pour une fille d’Aphrodite, Piper avait essayé ardemment de cacher sa beauté. Aujourd’hui elle était vêtue d’un jean déchiré, de baskets usées et d’un débardeur blanc orné de motifs Hello Kitty. C’était peut être une blague? Annabeth ne pourrait de toute façon jamais le dire à Piper. Ses cheveux bruns agités avaient été tressés sur le côté droit avec une plume d’aigle.

Et puis il y avait le petit ami de Piper, Jason. Il se tenait sur l’arc de la plateforme élevée des arbalètes ou les Romains pouvaient aisément le viser. Ses doigts étaient blancs comme un linge sur le pommeau de son épée. Par-dessus son jean et son t-shirt orange Colonie des Sangs Mêlés, il avait revêtu une toge et une cape violette, symbole de son ancien rang de praetor. Avec ses cheveux ébouriffés blonds et ses yeux bleus glacés, il était rudement mignon et sûr de lui, comme un fils de Jupiter devrait l’être. Il avait grandi au camp Jupiter, heureusement son visage familier rendrait peut être hésitant les Romains à les éjecter du ciel.

Annabeth s’était efforcé de lutter mais elle ne faisait pas complètement confiance à ce gars. Il agissait trop parfaitement, suivait toujours les règles, toujours en train de faire ce qu’il y avait de plus honorable. Il était lui-même trop parfait. Dans un recoin de sa tête, elle n’arrêtait pas de penser “que peut être c’était un piège et qu’il nous trahira. Et si on l’envoit au camp Jupiter et qu'il dit : « Hey, les gars! Regardez ces prisonniers et ce super navire que je vous amène.”

Annabeth ne pensait pas qu’il ferait ça, mais ce n’était pas sûr. Elle ne pouvait pas le regarder sans avoir un gout âcre dans la bouche. Il avait fait partie du plan d’échange forcé d’Héra entre les deux camps. Sans prévenir, Héra avait capturé Percy Jackson, le petit ami d’Annabeth, arraché sa mémoire et l’avait envoyé au Camp Romain. En échange les Grecs avaient eu Jason. Bien sûr ce n’était pas la faute de Jason mais à chaque fois qu’elle regardait dans sa direction, elle se souvenait au combien Percy lui avait manqué. Percy qui pouvait être en dessous d’eux maintenant.

Oh mon dieu. La panique la gagna tout d’un coup. “Je suis une enfant d’Athéna, se dit-elle à elle-même, Je dois rester fidèle à mon plan et ne pas me laisser distraire. »

Puis elle le ressentit de nouveau, ce frisson familier, comme si qu’un bonhomme de neige démoniaque s’était glissé derrière elle et lui avait soufflé son haleine dans le cou. Elle se retourna mais il n’y avait personne. Ça devait être son imagination. Annabeth souhaita qu’elle puisse prier sa mère pour obtenir de l’aide, mais pas maintenant c’était impossible. Pas depuis le mois dernier depuis qu’elle avait eu cette terrible rencontre avec sa mère et obtenu le pire cadeau de sa vie.

Le froid se fit plus présent. Elle pensait avoir entendu une voix dans le vent, ricanant. Tous les muscles de son corps étaient tendus. Elle savait que quelque chose de terrible allait arriver. Elle faillit demander à Léo de rebrousser chemin. Et puis soudain, dans la vallée en dessous, les cors retentirent.

Les Romains les avaient repérés.

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Percy recula et étudia son visage. "Dieux, je n'aurais jamais cru -"

Annabeth attrapa son poignet et le retourna par dessus son épaule. Il percuta le pavé. Les Romains crièrent. Certains firent un bond en avant, mais Reyna cria : "Arrêtez ! Attendez !"

Annabeth mit son genou sur la poitrine de Percy. Elle mis son avant bras contre sa gorge. Elle s'en fichait de ce que pensaient les Romains. Une boule de colère s'élargit dans sa poitrine - une tumeur d'inquiètude et d'amertume qu'elle portait depuis l'automne dernier.

"Si tu me quitte encore une fois," dit-elle, ses yeux picotaient, "Je jure sur tous les dieux -"

Percy eut le culot de rire. Tout à coup la boule d'émotions fondit à l'intérieur d'Annabeth.

"Considère-moi prévenu," dit Percy. "Toi aussi tu m'as manqué."

Annabeth rougit et l'aida à se remettre sur pieds. Elle voulait tellement l'embrasser à nouveau, mais elle réussit à se retenir.

Jason se racla la gorge. "Alors, yeah... C'est bien d'être de retour."

Il introduisit Reyna à Piper, qui avait l'air un peu vexé de ne pas avoir à dire les phrases qu'elle avait pratiqué, puis à Léo, qui sourit et fit le signe de la paix.

"Et elle c'est Annabeth," dit Jason. "Uh, normalement elle ne fait pas du judo sur les gens."

Les yeux de Reyna étincelèrent. "Tu es sûr que tu n'es pas une Romaine, Annabeth ? Ou une Amazone ?"

Annabeth ne savait pas si c'était un compliment, mais elle lui tendit la main. "J'attaque seulement mon petit ami comme ça," elle promit. "Ravie de faire ta connaissance."

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Percy ressera son étreinte sur le poignet d'Annabeth. Il avait le visage émacié, griffé et couvert de sang, les cheveux pleins de toiles d'araignée, mais lorsque leurs regards se trouvèrent, Annabeth se dit qu'elle ne l'ait jamais trouvé aussi beau.

-Nous resterons ensemble, promit-il. Je ne te laisserais plus partir. Plus jamais.

Alors seulement elle comprit ce qui allait arriver. "Un aller simple avec une chute très dure."

-Du moment qu'on est ensemble, répondit-elle.

Elle entendait Nico et Hazel qui appelaient encore au secours. Elle vit la lumière du soleil au dessus d'elle, tout là haut, si loin -peut être les derniers rayons de soleil de sa vie.

Percy lâcha la minuscule corniche et, ensemble, main dans la main, Annabeth et lui tombèrent dans les ténèbres sans fin.

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Lorsque Percy termina son récit, Jason siffla de reconnaissance. « Pas étonnant qu’ils t’ont nommé prêteur ».

Octave renifla. « Ce qui signifie que nous avons trois prêteurs à présent ! Les règles stipulent que le camp ne peut en avoir que deux ! »

« Voyons le bon côté des choses », dit Percy. « Jason et moi nous sommes tes supérieurs, Octave. Ainsi, nous pouvons te dire ensemble de te la fermer ».

Octave est devenu pourpre comme un tee-shirt Romain. Jason été impressionné par les mots de Percy.

Même Reyna a réussi à sourire, mais ses yeux étaient orageux.

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- Je suis tellement contente que vous soyez venues, dit Aphrodite. La guerre approche. Le carnage est inévitable. Il n'y a plus qu'une chose à faire.

- Ah oui..., avança Annabeth. Qu'est-ce que c'est ?

- Prendre le thé et papoter, bien sûr ! Venez avec moi.

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4 Annabeth

ANNABETH VOULAIT DETESTER LA NOUVELLE-ROME. Mais en tant qu’architecte en herbe, elle ne pouvait pas s’empêcher d’admirer les jardins sur les terrasses, les fontaines, les temples, les ruelles de pavées et les villas d’un blanc brillant. Après la Guerre des Titans de l’été dernier, elle avait obtenu son job de rêve comme architecte officielle de l’Olympe.

A présent, en se promenant dans cette ville miniature, elle ne cessait de se répéter : « J’aurais fais un dôme comme celui-là ! J’aime la façon dont les colonnes sont placées dans cette cour ». Celui qui avait construit la Nouvelle-Rome avait clairement consacré beaucoup de temps et d’amour dans ce projet.

« Nous possédons les meilleurs architectes et constructeurs au monde » a déclaré Reyna, comme si elle lisait dans ses pensées. « Cela a toujours été le cas, dans les temps anciens. Beaucoup de demi-dieux restent vivre ici après leurs années de service dans la Légion. Ils vont dans notre université. Ils s’installent ensuite pour élever leur famille…. Percy semblait intéressé par cette idée »

Annabeth se demandait ce que cela pouvait signifier. Elle a dû se renfrogner plus férocement que ce qu’elle avait imaginé, car Reyna se mit à rire.

« Tu es une guerrière, sans aucun doute » a dit le prêteur. « Tu as des flammes dans les yeux »

« Désolé » Annabeth essaya d’atténuer son mécontentement.

« Ne le sois pas. Je suis la fille de Bellone »

« La déesse romaine de la guerre ? »

Reyna hocha la tête. Elle se retourna et siffla comme si elle appelait un taxi. Un instant plus tard, deux chiens métalliques couraient vers elles – des lévriers automates de couleurs argent et or. Ils frôlèrent les jambes de Reyna et observèrent attentivement Annabeth avec leurs yeux de rubis.

« Ce sont mes chiens » expliqua Reyna. « Aurum et Argentum. Ça ne te dérange pas qu’ils marchent avec nous ? »

Encore une fois, Annabeth n’avait pas le sentiment que Reyna lui demandait la permission. Elle a remarqué que les lévriers avaient des dents semblables à des pointes de flèches en acier. Peut-être que les armes étaient interdites dans l’enceinte de la ville, mais les chiens de Reyna pouvaient la déchiquetaient comme ils voulaient.

Reyna l’amena à une terrasse de café, où le garçon qui y travaillait la connaissait. Il sourit et tendit une tasse à emporter au prêteur, avant d’en proposer une à Annabeth.

« Tu en veux un peu ? » lui a demandé Reyna. « Ils font un chocolat chaud merveilleux. Ce n’est pas vraiment une boisson romaine … »

« Le chocolat est universel » lui répondit Annabeth.

C’était un chaud après-midi de Juin, mais Annabeth accepta la tasse sans hésiter. Les deux filles ont poursuivis leur marche avec Argentum et Aurum sur leurs talons.

« Chez nous » a dit Reyna. « Athéna est la déesse Minerve. Es-tu au courant à quel point elles sont différentes ? »

Annabeth n’y avait jamais vraiment réfléchi. Elle se souvenait de la façon dont Terminus avait parlé de la déesse Athéna, comme si elle était scandaleuse. Octave avait agi comme si l’existence même d’Annabeth était une insulte.

« Je suppose que Minerve n’est pas … heu, tout aussi respectée ici ? »

Reyna a soufflé sur sa tasse pour la refroidir. « Nous respectons Minerve. Elle est la déesse de l’artisanat et de la sagesse … mais elle n’est pas vraiment une déesse de la guerre. Pas pour les Romains. Elle est également une déesse vierge, comme Diane … la déesse que vous appelez Artémis. Tu ne trouveras aucun enfant de Minerve dans ce camp. L’idée que Minerve puisse avoir des enfants, sincèrement, c’est un peu choquant pour nous »

« Oh » Annabeth se sentit rougir. Elle ne voulait pas entrer dans les détails de la naissance des enfants d’Athéna, comment ils naissaient directement de l’esprit de la déesse, tout comme Athéna avait jaillie de la tête de Zeus. En parlant de cela, Annabeth se sentait toujours très gênée. Comme si elle était une sorte de monstre. Habituellement, les gens lui demandaient si elle possédait un nombril, car elle était née par magie. Bien sûr qu’elle avait un nombril. Elle ne pouvait pas l’expliquer et n’avait aucune envie d’en savoir plus sur le sujet.

« Je comprends que vous les Grecs ne voyez pas les choses de la même façon » poursuivit Reyna. « Mais les Romains prennent très au sérieux les vœux de virginité. Les Vestales, par exemple … si elles ne respectent pas leur serment et tombent amoureuses du premier venu, elles sont enterrés vivantes … Donc l’idée que la déesse de la sagesse puisse avoir des enfants … »

« Ok, c’est bon ! » le chocolat chaud d’Annabeth avait maintenant un gout de poussière. Pas étonnant que les Romains l’aient accueillie avec des regards bizarres. « Je ne devrais pas exister. Et s’il existait des enfants de Minerve au Camp Jupiter ? »

« Ils ne seraient pas comme toi » déclara Reyna. « Ils seraient des artisans, des artistes, peut-être même des conseillers … mais en aucun cas des guerriers. Pas les chefs d’une quête si dangereuse ».

Annabeth voulait protester et dire qu’elle n’était en aucun la cheffe de cette expédition. Pas officiellement. Mais elle se demandait si ses amis de l’Argo II seraient d’accord avec elle. Ces derniers jours, ils se sont fiés à elle … même Jason, qui aurait eu la possibilité de défendre son statut de fils de Jupiter, et bien sûr l’entraineur Hedge, qui n’obéit jamais aux ordres de quelqu’un.

« Il y a autre chose » Reyna claqua des doigts et son chien d’or, Aurum, s’avança pour qu’elle puisse lui caresser les oreilles. « Ella la harpie … c’était une prophétie dont elle parlait. Nous le savons toutes les deux, n’est-ce pas ? »

Annabeth déglutit. Quelque chose dans les yeux plein de rubis d’Aurum, la mettait mal à l’aise. Elle avait entendu dire que les chiens pouvaient ressentir la peur chez une personne, même percevoir les variations de la respiration et des battements cardiaques. Elle ne savait pas si cela s’appliquait aussi aux chiens métalliques magiques, mais elle en déduisit qu’il valait mieux dire la vérité.

« Cela ressemblait à une prophétie » admit-elle. « Mais je n’ai jamais rencontré Ella auparavant, et je n’ai jamais entendu ces lignes par le passé … »

« Moi si », murmura Reyna. « Du moins, certaines d’entre elles »

Quelques mètres plus loin, le chien d’argent, Argentum, aboyait. Un groupe d’enfants sortit d’une ruelle à proximité pour se rassembler autour d’Argentum, le caressant tout en riant, oubliant ses dents acérées.

« Nous devons avancer un peu ! », soupira Reyna. Elles ont pris le chemin menant à la colline. Les lévriers ont suivi, laissant les enfants derrière eux. Annabeth observa attentivement le visage de Reyna. Une vague de souvenirs commençait à lui revenir lentement, la voix de Reyna tandis qu’elle lui brossait les cheveux, l’anneau d’argent qu’elle portait avec une torche et une épée gravées dessus.

« On s’est déjà rencontrées » murmura Annabeth. « Tu étais plus jeune, je crois ».

Reyna lui fit un sourire dépourvu de chaleur. « C’est vrai. Percy ne se souvenait pas de moi. Bien sûr, tu avais surtout parlé avec ma sœur Hylla, qui est maintenant la reine des Amazones. Elle est partie ce matin, avant votre arrivée. Et puis, lors de notre dernière rencontre, j’étais une simple servante dans la maison de Circé ».

« Circé … » Annabeth se souvenait de son séjour sur l’île de l’enchanteresse. Elle avait treize ans. Elle et Percy s’étaient échoués à cet endroit de la Mer des Monstres. Hylla les avait accueillis. Elle avait aidée Annabeth en la nettoyant, lui donnant une nouvelle robe et lui faisant un relooking complet. Puis, Circé lui avait proposé un marché : si elle restait sur l’île, elle pourrait apprendre la magie et devenir encore plus puissante. Annabeth avait été tentée, juste un petit peu, jusqu’à ce qu’elle découvre que l’endroit était un piège, et que Percy avait été transformé en cochon d’inde (cette dernière partie était assez drôle à présent, mais à l’époque, ça avait été terrifiant). Et en ce qui concerne Reyna, c’était elle qui avait aidé sa sœur en brossant les cheveux d’Annabeth.

« C’était toi » dit-elle avec stupéfaction. « Et Hylla est à présent la reine des Amazones ? Comment avez-vous … ? »

« C’est une longue histoire » dit Reyna. « Mais je m’en souviens parfaitement. Tu as été très courageuse en refusant l’hospitalité de Circé, et encore plus en refusant son enseignement. Ce n’est donc pas une surprise que Percy prenne soin de toi ».

Sa voix était mélancolique. Annabeth se disait qu’il valait mieux ne pas répondre.

Elles ont atteintes le sommet de la colline, où une terrasse offrait une vue magnifique sur la vallée.

« C’est mon coin favori » déclara Reyna. « Le jardin de Bacchus »

Des vignes s’élevaient vers le ciel. Des abeilles bourdonnaient à l’intérieur du chèvrefeuille et du jasmin, qui remplissaient l’air de l’après-midi d’un mélange étourdissant de parfums.

Au milieu de la terrasse se trouvait une statue de Bacchus dans une sorte de position de ballet, vêtu simplement d’un pagne, les joues gonflées et les lèvres pincées, d’où jaillissait l’eau de la fontaine.

Malgré son inquiétude, Annabeth en a presque rit. Elle connaissait le dieu sous sa forme grecque, Dionysos – ou Mr.D, comme tout le monde l’appelait à la Colonie des Sang-Mêlé.

En voyant leur ancien directeur de camp immortalisé dans la pierre, portant une couche et crachant de l’eau par la bouche, la jeune fille se sentit mieux.

Reyna s’arrêta au bord de la terrasse. La vue en valait la peine. La ville s’étendait en dessous d’eux comme une mosaïque en 3-D. Vers le sud, au-delà du lac, un groupe de temples étaient perchés sur une colline. Au nord, un aqueduc s’enfonçait vers les collines de Berkeley. Une équipe travaillait à la réparation d’une des sections, probablement endommagée lors de la récente bataille au camp.

« Je voulais savoir quelque chose » a dit Reyna.

Annabeth s’est tournée vers le prêteur. « Et que-ce que tu voulais savoir ? »

« La vérité » lui a répondu Reyna. « Prouve-moi que je n’ai pas fait une erreur en vous faisant confiance. Parle-moi de toi. Parle-moi de la Colonie des Sang-Mêlé. Les paroles de Piper sont ensorcelées. J’ai passé assez de temps avec Circé pour reconnaitre une enjôleuse quand je l’entends. Je ne peux pas lui faire confiance. Quant à Jason … et bien, il a changé. Il semble distant, plus très Romain ».

La douleur dans sa voix était aussi semblable à un verre brisé. Annabeth se demandait si elle avait été comme ça, tous les mois, alors qu’elle était à la recherche de Percy. Au moins, elle avait retrouvé son petit-ami. Reyna n’avait personne. Elle était responsable de la gestion d’un camp entier à elle toute seule. Annabeth pouvait sentir que Reyna voulait à tout prix que Jason soit amoureux d’elle. Et puis, il avait disparu, pour revenir avec une nouvelle petite-amie. Pendant ce temps, Percy était devenu prêteur, mais il avait repoussé Reyna lui-aussi. A présent, Annabeth allait le ramener chez eux. Reyna serait seule à nouveau, assumant à elle-seule un travail de deux personnes.

Lorsqu’Annabeth était arrivée au Camp Jupiter, elle s’était préparée à négocier avec Reyna ou même à la combattre si cela avait été nécessaire. Elle ne s’était pas préparée à se sentir désolée pour la cheffe.

La jeune fille voulait garder ce sentiment caché. Reyna ne semblait apprécier la pitié.

Au lieu de cela, Annabeth lui avait raconté sa propre vie. Elle lui a parlé de son père, de sa belle-mère et de ses deux demi-frères qui vivaient à San Francisco, et comment elle s’était sentie comme une étrangère dans sa propre famille. Elle lui avait raconté sa fugue lorsqu’elle n’avait que sept ans, sa rencontre avec Luke et Thalia ainsi que leur voyage vers la Colonie des Sang-Mêlé à Long Island. Elle lui décrivit la Colonie des Sang-Mêlé et ses années d’entrainement là-bas. Elle lui parla de sa rencontre avec Percy et les aventures qu’ils avaient vécus ensemble.

Reyna était une bonne auditrice.

Annabeth était tentée de lui parler de ses problèmes plus récents : sa rencontre avec sa mère, sa médaille d’argent, et ses cauchemars à propos d’une peur paralysante très ancienne, qui l’avait quasi-dissuadée de participer à cette quête. Mais elle ne pouvait pas se permettre de penser de cette manière.

Lorsqu’Annabeth termina son récit, Reyna observa la Nouvelle-Rome. Ses lévriers métalliques reniflèrent les alentours du jardin, chassant les abeilles dans les chèvrefeuilles. Enfin, Reyna lui montra les temples de la colline lointaine.

« Le petit bâtiment rouge » dit-elle. « Sur le côté nord, C’est le temple de ma mère, Bellone » Reyna se tourna vers Annabeth. « Contrairement à ta mère, elle n’a pas d’équivalente Grecque. Elle est pleinement et véritablement Romaine. Elle est la déesse qui protège la patrie »

Annabeth ne répondit rien. Elle savait très peu de choses sur la déesse. Elle voulait étudier le latin, mais elle ne le retenait pas aussi facilement que le grec. En bas, la coque de l’Argo II brillait tandis que le navire flottait dans les airs, comme certains ballons de fête en bronze massif.

« Quand nous, les Romains partions en guerre », poursuivi Reyna. « Nous passions d’abord par le temple de Bellone. A l’intérieur, une plaque symbolique au sol représentait le territoire ennemi. Nous plantions une lance dans le sol, ce qui indiquait que nous étions en guerre. Tu vois, les Romains ont toujours cru que la meilleure défense était l’attaque. Dans les temps anciens, lorsque nos ancêtres se sentaient menacés par leurs voisins, ils les envahissaient pour se protéger »

« Ils ont conquis tous les peuples voisins » dit Annabeth. « Carthage, Les Gaulois … »

« Et les Grecs » Reyna laissa trainer son commentaire. « Le problème, Annabeth, c’est qu’il n’est pas dans la nature de Rome de coopérer avec d’autres puissances. Chaque fois que les demi-dieux Grecs et Romains se sont croisés, ils se sont entretués. Le conflit entre nos deux camps a débuté en même temps qu’une des guerres les plus horribles de l’histoire de l’humanité – la Guerre de Sécession »

« Ça ne sera pas le cas cette fois-ci » dit Annabeth. « Nous devons collaborer, ou Gaïa nous détruira tous ! »

« Je suis d’accord » répondit Reyna. « Mais la collaboration est-elle envisageable ? Et si le plan de Junon était voué à l’échec ? Même les déesses peuvent faire des erreurs »

Annabeth s’attendit à ce que Reyna soit frappée par la foudre ou transformée en paon. Rien de tout cela ne s’est produit.

Malheureusement, Annabeth partageait les mêmes doutes que Reyna. Héra avait faite des erreurs. Annabeth n’avait eu que des ennuis avec cette déesse arrogante, et elle ne lui pardonnerait jamais de lui avoir enlevé Percy, même si cela était pour une noble cause.

« Je ne fais pas confiance à la déesse » admit Annabeth. « Mais je fais confiance à mes amis. Ce n’est pas une blague, Reyna. Nous pouvons travailler ensemble »

Reyna termina sa tasse de chocolat. Elle posa la tasse sur la balustrade de la terrasse et regarda à l’horizon de la vallée, comme si elle s’imaginait des champs de batailles.

« Je crois en ce que tu dis » dit-elle. « Mais si tu vas dans les terres anciennes, en particulier à Rome, il y a quelque chose que tu dois savoir au sujet de ta mère »

Annabeth avait les épaules tendues. « Ma … ma mère ? »

« Quand je vivais sur l’île de Circé » dit Reyna. « Nous avons eu de nombreux visiteurs. Mais peut-être un an avant que Percy et toi n’arriviez, un garçon s’est échoué sur le rivage. Il était affamé et assoiffé. Il avait dérivé en mer pendant des jours. Ses paroles n’avaient pratiquement aucun sens mais il a dit qu’il était le fils d’Athéna »

Reyna fit une pause, comme si elle s’attendait à une réaction. Annabeth n’avait aucune idée de qui il pouvait s’agir. Elle n’était pas au courant que d’autres enfants d’Athéna avaient disparu lors d’une quête dans la Mer des Monstres, mais elle ressentit un sentiment d’effroi. La lumière traversant les vignes faisait se mouvez les ombres comme un essaim d’abeilles.

« Que lui est-il arrivé ? » a-t-elle demandé.

Reyna a agité la main comme si la question était anodine. « Circé l’a changé en cochon d’Inde, bien sûr. Il était un rongeur assez fou. Mais avant cela, il racontait des trucs délirants comme quoi sa quête avait échoué. Il affirmait être allé à Rome, à la recherche de la Marque d’Athéna »

Annabeth saisit le rebord pour garder son équilibre.

« Oui » dit Reyna, en voyant son malaise. « Il ne cessait de marmonner des trucs sur la fille de la sagesse, de la Marque d’Athéna, et du fléau or pâle des Géants. Les mêmes lignes qu’Ella a récité tout à l’heure. Et pourtant tu affirmes que tu ne les as jamais entendues avant aujourd’hui ? »

« Non, pas de cette façon en tout cas » répondit la jeune fille. La voix d’Annabeth était faible. Elle ne mentait pas. Elle n’avait jamais entendu cette prophétie, mais sa mère l’avait chargée de suivre la Marque d’Athéna, et, pensant à la pièce de monnaie dans sa poche, d’horribles soupçons commencèrent à émerger dans son esprit. Elle se souvenait des paroles blessantes de sa mère. Puis, elle s’est mise à repenser aux cauchemars qu’elle avait faits récemment. « Ce demi-dieu ?… En a-t’ il dit plus sur sa quête ? »

Reyna secoua la tête. « A l’époque, je n’avais aucune idée de quoi il parlait. Beaucoup plus tard, lorsque je suis devenue prêteur du Camp Jupiter, j’ai commencé à avoir des soupçons ».

« Des soupçons ? A quel sujet ? »

« Il existe une vieille légende que les prêteur du Camp Jupiter se transmettent de générations en générations. Si elle est vraie, cela pourrait expliquer pourquoi nos deux camps n’ont jamais été capables de collaborer ! Elle est peut-être même la source de ce conflit. Tant que ce vieux problème ne sera pas réglé, dit la légende, les Romains et les Grecs ne seront jamais en paix. Et cette légende est centrée sur Athéna … »

Un son strident perça l’air. Une lumière apparut dans le coin de la vision d’Annabeth. Elle se retourna pour voir une explosion creusait un nouveau cratère dans le forum. Un canapé culbuta dans l’air. Des demi-dieux se dispersèrent, submergés par la panique.

« Les Géants ? » Annabeth chercha son poignard, qui bien entendu n’était pas ici. « Je croyais que leur armée avait été vaincue ! »

« Ce ne sont pas les Géants » les yeux de Reyna bouillonnaient de rage. « Vous avez trahis notre confiance ! »

« Quoi ?! Non !! »

Et comme l’avait dit Reyna. L’Argo II tira une seconde fois. Un coup de baliste puissant mélangé à du feu grec, tout droit vers le dôme brisé du sénat qui explosa de l’intérieur. Si quelqu’un s’y trouvait …

« Par les dieux, non ! » Annabeth en tomba presque à genou de dégout. « Reyna, ce n’est pas possible ! Nous n’aurions jamais fait cela ! »

Les chiens métalliques ont couru à côté de leur maitresse. Ils grondèrent en direction d’Annabeth mais semblait indécis, comme s’ils ne voulaient pas l’attaquer.

« Tu dis la vérité » affirma Reyna. « Peut-être que tu n’étais pas au courant de cette trahison, mais le coupable doit payer »

En bas, dans le forum, le chaos s’était propagé. La foule se bouscula. Une bagarre éclata.

« Du sang va être versé » dit Reyna.

« Nous devons arrêter cela »

Annabeth avait l’horrible impression que c’était la dernière fois qu’elle et Reyna seraient d’accord, mais ensemble, elles coururent en bas de la colline.

Si les armes avaient été autorisées, les amis d’Annabeth seraient déjà morts.

Les demi-dieux Romains présents sur le forum s’étaient transformés en une foule en colère. Certains jetaient des plaques, de la nourriture et des pierres sur l’Argo II, ce qui était visiblement inutile, puisque la plupart des objets retombaient sur la foule.

Plusieurs dizaines de Romains encerclaient Jason et Piper, qui tentaient de les calmer sans grand succès. L’enjôlement de Piper était inutile face aux cris d’une si grande foule. Jason saignait du front. Sa toge pourpre avait été déchirée et était à présent en lambeaux. Le garçon continuait de plaider : « Je suis dans votre camp » mais son tee-shirt orange de la Colonie des Sang-Mêlé ne faisait qu’empirer les choses – tout comme les flammes qui envahissaient à présent la Nouvelle-Rome.

Elles ont rapidement atteintes un magasin de toges, qui se transforma peu à peu en ruine.

« Par Pluton ! » maudit Reyna. « Regarde ! »

Des légionnaires armés se hâtèrent vers le forum. Deux équipes d’artillerie installèrent des catapultes justes à l’extérieur de la ligne du Pomérian et s’apprêtaient à tirer sur l’Argo II.

« Ça va encore empirer la situation » dit Annabeth.

« Je déteste mon travail » grogna Reyna. Elle se précipita en direction des légionnaires, ses chiens à ses côtés.

« Percy », pensa Annabeth, le cherchant désespérément sur le forum. « Où es-tu ? »

Deux Romains essayèrent de l’attraper. Elle se baissa devant eux, se cachant parmi la foule.

Comme si des Romains en colère, des bâtiments en feu et des explosions ne suffisaient pas, des fantômes pourpres dérivèrent sur le forum, traversant les passants en criant des lamentations incompréhensibles.

Les faunes profitèrent également du chaos. Ils fouillèrent les tables à manger, attrapant nourritures, assiettes, tasses... etc. Un d’entre eux trottait non loin d’Annabeth, les bras chargés de tacos, sans oublier un ananas entier entre les dents.

Une statue de Terminus explosa juste en face d’Annabeth. Le dieu cria après la jeune fille en latin, la traitant surement de menteuse et de profanatrice de règles, mais elle l’ignora en continuant à courir.

Enfin, elle aperçut Percy. Lui et ses amis, Frank et Hazel, se tenaient debout au milieu d’une fontaine d’où Percy repoussait les Romains en les aspergeant d’eau. La toge de Percy était en lambeaux, mais il était sain et sauf.

Annabeth l’interpella tandis qu’une nouvelle explosion secoua le forum. Cette fois, le flash de lumière se situait juste au-dessus d’eux. L’une des catapultes Romaine avait tiré, et l’Argo II pencha dangereusement sur le côté, tandis que les flammes dévoraient sa coque plaquée bronze.

Annabeth remarqua quelqu’un qui s’accrochait à l’échelle, essayant désespérément de descendre. C’était Octave, sa robe fumait et son visage était noir de suie.

A la fontaine, Percy aspergeait les Romains avec de plus en plus d’eau. Annabeth se précipita vers lui, esquivant un coup de poing de la part d’un soldat ainsi que des sandwichs volants.

« Annabeth ! » l’appela Percy. « Que-ce-qui.. ? »

« Je n’en sais rien ! » lui cria-t-elle.

« Je vais vous le dire moi ! » cria une voix en altitude. Octave avait atteint la dernière marche de l’échelle. « Les Grecs nous ont tiré dessus ! Votre mec, Léo a dressait ses armes contre Rome »

La poitrine d’Annabeth se remplit d’hydrogène liquide. Elle se sentait comme si on l’avait brisée en mille morceaux puis congelée.

« Tu mens ! » a-t’ elle rétorquée. « Léo ne ferait jamais … »

« J’étais là ! » l’interrompit Octave. « Je l’ai vu de mes propres yeux »

L’Argo II riposta. Les légionnaires se dispersèrent rapidement alors que leurs catapultes volaient en éclats.

« Vous voyez ? » cria Octave. « Romains, tuez les envahisseurs !! »

Annabeth grogna de frustration. Il y n’y avait plus le temps pour que quelqu’un comprenne la vérité. L’équipage de la Colonie des Sang-Mêlé était carrément en surnombre, et même si Octave était parvenu à organiser une ruse (c’est ce qu’elle pensait fortement en tout cas), ils n’auraient jamais la possibilité de convaincre les Romains avant d’être capturés voir tués.

« Nous devons partir d’ici » dit-elle à Percy. « Maintenant »

Le garçon hocha tristement la tête. « Hazel, Frank, vous devez faire un choix, est-ce que vous venez avec nous ? »

Hazel avait l’air terrifié. Elle enfila son casque de cavalerie. « Bien sûr que nous venons. Mais nous n’arriverons jamais à fuir avec le navire, à moins que quelqu’un parvienne à nous faire gagner un peu de temps »

« Comment ? » demanda Annabeth.

Hazel siffla. Instantanément, un truc flou de couleur beige traversa le forum. Un cheval se matérialisa à côté de la fontaine. Il hennit pour éloigner la foule le plus loin possible. Hazel grimpa sur son dos comme si elle était née pour faire ça. Au bout de la selle du cheval se trouvait un sabre de la cavalerie Romaine.

Hazel dégaina sa lame en or. « Envoyez moi un IrisMail lorsque vous êtes en sécurité et trouvons un point de rendez-vous » dit la jeune fille. « Arion, en avant ! »

Arion s’élança à travers la foule à une vitesse incroyable, repoussant les Romains et créant une panique générale.

Annabeth sentit une lueur d’espoir. Peut-être parviendront-ils à quitter cet endroit vivant.

Puis, de l’autre côté du forum, elle entendit Jason crier :

« Romains ! S’il vous plait ! »

Lui et Piper étaient bombardés de pierres et de plaques. Jason essayait de protéger Piper en lui servant de bouclier, mais une brique le percuta au-dessus de l’œil. Il tomba à terre et les Romains se précipitèrent sur lui.

« Arrêtez !! » cria Piper. Son enjôlement fonctionnait puisque les Romains hésitaient à les attaquer. Mais Annabeth savait aussi que l’effet de durerait pas éternellement. Percy et elle ne pourraient pas les atteindre à temps.

« Frank » dit Percy. « C’est à toi. Peux-tu les aider ? »

Annabeth ne comprenait pas comment Frank allait pouvoir faire ça à lui tout seul, mais le garçon gloussa nerveusement.

« Oh par les dieux ! » murmura-t’ il. « D’accord ! Bien sûr. Montez juste à l’échelle. Maintenant !! »

Percy et Annabeth se précipitèrent en direction de l’échelle. Octave y était toujours accroché, mais Percy le décrocha avant de le jeter dans la foule.

Ils commencèrent à grimper l’échelle tandis que des nouveaux légionnaires envahissaient le forum. Des flèches passèrent non loin de la tête d’Annabeth. Une autre explosion faillit la faire tomber. A mi-chemin, elle entendit un grondement en dessous d’elle et baissa la tête.

Les Romains crièrent et se dispersèrent lorsqu’un dragon de taille réelle chargea à travers le forum, une bête encore plus hideuse que la tête de dragon sur la proue de l’Argo II. Il avait la peau rugueuse et grise comme un lézard et des ailes cuivres de chauve-souris. Les flèches et les pierres rebondissaient sur sa peau sans même lui faire une égratignure. Il saisit Piper et Jason entre ses griffes avant de s’envoler.

« Est-ce que c’est ? » Annabeth n’arriva même pas à terminer sa phrase.

« Oui, c’est Frank » confirma Percy, au-dessus-d’ elle. « Il a des talents assez cools… »

« Quel euphémisme ! » murmura Annabeth. « Continue de grimper »

Sans le dragon et le cheval d’Hazel pour distraire les archers, ils n’auraient jamais atteint l’échelle.

Ils ont finalement atteint les rames aériennes brisées puis enfin le pont. La coque était en feu. La voile avant avait été arrachée en son centre, et le navire penchait dangereusement à tribord.

Il y n’avait aucun signe de Gleeson Hedge, mais Léo se trouvait au milieu du navire, rechargeant calmement une baliste. Les intestins d’Annabeth se sont serrés d’effroi.

« Léo » cria-t ‘elle. « Que-ce que tu fais ? »

« Il faut les détruire … » Il fit face à Annabeth. Ses yeux semblaient vides d’expression. Ses mouvements ressemblaient à ceux d’un robot. « Il faut tous les détruire »

Il se retourna vers la baliste, mais Percy le plaqua à terre. La tête de Léo frappa durement le sol ; et ses yeux se révulsèrent.

Le dragon gris fit le tour du navire, et se posa sur la proue, déposant Jason et Piper.

Ils se sont immédiatement effondrés sur le sol.

« Go ! » hurla Percy. « Sors-nous de là ! »

En étant de choc, Annabeth mit longtemps à comprendre que c’était à elle qu’il s’adressait.

Elle courut vers la barre. Elle fit la grossière erreur de regarder par-dessus bord, une armée entière de légionnaires se trouvait sur le forum, prête à tirer des flèches enflammées.

Hazel chevauchait Arion, ils se sont tous deux précipités hors de la ville, avec la foule à leur trousse. Mais les catapultes étaient toujours à portée de tir.

Le long de la ligne du Pomérian, les statues de Terminus brillèrent d’une lueur pourpre, comme si elles concentraient le plus d’énergies possibles, en attentant de pouvoir la déverser sur le navire.

Annabeth observa l’ensemble des commandes. Elle maudit Léo de les avoir rendu si compliquée. Pas le temps de les apprendre en détails, elle ne connaissait qu’une seule commande de base : « Monter ».

La jeune fille saisit la manette des gaz et la tira en arrière. Le navire gémit, il pencha dangereux.

C’est avec les amarres défoncés, que l’Argo II s’envola à travers les nuages.

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Merveilleux, se dit Annabeth. Sa propre mère. la divinité la plus sage et la plus pondérée de l'Olympe, était transformée en une méchante excentrique qui délirait dans une station de métro. Et de tous les dieux susceptibles de les aider, les seuls à ne pas être touchés par le schisme entre Grecs et Romains semblaient être Aphrodite, Némésis et Dionysos. L'amour, la vegeance et le vin. Tu parles d'un secours !

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