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Bibliothèque de Irene-Adler : Ma PAL(pile à lire)

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Le Chasseur de regards Le Chasseur de regards
Sebastian Fitzek   
Malgré les références, rien à voir avec le premier tome. On a plus du tout la même ambiance, et le fil conducteur est totalement différent. On a là - je crois bien - le livre le plus malsain, oppressant et dérangeant de l'auteur. Ce n'est pas juste un thriller psychologique comme les autres, c'est plus l'horreur sur de nombreux points.

Et par conséquent, j'ai un peu moins apprécié, parce que bien que ce soit toujours aussi addictif, on s'éloigne trop de ce que l'auteur avait l'habitude de faire pour quelque chose de presque trop simple. Une nouvelle affaire qui pourrait même venir de quelqu’un d’autre…

En général, le scénario est tellement tordu qu'on se demande comment il peut y avoir une explication rationnelle. Ce n'était pas trop le cas avec le Voleur de regards, mais là, ça l'est encore moins. C'est plutôt une histoire presque banale. Le voleur de regards n'a que très peu d'importance, on est là dans une affaire de séquestration, de viols, et de torture. Une affaire qui apporte finalement assez peu [spoiler]puisqu’on a l’identité du coupable dès le début[/spoiler] Mais surtout, c’est quelque chose qu'on peut retrouver assez facilement dans d'autres polars, que ce soit les thèmes, où la manière dont ils sont abordés, et c'est bien ça que j'ai trouvé dommage.

D'autant que certains retournements de situations étaient super prévisibles, ce qui a un peu gâché l'effet [spoiler]je pense notamment pour la survie de Zorbach, en tant que personnage principal, il ne pouvait tout simplement pas mourir pour de bon...[/spoiler] L’auteur garde une certaine tension, mais j’ai trouvé le suspense globalement moins présent que dans le volume précédent. Du moins, au début. Parce que la fin prouve bien que l’auteur maîtrise le suspense jusqu’à la fin.

Je dois dire que la fin était excellente. Une chute que je n'attendais pas, des révélations haletantes, impressionnantes, inattendues, qui remet en question tout ce sont on était convaincu jusqu'à présent. On retourne sur l'affaire du Voleur de regard, et c'est pas trop tôt. C'est ce que j'attendais depuis le début. Cette fin brillante, et totalement maîtrisée relève donc le niveau. Même si j'ai trouvé l'épilogue un peu mou, et que certains détails n’étaient pas très clairs.


par Jenna95
Le voleur de regards Le voleur de regards
Sebastian Fitzek   
J'avais peur de commencer à me lasser du style de cet auteur, autant dire qu'avec ce roman, cela n'a pas du tout été le cas.

Nous sommes entraînés dès le début dans la spirale du compte à rebours mené par le voleur de regards.
Aspirée comme je l'étais dans la recherche des enfants, je ne me suis pas aperçue avant de lire les remerciements que même les chapitres étaient à l'envers !
Arrivée à la dernière page, je n'avais pas envisagé une seule seconde son dénouement final ! En un mot, bluffée.
On ne le lâche pas une seconde. Les personnages sont attachants, les descriptions des scènes nous donnent l'impression d'y être (quitte à en avoir froid dans le dos.), le suspense nous prend aux tripes...

Ce livre est même assez pédagogique en quelque sorte puisque Fitzek nous amène à découvrir autrement le monde vu par les aveugles. Comment rêvent-ils ? Ne voient-ils rien du tout ? Ont-ils toujours besoin de notre aide pour traverser ? Comment reconnaissent-ils la couleur de ce qu'ils portent ?
Plein de questions qui ne m'avaient jamais traversé l'esprit. L'auteur nous dit avoir collaboré avec des malvoyants pour créer son personnage et, je ne peux que le féliciter.
Enfin, encore une fois, ses remerciements font sourire et, je prends toujours autant de plaisir à les lire. Nous parlera-t-il un jour du golden qu'il semble mettre en scène dans chacun de ses romans ?

En un mot, je vous le conseille, vous pouvez selon moi l'acheter les yeux fermés (mais en gardant une lampe à proximité, le mal n'est pas très loin) tout en sachant que vous ne vous en échapperez pas si facilement et qu'une fois commencé, vous ne pourrez plus vous arrêter contrairement au conseil donné dans l'épilogue.

par dadotiste
La Montagne en sucre La Montagne en sucre
Wallace Stegner   
Bo Mason, un coriace à la jolie gueule, est persuadé que le monde, visiblement coriace lui aussi, finira par lui céder : l'Ouest n'est-il pas toujours là-bas à l'horizon, avec ses montagnes, ses trésors offerts à tous ? Nous sommes en 1905 et Bo oublie seulement qu'on vient de changer de siècle : l'heure n'est plus aux grands cœurs audacieux mais aux petits malins qui savent pousser leurs pions en douce - et au besoin graisser la patte aux flics chargés de faire régner l'ordre nouveau, celui du fric-roi. Les lecteurs d'Angle d'équilibre ont déjà goûté au plaisir de suivre Stegner dans sa chevauchée d'une époque. Ils ne seront pas déçus. La bonne grosse montagne en sucre, malgré son titre placide, les secouera sans trop de ménagement, les fera rire parfois, leur serrera surtout la gorge.

par Abyssos
La maison de terre La maison de terre
Woody Guthrie   
C'est la bouche pâteuse, les yeux brûlants et la peau asséchée que j'écris ces quelques lignes pour exprimer le talent de Woody Guthrie. Son écriture franche, crue, campagnarde, sauvage, empreinte de tendresse, m'a entraînée avec force au coeur de cette ambiance désertique, hostile, sans eau des grandes plaines de l'Ouest du Texas.
Et aux côtés de Tike et Ella May, j'ai sué, j'ai pleuré, j'ai trimé, j'ai espéré, j'ai souffert, j'ai galéré, j'ai ri, j'ai abandonné, j'ai râlé, j'ai hurlé, j'ai aimé, j'ai joui, j'ai désespéré, je me suis révoltée, j'ai tenu bon. J'ai été un être humain, tout petit face à la force de la nature et aux tempêtes de vent.
Woody Guthrie nous confie la vie d'un couple vivant dans une masure de misère rêvant de peu, d'une simple maison en terre qui les protègerait des éléments. L'histoire pourrait être banale est ennuyeuse. C'est sans compter la poésie des mots de l'auteur, la douceur des émotions qui unit le couple, la beauté des paysages dans des terres pourtant hostiles, la folie qui menace l'homme quand il a mal.
L'intensité de chaque instant est magnifiquement décrite et nous fait osciller entre bonheur et peine, entre foi et désespérance. C'est parce que Woody Guthrie connaît cette terre et la douleur d'y vivre qu'il peut à ce point nous transmettre les sensations contrastées qu'on ressent à y habiter.
Ce livre est aussi un appel à plus d'égalité, une dénonciation des injustices, un combat pour la reconnaissance des droits des opprimés. Le combat de toute la vie de l'auteur.
Je ne connaissais pas Woody Guthrie, ni comme artiste-musicien, ni comme auteur. Ce livre, offert par une amie, m'ouvre tout un univers musical, engagé, littéraire, poétique. J'ai envie d'en savoir plus sur cet homme qui a baptisé sa guitare "machine à tuer les fascistes". Un grand homme, c'est certain.
Marche à l'étoile Marche à l'étoile
Hélène Montardre   
Ce roman se divise en deux parties. La première, qui représente environ les deux tiers du récit, se concentre sur Billy, un jeune esclave en fuite ayant à ses trousses un chasseur d’esclaves particulièrement doué. Cette première partie, c’est une plongée dans l’Amérique sauvage aux paysages grandioses, c’est ressentir les doutes, la peur, l’espoir de ce jeune homme en quête de liberté. Il semble si seul dans cette immensité hostile, mais sa volonté est sans faille, rien ne semble pouvoir l’arrêter, et il peut compter sur des personnes appartenant à un réseau, celui de l’Underground Railroad. On le sent évoluer, grandir. Au fil des pages, ce garçon qui n’a toujours été qu’un esclave va peu à peu penser en homme libre, il va apprendre à s’affirmer.

Dans le seconde partie, le lecteur découvre Jasper, un descendant de Billy. Et alors que ce dernier était en quête de liberté, lui va se lancer dans une quête d’identité. Il va creuser dans son passé après avoir découvert un carnet écrit par son ancêtre, et va tenter de savoir d’où cet homme venait. Il veut savoir si ce que raconte cet homme dans ce cahier est vrai. Dans ce dernier tiers du roman, grâce à la vision d’autres descendant de Billy, le lecteur découvre peu à peu, en même temps que Jasper, une belle histoire d’amour.

Ce récit est tout simplement sublime. En traitant d’esclavage, il s’agit d’une leçon d’histoire, très bien documentée et surtout, expliquée simplement pour rendre le tout accessible aux jeunes lecteurs sans les rebuter. Le commerce triangulaire n’aura plus de secret pour eux! Le portrait de Billy est magnifique, émouvant de justesse et le décor dans lequel il évolue est décrit de manière admirable. Jasper a aussi son charme et donne l’impression de se sentir incomplet tant qu’il n’aura pas découvert la vérité sur cet ancêtre. Et bien que cet ouvrage soit à destination des adolescents, je suis sûre qu’il trouvera également de nombreux lecteurs adultes.

Absolument magnifique!

par Virginy
Le Gang des rêves Le Gang des rêves
Luca Di Fulvio   
Ce roman fait le buzz sur les réseaux littéraires depuis plusieurs semaines. Et une fois n’est pas coutume, c’est à la fois amplement mérité et j’ai participé à l’engouement général !

Ce n'est pas une surprise : j'ai adoré cette lecture. Rien que le titre me parlait, j'aime les oxymores de ce genre !
Et donc. Ce livre. C'est une jeune italienne, Cetta, qui émigre à New York avec son bébé. Dès le début, le ton est donné : l'histoire sera loin d'être rose. Et pourtant...
L'auteur fait avancer le récit avec plusieurs époques parallèles sans que l'on se perde, ou si peu (si c'est le cas, cela donne bien l'idée d'un « rêve »...). Le jeune Christmas trace son chemin avec malice et intelligence au milieu des dangers des gangs et de la honte de la pauvreté. Jusqu'au jour où il tombe amoureux d'une jeune fille plus riche et traumatisée...

Il n'y a quasiment que des bons points : les personnages sont hauts en couleur, le scénario est bien rythmé, la plume est légère.
Un seul aspect m'a dérangée et m'empêche de qualifier ce roman de coup de cœur : de terribles violences sexuelles sont décrites et, à mon sens, elles étaient loin d'être toutes nécessaires, notamment vers le milieu du roman.
Je pourrais aussi chipoter et dire que j'ai trouvé la fin un chouïa trop facile.
Mais globalement, j'ai adoré ce livre. L'ambiance est extra, j'ai souvent ri ou souri, j'ai tremblé... J'ai ressenti tout ce que l'on peut souhaiter ressentir dans une lecture, les 700 pages se tournent toutes seules !
Je ne peux que recommander très chaudement ce roman, comme tous ses autres lecteurs !
La Porte des enfers La Porte des enfers
Laurent Gaudé   
Sous ce titre évocateur, j'ai découvert un récit fantastique, étrange, tragique, qui me rappelle l'ouvrage "Dans le Soleil des Scorta" et qu'il dédie à ses morts dont la fréquentation a fait de lui ce qu'il est. Chose dont j'ai tout à fait conscience depuis quelques temps. Car dans notre société rationaliste, on oublie que tout se superpose, se chevauche entre le monde des morts et le monde des vivants. Les anciens le savaient. Il n'y a peut être pas de frontières. Comme à mon habitude, je ne divulguerais rien de l'histoire. C'est un superbe roman, original et trés cultivé, un refus de la mort trés symbolique, une ode à l'amour, une méditation sur la vie, une expression des angoisses, des interrogations au mystère.
Oui, j'adore l'écriture sensible de Laurent Gaudé.
Sauvage Sauvage
Jane Harper   
Après avoir eu le plaisir de découvrir la plume de l’auteur avec Canicule, j’avais hâte de la retrouver dans une intrigue prenant sa source dans les paysages australiens qu’elle décrit de manière très visuelle.

Sauvage, est dans la même veine que Canicule et l’auteur confirme son talent pour les intrigues bien construites avec des personnages aux personnalités bien travaillées. En arrière-plan, il y a toujours ces fabuleux paysages qu’elle affectionne et décrit de manière sublime. C’est tellement visuel, que l’on ne peut s’empêcher d’aller zieuter sur le net pour voir de belles photos…

L’environnement, toujours aussi « Sauvage » va servir de toile de fond à une intrigue bien très bien ficelée avec des personnages diablement construits. Une construction narrative en entonnoir, comme on peut les apprécier, permettant au suspense de monter crescendo.

Une alternance de deux intrigues en une, avec une autre en toile de fond, qui est là pour mettre en lumière l’hostilité de la région où tout se déroule.

La rivalité entre les personnages ne fait qu’accentuer le conflit sous-jacent et surtout fait émerger les jalousies qui vont indéniablement conduire à la violence latente. Une violence palpable, mais toujours maîtrisée. Cette violence qui trouve son écho dans les profondeurs de cette nature de plus en plus hostiles…

Plus les conflits et les jalousies sont exprimés, plus les paysages deviennent dangereux. Comme dans son premier livre, Jane Harper offre un parallèle saisissant entre ses personnages et la nature dans laquelle ils se trouvent. C’est un des points fort de l’auteur, qui dans chaque recoin de nature, trouve un point d’ancrage humain. Plus la colère monte plus les sons se font présents, la nature parle et gronde, hurle son mécontentement, comme ces femmes qui vont peu à peu exprimer leur haine…

La psychologie de ces femmes est extrêmement bien construite, les rendant difficiles à cerner par un lecteur qui sera à la fois touché et agacé par les comportements de chacune.

Une descente en enfer dans tous les sens du terme, puisqu’elles sont confrontés à la fois à la faim, la peur, à ces paysages magnifiques qui les enveloppent pour ne plus laisser respirer… mais surtout à cette peur de l’autre, à cette découverte de l’autre qui devient plus hostile que la nature…

La nature en opposition avec la nature humaine… Pas tant que cela, puisqu’elles sont en osmose et vivent chacune au rythme de l’autre…

Malgré beaucoup de points positifs, j’ai trouvé que « Sauvage » était un cran en dessous de « Canicule » l’intrigue étant plus classique avec quelques passages plus lents, certainement dû au fait que l’alternance entre l’enquête et les jours qui précédent n’est pas toujours respectée, puisque certains chapitres nous permettent de mieux connaitre l’enquêteur emblématique de Jane Harper, mais « cassent » un peu le rythme de l’intrigue.

L’atmosphère est beaucoup moins oppressante que dans « Canicule » alors que l’auteur avait toutes les cartes en main. Elle a préféré se recentrer sur Aaron Falk que le lecteur apprend à mieux connaitre.

Malgré tout, j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir cette intrigue policière pourtant plus classique. J’espère que l’auteur, dans son prochain livre retrouvera cette puissance narrative dont elle le secret.

Je serais de toutes les façons au rendez-vous pour le prochain, Jane Harper étant un auteur dont j’apprécie la plume, la puissance de ses descriptions et surtout le parallèle qu’elle imagine entre l’Homme et la nature…

Je remercie les éditions Calmann-Lévy et NetGalley pour cette lecture
Dites-leur que je suis un homme Dites-leur que je suis un homme
Ernest J. Gaines   
Je l'ai lu en anglais (A Lesson before dying). Très bonne leçon de vie. Livre sur la discrimination faite par certains envers d'autres à cause de leurs origines. Gaines parvient à faire passer ses idées sans pour autant utiliser un ton moralisateur.
À lire!

par Romane_
Tu tueras le père Tu tueras le père
Sandrone Dazieri   
http://lireunepassion.blogspot.fr/2015/10/tu-tueras-le-pere-sandrone-dazieri.html

Les premières choses qui m'ont attirée dans ce livre, c'est sa couverture et son titre. Il faut dire qu'ils sont assez intrigants et flippants, quand même ! Puis ensuite, le résumé m'a beaucoup intriguée. Puis je l'ai lu. Et là... j'ai été vraiment soufflée. Je savais (enfin me doutais) que j'aimerai, mais pas au point de l'engloutir aussi vite ! L'intrigue m'a tenue en haleine de bout en bout et l'auteur a réussi à me balader tout le long ! Je ressors de ce livre avec un presque coup de cœur !

Un homme affolé court sur la route, disant que sa femme et son fils ont disparu, alors qu'il faisait une sieste. Quand la femme est retrouvée décapitée, la police pense tout de suite à un crime passionnel, d'autant plus que le petit garçon, Luca, reste introuvable. Colomba Caselli est dépêchée sur place, mais comprend vite que ses collègues se trompent de suspect. Elle décide donc de faire appel à Dante, un homme ayant été enlevé enfant enfin par le Père. Durant onze ans, il sera captif et à sa libération, il sera appelé « l'enfant du silo ». Dès qu'il arrive sur place, il est persuadé que la personne à avoir enlevé l'enfant n'est autre que le Père, qui n'a jamais été retrouvé. Dès lors, une course contre contre la montre est lancée, afin de retrouver le disparu avant qu'il ne meurt. Dante n'a qu'une chose en tête : retrouver le Père une bonne fois pour toutes, afin de repartir sur de nouvelles bases.

Ce résumé paraît peut-être en dire trop, mais sachez que ce n'est que le dessus de l'iceberg, que les ¾ de l'histoire sont découverts au fil de la lecture et que... vous risquez de tomber de haut, d'être pris dans ce cercle vicieux que vivent les personnages et d'être choqués par certains passages. Parce que c'est exactement ce que j'ai vécu du début à la fin. Je n'extrapole pas du tout ce que j'ai lu, c'est seulement le sentiment que j'ai eu lors de ma lecture, mais aussi arrivée à la fin. Plus je tournais les pages, plus j'étais choquée des révélations. Évidemment, le mystère du Père est gardé jusqu'au bout, ce qui pousse à tourner les pages et à avoir du mal à reposer le livre.

Le roman est découpé entre plusieurs parties, et entre chacune d'entre elles, une sorte de prologue à chaque fois. Si au début j'étais un peu déstabilisée, parce que je ne comprenais pas le lien qu'ils avaient avec l'histoire, très vite, je me suis rendu compte qu'ils étaient importants pour le déroulement. Et je peux vous dire qu'il font froid dans le dos.

Si l'ambiance est glauque, déstabilisante et froide, il n'en reste pas moins que les relations entre les personnages et les personnages eux-mêmes ont réussi à me toucher. Tout d'abord Colomba. Elle a un caractère bien a elle, franc, fort et charismatique. Elle ne se laisse pas marcher dessus et va au bout des choses, au risque de perdre beaucoup. Elle est aussi très touchée par un événement qu'elle a vécu quelques mois plus tôt, qui lui a laissé des séquelles psychologiques assez fortes. Ensuite vient Dante, « l'enfant au silo ». J'ai tout de suite accroché à son personnage, car l'auteur a vraiment accentué sur sa captivité et les séquelles qu'il a encore en lui, bien qu'une vingtaine d'années se soit écoulée. Il est rongé par son passé, est devenu agoraphobe, claustrophobe et reste enfermé chez lui la plupart du temps. Mais l'arrivée de Colomba va complètement changer son rythme de vie, et même si cette arrivante ne lui plaît pas et que le fait qu'elle change complètement sa vie l'irrite beaucoup, il se rend compte au fil du temps qu'elle est un pilier dans sa vie et que loin d'elle, il resterait enfermé. L'amitié qu'il y a entre eux m'a vraiment touchée. Même s'ils ne se le disent pas en face, il y a une grande affection entre eux et j'ai trouvé que justement, le fait qu'ils ne se disent pas les choses, renforce encore plus ce qu'ils ressentent l'un envers l'autre.

L'intrigue, quant à elle... Que dire à part que j'ai été très, très surprise de la tournure des événements. L'auteur a été vraiment loin dans ses idées, à tel point que quand je lisais, j'avais l'impression d'être dans le livre (mais littéralement). J'avais l'impression de mener l'enquête auprès des personnages et le fait que cette enquête soit en dehors des murs, qu'on ne voit quasiment pas (voire pas du tout) le commissariat m'a beaucoup plu. Cette idée d'extérieur apporte un gros plus au récit, le rend plus vivant, plus réel. Et je peux vous dire que ça fiche la frousse à des moments.

La plume de l'auteur est vraiment très prenante et incisive. On tremble pour nos personnages auxquels ont s'est attachés et même ceux qu'on connaît le moins. L'auteur n'hésite pas à non plus à aller au fond des choses, à décrire le maximum d'action, de lieux. La psychologie des personnages est à son maximum et on a parfois l'impression d'être eux. Il ne leur épargne vraiment rien, ce qui donne un thriller très haletant et froid (dans le bon sens, hein.). Il a aussi cette particularité de nous faire croire qu'enfin, tout est arrangé, qu'enfin, ils vont pouvoir revivre et oublier leur passé et, la page d'après, toutes nos convictions tombent et il retourne la situation !

Quant à la fin... Je vais vous avouer que je n'ai pas pu m'empêcher de crier : « Quoi ? Mais non ! C'est quoi cette fin ? Va y avoir une suite, non ? ». Évidemment, ce ne sont que les élucubrations d'une lectrice qui a adoré sa lecture et qui en demande plus ! Mais je vais être honnête : cette fin m'a frustrée autant qu'elle m'a contentée. Compliqué, hein ?

En résumé, un thriller qui m'a pris aux tripes de A à Z. Un vrai manège à sensations. Des montagnes russes qui m'ont fait passer par différentes sensations : la peur, le dégoût, la colère, le frisson, la tristesse, le rire (parce que oui, Colomba a un certain humour, et aime titiller Dante!). Bref, un thriller que je conseille vraiment pour la qualité de la plume de l'auteur, son inventivité, son intrigue et les retournements de situation ! Un presque coup de cœur pour moi !

* Je remercie La Bête Noire pour leur confiance ! *

Justine P.

par just2iine