Livres
565 520
Membres
618 806

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Je reste là, à m’imaginer que j’efface notre éloignement en quelques pas, que nos lèvres se retrouvent alors que le reste n’a plus d’importance et pourtant… rien ne se passe. La guerre fait rage, les partisans du plaisir et du cœur rugissent contre cette putain de foutue raison qui me fait chier.

Oui, moi aussi j’ai adopté la vulgarité lorsque j’en ai plein le cul, et, effectivement, ça soulage.

— Eh ! s’exclame-t-il en coupant un silence sans doute trop long, ne fais pas cette tête-là, sinon je repars d’où je viens. L’idée de départ était de te soulager, pas de foutre le bordel ! Enfin, quand je dis « soulager », je parle de cet air de lavette que tu te traînes depuis un moment !

— Lavette ?

Décidemment, Aaron sait surprendre. De quoi parle-t-il, exactement ?

— Ouais, lavette, serpillère, lessivé… Dans le genre : t’es au bout de ta vie ! explique-t-il en haussant les épaules avant de me tourner le dos pour s’occuper de ses casseroles. Déjà, tu es trempé, je suggère que tu ne dînes pas avant de t’être changé, séché et relaxé. J’ai préparé un truc de ma spécialité. Tu as dix minutes.

Il touille un truc, baisse le gaz sous la poêle, et moi, je l’observe sans bouger un cil. J’ai certainement loupé un épisode.

— Ôte-moi d’un doute, tu étais là ce matin quand je me suis levé ? Dis-moi que tu n’habites pas ici depuis des jours et que je ne t’ai pas totalement zappé pendant tout ce temps.

Il se marre avant de se retourner à nouveau en croisant les bras.

— Je n’habite là que depuis trois semaines. Ça va, je m’étais promis de passer aux tortures à la fin du mois si tu ne me remarquais pas avant…

Il m’offre un rictus sarcastique qui ne me donne que plus envie de me jeter sur lui, et je lis en lui qu’il en est au même point. Mes muscles se remettent à crépiter sous ma peau. Il parle de torture, mais il ne sait pas que j’en subis une atroce juste en ce moment.

— Allez, va te changer avant que je perde de vue mes résolutions,

Afficher en entier

Bon sang, mais qu'ai-je fait, un jour, au destin pour me voir infliger pareilles tentations. Il me plaît beaucoup trop... Si je m'écoutais...

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode