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Liste des extraits

Extrait ajouté par Didie6 2014-11-07T12:33:03+01:00

La cicatrice (d'Olivia) avait pris possession de ma mère, et Olivia le savait, et moi aussi. Nous le savions tous les trois, ce qui rendait presque intolérable d'écouter des paroles portant sur quoi que ce soit d'autre. Qu'Olivia eût tenu le coup vingt minutes dans la chambre avec ma mère était de sa part un exploit héroïque et poignant.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-07T12:32:42+01:00

une dénonciation au vitriol des assignations sociales et familiales, des hypocrisies d'une société pudibonde, puritaine. Un superbe portrait d'un jeune américain - et de l'Amérique des années 50 - qui a pris le parti de vivre debout et libre, envers et contre tous, même si le prix final à en payer est la mort.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-07T12:32:20+01:00

Olaf (sur des genoux qui n'en sont plus) répète sans jamais se lasser : il est des merdes qu"on ne me fera pas bouffer !

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-07T12:32:02+01:00

J’ai quitté Robert Treat au bout d’un an seulement. Je suis parti parce que mon père n’avait même plus confiance dans mon aptitude à traverser la rue tout seul.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-07T12:31:41+01:00

Il y a, semble-t-il, un certain nombre de choses que vous n’avez jamais entendues dire de vous, répondit-il. Mais jusqu’ici, vous viviez chez vous, au sein de la famille de votre enfance. Maintenant vous êtes un jeune adule, indépendant, au milieu de mille deux cent autres jeunes adultes, et ce que vous devez apprendre, ici à Winesburg, à part les matières que vous étudiez, c’est à vous entendre avec les autres et à montrer de la tolérance à l’égard de gens qui ne sont pas une copie conforme de votre propre personne.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-07T12:31:22+01:00

Ma tâche ne consistait pas seulement à plumer les poulets, mais à les vider. On leur ouvre un peu le cul avec un couteau, on plonge la main, on attrape les viscères et on les extirpe. Je détestais faire çà. Écoeurant, dégoûtant, mais il fallait que ce soit fait. C’est cela que j’avais appris de mon père, et que j’avais aimé apprendre de lui : que ce qui doit être fait, on le fait.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-07T12:31:08+01:00

J’étais résolument hostile à l’obligation d’assister à l’office, à commencer par le lieu lui-même. Je trouvais totalement injuste d’exiger de moi que j’aille dans une église chrétienne écouter pendant quarante-cinq ou cinquante minutes le Dr Donehower ou qui que ce soit d’autre me faire des sermons contre mon gré, afin d’obtenir mon diplôme d’une institution laïque. J’y étais opposé non parce que j’étais un Juif pratiquant, mais parce que j’étais un athée convaincu.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-07T12:30:55+01:00

L'absence apparente d'imperfection chez lui me donnait bizarrement l'impression qu'il était en vérité imparfait en tout.Mais celà pouvait n'être qu'une marque d'envie et de révérence intimidée de la part d'un étudiant de deuxième année.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-07T12:30:40+01:00

Sauras-tu détourner les yeux lorsque quelqu’un qui souffre te suppliera encore et encore de lui donner ce que tu lui refuses ? Oui, à un père tu as pu dire : « Ca ne te regarde pas, laisse-moi tranquille ! » Mais auras-tu la force qu’il faut pour résister à une femme ? Parce que tu as aussi une conscience. Cette conscience, je suis fière que tu l’aies, mais elle peut se retourner contre toi. Tu as une conscience, tu as de la compassion, et tu as en toi, aussi, de la douleur. Alors dis-moi : sauras-tu faire le genre de chose qui s’impose sans doute avec une fille comme elle ? Parce que la faiblesse des autres peut vous détruire tout autant que leur force. Les gens faibles ne sont pas inoffensifs. Leur faiblesse peut justement être leur force. Une personne aussi instable est un danger pour toi, Markie, c’est un piège.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-07T12:30:26+01:00

Chaque fois que je lisais des récits sur les combats à la baïonnette contre les Chinois en Corée, je voyais les couteaux et les couperets de mon père. Je savais à quel point une lame effilée pouvait être meurtrière. Et je savais à quoi ressemblait le sang quand il séchait tout autour du cou des poulets qu'on avait égorgés rituellement, ou quand il dégoulinait de la viande sur mes mains lorsque je découpais une côte de boeuf le long de l'os, qu'il suintait à travers les sacs en papier d'emballage malgré le papier sulfurisé qui enveloppait la viande à l'intérieur, qu'il se déposait dans les sillons entrecroisés du billot tracés par les coups violents du couperet (...).J'avais grandi au milieu du sang, de la graisse, des fusils à aiguiser, des machines à trancher et des doigts amputés ou des phalanges qui manquaient sur les mains de mes trois oncles aussi bien que de mon père ; je ne m'y étais jamais habitué, et cela ne m'avait jamais plu(....).

Tout ce que je savais sur le métier de juriste, c'est qu'il vous emmenait aussi loin que possible d'un monde professionnel où il fallait porter un tablier puant et taché de sang : du sang, de la graisse, des petits bouts d'entailles - tout se retrouvait sur le tablier à force de s'essuyer les mains dessus. J'avais accepté de bon coeur de travailler pour mon père quand c'était ce qu'on attendait de moi, et j'avais docilement appris tout ce qu'il pouvait m'apprendre sur le métier de boucher. Mais il n'avait jamais pu m'apprendre à aimer le sang, ni même à avoir vis-àvis de lui une attitude détachée.

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