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Bibliothèque de Idylle76 : Liste d'argent

L'Héritage des Darcer, Tome 2 : Allégeance L'Héritage des Darcer, Tome 2 : Allégeance
Marie Caillet   
Ah My et Orest ... un lien particulier les rassemble, ils s'aiment c'est indéniable, mais je suis déçue car leur histoire est mis au second plan, nous n'avons que quelques lignes concernant leur intimité ou leur amour. mais Orest reste un personnage imposant et ses échanges avec Floan sont "captivants" !!! lol.
Alors si je fais abstraction des 150 premières pages, ou ils ne se passent rien, ben oui, il n'y a que des descriptions, très peu d'action, et une absence quasi totale de My et Orest, l'histoire reste malgré tout intéressante. Tout s'enchaîne à partir du moment ou My accepte d'assumer son héritage, nous allons passer par toutes les émotions et impossible de lâcher le livre, car nous voulons savoir ou tout ceci va nous emmener ...
Une chose, vivement le tome 3, car la confrontation entre My, Sanseth et la reine risque d'être encore plus sanglante que ce que nous avons aperçu dans ce tome. Et puis grande question, My va-t-elle devenir Reine et son amour avec Orest va-t-il pouvoir y résister ???

par coco69
Rouille Rouille
Floriane Soulas   
Retrouvez d'autres chroniques sur mon blog : https://lesfantasydamanda.wordpress.com

--- Une couverture pleine de promesses ---

Moi qui suis très attentivement les parutions de la maison d’édition Scrineo – surtout après avoir découvert Aurélie Wellenstein et Gabriel Katz -, j’ai tout de suite été attirée par Rouille. Une couverture merveilleusement sombre, un univers steampunk, une héroïne amnésique : il ne m’en fallait pas plus pour me convaincre !

Je dois cependant vous avouer que mes attentes n’ont pas été entièrement comblées. Je m’explique juste après ! D’ailleurs, accrochez-vous, car j’ai beaucoup de choses à dire…

--- Une plume qui se cherche encore ? ---

Durant les premiers chapitres, j’ai rencontré certaines difficultés au niveau de l’écriture. Pour moi, la plume de Floriane Soulas manquait de fluidité. Certaines descriptions me paraissaient floues et des répétitions venaient s’insérer dans le texte un poil trop souvent.

Néanmoins, plus je lisais, moins ma lecture exigeait d’efforts. Est-ce parce que la plume de l’auteure gagnait en limpidité ou parce que je m’y habituais progressivement ? Un peu des deux, j’imagine.

--- Ma rencontre avec Violante ne s’est pas faite sans heurts ---

Après avoir lu le synopsis, j’étais curieuse de faire la connaissance de cette héroïne ; ce n’est pas tous les jours qu’une prostituée endosse le rôle principal. Seulement, voilà : Violante ne m’a pas totalement convaincue. Cloîtrée jour et nuit au sein des Jardins Mécaniques – la maison close la plus en vue du moment – elle n’a pas de vie en dehors de son travail. Si elle jouit de quelques privilèges, c’est uniquement parce que beaucoup d’hommes la trouvent à son goût. Pourtant, elle semble pouvoir sortir comme elle l’entend. Première incohérence donc, que BlackWolf a également relevée (n’hésitez pas à lire sa chronique).

Ensuite, notre héroïne a, semble-t-il, reçu une véritable éducation, mais ça ne se ressent pas dans son attitude. Certes, elle a perdu la mémoire depuis quelques années déjà, mais sa personnalité est en principe restée intacte… ou pas, à l’évidence.

Enfin, pour une fille de joie, elle ne reçoit pas beaucoup de clients, alors qu’elle est censée remporter un vif succès. En bref, je n’avais pas vraiment l’impression d’avoir affaire à une prostituée – ni même à une dame de noble naissance devenue prostituée par la force des choses.

--- Une héroïne décidément bien entourée ---

Autour de Violante gravitent plusieurs individus. Pour commencer, Léon, son proxénète. Je le trouvais imbuvable au départ, mais c’est justement ce qui faisait tout l’attrait de son personnage. De ce fait, je n’ai pas apprécié son évolution, incompatible avec le milieu dans lequel il évolue, selon moi.

Quant à Jules… En fait, je l’aime bien. Une certaine ambivalence le caractérise, car même s’il a conscience de l’horreur engendrée par la prostitution, il sait pertinemment que, sans ce business, il aurait sûrement mal tourné. Le seul hic : son génie pour la technologie, qui ne colle pas avec son personnage, mais on pardonne aisément ce faux pas à l’auteure, tant on se prend d’affection pour lui.

Armand m’a par ailleurs laissée perplexe. Les mystères qui l’entourent au début du livre ont bien entendu attisé ma curiosité, mais les révélations à son sujet, trop simplistes sur certains aspects, m’ont déçue. Je pense sincèrement que Floriane Soulas n’a pas exploité tout son potentiel.

--- Comme un sentiment d’inachevé ---

On en arrive au point crucial de ma chronique : l’univers. Je trouve en effet que l’auteure n’assume pas jusqu’au bout l’ambiance sombre de son récit. Comme si elle avait peur de choquer son lectorat – ce qui est peut-être le cas. Quoi qu’il en soit, quand je me lance dans ce genre de lectures, c’est justement pour retrouver ce côté un peu glauque, un peu sinistre. Et là… non !

En découvrant la maison close où vit Violante par exemple, j’ai tout de suite senti que les choses seraient édulcorées. Pourtant, on parle bien de prostitution ! Alors, bien sûr, je n’avais pas spécialement envie de me farcir des détails sordides à la pelle, mais dans Rouille, on oublie bien trop vite que l’héroïne est une fille de joie. De même, il y a comme un décalage entre ce que l’on dit des bas-fonds de Paris – apparemment, il est dangereux de s’y aventurer… – et les décors rencontrés par nos personnages dont l’imprudence frôle l’inconscience.

En outre, le synopsis fait mention de progrès scientifiques incroyables et de voyages sur la lune. Or, pas un seul instant, l’auteure n’aborde sérieusement cette thématique. Et quel dommage ! Car les éléments permettant de créer un univers steampunk sont bien présents, mais à peine esquissés. Ils ne servent qu’à faire avancer l’intrigue, en fin de compte.

Ceci dit, le développement de l’univers n’est pas une priorité pour tous. J’imagine donc que cet inconvénient peut aisément se transformer en avantage, selon les attentes du lecteur. Je vous invite d’ailleurs à lire la chronique de Mallou14, plutôt positive, pour vous faire une autre idée de ce one-shot, si jamais il vous intéresse.

--- Mais alors, j’ai détesté ce livre ?! ---

On pourrait le penser au vu des points cités plus haut, mais en fait, pas du tout. Même si je lui reproche un certain nombre de choses, tourner les pages était loin d’être pénible. J’ai même apprécié suivre l’enquête menée par nos héros et ai été surprise par le fin mot de l’histoire. Simplement… Rouille aurait pu être tellement plus abouti selon moi, et ça me fait grincer des dents !

Cela vaut tout particulièrement pour l’intrigue et, surtout, les sous-intrigues (le double jeu d’Ayati, les progrès scientifiques d’Armand, l’offre faite par la couturière…) dont les multiples chemins se sont brutalement arrêtés, sans explications. De plus, le scénario doit également composer avec quelques incohérences et une romance parfaitement inutile, voire carrément bancale.

--- Le dénouement ne me plaît pas, encore ! ---

Sur ce point, j’ai peur de trop en dévoiler. Même lorsque les chroniqueurs se contentent de dire s’il s’agit d’un happy end ou, au contraire, d’une fin dramatique, je leur en veux déjà de m’avoir mise sur une piste. De ce fait, je ne peux décidément pas vous expliquer pourquoi. Sachez simplement que j’ai trouvé la fin en décalage avec les événements précédents et, par conséquent, peu crédible.
Sirius Sirius
Stéphane Servant   
Cher Sirius,

Depuis l’instant où j’ai entendu parler de toi, je n’ai eu qu’une seule envie : te rencontrer. Dans mon cœur de lectrice passionnée, tu représentais la promesse inespérée d’une intense retrouvaille avec la plume de ton auteur. Ton grand frère, La langue des bêtes, avait su conquérir mon cœur, et depuis que la dernière de ses pages se fut définitivement tournée, le monde me semblait bien vide : où allais-je retrouver cette sauvage poésie, cette intense féérie, cette singularité qui m’avait tellement chamboulée ? J’ai lu de nombreux livres, depuis, ai eu de nombreux coups de cœur, aussi, mais tout au fond de moi, je t’attendais sans le savoir. Et à l’instant même où je t’ai sorti de la boite aux lettres, à la seconde même où mes yeux se sont posés sur ta si jolie couverture, j’ai su que tu allais répondre à toutes mes attentes inconscientes. Tu ne m’as pas déçue, Sirius, bien au contraire, tu m’as enchantée.

Au fil de tes pages, j’ai rencontré Avril et Kid, une grande fille et un petit garçon, deux êtres perdus au milieu d’un monde ravagé, deux étoiles isolées qui s’ignorent encore. Avril et Kid, une grande sœur et son petit frère, deux couleurs de peau différentes, deux cœurs qui s’aiment plus que tout. Avril et Kid, deux âmes perchées sur un arbre immense, un arbre ami, un arbre abri, attendant depuis cinq ans Sirius qui les conduira à la Montagne. Mais Avril et Kid vont devoir fuir, s’enfuir, quitter ce refuge, partir sur les routes, poursuivis pas les Etoiles Noires, qui surgissent du passé d’Avril pour bouleverser leur présent … et leur avenir, aussi, peut-être, si ce mot signifie encore quelque chose sur cette Terre dévastée. Et alors, Sirius vint à leur rencontre, bien différent que celui qu’ils s’attendaient à voir … Saura-t-il les conduire jusqu’à la Montagne ?

Sirius, tu nous présentes la fin du monde, la fin d’un monde. Du moins, c’est ce que l’on pense, au début : Comment le monde pourrait-il survivre si ni les plantes, ni les animaux, ni les humains, ne sont plus capables de se reproduire ? Comment la vie pourrait-elle subsister si mêmes les étoiles ne sont plus capables de rester accrochée dans le ciel ? Tu nous obliges à regarder en face ce monde ravagé, dévasté, cette Terre qui pourrait être la nôtre demain, peut-être. Mais surtout, tu nous forces à dévisager la vérité en face : lorsque tout s’effondre, lorsque les ressources s’épuisent, lorsque survivre devient un combat quotidien, alors toute trace d’humanité s’efface définitivement du cœur des hommes. Redevenus bêtes, cruels et assoiffés de sang, ils ne pensent qu’à leur propre survie sans plus jamais tendre une main charitable à plus petit que soi. Tu nous poses cette terrible question, tu ouvres cette affreuse interrogation : ne serions-nous pas, finalement, pires encore que les Zanimos que nous considérons comme inférieurs à nous ?

Sirius, avec une telle thématique - la fin du monde -, tu aurais pu être semblables aux autres romans post-apocalyptiques : un récit dramatique, qui fait peur, un récit tragique, qui accable. Mais tu n’es rien de tout cela. Tu ouvres les yeux de tes lecteurs sans pour autant les déprimer, tu les invites non pas à broyer du noir mais à chercher la lumière dans toute chose. Tu les pousses à changer de regard sur le monde qui les entoure, tu les exhortes à découvrir la Vérité qui se cache un peu partout autour de nous et en nous : nous sommes tous des Zétoiles, et nous faisons tous parti de la même Constellation. Et quand je dis « tous », je ne parle pas uniquement de nous, frères et sœurs humains en dépit de nos différences - bien que si tout le monde reconnaissait déjà cela, nous aurions fait un grand pas en avant - mais bel et bien de nous, êtres vivants, humains comme animaux, animaux comme plantes, plantes comme humains. Nous appartenons tous à la grande Constellation de la Vie, et c’est ensemble que nous pouvons faire de cette Terre un monde d’harmonie, de paix, d’amour et d’espoir.

Sirius, tu n’imagines même pas à quel point j’ai aimé te lire. Tu as fait surgir en moi des cascades d’émotions, tu m’as fait sourire, tu m’as fait pleurer, tu m’as fait trembler, tu m’as fait vibrer. Tu es tellement bien écrit, c’est dingue, c’est comme si les mots prenaient vie pour m’emmener dans un voyage, ou dans un rêve, je ne sais pas très bien. Comme si les mots n’étaient plus de simples mots, mais des étoiles, eux aussi, et que la Constellation harmonieuse et magnifique qu’ils formaient, c’était toi, ce livre que j’ai pris tant de plaisir à découvrir, à savourer. Ce livre que je relirais sûrement très régulièrement, juste pour voyager dans le monde des rêves à nouveau, juste pour retrouver Avril, Kid et ses Zanimos. Ce livre que je conseille à quiconque voudra bien m’écouter, suivre mes conseils, suivre mes pas.

Sirius, tu as été une de mes plus belles lectures de l’année. Alors je tenais à te remercier pour cela. Et à travers toi, je veux remercier ton auteur, ce Conteur qui t’a donné vie. Merci Stéphane Servant, merci infiniment pour vos livres qui, à chaque fois, font descendre toutes les Zétoiles du ciel dans mes yeux ébahis.

Merci.

https://lesmotsetaientlivres.blogspot.fr/2017/09/sirius-stephane-servant.html

par Aryia
La Nuit des temps La Nuit des temps
René Barjavel   
Il mérite totalement le diamant : écriture splendide, suspense, histoire d'amour à vous briser le coeur... Je l'ai dévoré!

par Idylle76
Obama face au pouvoir Obama face au pouvoir
Guillaume Debré   
Ce soir-là, sur les bords du lac Michigan, au cœur de Chicago, une clameur accueille l’annonce de son élection. Plus de deux cent mille Américains, bannière étoilée à la main, se sont rassemblés pour fêter leur nouveau président. Sur la pelouse de Grant Park, l’ambiance est euphorique, mais l’émotion partagée dépasse largement le simple cadre de la politique traditionnelle. Ensemble, ces gens de tous horizons sont venus communier. Dans la foule, certains jeunes s’embrassent longuement, d’autres plus âgés ou plus pudiques se tiennent par la main. Beaucoup hurlent dans le vide. Des larmes de joie, mais aussi de fierté, coulent sur bien des visages. Tout d’un coup, le pays semble s’être délesté d’un immense fardeau, comme s’il avait enfin réussi à expier ses maux.

Alors en reportage pour TF1, je me souviens de cette Américaine anonyme, une Blanche d’une soixantaine d’années, venue célébrer son héros. Émue au milieu de cette foule immense, elle semble encore groggy après la déflagration politique qui vient de secouer son pays. Comme une confession, elle lâche en retenant ses larmes cette phrase qui est restée dans ma mémoire : « Je suis assez vieille pour me souvenir de la mort du dernier esclave noir… Nous avons changé. Nous avons beaucoup changé ! » Pour la première fois de son histoire, la démocratie la plus puissante du monde, mais aussi le pays de l’esclavagisme, du Ku Klux Klan et de Martin Luther King, s’incarne collectivement dans un Afro-Américain. La puissance du symbole a fait de ce 4 novembre 2008 l’un des événements les plus marquants du siècle naissant, provoquant un formidable élan d’espoir qui a suffi à réconcilier l’Amérique avec le monde.

Quatre ans plus tard, que reste-t-il de cet enthousiasme ? Qu’est devenu l’homme providentiel, celui que toute une nation semblait attendre, celui qui avait promis de rassembler l’Amérique, de transcender les crispations anciennes pour propulser cette nation divisée dans une ère post-raciale et post-partisane ? Et, surtout, pourquoi ce « messie politique » est-il aujourd’hui engagé dans une campagne électorale incertaine face à un candidat républicain, Mitt Romney, que les observateurs décrivent au mieux comme « tiède », au pis comme « fade » ?


par ilovelire
Comment peut-on (encore) être une femme ? Comment peut-on (encore) être une femme ?
Caitlin Moran   
J'ai juste une envie folle de me jeter devant Caitlin en lui remerciant pour ce livre. Fantastique!!!!!
Le Cirque des rêves Le Cirque des rêves
Erin Morgenstern   
J'ai tout simplement adoré ! Cette ambiance magique m'a permis de finir le Cold Winter Challenge en beauté ; je ne me doutais pas que ce livre était une telle pépite et qu'il serait un tel coup de coeur !

Si vous êtes intéressé par mon avis complet : https://youtu.be/cNQZKrDEAGE

par Idylle76
Le Chant d'Achille Le Chant d'Achille
Madeline Miller   
Une superbe, magnifique réécriture de l'Iliade par une professeure de grec ancien et de latin. Elle maitrise son sujet et aime ces personnages, cet univers et cela se sent! Elle a vraiment su donner une nouvelle vie à cette épopée. Il s'agit de l'histoire d'Achille vue par le personnage de Patrocle. L'auteure a su rendre ses personnages humains et incroyablement attachants. L'histoire d'amour entre eux est quant à elle vraiment poignante et belle. L'écriture est simple et élégante.

par lilliana
Mrs Dalloway Mrs Dalloway
Virginia Woolf   
J'avais vu le film The Hours et j'avais été fascinée par ces destins croisés reliés entre leurs différents temps par un mince fil, celui d'un livre écrit, lu, vécu : Mrs Dalloway.
Je l'ai enfin lu alors qu'il m'avait été offert par mes grands-parents à Noël 1982. Je suis entrée dans la vie de Clarissa Dalloway qui se prépare pour une grande réception donnée à son domicile. Tout au long de cette unique journée, c'est l'occasion pour elle de faire le point sur sa vie, sa fragilité, ses erreurs, la futilité de ses actes commandités par une bienséance qui est d'ailleurs portée en dérision par son ami de toujours Peter Walsh revenu des Indes. Entre les actes obligatoires liés aux conventions sociales, il existe cette vie intérieure qui fourmille de souvenirs qui ne s'effacent pas, qui laissent une empreinte indélébile et qui reviennent comme le ressac des vagues.
Les pages du livre sont donc ponctuées de retour en arrière, à une époque de vacances où tous les jeunes gens se retrouvaient pour se découvrir et entamer cette longue ascension vers la vie qui serait la leur à cinquante ans.
C'est une magnifique journée de printemps, Londres s'illumine de couleurs. Les gens se promènent dans les rues, les parcs, croisent les soldats enfin libérés de l'horreur de la guerre, se pressent autour de la voiture si majestueuse qu'elle ne peut être que celle de la Royauté (mais qui se cache à l'intérieur ?...), vivent au rythme des heures égrenées par Big Ben (les cercles de plomb se dissolvent dans l'air). Les gens se croisent et le temps d'un regard, le lecteur a le temps de capter ce qu'ils pensent quand ils regardent cette jeune femme, cette autre jeune femme qui semble si triste en compagnie de cet homme étrange qui parle aux arbres, reste immobile et fait de grands gestes pour chasser, quoi ? Cet homme est Septimus Warren Smith, revenu de la guerre après avoir assisté sans émotions à la mort de son ami. Cet ami qui revient le hanter et qui le poussera dans ses derniers retranchements. Septimus qui est celui qui anime la vie intérieure de Virginia Woolf. Mrs Dalloway étant celle qui montre ce qu'elle doit être aux yeux du monde des humains. Tout au long de ces pages, Virginia Woolf nous montrera la double vie qui est en chacun de nous, celle des actes, celle des pensées. Et combien la faille peut être profonde entre les deux.
Ce n'est pas un livre très long mais il est dense, à la limite oppressant bien que le sujet en soit si futile : organiser une réception. Je n'ai pas pu le lire en une seule traite. Il m'a fallu des pauses, parfois de plusieurs jours, pour pouvoir me replonger dans ces lignes. Mrs Dalloway est le livre de la vie, de la guerre, de la folie, de l'amour.
La Lettre écarlate La Lettre écarlate
Nathaniel Hawthorne   
l'adultère dénoncé par Hawthorne; une lettre A en tissu rouge dénonce l'accusée et la met en retrait de la société.
une jeune femme veuve refait sa vie, tout va bien jusqu'au jour ou le mari réaparait, la tout se complique! un très bon roman un classique du genre.
aussi un film génial avec Demi Moore et Gary Oldman

par brausten

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