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Commentaires de livres faits par Irene-Adler

Extraits de livres par Irene-Adler

Commentaires de livres appréciés par Irene-Adler

Extraits de livres appréciés par Irene-Adler

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 18-05
Cette bédé est une adaptation libre du roman de Bram Stoker tout en étant fidèle au texte et à l’esprit de l’oeuvre originale.

L’apport personnel de l’auteur se trouvant dans le sens des dessins et l’utilisation de la couleur.

Premier constat : j’aime les dessins ressemblant à des aquarelles, j’aime aussi les couleurs utilisées, assez claires, comme des lavis.

Dès la première case, on ressent déjà des frissons, le poids des superstitions et la peur qui prend directement à la gorge.

Pourtant, je ne devrais pas être surprise, je sais très bien où je m’engage, contrairement à Jonathan Harker quand il prend la route du château du comte Dracula… Et bien, malgré tout, j’ai eu la trouille.

L’auteur a rendu vie au roman, l’a brillamment mis en scène – pardon – en pages, et en couleurs. Les scènes sont superbes, très parlantes, sensuelles, même, à certains moments (lorsque Dracula boit le sang de Lucy et celui de Mina) et on se surprend à d’abord admirer les images avant de passer au texte.

Contrairement au film de Coppola, il n’y a pas d’histoire d’amûr entre Mina et le comte Dracula. Pas de Dracula en dandy comme l’était Gary Oldman. Pas d’introduction non plus que les origines du vampirisme de Dracula.

Pour les midinettes amatrice de vampires sensuels, sexy et suceur de sang végétal, faudra passer son chemin, ici, c’est du véritable vampire A.O.C !

Comme dans le roman original, on est dans le gothique et l’horreur pure. De quoi faire monter sa tension tout en régalant ses petites mirettes.

Un album qui est tombé dans les bonnes mains, les miennes. Il va aller rejoindre la liste de mes bédés préférées.
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date : 03-05
Il est bon parfois de lire un roman bourré d'émotions mais des positives, le tout rehaussé d'une goutte d'amour et d'une bonne dose de musique. Classique !

Deux histoires se côtoient : la première se déroule au Japon, en 1938 et elle est violente, horrible, fait mal au bide car c'est de la violence gratuite perpétrée par des militaires incultes, bas de plafond et aussi bêtes que méchants.

La seconde partie se passe en France, chez un luthier nommé François et après le déroulement de son histoire, nous comprendrons ce qui uni ces deux histoires.

Alors oui, le départ est affreux car une fois de plus, nous sommes face à des incultes, de ceux qui, ne comprenant pas la culture, la musique, la littérature, etc., se gaussent de ceux qui ont des connaissances et les rabaissent jusque plus bas que terre.

Mais ensuite, l'histoire a de la poésie, du rythme, du lyrisme, des émotions, du corps et c'est avec avidité que l'on suivra les pérégrinations de François vers un passé sombre, mais exempt de haine.

Les dialogues, surtout ceux de déroulant au Japon, ne sont jamais neuneu, mais toujours empreint de profondeur, de culture, qu'elle soit japonaise ou chinoise, car les deux cultures seront mise en avant, sans que la France soit oubliée.

Voilà le genre de livre qui vous enlève les poids sur les épaules, qui vous met du baume au coeur, des papillons dans la tête et qui, à certains moments, vous serre la gorge et vous donne l'impression que tout le voisinage épluche des kilos d'oignons.

Même si vous n'êtes pas un fan de musique classique, même si à la question "Qui a composé le boléro de Ravel ?", vous séchez sur la réponse, ce livre vous parlera à vos tripes, à votre coeur, à votre âme, que ce soit celle dans votre tête (ou ailleurs, vous la mettez ou vous voulez) ou celle de votre violon brisé.

Oserais-je dire que ce livre, c'est un peu la mélodie du bonheur ? Oui, j'ai pris mon pied littéraire avec, j'ai terminé ma lecture dans un état de zénitude totale et jamais, à aucun moment, ce roman n'a sombré dans la guimauve, le neuneu ou dans des licornes galopant sur un arc-en-ciel.

Un livre qui fait du bien.
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date : 03-05
Après avoir utilisé mon cerveau en lisant François Cheng, je me suis tournée vers le livre que j'avais déjà extrait de ma PAL et, sans le savoir, j'ai accordé du temps de cerveau disponible à ma cervelle.

L'art est difficile, la critique est aisée et je me retrouve devant à mon écran pas tout à fait blanc, face à une particularité que bien des auteurs de critiques, qu'ils soient du dimanche ou d'un autre jour, ont dû rencontrer un jour (ou peut-être une nuit)…

Oui, j'ai apprécié ma lecture, oui j'ai passé un bon moment, oui j'ai pris une bouffée d'air frais, oui j'ai fait trempette dans la mer froide, oui je suis allée me coucher tard parce que je voulais terminer ce roman, mais…

Ben oui, le fameux "Mais" est de retour et nous ne sommes qu'en avril.

Si en avril, il ne faut pas se découvrir d'un fil, ce roman, lui, a tendance à se balader avec pas grand-chose sur le dos : peu de dialogues au départ (Antoine, le petit frère de Léa, est le narrateur), peu d'informations sur les personnages, certains manquant même de profondeur et de développement (les parents) et une sensation de "trop peu" dans la résolution de l'enquête.

Qui était-il vraiment ? Pourquoi a-t-il fait cela ? Quel était son but ? Il faudra se contenter de se dire que certaines personnes étaient au mauvais endroit au mauvais moment et que c'est la faute à pas de chance.

D'accord, le but de l'histoire est de se concentrer sur deux ados (Léa et Antoine), que les parents ont déracinés de Paris, parce qu'ils voulaient habiter en Bretagne, dans un bled paumé et vivre comme si on était toujours en vacances.

De venir fouiller dans la tête de Léa, qui ne sait vivre qu'à Paris et qui ne veut vivre que là-bas, sur ses amours déracinés aussi (on comprend vite aux travers de ses lettres à qui elle s'adresse) et sur la reconstruction de l'après enlèvement (pas de spoiler, c'est dans le résumé éditeur).

Oui mais, là aussi, ça manque un peu d'épaisseur vestimentaire ! Littérature pour jeunes adultes ou adolescents ne veut pas dire non plus qu'il faut survoler le sujet, l'effeuiller de loin et puis laisser les lecteurs/trices dans le doute, dans les questions qui auraient mérité un peu plus de réponses et pas une explication au rabais.

L'auteur a pourtant réussi à se mettre dans la peau d'un ado de 15 ans (Antoine), même si je l'ai trouvé peu ou pas tourmenté de ce qui est arrivé à sa soeur, un peu comme s'il était dans sa bulle (c'est sans doute l'explication logique), même si, après le retour de sa soeur, il joue tout de même au petit frère sur qui elle peut compter.

Les réactions débiles de ses collègues de classe sont parfaitement dans l'air du temps et eux, c'est à se demander s'ils ont eu, un jour, un cerveau pour réfléchir plus loin que le bout de leur imbécillité.

Et le bât blesse une nouvelle fois pour manque d'épaisseur car l'auteur ne développe pas assez le cauchemar qui commence après le retour de Léa… Et je ne parle pas de ses parents, mais des copains de classe.

Ce qu'elle vit et ressent après, le sale coup qu'on lui a fait, est horrible, je n'ose même imaginer ce que je ferais si une telle chose m'arrivait (je flingue toute la classe de connards sans cervelle et je me suicide après ?), mais l'auteur passe vite à autre chose et ne prend pas assez de temps d'explorer le monde des ados, notamment leurs foutus réseaux sociaux.

Râlant parce que le roman est bon, agréable, se lit facilement, vite, donne envie d'être lu, d'être fini mais, il y a un goût de trop peu dans certaines parties et tous les grands chefs le disent : il faut du goût, du goût, du goût !

Là, on survole et comme le disaient si bien mes profs au sujet de mes leçons : il n'y a pas eu d'approfondissement !

Malgré tout, il a fait le job de me divertir et ça, je ne lui enlèverai pas !
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date : 03-05
Si tenir debout sur une planche de surf au milieu des vagues ou des tempêtes est une belle métaphore de nos vie, j'aurais dû penser à me munir d'un gilet de sauvetage car je me suis noyée à la moitié du livre.

Le surf n'est pas un sport que je pratique (déjà que je ne tiens pas super bien sur un skate) mais puisque d'autres l'avaient lu et apprécié et que ces derniers n'étaient que des surfeurs du web, je m'étais dit que moi aussi j'allais aller taquiner les vagues.

Si au départ la mer était joueuse et que j'avançais bien, à un moment, c'est comme si on avait relié une ancre à ma planche, comme si je ramais à contre-courant : plus rien n'avançait et les pages se tournaient doucement, trèèèès doucement…

Alors que je me devais d'être vigilante, je piquais du nez en plein océan !

Tant que l'auteur me parlait de sa jeunesse, à Hawaï, fin des années 50, tout allait bien et même si les termes utilisés dans le surf étaient présents en masse, j'étais tout de même captivée par ces jeunes qui étaient prêt à tout pour surfer sur les vagues, à tout moment.

Ce n'est pas la première fois que je bois la tasse avec un roman, le plus chiant est que ce roman faisait partie de ma PAL Pedigree, celle des champions, celle qui se compose de livres que je veux absolument lire, ceux qui sont les plus susceptibles de me procurer des coups de coeur.

Loupé !
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date : 03-05
Une fois de plus, j'avais un excellent roman qui prenait la poussières depuis des années dans mes étagères.

Je me souviens que je l'avais acheté un jeudi, jour de l'ascension, dans une bouquinerie ouverte les jours fériés. Il y avait du soleil et nous étions en 2008…

Shame on me d'avoir attendu 12 ans avant de lire ce roman que je voulais absolument découvrir (les auteurs qui me font des demandes de lecture comprendront que s'ils comptent sur ma vitesse de déstockage, ils auront des cheveux blancs).

La honte d'avoir mis si longtemps à la découvrir pèsera sur mes épaule autant que soleil des Pouilles qui, dès les premières lignes, a brûlé mes yeux.

Quelle histoire, mes amis ! Quel texte, quelle plume ! Pourtant, l'histoire est banale, habituelle, déjà vue, rien de neuf sous le soleil avec une histoire de bâtards, de bandits, de repris de justice qui vient retrouver la femme qu'il aurait voulu prendre avant d'entrer en prison.

L'ambiance est donnée dès les premières phrases, le style est concis mais puissant. Avec peu, Gaudé raconte beaucoup et fait passer des émotions en vrac, des plus belles aux plus sales. Des plus fortes aux plus douces.

L'auteur, d'un coup de plume magique, nous transporte à Montepuccio, petit village des Pouilles, paumé près de la mer, écrasé sous le soleil.

Les personnages principaux, les petits-enfants de Luciano Mascalzone sont attachants, n'ayant hérité que d'un nom maudit, les Scorta vont s'en sortir à la force du poignet, sans jamais relâcher la pression, sans jamais baisser les bras.

Un récit plein d'amour, de sueur, de sang, de fumée de cigarette, de secrets, de travail et de malédiction laissée en héritage par un père voleur à ses enfants. Un récit confession puisque c'est Carmela qui raconte leur histoire au curé du village.

Ne cherchez pas de l'action, ici, on ne court pas, il fait trop chaud et puis, non n'a rien sans rien, autrement dit, sans trimer dur. Les personnages ont leurs défauts, ne sont pas des anges, mais ils sont d'autant plus humains et attachants.

Un roman qui décrit la vie dans un petit village d'Italie au début du 20ème siècle, un roman puissant, beau, lyrique, bourré de soleil.

Un roman qui de filiation, d'héritage, qu'il soit d'argent ou du sang, d'amour de la terre, de l'amour porté à son village, à sa famille, l'histoire d'une fratrie qui a survécu alors qu'on ne donnait pas cher de leur peau.

♫ C'est un beau roman, c'est une belle histoire ♪
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date : 03-05
Marcus est un jeune prince, appelé à régner (araignée, quel drôle de nom) un jour sur le petit royaume de son père.

La convoitise étant mère de bien des vices et des crimes, le voisin, attiré par l'odeur alléchée des richesses qu'il convoite, fit massacrer tout le monde afin d'annexer ce territoire au sien.

Tout le monde est tué ? Non, le jeune héritier, Marcus, a échappé au massacre et il résiste encore et toujours à la mort, caché dans le sol, sous une trappe, chez une sage-femme et on l'a renommé Mikael.

Cela ne vous fait pas penser à une histoire universelle et bien connue, même si l'oncle assassin est remplacé par un seigneur voisin ? L'histoire d'un héritier qui, à un moment donné, va comprendre qu'il doit récupérer son royaume et ne pas oublier qui il est ?

Bingo ! le roi lion ! Quoi, vous pensiez à autre chose ? Qu'il y avait quelque chose de pourri au royaume de Saxe ?

Si l'histoire racontée est universelle, c'est le talent de conteur de l'auteur qu'il faut mettre en avant car, grâce à sa plume, il va nous transporter en l'an de grâce 1407 mieux que si vous étiez réellement. le froid mordra votre peau, les manches des outils déchireront vos mains délicates, la pluie ruissellera sur vos épaules frêles et votre estomac connaîtra la faim.

Les injustices vous tomberont dessus pire qu'une invasion de sauterelles et puisque vous appartenez à votre seigneur et maître et que ce dernier est un sale type capricieux, sadique, méchant, assoiffé d'argent, têtu, tyrannique, il se repaîtra de votre souffrance.

Si le réalisme ne manque pas du côté des décors et de la dure vie des serfs, je mettrai un petit carton rouge pour les personnages un peu trop manichéen à mon goût. Que les gentils soient bons, ça passe encore car Di Fulvio nous a créé des personnages attachants, bourrus, mais auxquels il est difficile de ne pas adhérer.

Le bât blesse au niveau des méchants… Autant où Scar était méchant mais emblématique, autant il a manqué d'épaisseur au seigneur d'Ojsternik.

Qu'il soit sadique et tyrannique, je n'en doute pas un seul instant, à cette époque, la vie n'a aucune valeur. Mais l'auteur aurait dû mettre un peu plus de profondeur à ce personnage central pour en faire un Méchant qui marque les esprits, tels un Scar ou un Geoffrey dans "Game Of Thrones".

Le grand méchant de cette histoire m'a simplement agacée (au départ, il m'avait horrifiée).

Un autre petit bémol sera pour la longueur… Non pas celle des pages, mais des brimades subies par les petites gens de la Raühnvahl, où Marcus/Mikael a trouvé refuge.

Certes, je ne nierai pas que ces gens étaient à la merci de leur seigneur et que si ce dernier était cruel, ils allaient en baver, mais à force qu'il leur arrive trop d'horreurs, ça perd de sa puissance, le cerveau se déconnecte et on n'attend qu'une chose, que Marcus/Mikael arrive enfin à sa vengeance pour éliminer cet enculé de méchant qui n'a même pas entièrement l'étoffe d'un grand, même si, lui au moins n'est pas un cruel trouillard, comme Geoffrey Barathéon (GOT).

Le final est prévisible, de ce côté-là pas de surprise à attendre de la part de l'auteur. Je ne dirai rien là-dessus, un peu de douceur après toutes ces brutalités, ces horreurs, ces privations, ces brimades, ces assassinats, ça fait du bien.

Ce ne sera pas un coup de coeur total, mais n'allez pas non plus croire que je me sois embêtée durant ma lecture, loin de là ! Je l'ai appréciée, vraiment, mais quelques détails m'ont fait tiquer et si chez les autres, c'est passé comme une lettre à la poste, ça passera peut-être muscade chez vous aussi.

Il me reste encore deux pavés de cet auteur et je les lirai aussi car les aventures sont belles et les personnages "gentils" sont attachants, du genre de ceux qu'on aimerait croiser dans sa vie.
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date : 03-05
Caroline du Nord, les Appalaches, une de mes destinations régulières en littérature.

La Nature est grande et belle, encore un peu, on verrait les petits papillons gambader gaiement dans ces paysages bucoliques…

On aurait même envie de chantonner ♫ promenons-nous dans les bois ♪ avant que le chasseur ne nous tire dessus…

Oublions le bucolique, nous sommes dans un roman de Davis Joy et jusqu'à présent, ce n'est pas son fond de commerce, les petits papillons.

Ses personnages traînent toujours derrière aux une vie de merde absolue, des pères alcoolos, des torgnoles reçues ou des coups de ceintures, le tout dans des cabanes qui ferait passer le moindre poulailler du fond de votre jardin pour une demeure de patron de Cac40.

Nous partons sur une histoire vieille comme le Monde : une vengeance… Darl Moody a confondu Carol Brewer avec un sanglier… Entraînant son pote Calvin avec lui dans cette merde, il lui demande un coup de main pour l'enterrer ni vu, ni connu…

Dwayne, le frangin de Carol l'a mauvaise et il va chercher les coupables de la disparition de son frère. Je vous le dis de suite, ça va chier ! Non, ça va saigner !

Des liens, il y en a partout dans ce roman : un lien fraternel entre Dwayne et son frère handicapé, Carol, qu'il a toujours protégé; un lien fraternel aussi entre Darl et Calvin, qui, sans être frère, sont potes depuis toujours. Un lien amoureux aussi, entre Calvin et Ange, sa copine. le tout tissant une trame épaisse qui donne au roman une atmosphère sordide, noire, lourde.

Vous qui lisez ce roman, gardez-vous de porter tout jugement sur l'un ou l'autre, car, malgré les apparences, je n'ai jamais réussi à en détester l'un plus que l'autre, à en cautionner un ou à en condamner un autre. Impossible. Chacun a ses motifs pour agir ainsi et même la scène la plus horrible a ses circonstances atténuantes.

Ailleurs, ça ne marcherait pas, mais dans les Appalaches, dans ces petits trous du cul paumés de l'Amérique, chez ces pauvres gens qui se sont battus toute leur vie pour quelques dollars, c'est presque normal. Ici, la loi ne s'applique pas !

L'action est présente, mais c'est le côté psychologique qui est le plus important et c'est pour lui que ce roman vaut la peine d'être découvert.
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date : 03-05
J'avais déjà entendu parler de Pierre Rabhi, mais sans plus.

Et, une fois de plus, c'est à cause (ou grâce ?) à La Grande Librairie que j'ai découvert ce monsieur qui prône une sobriété dans nos sociétés de consommation.

Sa manière de penser m'avait interpellée et je voulais découvrir au moins un de ses ouvrages.

Heureusement que j'ai eu le temps de faire du stock de livres avant le confinement… No sobriété dans mes livres.

Je consomme donc je suis… Voilà en quoi on a réussi à nous transformer, en bétail consommant tout et rien et pensant que si nous n'avons pas, nous n'existons pas.

Si l'esclavage a été aboli, il est toujours présent dans nos pays, sous une autre forme, mais le travail à la chaîne en est un bel exemple, ainsi que nos "colons" allant prôner le travail en usine dans des petits villages qui s'en sortaient très bien avant notre arrivée.

Pourrait-on être heureux avec moins ? C'est ce qu'affirme Pierre Rabhi et je suis tentée de le croire, l'abus nuisant en tout et la profusion de biens n'étant pas synonyme de vie heureuse.

Nos placards sont remplis, les congélateurs aussi et la même question se pose tous les jours : "qu'est-ce qu'on mange ?", suivie d'un soupir parce que nous ne savons pas.

Je me souviens de ce que Philippe Lambillon des "Carnets du bourlingueur" (RTBF, télé Belge) disait un jour en parlant des petites épiceries dans un pays dont j'ai oublié le nom. Il nous disait qu'il n'y avait que deux produits : du thon et un autre aliment. La question du que mange-t-on ne se posait même pas, là-bas. Bizarrement, lorsqu'il revenait chez lui, devant ses armoires remplie de victuailles, il ne savait que choisir.

Au travers des souvenirs de son enfance, prenant l'exemple de son père, forgeron heureux qui dû devenir ouvrier d'usine sans avoir d'autre choix, l'auteur nous parle des sociétés de consommation, de ces gens qui pensent tout savoir mieux que tout le monde et qui pousse les sociétés à consommer comme si la Terre était sans-fond, sans limite…

Basculant de l'agriculture raisonnée à l'éducation des enfants et au respect de la femme, j'ai eu l'impression que ce petit livre aurait pu avoir des pages de plus afin d'entrer dans les détails, d'étoffer certains passages et de ne pas laisser l'impression que l'auteur devait tout dire en 150 pages de récit.

Son essai est copieux, dense et malgré le peu de page, il ne se lit pas d'une traite car il faut laisse le temps au cerveau d'assimiler le tout, tout en poussant notre propre réflexion au sujet de ses messages.

Même si je l'ai trouvé un peu court, j'ai eu matière à nourrir mon cerveau, à me questionner, à regarder autour de moi, à penser au mur dans lequel nous avons déjà foncé tête baissée, me demandant s'il n'est déjà pas trop tard pour enrayer l'iceberg que nous avons déjà tamponné allègrement.

Pour l'auteur, cela semble encore possible mais on sent dans ses propos que cela ne peut se faire sans y aller franco et il ne souhaite pas que cela se fasse dans la violence.

Non, ce petit roman qui parle d'écologie, de vie durable, de respect de la nature, des animaux, des Hommes, des enfants, n'est pas un ouvrage de greenwashing qui veut tout peindre en vert pour se donner bonne conscience. Ses paroles sont sensées, ses idées ne sont pas révolutionnaires mais pleines de bon sens.

C'est un petit ouvrage où j'ai souligné bien des passages et qui doit être relu un peu plus tard, à tête plus reposée, sans se presser, afin d'en digérer toute la philosophie. Sans compter qu'il faut des couilles et que ce n'est pas facile de vivre dans la sobriété heureuse alors que nous sommes au milieu de société de consommation…

L'émission de François Busnel m'a déjà fait découvrir quelques pépites qui m'ont sorties de mes sentiers battus littéraires. Elle a enrichi mon esprit mais mon bankster ne lui dit pas merci ! mdr

PS : en cherchant des illustrations pour ma chronique, je suis tombée sur les trucs polémiques autour de l'homme et de ses fondations. Mais cela, j'en ai pris connaissance après ma lecture et après rédaction de ma critique. Les polémiques n'entreront donc pas en ligne de compte. Même Mère Theresa avait des casseroles au cul…
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En cherchant de quoi lire pour m'occuper, mes yeux sont tombés sur cet ouvrage, publié au format dit « à l'italienne » et j'ai eu envie de me replonger dans ce livre graphique qui m'avait fait de l'oeil en bouquinerie, il y a longtemps.

Cela faisait 8 ans que je l'avais lu et mes souvenirs étant réduit à néant, le moment était idéal pour se replonger dans du vampire comme je l'aime.

La première fois que l'on prend cette bédé graphique dans les mains, on ne peut s'empêcher de la feuilleter, de l'admirer, de piocher des images de-ci de-là. C'est un très bel ouvrage et des années après, la magie opère toujours.

L'auteure s'affranchi ici de l'histoire conventionnelle telle que nous la connaissons dans le roman de Bram Stoker, même si elle reprend tous les personnages connus (hormis Arthur). Elle développe une toute autre aventure, nous la présentant sous la forme du récit de Jonathan Harker qui nous conte son voyage jusqu'au château de Dracula.

Oubliez le roman de Stoker et voyez celui-ci comme un récit de voyage fait par Jonathan et donné ensuite à Bram Stoker.

Il y a là, dans son carnet, la matière pour faire un livre sur les vampires, même si jamais le mot n'est prononcé. L'atmosphère fantastique est présente, le mystère aussi et si nous ne connaissions pas l'existence des suceurs de sang, nous serions perplexes, comme ce pauvre Jonathan.

Agrémentant son carnet de croquis, de recettes de cuisine, de cartes géographique qui nous montre le voyage, la topographie des lieux, le tout dans des tons sépias ou gris, donnent, à ce livre, des airs de carnet de voyage où le possesseur aurait ajouté des tas d'annotations.

Vu la manière dont on nous présente ce carnet (une trouvaille du jeune Miles Alastair James effectue un remplacement à la bibliothèque d'Exeter, section archives), on a vraiment l'impression d'être face à ce qui a servi de base pour le roman de Stoker, comme une mise en abyme qui nous prouverait, noir sur blanc, que tout n'est pas sorti de l'imagination de Stoker mais d'une histoire vraie.

Sans jamais parler de vampirisme, l'auteure arrive à nous les faire sentir, à nous les présenter sans que l'on sache jamais si nous sommes bien en présence des vampires (parce que nous les connaissons, nous) ou si nous sommes face à des phénomènes bizarres, étranges, oniriques et que c'est nous qui nous faisons un film.

Sans notre connaissance de l'existence des vampires, nous penserions comme Jonathan être face à des êtres étranges, bizarres, excentriques ou que nous avons bu un coup de trop…

Un beau roman/bédé graphique, qui est du plus bel effet dans une biblio et qui est à réserver aux amateurs de suceurs de sang.

Ma relecture fut un plaisir pour les yeux.
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Une fois de plus, c'est grâce à l'émission La Grande Librairie que j'ai découvert cet auteur et sa manière de parler, sans précipitation, avec réflexion et de manière très profonde, m'a donné envie de le découvrir par la lecture.

Rappelez-moi, un jour, de coller un procès à l'animateur, François Busnel, pour toutes les super découvertes littéraires que j'ai faites en regardant son émission (ça me ruine le portefeuille tout en enrichissant mon âme. Les banquiers se foutent de mon âme).

Sa manière de nous expliquer que pour éprouver du bonheur, il fallait avoir souffert, que sans les malheurs, souffrances, bref, toutes ces merdes, nous ne pourrions pas jouir et reconnaître le bonheur quand il se présente à votre porte.

Ben oui, je ne suis jamais si contente d'être en bonne santé qu'après avoir été malade… Et lorsque je suis malade, je regrette les jours de pleine santé que je n'ai pas accueilli avec joie.

Anybref, parlons de ce petit livre qui se lit avec lenteur aussi car là, on n'est pas dans un roman léger mais dans du lourd. Mon cerveau en fume encore.

Rassurez-vous, lire un essai qui parle de méditations sur le mort ne plombe en aucun cas l'ambiance ou votre moral. J'en suis sortie plus sereine, plus zen, plus apaisée aussi.

En fait, ce qu'il dit rejoint ce qu'une connaissance m'avait dite un jour et qui m'avait fait l'effet d'un uppercut car je ne l'avais jamais vue sous cet angle, l'idée de la mort : sans la mort, il n'y a pas de vie ! Si la vie est précieuse, c'est parce qu'elle n'est pas éternelle et qu'il y a la mort. Mais surtout, s'il n'y avait pas la mort, il n'y aurait pas la vie.

Ceci n'est qu'un résumé succin de ce que je viens de lire et que mon cerveau tente encore de mettre en ordre. de toute façon, je n'ai pas le talent, ni la prose, ni l'érudition de François Cheng pour vous parler de cette lecture qui m'a plongée ailleurs que sur Terre. Et ça, en plein confinement, c'est du tonnerre de Dieu !

Dieu, oui, il en parle mais à la manière d'un qui se questionne… Car si le hasard fait souvent bien les choses, ma question est la même que la sienne : comment le hasard a-t-il pu ordonnancer parfaitement la Terre, l'Univers, la Vie ?

Parce que bordel de dieu, c'est quand même bien fichu, bien pensé, pour un coup de hasard. Mais ne dit-on pas que le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito ? Je n'ai toujours pas la réponse à ma question, lui non plus, mais au moins, on a le mérite de les poser (lui plus que moi).

Sans vouloir être plus catholique que le pape, ce que je ne suis pas, il parle du sujet Dieu avec justesse et de celui de jésus d'une manière qui, déjà, dans l'émission, m'avait fait monter la boule dans la gorge car une fois de plus, il en parlait bien, sans virer grenouille de bénitier, sans choquer non plus les croyants, ni remettre en question les athées et les agnostiques. Ah si on m'avait parlé ainsi lorsque j'étais jeune !

Ce petit roman de méditations, c'est de la poésie, au sens propre comme au figuré, c'est de la justesse, ce sont des mots réfléchis, des réunions avec ses amis afin de partager avec eux ses méditations, c'est aussi de la philosophie, la beauté des mots, le fait que tout ce qu'il dit s'imbrique l'un dans l'autre.

Et en plus, c'est accessible à moi ! What'else ?
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date : 03-05
On pourrait dire que cette histoire a commencé avec un chien qui s'est blessé au coussinet et que son maître, diplomate étranger, a emmené chez un vétérinaire consciencieux.

Comme les antibiotiques manquent cruellement, le véto a dû revoir plusieurs fois le chien et ce fut pour lui le début de la fin : on l'a accusé d'espionnage après l'avoir mis sous surveillance.

Mais ce serait trop simple de mettre tout sur le coussinet du pauvre chien car le responsable de cette horreur, c'est le système et tous ceux qui le font tourner, consciemment ou inconsciemment. Parce qu'ils aiment ça ou parce qu'ils le craignent.

Un système où la présomption d'innocence n'existe pas, où les dossiers se montent très vite, où l'on accuse sans preuve, où l'on condamne sans preuves (ou si peu) et où la dénonciation est encouragée et si vous ne dénoncez pas, on vous dénoncera pour "non-dénonciation". Vous me suivez toujours ?

Bienvenue dans le paradis du communisme, ce système où les inégalités n'existent pas mais où tu feras la file des heures pour un pain tandis que les dirigeants, les membres de la MGB et leur famille, ont accès à des magasins réservés pour eux et fourni en mets fins (vrai chocolat, oranges, citrons,…).

Un paradis où les vols et les crimes n'existent pas puisqu'on a gommé les inégalités (oui, faut le dire vite)… Permettez que je tousse ? le système ment sur les chiffres, transforme des meurtres en accident et ne vous avisez pas de dire le contraire…

La Russie fait partie de mes pays préférés en littérature, ce roman ne pouvait que m'intéresser, malgré tout, il a traîné longtemps sur mes étagères. La lecture m'a fait mal aux tripes, au coeur, partout, non seulement à cause des injustices criantes, mais aussi des accusations et condamnations sans preuves.

Dans nos pays, des avocates sont obligées de faire des tribunes dans les journaux pour nous expliquer que la présomption d'innocence existe, que si X accuse Y d'un crime abject, il doit y avoir une enquête et que le public ne doit pas hurler "au bûcher" sans même vérifier les dires de l'accusateur/trice, sinon, c'est la porte ouverte à n'importe quoi, notamment à ces systèmes de pays où l'Humain n'a aucune valeur.

Cette Russie communiste, cette Russie de Staline qui broie le peuple est décrite d'une manière qui s'intègre parfaitement bien dans le récit. L'auteur a étudié le pays, ses moeurs, son système, à tel point qu'on penserait le roman écrit par un Russe pure souche de l'époque.

Le personnage de Leo est abject et illustre bien les bénéfices du matraquage d'idées toutes faites et d'aphorismes qui ne servent que ceux qui les pondent. Dans sa tête, il sert la mère patrie, le communisme est sain et son pays magnifique. Il n'y a pas pire aveugle que celui qui souffre de cécité dans ses idées arrêtées et qui met les fautes sur le dos des autres. Pourtant, on peut changer et Leo va ouvrir les yeux…

Un roman sans temps mort, un roman qui vous emporte dans la Russie post-seconde guerre mondiale et qui ne vous laissera aucun répit, surtout du côté de vos tripes, de votre coeur, de votre âme.

J'ai beau connaître le côté obscur de l'Homme, avoir lu des livres sur les horreurs humaines, en avoir abandonnés certains tellement ils étaient effroyables (médecins de la mort dans des camps) et malgré tout, je suis toujours surprise par la perversion humaine, comme si j'étais le lapereau de l'année, la petite fille naïve qui croit toujours aux licornes et aux fées (ok, je connais une fée).

Là, une fois de plus, j'en ai pris plein ma gueule et elle me fait toujours mal.

Lire un roman qui se déroule en Russie est souvent source d'enchantement pour moi, mais j'en paie toujours le prix ensuite car je n'en ressors jamais indemne.

Bianca, qui faisait cette LC avec moi (et qui m'a fait sortir ce super roman qui croupissait dans ma PAL depuis plus de 6 ans) est en tout point d'accord avec moi, même si, tout comme moi, elle a trouvé le mobile un peu léger.

Mais ce n'était pas ça le plus important, c'était tout le reste : le communisme dans toute son inégalité, dans son horreur, le socialisme tel que je le déteste et qui n'avait rien à envier au capitalisme.
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date : 03-05
Une fois de plus, Jean-Luc Istin n'a rien inventé mais c'est la manière qu'il a de nous raconter les histoires qui nous plait, ainsi que les différents personnages qui gravitent dans ses sagas.

En voici une nouvelle que je n'avais pas eu l'occasion, le temps, de lire à sa sortie et je profite de ces congés forcés pour enfin pendre le temps (j'ai encore de quoi lire pour un confinement de 6 mois au moins).

Castlelek, une ville prospère, tranquille, indépendante où il ne se passe jamais rien.

Une gamine, Shannon, intrépide, curieuse, aventureuse, qui se lie d'amitié avec un géant (Tyrom) vivant en ermite dans les hauteurs de la ville, sorte d'ours mal léché ronchon et amnésique, qui va, comme nous, s'attacher à la petite Shannon.

Effectivement, une amitié entre un vieux ronchon et une gamine bourrée d'espièglerie, on a tous connu ça. Un roi voisin qui veut mettre la main sur la ville indépendante, leur taxer du fric pour sa protection et qui envoie, pour les faire plier, des mercenaires, c'est du connu, ça se fait encore sûrement.

Un autre roi assassiné par un mage et le coupable qui a disparu sans que l'on arrive à mettre la main dessus, c'est du tout cuit aussi. Ne manquait que la fôte à "Aldoran m'a tué", inscrit au mur, par le doigt ensanglanté du roi mourant…

Mais comme je le disais, si le scénario est basique, la manière de le conter ne l'est pas et cet album se laisse lire du début à la fin avec avidité car si l'auteur nous emmène une fois encore dans les terres d'Arran que nous connaissons bien, il nous présente un nouvel ordre, celui des Mages, que nous avions entrevu dans un album de la saga Elfes.

Une fois de plus, tout se tient, tout s'enchaîne, même si je voudrais avoir un jour le plan de lecture de tous les albums des différents monde afin de relire tout dans le bon ordre.

Nous avons beau être dans de la fantasy, tout ce qui s'y passe, hormis la magie, n'est jamais que la copie de nos sociétés, à une époque donnée. Rien de neuf sous le soleil sauf l'art et la manière de raconter les histoires pour captiver les lecteurs.

Je compte bien découvrir la suite de la saga Mages pour voir comment elle évolue et si elle arrive au niveau des sagas Elfes et Nains… Sans oublier les sales bêtes d'Orcs et de Gobelins qui, pour le moment, ont tout pour me plaire.
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date : 03-05
Eragan est un cancre ! Avec un sale caractère en plus… Eragan, c'est un apprenti jeune mage qui a le caractère d'un ado grognon, têtu, mal élevé, bref, un pitoyable élève pour son maître.

Incapable de canaliser son énergie, il détruit tout lorsqu'il invoque la magie à l'aide des runes.

Bref, c'est un champion du monde des emmerdes non contrôlées et en plus, il a un sale caractère…

Pas de quoi en faire un héros, surtout si en plus, on l'envoie, avec son maître, dans un monastère durant 1 an, pour approfondir son savoir runique. Ce qui le fait ronchonner encore plus.

Il pensait se faire chier comme un rat mort entre ses murs peuplés d'espèce de moines érudits et d'étudiants de tous âges qui veulent progresser, alors que lui, il progresse juste dans les catastrophes.

Voilà de quoi l'occuper un peu avec une enquête à huis-clos, plus en version "Nom de la Rose" avec l'élément fantastique en plus puisqu'ici, nous avons de la magie runique et des clercs qui se gravent des runes sur la peau, avec un poignard et qui salopent les murs en écrivant avec leur sang des runes (peut-être la version runique de "Omar m'a tuer")…

Du suspense, du mystère, des runes et encore des runes, sans oublier les grognements de la tête de mule d'Eragan qui fait le désespoir de son maître qui le laisse tomber tant il en a plein les baloches de son impertinence. Là-dessus, il devient aussi un mauvais maître puisqu'au lieu d'aider Eragan, il l'enfonce.

Si le début est assez lent, le temps de mettre le récit en place et de poser les personnages, la lenteur est contrebalancée par les décors du monastère, mis en valeur par les dessins de Stéphane Créty. Les visages ne sont bien esquissés et je n'ai pas eu les yeux qui saignaient.

La magie runique est bien développée, les auteurs ont donné des noms à des runes, ainsi que des rôles bien précis et cela donne un côté réaliste aux leçons reçues par Eragan, même si ça le fait chier grave sa race.

Le caractère ronchon d'Eragan est ce qui fait aussi sa force, il n'est pas comme les autres, il n'en fait qu'à sa tête, mais parfois, ça paie ! Il a beau n'avoir rien écouté en cours, il a tout de même une science des runes bien à lui et là où son maître ne voit rien, lui découvrira une partie de l'énigme.

Un deuxième tome totalement différent du premier, toujours les références aux autres séries et aux événements survenus avec l'invasion des goules, des personnages attachants, même Eragan et sa tête à claque, une enquête difficile, dangereuse et un combat final dantesque, même si il semble y avoir un peu de précipitation.

Si le mobile des crimes est compréhensible, le reste semble un peu précipité. Attention, c'est un petit bémol, le reste est bien amené et ça pulse malgré le côté whodunit de l'affaire.

Pas encore de coups de coeur direct comme avec les Elfes et les Nains, moins de profondeur que dans un "Redwin de la Forge", même si dans l'ensemble, je suis satisfaite de cette nouvelle saga.
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date : 29-04
Quand on pense que tout ça est arrivé à cause d’une défaillance du système de fermeture des portes lorsque les chiffres de l’horloge sont passé au rouge…

Ce qui a permis à une personne de s’enfuir, d’embarquer sa famille pour fuir et d’aller mourir dans un petit bled, contaminant les personnes présentes à la pompe d’essence qui eux-mêmes ont contaminés leur famille, amis, la ville, les villes, le pays, le monde…

Le King a toujours eu l’art et la manière de mettre en place ses histoires, passant de moments hautement angoissant à d’autres plus calmes, lorsqu’il met en place ses autres personnages, allant en profondeur dans leur portraits, ce qui nous donne l’impression de les connaître depuis longtemps.

Vous êtes calmement en train de lire un passage où un homme renseigne une famille sur le chemin à suivre ? Banal à mourir… Pas chez le King, parce qu’à l’aide de ce simple geste banal, cette amabilité faite à une autre personne, vous infectez la petite famille, qui elle même infectera d’autres personnes, qui elles-mêmes… Moins banal à lire, subitement, non ?

On se doute que les personnages dont le King prend le temps de nous dresser les portraits seront ceux qui seront les protagonistes les plus importants de son histoire, même si, dans le lot, certains trouveront la mort avec le virus de la super grippe. Zut, faut pas trop vite s’y attacher…

Provenant de tous les horizons, ses personnages seront attachants, sympathiques ou des salopards, car avec le King, rien n’est jamais tout noir ou tout blanc. D’ailleurs, on remarque que les êtres humains retournent vite à un état primaire et que devant l’ampleur des morts, on passe vite à des horreurs sans nom comme de tirer sur des gens…

Le roman du King, lu en version intégrale sur deux tomes, est addictif, anxiogène, nous fait par des montagnes russes d’émotions allant des angoissantes au plus calmes, nous laissant reprendre notre souffle pour mieux nous donner quelques sueurs froides ensuite.

Prenant son temps, le King nous délivre son récit sans sauter des étapes, sans zapper des étapes sur ses différents personnages et cela donne une première partie addictive, mettant aussi en place un élément fantastique avec deux personnages étranges, un homme en noir et une vieille dame, mère Abigaël…

Dans sa version intégrale, il y a plus de pages que dans la version « light », mais au moins, on a le récit complet, sans coupes, et si parfois, on sent un peu les longueurs, cette sensation passe très vite car la plume du King fait mouche car il sait toujours aller dans la psyché des personnages, des Hommes et nous en donner sa part d’ombre, de ténèbres, mais aussi la plus belle.

Le Fléau est sans doute un roman anxiogène dès le départ, mais le lire en période de Covid-19, même s’il ce virus est moins meurtrier que celui du roman (heureusement, nom de dieu !), c’est encore plus angoissant.

Je vais m’accorder un peu de temps avant d’entamer le tome 2 et aller me lire un Oui-Oui ou Tchoupi…

Ah zut, je n’ai que ceux où ils vont faire leurs courses tranquillement, font du sport d’équipe, vont visiter leur famille, se font des bisous… Bon, alors je vais lire Les Aristochats…
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date : 24-04
Caroline du Nord, les Appalaches, une de mes destinations régulières en littérature.

La Nature est grande et belle, encore un peu, on verrait les petits papillons gambader gaiement dans ces paysages bucoliques…

On aurait même envie de chantonner ♫ promenons-nous dans les bois ♪ avant que le chasseur ne nous tire dessus…

Oublions le bucolique, nous sommes dans un roman de Davis Joy et jusqu’à présent, ce n’est pas son fond de commerce, les petits papillons.

Ses personnages traînent toujours derrière aux une vie de merde absolue, des pères alcoolos, des torgnoles reçues ou des coups de ceintures, le tout dans des cabanes qui ferait passer le moindre poulailler du fond de votre jardin pour une demeure de patron de Cac40.

Nous partons sur une histoire vieille comme le Monde : une vengeance… Darl Moody a confondu Carol Brewer avec un sanglier… Entraînant son pote Calvin avec lui dans cette merde, il lui demande un coup de main pour l’enterrer ni vu, ni connu…

Dwayne, le frangin de Carol l’a mauvaise et il va chercher les coupables de la disparition de son frère. Je vous le dis de suite, ça va chier ! Non, ça va saigner !

Des liens, il y en a partout dans ce roman : un lien fraternel entre Dwayne et son frère handicapé, Carol, qu’il a toujours protégé; un lien fraternel aussi entre Darl et Calvin, qui, sans être frère, sont potes depuis toujours. Un lien amoureux aussi, entre Calvin et Ange, sa copine. Le tout tissant une trame épaisse qui donne au roman une atmosphère sordide, noire, lourde.

Vous qui lisez ce roman, gardez-vous de porter tout jugement sur l’un ou l’autre, car, malgré les apparences, je n’ai jamais réussi à en détester l’un plus que l’autre, à en cautionner un ou à en condamner un autre. Impossible. Chacun a ses motifs pour agir ainsi et même la scène la plus horrible a ses circonstances atténuantes.

Ailleurs, ça ne marcherait pas, mais dans les Appalaches, dans ces petits trous du cul paumés de l’Amérique, chez ces pauvres gens qui se sont battus toute leur vie pour quelques dollars, c’est presque normal. Ici, la loi ne s’applique pas !

L’action est présente, mais c’est le côté psychologique qui est le plus important et c’est pour lui que ce roman vaut la peine d’être découvert.
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date : 02-03
En vacances, faire des longueurs dans la piscine me détend l’esprit, le vide le cerveau, j’adore ça.

Par contre, en littérature, les longueurs, ça remplit le cerveau d’autre chose car on n’est pas concentré sur sa lecture.

Et des longueurs, nom d’une pipe, il y en avait en veux-tu en voilà, dans ce récit !

D’ailleurs, si je n’avais pas été en LC avec Bianca, je pense que j’aurais sauté directement aux derniers chapitres, afin de savoir le fin mot de l’histoire et le livre aurait fini dans mes étagères de l’oubli.

Heureusement que j’étais en LC, donc, je ne l’ai pas fait… Et heureusement aussi qu’avant la moitié du roman (avant la page 400, donc), on commence à entrer dans le vif du sujet et les longueurs ne seront plus que limitées dans le récit.

Si on retire les longueurs qui m’ont rempli d’une langueur monotone, ce roman possède bien des choses qui valaient la peine qu’on les découvre et donc, que l’on aille jusqu’au bout sans sauter les huit dixième du récit.

L’ambiance, tout d’abord, celle post Première Guerre Mondiale et l’état d’esprit qui va avec, cette société très machiste, qui n’accepte pas qu’une femme soit libre, belle, intelligente. Non, ça leur fout la trouille (comme encore maintenant). Et si en plus elle vient d’ailleurs, alors là, c’est le cumul interdit. D’accord, de nos jours aussi.

Cette société anglaise est très bien décrite, surtout dans ses différences entre les riches, les pauvres, les prolétaires, les hommes et les femmes, les enfants qui n’ont pas de droit, le système judiciaire archaïque, où l’on pend encore, même si on ne le fait plus en public. La France ne sera pas en reste puisque la faiseuse de veuve tranche toujours les cous. C’était il y a 100 ans.

Les personnages sont intéressants aussi, même si j’ai été heureuse que Geoffrey Staddon aille enfin s’acheter une paire de coui…, heu, de roubi…, enfin, vous voyez de quoi je veux parler (des enfants lisent peut-être mes bafouilles). De testicules, en effet.

Parce que nom de Dieu, Geoffrey, j’ai parfois eu envie de t’étrangler ! Spice di counard, va, qui abandonne la femme à qui il a tout promis, à cette femme qui elle prenait tous les risques, dans cette société étriquée de 1910, pour quitter son mari, alors que pour elle, le divorce était inacceptable (elle est brésilienne et pas libérée).

Au niveau de l’enquête, j’ai suspecté tout le monde et s’il y avait eu un chat, il aurait été sur ma liste des suspects aussi. Là, je dois dire qu’à la révélation, après quelques rebondissements, j’ai été sur le cul.

Rien à redire du final, il m’a donné des palpitations cardiaques, il était bourré de suspense, de retournements de situations, de mauvaises passes et de questionnements, jusqu’à la solution à laquelle je n’avais pas pensée.

Par contre, dans les dernières lignes, l’auteur m’a laissée perplexe, sans que je sache ce qu’il arrive vraiment à un personnage, mais dans mon esprit, tout ira mieux pour lui ensuite, c’est ma manière de positiver après une lecture dont plus de la moitié du récit fut longue et dure. J’avoue que j’ai sauté des lignes !

Une LC où Bianca et moi avons eu du mal à avancer mais pour terminer tout de même sur le cul, sans avoir vu venir la résolution. Sans cela, nous aurions eu une lecture intéressante, certes, mais bourrée de longueurs chiantes.
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Ce premier tome de ce manga, je l’avais déjà découvert et lu il y a quelques années, mais je ne l’avais jamais chroniqué et pire, même pas intégré à ma bibliothèque en ligne !

Je me suis donc replongée dedans car j’avais tout oublié.

À l’époque, je n’avais même pas pensé que la princesse de Lamballe ait vraiment existé…

La Révolution Française n’a jamais été enseignée aux petits cancres que nous étions puisque ce n’était pas notre Histoire.

Grâce à Secret d’Histoire spécial sur Marie-Antoinette, je sais depuis le sort horrible réservé à cette pauvre femme. On se couche moins bête de la manière que l’on peut.

Premier constat : le style est assez cartoonesque, surtout dans les expressions exagérées des personnages dont certains sont des caricatures ambulantes.

Pour celui qui n’est pas habitué au style des mangakas, certaines choses pourraient les déstabiliser, comme les « brille » écrit 36 fois devant des bijoux, la tête bizarre du juge d’instruction et autres petites choses habituelles dans les mangas.

Je m’insurgerai toujours sur leur méthode pour dessiner des chevaux, comme s’ils n’en avaient jamais vu, leur donnant de gros poitrails, dessinant le collier de chasse fort haut sur l’encolure, sans oublier que tous les personnages tiennent leurs rênes très très longues alors que nous ne sommes pas en monte western.

Les décors, par contre, sont détaillés.

Les personnages, eux, sont assez typés, à la limite de la dichotomie. D’un côté, la gentille Sonia Krichnoff d’origine modeste, opposée à sa maîtresse, l’orgueilleuse Germaine Gournay-Martin, fille d’un millionnaire qui collectionne les peintures, que Lupin prend un malin plaisir à dévaliser.

Un juge d’instruction bête comme ses pieds, un flic, Ganimard, obsédé par Lupin mais intelligent. Par contre, on lui a fait une tête de mourant, quasi de crâne tant on voit l’os de sa mâchoire ressortir et être souligné d’un gros trait noir. Je ne vous parlerai pas de la tronche du juge d’instruction, on dirait qu’il porte un masque tant son visage est lisse et bizarre.

Sans être Sherlock Holmes, on comprend très vite qui est le Duc de Charmerace, de retour d’Antarctique après 7 ans d’absence (comme Hibernatus ? Non, dommage) et prêt à épouser la peste richissime de Germaine. On s’amusera devant tout les autres qui ne se rendent compte de rien.

On a du rythme, de l’action, de l’amusement et l’Arsène Lupin de ce manga est sexy en diable, à la manière d’un Sebastian (Black Butler), mais avec un sourire plus taquin, plus orgueilleux, plus « je suis le plus grand ».

L’avantage, c’est que l’histoire se termine dans ce tome, le suivant étant consacré à une autre affaire. Dans le pire des cas, si vous n’aimez pas, vous ne devrez pas vous coltiner un autre opus pour savoir qui a fait quoi et où.

Autre avantage, c’est que même si vous ne savez rien de Arsène Lupin, vous le devrez pas réviser votre Wiki avant de plonger dans ce manga car il vous dira ce qu’il faut savoir sur le gentleman cambrioleur, et en images !

Ses forces, ses faiblesses, sa méthode, son flegme, son art de la cambriole, son côté bravache et on vous présentera même une partie de son enfance. Ses parents ne pétaient pas dans la soie, comme vous pouvez le deviner.

Anybref, un manga assez dense, avec de l’action, de l’amûr, de la grandiloquence guimauvienne dans les dialogues, un peu trop de bons sentiments pour être honnête, trop de larmes dans les yeux de la pauvre Sonia, mais ça fait passer un agréable moment, sans se prendre la tête.
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date : 01-03
Autant parfois où je me plains de roman qui ont trop de longueurs, autant je peux en trouver d’autres bien trop court. Surtout lorsque le récit prend à la gorge, qu’il possède des personnages auxquels on s’attache et dont on aimerait savoir ce qu’il va advenir d’eux ensuite…

Les récits de guerre sont toujours intéressants pour moi dans le sens où je voudrais en savoir plus, explorer la noirceur humaine, qu’elle soit le fait de militaires et concerne des exterminations de masse ou qu’elles soient le fait de gens ordinaires qui ont eu peur des Autres et n’ont pas répondu à leur appel à l’aide.

Je jugerai plus durement le soldat qui fait usage de la force de ses armes à feu face à des civils désarmés que lorsqu’une personne lambda a eu la trouille d’ouvrir sa porte car elle ne savait pas si les gens implorant de l’aide derrière étaient animés de bonnes intentions ou si l’aide qu’elle leur donnerai ne se retournerait pas contre elle.

Dans le confort de son salon, le ventre et le frigo remplis, il est facile de dire que nous aurions agit mieux que les personnages qui se trouvent devant nous, dans ces pages, eux qui ne possèdent que peu de nourriture, eux qui ont peur des soldats, de la menace du Goulag…

Ce roman prend son lecteur aux tripes car il nous fait entrer dans le quotidien d’une famille allemande, celle d’Éva, juste après la défaite, lorsque les soldats Russes font payer aux civils tout ce que les soldats Allemands ont fait subir aux leurs durant leur avancée en Russie. Je ne cautionne ni l’un, ni l’autre.

Le quotidien de ces familles , c’est la famine, la misère, le froid, les privations et les humiliations. Certaines mères vont même jusqu’à proposer certains de leurs enfants à la vente pour obtenir de quoi manger en échange, afin de nourrir les autres, plus jeunes. Ou à se jeter avec leurs enfants dans le fleuve Niémen, afin d’échapper aux privations.

C’est cru, c’est violent et lorsque je lis ce genre de récit, je suis heureuse de ne pas avoir vécu cela. M’imaginer à leur place me serre les entrailles car j’ai remarqué que l’on devenait vite indifférent aux autres, lorsque l’on avait le ventre vide depuis des lustres et que l’on vivait entouré de cadavres.

Je me suis attachée à Éva, à tante Lotte, aux enfants et j’aurais aimé savoir ce qu’il va leur advenir mais le mot « fin » est venu trop tôt, me laissant dans le doute, dans l’angoisse, dans des idées sombres quand à leur avenir.

Une fiction historique basée sur des faits réels, qui explore un pan méconnu de la Seconde Guerre Mondiale, de ces enfants-loups, ces Wolfskinder qui, en 1946, ont été envoyés par leurs mères en Lituanie, afin de tenter de récupérer de la nourriture pour leur famille, ou dans l’espoir qu’ils y seraient en sécurité.

Émouvant, poignant, glacial, une écriture qui ne masque pas les douleurs des gens, leur condition de vie inhumaine et innommable, sans pour autant chercher le glauque.

Une plume qui nous offre un récit basé sur la réalité, une réalité qui n’est pas belle à voir et qui transformera certains de ces enfants en bête féroce car pour survivre, il faut être le plus fort.

Magnifique mais trop, trop court ! Beaucoup trop court.
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Le titre énigmatique trouvera son explication dans les dernières pages, mais avant cela, je vous promet de l’aventure, de l’action, du suspense, du mystère, des amandes grillées et de l’humour !

Nous devrions déjà manifester pour que Spip, l’écureuil fidèle, soit payé à la hauteur des risques qu’il encourt à suivre Spirou et Fantasio dans leurs aventures ! C’est une honte un salaire de misère pareil.

Non, non, je ne me suis pas découverte des envies de révolution, mais dans cet album, Spip acquiert une place à sa juste mesure et ses réflexions amusantes, drôles et tout à fait justifiées ajouteront un zeste d’humour à cet album qui n’en manquait déjà pas.

Mais puisque le Marsupilami n’était pas présent, il fallait compenser son manque en donnant plus de place à notre écureuil facétieux et peureux, sans oublier d’ajouter les mimiques qui vont avec.

Nos deux amis ne seront pas oubliés et niveau aventure, ils seront servi ! Les lecteurs aussi car cet album n’a pas de temps mort pour reprendre son souffle ou déguster une tasse de thé avec nos amis Japonais.

Faut juste éviter les membres du Triangle, une organisation qui a tout d’une mafia, le comique en plus et l’imbécillité en état d’esprit, mais ça, ils ne le savaient pas, qu’ils étaient des crétins ! MDR et longue vie au Triangle !

Une aventure scénarisée et dessinée par Fournier qui m’a bien plu car elle avait du dynamisme, de l’action, pas de temps mort, de l’humour de situation ou de répétition, du suspense, du mystère, bref, tout ce qu’il fallait pour donner une bonne aventure car l’auteur a su utiliser le tout avec intelligence.

Je peux donc ajouter cet album de Fournier avec celui de l’Ankou, ce qui m’en fait déjà deux que j’apprécie, ce n’est pas si mal pour une inconditionnelle de Franquin.
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date : 01-03
À la question posée « Et vous, qu’auriez-vous fait ? » j’avoue franchement que j’aurais fait dans mes culottes et sans doute appliqué le vieil adage qu’est « Courage, fuyons »…

Franchement, je le dis sans honte car il fallait avoir une sacrée paire de couilles et ne pas trop réfléchir aux conséquences que pouvait avoir une telle action sur sa famille.

Et là, je parle pour les deux frères L’Éveillé, Raymond et Nicola qui ont osé braver la dictature, chacun à leur manière, risquant leur vie et celle de leur famille.

Raymond, c’est un chauffeur de taxi qui osa embarquer une famille menacée par les tontons macoutes et semer cette milice.

Son petit frère, Nicola, est ce prof de droit qui osait parler de censure à ses élèves et qui gardait chez lui un livre explosif sur les assassinats commandés par leur président, Duvalier, dit Papa Doc ou le Baron.

Il ne fait pas bon vivre à Haïti dans les années 60 (et après non plus) et cette lecture m’a affranchi sur la dictature qui régnait sur cette île que nous penserions paradisiaque. Dictature qui continua ensuite avec le fiston de Papa Doc.

Ceci est un roman noir, la misère s’étale sous nos yeux, les gosses ont faim, il y a des restrictions sur l’eau, faut la payer, et cher, tout le monde a peur et le mot communisme ne doit pas être prononcé, comme si ce mot allait contaminer toute l’île, telle la peste au Moyen-Âge !

Ce roman est poignant, il révolte l’Humain qui est en nous car voir ce peuple crouler sous les mauvais traitements, survivre comme ils peuvent et voir leur famille emprisonnées, assassinées, vivant dans des conditions qu’aucun animal ne voudrait et contraire aux plus élémentaires droits de l’Homme.

Tout oppose les deux frères L’Éveillé. Raymond vit dans la pauvreté, tire le diable par la queue afin que sa famille ne manque de rien, même si elle manque quand même de tout. Nicola, de par son statut, a de l’argent, est un petit bourgeois et regarde tout le monde de haut, surtout son frère. Il se sent supérieur.

L’écriture de l’auteure va droit au but, elle ne s’embarrasse pas de métaphores et appelle un chat un chat, autrement dit, un milicien c’est un milicien et n’a rien à voir avec un Bisounours.

La cruauté dont ces miliciens font preuve donne des sueurs froides car ces tontons macoutes ne sont jamais que des gens comme ceux qu’ils maltraitent, avant, ils étaient bouchers, boulangers, des gens normaux. Puis un dictateur est arrivé, la pauvreté s’est installée et ces gens normaux, afin de sortir de la misère, sont devenus ces êtres cruels que l’on ne voudrait jamais croiser dans sa vie.

Les conditions de détentions horribles ne vous seront pas épargnées et l’auteur nous y plonge d’une manière plus que réaliste, nous présentant d’autres prisonniers, nous montrant comment un Homme peut être un loup pour l’Homme, comment l’Humanité fiche très vite le camp en ces lieux.

Mais elle ne fera pas que de vous parler de misère et de conditions inhumaines dans les prisons, elle vous offre aussi l’ambiance haïtienne, même si ce n’est pas celle des cartes postales pour touristes. Le dépaysement est total.

Un roman noir bien écrit, court mais intense, avec des personnages attachants, des trahisons d’amis et des aides de gens que l’on ne connait pas vraiment. Un roman qui nous plonge dans un pan méconnu de cette petite île qui est attenante à la République Dominicaine.

Une lecture qui ne laisse pas insensible et qui nous montre quelle chance nous avons de vivre dans nos pays démocratiques, même si tout n’est pas toujours rose. Mais nous, au moins, nous ne risquons rien si nous nous moquons de nos dirigeants, qu’ils soient président, premier ministre ou roi.
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date : 24-02
Pour être loufoque, c’était loufoque ! Un OLNI (Objet Littéraire Non Identifié), un truc inclassable, indéfinissable, sauf si je lui colle l’étiquette « pas aimé ».

Et je la lui colle volontiers tant j’ai souffert durant la première partie du roman, peinant à avancer et pensant plus à ma liste des courses qu’à ce que je lisais.

Trop de détails qui foisonnent tuent le détail. Et tue la pauvre lectrice que je suis.

C’est le mois des déceptions Mirobolesque, en février, puisque c’est le deuxième des éditions Mirobole que je lis et qui fini balancé dans un coin, avec moi hurlant « Au suivant ».

Le bât a blessé dans le fait que je ne savais jamais si nous étions dans l’onirique, dans la fantasmagorie, même si j’avais capté que nous étions dans la satire sociale avec ces enfants qui prennent le contrôle du village, puisque les adultes ne foutent rien et qu’ils en arrivent même à accepter cette prise de pouvoir par les culottes courtes.

Là, j’en étais déjà à me demander si je n’allais pas boire pour oublier ma déception livresque (attention, l’alcool est dangereux pour la santé et l’abus nuit en tout).

L’Histoire étant un éternel recommencement, les révolutionnaires finissant toujours par copier les travers de ceux qu’ils renversèrent, nos moutards n’échappent pas à la règle et de cette société qu’ils remettaient en cause, et bien, ils la copie, le serpent se mordant toujours la queue.

Dommage pour moi, la rencontre avec le roman ne s’est pas faite. Son pitch était des plus intriguant, des plus intéressant puisque le fond est quand même l’espoir de pouvoir raccorder le village à l’eau, qui est source de vie.

Mais le côté trop fantasmagorique de l’écriture, le surréalisme, les bulles agressives et tout le reste m’ont fait décrocher et j’ai terminé ce roman en usant de mon droit le plus élémentaire de lectrice : sauter des pages !!! Et j’ai sauté, sauté…
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Ce dernier album clôt l’enquête de Vialatte, qui, pour le moment, patauge toujours dans la boue et n’a pas réussi à prouver l’implication de l’unité du caporal Peyrac dans les meurtres des 4 jeunes filles dont on avait retrouvé les corps non loin des premières lignes du front.

Petit retour en arrière pour nous présenter un peu plus en détail le fameux caporal Peyrac, celui qui devait diriger une unité de jeunes gamins pré-pubères qui venait d’une maison de redressement.

Alternant les passages se déroulant sur le front à ceux se déroulant ailleurs, les auteurs nous livrent enfin le QUI et surtout, le POURQUOI de ces quatre crimes. J’avais eu beau chercher, je n’avais pas trouvé.

Il règne, dans ce dernier album, des sentiments de colère et d’incompréhension chez les soldats. Tout le monde en a marre de cette guerre, de ces morts et de cette France, qui, au travers des lettres des épouses, dit à ses soldats qu’il faut lui faire honneur, qu’il faut avoir du courage et se battre. Facile lorsqu’on n’est pas au front…

Les dessins, dans des tons camaïeux de gris et de sépia collent à l’ambiance sombre et terne du front et de la série. La guerre de tranchée est bien représentée, on voit la boue, elle colle aux godillots, elle pénètre dans les vêtements et génère le froid.

Mon seul bémol sera pour les dialogues en allemand qui ne sont pas traduits. Ce n’est sans doute rien d’important, mais une petite traduction dans la case ou en fin de page n’aurait pas nuit à la chose.

Un dernier album qui termine, magistralement, une enquête longue et laborieuse, où les indices n’étaient pas légions, où les scènes de crimes se détérioraient très vite, rendant la tâche du lieutenant Vialatte plus difficile.

Une belle saga consacrée à la Première Guerre Mondiale, qui a exploré les tranchés, l’âme et les pensées des soldats, mais aussi celle des français moyens, ceux qui se trouvaient à l’arrière (pour des raisons X) et qui regardaient les soldats avec regard où se mélangeait l’admiration mais aussi la peur de se faire salir par eux.
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L’Albanie est un pays méconnu. Nous ne connaissons pas son histoire, sa culture. Rien. Nada. Que dalle. Que pouic.

Par contre, dans nos pays, circulent des tas de clichés sur ses ressortissants. À tort ou à raison puisque dans un peuple, il y a de tout : les bons comme les moins bons, comme les méchants, les dangereux.

Albanie, 1924… La Grande Guerre est terminée, je n’ai encore lu que quelques pages et déjà mon intérêt a été happé par ce que l’auteure nous raconte sur ce petit pays des Balkans.

Le meurtre des deux Américains, qui est un fait réel, va servie de base à l’auteure pour nous parler de l’Albanie, de ses habitants, de ses politiciens, de son pétrole et de ceux qui le convoitent.

Ces derniers temps, j’ai vraiment été mettre mon nez dans la pourriture des politiciens, des diplomates, des gros industriels… Bref, je n’étais pas au pays des Bisounours mais plutôt chez Magouilles & Cie.

Ne cherchez pas un enquêteur, pour ce crime, mais plutôt une chasse à l’homme, une erreur de justice puisque l’on pendra des innocents. Ne cherchez pas non plus du bon sens, il n’y en a pas, les gens parlent à tort et à travers au café du coin, parlent pour ne rien dire, inventent, essayent de se rendre intéressant.

On se croirait sur les réseaux sociaux, quand tout le monde trolle ou cause pour ne rien dire.

Passant d’un personnage à l’autre, afin de nous montrer les points de vue les plus larges et comprendre un peu mieux l’Historie de l’Albanie, l’auteure donne l’impression d’oublier nos deux tués sur la route du Nord, mais pas du tout ! Ils sont toujours là, leur ombre plane sur tout ce qui se déroule en Albanie à ce moment-là !

Ce roman policier est un mélange d’Histoire, de légendes, de culture de cette Albanie que l’on ne connait pas, que l’on connait mal.

Par exemple, le Kanun (les codes de lois édictés par les califes et sultans de l’ancien empire ottoman) ne régit pas uniquement le code d’honneur et les vendettas, mais aussi les travaux publics et l’accueil de l’hôte.

Mêlant habillement la géopolitique, la diplomatie, explorant l’âme humaine et les jeux de vilains des politiciens, ce petit polar nous emmène dans une Albanie qui n’a rien à voir avec celle que l’on voit sur les affiches des agences de voyage.
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date : 09-02
Pour une fois, je n’avais pas envie de commencer par le premier tome et tout compte fait, j’ai eu raison de lire le deuxième puisqu’il est antérieur au premier. Les cancres au fond de la classe suivent toujours ?

De l’Algérie, je ne connais rien de rien, si ce n’est les débordements lors de match de foot et la guerre, mais étant Belge, cela ne faisait pas partie de notre programme scolaire.

Mon image de ce pays était donc faussée ou limitée, il était temps de le voir sous un autre jour avec ce roman policier.

Le commissaire Kémal Fadil m’a tout de suite plu. Il n’a rien d’un super-héros, c’est juste un policier qui fait son boulot correctement et qui va au bout de ses enquêtes. Ok, c’est un super-héros tout compte fait.

Oubliez le cliché du flic alcoolo dépressif, notre Kémal a beau vivre avec sa mère et être célibataire, vivre sous le souvenir d’un père absent, il n’est pas un dépressif sévère, ni un barbu du cerveau.

Deux histoires se déroulent en parallèle dans ce roman : des migrants qui quittent une terre et une/ou une vie de misère et l’enquête de Kémal sur des migrants retrouvés noyés et échoués sur la plage.

Nos migrants, en provenance de Niamey, sont des personnages forts et entre la belle Fatou que l’auteur a tout de même préservée, Johnny le chrétien du Niger et Ali, le jeune tourmenté, on va vivre un périple que je ne souhaiterais même pas à mon pire ennemi.

Malgré tout, on sent que l’auteur s’est retenu, qu’il n’a pas été dans les pires atrocités commises par l’Homme sur l’Homme, comme s’il ne voulait pas appesantir son histoire ou qu’il a trouvé que c’était déjà assez bien glauque ainsi sans en rajouter.

Clairement, nous sommes dans un roman qui a tout d’un p’tit noir serré car l’Algérie n’est pas celle de la carte postale, l’auteur est critique envers son pays, son administration, sa population et tout le monde ne prend pour son grade, des passeurs à la grande muette.

Il a de l’émotion, dans ces pages, de l’amour pour les personnages, notamment les policiers qui enquêtent avec Kémal et dans les trois migrants cités plus haut.

Le récit est réaliste, humain, sans fioritures mais avec un style que l’on sent maîtrisé et une découpe des chapitres harmonieuses : on sent qu’on avance, que l’on progresse, mais l’auteur en garde tout de même sous la pédale.

Un récit tout en émotions, en harmonie, avec du cynisme, de l’Algérie telle qu’elle est, des ses problèmes administratifs, des galères de ses habitants et de la misère qui plombe l’Afrique et met ses ressortissants dans des situations tellement impossible qu’ils n’ont pas d’autre choix que de fuir, rêvant de l’Eldorado que sont nos pays.
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C’est avec plaisir que j’ai repris la série Notre Mère La Guerre après une longue interruption due au fait que je n’arrivais pas à mettre la main sur le tome 3.

Maintenant que je l’ai enfin trouvé, je me suis jetée dessus.

1917. La guerre est loin d’être finie, les chars ayant fait leur apparition, ce qui change la face de la guerre, sauf en ce qui concerne les morts qui tombent toujours comme des feuilles en automne.

Blessé, le lieutenant Vialatte a dû quitter sa compagnie de chars et reprendre l’enquête des jeunes filles retrouvées assassinées, enquête que nous avions suivie dans les tomes 1 & 2.

Les soupçons pesaient lourdement sur la section Peyrac, qui fut décimée durant un assaut et tous les membres déclarés assassins, sans distinction, sans réelles preuves. Ils sont tombés pour la France mais on leur a refusé le droit d’inscrire ça sur leurs tombes. Mais étaient-ils bien coupables ?

Si les dessins sont toujours un peu bizarres et pas du tout ma tasse de thé (une histoire de goût), le scénario vaut la peine que l’on découvre cette saga.

Les deux premiers tomes étaient plus consacrés à l’enquête à proprement parler, sur le front et sa violence permanente. Nous étions au cœur de la guerre et les balles sifflaient à nos tempes, nous pataugions dans la boue et grelottions sous la neige.

Le troisième album est consacré à la reprise de l’enquête, mais loin du front, de la boue et fait la part belle aux pensées des soldats, à leurs ressentis, leurs ras-le bol, leur envie que la guerre s’arrête. L’euphorie des premiers jours est terminée depuis longtemps et on a compris qu’on ne botterait pas les boches dehors si facilement.

Alors que les galonnés et les planqués jurent toujours que la guerre a du bon, qu’elle fortifie et renouvelle une nation par le sacrifice du sang et dans l’honneur. Ben voyons. Mourir en soldat, quelque soit le côté de la tranchée, c’est toujours mourir.

Les auteurs nous offrent l’ambiance dans les villes, les contrôles, la haine entre les soldats et les gendarmes, la mentalité des civils français, leurs rapports avec les soldats et le front.

Une ambiance plus sombre, même si les couleurs sont dans des sépias lumineux, des personnages tourmentés, la rage au ventre, qui en ont marre de voir les copains mourir sous leurs yeux et la populace s’en foutre, comme s’ils vivaient sur une autre planète.

Les réflexions et les dialogues sont profonds, explorant l’âme des gens, traduisant leurs pensées, nous donnant à entendre leurs réflexions, qu’elles soient dénuées de bon sens (puisque l’Homme est ainsi) ou d’une logique implacable.

Le scénariste a ratissé large et nous a offert un beau panel de réflexions à méditer.

Un excellent album, comme les précédents. Une série qui mérite qu’on la découvre.
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♫ Love Boat soon will be making another run ♪ The Love Boat promises something for everyone ♫ Set a course for adventure ♪ Your mind on a new romance ♫

STOOOOP ! On rembobine. Impossible de passer la musique de Love Boat (La croisière s’amuse) alors qu’il y a eu un crime en chambre close dans le bateau !

Mais que sont venus faire dans cette galère Felter, notre libraire hypocondriaque amateur de chats et Shelton, l’ancien boxeur jovial reconverti en journaliste ??

Felter déteste les navires, il souffre du mal de mer, mais puisque sa sœur est décédée, il se sent obligé de monter à bord de l’Adriatic qui traverse l’océan en direction de l’Angleterre, pour aller voir sa frangine une dernière fois avant sa mise en terre.

Entre deux vomissements, notre sagace libraire va pouvoir mettre au travail ses petites cellules grises et ses talents de déduction car la traversée ne sera pas de tout repos.

Si l’histoire des vols est assez simple, même simpliste (il n’y a que Shelton qui n’a rien vu venir), celle du crime en cabine close est plus complexe, même si ensuite elle m’a fait penser à une résolution de la grande Agatha Christie, mais transposée sur la mer que l’on voit danser le long des golfes clairs.

Je fais ma maline, mais sur le moment, je séchais ferme et n’arrivais pas à trouver la solution de ce meurtre. Bon sang, mais c’est bien sûr ! C’est après la résolution que j’ai fait le rapprochement avec un Agatha Christie que j’avais revu dans la série « Les petits meurtres ».

Nos personnages sont toujours aussi sympathiques, drôles, leur duo se complétant autant qu’il diffère. Les dessins sont agréables, détaillés, lumineux et l’album est humoristique.

Une chouette série qui met en scène deux personnages aux antipodes l’un de l’autre, une sorte de Holmes/Watson en version comique et hypocondriaque. Un régal pour ceux qui aiment la bédé et les enquêtes.
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