Livres
450 650
Membres
395 549

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Histoire de la violence



Description ajoutée par x-Key 2015-11-03T17:37:42+01:00

Résumé

J’ai rencontré Reda un soir de Noël. Je rentrais chez moi après un repas avec des amis, vers quatre heures du matin. Il m’a abordé dans la rue et j’ai fini par lui proposer de monter dans mon studio. Ensuite, il m’a raconté l’histoire de son enfance et celle de l’arrivée en France de son père, qui avait fui l’Algérie. Nous avons passé le reste de la nuit ensemble, on discutait, on riait. Vers six heures du matin, il a sorti un revolver et il a dit qu’il allait me tuer. Il m’a insulté, étranglé, violé. Le lendemain, les démarches médicales et judiciaires ont commencé.

Plus tard, je me suis confié à ma sœur. Je l’ai entendue raconter à sa manière ces événements.

En revenant sur mon enfance, mais aussi sur la vie de Reda et celle de son père, en réfléchissant à l’émigration, au racisme, à la misère, au désir ou aux effets du traumatisme, je voudrais à mon tour comprendre ce qui s’est passé cette nuit-là. Et par là, esquisser une histoire de la violence.

E. L.

(Source : Seuil)

Afficher en entier

Classement en biblio - 58 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par fanfan50 2018-09-10T18:39:54+02:00

les études, le seul chemin qui me permettait de m'éloigner non seulement géographiquement mais aussi symboliquement, socialement, donc totalement de mon passé.

Afficher en entier

Commentaire le plus apprécié

Lu aussi

Parce que j'avais apprécié son ouvrage précédent ("En finir avec Eddy Bellegueule"), j'ai décidé de lire celui-ci dans la foulée. Au final, j'en ressors déçue. Je n'ai pas retrouvé le joli verbe mais j'ai trouvé le style inutilement ampoulé. J'ai trouvé le propos confus, perdu entre le viol (terrible), le racisme ordinaire (commissariat) et la scission entre le milieu d'origine de l'auteur et celui où il évolue désormais. J'ai senti le narrateur terriblement seul, où qu'il soit, aussi bien chez sa sœur qu'avec ses amis parisiens... C'est probablement ce qu'il l'a mené à cette rencontre improbable qu'il laisse entrer chez lui... Ce livre est dérangeant, non pas en raison du sujet traité et de sa force destructrice, mais bien parce que je ne suis pas sure, au final, que l'auteur puisse un jour réellement "En finir avec Eddy Bellegueule" et élargir son champs d'écriture. Triste!

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Commentaire ajouté par pwachevski 2019-01-27T11:53:17+01:00
Lu aussi

C'est pour moi, sans aucun doute, et de très loin, le plus mauvais livre de cet auteur... J'avais été totalement séduite et embarquée par "En finir avec Eddy Bellegueule", et si j'ai moins aimé "Qui a tué mon père", je lui reconnais tout de même une puissance émotionnelle et une qualité d'écriture rare. Mais là, macache ! J'ai trouvé "Histoire de la violence" tout simplement mal écrit. La construction et le choix de narration, inutilement compliqués, ne rendent absolument pas justice à l'histoire qu'on en entendu raconter.

Il y a un nombre hallucinant de points de vue narratifs :

- Edouard Louis au présent-présent

- Edouard Louis au présent mais en fait dans le passé, quand il entend sa sœur raconter son histoire

- La sœur d'Edouard Louis qui raconte l'histoire

- Les amis d'Edouard Louis qui ont aussi un avis sur l'histoire

- Edouard Louis au passé proche au moment de dépôt de plainte

- Edouard Louis au passé proche au moment des faits

- Edouard Louis au passé plus lointain pendant son enfants/adolescence

- Reda au présent des faits

- Reda au passé qui raconte son histoire

- Le père de Reda, au passé encore plus lointain

Etc, etc...

Et si ce n'était pas assez compliqué comme ça, à chaque point de vue : un style narratif, une façon de comprendre, d'analyser et de raconter les faits qui lui est propre. L'exemple le plus parlant est probablement la sœur, retranscrite mot pour mot, fautes de français et répétitions propre à l'oral comprises. Mais il y a aussi à chaque point de vue un message sous-tendu. Par exemple, on veut clairement faire ressortir le racisme de la police française.

Par conséquent, je trouve qu'on s'y perdait un peu. On se demande vraiment pourquoi chercher la complication là où il n'y en avait pas vraiment besoin. Raconter les choses de façon chronologique et en se recentrant uniquement sur l'agression n'aurait-il pas été plus percutant et puissant émotionnellement ? Et comme on change en permanence de point de vue, de style et de rythme, j'ai trouvé l'ensemble assez pénible à lire. Le livre n'est pourtant pas très long, mais impossible pour moi de m'y plonger plus de 30 minutes de suite.

Quant à l'histoire racontée, en elle-même, je suis partagée également. D'un côté, c'est sûr que c'est touchant et émouvant. Comment pourrait-on ne pas avoir d'empathie et de compassion pour quelqu'un qui a subit un viol et une tentative d'homicide ? Et aussi, et c'est là toute l'originalité du livre, de l'empathie et de la compassion pour l'agresseur, qui a lui aussi, clairement, pas eu une vie facile. Mais là encore, je trouve les choix de l'auteur maladroits.

Le livre est parfois extrêmement borderline. Que le milieu social de Reda définit ce qu'il est aujourd'hui, et que cette violence qu'il subit depuis toujours l'ai poussé à ce type d'acte est une chose. Mais trouver ici une justification, permettant très clairement de minimiser les faits, et même de rejeter le bien fondé d'une procédure judiciaire (cf. le comportement de l'auteur vis-à-vis de cette procédure, après la publication du livre), j'avoue que j'ai du mal. Dans un pays où les victimes d'agression sexuelle ont tellement de mal à se faire entendre et prendre au sérieux, où la plupart d'entre-elles n'ose pas franchir la porte d'un commissariat, et quand elles le font, leur plainte n'aboutit à rien... Ce genre de rétropédalage m’horripile un peu.

Si le sujet vous intéresse, je vous conseille un roman sud-coréen, "Nos jours heureux" de Gong Ji-young. Il est plutôt orienté sur la peine de mort, mais a exactement le même message final que celui-ci. On y explique extrêmement bien comment toutes les formes de pauvreté et l'abandon de la société mènent à la violence. Les maladresses et le côté borderline en moins.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par fanfan50 2018-09-12T10:01:26+02:00
Argent

Ce roman tourne autour d'un viol d'un garçon sur un autre garçon. Je ne pense pas que ce thème ait déjà été utilisé dans d'autres romans d'une façon aussi complète. Le viol fut suivi d'une tentative d'homicide sur le narrateur, Edouard par son ami de hasard, Reda. J'avoue que cela ne m'a pas passionnée mais autour, l'auteur parle toujours de sa mère et du milieu sordide dans lequel il a grandi et cela, c'est un peu la continuité de son premier roman En finir avec Eddy Bellegueule. Il écrit bien, il imite même le parler régional quand il retranscrit le dit de la soeur d'Edouard. Mais j'avoue avoir lu en diagonale et rapidement beaucoup de passages. Je ne reviendrai pas dessus et n'en garderai pas un excellent souvenir. On peut dire que c'est un livre-témoignage de ce qui peut arriver entre deux êtres qu'ils soient ou non de même sexe. Que de violence !

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Idril57 2018-05-13T20:38:43+02:00
Or

Un témoignage dont l'écriture simple ne le rend que plus bouleversant.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Serafima 2017-09-05T00:46:54+02:00
Lu aussi

L'histoire d'un jeune homme agressé sexuellement le soir du réveillon de noel.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par lorlan 2017-03-28T14:23:11+02:00
Lu aussi

Parce que j'avais apprécié son ouvrage précédent ("En finir avec Eddy Bellegueule"), j'ai décidé de lire celui-ci dans la foulée. Au final, j'en ressors déçue. Je n'ai pas retrouvé le joli verbe mais j'ai trouvé le style inutilement ampoulé. J'ai trouvé le propos confus, perdu entre le viol (terrible), le racisme ordinaire (commissariat) et la scission entre le milieu d'origine de l'auteur et celui où il évolue désormais. J'ai senti le narrateur terriblement seul, où qu'il soit, aussi bien chez sa sœur qu'avec ses amis parisiens... C'est probablement ce qu'il l'a mené à cette rencontre improbable qu'il laisse entrer chez lui... Ce livre est dérangeant, non pas en raison du sujet traité et de sa force destructrice, mais bien parce que je ne suis pas sure, au final, que l'auteur puisse un jour réellement "En finir avec Eddy Bellegueule" et élargir son champs d'écriture. Triste!

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Rid-kaat 2017-02-03T21:55:51+01:00
Or

Après avoir été complètement retournée par En Finir avec Eddy Bellegueule, je ne pouvais pas passer à côté de Histoire De La Violence. Et s'il n'a peut-être pas eu exactement un effet aussi bouleversant que son autre roman, j'en ressors tout de même bien secouée.

C'est douloureux à lire, une histoire comme celle-là, surtout quand on sait que ça s'est bel et bien passé. On parle quand même d'une tentative d'homicide et d'un viol. Et qui plus est, racontés par la plume d'Edouard Louis que je trouve toujours... géniale. Et on y retrouve ce choc des cultures entre sa famille et ce qu'il est devenu, à travers le récit fait par sa sœur. Bref, j'ai retrouvé ce qui m'avait tant touchée et retournée dans le premier roman de l'auteur. Sauf qu'avec cette histoire, j'ai eu une sensation de voyeurisme plus désagréable que dans le roman précédent. Ce qui est raconté ici... est-ce que j'aurais dû le lire ? Sûrement. Ce roman n'a probablement pas été écrit pour ne pas être lu. Mais c'est quelque chose de tellement et profondément intime que c'est étrange à lire.

On sent tout de même que l'auteur se libère de quelque chose. Il le dit lui-même, à l'écrit il dit tout, quand il parle il ment. Je pense qu'ici, il a dit tout ce qu'il avait à dire sur ces événements, ce qu'il n'avait pas forcément su dire. Bref, ce sont des conjectures, mais tout ça pour dire que même si ce roman m'a pas mal secouée, il était aussi un peu dérangeant par moments. Justement parce que juste, retranscrit d'une expérience vécue, avec tous ses paradoxes.

Une seconde expérience de l'écriture d'Edouard Louis qui me confirme que je lirai un prochain roman, si prochain roman il y a.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par cinou13 2016-05-31T06:46:52+02:00
Pas apprécié

Je n'ai pas accroché du tout.

Le style d'écriture trop lourd pour moi .

Après quelques pages j'ai du arrêter la lecture .

Afficher en entier
Commentaire ajouté par LesLecturesDeLily 2016-05-24T10:47:41+02:00
Argent

Ma chronique: http://www.leslecturesdelily.com/2016/05/histoire-de-la-violence-ecrit-par.html

Extrait de mon avis:

Édouard Louis... cet écrivain est tellement particulier !

Plusieurs jours après la fin de mon écoute, je n'arrive toujours pas à savoir si j'ai aimé ou non ce livre, c'est incroyable ! Il est tellement spécial, tellement dérangeant que pendant quelques heures, j'ai eu l'impression d'être en apnée et d'être dans un monde à part.

J'ai découvert la plume de ce jeune auteur avec son premier roman En finir avec Éddie Bellegueule. Déjà, ce titre m'avait chamboulée et ne m'avait pas laissée indifférente, je l'avais beaucoup aimé pour ça. Je m'étais promis de lire son second roman, mais je vous avoue que je l'attendais dans un autre registre, peut-être dans quelque chose de plus joyeux et de moins dramatique. Malheureusement, ce n'est pas le cas, mais Histoire de la violence est très bien écrit, si bien écrit qu'on ne peut le lâcher tellement nous sommes happés par ce récit violent, partagé avec tellement de pudeur.

J'ai du mal à croire que ce roman soit en partie vrai, j'ai du mal à imaginer qu'un homme puisse vivre une enfance si difficile et avoir à l'âge adulte si peu de chance pour vivre une nuit comme celle-ci. C'est à croire que la vie s'acharne.

Éddie revient sur la nuit qui suit le réveillon de Noël, lorsqu'en rentrant chez lui, il tombe par hasard en bas de son immeuble sur Reda, un garçon agréable à première vue. Le jeune homme arrive, en quelques mots, à amadouer Éddie et à se faire inviter chez lui. Quelle erreur ! Éddie va subir des violences physiques et sexuelles et passer la pire nuit de sa vie.

Pour lire la suite rdv sur mon blog www.leslecturesdelily.com

Afficher en entier
Commentaire ajouté par mavie95 2016-04-11T19:05:46+02:00
Argent

L'un des romans les plus intrigant. En effet, l'auteur se sert de sa sœur pour raconter son agression. Cela crée un jeu de narration entre sa sœur, qui parle dans la langue populaire, et lui, dans un langage plus soutenu. On découvre deux mondes qui s'entrechoquent et dont Edouard Louis semble vouloir se débarrasser, c'est ce que lui reproche sa sœur. Dans ce livre, on voit le racisme que connaît le père de Reda, le rejet des "campagnards" par les parisiens, et toujours cette hommage à la culture qui passe par des allusions et des clins d’œil à des auteurs qui ont influencé et ont marqué Edouard Louis.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Simonie0 2016-02-22T18:49:01+01:00
Argent

Ce roman était très intéressant, j'ai eu un peu de mal à accrocher à l'écriture au début (subordonnée dans subordonnée dans subordonnée, j'ai toujours préféré les phrases courtes et efficaces) mais le style s'adoucit au bout de quelques pages. La façon dont cette histoire est traitée est sûrement son plus gros point fort. Les récits s'alternent pour écrire cette "histoire de la violence", cette tentative de comprendre pourquoi cela est arrivé et pourquoi Reda et Edouard ont chacun réagi de cette manière. Rien à voir avec l'écriture glauque du fait divers ou de la biographie qui cherche à exorciser.

Afficher en entier

Dates de sortie

Histoire de la violence

  • France : 2016-01-07 (Français)
  • France : 2017-01-05 - Poche (Français)

Activité récente

Pepoo l'ajoute dans sa biblio or
2017-11-05T22:17:32+01:00

Les chiffres

Lecteurs 58
Commentaires 10
Extraits 2
Evaluations 19
Note globale 7.06 / 10

Évaluations

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode