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Bibliothèque de Ivy-Read : Liste de diamant

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Chroniques du pays des mères Chroniques du pays des mères
Elisabeth Vonarburg   
ce livre je le recomande a tous bon lecteur!! je le relit 1 a 2 foit par ans et a chaque foit je le redecouvre. il est touchant, envoutant, destabilisant mais o combien apétisant.

par althea49
L'épouse de bois L'épouse de bois
Terry Windling   
On devient rapidement amoureux de l'arizona comme de la poésie, de la nature, de la peinture.... Un livre plein de poésie qui nous laisse rêver et penser. Les mystères omniprésents poussent le lecteur à poursuivre sa lecture afin de découvrir les créatures fantastiques qui regorgent dans le récit et le lien avec la protagoniste.
Morwenna Morwenna
Jo Walton   
Maintenant que j'ai lu le livre, je pense que le résumé éditeur est assez mal choisis... Il sonne vraiment cucul et fait pas du tout ressentir l'intelligence et l'ambiance réelle du texte !

La base de l'histoire, c'est Morwenna, une drôle de fille pouvant communiquer avec les fées, qui vient de perdre sa sœur et l'usage d'une de ses jambes dans un accident de voiture. Elle prétend que ce drame a été provoqué par sa mère, qui est une sorcière. Elle la fuit et est alors obligée de vivre avec un père, qu'elle n'a jamais côtoyé, et ses trois sœurs, assez peu sympathiques, qui l'envoient dans un pensionnat anglais à l'organisation type "Harry Potter" en beaucoup moins cool. Elle nous raconte alors 6 mois de sa vie dans un journal intime. Elle nous raconte ses doutes, ses peurs, ses sentiments, ses secrets, ses tracas du quotidien, et aussi ses nombreuses lectures. Elle nous parle aussi de magie, mais d'une façon très originale. Ce livre ne ressemble a aucun autre sur ce point, on est vraiment dans l'idée que des gestes anodins peuvent bouleverser la vie de quelqu'un, et donc, dès le départ, dès le premier chapitre, on est complètement sur le fil : vraie magie ou coïncidence ?

La première chose qui m'a marqué dans ce livre, c'est le nombre hallucinant de références à des livres de SF et la façon dont l'auteur les commentes et les analyses. ça peu sembler étrange, mais cette caractéristique est, pour moi, à la fois le plus gros point positif et le plus gros point négatif de ce livre.
Coté positif, je dirais que, tout simplement, ça m'a permis de découvrir plein de choses. Beaucoup d'auteurs m'étaient déjà connus, au moins de nom, mais je n'ai lu qu'une part infime de titres évoqués. Du coup, je me suis notée plein de références, car l'auteur m'a vraiment donné envie de lire énormément de chose. C'est juste le meilleur hommage à ce genre que quelqu'un aurait pu faire.
Coté négatif, et bien justement parce que je ne connais pas beaucoup de livres auxquels on fait référence, je peux pas du tout apprécier de la pertinence des analyses proposées par l'auteur, à travers son personnage principal. Et c'est un peu désagréable quand on lit ce livre. On ne se sent jamais "perdu", même si on n'y connait rien en littérature SF, mais on a quand même le sentiment de passer à coté de quelque chose. De passer à coté de beaucoup de subtilités et d'un des intérêts de ce livre. C'est donc un livre que j'ai trouvé vraiment pas facile à appréhender et que je ne pense pas conseiller à quelqu'un qui n'a pas une bonne base classique SF.

L'autre point négatif lié à ces références c'est que ça créer vraiment beaucoup de longueurs. Notre narratrice et personnage principal, Morwenna, est totalement boulimique de lecture. Elle lit tellement que ça semble presque pas croyable (genre 2-3 livres par jour). On a le sentiment qu'elle lit juste TOUT LE TEMPS. Et je trouve qu'on multiplie inutilement les scènes où elle lit, achète ses livres, emprunte des livres, parle à la bibliothécaire, traine à la bibliothèque, parle de ses lectures, va au club de lectures, etc, etc... Il y a une monotonie dans ce livre qui peut devenir désagréable dans la mesure où on a souvent le sentiment que la véritable intrigue de ce livre passe carrément au second plan. A vrai dire, cette intrigue ne commence réellement que très tard, à plus de la moitié du livre. Et c'est dommage, car je pense que l'intrigue est pleine de bonnes idées et il manque pas grand chose pour que je la trouve vraiment géniale. Alors que là, bien qu'agréable, l'ensemble m'a quand même laissé un gout de pas totalement aboutis.

Mais là où ce livre est extrêmement malin, c'est que c'est un vrai livre de genre fantastique, au sens tout à fait classique du terme. C'est à dire un livre qui jamais ne va nous expliquer clairement ce qu'est la vérité. Notre seul point de vu narratif est celui de Morwenna à travers son journal intime. Mais doit-on la croire ou non ? On ne peux pas savoir, car il n'y a pas de personnage tiers pour confirmer ou infirmer directement son récit. On a juste des petits indices discrets à droite à gauche qui parfois nous ferons douter de ce qu'elle dit, ou au contraire nous donnerons l'impression qu'elle dit la vérité. Pratique-t-elle réellement la magie ou non ? Est-ce que les fées existent ailleurs que dans son esprit ? Est ce que sa mère est une sorcière ou une folle ? Ou peut-être que c'est Morwenna qui est folle et qui rejette sa mère sans raison ? On ne sait pas, car toutes ces hypothèses sont plausibles, il n'y en a pas une qui s'impose plus qu'une autre.
Du coup, ce livre à vraiment plusieurs niveau de lecture. Je pense que c'est pas le genre de bouquin qu'on aime instantanément, c'est le genre de livre qu'on aime avec du recule, si on fait l'effort de l'analyser et de l'interpréter un peu. On pourrait le relire 50 fois et lire 50 histoires différentes ! On peut voir une histoire merveilleuse, comme une histoire totalement réaliste. On peut être dans l'esprit d'une jeune magicienne, comme d'une jeune fille rêveuse, comme d'une folle. Et ça, je trouve que c'est absolument génial... Malheureusement ça renforce le coté pas totalement grand public et dur à appréhender que j'ai déjà déploré plus tôt.

La construction sous forme de journal intime ne pas du tout dérangée. Au contraire, c'est plutôt original et je trouve que ça permet d'être au plus près du personnage de Morwenna. Du coup, elle en devient vraiment attachante. Elle fait parfois preuve d'une grande intelligence, parfois elle est plus candide, mais dans tous les cas c'est un personnage qui semble réaliste. C'est une fille de 15-16 ans ni trop mature ni trop niaise pour son age. Certains passages du livre, par exemple les premiers émois amoureux peuvent sembler un peu mièvre de prime abord, mais finalement ça me semble cohérent avec l'age du personnage. C'est le genre de question qu'on se pose à cet age, c'est plutôt bien mené, donc ça ne m'a pas dérangé plus que ça.
Les éléments dramatiques de l'histoire, notamment les relations familiales et le deuil, sont plutôt bien traités. Mais surtout l'ensemble est tiré vers le haut par une ambiance merveilleuse que j'ai trouvé adorable. En parlant d'ambiance, l'intrigue se déroule à la fois au Pays de Galles et en Angleterre, et ça créer là aussi une ambiance caractéristique. Comme je l'ai dis plus haut, on se trouve par exemple dans une école privée anglaise qui rappelle étrangement sur certains points Poudlard. L'auteur arrive également très bien à faire sentir les différences qui existent entre ces deux pays, ce qui est assez intéressant.
Par contre, j'ai trouvé la traduction française proposé par Luc Carissimo assez médiocre. Il y a certaines phrases sur lesquelles j'ai totalement bloquées. Je les ai relu 10 fois, et juste, c'est pas du français correct ! ça voulait rien dire. Je doute que ça rende justement hommage au style d'écriture réel de Jo Walton, et c'est dommage.

J'ai pas l'impression d'avoir très bien vendu ce roman atypique et d'avoir surtout insisté sur les points négatifs ^^' mais en faite je l'ai quand même beaucoup aimé et lu avec énormément de plaisir. J'ai surtout apprécié le fait de pouvoir lire un vrai livre fantastique contemporain, car ils sont vraiment très rares. J'ai quand même trouvé qu'il y avait trop de longueurs et que l'ensemble avait un coté pas totalement aboutis... Mais tout de même, je pense que c'est une très bonne découverte. C'est un livre dont la lecture m'a marqué, en tout cas.
Le Complexe d'Eden Bellwether Le Complexe d'Eden Bellwether
Benjamin Wood   
Une intrigue extrêmement bien ficelée menée par une écriture très prenante, l’auteur réussi le pari de rendre son lecteur accro dès les premières lignes sans que son roman ne s’essouffle le moins du monde.

Ma chronique : http://plume-ivoire.overblog.com/2015/01/le-complexe-d-eden-bellwether-benjamin-wood.html

par Ivy-Read
Kushiel, Tome 1 : La Marque Kushiel, Tome 1 : La Marque
Jacqueline Carey   
http://plume-ivoire.overblog.com/kushiel-1-jacqueline-carey

Ce roman est une perle d’originalité. C’est de la fantasy, certes mais dont le potentiel magique ne nous apparaît que par le biais d’interventions divines. Cela peut rebuter mais j’ai trouvé que ça donnait de la force aux intrigues. Cela fait aussi penser de loin à l’Odyssée, Ulysse n’a aucun pouvoir mais est aidé ou entravé par les Dieux.
Ce qui est vraiment sympathique ici est le monde qu’a imaginé Jacqueline Carey est calqué sur l’Europe médiévale et a été totalement revisité. Rien qu’à voir la carte des territoires où se place l’histoire, on reconnait au premier coup d’oeil l’Europe. L’auteur a bien approfondi les moeurs les peuples qui vivent aux alentours de Terre d’Ange, chacun a ses traditions, ses croyances, sa façon d’être, sa langue… Et nous les découvrons tout au long du périple de Phèdre. Au moins elle n’est pas tombée dans la facilité manichéenne, chaque peuple « barbare » est nuancé, personne n’est tout blanc ou tout noir.


Un autre point qui m’a enchantée : la mythologie développée dans ce roman. Basée sur le christianisme tel qu’on le connaît mais très bien remanié.
Nous avons Yeshua, fils du Dieu unique qui a été crucifié, une femme pleine de chagrin s’est effondrée en pleurs sur lui, de ses larmes et du sang de Yeshua est né Elua, un ange adulé de tous. Elua, renié par le Dieu unique, erra longtemps sur Terre, il fut capturé par un roi et Naamah, descendit des Cieux pour le sauver en offrant son corps au roi. Elua continua d’errer avec ceux qui voulurent le suivre et quand ils avaient faim, Naamah échangeait ses charmes contre de la nourriture pour les maintenir en vie. Huit anges devinrent donc ses compagnons, les plus récurrents dans le récit sont Naamah, Shemhazai, Cassiel et Kushiel. Chacun d’entre eux suivait le précepte d’Elua « Aime comme tu l’entends », sauf Cassiel qui renonça à l’amour mortel pour l’amour divin selon les principes du Dieu unique.
Les servants de Cassiel seraient des prêtres guerriers, restent chastes mais manient les armes comme personne.
Le service de Naamah est donc un hommage à cette femme, chaque servant donne son corps selon ses prédispositions et les spécialités de la maison à laquelle il est affilié contre des présents. Ces présents servent à payer un marquiste qui encrera la Marque, s’étendant des reins à la nuque de celui ayant prêté serment à Naamah, l’achèvement de cette marque signe sa liberté, il aura alors achevé son offrande.

Le début est assez difficile à suivre, il y a une pléthore de personnages avec lesquels se familiariser et même à la fin du livre il m’arrivait encore d’en confondre certains. Mais, une fois plongé dans l’univers de Kushiel, les pages défilent avec délice et impatience. Le style est fluide et très agréable, les personnages sont creusés, attachants et peu superficiels dans l’ensemble et même si, la première partie du roman est dédiée à la mise en place de cet univers, les péripéties se multiplient par la suite et l’on suit avidement les déboires de Phèdre.

Nous commençons le récit avec une Phèdre très jeune, deux ans environ, vendue par ses parents à la Maison du Cereus, une des treize maisons de plaisirs qui sont un des piliers fondamentaux de la vie en Terre d’Ange. La jeune demoiselle sera donc vouée au service de Naamah.
Phèdre a néanmoins un défaut qui fait que personne ne veut d’elle : une tache rouge dans l’oeil. La femme dirigeant la maison où se trouve l’enfant cherche donc à revendre sa marque pour se débarrasser de la gamine, Anafiel Delaunay, la rachète car il est le seul à avoir vu que cette tâche est le signe de Kushiel, il emmènera donc l’enfant chez lui et s’en occupera comme de sa propre fille. A partir de ses douze ans, la jeune fille apprendra l’art de Naamah de son plein gré - c’est un euphémisme - et son maître lui offrira une myriade de connaissances afin qu’elle soit une espionne hors pair.

Être vouée à Kushiel signifie prendre du plaisir dans la douleur. D’ailleurs c’est un peu une malédiction pour la jeune fille qui n’aura de cesse, malgré elle de céder à ses désirs. L’auteur nous livre forcément quelques scènes de sexe certes - Comment passer à côté avec un tel thème ? - mais, je les ai trouvé assez soft pour ce type de pratiques et ce n’est pas plus mal. Cela aurait pu tomber dans quelque chose de lourd et glauque mais, Jacqueline Carey s’en sort avec brio à ce niveau là ! Ce n’est pas pour autant une raison pour laisser ce roman à la portée des plus jeunes car certains passages peuvent être un peu durs à encaisser.
Néanmoins, le point de vue interne à la première personne permet certaines ellipses narratives bienvenues, surtout quand elle perd connaissance, il est difficile de savoir ce qui nous arrive alors qu’on est inconscient et, Phèdre décide assez fréquemment de ce que nous avons besoin de savoir ou non.
Ce livre est conté du point de vue d’une jeune fille mais, ce n’est pas niais pour autant, au contraire. En fait elle nous raconte son passé et a donc plus de recul sur ses péripéties, cela entraine malheureusement quelques réflexions répétitives qui ont failli me donner envie de la noyer. Répéter cinquante fois « Nous sommes des D’Angelins… » alors (au choix) nous sommes magnifiques, nous savons ceci, faisons cela, franchement, au bout de la seconde fois déjà ça a du mal à passer.

L’auteur sait comment placer quelques phrases qui font mouche et attisent la curiosité du lecteur, ça je ne le nie pas mais, le fait que Phèdre répète sans cesse « si j’avais su à ce moment-là… » devient vite frustrant parce qu’on ne sait absolument pas de quoi elle parle. Il y a beaucoup de passages où, avec le peu d’éléments semés dans le texte Phèdre comprend quelque chose que nous, lecteur, n’avons absolument pas saisi et il faudra attendre encore plusieurs pages avant qu’elle ne lâche le morceaux. C’est frustrant mais, du coup ça nous pousse à continuer pour savoir de quoi elle peut bien parler.

Ce qui m'a le plus plu c'est le fait que les évènements s'enchainent et qu'on ne sache pas vraiment ce qu'il va advenir. L'auteur a réussi à me surprendre plus d'une fois ! Certaines surprises étaient un peu amères mais, cela n'enlève rien au récit. Même si certaines pertes me sont restées en travers de la gorge, elles étaient nécessaires. C'est ce qui fait bouger les choses, et sans cela, tout paraîtrait trop facile pour notre héroïne.
Les complots et intrigues se dévoilent au fur et à mesure et plus on avance dans le livre plus l’on voit que son destin est entièrement lié au salut de son pays. Il est un peu abracadabrant de voir qu’une jeune fille si jeune a l’avenir du royaume entre ses mains et qu’elle détient bon nombre de clés pour le sauver mais, il est vrai également que ses compagnons sont souvent là pour la tirer d’affaire et qu’elle a été entrainée à trouver des solutions à des problèmes complexes. Je ne me suis pas plus attardée sur le sujet car cela ne pas énormément gêné.

La toute dernière partie a été un peu laborieuse à finir pour moi, les quarante dernières pages surtout, j’ai eu l’impression de lire un épilogue de plusieurs chapitres qui s’éternisait, le récit perd de son rythme. Le cliffhanger final n’est pas une grande surprise en soit mais relance l’intérêt du lecteur et amène le second tome en douceur.

Ce livre m’a vraiment séduite par son originalité, son addiction et par le fait que l’on ne s’ennuie pas une seconde. C’est une découverte très agréable que je recommande fortement !


par Ivy-Read
Kushiel, Tome 2 : L'Élue Kushiel, Tome 2 : L'Élue
Jacqueline Carey   
CAPTIVANT & ADDICTIF !

Une fois de plus, nous voilà plongé dans une Fantasy exaltante, nous déconnectant complètement de la réalité.
La magie a opéré de nouveau pour le deuxième tome de cette trilogie, où les intrigues et les trahisons intelligentes, retorses et scabreuses jalonnent les pages, nous entrainant dans cette quête, voire cette épopée de Terre D'Ange à la Serenissima; et dans bien d'autres lieux encore, frôlant les légendes et tutoyant les Dieux...

Phèdre ne sera pas épargnée, loin s'en faut !
L'Elue de Kushiel relève le défi de Melisande et la traque jusqu'aux Caerdiccae Unitae où de nouveaux complots, sacrifices et douleurs l'attendent.
Un tome différent du premier mais une héroïne fidèle à elle-même qui, par loyauté envers Ysandre et l'enseignement de Delaunay, va tenter de déjouer les manigances de ses ennemis aux risques de tout perdre au passage jusqu'à son bien le plus précieux, son coeur...
Littéralement séduite, un nouveau chapeau bas à l'auteure, je suis toujours subjuguée par son imagination précise et fertile et suis à jamais ADDICT de cette série ! A LIRE

par ccmars
Sharaz-De Sharaz-De
Sergio Toppi   
J’ai eu la chance de faire une merveilleuse découverte avec Sharaz-De, un ouvrage très original et plaisant qui mérite bien plus qu’un simple coup d’œil. Une belle claque visuelle atypique qui mérite le détour !

http://plume-ivoire.overblog.com/2014/09/sharaz-de-integrale-toppi.html

par Ivy-Read
La Passe-Miroir, Livre 1 : Les fiancés de l'hiver La Passe-Miroir, Livre 1 : Les fiancés de l'hiver
Christelle Dabos   
http://plume-ivoire.overblog.com/la-passe-miroir-1-les-fiances-de-lhiver-christelle-dabos

Je suis tombée dessus par hasard à la librairie, la couverture m’a tout de suite plu et après avoir survolé le résumé et vu que c’était le roman lauréat du concours roman jeunesse de Gallimard, la curiosité l’a emporté et me voilà ramenant mon petit trésor chez moi. Et je peux vous dire que je ne regrette en aucune façon mes 18€ !

Tout d’abord, c’est très bien écrit ! Le texte est bien travaillé et ça se ressent. J’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteur donnait vie aux objets par certaines tournures de phrases, certains verbes employés comme une chevelure qui pleure parce qu’elle vient d’être trempée par la pluie. Le style n’est ni trop simple, ni trop complexe et surprend par son originalité, il se lit très agréablement et laisse comme une sensation nuageuse au creux de la gorge. C’est d’ailleurs le cas du roman tout entier, j’étais bien calée sur mon petit nuage sans envie d’en redescendre.

Ce qui frappe en premier est le fait que l’on se trouve dans un monde très particulier et original ! Tout, ou presque, vit. Les habitations, si elles sont mécontentes se mettent à craquer et à souffler, l’écharpe d’Ophélie est plus ou moins vivante, elle ressemble à un chat qui se pelotonnerait au chaud et ne bougerait plus, elle se roule en boule au bout du lit, s’enroule autour du cou de la demoiselle et panique quand cette dernière n’est plus là, quitte à réveiller toute la maisonnée en faisant tomber nombre d’objets dans ses mouvements désordonnés pour retrouver sa propriétaire. La plupart des objets obéissent à leurs propriétaires, une porte verrouillée s’ouvrira si on lui ordonne, une calèche avance sans chevaux grâce à la volonté de son conducteur…

Ophélie a des dons particuliers, d’ailleurs la plupart des habitants d’Anima en ont. Elle est une liseuse c’est à dire que rien qu’en touchant des objets elle connaît leur passé et a accès aux émotions qu’ont pu éprouver leurs propriétaires en contact avec le fameux objet. Mais, ce n’est pas tout, cette jeune fille se déplace également grâce aux miroirs, en passant à travers un miroir, elle peut ressortir par un autre à l’autre bout de la ville.

Ophélie vit sur l’arche d’Anima où vit une très grande famille, tous ces habitants sont cousins et sont logés à la même enseigne, pas de hiérarchie entre eux, ils sont égaux. Seules les doyennes et l’esprit de famille, Artémis, ont une position plus élevée. L’esprit de famille régit son arche comme il lui plaît et sur Anima, l’entente cordiale est de mise. Quand les doyennes prennent une décision, il est impossible aux habitants d’Anima de refuser.
C’est comme ça qu’Ophélie va se retrouver, du jour au lendemain, contrainte d’épouser Thorn, un habitant de l’arche du Pôle. Impossible de se rétracter, elle se résigne plus ou moins mais, espère tout de même qu’en la voyant son fiancé décide finalement de fuir à toutes jambes. Elle fait tout pour, déjà son physique peu avantageux sert ses intentions mais, en plus de ça elle a bien prit soin de ne pas se laver pendant une semaine avant son arrivée et de ne surtout pas se mettre à son avantage. Manque de pot, Thorn n’en a rien à faire, à vrai dire il envoie même valser les convenances, est froid et totalement indifférent à ce qui l’entoure, un vrai ours.

Notre héroïne se retrouve donc embarquée dans un zeppelin avec son fiancé et sa tante, en guise de chaperon, vers le Pôle. Elle s’attendait à tout, mais surement pas à ce qu’elle trouverait là-bas ! Ophélie arrive dans un monde où tout paraît plus beau qu’il ne l’est en réalité, où la hiérarchie est très stricte et où les gens s’assassinent mutuellement sans scrupules pour asseoir leur autorité ou assurer leur position auprès de l’esprit de famille de cette arche : Farouk. Farouk, craint et adulé par toute la populace, colérique et exigeant, très loin du comportement d’Artémis. Notre héroïne se retrouve dans un monde où elle ne peut faire confiance à personne et se retrouve contrainte de se cacher sous peine de faire tuer sans sommation.

Habituée à une existence somme toute assez paisible, Ophélie se retrouve mêlée à nombre de complots et intrigues. Il arrive qu’elle se sorte un peu trop facilement des gros problèmes dans lesquelles elle s’est fourrée bien malgré elle mais, comme il lui en tombe à chaque fois de plus gros sur le coin de la tête, on réussit à ne pas trop s’en formaliser.

On découvre les personnages au fur et à mesure et la première image que l’on a d’eux évolue avec le temps car, ils sont tous bien plus complexes qu’on ne pourrait le croire au premier abord. Et il arrive aussi que l’on se soit totalement trompé sur leur compte !

Il se dégage de ce roman une ambiance bien particulière, comme si on était immergé dans cet univers si différent du notre, entouré d’un brouillard qu’on tente de disperser pour en percer les mystères. Mais à chaque mystère dévoilé, une nouvelle question se pose et on en vient à bout que graduellement. Une attente se dégage de plus en plus et on tourne les pages sans les voir parce qu’on a très envie de savoir ce qui se passe et ce qui va advenir d’Ophélie.

Ce roman n’est vraiment pas passé loin du coup de cœur, à un cheveux près. J’hésitais d’ailleurs encore quelques minutes avant de finir cette chronique mais, il m’a manqué quelque chose, un tout petit truc sur lequel j’ai eu du mal à mettre le doigt.
En fait, j’ai trouvé à l’instant c’est le fait qu’il n’y ait pas de grosses émotions bien prenantes qui vous chamboule l’estomac. Attention, je ne dis pas qu’il n’y a pas d’émotions, au contraire mais pas avec l’intensité qui m’aurait bouleversée. De plus on s'attache plutôt facilement à l'héroïne mais, je pense que les moments où on aurait pu paniquer quant au sort d’Ophélie était trop vite résolus et donc ne nous laissaient pas vraiment le temps de se triturer les cuticules et de se ronger les ongles pour son cas. Néanmoins, même malgré ce détail j’ai passé un excellent moment entre les pages de ce roman !

Mais en tout cas, j’ai vraiment beaucoup apprécié ce roman, je l’ai d’ailleurs dévoré en un laps de temps affolant surtout vu sa taille ! Dès que j’arrivais à trouver cinq minutes je me ruais dessus, j’ai même écourté la fête de la musique pour pouvoir le dévorer en paix !
Pour un premier roman, c’est très réussi. Je n’ai pas connaissance des autres textes du concours mais, en le lisant je me suis clairement dit qu’il méritait son titre de lauréat. J’ai hâte que le second tome sorte pour voir s’il est aussi savoureux que le premier.


par Ivy-Read
La Passe-Miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune La Passe-Miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune
Christelle Dabos   
Les livres de Christelle Dabos méritent plus que le Diamant.
Que dire de ce livre à part que je regrette de l'avoir refermer aussi vite, que j'attend la suite avec impatience et que je vais très certainement me relire ces deux tomes de nombreuses fois d'ici la sortit du prochain, comment ne pas parcourir cet univers incroyable encore et encore et dire qu'on va avoir le droit à deux autres perles de ce genre (peut être plus).
Il se passe tellement de chose pour notre chère Ophélie dans ce tome, impossible d'en faire un résumé ou de dire ce que j'ai préféré (en même temps j'ai tout aimé donc...).
Gros coup de cœur pour Thorn.

Le troisième est en cours de rédaction et même si je suis impatiente, Christelle peut et doit prendre son temps, mais son imagination est tellement magique qu'on ne risque pas d'être déçu.
Wika et la fureur d'Obéron Wika et la fureur d'Obéron
Olivier Ledroit   
Je reproche souvent aux BDs d’avoir soit un visuel sympa, soit une histoire qui vaut le détour mais, rarement les deux à la fois. Thomas Day & Ledroit me font me dire que je ne suis surement pas tombée sur les bonnes BD avant car Wika, n’est pas en reste niveau scénario. Il est difficile de juger d’une intrigue en seulement un tome mais, je dois avouer que pour le moment je suis intéressée.

Ma chronique : http://plume-ivoire.overblog.com/2014/05/wika-olivier-ledroit-thomas-day.html

par Ivy-Read
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