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Extrait ajouté par Saph 2013-10-19T14:23:34+02:00

Couché sur les genoux de Prim, protecteur, se tient le chat le plus laid du monde. Il a le nez aplati, il lui manque la moitié d'une oreille et ses yeux sont couleur de vieille courge. Prim a insisté pour le baptiser Buttercup -Bouton d'Or-, sous prétexte que son poil jaunâtre lui rappelait cette fleur. Il me déteste. En tout cas, il ne fait pas confiance. Même si ça remonte à plusieurs années, je crois qu'il n'a pas oublié que j'ai tenté de le noyer quand Prim l'a rapporté à la maison. Je n'avais vraiment pas besoin d'une bouche de plus à nourrir. Mais Prim a tellement supplié, pleuré, que j'ai dû céder. Il n'a pas si mal grandi. Ma mère l'a débarassé de sa vermine, et c'est un excellent chasseur. Il lui arrive même de nous faire un cadeau d'un rat. Parfois, quand je vide une prise, je jette les entrailles à Buttercup. Il a cessé de cracher dans ma direction.

Des entrailles. Pas de crachats. C'est le grand amour.

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Extrait ajouté par Saph 2013-10-19T14:23:00+02:00

Cato s'agenouille près de Clove, l'épieu à la main, en la suppliant de rester avec lui. Bientôt il va réaliser que c'est sans espoir, que rien ne peut plus la sauver.

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Extrait ajouté par Saph 2013-10-19T14:22:04+02:00

- Surtout, Katniss, n'oublie pas que tu veux plaire aux spectateurs.

- Vous croyez qu'ils ne m'aimeront pas ?

- Pas si tu les fusilles du regard du début à la fin. Pourquoi ne pas réserver cet œil noir pour l'arène ? Imagine que tu es face à des amis, me suggère Effie.

- Ils ont en train de parier sur le temps qu'il me reste à vivre ! Ce ne sont pas mes amis !

- Eh bien, fais semblant ! riposte Effie.

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Extrait ajouté par Saph 2013-10-19T14:21:29+02:00

Peut-être que si j'avais pu le remercier, je me sentirais moins mal aujourd'hui. J'ai voulu le faire parfois, mais sans jamais trouver le bon moment. Ce moment ne se présentera plus désormais. Parce qu'on va nous lâcher dans une arène afin que nous nous y affrontions jusqu'à la mort. Je vois mal comment glisser un "merci", là-dedans. Ca n'aura pas l'air sincère si je m'efforce en même temps de lui trancher la gorge.

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Extrait ajouté par Saph 2013-10-19T14:18:27+02:00

Je détache ma broche et la lui tends.

- Tiens, prends-la. Elle a plus de signification pour toi que pour moi.

- Oh non, dit Rue en me refermant les doigts sur le bijou. J'aime bien la voir sur toi. C'est pour ça que j'ai décidé de te faire confiance.

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Extrait ajouté par Saph 2013-10-19T14:14:50+02:00

Aussitôt dit, aussitôt fait. La blessure est tout de suite moins inquiétante, une fois enveloppée dans un coton blanc. Mais, à côté du bandage stérile, son caleçon paraît crasseux et rempli de germes. Je sors le sac à dos de Rue.

- Tiens, dis-je en le lui tendant, couvre-toi avec ça, le temps que je lave ton caleçon.

- Oh, ça m'est égal que tu me vois, répond Peeta.

- Tu es bien comme ma mère. Moi, ça m'ennuie, d'accord ?

Je lui tourne le dos et je fixe le ruisseau jusqu'à ce que le caleçon vole dans le courant. Il doit se sentir mieux, s'il a eu la force de le lancer.

- Tu sais, tu fais bien des manières pour une concurrente aussi redoutable, plaisante Peeta pendant que je bats son caleçon entre deux pierres. J'aurais mieux fait de te laisser donner sa douche à Haymitch, après tout.

Je fronce le nez à ce souvenir.

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Extrait ajouté par Saph 2013-10-19T14:11:36+02:00

Et il m'adresse un sourir qui paraît si gentil, si sincère, avec une légère touche de timidité, que je sens une chaleur inattendue en moi.

Une alarme résonne dans ma tête "Ne sois pas stupide. Peeta a l'intention de te tuer. Il voudrait faire de toi une proie facile. Plus il est amical. plus il devient dangereux."

Mais, comme on peut être deux à s'amuser à ce jeu-là, je me dresse sur la pointe des pieds et lui dépose un baiser sur la joue. en plein sur son bleu.

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Extrait ajouté par Saph 2013-10-19T14:10:52+02:00

Caesar Flickerman m’accueille par une étreinte chaleureuse.

- Félicitations, Katniss. Comment te sens-tu?

- Bien. Un peu nerveuse.

- Détends-toi. Nous allons passer un excellent moment, m'assure-t-il avec une petite tape sur la joue.

- Je ne suis pas très douée pour parler de moi.

- Quoi que tu dises, tu ne pourras pas te tromper!

Et je pense «Oh Caesar, si seulement c'était vrai! Mais, en réalité, le président Snow est peut-être en train d'organiser une sorte "d'accident" pour moi, à l'heure où nous parlons.»

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Extrait ajouté par Saph 2013-10-19T14:09:19+02:00

- Il m'a dit : "Tu vois cette petite fille ? Je voulais épouser sa mère, mais elle a préféré partir avec un mineur."

- Quoi ? Tu es en train d'inventer ! je m'exclame.

- Non je t'assure, insiste Peeta. Et moi, j'ai dit "Un mineur ? Pourquoi elle serait partie avec un mineur alors qu'elle pouvait t'épouser toi ?" Et il m'a répondu : "Parce que quand il chante.. même les oiseaux se taisent pour l'écouter."

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Extrait ajouté par thildoux78 2013-10-11T19:23:46+02:00

"-Ne me laisse pas.

Rue me serre la main de toutes ses forces.

-Bien sur que non. Je reste là, dis-je.

Je me rapproche encore, je pose sa tête sur mes genoux. Je ramène délicatement ses mèches noires et épaisses derrière son oreille.

- Chante-moi quelque chose, me demande-t-elle d'une voix presque inaudible.

(...)

Chanter. J'ai les larmes aux yeux, la gorge nouée, la voix enrouée par la fumée et la fatigue. Mais puisque c'est la dernière volonté de Prim, je veux dire de Rue, je peux au moins essayer. L'air qui me revient est une berceuse toute simple, de celles qu'on chante aux bébés affamés qui n'arrivent pas à s'endormir. (...)Mais les paroles sont apaisantes, faciles à retenir, et promettent des lendemains meilleurs.

je toussote, j'avale ma salive et je me lance:

"sous le vieux saule, au fond de la prairie,

L'herbe te fait comme un grand lit

Allonge-toi, ferme tes yeux fatigués

Quand tu les rouvriras, le soleil sera l'vé

il fait doux ici, ne craint rien

Les pâquerettes éloignent les soucis

Tes jolis rêves s'accompliront demain

Dors mon amour, Oh dors mon tout petit"

Rue a battu des cils et fermé les yeux. Sa poitrine se soulève encore, mais tout juste. Mes larmes coulent le long de mes joues. Mais je dois terminer ma chanson.

" Tout au fond de la prairie, à la brune,

Viens déposer tes peines et ton chagrin

Sous un manteau de feuilles au clair de lune,

Tout ça s'oubliera au petit matin

Il fait doux par ici, ne craint rien

Les pâquerettes éloignent les soucis"

le dernier couplet est presque inaudible.

"Tes jolis rêves s'accompliront demain

Dors mon amour, Oh dors mon tout petit"

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