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Bibliothèque de Isildur : J'ai lu aussi

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La Divine Comédie La Divine Comédie
Dante Alighieri   
Donc... Notre professeur nous dit que l'on doit lire "La Divina Comedia" et le cauchemar commence...Bien évidement, l'intérêt principal de cet ouvrage est de découvrir la langue (le toscan) qui a posé les bases de l'italien actuel. En effet, Dante, Petrarca et Boccaccio, "Les trois couronnes" ont pour ainsi dire, été les pères de la langue italienne que l'on connaît... Il est impératif, pour aborder ce pavé, de se munir d'une excellente édition avec plein de notes à pied de page, sinon c'est cuit... Ayant vu le film "Seven", je m'imaginais un livre plein de sang et de châtiments les un plus cruels que les autres, être éclaboussée par l'hémoglobine de ces pauvres âmes dissolues... Peine perdue, en gros Dante nous raconte des potins sur des personnages de l'époque, si tu ne lis pas les notes, tu es perdu de chez perdu. Bref, si on est fan de linguistique ou histoire je comprends qu'on le lise mais, je trouve que le Deccameron ou les poèmes de Petrarca son plus accessibles... Je dois avouer que ne garde pas un bon souvenir, pouvant le classer comme un des ouvrages le plus difficiles à lire de toute ma vie...
Éthique à Nicomaque Éthique à Nicomaque
Aristote   
Se lit facilement. C'est un classique de la philo. Aristote est souvent très juste dans ses propos.

par zarg
Les Chouans Les Chouans
Honoré De Balzac   
J’ai lu pour la première foi Les Chouans en 3ième. Je me souviens avoir eu peu de mal au début avec ce roman. Mais fort heureusement, je devais accompagné cette lecture de la rédaction d’un dossier sur le thème des révolutions vendéennes et bretonnes. Ces recherches m’ont passionné et m’ont fait apprécier d’un autre point de vu ma lecture et ont fait naître en moi un vrai engouement pour ce roman.
Balzac y décrit la haine qui agite les royalistes et les révolutionnaires. Le ressentiment des provinces de l’Ouest est toujours vivaces contre la répression parisienne à l’époque et le roman montre à quel point la destruction des aristocraties locales par la révolution a eu un effet crucial dans toute cette période de notre histoire.
Le contexte historique que dépeint Balzac est précis et l’on apprécie ses recherches pour nous plonger au plus prêt de cette réalité. L’auteur nous décrit ainsi le combat idéologique, entres les adeptes de Dieu et les dévots de la nation ; cette aristocratie provinciale qui tient ses paysans comme des bêtes fidèles sous l’étendard de la religion et du roi… Alors même si parfois il lui manque un peu de recule nécessaire à une juste analyse historique, du fait de la « fraîcheur’ » des événements dans lequel Balzac fait évoluer ses personnages, l’histoire d’amour entre Marie de Verneuil et le marquis de Montauran reste quand même l’axe principal du roman et sa grande qualité.
Depuis, j’ai déjà relu deux fois ce roman d’aventure et de guérilla paysanne. D’une manière générale, je suis très fan du style et de l’exaltation romantique du XIXième siècle. Balzac dans ce premier grand roman en reprend tous les codes ; avec en plus de l’action, des rebondissement et de la passion. Le plume est habile, enthousiaste, fugueuse, ponctué de magnifiques dialogues. La lecture des Chouans procure donc un vrai grand moment de lecture ; de la littérature très divertissante.


par RMarMat
Gambara Gambara
Honoré De Balzac   
Ce texte est certainement celui qui m'a le moins plus plu dans les courts romans De Balzac. Je n'ai pas la culture musicale suffisante pour comprendre les allusions aux opéras des XVIIIème et XIXème siècles citées dans le texte. Or, Gambara les décortique dans des pages que j'ai du coup trouvé assez longues. de même, lorsqu'il décrit les mouvements et les partitions de son opéra, Mahomet, sans avoir le son, ce n'est pas forcément très clair. le parallèle entre le Prophète et lui, et entre sa femme et Marianna est trop appuyé. Enfin, le riche comte qui veut séduire la femme, tout en vantant le génie du mari, est peu crédible. Les premières pages sont d'ailleurs assez glauques, lorsque ce jeune homme est littéralement en chasse d'une aventure sexuelle dans les rues mal-famées de Paris.

par Laurien
Illusions perdues Illusions perdues
Honoré De Balzac   
C’est important de le dire et de l’écrire de nouveau même si des générations et des générations de lecteurs de Balzac l’ont éprouvé. Mais ce roman est une pur merveille... Et je ne risque d’étonner personne en disant que j’ai adoré le lire. Il est d’une incroyable richesse ! J’en reste presque sans pouvoir à exprimer l’extrême réalisme et la vitalité qu’a mis Balzac dans ses personnages et cette histoire.
Ce roman est découpé en trois parties qui pourraient presque se lire indépendamment les unes des autres. Mais qui mises bout à bout,semblent esquisser nos propres désillusions et nos propres expériences.
L’intrigue est magistralement menée du début à la fin et c’est impossible de s’ennuyer à cette lecture. Cette « comédie humaine » est un des chef d’œuvre de la littérature française tant par l’universalité des thèmes sociétaux abordés que par la complexité de ses personnages véritablement représentatif de la nature humaine ; aucun n’est tout blanc, ou tout noir. On les voit changer, évoluer, se comporter différemment en fonction des événements auxquels ils sont confrontés.
Alors comment commenter ce roman sans en dévoiler les grandes lignes. Qu’écrire de plus qui vous donnera envie de vous plonger dans ce livre. Vous parler de Lucien et de Madame de Bargeton de laquelle il se croit aimer. Vous décrire Angoulême et ces rivalités entre petits nobles et bourgeoisie. Paris et la façon dont cette ville et ses gens ont brûlé les ailes du jeune de Rubempré… Inutile, Balzac le fera avec plus de talent et de vie que moi.
Quelques fragments restent à ma mémoire. Comme la façon qu’à Balzac de dépeindre l’univers impitoyable et même peu flatteur du monde de l’édition et du journalisme. C’est même corrosif par moment ; à tel point que ça sent le vécu ! Finalement être talentueux n’est pas sans risque et ne suffit malheureusement pas dans notre société. Et les requins, les fourbes d’aujourd’hui ne sont guère différents de ceux d’hier.
J’ai également été impressionné par la façon dont Balzac déploie la savante machinerie de l'extorsion de l'invention de David par le biais des lois, le concours des créanciers et l'entremise d’hommes sensés être les garants de l'équité sociale… jusqu’à la ruine total. C’est évident, Balzac règle ici ses comptes avec les usuriers, banquiers, notaires, avocats et autres juges.

Et la fin… La fin est sublime ! ET pour ceux qui se seront accroché, fait l'effort de dépasser les premières pages, quelle récompense... Je me suis même étonné d'arriver si vite au point final. Sur, vous n'aurez pas envie de vous en arrêter là. Tout comme à moi, plongez-vous dans la suite : Splendeurs et misères des courtisanes.


par RMarMat
Splendeurs et misères des courtisanes Splendeurs et misères des courtisanes
Honoré De Balzac   
Un roman qui ne répond pas entièrement aux promesses de son titre : l'héroïne n'est pas Esther la courtisane - mot élégant pour une prostituée du grand monde, mais Trompe-la-Mort le forçat et ses machinations et son duel dans le monde judiciaire. Esther est un croisement entre une Nana qui séduit et manipule les hommes, une Manon Lescault qui souhaite être vertueuse et qui n'aime que son amant de coeur, et une jeune vierge religieuse - qui ne l'est plus - telle une Virginie. Lucien, lui, n'a aucune personnalité, trop effacé, larmoyant et geignard pour être intéressant. Je ne connais pas bien l'oeuvre de Balzac, je ne connais donc pas les autres romans où il intervient qui auraient pu me donner une meilleure image de lui.
La partie la plus intéressante est donc la dernière, celle du duel entre Trompe-la-Mort et l'institution judiciaire et ses compromissions aux ambitions et aux orgueils du grand monde, avec ce forçat aux tendresses de père pour un poète, ce colosse fascinateur, croisement d'Aramis et de Jean Valjean.

par Laurien
Sarrasine Sarrasine
Honoré De Balzac   
Courte mais efficace, cette nouvelle assez surprenante séduit. On regretterait presque qu'elle ne soit pas plus longue !
César Birotteau César Birotteau
Honoré De Balzac   
Un livre qui m'a fait penser à beaucoup d'autres, avec son intrigue assez classique d'ascension et de chute - puis de rédemption.
Il y a tout d'abord du Monsieur Jourdain dans César Birotteau, brave commerçant enrichi par le travail mais qui reste ignorant en-dehors de tout ce qui concerne son métier. Brave, oui, car s'il est parfois ridicule par ses côtés casaniers et rangés, ses phrases toutes faites, son mépris pour la littérature, il est un personnage sympathique, avec ses innovations commerciales, son amour intact pour sa femme après 20ans de mariage.
J'ai aussi pensé au Bonheur des Dames dans cette description des commerçants de Paris, mais ceux de la génération précédent les grands magasins. Birotteau invente la publicité, le commis voyageur.
Mais l'apogée est suivi d'un déclin, comme Gervaise la blanchisseuse de Zola qui est montée trop haut et trop vite. Cependant, Birotteau connaît une rédemption, et même une ascension au sens premier, puisque ce nouveau martyr meurt sanctifié.
Les personnages cyniques et cruels sont en retrait dans ce roman, ce qui est assez rare chez Balzac, et c'est la vertu qui triomphe, avec les personnages de Popinot et de Césarine notamment.
En revanche, je reconnais avoir eu du mal avec les passages très juridiques.

par Laurien
Massimilla Doni Massimilla Doni
Honoré De Balzac   
C'est long - les palais sont décrits avec une abondance de détails, il ne manque aucune gondole ni aucune sculpture ou mosaïque dans ce décor vénitien. C'est fleur bleue voire cu-cul : un homme, un prince plutôt, est divisé entre amour physique, désir charnel, et passion angélique. Et c'est assez incompréhensible et redondant par rapport à d'autres textes de Balzac sur le thème de l'art et du génie.
En effet, comme dans Gambara, Balzac décrit sur des dizaines de pages les différents morceaux d'un opéra. Or, avec mes connaissances musicales limitées, je préfère écouter que lire la description de la musique. A nouveau, il y a un parallèle entre le thème de l'opéra et la vie des personnages : ici, la libération des esclaves juifs d'Egypte fait écho à la domination autrichienne sur Venise. Mais ce parallèle est appuyé à gros traits, sans aucune subtilité. De même, le thème de l'artiste qui va si loin dans son interprétation qu'il est incompris de ses contemporains se trouve déjà dans Gambara et dans le Chef-d'oeuvre inconnu.
Pas un Balzac à lire en priorité donc selon moi.

par Laurien
Le Père Goriot Le Père Goriot
Honoré De Balzac   
Bon, je suis partie sur un mauvais appriorit mais j'avais tord. Excepté le fait que ce roman soit un peu long au début du récit et qu'il ne soit pas très très facile à lire, je l'ai trouvé réellement bien. L'histoire, en elle même, est très intéressante. J'aime la façon dont Balzac nous explique la vie de Goriot et de Eugène, car il explique en réalité deux personnes contraires : d'un côté la vieillesse, la connaissance, l'expérience, la fin et de l'autre la jeunesse, l'ignorance, l'innocence, la découverte, le commencement.
Un classique très intéressant et rempli de philosophies humaines.

par myra44