Livres
567 514
Membres
622 124

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Illusions perdues



Description ajoutée par Artemisya 2013-02-28T10:44:52+01:00

Résumé

Illusions perdues raconte le destin de deux amis, l'imprimeur David Séchard et le poète Lucien de Rubempré. L'un restera à Angoulême, l'autre partira pour Paris à la recherche de la gloire. Comédie des mœurs provinciales et parisiennes, fresque sur les milieux de la librairie, du théâtre et du journalisme à Paris aux alentours de 1820, ce roman est plus qu'un roman. Il est tous les romans possibles. En lui coexistent l'épopée des ambitions déçues, le poème lyrique des espérances trompées, l'encyclopédie de tous les savoirs. Avec Illusions perdues, Balzac nous donne le premier roman total, réflexion métaphysique sur le sens d'une société et d'une époque placées, entre cynisme et mélancolie, sous le signe de la perte et de la désillusion.

[Description de l'éditeur Folio 2013]

Afficher en entier

Classement en biblio - 336 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par RMarMat 2015-10-04T17:42:43+02:00

« le Journal au lieu d'être un sacerdoce est devenu un moyen pour les partis ; de moyen, il s'est fait commerce ; et comme tous les commerces, il est sans foi ni loi. Tout journal est, comme le dit Blondet, une boutique où l'on vend au public des paroles de la couleur dont il les veut. S'il existait un journal des bossus, il prouverait soir et matin la beauté, la bonté, la nécessité des bossus. Un journal n'est plus fait pour éclairer, mais pour flatter les opinions. Ainsi, tous les journaux seront dans un temps donné lâches, hypocrites, infâmes, menteurs, assassins ; ils tueront les idées, les systèmes, les hommes, et fleuriront par cela même. »

Afficher en entier

Commentaire le plus apprécié

Diamant

C’est important de le dire et de l’écrire de nouveau même si des générations et des générations de lecteurs de Balzac l’ont éprouvé. Mais ce roman est une pur merveille... Et je ne risque d’étonner personne en disant que j’ai adoré le lire. Il est d’une incroyable richesse ! J’en reste presque sans pouvoir à exprimer l’extrême réalisme et la vitalité qu’a mis Balzac dans ses personnages et cette histoire.

Ce roman est découpé en trois parties qui pourraient presque se lire indépendamment les unes des autres. Mais qui mises bout à bout,semblent esquisser nos propres désillusions et nos propres expériences.

L’intrigue est magistralement menée du début à la fin et c’est impossible de s’ennuyer à cette lecture. Cette « comédie humaine » est un des chef d’œuvre de la littérature française tant par l’universalité des thèmes sociétaux abordés que par la complexité de ses personnages véritablement représentatif de la nature humaine ; aucun n’est tout blanc, ou tout noir. On les voit changer, évoluer, se comporter différemment en fonction des événements auxquels ils sont confrontés.

Alors comment commenter ce roman sans en dévoiler les grandes lignes. Qu’écrire de plus qui vous donnera envie de vous plonger dans ce livre. Vous parler de Lucien et de Madame de Bargeton de laquelle il se croit aimer. Vous décrire Angoulême et ces rivalités entre petits nobles et bourgeoisie. Paris et la façon dont cette ville et ses gens ont brûlé les ailes du jeune de Rubempré… Inutile, Balzac le fera avec plus de talent et de vie que moi.

Quelques fragments restent à ma mémoire. Comme la façon qu’à Balzac de dépeindre l’univers impitoyable et même peu flatteur du monde de l’édition et du journalisme. C’est même corrosif par moment ; à tel point que ça sent le vécu ! Finalement être talentueux n’est pas sans risque et ne suffit malheureusement pas dans notre société. Et les requins, les fourbes d’aujourd’hui ne sont guère différents de ceux d’hier.

J’ai également été impressionné par la façon dont Balzac déploie la savante machinerie de l'extorsion de l'invention de David par le biais des lois, le concours des créanciers et l'entremise d’hommes sensés être les garants de l'équité sociale… jusqu’à la ruine total. C’est évident, Balzac règle ici ses comptes avec les usuriers, banquiers, notaires, avocats et autres juges.

Et la fin… La fin est sublime ! ET pour ceux qui se seront accroché, fait l'effort de dépasser les premières pages, quelle récompense... Je me suis même étonné d'arriver si vite au point final. Sur, vous n'aurez pas envie de vous en arrêter là. Tout comme à moi, plongez-vous dans la suite : Splendeurs et misères des courtisanes.

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Commentaire ajouté par Whale 2021-09-28T15:13:47+02:00
Argent

Un roman coupé en 3 parties, nous décrivant le monde du journalisme, de l'édition, de la librairie et de l'imprimerie du XIXe siècle à Paris. De façon assez fataliste, Balzac nous dépeint une société faite d'orgueil, de cupidité, d'opportunisme, de magouille, de mensonge, de tromperie et de vice. Il s'y dégage beaucoup de cynisme et d'ironie dans sa plume. Il décortique et détail tout, il nous pousse à la réflexion et à l'analyse.

De façon minutieuse, il nous dresse un portrait de la vie provinciale et parisienne. Le récit est riche en personnages (bourgeois, nobles, artistes, journalistes, écrivains, libraires, etc.) et en descriptions.

Paris, dans toutes sa splendeur, abrite aussi bien la richesse que la pauvreté, la laideur comme la beauté, la vérité et le mensonge.

La 1re partie est courte et nous présente les personnages principaux.

La seconde partie est la plus longue et est plus rythmée. Elle raconte l'arrivée de Lucien à Paris et tout ce qu'il va y découvrir et vivre. Celui-ci est un jeune homme gâté par sa famille, beau, ambitieux, vaniteux, malléable, influençable, imbu de sa personne et hypocrite. Malgré ses bonnes intentions, il est très souvent dans la contradiction et choisit toujours la voie de la facilité. Il justifie ses actions et croit mériter gloire et richesse sans avoir à travailler pour cela.

À travers Lucien, on découvre la différence entre la province et la capitale. Le fossé entre les deux est grand, tout comme les désillusions de la vie à Paris.

La troisième partie contient beaucoup de longueurs et a un rythme plus lent.

J'ai été vite projeté dans l'histoire que j'ai trouvée très intéressante, riche et palpitante. Les nombreuses descriptions et les échangent assez techniques alourdissent parfois le texte et apporte des longueurs dans le récit. Aussi suis-je passé rapidement sur certains passages. Mais cela n'en reste pas moins une très bonne lecture que j'ai appréciée bien plus que je ne le pensais en le commençant.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Callliope 2021-09-21T18:42:12+02:00
Bronze

Balzac a sans aucun doute révolutionné le roman mais pour autant, j'ai beaucoup de mal avec ces digressions de six pages, qui sont difficile à passer... Dans l'ensemble le style est bon et le roman extrêmement bien construit mais ces longueurs font de la lecture une expérience difficile.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par LesRosesDeTrianon 2021-09-03T20:25:32+02:00
Or

Un livre qui ne fait pas moins de 820 pages dans mon édition et qui pourtant est incroyablement intéressant. Balzac arrive à rendre le plus petit détail passionnant et ces personnages vivants, proches du lecteur et d'une certaine actualité encore aujourd'hui.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par nathaliTay 2021-04-19T05:04:52+02:00
Diamant

C’est en toute humilité que j’écris ce commentaire sur une œuvre qui a suscité d’innombrables études et qui pourrait toujours inspirer de nouvelles thèses. En bonne élève, j’ai lu les trois tomes de cette trilogie en ordre chronologique et cela a fortement contribué à sa compréhension et par la bande, à son appréciation. À ceux qui souhaitent découvrir Balzac, je conseille donc de commencer avec « Le père Goriot » avant « Les illusions perdues » et poursuivre avec les « Splendeurs et misères des courtisanes ». Le plaisir sera plus intense et vous aurez ainsi une base solide pour poursuivre, si vous le désirez, la quête de «La comédie humaine». Il est entendu qu’au moment de cette lecture, j’eusse peu de connaissances des romans classiques français et j’ai trouvé ardue la première partie. Cette persévérance fut bien récompensée car c’est avec cet ouvrage que j’ai eu la piqûre balzacienne et ce fut pour moi des années de découvertes intenses. Beaucoup de sujets traversent ce bouquin, à commencer par le début du capitalisme qui transforme, entre autres, le milieu littéraire. Les nobles n’ouvraient plus ou peu leurs salons pour lancer les carrières des poètes qui devaient s’en remettre aux éditeurs dont le seul critère pour une publication repose sur le potentiel de vente et non sur le talent. Une désillusion parmi tant d’autres pour Lucien, notre antihéros, qui apprendra à ses dépens que son charme et son potentiel d’écrivain ne seront pas suffisant à la réalisation de ses rêves. Réalisé en trois mois, ce livre demeure le plus volumineux de Balzac et pour le livrer à la date prévue (alors que l’avance de l’éditeur était déjà dépensée et que des créanciers attendaient toujours), l’auteur, qui a dû carburer au café afin de rester réveillé, mit trente-six heures pour le finaliser.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Na_nou 2020-06-02T09:47:10+02:00
Lu aussi

Malgré quelques aspects intéressants, c'est un roman beaucoup trop lent pour moi, je n'ai vraiment pas accroché.

Ça a été ma dernière tentative de lire du Balzac, son style n'est pas pour moi...

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Florilege 2020-05-05T17:54:57+02:00
Argent

Un roman à double-tranchant, qui a su me plaire, mais aussi me déplaire. Certains aspects comme les relations, la course au pouvoir, la vie familiale ou les machinations m'ont plus. Néanmoins, le sur-développement de ces fresques m'a quelque peu refroidie, comme par exemple la longue introduction des différents personnages secondaires ou ternaires, ou encore l'explication technique de certaines machinations. De plus, je n'ai pas réussi à apprécier, à soutenir, le personnage de Lucien à partir de la deuxième partie. Cependant, la fin du roman m'a conquise, et je pense lire la suite.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Braise 2019-02-09T22:55:40+01:00
Lu aussi

Voici probablement l'un de mes romans préférés, de Balzac. J'ai beaucoup apprécié ce qu'il dégageait.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Wiise_Giirl 2018-12-30T21:17:24+01:00
Bronze

Un très beau roman, qui est un vrai plaisir à lire

Afficher en entier
Commentaire ajouté par hugotisdent 2018-12-18T09:46:17+01:00
Diamant

Je viens de terminer la relecture des Rougon Macquart de Zola...

Je m'attaque à un autre monument de la littérature : Balzac...écriture magistrale mais plus difficile que celle de Zola ! Les illusions perdues ...Chef d'oeuvre de Balzac écrit, paraît-il, en trois mois. On y suit le parcours chaotique du jeune Lucien Chardon aspirant à devenir Rubempré, poète ambitieux mais sans énergie. Peinture de la petite bourgeoisie provinciale de l'époque, puis des impitoyables salons Parisiens, ce livre se déguste sans modération :)

Afficher en entier
Commentaire ajouté par MiMiCocotte 2018-10-17T22:36:48+02:00
Or

Mon premier coup de coeur pour un Balzac. L'histoire est intéressante et passionnante, même si Lucien m'était antipathique. Le foisonnement de personnages peut gêner mais on apprécie quand même le génie de Balzac.

Afficher en entier

Date de sortie

Illusions perdues

  • France : 2001-01-15 - Poche (Français)

Activité récente

Looffy l'ajoute dans sa biblio or
2021-08-04T19:24:44+02:00

Évaluations

Les chiffres

lecteurs 336
Commentaires 22
extraits 32
Evaluations 52
Note globale 7.54 / 10

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode