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Bibliothèque de Igitur : Liste d'Or

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Celle qui vient à pas légers Celle qui vient à pas légers
Jacques Réda   
Celle qui vient à pas léger, un texte en prose (dérivant au vers... parfois) écrit en direction des poètes, des penseurs et des autres, de tout ceux qui ont envie de savoir comment ça se passe, d'en savoir un peu. Son langage est simple, accessible, c'est devenu son but même, toucher au langage oral, revenir au langage parlé. Il aura fallu un paquet de recueils pour en arriver là. Il parle de Céline, de Proust, les met côte à côte et regarde, leur rend rapidement hommage, puis répond à Roubaud avec tout le respect qu'il faut quand on est un grand homme. Il nous explique aussi, le E muet, pourquoi c'est si important selon lui. Mais il le fait comme s'il nous racontait une blague. Comment est-ce possible ? C'est si évident en fait. LA différence entre TUTFOUDMOI et TUTEUFOUDEUMOI qui tout d'un coup nous entraîne ailleurs, un peu plus vers les classiques, un peu plus vers le mythe. Un simple E muet se charge de nous faire passer, sans qu'on s'en rendre compte de l'autre côté.
Source : http://www.e-litterature.net/publier2/spip/spip.php?page=ancientxt&cel=&repert=fred&titre=reda&num=210&id_auteur=&crit=

par Nymphee
Le Petit Prince - Le Grand livre pop-up Le Petit Prince - Le Grand livre pop-up
Antoine De Saint-Exupéry   
Juste pour le plaisir de repartager quelques magnifique citation de ce chef d'oeuvre. Quelques soit le nombre de lecture, on retombe toujours amoureuse à la premier page...

[spoiler][/spoiler]« les fleurs sont faibles. elles sont naines. elles se rassurent comme elles peuvent. elles se croient terribles avec leur épines »

« Si quelqu’un aime une fleur qui n’existe qu’à un exemplaire dans les millions et les millions d’étoiles, ça suffit pour qu’il soit heureux quand il les regarde. »

« je n’ai alors rien su comprendre! j’aurais du la juger sur les actes et non sur les mots. Elle m’embaumait et m’éclairait. je n’aurais jamais du m’enfuir! J’aurais du deviner sa tendresse derrière ses pauvres ruses. les fleurs sont si contradictoires. Mais j’étais trop jeune pour savoir l’aimer ».
Un secret Un secret
Philippe Grimbert   
Quel roman ! Tragique histoire,bouleversant..
Comme No et Moi, j'ai pleuré énormément,je devrais peut-être arrêter les livres dramatiques, même si ça fait du bien de verser quelques larmes des fois !
Le film est bien adapté d'ailleurs.

par Godeleine
Frankenstein Frankenstein
Mary Shelley   
Un excellent livre avec son lot de monstruosité et parfois surpris par ce récit vraiment bien écrit et pas toujours facile, car le monstre n'est pas toujours celui qui a l'apparence du monstre excellent !
qui ne connaît pas Frankestien un livre choc j'ai adoré!
Truismes Truismes
Marie Darrieussecq   
Un roman qui n'a ni queue ni tête, un style lourd. Mais à noter quand même certaines descriptions efficaces. Sinon, quelle épreuve cette lecture !

par Lysou83
Les Variations Goldberg Les Variations Goldberg
Nancy Huston   
GRANDIOSE !
Emotionnellement, c'est une œuvre incomparable, polyphonique. Trente variations pour trente auditeurs et un aria pour la claveciniste qui débute et termine ces Trente et une tranches de vie. De variation en variation, le lecteur passe dans les rangées des 30 auditeurs et s'enveloppe des pensées de chacun.
D'une plume lucide et dynamique, Nancy Huston excelle dans les styles différents de cette assistance. Tous sont liés par la souffrance, l'inexorable temps qui passe, les désunions, les nuits d'insomnie, la lassitude, la tristesse, l'envie de fumer, l'amertume, les doutes et les certitudes de l'amour, l'exil, la vocation artistique, la musicalité des tourments féminins, la lumière et les ténèbres de nos esprits, la mélodie et le silence...
L'omniprésence musicale rythme les émotions, les réflexions, les pensées et les songes de chacun. Les Variations Goldberg de Bach sont ainsi révélées à ceux qui ne les connaissent pas encore. La richesse de l'écriture émotionnelle et compatissante de Nancy Huston y est pour quelque chose, sûrement.
Les 31 petits univers de cet ouvrage se nourrissent de chacune des variations musicales, car lorsque l'on écoute réellement de la musique, nos esprits vagabondent au plus profond de nos limbes.

Techniquement, je n'ai rien lu de comparable en matière d'excellence ! Nancy Huston est proche de la perfection (oui, j'ose le dire). Ce premier roman, définit bien le talent de cette auteure.
Un titre couvre chacun des chapitres (variations), définissant un point de vue distinct. Par moment, nous arrivons en plein milieu d'une pensée (pas de majuscule – on passe d'un esprit à l'autre).
On pourrait penser qu'il s'agît d'un travail pour une thèse de musicologie, dont la portée sociale de la musique pourrait être analysée de manière approfondie. On y découvre l'importance de l'exigence physique pour que l'œuvre existe (le travail, la posture, l'entraînement, la concentration, etc...) jusqu'à demeurer invisible pour que l'on ne voit que le résultat : la musique.
On découvre aussi à quel point l'existence de ce corps (physique) est importante. La difficulté des invités de se maintenir à l'écoute, sur une chaise, devient quasi-insupportable pour certains. L'œuvre musicale sous-entend ainsi que l'on se donne « corps et âme ».
On découvre la virilité qui s'opère en jouant de la musique. L'instrument est apparenté au phallus. La musique devient masculine. La femme ne se lâche pas comme pourrait le faire l'homme. La relation avec l'instrument devient un rapport sexuel que l'on exhibe.
On pourrait écrire énormément sur les différents aspects qu'apporte ce roman pour la musique. Autant de points de réflexion que de variations énoncées. Car tous émettent un avis superficiel ou approfondie de la musique. Les voix sont entendues de manière « individuelle » dans une forme de polyphonie rythmée.
Nancy Huston est une experte de ce style. Elle écrit comme d'autres jouent de la musique. Elle accède alors au sublime comme Liliane dans l'environnement qu'elle a créé elle-même, privé et contrôlé !
Une adoration Une adoration
Nancy Huston   
Cosmo a été assassiné. Dans le but d'éclaircir le mystère entourant le meurtre, pendant treize journées (13 chapitres), une série de témoins font leur déposition à la barre du tribunal.
Puis, on s'aperçoit que le juge n'est autre que nous même... Les personnages nous parlent !
La romancière prend parfois la parole, puis vient le tour d'un couteau, d'un pont, d'un arbre. L'habituelle écriture polyvocale de l'auteure, nous amène à percer le mystère...
L'écriture de Nancy Huston nous rappelle encore une fois, la complexité, la sensualité, mais aussi la perversion, l'opacité et la cruauté du monde. J'ai adoré, bien sûr !!!
Autoportrait au radiateur Autoportrait au radiateur
Christian Bobin   
Je décrirai ce livre comme...hors du temps. L'écriture est absolument magnifique, loin des sentiers battus, traçant son propre chemin sans autre intention que celle de rester sur place. Un petit morceau de paradis.
L'Autre Visage L'Autre Visage
Christian Bobin   
Chez nous on cache son visage.
Le corps, pas d'importance. Le corps va nu sous le soleil, le blond soleil qui brûle le jour, qui brûle la nuit. Car chez nous il n'y a pas de nuit. Ce qu'on appelle la nuit c'est par commodité, quand l'amour vient aux amoureux, quand deux corps se serrent l'un contre l'autre comme deux épis de blé sous le même vent. Quand deux amants mélangent leurs jambes, on dit qu'ils font la nuit. Une nuit privée, une petite nuit de rien du tout pour deux personnes, deux corps légers sous le soleil. Même quand ils font la nuit, les amants ne se montrent pas le visage.
Interdit. Intouchable. Impensable

par Didie6
L'homme qui marche L'homme qui marche
Christian Bobin   
Un très beau texte que j'ai savouré en une fois (c'est très court), mais que j'aimerais prendre le temps de relire avant de rendre à la bibliothèque. C'est un point de vue assez particulier sur cet homme dont on a tant interprété les paroles et les actes.

par pheallys