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Bibliothèque de Hillja : Liste d'Or

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Le Secret de Pembrooke Park Le Secret de Pembrooke Park
Julie Klassen   
Il y a tellement de mystères à éclaircir dans cet imposant roman que j'ai passé le plus clair de mon temps à émettre de folles hypothèses au sujet de tel ou tel personnage et des relations qui unissent les uns aux autres — quand je ne rougissais pas de plaisir lors des passages plus romantiques (et toujours très sages).
J'avais oublié le charme des « christian fictions », qui mettent l'accent sur la bonté des héros et la ravivent dans le cœur des lecteurs. Non seulement la protagoniste est charmante, mais en plus elle est fine ! Tant et si bien que j'aurais aimé que son histoire se poursuive indéfiniment.
Une lecture plaisante qui réconforte les âmes en transmuant le Mal en Bien.

par Hillja
La Femme et le Pantin La Femme et le Pantin
Pierre Louÿs   
C'est dans un récit enchâssé de facture classique qu'est narrée l'aventure amoureuse turbulente d'un quadragénaire et d'une adolescente issus de milieux très différents, relation dans laquelle la seconde a étonnamment l'ascendant sur le premier, et où domination, torture psychologique, tromperie sont les armes de cette déjà-femme trop séduisante.
Si le sujet de ce court roman est licencieux, la langue n'est jamais vulgaire, bien au contraire ; l'auteur a su faire avec la sensualité, le quasi érotisme, une révérence à la convenance. Nombre d'écrivains modernes devraient s'inspirer de cette élégance qui transforme une histoire d'amour sado-masochiste en une lecture enchanteresse.

par Hillja
Les dieux ont soif Les dieux ont soif
Anatole France   
Fabuleux roman historique qui transporte à la sanglante époque de la Terreur et qui met en scène tous ses acteurs, des grands noms aux oubliés, qui ont tous pareillement fini la tête dans « le panier à Sanson » (sauf Marat, mais son sort n'est pas plus heureux).
Là où Anatole France fait fort, c'est dans l'évolution de son protagoniste, nommé Évariste Gamelin, un révolutionnaire à la limite du fanatisme. Cet homme-là, d'abord présenté sur une estrade et sous les traits de la vertu, se transforme peu à peu en objet politique, prend goût au pouvoir, devient « monstre » pour sa maîtresse, sa mère et sa sœur. La métamorphose est amenée avec beaucoup de finesse, c'est grandiose.
Il y a évidemment bien d'autres personnages fictifs dans ces pages, qui forment une palette d'opinions politiques et religieuses très large. Tout lecteur peut ainsi y trouver son propre héros, celui qu'il aimerait voir survivre à la furieuse guillotine (le mien a été cette prostituée candide qui jusqu'à la fin a gardé le buste droit).
Belle et cruelle histoire pour un pan de l'Histoire qui fut plus cruel que beau.

par Hillja
Le Feu sur la montagne Le Feu sur la montagne
Edward Abbey   
Incroyable récit d'un conflit entre un rancher âgé et le gouvernement des États-Unis, rapporté par un apprenti cow-boy de douze ans moulé dans l'audace (et très poli).
La voix militante de l'écrivain est éclatante sans être contrariante (les militaires n'en prennent pas – pas trop ? – pour leur grade) et se réverbère avec fermeté dans cette immensité désertique dépeinte avec application.
Il fait chaud dans ce roman, si chaud qu'on en tremble.

par Hillja
La Conjuration des imbéciles La Conjuration des imbéciles
John Kennedy Toole   
D'abord surprise par l'épaisseur de ce livre, je me suis néanmoins laissé aspirer sans crainte dans cet univers extraordinaire et satirique, créé par un auteur fantasque, à l'humour tantôt subtil, tantôt grotesque, mais toujours drôlatique.
Vit dans ces pages l'un des personnages les plus sensationnels jamais croisés : un trentenaire fort épais, à l'anneau pylorique capricieux et à la moustache humide, dont la tête peu amène est couverte d'une casquette de chasse verte, au caractère odieux, insupportable, anachronique, plein d'une morgue cocasse, et qui, enfin, a une allure « d'Horace ou, pire encore, de Humphrey » mais qui se nomme en fait Ignatius J. Reilly.
Ce bonhomme-là est une espèce de gros domino qui fait basculer dans la déchéance, la ruine ou autre état de folie précoce tous ceux qui entrent en son contact. Sont ainsi enchevêtrées plusieurs destinées que la Fortune, cette « inconséquente catin », a décidé de chambouler au travers d'Ignatius.
Les personnages secondaires pullulent et frappent de leur incroyable bêtise (à une ou deux exceptions près), sans jamais ennuyer ou agacer. La fin est un tel tapage, un bordel de génie, que les aventures politico-philosophiques burlesques de cet obèse anti-héros moustachu m'ont animée d'une envie soudaine de reprendre le livre à sa première page. Un roman à lire encore et encore.

par Hillja
Couleurs de l'incendie Couleurs de l'incendie
Pierre Lemaître   
Une fresque truculente dans laquelle s'agitent, gesticulent, poulopent par-ci, par-là des personnages bigarrés, tous plus épatants les uns que les autres, drôlatiques dans leurs excès pour certains, infâmes dans leurs coups bas pour d'autres. Il n'y a pas une page en dessous des autres dans ce deuxième volet des aventures de la famille Péricourt, une « suite » qu'il est tout à fait possible de découvrir sans avoir au préalable lu « Au revoir là-haut » — les protagonistes ont changé et le peu qu'il est nécessaire de connaître au sujet de la famille est expliqué avec habileté par l'auteur.
Un auteur qui, d'ailleurs, fait montre d'un talent rarissime de nos jours : avec des mots simples, des phrases longues, un usage de la virgule des plus délectables, il parvient à transformer cette histoire de vengeance en une folle virée dans l'Europe de l'entre-deux-guerres, où toujours les faits les plus dramatiques sont relatés de telle façon que le lecteur s'éclate. Il n'y a vraiment pas meilleur divertissement qu'une lecture comme celle-ci.

par Hillja
Bestiaire enchanté Bestiaire enchanté
Maurice Genevoix   
Un sublime recueil de récits composés à partir de souvenirs plus ou moins lointains qui fait la part belle à la nature dans toute sa simplicité, comme les animaux et les arbres les plus communs paraissent ici être une source de bonheur inépuisable. Pêche, chasse, parfois simple promenade dans les bois... c'est une nature au premier abord indissociable de l'Homme qui délecte l'esprit de l'auteur et du lecteur, alors même que les mots qui la traduisent sont d'une pureté à couper le souffle.
Une balade inoubliable qui, ô joie, se poursuit dans deux autres volumes.

par Hillja
Lais Lais
Marie de France   
Parce que ce sont de courtes pièces aussi divertissantes que didactiques, ces douze lais flirtent parfois avec le genre du conte au sens moderne, surtout quand le merveilleux colore ce qui semblait n'être au premier abord qu'une énième exaltation de l'amour courtois — cette fois envisagé d'un point de vue féminin.
Malgré l'épaisseur du volume, les pages se tournent à une vitesse folle, surtout si le lecteur considère uniquement le texte en français d'aujourd'hui dans certaine édition (il faut avouer que l'anglo-normand est compliqué à décrypter), un texte d'ailleurs modique puisque ce sont des octosyllabes qui ont été traduits.
Ces récits sont l'une des meilleures portes d'entrée dans la littérature médiévale, plus digestes que les romans de Chrétien de Troyes.

par Hillja
La Vérité sur l'affaire Harry Quebert La Vérité sur l'affaire Harry Quebert
Joël Dicker   
Une enquête rondement menée, au cours de laquelle les rebondissements s'enchaînent et à la fin de laquelle tous les détails trouvés curieux ou même insignifiants sont empilés dans une résolution pour le coup inattendue (s'il est possible de deviner quels personnages sont impliqués dans l'affaire, leurs relations, leurs motivations sont d'abord inconcevables – jusqu'au dernier chapitre).
La narration est en outre d'une plaisante originalité et les allers-retours dans le temps, loin d'être fatigants, témoignent de l'habileté de l'auteur et de sa maîtrise du récit.
(La mère de Marcus et Tamara Quinn méritent une mention particulière : ce sont deux personnages exceptionnellement drôles.)

par Hillja
La Reine du Sud La Reine du Sud
Arturo Pérez-Reverte   
À la façon d'un enquêteur, le narrateur (qui se confond avec l'auteur) recueille les témoignages d'une multitude d'individus ayant croisé la route de la célèbre « Reine du Sud », aussi appelée la Mexicaine ou, plus simplement, Teresa Mendoza, afin d'établir avec exactitude la chronologie des événements qui ont propulsé cette femme au sommet de la pyramide.
De ses craintes à ses pleurs, des rencontres aux séparations, aucune facette de la Mexicaine n'est ignorée dans cette biographie si particulière, construite de telle façon que toujours le lecteur tourne les pages à un rythme soutenu, pour essayer de cerner ce personnage certes très charismatique, mais irrémédiablement seul. L'immersion dans l'univers des cartels et des trafiquants de drogue du Mexique, de l'Espagne et aussi du Maroc est totale, prenante, parfois angoissante, souvent tragique. Mais c'est la transformation – ou l'éveil – de Teresa Mendoza qui marque le plus, comme elle se dédouble, voire se « détriple », jusqu'à ne plus se reconnaître elle-même. Ce quasi roman d'apprentissage est une incroyable découverte.
Et pour les curieux qui, comme moi, ont décidé d'ouvrir ce livre après avoir vu la série télévisée du même nom, sachez que les intrigues divergent grandement (seuls quelques personnages (à compter sur les doigts d'une main) se retrouvent dans l'une et l'autre œuvres) si bien que la lecture est surprenante.

par Hillja