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Commentaires de livres faits par Irene-Adler

Extraits de livres par Irene-Adler

Commentaires de livres appréciés par Irene-Adler

Extraits de livres appréciés par Irene-Adler

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 04-05
— Et maintenant, dis-moi, Morgado, qui est Sherlock Holmes et qui le docteur Watson ?
— Tu en es sûr ?
— Mon ordinateur en met sa souris au feu.
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date : 04-05
— Tu es dans un bureau de la PJ ? Encore mieux : dis-leur de me mettre de côté un petit kilo de la meilleure, d’accord ?

— Mais pour qui les prends-tu ?

— Mais qui crois-tu qui m’approvisionne ?
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date : 04-05
Mais nos hommes politiques veulent un bouc émissaire, et on ne peut pas trouver mieux qu’une Indienne qui n’est pas du pays.

— Comment ça, une Indienne qui n’est pas du pays ? s’exclama Morgado. C’est une Mexicaine, comme nous tous.

— Parlez pour vous, lança le docteur Acosta sans cacher son racisme. Pas en mon nom. Il ne faut pas confondre manganèse et bande à l’aise.

— Ni la connerie avec l’ignorance, répartit Guadalupe. Et il me semble que la première abonde, ici.
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date : 04-05
La voix du médecin tremblait. Molly se dit que cette réaction n’était pas nouvelle : le docteur Aguilera s’efforçait de se contrôler et n’y parvenait pas tout à fait. "Il est temps de l’éliminer", songea-t-elle. Une mort de plus, et il irait cracher le morceau aux autorités.
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date : 09-03
La mère vache quitta le troupeau sous un plafond de pénombre, alors que des points blancs et même blanc scintillant jaillissaient tout autour d’elle et au-dessus avec ordre et beauté. Elle traversa le pâturage. La lumière de la pleine lune éclairait son chemin mais elle n’en avait pas besoin pour y voir. Elle savait où elle allait. Elle avait déjà fait ce voyage une douzaine de fois sur cette terre familière.
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date : 09-03
Au plus profond de la nuit, à l'heure où les sons portent, un nouveau-né en pleurs repose sur la table de cuisine de Sarah Creamer. Il n'est âgé que de quelques minutes, toujours humide du sang de sa mère, avide de son lait. Mais elle n'entend pas ses cris. Elle n'est plus là.
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date : 09-03
Mais sa raison de vivre ne vint qu'après : ses fossettes. Elles plongeaient dans ses joues comme un doigt dans la pâte des biscuits que Sarah adorait faire pour lui : farine, lard et babeurre dans un grand saladier, et ses doigts pour mélanger le tout. Elle imagina alors ses doigts plonger dans le creux de sa fossette comme une cuillère dans le gruau de maïs.
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date : 08-03
Prière à la Santa Muerte - Jour 3
Ô, Mort toute-puissante, reine des Ténèbres et de l’Au-Delà, Dieu t’a accordé l’immortalité et je t’implore avec toute la ferveur que renferme mon cœur de diriger contre mes ennemis le pouvoir que tu détiens sur l’ensemble des mortels. Qu’ils ne puissent avaler le moindre repas, qu’ils ne puissent s’asseoir à aucune table, qu’ils ne puissent trouver le sommeil ni connaître la tranquillité. Qu’aucun de leurs desseins néfastes ne se réalise. Santa Muerte, Dame blanche adorée, je te demande de forcer mes ennemis à s’incliner devant toi, vaincus, et de les contraindre à l’humilité. Je te supplie de m’accorder la force de les écraser. Qu’ils rampent à mes pieds et me voient comme le bras armé de ta justice divine et éternelle. Je te supplie, ô Santa Muerte, reine de mon cœur, de m’accorder les faveurs que je te demande par cette novena. Je te supplie de m’accorder ton aide afin d’annihiler Indio et ses hommes, ces vermines qui ont fait couler le sang des innocents. Que ta volonté soit faite.
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date : 08-03
Après ma prière, j’ai allumé une bougie supplémentaire pour San Lázaro et une autre pour Changó en me disant qu’il valait mieux assurer mes arrières. Je n’avais pas de pommes, mais il me restait au frigo un peu de lait, du fromage et une part de pizza. J’ai aussi ouvert le placard sous l’évier pour y prendre ma meilleure bouteille de rhum, celle que je réservais à la Santa Muerte, et j’en ai rempli un verre. J’ai tout déposé devant mes deux statues et j’ai promis à Changó que je lui rapporterais deux sacs de pommes s’il me venait en aide.
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date : 24-02
Dans la forêt devant eux, les feuilles de taros recommencèrent à danser. Ces feuilles vertes aux extrémités sombres parurent entrer en transe, comme si elles balançaient la tête à l'intérieur de tubes invisibles, dessinant des lignes et des orbites singulières, aguichant les mouches vertes qui avaient envahi les fils électriques. Celles-ci n'avaient de cesse de décoller et d'atterrir à l'emplacement où avait été suspendu le cadavre du chiot. Leurs pattes à peine posées sur la clôture, leurs yeux à facettes écarlates pivotèrent vers Gao Ding. Aucune brise ne caressait les visages, mais les feuilles étaient secouées, comme si elles obéissaient à des caprices de démons ordonnant aux insectes de bourdonner selon une chorégraphie bien précise.
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date : 11-02
Celui qui ne connaît pas cette joie du veilleur, caché de tous, retenant sa respiration, identifiant le moindre bruit, dans de très longues nuits d’amour à la lisière des mondes, ne sait rien de la joie cristalline que l’on peut éprouver à rester puissamment attentif, sous l’acupuncture glacée des étoiles.
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date : 11-02
Ne dit-on pas que les grandes rencontres sont des électrochocs ? Elles nous laissent vidés, sonnés, cœurs battants, comme en apnée, dans une zone se situant entre le cortex et le bassin, là où enfin il n’est plus nécessaire de réfléchir. Là, où il est simplement lumineux, évident, que l’urgence est d’assembler, enfin, ce qui était perdu, disséminé depuis la nuit des temps.
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date : 10-02
– Je vais vous dire encore une chose, monsieur le commissaire. L’État grec est la seule mafia au monde qui ait réussi à faire faillite. Toutes les autres croissent et prospèrent.
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date : 10-02
– Tu t’en es bien tiré encore une fois, commissaire, me dit Sotiropoulos. Tu es lent, ringard et chiant, mais tu t’en tires toujours.

– Tu as raison, Sotiropoulos. Lent, ringard et chiant, je sais.

– Peu importe. J’en connais d’autres qui parlent beaucoup et ne font rien.
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date : 10-02
– Tu as compris ce qu’il nous a dit ? demande-t-il.

– Oui. Que Merkel collecte les impôts avec de la ciguë. Que les constructions illégales et les pots-de-vin sont le symbole du développement. Si tu n’es pas corrompu, tu fais du tort au pays en aggravant la récession.

– Tu veux que je t’avoue tout, monsieur le commissaire ? Encore un type comme ça, et je prierai en cachette pour qu’on ne trouve pas l’assassin.
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date : 10-02
– D’ailleurs vous le savez, vous aussi : autrefois on disait, le salaire plus les primes. Aujourd’hui on a le salaire moins les coupes. C’est là le meilleur résumé de la crise.
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date : 10-02
– Il a tout découvert, et fermé les yeux. La corruption passe mieux quand on vous graisse la patte. Ne me demandez pas de vous exposer la stratégie habituelle des professions libérales : tout citoyen grec la connaît.

– Vous ne les contrôlez pas, vous, les déclarations d’impôts ? dis-je à Spyridakis, qui commence à m’agacer.

– Si, mais il en arrive des suspectes tous les jours. Avant que nous parvenions à Korassidis, il faudra peut-être trois ans. Sachez qu’à nous aussi on coupe les crédits et qu’on vire les CDD.
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date : 10-02
S’il fallait tuer tous les fraudeurs, la population du pays se réduirait aux fonctionnaires, aux employés du privé, aux chômeurs et aux ménagères. Serions-nous tombés sur un fou ?
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date : 10-02
– Areti me parlait de son fils et de sa belle-fille qui vivent à Londres, me dit Adriani. Ils ont beaucoup de mal, eux aussi.

– Oui, mais ils réagissent de façon tellement disciplinée ! intervient la voisine. Là-bas aussi ils ont droit aux réductions de salaire, aux licenciements. Mais il faut voir avec quel sang-froid ils font face ! Pas comme nous qui cassons et dévastons tout dans Athènes parce que nous sommes indignés. Les Anglais aussi sont indignés, mais ils se retiennent !

La Grecque typique : sous prétexte qu’elle a un fils à Londres, elle trouve la Grèce indigne d’elle. Je préfère ne pas discuter, la prochaine étape étant la comparaison entre Scotland Yard et notre police. Mais la mère Lykomitrou est décidée à m’écraser sous l’exemple britannique.

– Vous imaginez ce qui arriverait là-bas si des casseurs démolissaient Trafalgar Square et Oxford Street, comme font les nôtres à Syntagma et dans l’avenue Stadiou ? Ma belle-fille me le demande, et je ne sais que répondre. Excusez-moi, monsieur Charitos, mais comment se fait-il que vos collègues ne puissent pas assurer l’ordre face à cinquante casseurs ?

Adriani me jette un coup d’œil, mais j’ai décidé de ne pas intervenir.

– Ce que font mes collègues dans les manifestations, je ne peux pas vous le dire, je ne suis pas derrière eux, madame Lykomitrou. Moi, mon boulot, c’est de courir derrière les cadavres.

Elle se signe. Quant à Adriani, habituée à force, elle n’a plus besoin d’exorcismes.

– Toi, tu fais bien ton métier, je ne dis pas, mais tes collègues ont fait un sale travail.

Elle a toujours une dose de poison toute prête pour notre police.
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date : 10-02
– Tu vois, dis-je à Koula, tout le monde ne baisse pas la tête.

– Les uns baissent la tête, les autres foncent tête baissée, répond-elle froidement. Reste à savoir quand nous allons tous nous la cogner contre les murs.
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La question n’était pas que j’avais perdu, mais que tout sens de la justice semblait avoir disparu.

Et pourtant, ainsi va la vie. Le chef fut promu commissaire et moi, inspecteur-chef. Dans cette histoire, tout le monde, à part la jeune victime, y gagnait.
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Je ne considérais pas les Masaï comme des sauvages –, mais je mentirais si je disais qu’à mon émerveillement ne se mêlait pas une certaine condescendance, un sentiment que j’aurais pu résumer en une seule phrase : comment peut-on encore vivre comme ça au xxie siècle ? Mais alors que cette pensée me traversait l’esprit, je réalisai que ce genre de réflexion formait précisément la composante de base de la haine.
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— Inspecteur, permettez-moi d’en venir au fait… Savez-vous combien peut rapporter le poids de la culpabilité de nos jours ? »

Je secouai la tête.

— Disons qu’un génocide fait environ un million de victimes sous les yeux du monde entier. Et disons que le pays dans lequel a eu lieu ce génocide pointe tous ces pays du doigt parce qu’ils ne sont pas intervenus. Combien croyez-vous que vaut leur sentiment de culpabilité ?
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Juste au moment où mon ventre allait exploser, je me réveillai en rotant tout en cherchant ma queue. Je ne pus m’empêcher de rire. Qui aurait cru qu’on pouvait avoir une éjaculation nocturne tout en faisant un cauchemar ?
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— Nous sommes aussi de mauvaises personnes, Ishmael, dit O en tournant la clé dans le contact. La seule différence, c’est que nous nous battons du côté du bien. J’espère que tu ne te fais aucune illusion là-dessus.
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Si la peau blanche de Thompson lui servait depuis aussi longtemps de bouclier, c’était seulement parce que les Noirs autour de lui se chargeaient de le lever. Et que gagnaient-ils en retour ? L’humiliation et le meurtre étaient son fonds de commerce. Peut-être était-ce pour venger ces assassinats ou parce que tant de terres lui appartenaient alors qu’ils n’avaient rien, ou encore parce qu’il se moquait d’eux en reproduisant ce qu’il croyait être l’essence de la vie africaine…
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