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Bibliothèque de Idylle76 : Liste de bronze

Marche ou crève Marche ou crève
Stephen King   
ça faisait déjà un moment que je l'avais dans le collimateur, et je m'y suis finalement mis, malgré que je doive bosser...
Au début j'avoue je me suis demandé comment SK allait pouvoir justifier cette marche en apparence stupide et à laquelle personne ne voudrait participer. C'est vrai quoi, après tout, qu'est-ce qui les oblige ?
Mais l'intérêt du bouquin n'est pas là.
Cette marche (terme employé à la place de "livre", car ici il ne s'agit que de ça : la marche) m'a apparu au fur et à mesure comme un récit relatif à la mort. La mort, ici, est omniprésente. Pas parce qu'il y a beaucoup de morts, ça c'est le côté visible, superficiel. Mais parce qu'à tout moment, à chaque page, la mort est là, dans l'esprit, dans les pensées, derrière celui qui marche, sur chaque pas. Et si on s'arrête, elle nous tombe dessus. Ainsi, on suit la marche de Garraty, qui lui aussi, comme les autres, participe. Pourquoi ? Il ne sait pas très bien. Mais on comprend, nous lecteurs, peu à peu comment fonctionne ce monde (dystopique), et la vision que peuvent avoir les gens de la Longue Marche. On ne peut pas, il ne faut pas la voir de notre point de vue, mais tenter de voir ce que ces gens, là, autour des marcheurs, le long de la route, les spectateurs ; ce que la foule en pense. "Comment peuvent-ils ?" nous demandons-nous alors. Mais pensez un moment : un monde où annuellement un évènement national est organisé sur lequel on mise, on parie ; un évènement qui rassemble tout le monde, et donc le vainqueur gagne le prix : ce qu'il veut. Il peut avoir ce qu'il veut. Un tel prix, que ne donnerions-nous pas pour l'avoir ? Et puis, marcher, tout le monde peut le faire, non ? Après tout, ce n'est que mettre un pied devant l'autre, ça ne fatigue pas trop. Et la mort ? La mort est quelque chose de si abstrait, presque une pure idée, quelque chose qui se passe, là-bas ; ça ne nous touche pas vraiment. Ajoutez à cet état d'esprit un système gouvernemental répressif qui condamne les mauvaise pensées vis à vis de la Longue Marche, et vous comprendrez pourquoi. Pourquoi chaque année on concourt, on sélectionne, on est adoré, on devient l'idole puis finalement un matin, on est cent à 9h sur le départ, frais et dispos ; increvables.

Cette marche m'est apparue aussi, plus tard, comme une analogie de la vie. Je ne sais pas si c'est ce que l'auteur à voulu montrer ou pas, mais la ressemblance est frappante. Ici, on ne peut pas décider de s'arrêter pour "faire une pause", et si on ralentit, on est largué, perdu, mort. Si on s'arrête, on est mort. Si on refuse, si on se défile, on est mort. Il faut marcher, toujours marcher, marcher sur les autres, marcher sur leurs tombes. Et malgré les amitiés, les sympathies, tout cela est vain, car à la fin on reste tous ennemis et concurrents.
Les marcheurs sont ainsi amenés à penser, encore et toujours, à penser à "pourquoi ?", pourquoi ils sont là ? Qu'est-ce qui les y a poussé ? Mais cette pensée arrive trop tard. Cette lucidité. Alors la mort, là derrière, prête à les happer, devient ce qu'il y a de plus réel et de concret. La mort, c'est l'arrêt. C'est les jambes qui ne nous portent plus. Et la mort n'est pas magnanime, pas compréhensive. Elle fait mourir. La mort n'est pas un jeu, "and so is" la Longue marche. Il n'y a pas un moment où, comme pensait inconsciemment Garraty, on va pouvoir dire : "ouf, pouce, j'suis crevé, je m'arrête un moment", ou "je rentre chez moi". Il n'y a que la route, et cette règle immuable ; un pied devant l'autre, puis un autre, un autre...
Lait et miel Lait et miel
Rupi Kaur   
«J'attend d'un poème qu'il me tranche la gorge et me ressuscite» C'est ce que ce livre en entier a fait. Fabuleux.
Gardiens des cités perdues, Tome 4 : Les Invisibles Gardiens des cités perdues, Tome 4 : Les Invisibles
Shannon Messenger   
Certains auteurs écrivent des romans merveilleux. Des romans qui vous touchent, qui vous font rire et pleurer, qui vous rendent vos douze ans. C'est le cas de Shannon Messenger. Quand j'ai terminé le premier tome de Gardiens des Cités Perdues, j'ai eu beaucoup d'espoir pour la suite. J'ai bien fait, tant le second tome a été à la hauteur de mes espérances. Je me suis estimée chanceuse d'avoir été à nouveau conquise par le troisième opus, plus encore que par les précédents. Mais j'ai osé douter, avant de commencer ce tome-ci. L'auteur arrivera-t-elle à nouveau à me surprendre et à se surpasser ? Alors que je refermais le livre, le coeur gros et les yeux encore humides, je me suis dit que oui, définitivement, ce quatrième tome avait été encore meilleur que les précédents.
Si, avec les trois précédents romans, Shannon Messenger avait réussi à malmener mon coeur, elle m'a carrément anéantie avec celui-ci. Je ne m'en remets toujours pas. J'ai passé une partie de la nuit à fixer le plafond, totalement dans le déni, une fois le livre terminé. Et le pire, c'est que j'ai adoré ça. Dans cette saga, rien n'est jamais gratuit, chacune des 655 pages est indispensable, que ce soit au niveau de l'avancée de l'intrigue, de l'exploration de l'univers ou de l'approfondissement des personnalités des personnages. Faisons une pause pour l'applaudir.
Les Invisibles est très différent des autres tomes. En effet, nous sortons de notre zone de confort et des lieux que l'on avait pris l'habitude de visiter régulièrement en même temps que Sophie. L'intrigue nous permet de nous rappeler à quel point l'univers imaginé par Shannon Messenger est vaste et bien pensé. Nous en apprenons plus sur différents peuples dont nous n'avions fait que survoler l'existence précédemment, mais nous découvrons surtout deux lieux qui étaient restés plus que mystérieux depuis le début de la saga : l'école Exilium et le quartier général du Cygne Noir. Et je ne sais pas lequel des deux j'ai préféré visiter.
Clairement, en découvrir davantage sur le Cygne Noir était presque un soulagement. Et Shannon ne se moque pas du tout de nous, elle lâche des révélations à la pelle : identités secrètes, nouvelles missions, lieux cachés… Même si ses membres gardent encore de nombreux mystères pour eux, l'organisation se dévoile un peu plus. C'était le parfait moment pour révéler à ses lecteurs de nombreux secrets qu'elle gardait depuis le début, tout en s'amusant à nous dévoiler discrètement des indices (j'en ai découvert un habilement caché dans ce tome, mais on ne me la fait pas, à moi !) alors soyez attentifs à tout ! Alors qu'une guerre semble se préparer, le rôle du Cygne Noir paraît être de plus en plus indispensable, surtout face à un Conseil elfique affaibli depuis les événements survenus dans le tome précédent.
Quant à Exilium, l'école alternative des bannis, ce fut clairement une bonne surprise. Je m'attendais à quelque chose de cliché pour s'opposer à l'éclat de Foxfire, et j'ai été vraiment émerveillée par ce nouveau lieu, sans parler de ceux que l'on y rencontre. Moi qui suis habituellement un peu refroidie par les arrivées tardives de personnages importants, je me suis tout de suite attachée à ceux que l'on rencontre ici. C'est encore une fois habilement joué de la part de Shannon Messenger, qui gère parfaitement chaque rebondissement de son histoire. Et surtout, qui prouve encore une fois qu'elle sait habilement créer des personnages crédibles et nuancés, tout en parvenant en quelques pages à leur composer un background complet en les rendant attachants et agréables à suivre.
Mais les nouveaux ne font pas de l'ombre aux personnages que l'on connait et aime depuis le tout premier tome ! C'est toujours un immense plaisir de les retrouver, comme on retrouve de vieux amis que l'on connait par coeur. À ce stade, on tremble pour eux, se rappelant que tour à tour, ils ont tous déjà exposé leur part d'ombre, et que la difficulté des aventures qu'ils vivent risque à tout moment de les faire basculer. Et l'auteur prend un vrai plaisir à jouer avec l'amour qu'elle sait que ses lecteurs portent à ses personnages principaux, pour les malmener crescendo jusqu'au final…
J'aimerais tellement vous en dire plus sur ce roman, mais je n'ai pas envie de vous gâcher quoi que ce soit, pas une seule ligne de ce pavé parfait. Partez juste extrêmement confiants, faites confiance à Shannon Messenger : si vous découvrez le quatrième tome, c'est probablement que vous avez apprécié les précédents. Croyez-moi, vous ne serez pas déçus. Choqués, attristés, traumatisés, peut-être, mais pas déçus. Oserais-je vous conseiller encore une fois de découvrir ce tome, cette saga ? Ça dépend. Vous voulez passer un des meilleurs moments de lecture de votre vie, ou pas ?

par Ombi37
Les Liaisons dangereuses Les Liaisons dangereuses
Pierre Choderlos de Laclos   
"Un livre qui brule à la manière de la glace" comme le disait Baudelaire. J'ai adoré ce livre, on est tout simplement subjugué par une telle cruauté... C'est tellement prenant... J'aime les romans épistolaires !

par MFHPT
Gatsby le magnifique Gatsby le magnifique
Francis Scott Fitzgerald   
Ce livre révèle le talent de l'auteur, je suis tombé sous le charme de de cette écriture fantastique. C'est une pure merveille, qui nous montre la vie des aristocrate du début du siècle dernier, et la décadence d'un personnage extraordinaire.

par myosotis
Ainsi soit Benoîte Groult Ainsi soit Benoîte Groult
Catel   
Très intéressant, je ne connaissais pas Benoîte Groult (je n'ai pas d'excuse), j'en ai entendu parler dernièrement, et cette BD m'a décidé a lire un peu de sa vie.
La BD aborde de façon décousue son enfance, son développement en tant que femme et féministe, ses idées et son présent, son quotidien, sa rencontre avec Catel et la progression vers l'accomplissement de cet ouvrage.
Mais justement, c'est cet aspect décousu, un peu bordélique, qui m'a peu emballé. Autant j'ai été enchanté par les idées expliquées, le récit de ses combats intellectuels, littéraires ou politiques, autant sa vie actuelle, entre repas, rencontres, soirées et amis, ça m'a un peu fait ch*er, et j'ai lu certains passages en diagonale.
Et son mépris de la bande dessinée (qui n'est pas de la littérature et n'est lue que par des illettrés ou des enfants - attitude qu'elle garde jusqu'à la fin, malgré le travail de Catel) m'a beaucoup énervé, ça souligne ce côté intellectuelle bourgeoise, qui vient forcément de son origine, qui a tracé sa vie, et lui a permis aussi d'être aussi entendue (car elle n'était pas n'importe qui, comme on le découvre).
Mes amis devenus Mes amis devenus
Jean-Claude Mourlevat   
Un très joli roman, très bien écrit, plein de douceur et de mélancolie. Les personnages sont attachants, l'histoire est prenante. On passe un très bon moment avec ce roman.

par Armide
Les filles déchues de Wakewater Les filles déchues de Wakewater
V.H. Leslie   
Il faut d’abord que je vous avoue quelque chose : je suis une flipette (oui, voilà, c’est dit). Par conséquent, je lis/regarde assez peu d’histoires qui peuvent me faire peur. Malgré tout, j’aime beaucoup les histoires de fantômes (non, ce n’est pas forcément logique je sais…). Du coup, lorsque j’ai lu le résumé, la curiosité l’a emportée et je n’ai pas pu résister à me lancer.

L’alternance entre l’histoire de Kristen et celle de Evelyn m’a beaucoup plu. L’Histoire se répond à plus de cent ans d’intervalle et je n’ai pu qu’apprécier le ping-pong entre leurs deux vies. Ces femmes, si différentes et en même temps si semblables, vivent toutes deux dans la même maison mais, si Evelyn y est alors que cette dernière est neuve, Kristen en voit la version décrépie. Décrépie et surtout pleines d’histoires. Glauques peut-être mais surtout intriguantes. Et, comme Kristen, on ne peut que se poser des questions et vouloir savoir ce qui s’est réellement passé. Mais, à la différence de Kristen, nous avons en parallèle l’histoire d’Evelyn et apprenons donc peu à peu ce qui s’est déroulé durant son époque à elle.

J’ai d’ailleurs trouvé que l’histoire passée de Kristen était finalement assez peu exploitée alors que celle d’Evelyn est la clef de voûte du roman. C’est donc plutôt à celle-ci que je me suis attachée et j’ai aimé en découvrir plus sur les mœurs de l’époque (pas forcément sympathiques) qui ancre le récit dans la réalité et lui donne une vie tangible. Ce côté très historique contribue à ce que l’on croit finalement au surnaturel qui s’intègre peu à peu à l’histoire de manière subtile.

L’eau est un personnage aussi important que les femmes et tout aussi féminin. J’ai beaucoup aimé cette personnification du fleuve qui ajoute à l’ambiance du roman et m’a parfois fait frissonner. Je peux parfaitement comprendre cette fascination pour le fleuve de Kristen, tout autant que la répulsion d’Evelyn car l’auteur réussi parfaitement bien à nous retranscrire les émotions qu’elles ressentent vis à vis des flots.

En bref un roman intriguant qui propose une histoire prenante dont le lecteur ne peut que tourner les pages sans s’arrêter pour en découvrir la finalité.

par Rinne
Tu ne m'as laissé que notre histoire Tu ne m'as laissé que notre histoire
Adam Silvera   
Y’en a qui écrive avec leur imagination, d’autres avec leurs propres expériences, d’autres encore avec leur rage, leur joie, leur peine, ou simplement leur cœur…
Lui, il écrit avec ses tripes.
Je n’ai pas eu l’impression qu’il me racontait une histoire. J’ai eu l’impression qu’il se confiait. Et ça fait toute la différence.
Entre situations cocasses, larmes à l’œil et éclats de rires qui serrent la gorge, ce bouquin est un vrai ascenseur émotionnel, à la fois bourré de simplicité et profondément touchant. Encore une fois, Adam Silvera a réussi à m’émouvoir et je finis ma lecture en ayant gros sur la patate. Je suis bouleversée, attendrie, tourmentée, meurtrie et un peu ébranlé, je dois l’avouer, car je ne sais pas quoi faire à cet instant...
Voilà, c’est très étrange, mais je suis assise, là, le livre à mes côtés, fermé, et j’essaie tant bien que mal de trouver les mots pour finir ce commentaire. Seulement je n’y arrive pas, parce que je n’ai pas envie de quitter Griffin et son cœur en polystyrène, qui ressemble tellement au mien quand ELLE m’a quitté…
Je me suis sentie tellement proche de lui, j’ai tout compris, je me suis vu dans ses larmes, ses espoirs, ses blessures, ses questionnements, ses erreurs et son deuil plus que difficile…
Bref… C’était très répétitif, tout ça, c’est vrai, mais dites-vous que c’est normal, parce que la tristesse et la douleur sont répétitives elles aussi et qu’elles ne s’arrêtent pas comme ça du jour au lendemain.
Merci, Adam. Enfin non… merci Griffin.
(Où que tu sois, peu importe l’Univers parallèle dans lequel tu es, j’espère que tu seras heureux…)

par Lusylila
Les Âmes vagabondes Les Âmes vagabondes
Stephenie Meyer   
Les âmes vagabondes est vraiment un livre génial ; c'est l'un des seuls qui a autant joué avec mes émotions, au point de me faire pleurer. J'crois bien que c'est tout simplement LE meilleur de livres que j'ai lu. Bien plus émouvant et beau que l'autre saga à succès de Stephenie Meyer. Son vrai talent, c'est de faire vivre les émotions à ses lecteurs avec l'attachement qu'on porte aux personnages.
Dépassé les premières pages et un début assez difficile à prendre, je le concède, on peut plus lâcher l'histoire en cours de route. Ça serait comme abandonner les Humains aux mains des âmes ^^
On rentre vraiment dans l'histoire à ce moment là, quand Gaby rejoint les humains, et on vit vraiment cette incroyable histoire à travers elle. Alors impossible de s'arrêter, on veut toujours savoir ce qu'il se passe si on tourne la page d'après. Ce livre est vraiment addictif, je crois.
Sinon, toujours les longues descriptions de la part de l'auteur, ce qui nous permet vraiment de bien visualiser le décors, et imaginer les personnages à merveille. Ce livre vaut la peine d'être lu, malgré un début assez difficile. Parce que l'histoire qui suit et si juste, si belle, on se met si facilement à la place de Gaby, l'âme dans un corps humain, mais aussi on comprend tout à fait Mel, coincé dans la tête de son hôte.
Au fur et à mesure que l'histoire avance, Gaby est obligée de faire des choix, décisifs pour son avenir au sein de la petite communauté d'humains avec qui elle vit.
Et quand vient la fin... Ce sont ses amis qui prennent une bonne décision pour elle.
Une fin surprenante, et un second tome attendu avec impatiente... J'espère avec toujours autant d'émotions, et qu'il nous transportera comme le premier à pu le faire. J'espère aussi sincèrement que le film adapté de cette fabuleuse histoire ne sera pas raté, qu'il retranscrira les émotions du livre à merveille et qu'il transposera correctement l'histoire du roman.
Je peux dire que c'est un livre qui m'a vraiment marqué :)

De plus, j'ai acheté la version avec le chapitre bonus, et ça vallait le coup ! [spoiler]On apprend qu'est ce qui se passe dans la tête de Melanie quand elle se retrouve à nouveau seule dans son corps [/spoiler](j'crois que j'en ai trop dit pour ce qui n'avait pas lu le livre, là, non ? :P)

par Marie.

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