Livres
554 021
Membres
598 805

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Alors que je déballais les sacs du marché, Will tirait certaines choses vers lui et assemblait une pile sur le comptoir.

— Ils sont tous meurtris. Cette chose est difforme. Et – est-ce qu’elles sont toutes cassées ? s’enquit-il en désignant les barres chocolatées. Est-ce que tu fais les courses avec un bandeau sur les yeux ? Non, même aveugle, tu pourrais sentir que ces trucs sont cassés !

Je me tortillai, rangeant un paquet de pâtes dans le placard et du fromage et des œufs dans le réfrigérateur.

— Sérieusement, Leo, tu n’as jamais fait les courses avant ? Oh, merde, tu ne les as jamais faites, c’est ça ?

— Je les ai déjà faites, ne pus-je m’empêcher de dire, malgré le nombre de fois où j’avais essayé d’apprendre la leçon que si je répondais à Will, il m’arracherait immanquablement l’information qu’il désirait.

Il était bouche bée devant moi, ses sourcils dressés avec expectative.

— Je… Je ne veux pas qu’ils soient jetés… donc…

— Quoi ?

— Eh bien, je m’inquiète seulement que personne d’autre ne les achète s’ils sont un peu meurtris ou s’ils ont une drôle de forme. Tu sais. Les gens achètent toujours les plus parfaits. Et je me sens désolé pour ceux qui ne le sont pas parce que les gens ne voudront peut-être pas d’eux.

— Tu achètes les bousillés volontairement, dit lentement Will.

— Ils ne sont pas bousillés – ils sont encore bons ! Ils ne devraient pas être jetés parce qu’ils ont une drôle de forme.

Will secouait la tête.

— Oh, mon Dieu, tu personnifies les produits.

Je commençai à dire quelque chose, à me défendre. Mais il me fit reculer contre le comptoir et s’approcha, m’embrassant jusqu’à ce que ma bouche se sente aussi meurtrie que ces pommes secourues.

Afficher en entier

Chapitre 1  

     

Septembre

Il ne me fallut qu’une journée à New York pour briser chaque résolution que j’avais prise.

Même après une année à rêver à quoi cela ressemblerait – une année d’aller/retour entre l’Université Communautaire de Grayling et la maison de mes parents – je n’avais pas réussi à anticiper ce que je ressentirais en quittant vraiment Holiday, Michigan, et encore moins en arrivant à New York.

Dans tous les films que j’avais vus, rien ne m’avait préparé pour la sensation de voir la ville se lever comme le soleil lointain d’une planète extraterrestre, des kilomètres et des kilomètres avant que le bus l’atteigne. Elle était juste là, visible par les fenêtres des deux côtés, sa taille annonçant : tu as encore le temps de faire demi-tour. Ou : une fois que tu seras rentré, tu n’en ressortiras plus jamais. Ou : Tout ce dont tu pourrais avoir besoin t'attend.

Afficher en entier

Une main sur ma hanche alors qu’il se déplaçait autour de moi dans la cuisine pour verser son café, des doigts dans mes cheveux quand il marchait derrière moi. Il touchait mes taches de rousseur parfois, les traçant sur mes joues et mon nez avec le bout de son doigt. Il appuyait son poids contre le mien ou posait son menton sur mon épaule pour regarder ce que je faisais. Et de temps en temps, il me poussait contre le mur et m’embrassait jusqu’à ce que je ne puisse pas respirer.

Afficher en entier

— Tu pensais que ce serait romantique ? Que tu allais rester ici pendant un mois et que nous tomberions amoureux et serions petit amis et âmes sœurs et nous marierions et inséminerions artificiellement ta meilleure amie lesbienne pour avoir un enfant nommé Menthe ? Ce n’est pas moi Leo. Et plus tôt, tu réaliseras que tu ne me veux pas vraiment comme ça, mieux ce sera.

— Mais je te veux. Je…

Afficher en entier

Il ne me laissa pas me sentir gêné ou bizarre au sujet d’être avachi contre un total étranger, à moitié nu, glissant de sueur et poisseux de sperme. Il se glissa à nouveau dans ce foutu jean et remonta le mien par les passants de la ceinture, me rezippant avec prudence et m’embrassant une fois de plus sur la bouche.

— Nous allons être amis, dit-il en m’offrant le même sourire chaleureux qu’il m’avait donné avant.

Afficher en entier

- Les endroits sûrs sont différents d'une personne à un autre, gamin. Pour certaines personnes, les Daniel désordonnés, c'est quelqu'un qui prendra soin deux, bien sûr. Mais pour d'autres, c'est quelqu'un avec qui ils peuvent exprimer certaines parties de leurs personnalités. Ou toutes les parties de leurs personnalités.

Afficher en entier

Sa mère étant dans une sorte de conseil d'administration artistique à but non lucratif, et elle s'habillait comme les femmes qui dirigeaient des galeries que j'avais vues dans des films sur New York : une jupe noire ajustée qui allait jusqu'à mi-mollet au dessus de bottines noires à talons, un pull bleu cobalt, et un collier qui donnait l'impression que Hulk avait arraché un morceau de l'aile d'un avion et l'avait tordu en un cercle puis l'avait posé autour de son cou.

Afficher en entier

- Comment vas-tu et bonjour ne sont pas intrusifs, connard !

- Comment vas-tu est le canal racinaire de la conversation futile et bonjour devait être abattu, dit-il avant de tourner les talons pour aller s'habiller, emportant son café avec lui.

Afficher en entier

J’étais une radio, et la seule station que je captais était celle de Will.

Afficher en entier

Et tant que je parlais et que Will me prêtait attention, j’avais l’impression que je pouvais faire n’importe quoi. Comme s’il était un verre magnifique réfractant la lumière de tout l’univers sur moi en un faisceau si intense et si chaud que chaque molécule de mon être était illuminée et vue. La menace d’être brûlé vivant était toujours en jeu, mais le risque me semblait en valoir la peine.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode