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Inavouable



Description ajoutée par TERVERCHANTAL 2018-09-06T11:34:53+02:00

Résumé

Les photos d'avant-guerre n'en donnent qu'une vague idée, au sourire énigmatique. Mais Le Portrait de jeune homme par Raphaël, chef d'œuvre disparu dans les décombres du Reich, vient de refaire surface. Aussitôt, le gouvernement polonais met sur pied une équipe clandestine composée d'une experte en recouvrement de biens culturels, d'un marchand d'art, d'un ex-officier de l'armée secrète et d'une voleuse chevronnée.

Or ce quatuor de choc n'est pas seul sur la piste. Mercenaires, espions, tueurs à gages, tous aux trousses d'une vérité plus qu'inavouable....

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Classement en biblio - 19 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Jean-Bernard 2018-09-03T13:44:04+02:00

De la neige. Rien que de la neige. Mais pas des flocons charmants, virevoltant avec légèreté. Pas des pétales printaniers et humides qui chuteraient lourdement pour se dissoudre sur les pelouses tièdes. Non, rien que la pire neige des Tatras, des cristaux de glace microscopiques portés par les rafales de vent, arrivant de partout, qui s’engouffraient sous les habits, tranchaient chaque surface de peau découverte comme des lames de rasoir, s’inséraient dans la bouche et dans les narines et gênaient les inspirations. Cette neige-là ne tombait pas, elle était simplement partout, occupait chaque espace, ôtait l’impression de réalité, annihilait tout sens de l’orientation. Cette neige transformait une marche nocturne en noyade dans une substance glaciale, désagréable, consciente et enragée.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Biquet 2019-06-15T18:53:59+02:00
Bronze

Faut-il pondre une brique pour écrire un bon roman d’espionnage ? La production de John Le Carré répond par oui et par non. Lisez donc le magnifique « La constance du jardinier » ou « La petite fille au tambour » dont on vient de s’inspirer pour en tirer une série télévisée.

Un roman d’espionnage sous forme de brique peut-il être de qualité ? Oui si vous lisez « Je suis Pilgrim » de Terry Hayes. Par contre cette opinion elle serait sans doute plus nuancée avec « Furie Divine » de José Rodrigues dos Santos qui poursuit sa production sans moi.

J’avais entamé ce livre à contre-cœur. Mais on me l’avait offert il fallait donc clore le circuit. À mon grand étonnement cet auteur polonais ne tourne pas autour du pot quant à la responsabilité polonaise dans la Shoah, sur la dépendance polonaise vis-à-vis des USA au mépris de leurs aides européennes. Cela me rassure quant à ses tendances politiques ?

A l’encontre d’autres romans, il n’y a pas d’abondance de personnages. Il y a une équipe constituée ad hoc par quatre compères qui ne se connaissaient pas

• Anatol Gmitruk, militaire polonais des services de sécurité

• Zofia Lorentz, fonctionnaire polonaise chargée de récupérer des œuvres disparues lors de la seconde guerre mondiale

• Lisa Tolgfors, suédoise et voleuse professionnelle sortie de prison pour la mission

• Karo Boznanski, collectionneur polonais et marchand d’arts, l’ex-compagnon de Zofia

On se promène dans divers lieux européens et ailleurs

• Près de Zakopane dans les monts Tatras en Pologne, pour assister à un sabotage d’un téléphérique

• À New Rochelle près de New-York pour le forçage d’une chambre-forte très protégée

• Sur une île suédoise de la Baltique près de Stockholm où se déroule une poursuite sur la Baltique gelée

• Une partie de l’équipe se retrouve à Lviv en Ukraine, l’autre sur l’île de Ste-Catherine de la côte dalmate en Croatie

• Retour dans les monts Tatras pour l’apothéose

Et chaque endroit cela donne lieu à une péripétie à suspense, elle est indépendante des autres. Comme dans un calque, à chaque étape on retrouve une note d’humour, de dérision, de sexe à petite dose.

Ça se clôture par une allusion à une théorie de complot, avec un Heinrich Himmler qui, selon l’écrivain, ne fût tout compte fait qu’un Clive Lebrecht espion américain originaire de l’Oregon. Cela est un peu gros, mais il fallait trouver une chute d’un bon calibre. Pour faire plus abracadabrantesque, il aurait pu choisir Hitler comme espion américain. Mais passons.

On reste néanmoins avec certains questionnements. On ne sait pas pourquoi on cible spécifiquement Zofia Lorentz. Qui donc téléguide le tueur à gage Hermod alias Jasper Leong alias Martin Meller; quel organisme US se focalise sur la recherche de tableaux disparus?

Vu la découpe et le nombre réduit de personnages, ça a une allure de série télévisée à quatre ou cinq épisodes.

Souvent les auteurs abandonnent des personnages en cours de récit. Ce n’est pas le cas ici. Le Jan Haupmann et Joanna Banaschek entrevus au début du récit, font une seconde apparition en fin de roman ?

Quant au titre, je présume qu’en polonais il serait plus évocateur. La traduction est par contre de piètre qualité quoi qu’en pense l’auteur dans ses remerciements en fin de romans. Je note une absence de subjonctifs, des « Si » suivis du conditionnel, etc…

Roman à conseiller pour un long voyage aérien.

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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2018-12-22T21:38:38+01:00
Or

Depuis que les aventures du procureur Szacki, c'est fini, je ne croyais pas que je m'en remettrais un jour (si Hervé Vilard chante dans votre tête, c'est tout à fait normal).

Et pourtant, pourtant… (Aznavour aussi, tiens, chante dans votre tête) Je dois dire que Zygmunt Miłoszewski a réussi à me plaire avec un roman tout à fait différent des enquêtes de mon procureur Szacki chéri.

Ce que j'apprécie chez cet auteur, c'est qu'il me parle de son pays, la Pologne, sans concession, sans prendre des gants, c'est brut de décoffrage, sans prendre de gants et s'il faut critiquer le pouvoir ou les habitants, il ne s'en prive pas.

Malgré tout, je découvre des pans de son pays avec toujours le même plaisir renouvelé, surtout lorsqu'il va gratter dans les pages sombres de l'Histoire, celles qui se sont déroulées entre 39-45. Et tout le monde ne fut pas droit dans ses bottes…

Anybref, le sujet n'est pas là, il se trouve plutôt dans la spoliation des oeuvres d'art par les uniformes noirs à tête de morts – les nazis – qui ne se sont pas privés et ont vidés les musées et les maisons privées de tout ce qu'elles comportaient comme peintures ou autres objets d'art.

La Pologne ne fut pas épargnée et voilà que son gouvernement désigne 4 personnes pour aller récupérer un Raphaël dans une maison privée aux États-Unis… "Ocean Eleven" à quatre pour jouer aux "Monument Men"…

L'auteur, sous le couvert de l'Histoire et de faits réels, nous offre un thriller punchy, avec des personnages sympathiques, pas toujours très clean eux aussi, mais qui ont tous en comment l'Art, que ce soit un marchand, une spécialiste des oeuvres volées, une voleuse ou un espion.

On pourrait se croire dans une grosse production hollywoodienne et pourtant, l'auteur a soigné son histoire, faisant en sorte que si fiction il y a, elle se glisse adroitement dans la réalité et ne vire pas non plus à du non-sens, même si, les personnages sympathiques qui constitue ce quatuor a tout de même beaucoup de chance en survivant à tout ceux qui sont lancés sur les traces.

De plus, en lisant ce thriller qui pulse sans pour autant être trop rapide, on apprend des tas de choses sur les oeuvres d'art volées, sur les petites magouilles des États, et rien qu'en Art, on a de quoi briller durant les prochains repas en famille.

Les fêtes de fin d'années sont proches, pensez-y… Si la conversation s'enlise, plutôt que de raconter une blague cochonne, embrayez sur la disparition de toutes ces peintures de grands maîtres.

Au final, une brique qui se lit toute seule, au coin du feu, avec un sourire béat devant les répliques qui fusent, les pensées remplies d'humour cynique.

On se prend de sympathie pour les 4 personnages principaux, on tremble avec eux, on conduit pied au plancher, on tente de s'en sortir par tous les moyens, on transpire, on a froid, et on tente surtout de découvrir quel est l'horrible mystère qui se cache derrière tout ça, en toile (hahaha) de fond et qui pourrait faire des gros dégâts s'il venait à être révélé.

Pas de baisse de régime dans le cadre de ce nouveau roman, on a perdu un procureur cynique et on se retrouve avec deux baroudeurs et deux experts qui en possèdent autant que Theodore Szacki.

Un vrai plaisir de lecture grâce à un scénario excellent et des dialogues au top. Sans compter qu'il tape toujours sous la ceinture, là où ça fait le plus mal.

PS : j'ai pouffé de rire avec le prénom d'un personnage secondaire : "Jerzy Majewski". J'ai pensé directement au porc Jerzy de Gotlib dans un de ses calembours célèbre "Et père y colle au zoo ce porc Jerzy".

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Commentaire ajouté par Evonya 2017-11-07T18:26:57+01:00
Argent

J’ai bien aimé ce roman policier à plus d’un titre. D’abord parce que c’est un auteur polonais et qu’on n’en lit pas souvent. En ce qui me concerne c’était la première fois que je découvrais un auteur d’Europe orientale et j’ai apprécié cette incursion dans cette région que je ne connais pas. J’ai donc découvert une histoire certes rocambolesque mais qui change des intrigues classiques à base de tueur répugnant et/ou impitoyable qu’on trouve dans la littérature anglo-saxonne. Ensuite autre point qui m’a intéressée : l’histoire est liée à l’histoire polonaise durant la Seconde guerre mondiale et tout ce qui a trait à cette période m’attire. De plus, elle s’intéresse à un univers peu décrit dans le roman policier –du moins il me semble- je parle de la peinture. Et la peinture impressionniste plus particulièrement, on a droit à une liste non exhaustive de peintres qui donne envie de se précipiter dans des musées pour aller les admirer ! Et enfin Miloszewski a une écriture qui vous happe, il y a du rythme (enfin pas tout de suite !), de l’action, des personnages sympathiques et un vrai méchant. Quand, dans les premiers chapitres, on apprend que quatre personnes –une responsable du département de recouvrement de biens culturels, une voleuse, un ex-militaire et un expert en œuvre d’art – sont chargés de récupérer illégalement un tableau de Raphaël volé par les nazis puis « retrouvé » par un américain, j’ai cru que le roman se concentrerait sur la préparation et l’exécution de la mission. D’où un début un peu lent et quelques difficultés à comprendre les liens entre les personnages principaux. Et puis, tout se précipite, le quatuor réalise qu’on cherche à les éliminer et à partir de là, ce ne sont que courses poursuites, traques à travers l’Europe avec un véritable suspens : vont-ils enfin trouver le tableau avant d’être tués ? Toute cette partie est bien menée : les passages dramatiques alternent avec des scènes plus intimes et des rapprochements entre les héros (malgré eux) de l’histoire. Par contre la fin, et notamment la révélation finale sur l’implication des USA dans les bouleversements de l’histoire en Europe durant le XXème siècle nous fait tomber en plein délire. Je sais, c’est une fiction, mais ces derniers chapitres sentent le complotisme à plein nez. Je ne crois pas qu’il était utile d’ajouter un secret international à cette histoire. Le vol et la disparition de tableaux célèbres suffisaient à l’intrigue. Mais mis à part cet écart, le roman se lit bien et permet de découvrir un auteur.

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Date de sortie

Inavouable

  • France : 2017-09-14 - Poche (Français)

Activité récente

duchess l'ajoute dans sa biblio or
2019-07-26T12:28:23+02:00

Évaluations

Les chiffres

Lecteurs 19
Commentaires 3
Extraits 1
Evaluations 5
Note globale 8.6 / 10

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