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Bibliothèque de Hillja : Liste d'argent

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Les Cahiers japonais, Tome 1 : Un voyage dans l'empire des signes Les Cahiers japonais, Tome 1 : Un voyage dans l'empire des signes
Igort   
Patchwork pittoresque des plus instructifs puisqu'il traite non seulement de la vie japonaise de son créateur occidental, mais aussi de celles de diverses personnalités nippones — quand des digressions culturelles fort bienvenues ne viennent pas s'insérer entre ces minuscules biographies. C'est vraiment un bel album pour qui est amoureux du Japon, de son art, de ses traditions et de ses hommes.

par Hillja
La Disparition des enfants Greystone La Disparition des enfants Greystone
Margaret Peterson Haddix    Anne Lambelet   
Un roman polyphonique qui fait s'alterner les voix des trois enfants Greystone, chacune empreinte avec justesse de la personnalité du narrateur, afin de propulser le lecteur dans une histoire mystérieuse, pleine d'un suspense digne d'un bouquin pour adultes. D'ailleurs, l'écriture est elle aussi de bonne qualité si on considère le public visé : il y a peu, voire pas du tout (?), de langage familier, les phrases sont bien tournées et le vocabulaire est nuancé. (C'est toujours appréciable de ne pas être pris pour un abruti incapable de comprendre une phrase complexe.)
Malgré tout, l'attente est longue avant de toucher au cœur même de l'intrigue, quelques épisodes auraient sans doute pu être raccourcis — notamment les multiples discussions stériles. Ce verbiage suscite assez vite l'impression de ne pas avancer, de ne pas tourner les pages à un rythme satisfaisant... Étrangement, cet enlisement reste agréable parce qu'il permet de passer du temps avec les personnages, hautement sympathiques.
La seconde partie du livre est davantage mouvementée, elle comprend des passages qui piquent la curiosité et elle s'achève étonnamment : il n'y a pas de conclusion propre à ce tome, tout est fait pour rendre vitale la lecture de l'opus suivant. Mieux vaut donc attendre la sortie du deuxième tome avant de lire celui-ci.

par Hillja
La Femme à la fenêtre La Femme à la fenêtre
A. J. Finn   
La semaison des indices permettant de démêler le vrai du faux dans ce roman instable est bien pensée, elle amène à réfléchir de concert avec la protagoniste — même s'il est difficile de croire quelqu'un qui s'enfile des rasades de merlot à longueur de journée (dans un gobelet en plus). En outre, si les deux révélations majeures ne sont pas stupéfiantes (parce qu'un lecteur avisé peut les déchiffrer assez tôt), les étapes menant à l'une d'elle le sont : la dernière phrase du chapitre 90 (il y en a cent) m'a donné la chair de poule, et deux autres passages m'ont arraché des jurons. Comme quoi, l'écriture est suffisamment percutante pour immerger n'importe quel zozo dans ce brouillard d'incertitude.
Un thriller efficace, nourri de références aux films du même genre (de préférence en noir en blanc), qui donnerait presque envie d'espionner ses voisins (ou alors de tirer les rideaux, c'est selon).

par Hillja
Song of the Skylark Song of the Skylark
Erica James   
Erica James a un chic particulier pour dépeindre la vieillesse au travers de personnages émouvants, aimables. Ici, c'est grâce à deux récits entremêlés que l'auteur fait du personnage de Mrs Dallimore une figure inoubliable de la jeunesse animée, muée au fil des pages en une vulnérabilité touchante. Et comme dans « The Dandelion Years », l'un des deux récits a pour cadre la Seconde Guerre mondiale, conflit devenu source de réflexion sur la famille, l'amour, l'amitié — des thèmes toujours merveilleusement évoqués par une plume pleine de tendresse.

par Hillja
Pourquoi les oiseaux meurent Pourquoi les oiseaux meurent
Victor Pouchet   
Une presque fable merveilleusement écrite qui enchante par le traitement insolite de son sujet, lui aussi saugrenu. La quête volatile du narrateur est en fait prétexte à plusieurs digressions, certaines plus plaisantes à lire que d'autres — la dernière partie du livre aurait mérité un allègement — ; des divagations quelquefois dignes d'un déséquilibré qui s'attachent tant bien que mal à l'enquête première, la raison pour laquelle je me suis d'abord intéressée au roman (j'aime les oiseaux). Il n'est donc pas vraiment question de petites bêtes à plumes (en tout cas, elles ne sont que des cadavres, par conséquent un motif moribond échoué sur la plage comme sur le papier), mais plutôt des méandres d'une pensée partie à la recherche d'elle-même.
C'est tout à fait le genre d'ouvrage qui fascine ou désintéresse dès les premières pages. En tout cas, le style est remarquable.

par Hillja
Tout est vrai Tout est vrai
Lygia Day Peñaflor   
Un bel exemple de mise en abyme tout en paradoxes puisque deux romans, deux versions d'une même histoire se disputent parallèlement les certitudes du lecteur et les différentes parties de la reliure d'un même livre — d'ailleurs d'un rouge ambivalent : couleur de l'amour ou couleur de l'enfer ?
Même si le secret majeur du bouquin est aisément pénétrable dès le premier quart, le cheminement jusqu'à sa révélation, habilement préparé et dosé, incite les pages à se tourner par elles-mêmes. Quant aux personnages, ils sont, à l'image de l'objet qui les enferme, délicieusement ambigus : ceux que j'appréciais au début sont ceux que je méprise maintenant, et inversement. Ils composent en tout cas une belle palette de comportements humains dégénérés quand déterminés par une situation périlleuse. Et grâce à une forme des plus changeantes, le roman parvient à engager diverses réflexions, sans trop les creuser cependant, sur l'amitié, le pardon, la pensée de groupe et encore l'esprit sectaire.
Avec un tel principe d'écriture, l'auteur aurait pu faire chou blanc, elle fait finalement florès.

par Hillja
Silas Marner Silas Marner
George Eliot   
Douce et tranquille histoire d'un homme reclus, d'abord défini par son argent, puis comme père aimant, rapportée par un narrateur facétieux dont l'écriture est d'une élégance infinie — il est facile d'imaginer le poignet délicat qui a produit ces belles phrases, quelquefois porteuses d'une leçon désuète mais toute charmante. Les personnages sont typiques de cette province anglaise et fleurie que l'auteur aime à peindre, quoique les portraits soient là moins travaillés que dans le monumental « Middlemarch » (une attention particulière est tout de même portée à la parlure rustique).
En somme, c'est une plaisante incursion dans des foyers réchauffés à l'âtre de l'amour familial, au cours de laquelle la faiblesse de l'intrigue se fait couvrir par un style sublime.

par Hillja
La Nuit d'après La Nuit d'après
Yves Viollier   
Il a parfois fallu que j'arrête la lecture tant mes yeux débordaient de larmes. C'est que l'histoire de ce vieux couple est d'une émouvante proximité, géographique bien sûr (c'est la Vendée qui est racontée), humaine surtout, comme ses joies et ses peines sont celles de toute famille provinciale.
Traduits par une écriture double, — pointilleuse quand il s'agit de scènes dédiées au travail du bois et à la nature, pudique dès que sentiments et émotions émergent sur les lignes, — ces allers-retours épisodiques du présent au passé édifient un mémorial voué à l'éternité, et profondément attendrissant.

par Hillja
Tuer Catherine Tuer Catherine
Nina Yargekov   
Pour qui connaît les techniques de l'écriture et le vocabulaire ad hoc, ce roman déglingué propose un vrai jeu de lecture, d'abord terriblement égayant mais peut-être trop étiré vers la pré-fin (les toutes dernières pages sont quelque chose !). C'est un exercice de style et de fond tout à la fois, qui toujours frôle avec maîtrise la frontière de l'hilarité pour faire de cette mission, « tuer Catherine », le lien (il)logique entre des conversations absurdes, une mise en scène de procès décalé (un procédé d'ailleurs repris bien plus longuement dans le roman « Vous serez mes témoins »), une FAQ pour lecteurs désorientés et autres types d'écrits insolites.
En somme, c'est un genre d'autofiction polymorphe... ou non, rien n'est moins sûr.

par Hillja
Quand vient la nuit Quand vient la nuit
Dennis Lehane   
Thriller dont la tension est désamorcée dès les premières pages par une écriture d'une percutante efficacité et dans lequel le suspense dépend essentiellement des réticences qui s'amoncèlent petit à petit pour former un fol embrouillement d'incertitudes.
Zéro angoisse donc, mais un récit mené de main de maître, jonglant avec des personnages très distincts, acteurs de cette sinistre suite de faits divers (et d'hiver) auxquels assiste un anti-héros attaché à son chien et étonnamment attachant.
Révélations choquantes dissimulées dans des paragraphes innocents et actes violents rapportés sur un ton quasi badin constituent ensemble une lecture de bout en bout captivante.

par Hillja