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Cette fille me détruit.

Une fille qui a passé l'année écoulée dans un asile de fous. Une fille qui a essayé de me tuer par balle pour l'avoir embrassé. Une fille qui s'est enfuie avec un autre homme juste pour s'éloigner de moi.

Bien sûr, c'est de cette fille que je devais tomber amoureux.

Je plaque une main sur ma bouche.

Je suis en train de perdre la tête.

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« J'ai presque oublié qu'elle me hait toujours, en dépit que je sois tombé amoureux d'elle.

Et je suis tombé.

Tellement fort.

J'ai touché le fond. »

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"C'est une chose étrange, de ne jamais connaître la paix. De savoir que peu importe où tu vas, il n'y a pas de sanctuaire. Que la menace de la douleur ne tient qu'à un souffle. Je ne suis pas en sécurité, enfermée entre ces 4 murs, je n'ai jamais été en sécurité depuis que j'ai quitté la maison, pas plus que durant les 14 années que j'y ai passée. L'asile tue des gens tous les jours, le monde à déjà appris à me craindre, et ma maison est l'endroit où mon père m'enfermait dans ma chambre toutes les nuits, l'endroit où ma mère me criait dessus parce que j'étais l'abomination qu'elle était forcée d'élever. Il y a quelque chose, à propos de mon visage, qu'elle ne supportait pas. C'est ce que m'elle disait. Quelque chose, à propos de mes yeux, et dans la manière dont je la regardais, le fait que j'existe...

Elle me disait toujours d'arrêter de la regarder. Elle me le criait toujours, comme si j'allais l'attaquer. "Arrête de me regarder", me criait-elle, "Arrête juste de me regarder". Et elle a même mis ma main dans le feu, une fois. Elle voulait voir si ça allait brûler, c'est ce qu'elle m'a dit. Juste pour voir si c'est une main normale. J'avais 6 ans, je m'en rappelle parfaitement. Je m'en rappelle parce que c'était mon anniversaire."

Je jette le carnet sur le sol et me relève en un instant, en essayant de contrôler les battements de mon coeur. Je place ma main dans mes cheveux, mes doigts en attrapent les racines. Ces mots sont trop proches de moi, trop familier. L'histoire d'un enfant abusé par ses parents. Enfermé et mis au rebut. C'est trop proche de mon esprit. Je n'ai jamais rien lu de tel. Je n'ai jamais rien lu qui me parle aussi directement. Et je sais que je ne devrais pas. Je sais, d'une certaine manière, que ça ne m'aidera pas, que ça ne m'apprendra rien, que ça ne donnera aucun tuyau sur l'endroit où elle pourrait être allée. Je sais que lire ce carnet ne fera que me rendre fou. Mais je ne peux m'empêcher de m'y noyer à nouveau.

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« L'amour est un batard sans coeur. »

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"Et je persiste à penser que je dois rester calme, que tout est dans ma tête, que ça va aller, que quelqu'un va ouvrir cette porte maintenant, et me laisse sortir d'ici. Je persiste à penser que c'est ce qui arrivera. Je continue à penser que ça doit arriver, parce que ce qui m'arrive n'est pas normal. Les gens ne sont pas oubliés de cette manière, ils ne sont pas abandonnés. Ça ne peut pas arriver. Mon visage est plein du sang, résultat du moment où ils m'ont poussée sur le sol, et mes mains tremblent toujours, alors que j'écris ces phrases. Ce stylo est mon unique exutoire, mon unique voix, parce que je n'ai personne à qui parler, aucun autre esprit que le mien pour me noyer et tous les canaux de sauvetage sont pris et tous les gilets de sauvetage sont brisés et je ne sais pas comment nager, je ne sais pas nager, je ne sais pas nager et ça devient dur. C'est comme s'il y avait un million de cris enfermés dans ma poitrine mais je dois les garder à l'intérieur. Quel est l'intérêt de crier si tu n'es jamais entendu? Personne ne m'entendra jamais ici. Personne ne m'entendra jamais plus. J'ai appris à fixer des choses. Les murs. Mes mains. Les cassures dans les mures. Les lignes sur mes doigts. Les nuances de gris dans le béton. La forme de mon ongle. Je choisis un objet et le fixe pour ce qui doit être des heures. Je fais défiler le temps dans ma tête en comptant les secondes, tandis qu'elles passent. Je maintiens les jours dans ma tête en les écrivant sur papier. Aujourd'hui est le deuxième joue. Aujourd'hui est un jour.

Aujourd'hui.

Il fait si froid, si froid, si froid.

S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît."

Je claque la fermeture du couvercle. je tremble à nouveau, et cette fois-ci, je n'arrive pas à m'arrêter. Cette fois, le tremblement me vient du plus profond de mon coeur, d'une conscience profonde de ce que je tiens entre les mains. Son journal ne date pas de son séjour ici. Il n'a rien à voir avec moi, ou Kent, ou qui que ce soit. Ce journal narre ses journées à l'asile. Et soudainement, ce petit petit carnet usé compte plus à mes yeux que tout ce que j'ai jamais possédé.

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« Je suis à nouveau frappé par le fait qu’il est impossible qu'elle soit ici. Dans ma chambre. À me regarder sans ma chemise. Ses cheveux sont si longs qu'ils tombent au milieu de son dos ; je dois serrer les poings contre ce besoin spontané d’y faire courir mes mains. Elle est si belle. » (Chapitre 6)

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« J'en suis rendu à penser que les hommes les plus dangereux dans le monde sont ceux qui n'ont pas de remords. Ceux qui ne s'excusent jamais, qui ne recherchent jamais le pardon. Parce qu'à la fin, ce sont nos émotions qui nous rendent faibles, et pas nos actions. »

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« Cette fille est en train de me détruire. »

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« Elle est une douce, mortelle créature. Gentille et timide et terrifiante. Elle est complètement hors de contrôle et n'a aucune idée de quoi elle est capable. Et même si elle me déteste, je ne peux m'empêcher d'être fasciné par elle. Je suis enchanté par sa prétendue-innocence ; jaloux, même, du pouvoir qu'elle exerce ainsi à son insu. Je veux tellement faire partie de son monde. Je veux savoir ce que c'est que d'être dans son esprit, de ressentir ce qu'elle ressent. Ça semble être un poids énorme à porter. » (Chapitre 4)

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« Elle me cherche avec ces curieux yeux bleu-vert et je me sens si soudainement coupable, sans comprendre pourquoi. Mais il y a quelque chose dans la façon dont elle me regarde qui me fait toujours me sentir insignifiant, comme si elle était la seule à avoir compris que je suis complètement creux à l'intérieur. Elle a trouvé les fissures dans ce moule que je suis obligé de porter tous les jours, et ça me pétrifie. » (Chapitre 6)

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