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Bibliothèque de Irene-Adler : Ma PAL(pile à lire)

La Saison des feux La Saison des feux
Celeste Ng   
Merci à Sonatine et NetGalley pour cet exemplaire numérique envoyé en échange d'une critique honnête. La provenance de cet exemplaire n'influence en rien mon opinion.

J'ai trouvé la Saison des Feux vraiment sympa. Sans devenir un de mes livres préférés, je trouve que c'est un très bon roman et je le recommanderai volontiers.

Le début m'a rappelé Big Little Lies, dans le sens où on a un premier chapitre qui raconte plutôt la fin de l'histoire, puis on retourne au début, environ un an plus tôt, pour découvrir ce qui a amené à la situation présente. La maison des Richardsons a été incendiée, volontairement, apparemment par la fille cadette de la famille, Mia et sa fille sont passées rendre la clé de leur appartement et déménagent, et le roman va revenir environ un an plus tôt, là où la chaine d'évènements qui a amené à ça a commencé. J'adore ce genre de principe.

En réalité, tout commence quand Elena Richardson commence à se sentir menacée par la présence de Mia Warren. Mia ne rentre pas dans le moule, elle ne réagit pas comme Elena, qui ne jure que par les règles, estime qu'elle devrait réagir, et ça la dérange profondément Elena. Cette anxiété face à l'inattendu est compréhensible vu sa propre histoire, mais elle s'est transformée en véritable haine envers tout ce qui transgresse les règles qu'elle respecte scrupuleusement. Si ça ne respecte pas les règles, c'est mauvais et ça doit rentrer dans le rang ou disparaitre. Mia, en revanche, ne vit que par les règles qu'elle s'est fixée. C'est le caillou dans la chaussure d'Elena et Elena ne fait que ronger son frein en attendant l'occasion de la contrôler ou de la faire partir. Laisser Mia et Elena vivre dans la même communauté, c'est tout bonnement s'asseoir sur un baril de poudre et jouer avec des allumettes.

Les hostilités se déclenchent à cause d'une petite phrase innocente de Lexie, qui a permis à Mia de faire le rapprochement entre Mirabelle et May Ling. S'ensuit un procès qui divise la communauté et évidemment, Mia et Elena sont dans deux camps différents. La guerre est déclarée au moment même où Elena s'en rend compte et tous les coups sont permis. Elena ne lâche rien et elle fouille profondément dans le passé de Mia dans le but d'en retirer quelque chose qui pourrait lui nuire, quitte à blesser quiconque se dressera sur son chemin, y compris leurs enfants respectifs. Passé qui alimentera bien des débats dans les clubs de lecture, tout comme la fin du roman.

Difficile d'être plus précise sans tout spoiler, donc je me contenterai de dire que je trouve que La Saison des Feux raconte de manière intéressante comment nos choix et nos jugements peuvent nous hanter et nous gâcher la vie. Et même s'il présente quelques longueurs et je m'attendais à plus exceptionnel vu le tintouin qu'il y a eu autour, je suis contente de l'avoir lu.

par Salieri
Le Gang des rêves Le Gang des rêves
Luca Di Fulvio   
Je vais le dire franchement et sans concessions, "Le Gang des rêves" est un chef-d'œuvre de la littérature contemporaine, il deviendra très certainement un classique du genre (dans mon cœur il l'est déjà, d'ailleurs depuis que je l'ai terminé il ne quitte plus mon esprit jour et nuit).

La lecture se fait en deux temps, en parallèle à chaque chapitre on bascule, tout d'abord du point de vue de Cetta Luminata, puis de celui de son fils Christmas Luminata, une dizaine d'années séparent les deux lignes de lecture.

Le roman se déroule tel une chronique familiale et sociale sur une période de 20 ans (de 1910 à 1930), la grande époque où tout le monde croyait au rêve américain, mais si vous veniez du Lower East Side, il n'était même pas concevable de le toucher du bout des doigts.
Ne parlons même pas de pouvoir aimer une belle et jeune fille riche si vous veniez de là, impossible, inadmissible.
Tout ce à quoi vous pouviez aspirer tenait en deux choses, soit crever de faim en faisant des petits boulots miteux sans gagner un sous ou presque, soit devenir un voyou, et avec beaucoup de chance, devenir un gangster, à condition de ne pas finir mort dans le caniveau pour une histoire d'argent, de prostitution ou de contrebande.

Ici sont abordés pleins de thèmes différents, c'est un roman difficile à cataloguer de par son côté "fresque", disons que pour rester dans une ligne de conduite purement thématique, ont y parle de misère, de débrouille, de survie, d'amour impossible, d'amour tout court, de la vie, de gangsters, de prostitution, de prohibition, de racisme, de la mort, d'immigration, de violence physique ou morale etc.. etc..
Pour aller plus loin on parle alors de dépassement de soi, d'encouragement, de force mentale, de faiblesse charnelle, d'appât du gain, de volonté, du refus de baisser les bras, de trahison, d'amitié, d'espoir...

"Le Gang des rêves" est un roman très visuel, je dirais même cinématographique, tout du long de ma lecture je n'ai pas pu m'empêcher de trouver des références à mes films préférés, tels que Les Affranchis (regarde m'man mes chaussures elle sont pas extras ? Mon Dieu, tu a l'air d'un gangster), Gang of New-York (les five points), Il était une fois en Amérique, Good Morning Vietnam, Des hommes sans lois, Public enemies, la série Boardwalk empire (la Ford T), les incorruptibles, et même Titanic pour son côté "découverte de l'amour" (impossible entre un pauvre et une riche) et encore plein d'autres, mais aussi à des acteurs, chacun aura son propre ressenti là dessus mais pour ma part j'en ai fait un casting complément dingue, je voyais le jeune Di Caprio de la période entre Titanic et Gang of New-York dans le rôle de Christmas, Emma Watson (actuelle) dans le rôle de Ruth, Vin Diesel dans le rôle de Sal (allez comprendre pourquoi, peut-être le côté taiseux), même la petite chienne "Lillipute" m'est apparue comme une espèce de york mélangé à un teckel sans poils haha, bref tout un monde qui s'est étoffé au fil de la lecture pour m'agripper et ne plus ma lâcher alors que d'habitude j'ai du mal à imaginer les traits des personnages de roman, ils sont toujours un peu flous.
Malgré cela, le roman à sa propre identité, fabuleux.

Du côté de l'écriture c'est fluide, on ne souhaite pas s'arrêter, aucunes longueurs sur 950 pages qui passent à une vitesse folle, de plus c'est rempli de petites phrases qui pourraient devenir cultes, c'est excellent.

Attention ce roman est aussi une bombe émotionnelle, j'ai lâché ma petite larme minimum deux fois alors que cela ne m'arrive jamais, la colère est parfois montée, le stress et l'angoisse aussi, la peur, un sentiment de dégoût et d'horreur à un certain moment, heureusement que l'auteur réussi à nous faire souvent sourire au milieux de tout ça !!

Je précise que je n'ai aucun intérêt particulier à encenser ce roman, si ce n'est que j'ai tellement accroché, que j'aimerai que tous les gens que j'apprécie le lisent, que ce soit mes proches ou mes connaissances sur la toile, j'ai été littéralement absorbé par la plume de Monsieur Di Fulvio, il m'a épaté, merci à lui.

Je n'ai au final plus qu'une seule chose à dire avant de remettre les souvenirs de cette superbe lecture dans un coin de ma tête pour moi tout seul, lisez le ! (vous ferez partie du gang)

HISSEZ LE TORCHON
! BONSOIR NEW-YORK, DIAMOND DOGS !

Voir la chronique sur mon blog :
https://unbouquinsinonrien.blogspot.fr/2017/07/le-gang-des-reves-luca-di-fulvio.html

par Maks
Juste après la vague Juste après la vague
Sandrine Collette   
Un livre que j'ai dévoré d'une traite !

Suite à une catastrophe naturelle, le monde a presque disparu sous une vague titanesque. Et ce n'est pas terminé puisque le niveau de l'eau continue à monter. La famille de Louie a survécue mais bientôt, ce qui reste de leur île sera également englouti. Il faut partir et affronter les tempêtes de l'océan. Sauf que dans cette famille, ils sont onze et que sur la barque, il n'y aura pas assez de place pour tout le monde. Que va-t-il advenir de ceux qui partiront sur les flots et des enfants qui resteront dans la maison, où l'eau ne cesse de monter ?

L'angoisse plane tout au long du roman, même dans les moments calmes. Sandrine Collette excelle dans le roman catastrophe ! C'est vraiment très réussi. Je me suis régalée du début à la fin.
J'avais besoin d'un livre à dévorer pour oublier un week-end pluvieux déprimant, ce fut chose faite !

En conclusion, je recommande à 100% !

par dadotiste
Tenebra Roma Tenebra Roma
Donato Carrisi   
La suite des aventures de Sandra Vega et du pénitencier Marcus.
On retrouve avec plaisir nos deux protagonistes torturés. On découvre même de nouvelles facettes de leurs personnalités et de leurs démons...

Le roman commence dès le premier chapître et ne connaît plus de répit tout au long du black-out qui frappe Rome.
L'auteur dispose toujours de sa plume immersive et délicieusement anxiogène. Le roman se lit vite. Trop vite.

Et, ce qui m'a gâché un peu le plaisir: quelques ficelles usitées et grossières (les même que pour le chuchoteur selon moi).

Sinon on retrouve les ingrédients et le talent de l'auteur. Au final un bon roman policier bien noir comme Carrisi sait les écrire. Rapide à lire du fait de son adictivité et de la vitesse de succession des événements.

par mika1204
Un jardin de sable Un jardin de sable
Earl Thompson   
Parcours cabossé d'un enfant de famille démunie dans les années 30, au cours de la grande dépression américaine. Une ambiance digne de Steinbeck, où la misère matérielle et humaine est si puissante qu'elle n'épargne pas nos tripes. Les personnages sont magnifiquement construits et brossés, le vice s'y mêle avec tant de brio à des destins de misère liés à des choix hasardeux comme aux mauvaises rencontres, qu'on est exemptés de pathos, pour simplement restés pantois devant ce roman en tant qu'oeuvre d'art.
Grande admiratrice des oeuvres de Steinbeck et Faulkner, j'ai retrouvé dans ce roman et dans cette écriture remarquablement traduite, un goût de cette Amérique de l'échec qui fascine et effraie.

par Heidi75
Marche à l'étoile Marche à l'étoile
Hélène Montardre   
Ce roman se divise en deux parties. La première, qui représente environ les deux tiers du récit, se concentre sur Billy, un jeune esclave en fuite ayant à ses trousses un chasseur d’esclaves particulièrement doué. Cette première partie, c’est une plongée dans l’Amérique sauvage aux paysages grandioses, c’est ressentir les doutes, la peur, l’espoir de ce jeune homme en quête de liberté. Il semble si seul dans cette immensité hostile, mais sa volonté est sans faille, rien ne semble pouvoir l’arrêter, et il peut compter sur des personnes appartenant à un réseau, celui de l’Underground Railroad. On le sent évoluer, grandir. Au fil des pages, ce garçon qui n’a toujours été qu’un esclave va peu à peu penser en homme libre, il va apprendre à s’affirmer.

Dans le seconde partie, le lecteur découvre Jasper, un descendant de Billy. Et alors que ce dernier était en quête de liberté, lui va se lancer dans une quête d’identité. Il va creuser dans son passé après avoir découvert un carnet écrit par son ancêtre, et va tenter de savoir d’où cet homme venait. Il veut savoir si ce que raconte cet homme dans ce cahier est vrai. Dans ce dernier tiers du roman, grâce à la vision d’autres descendant de Billy, le lecteur découvre peu à peu, en même temps que Jasper, une belle histoire d’amour.

Ce récit est tout simplement sublime. En traitant d’esclavage, il s’agit d’une leçon d’histoire, très bien documentée et surtout, expliquée simplement pour rendre le tout accessible aux jeunes lecteurs sans les rebuter. Le commerce triangulaire n’aura plus de secret pour eux! Le portrait de Billy est magnifique, émouvant de justesse et le décor dans lequel il évolue est décrit de manière admirable. Jasper a aussi son charme et donne l’impression de se sentir incomplet tant qu’il n’aura pas découvert la vérité sur cet ancêtre. Et bien que cet ouvrage soit à destination des adolescents, je suis sûre qu’il trouvera également de nombreux lecteurs adultes.

Absolument magnifique!

par Virginy
Prendre femme, Tome 1 : Prendre lily Prendre femme, Tome 1 : Prendre lily
Marie Neuser   
Pas forcément trop aimé, l'enquête est longue, très longue, et moi qui aime chercher du début à la fin qui est le tueur c'est vraiment pas un livre fait pour moi.

Après je conseille à chacun de se faire son opinion, j'ai quand même eu du mal à le lacher car j'avais envie de connaitre la fin, mais une fois la dernière page refermé il m'a laissé totalement insensible, je m'attendais à un rebondissement ou quelque chose mais en fait non.

On a un meurtre, un tueur, une enquête pour le coincer parce que c'est lui et ça s'arrete la quoi
Prendre femme, Tome 2 : Prendre Gloria Prendre femme, Tome 2 : Prendre Gloria
Marie Neuser   
En commençant « Prendre Lily », je n'imaginais pas me laisser happer par l'affaire « Haircut killer » et pourtant, sitôt refermé, je suis allée retrouver Damiano Solivo dans « Prendre Gloria » à P., petite ville d'Italie où tout a commencé en 1993.

« Io los so. Ma non ho le prove. »
(« Je le sais, mais je n'ai pas de preuves. »)

Tout est dit dès les premières lignes. Et c'est avec cette frustration que devra être résolu le meurtre de la jeune Gloria Prats. Cette absence de preuves qui permettrait de mettre sous les verrous celui que tout le monde sait coupable. Mais que vaut la détermination de Mamma Giuseppina, mère aimante et femme aimée, face à l'influent Vittorio Solivo, face à la justice d'un pays où la mafia dicte sa loi ? Que valent les certitudes du Petit Peuple face à la vérité des capo, la vérité qui arrange ?
(Une mécanique fichtrement bien huilée qui m'a rappelé l'excellent « American Desperado » du journaliste Evan Wright.)

Tandis que Lily continuait de vivre dans les cauchemars de l'enquêteur Gordon Mc Liam, Gloria est ce fantôme qui nous rappelle sans cesse la peine et l'injustice. Dans une ambiance plus intimiste, déstabilisante, dérangeante, l'auteur nous fait porter un oeil nouveau sur cette affaire, à travers les confessions de ceux qui ont côtoyé Damiano Solivo. D'impuissance rageuse, on oscille entre empathie et révolte, jusqu'à s'abandonner au voyeurisme. Une part de nous voudrait comprendre pourquoi, comprendre l'incompréhensible, l'inhumain, l'horreur. Cet instant où l'Homme devient monstre.
Ma lecture aurait été très différente si je n'avais pas commencé par « Prendre Lily ». Loin de l'effervescence des flics et des légistes, Marie Neuser m'a emmenée là où, il me semble, elle le souhaitait : dans ses propres pensées, son indignation, et sa volonté de dénoncer un système inique dans lequel nous ne sommes que des pions.

Plus qu'un fait divers romancé, « Prendre Gloria » est véritable page-turner qu'on peine à refermer et à oublier.

par Root
Pukhtu Primo Pukhtu Primo
Doa   
Une plongée directe au cœur de l'Afghanistan à la fin de la guerre en 2008 On se sent un peu perdu au début avec tous ces personnages et toutes ces régions. Les Américains des héros ? Les Afghanistan des méchants ? Tout n'est jamais blanc ou tout noir quand il s'agit d'un conflit militaire, il y a aussi beaucoup de gris... Entre la corruption, les manipulations militaires, les attaques de drones, la drogue, les attaques terroristes, les tensions Pakistanaises...etc, chacun parvient à s'enrichir et à asseoir son pouvoir. Il aura suffit d'un seul incident pour faire basculer l'univers de chacun des personnages: une attaque de drone où trois personnes ne devaient pas se trouver et qui fera malheureusement deux victimes. La vengeance d'un père peut être terrible. Elle l'est encore plus quand celui-ci appartient à la communauté pachtoune. Des répercussions qui iront du Kosovo, en passant par l'Afrique du Sud et la France.
Une vaste fresque où militaires, talibans, journalistes, policiers, traitres, trafiquants de drogue se croisent et se recroisent dans une extrême tension.

On se sent un peu perdu au début avec tous ces personnages et ces régions inconnues d'Afghanistan. Mais au fur et à mesure que l'on avance certaines personnalités se dégagent comme Shere Ali Khan, chef pachtoune meurtri par la mort de ses enfants et qui a décidé de traquer les responsables. Malgré la haine et la détermination inflexible à accomplir sa vengeance, il cache encore de la douceur et de la tendresse en lui pour ceux qui parviennent à toucher son cœur de pierre. Ou encore Voodoo, leader d'une équipe de 6N, une entreprise privée paramilitaire américaine, qui n'a aucun scrupule à s'enrichir grâce à ce conflit militaire et à en faire profiter ses hommes qu'il considère comme sa famille. Il se soucie de leur bien-être, de leur avenir mais surtout de leur sécurité notamment quand un groupe de talibans essayent de s'en prendre à eux.
Cette vendetta va avoir des répercussions bien au delà de la frontière afghane et elle va laisser de nombreux morts dans son sillage...

Pukthu nous montre l'envers du décor de ce conflit opposant Afghans et les Américains.Tout n'est pas blanc ou noir d'un côté comme de l'autre. Il n'y a pas les gentils et les méchants. Chacun fait des erreurs et commet des horreurs. Les occidentaux vus comme les héros et les libérateurs du peuple opprimé par les talibans dévoilent une toute autre facette. Celle de profiteur et de convoiteur de richesse et des faiblesses de ce pays. D'autant plus que certains politiques et policiers cautionnent ce genre de comportement pour s'en mettre plein les poches aussi au passage. Et parmi tout cela, les conditions de vie du peuple ne changent pas tellement...
Les plus faibles et les plus fragiles tels que les femmes et les enfants sont laissés sur le bas côté de la routé : exploités par les plus forts et les plus riches ou embrigadés/endoctrinés par les troupes talibanes pour combattre "les mécréants". [spoiler]J'ai trouvé particulièrement dures ces scènes dans lesquelles de jeunes garçons (encore des enfants !) dansent pour le plaisir d'hommes bien plus âgés qu'eux. Objet de convoitise dont l'innocence est arrachée sans aucune pitié...[/spoiler]

Un récit incroyablement riche, complexe et intéressant avec des personnages forts où la vie des uns et des autres se croisent à un moment ou à un autre. Et où la moindre action peut avoir un impact sur la vie de chacun d'entre eux. Excellente lecture qui nous fait découvrir une bien triste réalité.
Pukhtu Secundo Pukhtu Secundo
Doa   
Le premier tome se déroulait principalement en Afghanistan.
Cette fois-ci, nous sommes ballottés entre l'Afrique du Sud et la France, là où tout a vraiment commencé. Autant nous avons passé beaucoup de temps auprès de Shere Ali Khan et de sa quête de vengeance, ainsi que de Voodoo, Fox et de leurs copains sur le terrain; autant maintenant nous nous retrouvons à côtoyer les personnages de Lynx, ancien espion accusé& de trahison envers la France, et d'Amel, journaliste reniée par ses paires, se noyant dans la drogue et les bras de parfaits inconnu(es), qui se retrouve mêlée à une vieille histoire dont les ficelles sont tirées par les plus hautes instances françaises. Elle est assez touchante dans le genre jeune femme complètement perdue, brisée et en totale autodestruction (oiseau de la nuit écumant soirée sur soirée, buvant et sniffant de l’héroïne), mais qui trouve le courage et la force de reprendre sa vie en main en replongeant dans ce qu'elle aime le plus au monde et qui est tout simplement sa raison d'être: le journalisme d'investigation. C'est ce qui va la sauver, la sortir de ce tourbillon destructeur et en même temps la replonger dans des sensations énergisantes/grisantes faites de tensions et de dangers.
[spoiler]La scène de l'attaque où elle se retrouve entre les feux des talibans et ceux de 6N est très forte. Elle ne doit son salut qu'à l'intervention de Fox. Mais la scène la plus marquante reste celle de son kidnapping et de sa séquestration par un groupe de talibans qui la passe à tabac et la viole ne lui laissant aucun répit et la laissant quasiment pour morte. C'est un passage détestable à lire...Mais encore une fois, elle trouve en elle une force et une détermination incroyable pour surmonter et survivre à cette épreuve plus que cauchemardesque. [/spoiler]

Encore une fois l'auteur fait preuve d'une ingéniosité époustouflante pour relier de manière incontestable l'histoire de chacun de ses personnages. A aucun moment, on ne peut remettre en question les faits avancés et les actions. Tout se tient parfaitement.

Dans ce tome nous sommes beaucoup moins sur le terrain militaire. Nous abordons une autre facette de l'intrigue: celle de l'espionnage et des renseignements secrets. On découvre un peu les rouages de la DGSE, institution française majeure, tout ce que ces hommes de pouvoir sont prêts à faire pour garder bien au chaud leurs petits secrets quitte à se débarrasser de toute personne qui osera se mettre en travers de leur route: mise sous écoute, filature, intimidation, assassinat maquillé en accident...etc. C'est assez inquiétant quand même de savoir que pour la moindre petite chose se rapprochant un temps soi peu de l'Etat peut entrainer la prise de telles mesures. C'est même surprenant de constater que de simples personnes tout à fait lambda puisse inquiéter à ce point les hautes instances gouvernementales.
Lynx s'était pourtant fait oublier pendant quelques années. Il avait refait sa vie en Afrique du Sud avec une femme. Il aura suffit d'une simple inquiétude pour que l'ordre soit donné de le tuer. La boîte de Pandore est ouverte...

Un excellent second tome avec une véritable enquête d'investigation menée par Peter Dang et Amel Bahlimer qui l'un comme l'autre passionné par leur travail se jette à corps perdu dans cette quête de vérité quitte à mettre leur vie en danger. [spoiler]La mort du journaliste canadien est un vrai crève cœur. Je ne m'y attendais du tout ! Lui qui venait à peine de retrouver l'amour de sa vie, Amel. Une épine en moins dans le pied pour les hommes de 6N.[/spoiler]

Une fin pleine de rebondissements. Tellement de rebondissements qu'on ne sait pas qu'elle sera l'issue de l'intrigue : qui vivra ? qui mourra ?

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