Livres
523 922
Membres
541 956

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par dadotiste 2020-03-27T16:52:43+01:00

Fleuve noir, p.15

« Des impacts violents firent tout à coup chanter la tôle des voitures, les tuiles de la toiture. Les gens emmitouflés dans des peignoirs jaillissaient de leurs chambres, leurs visages ensommeillés levés vers le ciel. Des fusées noires et compactes surgissaient des ténèbres, par dizaines, pour s'écraser avec un bruit de chair broyée. Gabriel recula à l'abri de sa chambre, abasourdi, alors que son voisin en pyjama lui aboyait aux oreilles des “Vous avez vu ça ? C'est l'Apocalypse !”.

Oui, Gabriel avait vu. Bien sûr, qu'il avait vu.

Il pleuvait des oiseaux morts. »

Afficher en entier
Extrait ajouté par Laurine-25 2020-10-23T11:41:53+02:00

Invisible, sous l’aile ouest, à l’opposé des urgences, l’institut médico-légal occupait les locaux de l’ancienne morgue, celle créée en 1929 avec les fondations de l’hôpital. L’unité thanatologique pratiquait des autopsies, des examens sur des vivants – notamment sur les victimes de violences physiques ou d’accident – et des levées de corps à tout endroit, sous la juridiction de la brigade de gendarmerie. Ses deux médecins dressaient également des obstacles médico-légaux sur les certificats de décès en cas de mort criminelle ou suspecte nécessitant l’ouverture d’une procédure judiciaire.

Paul était accompagné de David Esquimet, le petit ami de Louise. Le garçon de morgue de trente-cinq ans avait levé le corps de la berge, avec l’un de ses employés. Esquimet dirigeait l’une des deux entreprises de pompes funèbres de Sagas et travaillait régulièrement avec la gendarmerie. Son père s’était occupé de la femme de Paul lorsqu’une sclérose en plaques l’avait emportée, dix-huit ans plus tôt. Il poussa une lourde porte métallique.

— C’est moche, ce qui est arrivé à cette femme. On croit toujours que ça se passe ailleurs, ce genre de truc. Il y a des malades partout.

Afficher en entier
Extrait ajouté par ceaime2B 2020-08-26T16:19:45+02:00

Il ne savait pas s'il s'en sortirait, mais peu importait. dans le trou noir de sa mémoire, il se souvenait comme si c'était hier de cette phrase, prononcée douze années plus tôt, ce soir où il avait noté le nom des clients de l'hôtel de la Falaise dans le registre. "je te retrouverai, Julie; je te jure que je te retrouverai."

Spoiler(cliquez pour révéler)C'était désormais chose faite. Il avait retrouvé son enfant.

Afficher en entier
Extrait ajouté par ceaime2B 2020-08-26T16:13:37+02:00

Il disparut au fond du couloir en direction du garage, trainant sa jambe droite. Gabriel comprit, à cet instant, que son passé serait un interminable fil de barbelés qu'on allait dérouler. On ne lui relaterait jamais les joies, les rires, le répit, juste la souffrance et la mort.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Fanny-135 2020-08-11T21:49:06+02:00

Un roman est un jeu d'illusions, tout est aussi vrai que faux, et l'histoire ne commence à exister qu'au moment où vous la lisez.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Fanny-135 2020-08-11T21:46:54+02:00

Nous, les humains, on n'est pas pareils. On a beau être en groupe, on reste individuels. Égoïstes.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Princihaingo 2020-08-01T14:24:43+02:00

Je ne sais pas ce qui est pire : rester prisonnier du passé ou avoir oublié.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Princihaingo 2020-08-01T14:23:36+02:00

Dans tous les domaines, Gabriel était largué. Il était un habitant de 2008 propulsé dans le futur par une machine à voyager dans le temps, avec le pire dans ses bagages. Un survivant dans l’ignorance.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Princihaingo 2020-08-01T14:22:17+02:00

On supprimait les tatouages pour renier, oublier, faire une croix sur le passé.

Lorsque le feu qui vous avait poussé à endurer la douleur de l’aiguille imprégnée d’encre s’était éteint…

Afficher en entier
Extrait ajouté par Princihaingo 2020-08-01T14:21:03+02:00

Les traces d’une présence féminine se manifestaient là aussi – deux brosses à dents dans un verre, un shampoing pour cheveux colorés. Il avait vécu avec cette femme qui avait ruiné sa vie. Il imaginait à peine son état chaque fois qu’il la serrait contre lui. L’impression, certainement, de valser avec le diable.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode