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Hunger Games, Hunger Games, Hunger Games.

La première fois que j’ai entendu parler de ce livre, j’ai eu envie de le découvrir.

Hunger Games, Hunger Games, Hunger Games.

Trois jours plus tard, à force d’en entendre parler à outrance j’étais déjà dégoûtée.

C’était il y a maintenant deux ans et demi et, cela ne s’est pas arrangé.

L’année dernière, durant un vol long courrier je suis tombée sur le film et, j’ai rangé mon appréhension. Après l’avoir redémarré un nombre de fois incalculable durant dix heures, sans avoir dormi toutefois, j’ai compris que je n’arriverais pas à voir ce film en entier.

Tout ce tintouin pour une bécasse en treillis et des pingouins trop maquillés ?

Malheureusement, et je suis la première à le dire, on ne peut critiquer un livre en ayant vu l’adaptation cinématographique me disait la petite voix dans ma tête.

Hunger Games, Hunger Games, Hunger Games.

La petite voix dans ma tête était toujours là mais les nombreux doublons sur les forums à ce sujet aussi, et mon envie de le lire toujours enfouie je ne sais où.

Et puis soudain, probablement à cause des vacances, ce fut le silence.

J’avais un livre qui me tentait sous la main, mais devait attendre afin de le lire en même temps que deux amies.

Pourquoi pas me suis-je dis. Peut-être est-ce enfin le moment d’affronter ce livre tant détesté à force de trop en entendre parler….

Tout de suite, je me suis aperçue que le film était passé à côté du livre. En effet l’organisation des jeux, le choix des tribus (augmentation du nombre de papiers selon l’âge), est bien plus triste et cruel que l’adaptation ne me l’avait laissé présager.

Au fil des pages, je me suis laissé entraîner, n’arrivant peu à peu plus à le lâcher.

Même si, c’est loin d’égaler « 1984 » ou « un bonheur insoutenable », je dois avouer que le roman est bien fait, très bien fait. Tout est dosé de manière à retenir l’attention du lecteur à chaque instant.

Et c’est justement ce dosage qui m’a amené à me poser une question qui me parut fondamentale. Ce qui fait le succès du livre, ne serait-ce pas justement, ce dosage entre « histoire d’amour », « action », « tuerie », « suspense », « faim », « stratégie », « angoisse », « bravoure », « souffrance » ? Mais, ne serait-ce pas également ce qui fait, dans le livre, le succès des Hunger Games auprès du Capitole ? De la même manière que ces personnages privilégiés, nous suivons les jeux, en haleine, n’en perdant pas une miette.

Je ne peux m’empêcher de voir en ceux qui suivent les jeux de leurs pleins grés et qui en parlent joyeusement, une transposition du lecteur qui lit le livre.

Et si le capitole était en réalité le lecteur ?

N’est-ce pas lui qui parie sur la victoire du district 12 ? Qui veut les voir obtenir des cadeaux pour survivre ? Qui veut voir une histoire d’amour entre les deux protagonistes ? Qui s’ennuierait s’il ne se passait rien durant deux jours ? S’il n’y avait pas quelques duels ?

Hunger Games semble donc pour moi un livre où toute la magnificence apparaît dans le fait que les personnages les plus cruels ne sont autres que les lecteurs.

En conclusion, si je voulais le mettre dans ma liste « je n’ai pas apprécié », cela ne sera finalement pas possible. J’ai beau être souvent de mauvaise foi, je dois reconnaître que ce roman mérite sa place dans les Tops.

On verra si la suite tient ses promesses et si le lecteur est toujours au cœur des souffrances de ces jeunes.

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