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Bibliothèque de Htoutoune : Liste de bronze

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Le Voyageur sans bagage Le Voyageur sans bagage
Jean Anouilh   
J'ai adoré ce livre.

Un homme qui perd la mémoir au front et qui refuse le passé qu'on lui attribut. C'est drôle mais surtout très triste.

par Biibette
Le Chevalier Des Touches Le Chevalier Des Touches
Jules Barbey d'Aurevilly   
D'abord, ce roman n'est principalement ni historique, ni un roman d'aventures. En effet, même si le récit rapporté se déroule pendant la guerre de Vendée, on ne sait rien du contexte ou des motivations, des combats des personnages. Les Bleus sont réduits à des figurants, les Blancs à des combattants de l'ombre, du bocage plutôt. Ce n'est pas non plus principalement un roman d'aventures, même si on trouve bien des combats épiques, des sièges de prison et des expéditions impossibles.
Non, la principale force du texte tient dans la galerie de portraits des personnages, ceux qui écoutent le récit - les vieilles filles et les vieux nobles émigrés de retour, comme ceux qui font partie de ce récit - les Chouans et les femmes qui les assistent. J'ai été d'ailleurs particulièrement intéressée par le retournement des genres : le chevalier des Touches est une princesse de conte qu'il faut délivrer dans sa tour, lui qui est beau comme une femme. Au contraire, Percy est une femme laide, intrépide, qui combat comme un homme, et qui vient le délivrer.
Et la fin se termine sur le destin tragique d'Aimée, Vierge-Veuve, un surnom évocateur.

par Laurien
La Vouivre La Vouivre
Marcel Aymé   

La vouivre, je l’avais découverte à mon adolescence au travers du film qu’en avait tiré Georges Wilson. Me plonger dans le roman de Marcel Aymé aujourd’hui m’a permis peut-être d’en voir, d’une certaine manière, l’envers du décor, et d’ouvrir à une perception plus riche de cette histoire. Cela, d’une part en resituant l’œuvre à sa période de publication, mais aussi en m’informant sur cette légende de Franche Comté fortement ancrée dans les esprits populaires au 19ème. Apparaissant pour la première fois à l’écrit sous la plume de Désirée Monnier en 1818, inspirée de traditions orales, la vouivre y est présentée comme un serpent ailé, qui traverse la nuit comme un trait de feu et porte au front une escarboucle qu’elle dépose sur la rive quand elle va boire ou se baigner ; celui qui pourrait alors s’emparer du joyau serait à jamais riche et heureux. Marcel Aymé en fait une femme, souvent se promenant nue avec un serpent, et détentrice d’un rubis qui, si on essaie de lui voler, attire une nuée de serpents sur le malfrat et engendre sa mort.

A l’époque où Marcel Aymé publie ce roman (1943), c’est l’entre-deux guerres. Quelle influence la période a-t-elle eue sur cet écrit ? Est-ce la réémergence plus affirmées de vieilles légendes dans les contrées rurales qui est aux sources de son choix d’écrire à ce sujet ? Est-ce que la réapparition de la Vouivre a à voir avec l’occupation, ou juste se raccrocher à une histoire commune qui aide à conserver mémoire de sa culture, ses origines ? … Nombre de questions peuvent à mon sens être posées relatives à cette œuvre et à la légende.

La Vouivre nous promène dans le terroir franc-comtois, et au travers d’une galerie de de portraits ruraux savoureux : le curé sceptique et qui essaie de se saisir de cette affaire pour relancer la foi, le maire radical qui fait mine de ne pas y croire, le fossoyeur amoureux d’une pocharde à laquelle il attribue fortune et rang social qu’elle n’a pas au moment où elle le quitte, la «dévorante » mangeuse d’homme qui fait honte à sa famille, le vieux qui a travaillé toute sa vie dans une ferme et doit la quitter, …. L’histoire prend aussi naissance sur fond de rivalités entre familles, persistantes bien que les causes aient été oubliées, sur les velléités de réussite sociale, les amours tues, les hontes familiales, les aspirations déçues ou impossibles, etc, tout cela fait le terreau d’un livre riche dans la rencontre qu’il nous propose avec ce village, ses  habitants et leur histoire. La vouivre, quant à elle, peu présente vraiment en corps au fil du livre, fait effet de catalyseur de passions, et suscite, dans ce village qui semblait replié sur lui-même, des changements. Elle représente l’étranger connu, puisque finalement elle n’est pas d’ici mais est déjà à maintes reprises passée par là, survivant juste dans les légendes locales entre deux apparitions. Absente ou présente, elle fait toujours partie de ce lieu-là. Elle suscite les convoitises par son rubis, mais tenter de lui voler signifie la mort par les serpents. Peu intéressée par les vies humaines et limitées des hommes, elle qui est là pour l’éternité, elle se laisse néanmoins séduire par Arsène qui la regarde elle, comme une femme, plutôt que son rubis.  Dans leurs échanges se confrontent deux mondes et deux visions : celle de celui dont le temps ici-bas est limité, avec sa perception de la mort et de l’importance de la vie, face à celle d’une femme éternelle qui ne considère la vie humaine que comme une seconde dans son éternité, et la conçoit comme négligeable. Leur rencontre néanmoins les fait changer et évoluer, s’interroger autrement sur certaines visions qu’ils ont ou avaient.

Je ne m’engagerai pas ici dans l’analyse symbolique que m’inspire ce livre, relative au féminin, au parallèle avec le mythe biblique d’Adam et Eve, mais aussi sur ce que représenterait peut-être la Vouivre de nos pulsions. Mais ce livre me semble d’une grande richesse pour travailler, tant sur l’émergence de cette légende et son contexte initial, que sur l’évolution progressive de la légende et sa transformation selon les époques, que sur le message que cette légende porte. Un peu comme un conte, elle me semble porteuse de certaines terreurs et affres pulsionnels de l’Homme.

Un livre à mon sens à découvrir et redécouvrir dès lors que l’on ne s’en tient pas au premier degré et à l’histoire telle que proposée qui, loin d’être inintéressante, et même riche de ce qu’elle propose dans cette plongée dans ce village franc-comtois et ses mentalités, n’est rien si l’on occulte la trame de fond sur laquelle elle repose.

par chrysta
Manon Lescaut Manon Lescaut
Antoine-François Prévost   
Comme beaucoup de personnes, je suis souvent réticente à lire les livres proposés par nos chers professeurs de français … Mais contre toute attente, j'ai adoré celui là ! Je me souviens même l'avoir relu deux ou trois fois !

Le chevalier Des Grieux est un simple jeune homme de 17 ans, vertueux et innocent. Sa rencontre avec Manon ne peut être résumée que par cette phrase :

« Elle me parut si charmante que moi, qui n’avais jamais pensé à la différence des sexes, ni regardé une fille avec un peu d’attention, moi, dis-je, dont tout le monde admirait la sagesse et la retenue, je me trouvai enflammé tout d’un coup jusqu’au transport. »

La suite de l'histoire est alors celle d'un amour fou, vue au travers des yeux de Des Grieux. Ce dernier brûle littéralement, et cette passion ne faiblit pas à un seul moment du récit. C'est ce qui me touche à chaque fois que je relis ce roman : l'amour enflammé qui unit Des Grieux à Manon ; cet amour extrême ; fait oublier tous les principes de morale et de vertu au héros. Une seule chose compte : vivre avec Manon, heureux et amoureux, quels que soient les obstacles. Le personnage se donne entièrement, sans concessions, sans limites, oublieux de lui même, et c'est cet absolu qui me fascine. Qui n'a jamais désiré vivre une passion d'une telle intensité ? Ce roman m'a vendu du rêve. Tout simplement.

Cependant, l'amour qu'éprouve le héros ne le rend pas aveugle aux défauts de Manon. Sa bien-aimée est d'une insouciance touchante, adorable, mais qui va causer leur perte, et les emmener coup sur coup au devant d'ennuis. Au fil des épreuves que ces deux personnages traversent, le lecteur les voit évoluer : on constate d'abord les changements qui s'opèrent au sein du chevalier Des Grieux, l'amour le faisant transgresser petit à petit toutes les lois de l'honneur et de la vertu. Parallèlement, Manon mène une trajectoire ascendante en apprenant la fidélité.

D'un côté, les actes des amoureux semblent totalement débridés, et d'un autre côté … le « Ciel » est constamment interpellé, et mis au centre de beaucoup des questions. Plusieurs personnages secondaires (le père de Des Grieux et son ami Tiberge notamment) sont des ambassadeurs incontestés de la vertu, et font à plusieurs reprise des discours enflammés sur les bienfaits de la religions et de la morale.

L'opposition entre l'amour et l'honneur est un pivot central du roman. Il est d'ailleurs parfois étouffant, et certains passages sont un peu lourds à lire. Je pense que c'est ce qui peut principalement rebuter. Un autre point négatif du roman, est la répétition du scénario : les personnages principaux basculent de nombreuses fois de la richesse et du bonheur à la pauvreté et au désespoir. Au bout d'un moment, le livre commence à devenir un peu long à cause de ce manque d'originalité, les péripéties se ressemblent souvent.

Quant à l'écriture, je l'ai trouvée fluide et agréable, malgré son côté soutenu. La chose qui m'a principalement marquée est le fait que l'histoire se déroule très rapidement : les évènements s'enchaînent assez vite, et l'auteur ne nous raconte que les moments qui ont un rapport direct avec l'histoire. A aucun moment le lecteur n'assiste à un dialogue banal entre Des Grieux et Manon. Chaque passage narré a forcément son rôle à jouer pour la suite de l'histoire. Malgré cela, le roman est riche de détails et de précisions, notamment concernant les émotions ressenties par le héros.

Ce livre est excellent, et me marque toujours par son intensité. J'aimerais vous le conseiller, mais j'ai conscience que l'histoire est un peu particulière, et que si elle m'a beaucoup touchée elle ne peut pas avoir cet effet sur tout le monde !

par Grenette
Opus, tome 1 : Dieu, Shakespeare et Moi Opus, tome 1 : Dieu, Shakespeare et Moi
Woody Allen   
J'avoue ne pas être la plus grande fan de Woody Allen. J'ai aimé certains de ses films, j'en n'ai pas aimé d'autres, et globalement, bien que je reconnaisse ses talents de cinéaste, il ne m'emballe pas plus que ça. J'étais tout de même curieuse de lire au moins un de ses livres et c'est plutôt une découverte agréable. Comme dans ses films, je ne suis pas la plus réceptive à son humour, mais j'ai trouvé qu'il y avait pas mal de travail dans son ouvrage, du coup ça compense un peu.

C'est déjà assez intelligent et ça fourmille de références en tout genre. En plus, on touche vraiment à tous les styles d'humour. On peut aussi bien nous faire une parodie de texte philosophique, que des blagues au sens plus classique du terme, qu'une critique des religions. L'un dans l'autre, je trouve qu'on ne s'ennuie pas en lisant ce livre. Il se réinvente en permanence : si j'avais lu 200 pages d'un seul de ces styles d'humour, j'aurais fait une overdose au bout de 10 pages, mais ici tout est plutôt bien dosé et ne lasse pas. On regrettera tout de même certains passages franchement longuets, plus d'une fois seule l'introduction ou les premières lignes sont vraiment drôles, le reste est superflus et devient lourd. Je retiendrais surtout les deux pièces de théâtre totalement absurdes que j'ai vraiment bien aimé.

Je conseille à tous les fans et à tous ceux qui voudrait découvrir ce cinéaste mythique sous un nouvel angle, autrement qu'à travers ses films.
Opus, tome 2 : Pour en finir une bonne fois pour toute avec la culture Opus, tome 2 : Pour en finir une bonne fois pour toute avec la culture
Woody Allen   
"Pour en finir une bonne fois pour toutes avec la culture" s'est imposé comme un classique de l'humour littéraire et comme un des chefs d'oeuvre de Woody Allen. C'est au traducteur Michel Lebrun qu'on doit l'excellent choix du titre de ce recueil de nouvelles. La culture dont il est question n'est pas la grande culture au sens classique du terme mais plutôt l'ensemble de tous ces sujets dont on pense qu'on en parle parce qu'ils ont un sens alors qu'en réalité ils ont un sens uniquement parce qu'on en parle: la mafia, la philosophie, la psychanalyse, les biographies, le cinéma d'Ingmar Bergman, les livres de souvenirs, le jeu d'échec, etc. Adepte de la philosophie à coups de marteau dont révait Nietzsche, Woody Allen nous livre une série de pastiches plus désopilants les uns que les autres. A lire et relire pour faire taire les Bouvard et Pécuchet qui sommeillent en nous.

par fztux
Opus : 9-10-11-12 Opus : 9-10-11-12
Woody Allen   
scénario de 4 films DE WOODY ALLEN
Annie Hall - Interieurs - Manhattan - Stardust Memories'

par GILFIL