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Ici n’est plus ici



Description ajoutée par x-Key 2019-05-27T13:59:03+02:00

Résumé

À Oakland, dans la baie de San Francisco, les Indiens ne vivent pas sur une réserve mais dans un univers façonné par la rue et par la pauvreté, où chacun porte les traces d’une histoire douloureuse. Pourtant, tous les membres de cette communauté disparate tiennent à célébrer la beauté d’une culture que l’Amérique a bien failli engloutir. À l’occasion d’un grand pow-wow, douze personnages, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, vont voir leurs destins se lier. Ensemble, ils vont faire l’expérience de la violence et de la destruction, comme leurs ancêtres tant de fois avant eux.Débordant de rage et de poésie, ce premier roman, en cours de traduction dans plus d’une vingtaine de langues, impose une nouvelle voix saisissante, véritable révélation littéraire aux États-Unis. Macadam Indian a été consacré « Meilleur roman de l’année » par l’ensemble de la presse américaine. Finaliste du prix Pulitzer et du National Book Award, il a reçu plusieurs récompenses prestigieuses dont le PEN/Hemingway Award.

(Source : Albin Michel)

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Classement en biblio - 29 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par petitebullerose 2019-09-15T16:43:03+02:00

Tu es entré dans la pièce et, juste à ce moment-là, ils se sont mis à chanter. Des lamentations aiguës et des harmonies sonores qui perçaient sous le battement du grand tambour. Des mélopées anciennes qui s'adressaient à la tristesse ancienne que tu gardais toujours à fleur de peau malgré toi.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par LesLecturesDeLily 2020-02-09T13:57:10+01:00
Argent

#Chronique : Ici n'est plus ici de Tommy Orange.

Lu dans le cadre du Prix Audiolib​ 2020

« Nous n’héritons pas la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. »

Mon avis est à découvrir sur le blog : http://www.leslecturesdelily.com/2020/02/ici-nest-plus-ici-ecrit-par-tommy.html#more

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Commentaire ajouté par Jean-Bernard 2020-01-03T14:07:28+01:00
Pas apprécié

Objectivement, je me dis que je suis nul quand je vois les commentaires dithyrambiques des uns et des autres. Après là où certains voir une nouvelle écriture, un style débordant de vie, moi je n'ai rien ressenti du tout. Pire je n'ai pas été au bout.

Alors c'est quoi, un état d'esprit non propice de ma part, une barrière à franchir, une étape initiatrice manquante ?

Sans doute le "on ne peut pas plaire à tous" suffira !!!

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Commentaire ajouté par Caromelu15 2019-11-06T20:15:31+01:00
Diamant

Une écriture moderne, qui vous embarque. L’auteur dresse les portraits de différents personnages, dont les fils narratifs finissent par s’emmêler dans une immense tragédie. De petites en grandes « cruautés ». Les questionnements identitaires de ces "Indiens", qui ne savent pas toujours s’ils le sont vraiment, sont réellement bouleversants. Je ressors de cette lecture chamboulée par des émotions très diverses, certaines plus évidentes que d’autres, certaines suscitées par l'écoute de "There there" de Radiohead en parallèle. Un texte qui ne rentre pas dans les cases et qui m’a donné l’impression de prendre une bonne grosse dose de littérature. A lire, donc ! Vraiment.

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Commentaire ajouté par Keikana 2019-10-29T12:34:35+01:00
Or

Voici un premier roman percutant sur l’identité des Amérindiens aux États-Unis. Peuple massacré jadis, placé dans des réserves ensuite, encore ignoré par les gouvernements aujourd’hui : ce roman est un cri de rage contre l’aveuglement et le tabou pesant sur ces personnes et cette culture.

A travers quelques personnages et grâce à son style incisif, Tommy Orange explique les conséquences que les exactions passées ont eut et ont encore sur les indiens. Son message, délivré d’une manière à la fois si simple et si tranchante, est clair : son peuple continue d’être massacré ; non plus par des couvertures contaminées mais par le chômage, l’alcoolisme, l’isolement, le dénie et la stigmatisation.

Cette lecture m’a rappelé celle de No Home de Yaa Gyasi : on comprend parfaitement l’impact que les génocides et les maltraitance faites à un peuple ont sur des générations entières.

J’ai beaucoup aimé aussi le travail et les réflexions faites sur la ville et la relation d’anonymat, de regroupement et d’isolement que les indiens ont créé avec elle depuis des décennies. Le point de vue et les revendications de Tommy Orange, sa manière de manier les mots aussi, m’ont touché. C’est un auteur d’une grande qualité qui œuvrera beaucoup pour les indiens et la littérature, je pense.

Une lecture forte et captivante qui reste longtemps en nous, nous interroge et nous fait entendre les voix de personnes trop longtemps ignorées.

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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2019-10-10T19:33:07+02:00
Pas apprécié

Là, c’est décidé, je vais aller me faire soigner parce que me voici de nouveau face à un livre encensé par la critique, élu Meilleur roman de l’année par l’ensemble de la presse américaine, finaliste du prix Pulitzer et du National Book Award… Excusez du peu !

Je ne suis pas devant une daube et pourtant, je ne pourrai même pas me fendre d’un « merci pour ce moment » car je n’ai ressenti aucune émotions devant les personnages et leurs histoires.

Enfin, aucune, j’exagère, j’ai senti vibrer un peu ma corde sensible, surtout lors du prologue mais ensuite, j’avais l’impression d’être sur la lune alors que j’aurais dû avoir les pieds sur terre.

Ce roman choral brossait différents portraits qui étaient intéressants puisque nous étions face à des gens fracassés, marginalisés, paumés, déracinés, ayant perdu leur identité propre, leur culture, n’était pas reconnu, ayant été génocidé (et je me fous que ce soit un néologisme, j’inaugure).

Tous ces personnages basés dans la région d’Oakland ont des origines indiennes et plus question de nier que ce peuple a souffert (mais pas sans rendre une partie des coups).

Il serait bête de dire qu’il ne souffre plus de nos jours. Comment être un Indien en 2019 ? Comment être un métis ? Comment gérer son nom Indien qui fait sourire les Blancs ? Comment vivre dans un Monde qui n’est plus le sien ? Comment être sur la Terre de ses ancêtres quand d’autres la foulent et la piétine ?

Ce roman avait tout pour ma plaire, une fois de plus : des Amérindiens ou d’origine, des questionnements, des êtres fracassés, marginaux, complexes, une quête d’identité qui n’est pas simple.

Un roman choral porté par 12 portraits de personnes qui allaient se croiser au Grand Pow-Wow d’Oakland sans que l’on sache ce qui allait se passer, hormis un drame puisqu’on avait imprimé en 3D un révolver pour passer les portiques de sécurité…

Oui, il y avait tous les ingrédients pour me filer un trip littéraire d’enfer et j’attendais beaucoup, l’ayant vu passer un peu partout avec des critiques positives, des coups de coeur…

Je pense que mon problème est venu de la construction du récit. Je me suis perdue dans les personnages, je me suis perdue dans leurs histoires, leurs récits et j’ai perdu pied, lâchant le fil d’Ariane, me déconnectant du récit.

Râlant, je vous l’avoue parce que j’aurais aimé l’aimer à sa juste valeur, surtout qu’il traitait d’un sujet que j’apprécie fortement : la vie des Amérindiens de nos jours. Mais voilà, une fois de plus, je n’ai pas suivi le rythme et le roman et moi nous nous sommes perdu au fil des pages pour ne plus nous rencontrer que très brièvement, au hasard d’un chemin de traverse.

Peut-être qu’il vous a donné des émotions que je n’ai pas eue, vous êtes des veinards ou peut-être qu’il vous en donnera, et vous serez chançards aussi. Moi, je vais me chercher un Petzi pour tenter de retrouver des émotions et relancer la machine littéraire qui, ces derniers temps, c’est vachement enrayée chez moi.

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Commentaire ajouté par petitebullerose 2019-09-15T16:41:32+02:00
Or

Ce premier roman est un gros coup de cœur, une merveille à tout point de vue.

C'est un livre qui parle d'identité, de connaissance de soi, de filiation et de comment (toujours) le présent est lié au passé.

C'est aussi un livre sur l'Amérique. L'histoire d'un génocide et d'une discrimination ancienne et silencieuse ...

Tommy Orange nous raconte à travers ses personnages les amérindiens d'hier et d'aujourd'hui, les natifs, ceux qui ont vécu les massacres, ceux qui s'en souviennent et ceux qui n'étaient pas nés mais qui les portent en héritage.

Enfin, ce livre évoque le territoire et, quelque part, en miroir, le déracinement.

Chronique complète à retrouver sur mon blog :

http://tralilou-lit.over-blog.com/2019/09/ici-n-est-plus-ici.html

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Commentaire ajouté par leslecturesdEsmeralda 2019-08-29T14:46:02+02:00
Diamant

L'avis d'Esméralda :

ICI N’EST PLUS ICI laisse pantois. Difficile de mettre les mots adéquats sur ce roman choral, le premier de Tommy Orange. Un roman choral particulièrement prenant où les mots fusent telles des balles accaparant le lecteur dans une tornade infernale. ICI N’EST PLUS ICI n’a rien de merveilleux. Portrait d’une communauté désenchantée, engloutie par l’égoïsme et l’arrogance de l’homme blanc. Les désillusions ont pris possession de ces femmes et de ces hommes arrachés à leur croyance, à leur vies et à leurs espérances depuis des décennies. Massacre consensuel et voulu, tout en silence, d’un art de vivre en adéquation avec la nature et les esprits.

12 personnages, 12 vies intrinsèques qui portent aux nues le désarroi incommensurable de tout un peuple. Alcool, violence, abandon, dépression, tout autant de maux qui trouvent leurs sources dans cet héritage arraché. Pourtant l’espoir perce dans ces petits trucs de rien du tout : un enfant qui enfile un costume et qui ne cesse de danser, un tambour qui résonne, des chants, un homme et sa caméra qui capturent ses instants dérisoires et le grand pow-wow, rassemblement de souvenirs. Un héritage qui persiste et dure, un héritage nécessaire quand les mots disparaissent d’une génération à l’autre ou quand cet héritage est bien trop lourd à porter.

Un roman puissant porter par les mots poétiques et judicieux d’un auteur hors norme.

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Commentaire ajouté par Saturna 2019-08-28T00:19:47+02:00
Bronze

Je suis depuis bien longtemps fascinée par la culture Amérindienne. Je lis beaucoup sur le sujet, regarde beaucoup de documentaires et j'ai même eu la très grande chance de rencontrer des Crows lors d'un week-end d'immersion aux "Tipis du bonheur de vivre", un camp tenu par un monsieur qui a longtemps vécu aux États Unis au contact des Amérindiens avant de rentrer en France. Chaque été, il invite des Crows et des Natifs Américains d'autres nations à venir parler de leurs cultures et de leurs croyances. Un vrai bonheur. Bref tout ça pour dire que je ne pouvais pas passer à côté de cet ouvrage.

L'auteur parle ici du mal-être des Amérindiens des villes, partagés entre une société qui les rejette et une culture qu'ils ont oubliée. Un sujet fort et très important. J'étais contente que Tommy Orange nous raconte une histoire contemporaine, s'intéresse aux Natifs Américains d'aujourd'hui. Il ne cherche pas à enjoliver les choses; le problème des Amérindiens avec l'alcool et autres drogues n'est pas un secret. L'écrivain le met bien en avant dans son ouvrage. Mais trop peut-être... Parmi les 12 personnages présentés, presque tous sont accros à quelque chose, ont un parent accro à quelques chose ou un(e) connaissance dépendante. Quitte à mettre autant de protagonistes dans son intrigue, j'aurais préféré que l'auteur leur donne à chacun une histoire bien particulière qui ne fasse pas tout le temps intervenir une addiction car les Amérindiens ce n'est pas que ça. Évidemment, ça en fait partie, mais pas que. L'alcoolisme devait être présent dans ce roman mais peut-être pas à ce point.

Le nombre important de personnages justement m'a gênée. C'était trop d'autant que comme je viens de le dire, ils ont des histoires assez similaires (addiction, parents décédés/partis, etc.) J'aurais voulu que l'auteur présente moitié moins de héros mais les developpe plus d'autant que le lien qui unit certains est très intéressant et bien amené (je pense notamment à Blue et Jackie). Là je n'ai pas réussi à m'attacher aux différents héros, trop nombreux.

J'ai adoré le fait qu'ils convergent tous vers le Pow-Wow. Tommy Orange a bien fait les choses. Spoiler(cliquez pour révéler)La fusillade est horrible mais la scène est superbement écrite et après les chapitres précédents, ce qu'il advient paraît logique. Néanmoins je n'ai pas du tout aimé la fin. J'ai eu comme un sentiment d'inachevé. En refermant l'ouvrage je me suis dit "et après ?" Le sort de certains personnages demeure incertain. Spoiler(cliquez pour révéler)Et surtout j'aurais pensé suivre la vie des protagonistes après le drame. Voir en quoi cet événement avait bouleversé leur existence en bien ou en mal. Je n'ai vu aucun espoir dans cet ouvrage. Tout est sombre, tout est noir. Ça m'a bouleversée.

Je pense que "Ici n'est plus ici" est un livre très dur mais nécessaire. Il est essentiel de parler des difficultés et du rejet rencontrés par les Amérindiens toutefois il y a trop de choses qui m'ont gênée dans ce roman. Je pensais que ce serait mon coup de coeur de la rentrée littéraire...peut-être que j'en attendais trop aussi...

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Commentaire ajouté par Christele-1 2019-08-22T09:47:18+02:00
Diamant

Ici n’est pas ici de Tommy Orange

Il est toujours agréable de découvrir un nouvel auteur qui se démarque par un style très personnel, c’est le cas de ce roman choral qui fait apparaître avec talent une douzaine de personnalités issues de la communauté des Indiens d’Amérique. Avant tout chose le prologue nous donne le ton sur une communauté minoritaire encore stigmatisée dans une Amérique coupable de génocide. Le découpage est original chaque chapitre court concerne le destin d’une personne que l’on retrouve au fil du récit. On aurait pu penser qu’il s’agisse de courtes tranches de vie mais c’est plus que cela. Nous allons découvrir les différents liens qui peuvent unir ces personnages et les interactions entre eux sont habilement amenées. Ces portraits d’indiens de la ville sont brossés avec amour et empathie, on y dévoile leurs faiblesses et leurs forces. L’image que nous pouvons avoir des natifs comme des personnes à la recherche de leur identité est entachée par l’alcoolisme, la drogue, le suicide et la perte de repère. Tout va se jouer lors du grand rassemblement tribal annuel qu’est le Pow Wow d’Oakland. Leurs motivations pour s’y rendre sont personnelles, certains y vont pour danser ou jouer du tambour, un autre pour recueillir la parole des anciens, nous suivrons aussi des organisateurs de la manifestation et le maître de cérémonie et d’autres avec des buts moins avouables. Cette une grande famille où chacun peut se ressourcer et se connecter. Chaque tribu expose fièrement ses différences et les vêtements de cérémonies sont bariolés et portés pendant la danse traditionnelle. Pourtant un nuage noir plane au dessus de leur tête qui éclatera, révélant la brutalité, la violence et la destruction. Nombreux sont ceux qui seront alors touchés par ce drame. L’écriture est superbe à ce moment j’avais le sentiment de vivre un épisode en Slow Motion, un ralenti frisant l’arrêt sur image afin que la tragédie s’encre profondément en nous. Une lecture riche d’enseignements et une émotion intacte. Bonne lecture.

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Commentaire ajouté par Cristaleyes 2019-07-29T16:23:00+02:00
Or

Quand on vous dit "indien d'Amerique" direct on pense aux plumes, aux coiffes, aux totems, aux rituels... oui ok mais çà c'était avant le massacre des envahisseurs européens.

Aujourd'hui, un amérindien c'est une somme de traditions ancestrales gravées dans les gênes mais il n'en reste pas moins un individu qu'on rejette tout autant qu'on l'oblige pourtant à rentrer dans les normes de notre société urbanisée. Dès lors on découvre les portraits de ces indiens des villes, jeunes ou moins jeunes, pas toujours aux faits de leurs origines mais souvent portés sur l'alcool, la drogue ou accro à l'Internet à défaut de parvenir à s'intégrer. Et c'est pour ne pas oublier d'où ils viennent -ou le découvrir pour certains- qu'ils préparent un grand rassemblement nommé Pow-Wow ...

En voilà un très bon roman novateur qui nous parle des indiens d'Amérique du 21e siècle de façon authentique !

Les parties sont étonnements découpées, certains chapitres qui représentent chaque fois une personne sont surprenants (d'un coup à la 2eme personne du singulier, d'un coup on s’aperçoit que ca se déroule 40 ans avant le présent narratif ect... ) malgré tout çà, le récit est prenant, percutant et certains personnages sont très attachants. Un très bon premier roman de cette rentrée littéraire 2019 qui fait honneur à sa culture !

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Date de sortie

Ici n’est plus ici

  • France : 2019-08-21 (Français)

Activité récente

Titres alternatifs

  • There there - Anglais

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Les chiffres

Lecteurs 29
Commentaires 10
Extraits 7
Evaluations 16
Note globale 7 / 10

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