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Immortel ad vitam



Description ajoutée par Dorian-Lake 2018-06-05T11:06:35+02:00

Résumé

Fred n’est pas un loup-garou, ni un ange gardien. Il n’est pas de ces pâles suceurs de sang qui font tomber comme des mouches des lycéennes au brushing impeccable. D’ailleurs, tout le monde sait que ces bestioles-là n’existent pas. Fred a un physique banal et les poches trouées. Il n’arrive pas à garder une fille plus de trois semaines et sort de prison. Pour couronner le tout, c’est le jour où il essaie de se foutre en l’air qu’il apprend qu’il est immortel. Fred n’a pas de chance.

Jean, lui, est flic. Il pensait avoir tout vu après trente ans passés a la Crim’. Mais voilà qu’un beau jour, un de ses cadavres se paye le luxe de se tirer de la scène de crime. Pour lui c’en est trop et il est bien décidé à le retrouver. Il ne manquerait plus qu’il parte en retraite avec une affaire non élucidée...

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Classement en biblio - 12 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par GabrielleViszs 2018-10-10T14:45:51+02:00

Nous avons passé notre première soirée à trois à batailler sur l’affaire Cassan, comme nous l’appelions. Nous échangions nos points de vue et nos idées, échafaudions les théories les plus barrées et préparions le terrain pour les recherches du lendemain.

— Bon c’est pas le tout les enfants, mais je n’ai plus vingt ans. Je vais dormir, lâcha Jean en fin de soirée.

Il partit plus vite qu’une gifle un soir de beuverie, nous laissant seuls Léa et moi.

Un silence un peu gêné s’installa.

— Tu m’en veux toujours ? demandai-je timidement.

— Honnêtement, oui.

Mes épaules s’affaissèrent de quelques centimètres.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par GabrielleViszs 2018-10-10T14:44:43+02:00
Argent

Je remercie Dorian de la maison d'éditions Noir d'Absinthe pour m'avoir proposé de découvrir ce livre. Le résumé m'a tenté de suite et même si la couverture n'est pas trop de mon goût, elle a un petit quelque chose de "bizarroïde" dans ses nuances de gris.

Fred est pompier. Alors qu'il intervient sur un accident, la victime l'attrape par le bras et s'excuse. Les doigts de Fred serrent le cou de la victime. Résultat ? Fred prend plusieurs années de prison pour meurtre. A sa sortie, il a tout perdu, famille, amis, sa vie complète s'est perdue en chemin. Il ne cesse de chercher pourquoi il a fait cela, sachant qu'il a senti comme une force en lui l'amenant à prendre la vie de cet homme. Il décide d'en finir avec cette vie pourrie. Un flingue et paf, la balle est tirée. De la cervelle sur le plafond, les murs, pourtant il rouvre les yeux comme si de rien n'était. Il est devenu immortel. Fred se retrouve dans une sacrée panade, surtout lorsqu'il est témoin de la noirceur des gens qui l'entourent.

C'est une histoire de deux personnes qui vont se rencontrer. Fred, dont tout est dit au dessus et Jean, un vieux flic à la criminelle. Les emmerdes, Fred va en avoir tout un lot, jusqu'à ce que sa route rencontre celle de Jean. Une affaire le taraude et sa recherche en quête de vérité va l'amener bien plus loin que son esprit ne puisse imaginer. Il faut dire qu'un macchabée qui se relève et se tire d'une scène de crime, il y a de quoi se poser des questions. Jean est tenace, tellement qu'il se voit partir à la retraite plus tôt que prévu. Il dérange et fouine où il ne faut pas. Lorsque les deux vont s'apercevoir qu'ils sont "complémentaires", ils vont aller à la recherche de ce qui travaille Fred : son immortalité. Impossible d'en finir, ce truc là qui traîne en lui ne peut pas le laisser décider de sa fin de vie. Une amitié qui va se renforcer entre ces deux-là.

Sur un ton d'humour plutôt sympathique, nous suivons les deux compères dans une course contre la vie. Au passage, rajoutez une jeune femme, Léa qui était amoureuse de Fred lorsqu'ils étaient dans la même école élémentaire. Ils se retrouvent, il ne lui parle pas du fait qu'il a passé un séjour en prison, cela donne de sacrés conflits lorsqu'elle va l'apprendre d'un autre. Fred est blasé de la vie, pour vouloir en finir. Jean est un ancien, un qui voit sa génération devenir indésirable. Léa est fraîche, pimpante et joyeuse. Elle relève un peu ce manque de peps entre les deux hommes. Le flic, le "méchant" et la fille, cela pourrait faire un bon western fantastique.

Les chapitres sont courts qu'on n'a pas envie de s'arrêter entre deux. J'ai beaucoup aimé le début de l'histoire, la façon dont ils se rencontrent tous. Et puis à un moment précis, je me suis demandée pourquoi ? Et j'ai eu du mal à voir où tout cela allait nous amener. Ce qui est bien, c'est cet humour noir, ce cynisme qui se propage tout du long du récit, jusqu'à ce qu'il se fasse détourner de son but premier. Le fait d'avoir l'histoire vu par Fred et Jean est très sympathique. Avec Fred, c'est le côté je prends la vie comme elle vient, je la subis, pour Jean, c'est lui qui l'attrape à bras le corps, la secoue dans tous les sens pour en extraire le meilleur (ou pas).

Je pense en avoir bien trop dit déjà sur cette histoire. Plusieurs morales en découlent. J'ai beaucoup aimé le fait qu'il faut s'accrocher pour vivre, tout comme voir au-delà de ce que le visage nous montre. Ce n'est jamais facile, mais il faut pouvoir dépasser ses propres limites. L'enquête qui va les emmener loin de chez eux est intéressante, j'ai juste eu un peu de mal à y voir clair.

En conclusion, un policier fantastique qui sort de l'ordinaire. Bon, je l'accorde, le policier combiné au fantastique de ce type je n'en ai lu que très peu. Une fin qui nous laisse avec une question : qu'aurions-nous fait à leur place ? Pour ma part, la question se pose toujours.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/immortel-ad-vitam-cecile-pommereau-a148874646

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Commentaire ajouté par Arkane 2018-10-06T09:02:25+02:00
Argent

La couverture apporte d’emblée une sensation de malaise, d’oppression. Le simple fait de présenter la silhouette monochrome d’un homme avec un pistolet sous le menton sur un fond blanc annonce la thématique du roman. Pas de trace de fantastique dans cette représentation. Même la silhouette du policier, habillement glissée dans la manche du personnage suicidaire, arbore le signe de la police. Cette couverture pourrait être celle d’un thriller. Les dégradés sombres et ternes utilisés renforcent encore cette impression. Ici, la locution latine « ad vitam æternam » a été détournée en « immortel ad vitam ». Le titre sous forme d’étiquettes et la typographie sont, selon moi, tout à fait adaptés à l’ensemble.

Le résumé nous dresse la présentation des deux héros de ce roman et le tableau n’est pas reluisant pour le premier d’entre eux Fred, looser par excellence. Jusqu’au jour où il apprend qu’il est immortel. La bonne blague pour celui qui cherchait juste à se suicider tranquillement. De son côté, Jean, flic proche de la retraite se voit assigner une enquête sauf que l’un des cadavres se sauve de la scène de crime. Comment ne pas se poser des questions et chercher à en savoir plus avec un résumé pareil ? Il remplit ici totalement sa fonction en posant de manière claire et concise à la fois les protagonistes et les bases de ce récit.

L’histoire débute par la présentation de Frédéric, le « héros » à qui le hasard (et un motard mortellement blessé) va jouer un mauvais tour. Une décharge électrique intempestive et le voilà accusé d’homicide involontaire. Il va donc écoper d’une peine de prison qu’il purgera en partie avant d’être relâché pour bonne conduite. Libre, certes, mais dépressif, il tente de mettre fin à ses jours. Et là, il se passe une chose incroyable. Il reste en vie. Étonnant, n’est-ce pas ? L’histoire aurait pu en rester là, mais voilà, Fred n’a pas de chance et lorsqu’il se trouve pris à partie dans un règlement de comptes en pleine rue, qui se prend une balle ?

Et l’aventure commence…

Des protagonistes désabusés…

D’un côté, nous avons Frédéric, trente-deux-ans, ex-pompier, ex-taulard qui est un champion dans le genre type blasé. Frédéric ou l’homme qui n’a pas de chance… Il n’a pas un physique de rêve et sa vie sociale est proche du Néant, sa famille a coupé les ponts et son pépé est mort. Entrer dans sa tête, c’est assurément déprimer. Il broie du noir à longueur de journée. Ce n’est pas le héros classique friand, beau et qui se sort de toutes les situations. Non, Fred est passif et il subit. Et puis, au fil des pages, on voit émerger un homme sensible aux autres, qui en devient attachant.

Jean Renault, policier dépassé par les jeunes générations, mais intègre et réfléchi, se trouve mêlé à une curieuse enquête : un cadavre disparaît de la scène de crime. Voilà qui bouscule son existence monotone axée uniquement sur son travail aux dépens de toute vie sociale et son esprit cartésien. Intrigué par cette disparition inexpliquée, le voilà avec des services de police sur le dos pour tenter d’expliquer l’inexplicable. Mais Jean est tenace et il va réussir à retrouver Fred. Oui, mais comment expliquer ce qui n’a aucun fondement logique ?

Un duo improbable et en même temps tellement complémentaire. J’ai apprécié leurs échanges au fil de ma lecture. L’un apporte de la fantaisie à une existence réglée comme du papier à lettres et l’autre amène une vision plus apaisante de l’existence. On note une réelle évolution lorsqu’ils se rencontrent et cheminent ensemble pour découvrir le fin mot de ce mystère. Des personnages secondaires se greffent à cette équipe de choc et apportent un peu de mouvement à la quête de Fred et Jean. Léa est un personnage que j’ai apprécié. Elle apporte une touche féminine à l’ensemble du récit.

Une aventure étrange…

La notion de fantastique se mélange harmonieusement avec la vie courante. Impossible de ne pas chercher à en savoir plus. Les quelques rebondissements qui ponctuent ce court récit permettent de casser la routine de la lecture par des révélations bienvenues. Les chapitres sont courts ce qui n’entraîne pas de perte de rythme, même s’ils sont de quantité inégale.

Ce récit à deux voix permet de comprendre les pensées des personnages. Le vocabulaire est adapté en fonction du personnage qui apparaît et la narration à la première personne accentue cette immersion. Phrasé familier chez Fred, plus tempéré et analytique chez Jean. La plume de l’auteure est prometteuse, pleine de dérision et de cynisme. J’ai adoré cet humour noir dont elle parsème ce récit.

On ressent bien la lassitude de ces héros celle de sa propre vie pour Fred, celle de la société qui l’entoure en ce qui concerne Jean. Le destin les réunit pourtant. Ensemble, ils vont vivre des aventures assez désopilantes à la recherche de ce phénomène inexplicable qu’est l’immortalité et en découvrir l’origine. Car si bien souvent, l’immortalité apparaît comme un don, n’est-elle pas au fond plutôt une malédiction ? En parallèle, ils poursuivent aussi une quête plus personnelle. La fin nous offre un beau moment. J’avais peur que la chute ne gâche l’ensemble, mais il n’en est rien et tout se tient.

Pour clore cet avis, je dirais que ce récit sort des sentiers battus, en mêlant avec brio plusieurs genres qui forment un récit cohérent et addictif.

Un seul bémol : la lecture a été trop rapide.

Mais aurait-elle été si savoureuse autrement ?

Je vous laisse juge…

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Commentaire ajouté par AlexianeTh 2018-10-05T18:40:52+02:00
Bronze

Fred a une vie dite « merdique. » Ancien pompier sorti de prison pour un crime dont il est accusé aussi étrange qu’invraisemblable, il subit son quotidien, esseulé, enchainant les déboires et les déceptions. Mais tout est pire encore lorsqu’il décide de mettre fin à ses jours. L’existence dans son ironie entière termine de se jouer de lui : le voilà immortel ! Et plongé jusqu’au cou dans une sordide affaire de mafias.

Jean Renault est officier de police proche de la retraite. Il pensait avoir tout vu et tout vécu… mais un mort qui disparait avant l’arrivée de son équipage ? Jamais. Troublé, piqué par la curiosité et avide de comprendre, « le vieux » décide d’enquêter pour retrouver ce macchabée qui, pour lui, est trop désireux de vivre pour rester mort.

Immortel Ad Vitam est un petit ovni qui entremêle plusieurs genres en un seul roman. Est-ce que nous avons un polard ou un récit fantastique ? Un feel-good ou un ouvrage initiatique aux reliefs philosophiques ? Il est un peu de tout cela, intégrant même une romance discrète. Il faut croire que chaque lecteur est susceptible d’y trouver son compte, à condition d’apprécier l’humour noir et le cynisme des protagonistes qui ont une langue bien acérée et peu avares de répliques acerbes.

Il est question de plus de deux cents pages d’humour (qui confirme le métier de Cécile Pommereau en soi !) et de plusieurs quêtes entre deux personnages forts : Jean et Fred. Chacun a ses chapitres, narrés à la première personne du singulier et au passé. La construction de ces parties est d’ailleurs quelque peu atypique ou, du moins, rarement vue. Elles ne connaissent pas de réelle régularité dans leur longueur. Coupées en fonction des besoins de la narration, ce sont de petites montagnes russes jouant à l’effet ping-pong. Deux narrations qui se renvoient la balle, comme si elles communiquaient entre elles ou qu’en une seule scène, nous passions d’un côté du miroir pour basculer de l’autre en moins d’une minute. Peut-être est-ce une bonne métaphore de la relation qu’entretiennent Jean et Fred ; l’on peut retrouver cette impression dans leurs dialogues. Cet aspect présenté agrémente une rythmique non pas soutenue, mais dynamique. Difficile alors de s’ennuyer.

Les pages défilent et s’enchainent, nous restons happés par ce rythme et par ce que vivent les deux héros. En quelques heures à peine, il est possible de terminer notre lecture.

[pour lire toute la chronique : http://marmiteauxplumes.com/immortel-ad-vitam-de-cecile-pommereau/]

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Commentaire ajouté par marie-nel 2018-09-24T11:37:01+02:00
Or

Je découvre Cécile Pommereau avec ce roman aux genres multiples. Il y a une dose de fantastique se mêlant intimement avec la réalité, une dose de polar et un soupçon de romance et d'humour, tous ces ingrédients se mélangent et donnent une lecture attrayante et addictive. La plume de l'auteure concise, précise, incisive ne laisse pas de répit, je me suis retrouvée happée dès le début, il commence fort et le rythme est maintenu tout le long du roman.

J'apprécie la façon dont Cécile Pommereau a construit cette histoire, elle donne la parole à ses deux protagonistes, on alterne donc entre des chapitres raconté par Fred et d'autres par Jean. Tout est à la première personne du singulier, je me suis mise ainsi dans la peau de chaque personnage facilement. Un point fort pour moi est que l'auteure a su s'adapter à chacun des personnages et de changer de ton ou de vocabulaire selon que c'était Fred, jeune homme, ou Jean, plus âgé et proche de la retraite.

Pour parler du contenu, on fait donc la connaissance de Fred, un pompier qui va secourir une personne et recevoir une décharge électrique en lui tenant le bras. Un geste indépendant de sa volonté va créer un accident pour lequel il sera mis en cause et mis en prison. À sa sortie, il a le moral plus bas que terre et cherche à se suicider, et là, il découvre qu'il se réveille, qu'il ne meurt pas... Jean, quant à lui, est policier et va tomber des nues le jour où le mort d'une scène de crime disparaît. Ces deux personnes vont se rencontrer fortuitement, et va ainsi commencer pour eux une quête sur l'origine du phénomène d'immortalité, comment cela se passe. Ils vont essayer de remonter jusqu'au premier homme ayant connu la même chose que Fred et Jean.

Ils forment un duo impayable, la jeunesse de Fred va faire beaucoup de bien à Jean, et inversement, la sagesse de Jean va aider Fred. D'autres personnages viennent se greffer sur ce duo, tous très bien travaillés par l'auteure. Celle-ci fait passer de beaux messages à travers ce roman, sur l'amitié, la vie et la mort, le vieillissement, la perte d'un être cher, et ce que l'immortalité peut avoir comme côtés positifs et négatifs aussi.

J'ai passé un très bon moment de lecture, je n'ai pas vu passer le temps, une fois plongée dedans, difficile de décrocher de l'histoire. Le côté surnaturel et fantastique de l'immortalité est mélangé avec brio à la réalité de la vie. Le final est bien amené et peut paraître surprenant, je ne m'attendais pas à cela, c'est une fin ouverte, à chacun de nous de s'imaginer ce qu'il va pouvoir suivre. Cela peut déranger, mais moi j'aime bien avoir le choix de ce que deviennent les héros.

D'ailleurs, Cécile Pommereau nous conseille de lire une nouvelle courte et gratuite téléchargeable sur le site de la maison d'édition, Les larmes de Cernunnos donnent des explication sur certains faits se passant dans le roman, c'est une nouvelle de pure fantaisie, pleine de magie et j'ai trouvé qu'elle apportait certains éclaircissements sur le final.

Je ne peux que vous recommander la lecture de ce roman, je suis contente d'avoir découvert Cécile Pommereau, sa plume et sa façon de raconter, je vais la suivre de près pour ne pas rater ses prochains écrits. Même si vous n'aimez pas le genre du fantastique, vous pouvez lire ce roman, la fantaisie est minutieusement dosée et parfaitement mélangée à la réalité. Moi j'aime beaucoup !

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Commentaire ajouté par Bluenn 2018-09-16T15:31:44+02:00
Argent

Ma chronique complète: https://ombrebones.wordpress.com/2018/09/16/immortel-ad-vitam-cecile-pommereau/

Pour résumer, Immortel Ad Vitam est une lecture détente. Un chouette petit roman court qui vous mettra de bonne humeur avec des personnages attachants et un rythme maîtrisé. Cécile Pommereau signe une œuvre agréable dont je recommande la lecture pour les jours où le moral n’est pas au beau fixe.

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Commentaire ajouté par Cyrielle-1 2018-09-03T15:15:22+02:00
Argent

Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais quand j'ai accepté de m'occuper de Immortel Ad Vitam en SP... à quelque chose plein d'humour noir, à un polar à la limite de thriller qui maintient en haleine et le coeur battant durant toute la lecture... Si ce petit roman est bel et bien un page-turner, ce n'est pourtant pas pour ces raisons... mais ça n'en fait pas un point négatif pour autant.

La plume de Cécile est fluide, et chaque chapitre nous plonge tour à tour dans le point de vue de Fred ou de Jean. Chaque nouvelle page en fait des personnages auquel on s'attache et on ne demande qu'à en savoir plus sur eux. Cécile, plus que de nous raconter une enquête policière et/ou paranormale pour découvrir les origines de cette immortalité, nous narre surtout la rencontre entre ces deux hommes, le lien qui se tisse entre eux, et aussi leur vision sur la vie, sur leur façon de vivre leur existence...

Moi qui ne suis d'habitude pas très friande du genre "tranche de vie", je me suis prise à apprécier grandement ce petit roman et à vouloir découvrir où Fred et Jean allaient se retrouver au fur et à mesure des pages. Un peu comme Fred à la fin, j'ai l'impression qu'on m'a "refusé les dix dernières minutes du film", mais ça n'en rend les choses que plus savoureuses. On n'a pas forcément besoin de savoir, même si l'envie nous titille d'avoir le mot de la fin... parfois, la sensation de ne pas l'avoir est plus agréable encore. Mais ça, vous le saviez déjà à mon propos après ma chronique sur L'Espion de la Reine !

Je le conseille vivement tant aux gens qui apprécient le genre de l'imaginaire, le policier, et les tranches de vie! Ce roman touche à tout et marie habilement les genres, pour en faire une pièce unique, comme la plupart des autres ouvrages de Noir d'Absinthe​.

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Commentaire ajouté par leslecturesdEsmeralda 2018-06-22T12:14:06+02:00
Diamant

L'avis d'Esméralda :

Voici une lecture très originale et atypique. Pourquoi atypique ? Cécile Pommereau adore jouer avec les genres et surtout n’hésite pas à nous plonger dans un polar qui a tout d’un fantastique. Et mon Dieu, qu’est ce que j’adore ce genre de risque. Les codes sont cassés. Style, tu mets tout dans un milkshake, tu secoues énergiquement et ça te donne quelque chose d’explosif. Surtout quand c’est maitrisé à la perfection par Cécile Pommereau. Alors si tu n’as pas compris entre les lignes ou mes sous entendus : j’ai totalement kiffé cette lecture. Je n’en veux même pas à l’auteur que le roman soit court, car du début à la fin c’est d’une intensité sensationnelle et indéfinissable. Les personnages sont la cerise sur le gâteau. Des personnages avec de fortes personnalités. Cécile Pommereau les décrit avec une telle finesse si bien que le résultat est époustouflant.

Fred est le gringalet que tu croises souvent sans y prêter gare. Si l’uniforme du pompier ne lui allait pas aussi bien, il n’aurait aucune vie sociale. Mais c’était avant. Aujourd’hui, c’est la grande solitude, la déprimante. Celle qui bouffe un homme. En grand croyant qu’il n’est pas, la solution à tout ses problèmes c’est la balle dans la cervelle. Cervelle qui se retrouve projeté au plafond et autre interstice malicieux. Mais pour Fred, le roi des gaffeurs et des situations inextricables, la balle n’a pas eu l’effet escompté, pour preuve : les taches indescriptibles de son salon. A sa grande surprise Fred est immortel, ce qu’il en déduit. Une situation totalement grotesque mais aussi véridique et visible qu’un bouton au milieu de la figure. Et tous les aléas qu’il va vivre pendant plusieurs jours vont le conforter dans son état qui n’a rien d’ordinaire. Fred est un homme pas très sur de lui. Il attire les problèmes aussi bien qu’un aimant aimante. Les situations délicates, c’est son dada. Sacré Fred, va ! Il est quand même mignon. Tu ne peux que t’attacher à lui et le soutenir dans cette quête extraordinaire. Fred, c’est le niais dans toute sa splendeur, illuminé par moment par un éclair d’intelligence. Il est comique ce Fred !

Depuis sa mort mise en banque route par la vie, Fred se retrouve dans des situations peu confortables. Et son nom clignote en rouge dans les services de police, plus précisément dans les bureaux de Jean. Flic depuis toujours. Un vieux de la vielle. Un roublard. Les enquêtes c’est sa vie. Il doit les mener au bout. Et quand un corps se fait la malle, sans prévenir, il n’en faut pas davantage à Jean pour s’y coller 24/24h. Jean est un dur de chez dur. Une personnalité à l’opposé de Fred. Malin, vicieux, têtu, forcené, Jean a un sacré tempérament. D’ailleurs il va en avoir besoin pour affronter ce que lui réserve la vie.

Outre le fait que la trame est sensationnelle, que les personnages sont tip top, ce livre est généreux par ce qu’il en dégage. Une sorte d’initiation sur un fond d’amitié intergénérationnelle. Ce livre est riche en moment épique, en réflexion intense et de parties de pêche. La vie n’a jamais été aussi fédératrice lorsque la mort s’échappe.

Si t’es fan de lecture qui sorte de l’ordinaire, alors voici ta prochaine. Je l’ai dévoré, je l’ai adoré et je l’ai croqué à pleine dents. La plume de Pommereau est pétillante, fraîche et addictive.

Un super coup de cœur inattendu pour cette découverte qui peut être aura une suite.

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Commentaire ajouté par Dorian-Lake 2018-06-05T11:07:24+02:00
Or

J’ai beaucoup aimé ce roman, qui m’a fait passer un excellent moment et que j’ai lu presque d’une traite. Le style est très bon, les mots sont bien choisis. Les dialogues sont écrits avec soin et talent, bien sentis, ce qui est loin d’être évident.

Au niveau des personnages, j’ai accroché au duo (trio même), très bien caractérisé, et j’ai suivi leurs réflexions et leurs interventions avec intérêt. Les personnages secondaires aussi sont bien gérés, des flics collègues de Jean jusqu’aux intervenants plus anecdotiques.

L’humour noir fait mouche et m’a fait rire à plusieurs reprises. Attention toutefois, si le roman paraît cynique au premier abord, cela s’étiole en avançant dans le récit. Je déconseillerais donc aux amateurs de glauque et de malsain, ou même simplement de noir désespéré, qui ne trouveront pas ici ce qu’ils recherchent.

Si vous aimez la nuance en revanche, voire la rédemption, le texte vous parlera davantage.

Il y a quelques soucis de structure et des petites facilités scénaristiques, pas suffisantes pour entacher le plaisir de lecture cependant et qui disparaîtront certainement dans les prochains romans de Cécile.

Pour conclure, il s’agit d’un bon premier roman, perfectible, mais réussi. Je suivrai l’autrice de près et attends de découvrir ses prochains textes avec impatience.

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Date de sortie

Sortie récente

"Immortel ad vitam" est sorti 2018-04-30T00:00:00+02:00 en version poche
background Layer 1 30 Avril

Date de sortie

Immortel ad vitam

  • France : 2018-04-30 - Poche (Français)

Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 12
Commentaires 8
Extraits 2
Evaluations 7
Note globale 8 / 10

Évaluations

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