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Commentaires de livres faits par Irene-Adler

Extraits de livres par Irene-Adler

Commentaires de livres appréciés par Irene-Adler

Extraits de livres appréciés par Irene-Adler

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 10:04
Owen Odell est un conteur et un magiquien (non, pas de faute de frappe), et il a bien connu celui que la légende nomma "L'étoile du Matin", autrement dit Jarek Mace... le dernier héros des Highlands, le libérateur, celui qui a combattu les rois vampyres et qui s'est dressé devant l'envahisseur angostin. Une légende que Owen a écrite.

Une légende ? Tu parles ! Un bandit, un voleur, un séducteur de femmes, plus amoureux de l'or que Picsou. Un type qui, découvrant que le village dans lequel il vit vient d'être razzié par les troupes d'Arzek, découvrant que les villageois, hommes, femmes ou enfants sont morts, hurle sa rage... mais pas sa rage de voir Wulf le forestier bossu serrer dans ses bras les corps sans vie de ses enfants qu'il aimait, non, Jarek hurle parce qu'on lui a volé l'or qu'il avait planqué.

Et s'il parle de vengeance, ce n'est pas pour venger les cadavres des enfants innocents qui furent massacrés, non, c'est juste pour récupérer le chariot d'or !!

Alors, je ne vous dis pas sa tête quand, dès son retour avec le chariot, les gens de tous les environs l'acclament, criant et remerciant "l'étoile du matin" de leur avoir ramené leurs richesses que l'envahisseur avait spolié...

Ouh, il l'avait trouvé mauvaise !

Oui, Jarek Mace n'est pas du bois dont on fait les héros, que du contraire. Et pourtant, dans ce livre, Owen raconte tout leur périple, la rédemption de cet homme qui ne vit que pour lui et pour devenir riche.

C'est une belle histoire d'amitié entre des gens qui n'auraient jamais dû se rencontrer, c'est une belle résistance à l'ennemi, de beaux combats, qui est loin d'être épique et sur un champ de bataille avec le bruit des armures qui s'entrechoquent....

Non, les combats ont la solitude pour paysage et auront pour guerriers les quatre hommes et les deux femmes qui constitueront ce groupe disparate.

Combats contre le mal absolu, combats pour leur liberté et pour chasser les oppresseurs.

Jarek a beau être un homme imbuvable, je l'ai apprécié parce que sous la forteresse, se cache sans doute un coeur. Et rien à dire sur les autres personnages qui sont bien travaillés. J'ai passé trois jours très agréables en leur compagnie.

Quand à la fin, nous avons affaire à Gemmel et l'auteur nous réserve une petite surprise de son cru qui m'a fait ouvrir les yeux tous grands.

Mince alors, je l'ai pas vue venir, celle-là !

Excellent Gemmel comme d'habitude, même si les trames restent sensiblement les mêmes.
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Comme vous le dirait un banquier de chez Lehman Brothers "quand tu tiens le bon filon, le lâche pas !", ce que fit Gemmel avec son héros Druss !

Après "Légende", après "Druss la Légende", voici un autre chapitre de cette snaga... heu, saga épique ! Qui pique juste où il faut, ami lecteur, surtout si tu poses ton séant sur la double hache de Druss... (pas de connotation sexuelle dans la phrase).

Et quand la hache Snaga passe, t'as les membres qui trépassent. Cette hache maudite est un vampire puisqu'il lui faut son lot d'hémoglobine.

Pourtant, Druss, il est pas méchant ! Il ne viole pas les femmes (ni les hommes), ne tue pas les enfants, il ne vole pas, ne ment pas, ne triche pas, ne baise pas, ne se drogue pas, ne prend pas d'amphétamines ou d'EPO... bref un Saint qui ne fera jamais carrière au parlement ou au Tour de France.

Malgré tout, il va trancher plus que la guillotine au temps où elle ne chômait pas. Il va trancher plus que votre boucher, ce sacré Druss. Mais toujours des méchants vilain pas gentils.

Ce tome se situe lors de la défense héroïque de la mythique forteresse de Dros Delnoch et puisqu'un jeune bleu le demande, Druss va lui expliquer pourquoi on le surnomme "Marche-Mort".

La quête de cette aventure contée ? Notre grand Druss devait trouver les précieux joyaux d'Alchazzar...

QUOI ?? le général Alcazar et ses Picaros sont ici ? Sa femme Peggy aussi ? Et le capitaine Haddock, occupé à boire, une fois de plus ?

Ah, pardon, che penchais qu'il y avait un cheveu sur la langue du quatrième de couverture.

Druss partira en quête des joyaux avec son ami Sieben et l'auteur mettra en branle (ceux qui connaisse Sieben apprécierons le jeu de mot) TOUS les événements qui engendreront le titanesque combat que vous lirez dans "Légende" (en vente dans toutes les bonnes librairies).

Avec Gemmel, on croise souvent des personnages que l'on retrouvera plus tard, ce qui est un énorme inconvénient si on ne les lit pas dans l'ordre !

Personnages torturés - Druss est toujours inconsolable de la perte de sa femme et Sieben a le démon du bas-ventre - combats en tous genre, du sang, des boyaux, de la rate, des monstres sanguinaires, des magiciens balèzes, bref, tout ce qui fait de ce roman une manière de clore magnifiquement la trilogie de Druss.
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Puisque l'hiver 2012-2013 fut long et dur (huuum), les Guerriers de l'Hiver vont vous le faire trépasser et instaurer le règne du soleil !

Que nenni ! Rien à voir, en fait. Ce roman se passe environ 300 ans après Légende mais vous pouvez le lire sans avoir lu les autres.

Originalité ? Les héros de ce livre sont loin d'être des jeunes premiers, tout beaux, tout chaud, tout fringants... Ce sont plutôt des vieux de la vieille.

L'originalité de ce roman vient aussi du fait qu'il ne faut pas trouver un quelconque objet magique surpuissant ou tout autre brol de vie éternelle.

Trois personnages principaux : nos vieux guerriers grisonnants à l'arthrite rhumatismale grandissante...

Nogusta (un Noir qui a longtemps souffert de racisme) est un personnage profond, torturé par un passé sanglant - le massacre de sa famille - comme bon nombre de personnages chez Gemmell. Malgré la cinquantaine passée, il est toujours un combattant exceptionnel, une vraie machine à tuer, même s'il n'a plus l'énergie de ses 20 ans.

Kebra est le plus calme et le plus doux, mais l'Agecanonix - maladie terrible - lui fait diminuer sa vue, ce qui est gênant lorsqu'on est archer. Il a toujours de bons conseils, est capable d'écouter comme un psy - les honoraires en moins - mais déteste le contact et la proximité.

Bison (tiens, une vieille connaissance !), c'est la montagne de muscle. Il ne possède pas de blog, mais tout comme notre compatriote babelien, c'est un bon vivant. Il aurait pu ressembler à Druss...

"Aurait pu" parce que le Bison de Gemmel, contrairement à Druss, est vulgaire, grossier, mal élevé et parfois même obscène (Druss était juste bourru). Personne au monde ne l'aime, pas même ses deux amis - un comble, non ? - alors qu'il est d'une loyauté et d'un courage sans borne.

Mon avis négatif sur Bison changera au fur et à mesure du roman, lorsque je découvrirai des bribes de son passé, comme pour les autres papys flingueurs. Gemmell est fort pour nous faire apprécier des personnages à priori détestables.

Nos trois héros n'ont pas chômé dans leur vie, ont mené des tas de batailles et apprécieraient profiter de leur plan épargne pension.

Pas de bol, c'est la crise, alors, pour les charentaises et les pieds devant le feu de bois, on repassera !

Les voilà obligés de courir les chemins en prenant des risques pour sauver un enfant...

Pas de quête, mais une fuite (embêtant, quand on vieilli, les fuites) pour survivre, poursuivis par d'horribles démons !

Démons, qui, d'après les Légendes (Wiki n'existait pas encore) ont été bannis de la Terre par un des leurs !

Malgré leurs licenciements, ils marcheront à nouveau sur la terre si trois rois sacrifiés meurent, entraînant un nouvel âge de ténèbres. Pire que la crise, tiens !

Et ? Deux rois sont morts et le dernier, c'est l'enfant qu'il doivent protéger.

Petit détail : il encore dans le ventre de la reine Axiana qui a pris la fuite et sera donc secourue par nos trois soldats à la retraite.

Si les personnages "principaux" sont fouillés, travaillés, torturés, intriguant et attachants, le reste souffre d'un manque de descriptions, de travail et les finitions sont bâclées, en particulier la reine.

La plume de Gemmell reste fidèle à elle-même : facile à lire, précise et incisive, envoûtante. Elle vous fait passer un bon moment de lecture sans se prendre la tête et les combats sont remplis d'action, de réalisme et d'adrénaline, sans oublier l'hémoglobine.

Bon, ok, ils se battent contre des démons... le réalisme est un peu "moindre" que face à des méchants de chair et d'os, mais il n'y a pas que des démons non plus.

A l'heure où les patrons considèrent qu'à 30 ans vous êtes vieux, le roman de Gemmell fait fort : l'avenir du monde dépend de vieillards - en qui personne ne croit - et ils doivent affronter des gros démons bien plus puissants qu'eux et bien décidés à reprendre leur marche dans le Monde.

Et les papys vous prouverons qu'ils ont de l'énergie à revendre !

Ce n'est pas un roman "fabuleux" ou "révolutionnaire", mais il se laisse lire et c'est tout ce que je lui demandais.

Pour ceux qui aime l'héroïc-fantasy avec des héros non conventionnels.

Qui à dit "de la gériatrique-fantasy" ??
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Non, "le héros dans l'ombre" ne veut pas dire que notre sombre héros, Waylander, se la coule douce sous un palmier à Acapulco ! C'est juste que Waylander est à l'automne de sa vie, comme je vous l'avais précisé à la fin de ma critique du tome 2...

Bon, nous ne retrouvons pas notre héros en train de baver dans un home, édenté, bouffant de la panade insipide et hurlant à tue-tête "Infirmière, y'm'faut faire !".

Non, il est plutôt bien loti, notre sombre héros, puisque devenu milliardaire, il a changé d'identité (je ne dévoilerai pas la fin du tome 2 et les raisons qui l'ont fait changer d'identité) et il est devenu l'Homme Gris.

Pas égoïste pour deux sous, il assure lui-même la protection des gens qui vivent sur ses terres et se charge lui-même des pillards qui auraient eu la très mauvaise idée de venir chaparder sur ses terres. Sus aux pillards.

Ce troisième tome comme d'une manière différente, comme le second l'avait fait et c'est ce qui fait la force de Gemmel : on ne sait pas comment ça va se passer.

La preuve, on est passé de "isolé au fin fond des bois" à "je vis dans un palais entouré de mes larbins". Enfin, "larbins" est un bien grand mot, notre héros est large dans ses rétributions et le syndicat n'a pas de raison d'être avec un boss tel que lui.

Et qu'en est-il de ses ennemis ? Oublions les pauvres pillards, ils ne font pas le poids et découvrons les nouveaux méchants qui tiennent plus du surnaturel que du naturel.

Nous sommes loin des assassins classiques des autres tomes : ici, ce sont des magiciens invulnérables et des hordes de démons. Harry Potter n'est même pas là pour lui donner un coup de main, en plus.

Pour pourfendre les démons, il y a les les Rajnees, des samouraïs armés d'épée magiques, les seuls capable de décapiter ces démons.

Je vous l'ai déjà dit, la trame chez Gemmel reste sensiblement la même. Malgré tout, lire ses livres est toujours un plaisir pour moi.

Cette trilogie n'a pas dérogé à ce plaisir, bien qu'elle reprenne des thèmes vu et revu : la horde de démons qui veulent déferler sur le monde, c'est du déjà vu/lu.

Pourtant, j'ai suivi toutes les péripéties de Waylander et je ne me suis pas ennuyée une seconde.

De plus, last but not least, la fin m'a collé un coup de pied au cul parce que totalement imprévisible, absolument fantastique (fallait de la magie) et très belle (et une larme, une).

Malgré toutes ses richesses, il est des choses que l'homme ne peut obtenir, même s'il se nomme Waylander...
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Ah, je vous l'avais bien dit que Waylander n'était pas si irrécupérable que cela ! La preuve, malgré sa blessure due à la perte de sa femme - il y a longtemps - malgré son passé d'assassin, il coule des jours heureux avec sa fille adoptive, Miriel.

Ok, il ne lui apprend pas les règles du crochet ou du tricot, mais savoir manier une arbalète est utile lorsque votre tête est mise à prix !

Oui, mesdames et messieurs les lecteurs, sa tête est mise à prix comme celle des Dalton !

Le roi Karnak, usant de son pouvoir royal, désire protéger son gamin, Bodalen (et pas Bo Derek) qui a eu la très très mauvaise idée d'envoyer six pieds sous terre l'une des filles de notre héros solitaire...

Oui, le héros solitaire... Vous savez, l'ancien assassin, tout de cuir noir vêtu, possédant une grosse arbalète qui peut tirer deux coups de suite... huumm. Ah, ça vous revient !

Bodalen aurait mieux fait de tuer une autre personne, de massacrer un village tout entier, mais voilà, il a fallu que ce gamin de merde tue la mauvaise personne et que son papounet le roi veuille le protéger. Pauvre petit.

Les chiens sont lâchés, ou plutôt : ce que le pays compte de plus cruels parmi les membres de la corporation des tueurs sanguinaires et sans merci (et non syndiqués).

Aie, aie, aie, les miches de Waylander vont chauffer ! Ou bien ce seront celles des tueurs sanguinaires... parce que Waylander est fâché, il doit reprendre le turbin alors qu'il est en vacances.

Moi, ça me mettrait de fort méchante humeur !

Waylander va donc reprendre la route du boulot afin de démasquer ces sales emmerdeurs qui l'obligent à reprendre du service et, tant qu'il y est, il pourrait aussi - accessoirement - sauver une nouvelle fois son pays de la guerre. Tant qu'a faire ! Et la crise économique, il la résout quand ? Plus tard...

Waylander est peut-être "dans le royaume du Loup", mais il n'a rien du petit chaperon rouge ou de la grabataire grand-mère ! S'il vous balance une galette, vous ne survivrez pas...

Ce qui change par rapport au premier tome c'est que Waylander n'a plus vingt ans, mais l'âge de ses artères ! Et oui, les héros vieillissent, eux aussi.

Et bien que son instinct soit toujours vivace et jamais égalé - bien que souvent copié - il a aussi une fille sur laquelle il doit garder un oeil.

Gemmel, dans ce tome, étoffe une fois de plus la psychologie de notre héros en cuir noir. La mort de sa femme lui pèse toujours lourd sur la conscience (au moins, il en a une) mais il a appris à vivre sans elle (je parle de sa femme).

Pour le reste, ce deuxième opus reste du Gemmel : autrement dit, il continue dans le lignée du précédent : baston, tueries, sang, brutalité, c'est haletant et c'est épique, même si on se dit qu'il aurait pu encore mieux faire.

Si ça ne mange pas de pain, ça se lit facilement et on se retrouve à enquiller la suite sans même s'en rendre compte.

Prochain tome : "Waylander le grabataire entre au home pour assassin du Troisième Age". Au menu : de la purée...
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John McClane, dans ses films, se promenait avec deux flingues en main, mais Waylander fait mieux que lui : une arbalète à deux arcs ! Plus complexe pour dézinguer et pas de chargeur ou de viseur infrarouge. John McClane peut aller se rhabiller !

C'est un mec, Waylander, un vrai, tout de noir vêtu (du cuir, huum), assassin à ses heures perdues (c'est son job, en fait, et sa petite entreprise ne connait pas la crise) usant de tous les stratagèmes possibles et imaginables pour arriver à éliminer ses victimes (des notables), désignées par contrats.

Waylander, c'est mises à mort, trahisons, magouille et compagnie... Drenaï, ton univers impitoyable. de plus, il fait son job correctement : il est plus silencieux qu'une ombre, il ne parle pas beaucoup et est implacable. C'est du satisfait ou remboursé.

Aie, catastrophe, le Roi de Drenaï a été assassiné ! Les Vagrians, une bande d'envahisseurs, déferlent sur le pays telles des tiques sur le dos d'un chien, avec, pour ordre de pilier et envahir le pays, sans oublier de tuer hommes, femmes et enfants au passage, dans l'ordre ou le désordre, mais d'épargner quelques femmes, s'ils veulent se soulager... Charmant.

Et pendant que ça gerroie au loin, Waylander croise la route de Dardalion et lui sauve même la vie. Un assassin qui sauve une vie ? Peut pas être tout à fait mauvais, le bougre ! Déjà qu'il n'occis jamais des femmes et des enfants. Réglo.

Dardalion, c'est un prêtre de la Source et on peut dire que c'est lui qui sera à l'origine de tout ce qui va arriver à Waylander dans ce premier tome.

Dardalion lui colle aux basques et ils vont bien vite se retrouver empétré dans cette foutue guerre entre Drenaï et les Vagrians.

Ben oui, une guerre, c'est le bordel et vu que les Vagrians ont envahis les Drenaï, ça chauffe !

Pour sauver le royaume, il faudrait retrouver la mythique Armure de Bronze... (et là un type se met à chanter dans ma tête : "les chevaaaliers du Zodiaaaque, s'en vont toujours à l'attaque..." ce qui me fait dire que je suis irrécupérable).

Cette protection magique est cachée dans une grotte en territoire Nadir. Pas trop complexe. Quoi ? Elle est remplie de loups-garous ? Waylander va avoir du mal à récupérer le catalyseur de l'espoir de Drenaï.

Au fait, vous savez qui a assassiné le roi Drenaï ? Non ? J'vous l'donne en mille : Waylander ! Et c'est à lui qu'on demande de sauver l'bazar ?

Gemmel ne fait jamais ses héros irrécupérable et Waylander ne fera pas exception.

Puisqu'il a été "touché" (pour ne pas dire infecté) par la pureté de Dardalion, le prêtre de la Source qu'il a sauvé, il accepte la mission, confié par le fantôme du père de sa précédente victime.

Oui, nous sommes bien dans du Gemmel ! C'est classique chez lui : les héros sont torturés, hanté par leur passé, avec des blessures secrètes, bien souvent causées par une femme qu'ils ont perdu (partie, enlevée ou morte assassinée) et qu'ils aimaient plus que tout.

Une fois de plus, le héros, en tuant le roi, a commis un meurtre qui s'avère être le meurtre de trop, celui qui lui fait prendre conscience que tuer c'est MAL, ça le fait vomir sur son existence, il se découvre un âme et réveille sa conscience qu'il croyait avoir laissé en gage au Mont de Piété ou à la consigne d'une gare.

Chez Gemmel, l'héroïsme est magnifié, par contre, les scènes de combats sont un peu pâlottes alors que nous sommes en pleine guerre. A croire que les guerriers furent passé dans un programme informatique qui a généré une armé de clones. Ma déclaration fiscale a plus d'épaisseur qu'eux.

Pire, Gemmell ne décrit pas son décor, du coup on doit faire le travail sois-même. Dommage. Une carte en début de roman n'aurait pas été du luxe.

Malgré ses défauts, Waylander est un personnage qui m'a bien plu.

Bien que froid et distant dès le départ, il changera au fil du roman et des deux autres tomes.

Sa rencontre avec Dardalion nous a changé l'assassin sociopathe en un homme plus ouvert aux autre et l'on découvrira que, sous cette carapace de tueur sans pitié, se cache en fait un homme qui n'attend plus rien de la vie, ayant déjà tout perdu.

D'accord, cela ne l'excuse pas ! le fait d'avoir tout perdu n'efface pas ses crimes, mais on comprend le cheminement : il n'avait rien d'un méchant, il a tout perdu et son premier crime de vengeance en a entrainé un autre et ainsi de suite. Après, il est trop tard. Un peu comme Druss.

Le seul bémol dans l'histoire fut sa relation avec Danyal. Trop guimauve, on aurait pu s'en passer largement ou alors, il aurait fallu changer un peu le personnage de cette femme, la creuser un peu plus, la rendre moins "roquet agressif". Mais bon, un détail.

Dardalion, le prête de la Source, est plus travaillé. Lui aussi il a évolué, comme Waylander, mais dans le sens inverse. Si le loup s'est fait agneau, l'agneau a fait pousser ses crocs. Il est devenu un Prêtre-guerrier.

Pour résumer, malgré ses défauts, le roman est intéressante et lire du Gemmel m'a toujours fait du bien, même si à la fin, les trames restent semblables.

Ce que j'aime, c'est que son héros doit s'impliquer - un peu malgré lui - dans cette guerre où il n'a rien à faire, changeant petit à petit et devenant plus humain.

Un peu comme Stanislas Lefort (de Funès) dans le film "La grande vadrouille" qui se retrouve, lui aussi, imbriqué dans une histoire dont il n'en a que faire et bien obligé de s'impliquer alors qu'il comptait se la couler douce tout en faisant des ronds de jambe devant l'ennemi.

C'est ça que j'aime ! le héros qui n'en est pas toujours un, avec ses faiblesses, ses défauts.

Sans compter ce que j'apprécie aussi par-dessus tout : les passages où Waylander flingue des gens plus vite que son ombre, dégainant son arbalète, lançant ses dagues... Paf, paf !

"T'es mort et tu ne le sais pas encore" (les fans auront reconnu la citation tirée de Ken - pas le mari de Barbie - mais le Survivant).

Oui, je suis une lectrice avide d'élimination de son prochain.
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Ayant découvert Gemmel par le titre "Légende" que Milady avait publié en format poche, je me suis tournée vers les autres ensuite.

"Druss la légende" était le livre qui venait, dans la chronologie, avant "Légende" et ce livre nous explique comment le paisible mais colérique fermier qu'était Druss est devenu "Marche-Mort" et une légende.

La femme qu'il aimait s'étant fait enlever, il a empoigné la hache Snaga, hache de son grand-père, la "lame sans retour" et à entamé son périple, passant par tous les stades pour gagner un peu d'argent et financer son voyage.

C'est violent, il y a du sang, des têtes tranchées (ou autres parties du corps).

Notre héros n'est pas un gentil chevalier chevauchant sur son fidèle destrier blanc. Non, Druss est un être violent, il n'a pas de peine à tuer. Pourtant, loin d'être un héros parfait, il a ses faiblesses. le personnage est détaillé, fouillé et on l'apprécie déjà.

Toute sa souffrance, il la ressentira à la fin du livre. Heureux et triste en même temps. le livre m'avait déjà enchanté, n'ayant pas de temps mort, mais le final, il était encore mieux.

Un grand auteur, qui nous a quitté trop tôt... mais il nous laisse toute son oeuvre à découvrir.
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Le dernier tome et la résolution de tout ?? Voilà ma question d'entrée de jeu. Mon avis sera assez mitigé, parce que, si j'ai apprécié le final que je n'ai pas vu venir, je me suis dit, après coup, que c'était un peu trop facile et vite résolu.

Merde, Goodking nous a fait traîner sa saga sur onze tomes pour bâcler un peu la fin ?? Oh ! *cri de rage/

De nombreux films m'avaient déjà fait le coup : trépidants, super, on se demande comment ils vont clore l'affaire et le tout est réglé en deux secondes, comme si le scénariste s'était rendu compte qu'il avait oublié la fin et en avait écrit une en vitesse sur un morceau de papier.

Pardon, je commence par la fin... Il y a tout de même des choses qui m'ont plus dans ce dernier tome :le tournoi de Jah'la qui ressemble au foot mais avec une variante dans le fait que les perdants sont exécutés. Et oui. Mais jamais je n'aurais cru que ce sport collectif signerait la défaite de Jajang.

J'aimais beaucoup les valeurs que Richard a véhiculé dans ce sport (il avait supprimé la mise à mort de l'équipe perdante, dans son royaume).

Dans ce tome, l'auteur a vraiment tiré parti de ces valeurs pour miner de l'intérieur l'ordre impérial. du pur génie, car Richard s'est transformé en stratège de génie ! Encore un peu et je hurlais "allez Richard" asssise dans mon fauteuil...

Pour la fin, je vous l'ai dit, c'est un peu rapide. Malgré tout, critique mitigée parce que j'ai été surprise et tout compte fait, c'était la seule solution pour éradiquer le tout...

Surprise parce que je ne m'attendais vraiment pas à ce que l'Ordre Impérial soit envoyé dans un monde parallèle. La fameuse morale dont je vous parlais est, une fois de plus, très forte et sauve, puisque Richard n'est pas aussi cruel que ses ennemis (Moi, j'aurais pris le contrôle des boîtes d'Orden et j'aurais liquidé tous les soldats de l'Ordre). On peut tuer, mais pas de trop et la vengeance ne fera pas ressusciter les morts, alors, faut pas être trop méchant avec les Méchants.

Quant aux fameux Piliers de la Création (ceux du tome 7 qui m'ont fait chier), ben ils s'en vont également afin que la magie ne disparaisse pas. C'est bien trouvé et intelligent.

Le final sera les retrouvailles entre Richard et sa namoureuse et les autres qui retrouveront la mémoire. Ouf !

Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants... snif... fin de la saga qui, malgré ses gros défauts m'aura fait prendre pied un peu plus dans la fantasy.
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Un peu déçue que ce tome se traîne un peu en longueur, comme si l'auteur voulait vendre un tome de plus et de ce fait, au lieu d'en faire un avec de la concision en avait fait deux avec cet intermédiaire qui se traîne en longueur.

Il a du bon, surtout de savoir que Richard et Kahlan sont prisonniers de jajang, si près et si éloigné. Pour le reste, j'avais TRÈS bien compris que l'empereur était une bête sanguinaire, un être assoiffé de sang et sans scrupules, pillant, tuant et violant tout ce qui bouge. Pas la peine de le répéter à toutes les pages, j'avais compris. A la fin, cela déforce le personnage.

Je ne me suis pas trop tracassée, Richard se sauve de toutes les situations, même s'il n'a plus son épée.

Ma foi, il est temps que la saga finisse parce que elle commence à retomber dans ses travers et à tirer en longueur.
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Imaginez ma surprise, en commençant ce tome, après deux précédents vachement décevants, de trouver Richard en train d'agoniser, un carreau d'arbalète dans le corps (et pas dans les fesses).

Heu, elle est où Kahlan ?? Quoi ? L'auteur l'aurait-il de nouveau soustraite de nos yeux ? Et oui... Z'auront jamais d'enfants, ces deux là, sont jamais ensemble.

Bref, elle a disparu, mais pire, personne ne se souvient d'elle. Attendez, j'ai pas rêvé, moi. En tant que lecteur, j'ai suivi les aventures de Kahlan non stop et les autres étaient là... Mystère.

Ce tome retrouve l'ambiance dds précédents et on renoue avec Richard le vadrouilleur à la recherche du mystère Kahlan. "Perdu de recherche" en avance sur son temps. Tout le monde le croit fou et lui, il leur parle de son épouse et personne ne sait qui elle est.

Sans compter qu'une grosse bêbête traque Richard et qu'elle peut prendre toutes les formes (elle m'a fichu la trouille, elle). Richard est perdu...

Oh, j'oubliais, les boîtes d'Orden ont été volées (grave) et remise en jeu.

Déroutant, mais on veut savoir la suite.
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Voilà un livre qui m'a donné envie d'entrer dans l'histoire pour aller accomplir un génocide de masse sur la personne des Bandakars. Ok, je suis pacifiste, pacifique, mais quand on me cherche, on me trouve.

Eux, ce sont des lavettes de chez lavettes. "Oh non, on ne veut pas leur faire du mal à ces gentils envahisseurs qui pillent, tuent, violent,... La discussion est toujours possible". Ben voyons !

Par contre, Owen n'a pas hésité à empoisonner Richard pour qu'il vienne l'aider. Je t'empoisonne, mais je ne veux pas que tu meures, je suis pacifique extrême, mais j'utilise du poison... Cherchez pas docteur.

La première partie du tome est un peu lente, vachement lente, mais ensuite, ça bouge un peu plus et j'ai retrouvé mon plaisir du début.

Mais stop avec les discours moralisateurs ! Je lis de la fantasy pour l'univers alternatif qu'elle me donne, je n'ai rien contre les références terrestres, même politique, parce que l'homme restera toujours un homme assoiffé de pouvoir.

D'accord, mais je lis de la fantasy, pas de la morale, alors, faut pas m'en rabâcher durant des pages et des pages, ça pourrait me pousser au suicide ou au meurtre collectif.
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Le tome 6 étant super, j'avais hâte de poursuivre sur ma lancée avec le 7. Et là, bardaf, l'embardée ! Je me suis même demandée si, par un sortilège spécial, on avait pas changé les héros de la saga.

Je m'explique : ici, Terry Goodkind a viré de bord car le personnage principal n'est pas Richard, mais Jennsen, un des enfants illégitimes de Darken Rahl et un "trou dans le monde". Richard et Kahlan n'apparaissent que dans les dernières pages. Et je n'ai pas lu tout le livre, tellement il me pompait l'air.

Pourtant, c'est une erreur de ne pas aller jusqu'au bout parce que ce tome est hyper important pour la suite et une partie des explications. On nous explique ce que sont "les trous dans le monde" et le fait que Jennsen soit tout à fait imperméable à la magie.

Incapable de le lire en entier, j'ai regretté ensuite parce que je savais son importance. A mon avis, l'auteur a mal négocié ce livre parce qu'il est déroutant et on ne comprend pas pourquoi.
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Contrairement aux autres critiques, j'ai adoré ce tome et toute sa partie politique. On se serait cru sur terre. Il est ironique et même si Richard a toujours la réponse à tout, le livre m'a fait passer de bons moments.

Par contre, ce qui m'avait énervé, c'est que dès que Richard et Kahlan sont réunis, on les sépare. Ces deux jeunes personnes auront passé plus de temps séparés que réuni.

C'est ce que je reproche à l'auteur, c'est parfois d'en avoir trop fait dans les séparations du couple. Un peu, ça va, mais trop, bonjour les dégâts.
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Ouf, ils sont mariés et peuvent enfin passer un peu de temps ensemble, après leur longue séparation après le mariage qui avait eu lieu dans un des tomes précédents (la séparation a tellement duré de temps que je ne savais plus s'ils étaient marié ou pas).

Pas de bol, on va encore les emmerder avec le monde à sauver. Pourrait pas un peu leur fiche la paix, le monde ??

Les Carillons sont une bonne invention, mais le livre m'a surpris par l'introduction de nouveaux personnages dont je me suis demandé quelle importance ils pouvaient avoir.

J'aurais dû me douter que Goodking avait une suite dans ses idées et que ce qui me semblait barbant et sans importance en aurait ensuite.

Malgré tout, le début n'est pas trépidant et j'avais envie de sauter des pages.

Je vous rassure, ensuite ça bouge !
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Je l'ai lu il y un temps certain, mais il me reste des souvenirs, tout de même.

Ce quatrième tome était captivant, j'ai commencer à apprécier Cara (qui est devenue un de mes personnages préférés ensuite) mais j'ai poussé un gros cri de colère sur l'auteur : pourquoi continuer à persécuter ses personnages, ne faisant que renforcer le côté Mary-Sue de Kahlan et de Gary-Stu pour Richard.

Depuis le temps qu'ils s'aiment, ils n'arrivent même pas à se bécoter en paix, il y a toujours un malheur qui arrive. Quand ce n'est pas les carillons, le Gardien, le livreur de journaux (non, pas lui) ou autre chose.

Et puis, dans les livres, on tue sans vergogne, on torture de manière très poussée (et pas par une phrase "il souffrit beaucoup", non, vous avez tous les détails), on trucide des enfants, on viole des femmes, plus tout le reste,...

Pourtant, on joue sur la moralité avec Richard et Kalhan qui veulent être marié pour accomplir la bagatelle. Comme si le mariage avait une importance réelle, comme s'il fallait sauver la morale. Violez, torturez, assassinez, mais ne faites pas crac-boum-hue avant le mariage.

Moi, quand j'achète des chaussures, je les essaye avant... Les adultes comprendront. Les enfants, allez lire "Picsou Magazine".

Bref, un super tome, mais encore et toujours trop de tortures et autres pour le couple. Les autres personnages sont moins agressés par leur auteur. Richard et Kahlan devraient porter plainte pour les souffrances physiques et morales qu'ils ont enduré au cours de toute la saga.
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Lui, il est terrible. Pas de temps mort, des péripéties à ne plus en finir, la destruction du palais des prophètes... de quoi vous tenir en haleine durant votre lecture.

Mais... encore une ch'tite séparation du couple ! Décidément, quelqu'un ne veut pas qu'ils concluent ensemble, ou quoi ??

Les récits de combats m'ont fait plaisir, j'ai passé de bons moments frénétique de lecture. A défaut de sexe, Richard peut s'amuser avec son épée (objet phallique s'il en est) et trucider un tas de bestioles avec des noms à coucher dehors.

Quand aux soeurs de la lumière et Nathan Rahl, ils mettent de la couleur dans la saga. J'ai adoré Nathan.
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Après avoir dévoré le premier tome et avoir été frustrée de ne pas avoir le suivant sous la main, j'ai réparé mon erreur du début.

Rien à dire au sujet de l'action, même si on avait l'impression à la fin du tome 1 que l'aventure pouvait se finir là.

Bon, violence omniprésente, mais ce n'est pas de la fantasy "Bisounours" non plus.

A la fin du 2, j'ai dit "vite le trois !!"
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Vu le nombre de critiques existant sur ce livre, je ne sais pas en ajouter trop.

Il est le premier du genre que j'ai commencé, après avoir lu ceux de Gemmel. Cette série me fut conseillée par un ami et on devrait toujours écouter ses amis quand ils vous disent "achète déjà les quatre premiers, parce que quand tu auras fini le premier, tu voudras passer aux suivants".

Je ne l'ai pas écoutée et je me suis retrouvée, à la fin du livre, avec l'impression que j'allais devenir folle si je ne lisais pas les suivants.

Personnages agréables, détaillés, l'action se met en place lentement, mais ça bouge. le premier est déjà une sacrée dose d'aventures.

Le Premier Sorcier, Zed, grand-père de Richard, m'a trop souvent fait rire.

Certes, on pourra dire que Richard est un Gary-Stu et que l'Inquisitrice Kahlan est une véritable Mary-Sue. Malgré tout, on se laisse entraîner par l'histoire et je ne regrette pas un seul instant d'avoir lu toute la série, même si le tome 7 était un peu moins bon.
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Dans ce troisième tome, cela commence tout doucement, ensuite, tout s'accélère.

Les secrets d'Akkarin nous sont dévoilés, son histoire aussi. A un moment donné, je ne voulais plus lâcher le livre. La vérité était toute proche et hors de question de me laisser distraire par des bêtises. Non, je voulais tout savoir.

La relation maître-élève qu'il avait avec Sonea évolue. le Haut-Seigneur n'est ni tout noir, ni tout blanc. J'ai tout doucement commencé à l'apprécier, alors que je l'avais détesté au départ.

Les autres personnages aussi évoluent et on sent bien que le final se met en place.

Sonea n'est pas en reste, c'est une héroïne courageuse et je la remercie de m'avoir emmené dans cette aventure fabuleuse.

J'avoue que sur la fin, je me suis prise une sacrée claque ! Non, là, je ne m'y étais pas attendue, du moins, pas avant un certain moment. Ensuite, je l'ai guetté avec ferveur.

Une larme me fut arrachée à la fin.

Waw, quelle trilogie ! En j'ai vu qu'il y avait une suite...
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Là, dès mon retour de vacances (il y a 10 ans, suivez, bon sang !) je m'étais précipitée vers ma bibliothèque pour prendre le deuxième tome et me plonger dans sa lecture (après avoir rangé les bagages, je vous rassure).

Sonea est donc novice (le titre ne laissait pas de place à un quelconque suspense), sur les bancs de l'école et notre pauvre amie est en proie aux persécutions de ses camarades. Sont jaloux qu'elle ne soit pas issue d'une famille riche, mais des taudis. Facture classique, ceux qui voulaient faire ami-ami avec elle seront remis à l'ordre par le reste de la classe, menée par un pauvre imbécile. Un air de déjà vu ? Oui.

Notre héroïne qui détestait les Magiciens qui nettoyaient la ville de sa racaille (sans le karcher) est en train de devenir un gentil petit mouton docile, qui se laisse traiter de tous les noms sans broncher, du moins, pas assez à mon goût.

D'accord, je sais que si elle intégré la Guilde, c'est à contrecoeur et dans le but d'éviter un désastre parce qu'elle ne sait pas maîtriser ses pouvoirs. Mais tout de même !

Bon, ça se finira en duel et Sonea montrera qu'elle n'est pas une gentille fifille quand on a la cherche trop. Ouf.

J'ai regretté, néanmoins, l'absence de l'ami de Sonea, le petit voleur. Je l'appréciais beaucoup.

Et Akkarin, le Magicien Noir ? Qu'est-ce qui devient dans ce tome ? On en apprend un peu plus sur lui. Akkarin a fini par découvrir que Sonea connaissait son secret (elle avait appris dans le premier tome) et il la prend comme pupille, la privant de la protection de Rothen.

Là, j'ai flippé grave. N'est-elle pas entrée dans la gueule du loup ?

Pourquoi pratique-t-il la magie ancienne ? Pourquoi le cacher alors que personne ne peut rien contre lui ? Est-il l'assassin dont tout le monde parle ? Que de mystères...

D'un autre côté, Dannyl, personnage que j'adore, est envoyé faire des études dans les autres pays et cela donne une alternance agréable dans les chapitres, leur donnant un autre rythme, qui, ma foi, était fort plaisant.

Dannyl a emprunté le chemin que pris Akkarin autrefois. Je me doutais qu'il était homosexuel, le Dannyl, mais j'avoue que l'auteur a bien introduit (pardon pour l'utilisation de ce verbe) cette petite particularité du personnage, sans sombrer dans le pathos.

Un deuxième tome réussi !
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Ce premier tome de la Trilogie, je l'avais emmené avec moi en vacances il y a... heu... au moins 10 ans. J'avais pesté de ne pas avoir emmené le deux autres avec moi tant j'avais bien aimé ce premier tome.

Le décor est planté : nous sommes à Imardin, la capitale de la Kyralie, et les inégalités sociales sont très fortes dans le pays et une partie de la ville méprise les magiciens.

Normal, une fois par an, les magiciens réduisent les inégalités sociales... Non pas en organisant une soupe populaire ou un concert dont les bénéfices seraient redistribués, non, ils ont juste la mission de débarrasser la ville des miséreux en les éliminant. Visez, éliminé.

Au tout début de la lecture, lors de la fameuse Purge (sans les dragées Fucca), Sonea, jeune orpheline, découvre qu'elle a un potentiel magique lorsqu'elle lance un caillou.

"Quoi ? me direz-vous, c'est ça son potentiel magique ? Mon petit frère en fait tout autant".

Oui, mais, la différence est que l'homme qu'elle touche est un magicien et qu'il était sous la protection d'une bulle. Pas de chance, sa protection a laissé passer le caillou. Sa protection avait des fuites...

Que la traque commence !

Pas de chance, les magiciens finissent par nous l'attraper et voilà notre Sonea qui est capturée par la guilde, plus précisément par Rothen, un magicien sympa qui va avoir la lourde tâche de la dompter et de lui expliquer que "non, tous les magiciens ne sont pas des mauvais". Rothen est un personnage sympathique, et son ami Dannyl aussi.

Par contre, Fergus qui a reçu la caillasse sur la tronche, lui, il est ronchon et vu que son honneur d'homme fort protégé par une bulle de protection en a pris un coup... Il est ambitieux et digère mal la caillasse.

Voilà Sonea qui va entrer dans la Guilde et les préjugés qu'elle avait envers elle vont être bouleversés. Sans compter qu'il va falloir faire confiance à certains, mais à qui ?

La Trilogie du Magicien Noir se lit avec énormément de plaisir et de facilité, pas de grandes phrases ampoulées ou de grandes envolées lyriques. le style de l'auteur est fluide.

Canavan a particulièrement soigné ses personnages secondaires aussi bien que son héroïne. Pas de traitement de faveur.

Certains points m'ont fait penser à Harry Potter, notamment du fait que Sonea est orpheline et vit chez son oncle et sa tante, mais eux, ils sont bien plus gentils que les Dursley. de plus, elle avait un potentiel magique et ne le savait même pas.

Les plus ronchons diront que c'est cliché une jeune orpheline qui accède à l'école de magie... Oui, mais je m'en fiche. La trilogie, ce n'est pas que ça non plus.

L'auteur aborde plusieurs thèmes tels que la lutte des classes, les préjugés, l'amitié, l'attrait du pouvoir, la misère, les éliminations directes de la misère, les préjugés,...

Pour ceux qui aiment que ça déménagent dès le départ, je vais doucher leurs prétentions parce que La Guilde des Magiciens démarre de manière lente.

Il fallait bien une introduction pas trop rapide pour mettre tout en place pour la suite des aventures de Sonea. Cela nous laisse le temps de faire connaissance avec tous les différents personnages et de comprendre les enjeux... Je vous rassure, je ne me suis pas endormie, mais j'ai dévoré !

Lorsque j'arrivai à la fin de ce premier tome, je me demandais qui pouvait bien être ce fameux Magicien Noir et son rôle dans l'aventure.

S'il y a eu des personnages que j'ai adoré, le Magicien Noir, lui, il ne me revenait pas du tout.

Un livre que j'ai dévoré !
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date : 21-03
Oulà, mais je manque à tout mes égards, moi ! Cela faisait déjà si longtemps que j’avais abandonné le jeune Thorfinn combattant le grand guerrier Thorkell dans la neige et le froid de l’Angleterre !

Le tout en suspens, sans savoir si le petit teigneux allait arriver à prendre la main sur le grand baraqué face à lui et sur ce qu’il allait advenir d’Askeladd, blessé et du prince Knut le chouinard.

Pour Knut, bonne nouvelle, il est enfin allé s’acheter une paire de couilles et il va s’affirmer un peu plus au lieu de passer son temps à geindre à tel point que tout les guerriers le prennent pour une fille.

Ce tome fait la part belle au combat qui oppose le blondinet Thorfinn, excellent combattant, mais aussi petit roquet qui s’énerve très vite – Askeladd lui répète sans cesse – et le badass Thorkell, sans omettre de nous en apprendre un peu plus sur Thors le Troll, le père de Thorfinn, que Thorkell a bien connu lorsqu’ils se battaient au sein des Jomsvikings.

Une partie du voile se lève et le mystère est moins épais…

Mais il n’y a pas que de la baston pure dans ces 224 pages, ce serait trop facile, il y a aussi de la stratégie, car si le blondin est trop fougueux et aveuglé par la haine pour réfléchir, Askeladd a tout d’un Napoléon au sommet de sa forme, niveau stratégie. Ce dernier est fin, très fin.

Alors que je pensais aller dans une direction, l’auteur change son arc directionnel afin de nous entraîner dans de nouvelles péripéties et là je peux vous dire que je ne sais pas où je vais me retrouver…

Sûrement pas au soleil des Bahamas, je prédis même que je vais encore me geler les orteils dans la poudreuse anglaise, ces pauvres étant sous la domination des vikings et pas de Brexit en vue !

Peut-être bien qu’on se dirige vers une guerre des trônes… et à ce jeu là, soit on gagne, soit on meurt.
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♫ Comme un ouragan, la tempête en moi, a balayé le passé. ♫ Allumer ma vie, c’est un incendie, qu’on ne peut plus arrêter. ♪

Mes excuses à tout ceux et celles qui vont chantonner ces paroles hautement intellectuelles durant toute une partie de la journée.

Dans une aventure de Spirou et Fantasio, la murène dont on parlait était en fait le surnom d’un bandit, un voleur (Le repaire de la murène, tome 9), mais ici, dans Bernard Prince, nous sommes face à une grosse bêbête pas commode du tout.

Elle attaque les plongeurs, elle les dévore… Oui, quand murène fâchée, elle toujours faire ainsi.

Une fois de plus, on a le souffle de la grande aventure, celle avec un grand A, le tout mâtiné d’exotisme.

Un vieil ami à Barney Jordan a gagné au jeu un tiers d’une exploitation d’huitre perlière, mais à cause du gros serpent de mer pas commode, les perles, on les enfile car impossible de plonger, sauf à vouloir jouer à Jonas dans le ventre de la murène, puisqu’on n’a pas de baleine.

L’inconvénient, ou l’avantage, dans les albums de Bernard Prince, c’est que les gentils gagnent toujours, ne se font pas tuer et que bien souvent les méchants sont punis, par la justice ou par la grande faucheuse, qui, comme ici, fera intervenir son bras armé qu’est la nature en déclenchant un ouragan qui va dicter sa loi.

Je ne spolie rien, tout est dans le titre…

On comprend bien les motivations du méchant, elles sont claires, elles sont habituelles (de toute façon, il n’y en a pas 36.000) et on comprend encore mieux la manière de réfléchir des autochtones qui, avec de l’alcool et de beaux discours, deviennent aussi enragé qu’une murène affamée.

Avec Prince, au moins, on ne sort pas les flingues pour tirer sur la foule en délire, pas de balle en caoutchouc ou autre matière lancée à bout portant, juste la bonne vieille technique de la pèche au moules et hop, tout rentre dans l’ordre.

Alors oui, c’est assez simpliste, c’est bourré de bons sentiments, comme Bernard Prince qui plonge pour sauver de la noyade le mec qui lui tirait dessus avant (moi, pour ma part, hein… *sifflote*) et qui va leur filer un coup de main pour mater la bestiole.

Et oui, même si le dessin de Bernard en maillot ne nous rend pas rêveuse et qu’il ne lui rend sans doute pas justice sur ce qu’il a dedans, je peux vous assurer qu’il en a des grosses pour oser aller affronter la bête dans son antre. Bon, l’eau devait être froide, aussi, et ça a dû rétrécir… Je ne vous apprends rien, messieurs.

Sur cette tirade un peu limite, un peu coquine, très en dessous de la ceinture, je vous rend l’antenne, tout en vous conseillant, si un jour vous tombez sur la saga de Bernard Prince, de la découvrir et d’être indulgent avec, car elle correspond à ce qui se faisait dans les années 70 (60+10) en matière de bédé jeunesse où le Bien devait triompher du Mal en toute occasion.

Malgré tout, elle reste assez en avant sur son temps dans le politiquement pas toujours correct puisque nous avons un jeune garçon qui voyage en mer avec deux hommes, sans aller à l’école et un marin d’eau salée qui carbure à l’alcool et ne dit jamais non à une bonne bagarre.

Bref, Bernard Prince, c’est de l’Aventure, de la détente, les beaux dessins d’Hermann (cocorico, c’est un Belge) et mon seul bémol pour cet album concernera sa fin un peu abrupte ou en quelques cases on résout tout le problème et où un ouragan avait déjà tout résolu aussi…

♪ Comme un ouragan,
qui passait sur moi,
l’amour a tout emporté.
Dévastée nos vies,
des rêves en furie,
qu’on ne peut plus arrêter. ♫

Juste par pur sadisme…
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Nous avions laissé nos jeunes soldats, des gamins encore, assister à la lente agonie d’un des leur, au fond de leur tranchée et c’est là que nous les retrouvons, mais un peu avant, avec l’appel des survivants de cette grande boucherie.

On assiste déjà à l’imbécilité faite homme avec celui qui fait les appels et qui demande au caporal Peyrac s’il a bien vérifié le décès du soldat touché par une salve d’artillerie de son propre camp…

L’auteur sait si bien mettre les mots sur les maux… Et l’émotion transperce des cases, des paroles, vous prend à la gorge et vous la serre, comme le ferait une grosse main avec un petit cou de moineau.

Je pensais avoir le fin mot de l’histoire dans ce tome-ci, mais en fait, l’enquête sur les trois femmes assassinées va passer un peu au second plan tant les combats font rage sur le front et les auteurs n’émargent pas les lecteurs, ne manque plus que le bruit et l’odeur et on s’y croirait.

Attention, l’enquête passe au second plan, mais ce n’est pas pour autant qu’elle est reléguée aux oubliettes ou en pertes et profits…

Bien que niveau pertes, nous devrons ajouter, aux multiples soldats qui meurent, une nouvelle victime du tueur, une fille qui donnait de la joie et cette fois-ci, nous aurons des témoins, des pauvres tirailleurs, qui sont encore moins bien lotis que les autres.

Marrant, si je puis dire… On assassine des femmes, et la gendarmerie enquête, mais dans les tranchées, on assassine des hommes, on a transformé des terres en abattoir à ciel ouvert mais personne ne songe à mettre fin à cette boucherie.

Oui, je sais, certaines imbécilités des Hommes peut prêter à sourire 100 ans plus tard, heureusement que je ne serai plus là quand dans un siècle, on jugera nos actions à nous et à nos gouvernants.

Petit à petit, nous entrons un peu plus dans la compagnie du caporal Gaston Peyrac, cette compagnie fait de jeunes gamins qu’on a sorti de prison pour envoyer au front. Si les soupçons pèsent sur des membres de cette compagnie, nous ne saurons pas encore le nom du coupable puisqu’un assaut des casques à pointes à foutu tout en l’air.

Ah, le suspense me tuera et la justesse des dessins et des propos aussi… Les aquarelles donnent une autre dimension aux dessins et la plume aiguisée du scénariste va piquer là où ça fait le plus mal.

Une fois de plus, un tome magnifique, si c’est possible de faire du beau avec de l’aussi laid : la grande faucheuse travaillant à la chaine avec des rendements qui font toujours aussi froid dans le dos.

Une deuxième complainte qui fait grincer des dents et serrer les tripes.
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date : 17-03
Un tome très dense de par ses personnages et son scénario.

Mon bémol sera qu'il y a quelques longueurs et que j'ai ramé durant quelques moments avant de reprendre à un rythme de croisière un peu plus rapide.

L'auteur a bossé son sujet, s'est documenté et son récit était réaliste, intrigant, addictif et ne portait aucun jugement mais nous livrait l'Histoire brute de décoffrage.

Un sacré pavé à lire et à digérer.
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date : 17-03
Impossible d'entrer dans le récit, je m'y suis ennuyée à mourir et je n'ai même pas pris la peine d'aller lire la fin afin de savoir ce qu'il en retournait.

Allez, au suivant !
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