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Bibliothèque de Hillja : J'ai lu aussi

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Conspiration 365, Tome 1 : Janvier Conspiration 365, Tome 1 : Janvier
Gabrielle Lord   
Une mise en place assez efficace de l'intrigue, — dont je ne connaîtrai jamais l'issue puisque je ne compte pas lire la dizaine de tomes suivants, — qui passe essentiellement par un ménagement du suspense. L'écriture est simple, si bien que j'ai lu ce roman à une vitesse hallucinante, d'autant plus que les courts paragraphes et les dialogues sont nombreux. Je ne pense rien des personnages étant donné que je n'ai pas eu le temps de m'attacher à eux ou de réfléchir à leur situation : je suis trop vieille pour m'identifier ne serait-ce qu'un peu à ces héros adolescents.
Quoi qu'il en soit, cette série jeunesse m'a tout l'air d'être maîtrisée par son auteur. Elle n'a pas l'ambition de s'adresser à un public plus âgé, voilà tout.

par Hillja
Journal d'Hirondelle Journal d'Hirondelle
Amélie Nothomb   
Livre sans grand intérêt qui s'attache à rendre sympathique (ou pathétique) un homme qui a apparemment perdu sa capacité à percevoir des sensations, qui par voie de conséquence regrette surtout son impuissance et donc cherche un nouveau moyen d'éprouver du plaisir — ce qu'il trouve dans le meurtre.
C'est con, plein de réflexions pseudo-philosophiques et de sentimentalisme dégoulinant. Je m'en vais remettre ce court roman dans la boîte à livres où je l'avais trouvé : son précédent propriétaire avait eu raison de s'en débarrasser.

par Hillja
#murder, Tome 1 #murder, Tome 1
Gretchen McNeil   
Histoire abracadabrante au possible qui oscille entre le gore et le suspense romantique adolescent — un mélange déplaisant — et qui est en plus peuplée de personnages improbables, à commencer par l'héroïne, jeune femme à l'âge inconcevable, qui pense comme une enfant de treize ans et agit comme un Schwarzenegger au meilleur de sa forme. L'écriture gamine n'aide vraiment pas à se plonger dans cette ribambelle de meurtres horrifiques (c'est là le paradoxe : des passages d'une grande brutalité, avec moult détails sanglants, succèdent à des épisodes tout droit sortis de « 90210 » ou tout autre série du genre), elle exaspère plutôt par la bêtise qu'elle exsude.
Néanmoins, force est de reconnaître que tout est fait pour intriguer le lecteur, lui donner envie de connaître le fin mot de l'histoire. Qui est d'ailleurs « fin ». Trame à conserver, roman à réécrire.

par Hillja
Le Grand Silence Le Grand Silence
Jennifer Haigh   
Ce roman, davantage ébauche d'une saga familiale que double enquête, désacralise sans le vouloir vraiment (je crois — je l'espère en tout cas) la figure du prêtre et, au-delà, la religion catholique, et ce, par le traitement qui est réservé à chacun des personnages. En assombrissant leurs traits pour les rendre plus « humains » (dans l'optique de refléter efficacement une dure réalité), l'auteur les a en fait dénaturés ; je n'ai capté aucune lueur, qu'elle soit de joie ou d'espoir, se dégageant de leurs caractères et agissements. C'est ce qui, en plus de l'échappatoire choisie par le protagoniste, va principalement à l'encontre de l'espérance, une des trois vertus théologales (le texte y allude d'ailleurs, encore que ce soit de manière détournée, obscure, en passant par son contraire : « Il est vrai que le désespoir est un péché très grave, le plus grave de tous ») ; donc ce qui crache sur les valeurs chrétiennes et qui, selon moi, occulte de façon importune le thème premier de l'œuvre, par là même qui conduit presque au hors-sujet.
Je questionne également le choix de la narratrice, qui me paraît peu judicieux, puisque jamais elle n'inspire confiance au lecteur ; je comprends qu'elle souhaite demeurer objective, ce dont elle est incapable, mais la modalisation dans son compte-rendu aurait dû être travaillée avec finesse en vue d'émouvoir ne serait-ce qu'un peu.
Un livre manqué qui se voudrait d'actualité mais qui se perd dans une floppée de personnages mauvais — non pas mal écrits mais dont le fond est mauvais.

par Hillja
Castell Castell
Pierre Rouanet   
C'est par une écriture ciselée aux métaphores que l'histoire de cette femme défigurée fait d'abord mine de prendre d'assaut les émotions du lecteur, avant de se décharger de cet objectif ingrat et de n'être plus que style. Les phrases nominales tailladent le texte, rendent erratiques les pensées de la protagoniste, que viennent en plus couvrir d'un drap froid un vocabulaire médical plutôt précis.
J'ai trouvé là un roman à effets sans grand intérêt, lent, voire apathique, ressassant les souffrances et espoirs d'un être humain devenu pantin — auquel je n'ai pas su m'attacher.

par Hillja
Petit manuel à l'usage de ceux pour qui l'oral est un cauchemar Petit manuel à l'usage de ceux pour qui l'oral est un cauchemar
Valérie Guerlain   
Il y a si peu d'exercices originaux qu'on est en droit de questionner la présence du mot « méthode » dans le résumé. C'est surtout une succession de témoignages, — certainement intéressants mais que j'ai seulement parcourus des yeux parce que ce n'était pas ce que je voulais trouver dans ce livre —, témoignages qui, les uns après les autres, flattent l'ego de l'auteur.
L'estime de soi est le véritable sujet de l'ouvrage ; l'enseignement de l'oral en tant que tel se retrouve uniquement sous la forme de virelangues. Ce très « petit manuel » ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes alors je saute par la fenêtre et l'abandonne derrière moi.

par Hillja
Sauvage Sauvage
Jamey Bradbury   
Il se passe des choses étranges dans ce roman, et ces choses tombent sur le lecteur comme une feuille morte tombe sur le sol : naturellement, sans préavis (ni indemnité). Il n'est pas question de fantastique mais plutôt de réalisme magique : les manifestations du paranormal vont de soi pour les personnages (féminins) mais sont rejetées par les esprits extérieurs à la fiction (nous) — il faut dire que certaines scènes peuvent être... déstabilisantes.
N'y aurait-il eu que cette seule excentricité dans l'intrigue, j'aurais pu prendre plaisir à la découverte de l'Alaska et de ses « mushers ». Mais voilà, il y a Tracy. Et Tracy est à ce point méprisable que lire encore et encore les épisodes dans lesquels elle saigne avec ardeur des animaux devient vite usant. Elle appartient en plus au type de l'adolescente en quête de sa propre identité, donc égoïste et perturbée (son « don » n'aide pas, certes).
Il faut peut-être mettre son humanité de côté et embrasser la sauvagerie (au sens premier) pour plonger intensément dans cette forêt angoissante, où toujours il semble faire nuit (même la syntaxe est obscurcie, les dialogues ne sont pas visibles).

par Hillja
Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil
Haruki Murakami   
Énième version de cette histoire cafardeuse qui prend pour sujet un homme proche de la quarantaine, nostalgique, traversant une crise existentielle et pensant pouvoir être sauvé par un vieil amour — une version cependant plus lisible que celle proposée par Delphine de Vigan dans « Un soir de décembre ».
Seuls les personnages féminins m'ont intéressée mais ce sont justement ceux que l'auteur choisit de ne pas développer. Les questions que le lecteur se pose sur ces femmes croisées dans le passé et dans le présent n'obtiennent pas de réponse, il y a de quoi frustrer les plus curieux.
Et puisque je ne partage pas du tout les idées, désespérantes, de l'auteur concernant l'Homme et les relations humaines (qui sont au cœur du livre), je n'ai pris aucun plaisir à découvrir ce portrait de père de famille égotiste.

par Hillja
Tout est brisé Tout est brisé
William Boyle   
Roman sombre, aux personnages principaux misérables, dont la seule source de lumière, d'espoir, est la figure passagère d'un homme non mentionné dans le résumé, Frank, inopinément tombé du ciel et évanoui d'une façon tout aussi brusque — les pages où il apparaît sont celles que j'ai le plus appréciées. Les seuls moments de joie évoqués appartiennent au passé de la mère et du fils ; leur présent est autrement dépressif, et leur futur, incertain. Le monde très gris que William Boyle décrit ainsi avec sobriété met en évidence les fêlures de quelques âmes humaines qu'on aimerait décharger de leurs fardeaux.
Ce n'est pas un livre que je recommanderais à quelqu'un qui veut se divertir, mais celui qui cherche le portrait d'une famille brisée pourrait y trouver son compte.

par Hillja
Grandeur et décadence d'un parc d'attractions Grandeur et décadence d'un parc d'attractions
George Saunders   
C'est un livre particulier puisqu'il contient à la fois des nouvelles et un roman court, lesquels sont d'une égale bizarrerie, comme tout ce qui dégoutte de la plume de George Saunders. Si j'avais bien accroché à d'autres titres satiriques dans « Dix décembre », ceux-ci sont d'une âpreté quasi nauséeuse, si bien qu'il m'a fallu interrompre la lecture à plusieurs reprises. L'auteur ne prend pas de gants et anatomise le genre humain à coups de mots trempés dans la causticité. C'est dur, très dur, d'autant plus que le côté anticipation propulse le lecteur dans un univers par moments inconcevable. Il faut se cramponner pour apprécier ce recueil alarmant, qui prend toutefois fin dans l'optimisme.

par Hillja