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Commentaire ajouté par DevoreuseLivre 2018-08-21T16:29:47+02:00
Bronze

Un livre très fluide à lire et vraiment sympa ! Je ne savais pas que c'était la suite de "J'ai avalé un arc-en-ciel", je savais seulement que c'était le même auteur. Et franchement, pas besoin de lire le premier tome pour comprendre celui-ci, aucun besoin vraiment!

Je me demande même si je ne vais pas préférer ce livre-ci à l'autre. Je ne l'ai pas encore lu bien sûr, mais si je m'y fie au résumé et à mon instinct je pense que j'aurais une préférence pour "J'ai égaré la Lune".

A part ça, ce livre est touchant et reposant tout en ayant un certain dynamisme. Surtout que j'aime beaucoup la façon de penser de Capucine, sa façon de voir le monde et toutes ses petites phrases. Je me suis pas mal retrouvée en elle.

Ce livre à un côté très humain, très vivant et touchant. Mais il n'est pas lourd à lire, il est vraiment très fluide, très léger.

Enfin bref, l'histoire est très bien tout en étant simple. Je conseille ! (Encore plus si vous voulez vous reposer l'esprit dans une lecture facile avec touche d'humour et d'amour)

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Commentaire ajouté par Malikame 2018-07-22T17:31:15+02:00
Argent

Je cherchais un livre relaxant et qui parle d'histoire d'amour entre filles et donc je suis tombée sur celui-ci sans savoir que le livre précédant de l'auteur était le début. Bon pas de panique, ça n'a en rien gêné ma lecture, c'est un livre qui peut se lire indépendamment.

L'histoire est agréable, drôle et touchante à la fois. J'aime beaucoup le ton léger et humoristique de Puce. Ce n'est pas un manifeste pro LGBT, tout cela passe naturellement dans le livre et c'est un vrai plus.

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Commentaire ajouté par elyza 2018-06-25T16:30:23+02:00

Je n'ai pas eu l'occasion de lire J'ai avalé un arc-en-ciel de Erwan Ji et pour tout vous dire, à l'époque de sa sortie, la couverture un peu trop bariolée ne m'avait pas attirée des masses en dépit des bons avis que j'ai pu voir fleurir un peu partout sur la blogo. En revanche, cette année, lorsque mes yeux se sont posés sur la récente publication de l'auteur : J'ai égaré la lune, ça n'a pas été le même son de cloche, j'ai été irrémédiablement attirée par le côté japonisant de la couverture. Incroyable à quel point une simple couverture peut être source d'influence ! Quoi qu'il en soit je remercie les éditions Nathan de m'avoir permis cette lecture.

En la débutant, j'ai senti qu'il y avait baleine sous rocher et ce, dès la première page. Je me suis donc tournée vers Internet où j'ai découvert que J'ai égaré la lune était la suite de J'ai avalé un arc-en-ciel. Merdouille ! Je me suis trouvée bête. Heureusement, après avoir exprimé ma "détresse" sur les réseaux sociaux, on m'a très vite rassurée en me disant que ce tome pouvait se lire tout à fait indépendamment du premier, sans risque de me heurter à des problèmes de compréhension. Ouf ! J'ai enfin pu me lancer dans ma lecture.

Capucine (Puce) moitié française, moitié américaine part étudier un an à Tokyo avec son amoureuse. Mais voilà que cette dernière se voit offrir une opportunité professionnelle qui ne se refuse pas et sitôt arrivée, elle quitte le Japon. Puce se retrouve donc seule dans un pays inconnu, sans logement, sans connaissance ni de la langue ni des us et coutumes mais par un heureux hasard, elle va trouver une place dans une colocation.

Il m'a fallut un peu de temps pour réellement apprécier ce que cette lecture avait à m'apporter. Certes, le style est fluide et le roman écrit sous forme de blog ou plutôt de journal intime possède un côté très entraînant mais le début de l'histoire ne m'a pas passionné. Elle a été plutôt lente à démarrer et j'ai tourné les pages en étant un peu désabusée jusqu'à ce que Puce intègre la colocation et là, j'ai vraiment commencé à accrocher.

C'est une très grande colocation puisqu'ils sont en tout 6 jeunes à vivre sous le même toit et tous, d'origines différentes. Culturellement parlant, j'ai trouvé ça génial. Chacun à ses petites habitudes, ses particularités que j'ai adoré découvrir mais ils réussissent tout de même à vivre ensemble en bonne intelligence. D'ailleurs de manière plus générale, l'auteur parsème son récit de petites informations culturelles, historiques, géographiques et i-tech passionnantes mais aussi loufoques sur Tokyo et le Japon.

C'est un roman que j'ai donc apprivoisé petit à petit jusqu'à tomber pleinement sous son charme. Rempli de bonne humeur, il aborde des thèmes très diversifiés qui sauront parler et intéresser tout un chacun (les relations à distance, l'homosexualité, la colocation, les voyages, la maladie) tout en étant en lien avec la vie de Puce. C'est un personnage qui m'a beaucoup touché, qui s'interroge énormément et qui a la capacité de se remettre en question. Rigolote, spontanée et maladroite, il est impossible de ne pas tomber sous son charme !

En résumé, oui, j'ai passé un bon moment de lecture en compagnie de ce roman enrichissant qui me donne envie de découvrir les futures publications de l'auteur.

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Commentaire ajouté par Meels 2018-06-22T21:35:00+02:00
Lu aussi

Le premier tome avait été une bouffée d'oxygène, j'avais complètement été séduite par Puce et ses amis ! Alors que J'ai égaré La Lune a été une réelle déception. 

Puce et Aiden sont à Tokyo, c'est un rêve. Notre héroïne est à l'étranger avec la fille qu'elle aime. Mais dès les premières semaines Aiden doit partir pour du travail et laisse sa bien-aimée seule dans cette ville dont elle ne connaît pas la langue. Aiden, dans cette folle aventure va rencontrer de nouvelles personnes qui vont la changer à jamais.

Le Japon et les nouveaux personnages permettent de donner un coup de fraîcheur à l'histoire et cela fait du bien. L'auteur a réussi à me faire découvrir d'autres paysages et une autre culture que la mienne avec beaucoup d'humour. Cependant, je m'attendais à mieux. L'histoire tourne en rond, et il n'y a pas vraiment de nouveauté donc je me suis ennuyée pendant toute ma lecture. Par conséquent, il y a énormément de longueur qui donne envie de sauter des pages.

Une romance jeunesse qui parle de sujets encore tabous à notre époque et c'est très bien. L’homosexualité et même la sexualité en général sont abordés de façon décaler et humoristique. Par conséquent, ça mérite d'être lu par le plus de jeunes possibles. Mais il évoque aussi les relations à distance. Cependant, le sujet est trop peu abordé et c'est très dommage. C'est donc une grande déception pour moi puisque j'avais adoré J'ai avalé un arc-en-ciel. D'autre part les personnages sont le point fort de ce deuxième opus, ils sont pétillants et drôles. 

C'est donc une grande déception pour moi puisque j'avais adoré J'ai avalé un arc-en-ciel. Et constatée que je lisais un deuxième tome très fade a été très décevant à mes yeux. Beaucoup de longueur, de répétition. Cependant, l'univers reste très sympathique et drôle. Par contre, j'ai trouvé la fin du roman tirée par les cheveux et bâclée. Un tome qui ne m'a pas convaincu, malheureusement j'aurais dû rester sur ce premier tome qui se suffit largement à lui-même.

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Commentaire ajouté par melicia 2018-06-14T14:08:02+02:00
Lu aussi

Erwan Ji est de retour avec un 2e roman, après j'ai avalé un arc-en-ciel, un roman qui se couvre à nouveau d'une couverture atypique même si bien moins coloré, je ne suis pas tombé sous son charme, mais elle n'est pas moche non plus, faut aimer... Sous les 464 pages, ce cache l'histoire d'une fille de 20 ans qui se retrouve à la fac à Tokyo ou les choses ne se déroulle pas comme prévu.

Une romance jeunesse décalé qui parle de nombreuses problématiques comme la sexualité, la colocation, les nouveaux départs et bien d'autres encore sur fond de Japon, un pays au mœurs bien différentes. Ce roman est une suite du premier, mais ce lit très bien aussi à part, par contre, si vous n'avez pas aimé le premier, ça ne changera pas avec celui-ci... C'est quand même un univers assez spécial et un peu loufoque dans son ton malgré son thème profond.

Perso, je n'ai pas aimé cet univers qui ne me parle pas, du coup, je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire, c'est trop loufoque pour moi. C'est un voyage géographique et émotionnel sur le ton de l'humour qui est bien représenter sur la couverture. Je préfère vous laisser vous faire votre avis....

http://books-story.wixsite.com/books-story/single-post/2018/05/10/J-AI-EGARE-LA-LUNE

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Commentaire ajouté par nilale 2018-05-12T21:30:11+02:00
Or

j'étais à la fois extrêmement surprise et heureuse en apprenant qu'Erwan Ji avait publié un deuxième tome sur les aventures de Capucine, après le magnifique coup de cœur qu'avait été j'ai avalé un arc-en-ciel. Comme les choses sont bien faites, Nathan, la maison d'éditions qui m'a permis de découvrir le premier tome m'a aussi permis de lire ce deuxième tome, avec sa couverture aussi belle et drôle que la première (encore mille merci).

Quel bonheur donc, de retrouver Capucine ! Dans le premier tome, j'avais eu l'impression d'apprendre à la connaître et d'être proche d'elle comme ce n'est pas souvent le cas à ce point dans des romans. En tant que narratrice elle était drôle, spirituelle, elle donnait des pistes de réflexion, elle était touchante et elle me paraissait incroyablement réelle. Heureusement, l'auteur a réussi à reproduire dans ce deuxième livre une Capucine tout aussi franche et hilarante. On apprend encore à la connaître, mais d'une manière différente, comme une amie qu'on retrouve dans un contexte différent.

Et pour parler de contexte différent, on peut dire que ça dépayse puisque Capucine ne va rien rien de moins qu'au Japon ! Raison supplémentaire pour laquelle j'étais si heureuse de lire j'ai égaré la lune : pour ne pas déroger au cliché des lectrices/lecteurs de mangas, j'ai une fascination pour le Japon et ai depuis des années en projet d'y aller. Un jour. Tout ça pour dire que Capucine m'en a donné un aperçu pour le pire comme pour le meilleur et que je n'aurais pu rêver meilleure destination. J'étais à certains moments pliée de rire devant des situations absolument insolites. Plus sérieusement, je songe à faire une deuxième lecture de ce livre pour en retirer toute information utile sur les traditions japonaises, on sent que ces expériences sont vécues (pour certaines, je le plains un peu).

Sans surprise, l'auteur a réussi à créer une histoire qui tient la route, qui nous fait vivre tout un tas d'émotions. Le rire était obligé et je ne le répéterai jamais assez, je suis heureuse que ces livres à l'humour si particulier existent. Mais on ressent aussi de la compassion pour Capucine qui vit seule dans ce pays dont elle ne parle pas la langue, parfois au milieu de ses doutes. Ce roman représente autant pour l'héroïne que pour nous. Pour Capucine, c'est une forme de quête de soi, un moyen de progresser et de mieux se connaître. Pour nous, ce livre est une bulle qui nous permet de respirer, c'est une source d'inspiration pour notre propre vie. (En tout cas pour ma propre vie, haha.)

Pas de coup de coeur cette fois-ci, je ne saurais pas l'expliquer (comme d'habitude). J'ai avalé un arc-en-ciel aura toujours ma préférence, mais cela n'enlève rien au fait que j'ai passé un excellent moment en compagnie de Capucine, d'Aiden et de ses colocataires. Et puis à ne pas oublier de mentionner : la plume d'Erwan Ji ! Sérieusement, Capucine ne serait pas aussi haute en couleurs sans elle. Avec ce deuxième roman, j'ai la certitude qu'Erwan Ji est un auteur à suivre, un auteur écrivant des romans qui seront capable de me faire sourire autant que de me faire réfléchir.

J'ai égaré la lune, tout comme j'ai avalé un arc-en-ciel, ne m'aura pas accompagné seulement pendant une petite semaine le temps de ma lecture. Non, ce livre, il va m'accompagner tout au long de la vie parce qu'il a beaucoup à offrir, beaucoup à faire réfléchir et parce que Puce c'est Puce, quoi.

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Commentaire ajouté par Maelis31 2018-04-26T17:52:40+02:00
Bronze

J'ai égaré la lune est un roman tout aussi frais que le précédent. J'ai adoré retrouver Puce, son caractère pétillant et vivant. Erwan Ji a réussi à me transporter au Japon, et à me faire voyager à travers sa plume.

J'ai quand même une petite préférence pour J'ai avalé un arc-en-ciel qui marque ma rencontre avec la plume de cet auteur que j'adore !

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Commentaire ajouté par LesRosesDeTrianon 2018-04-25T22:45:16+02:00
Diamant

Un livre que j'ai adoré! J'étais ravie de retrouver le personnage de Puce après J'ai avalé un arc en ciel. J'ai beaucoup aimé l'ouverture à la fin du roman. Aiden est toujours aussi attachante. On apprend beaucoup de choses sur la culture japonaise. J'ai beaucoup ri grâce au livre. Et je trouve Puce toujours aussi "normale" si je puis dire. On s'identifie facilement à elle et ça fait du bien. Un roman coup de coeur!

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Commentaire ajouté par chawtoodou 2018-04-01T16:26:19+02:00
Bronze

Si j'avais adoré le premier tome, j'ai beaucoup moins aimé le second. Essentiellement à cause de l'égoïsme et de l'égocentrisme du personnage de Puce.

En revanche, j'ai bien aimé découvrir le Japon par le biais de ce livre ainsi que le mystère autour de la lettre.

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Commentaire ajouté par Im-a-Sassenach 2018-03-30T19:24:53+02:00
Argent

Ne jamais reporter Vivre à plus tard.

Tout d'abord, un grand merci aux éditions Nathan pour cet envoi. Une fois de plus, j'ai été éblouie par la qualité de l'objet-livre, ils ont le don de créer des couvertures absolument somptueuses et envoûtantes. Celle-ci a totalement su attraper mon regard, avec son drapeau nippon revisité et ses dessins trop mignons représentant tout ce que l'héroïne va vivre de fou et de merveilleux durant sa colocation extraordinaire dans le pays du Soleil Levant. Cela nous donne dès le premier coup d'œil l'envie d'embarquer pour le Japon en prenant le premier avion à destination pour cet endroit sur Terre qui me fait juste rêver et qui m'inspire l'idée de faire de nouvelles expériences qui vont illuminer mon existence, à l'instar de Capucine, le personnage principal de cette histoire vraiment pas comme les autres. Il n'en fallait pas plus pour me séduire et m'entraîner dans cette aventure humaine folle, folle, folle et si lumineuse. Cependant, je tiens à vous prévenir, afin que vous ne fassiez pas la même boulette que moi, faute d'inattention. Ce roman, J'ai égaré la lune, est en fait la suite du premier récit d'Erwan Ji, qui avait fait beaucoup parlé de lui, en très bon et en très mauvais d'ailleurs, J'ai avalé un arc-en-ciel. N'ayant pas lu ce dernier, j'ai pensé tout bêtement que J'ai égaré la lune était un nouveau one-shot issu de la plume de l'auteur, et non une continuation de sa première oeuvre. Néanmoins, je peux vous rassurer en vous disant que ce livre, J'ai égaré la lune, peut parfaitement se suffire à lui-même et être lu en tant que tel.

Si vous faites comme moi, cependant, vous aurez vite envie de vous jeter sur le premier tome afin de découvrir la vie de Capucine au lycée, comment elle a rencontré ses trois meilleurs amis en tout point exceptionnels, comment des liens se sont tissés entre eux, comment elle est tombée amoureuse de la fabuleuse Aiden sans jamais avoir aimé une fille auparavant. Comment elle a su aussi surmonter ses à priori et ses peurs en déclarant ses sentiments à la personne, à l'âme aimée, peu importe le genre sexuel et les gens autour qui jugent sans en avoir le droit. J'aurais aimé vivre auprès de cette héroïne franco-américaine, à la vie tout sauf ordinaire et pourtant à l'émerveillement banal (je ne cesserai jamais de répéter que notre morne petite vie a le don d'agréablement nous surprendre le plus dingue du monde, et ce à chaque jour qui passe), son adolescence aux couleurs de l'arc-en-ciel et sa vie universitaire qui continue de l'être grâce à une petite amie extrêmement attentionnée, créative dans les façons de lui démontrer son amour et le fait qu'elle la connait mieux que personne, sa Puce, sa petite otarie (je vous préviens, ce surnom n'est utilisé que deux fois - oui, j'ai compté - dans ce livre, mais peut-être Aiden appelait toujours Capucine/Puce comme ça dans J'ai avalé un arc-en-ciel, je ne sais pas - baka). Cette relation amoureuse m'a juste fait fondre. J'ai ressenti comme une boule d'amour dans mon estomac, qui s'est ensuite propagée dans l'ensemble de mon petit corps fondu (oui, c'est bizarre). Tomber amoureuse de deux êtres amoureux et parfaits ensemble, c'est un sentiment unique, précieux et tellement beau.

Aiden et Capucine ne vont pas vivre une situation très agréable avec la fameuse et tant redoutée relation longue distance. Chacune doit en effet accomplir son rêve de son côté : Aiden en tant qu'illustratrice/animatrice à Burbank (Burbank, bon sang, Burbank - la ville de Disney ! *fangirl se met en mode off*) et Capucine en tant qu'étudiante dans la mégalopole de Tokyo et en également en tant que membre d'une fratrie de sept colocataires liés comme les doigts de la main. Il en manque, mais vous saisissez la métaphore. J'ai énormément aimé le fait que l'une n'écrase pas le rêve de l'autre. Certes, aimer quelqu'un implique des sacrifices, notamment de mettre ses aspirations ou ses rêves les plus fous derrière soi afin de ne pas se séparer de son âme sœur. Or, c'est justement parce qu'elles s'aiment d'un amour pur, sincère et profond qu'elles ne demandent pas à l'autre de mettre son rêve de côté. Elles regardent cette situation contraignante en face, sans ciller, et elles affrontent l'adversité de la vie de tous les jours, languie de l'être aimé constamment absent physiquement, avec bravoure et patience. Même si la patience sera loin d'être facile à respecter car elles s'aiment beaucoup trop pour laisser le temps et l'espace entraver leur amour sans bornes et sans frontières. Elles ne laissent pas le tempo de la vie leur dicter comment vivre et quoi faire, à quel moment précis elles peuvent jouir du bonheur. Au contraire, elles vont le chercher elles mêmes, cet ami qui nous paraît trop souvent traître, à tort, pour l'embrasser jusqu'à en perdre haleine. Elles sont la définition du bonheur l'une pour l'autre, elles sont l'astre rayonnant de la vie et de la raison d'être de l'autre. Elles sont l'Amour par définition.

Et ce, même dans les moments de doute, de jalousie, de tentation vers une personne belle, attirante, dont on se sent proche et complice. Ce qui arrive à tous les couples, en particulier ceux qui sont loin des yeux de l'autre. Or, les cœurs d'Aiden et Capucine ne cesseront jamais de battre de concert, malgré les tourments qui ternissent les jours passés d'euphorie et de souvenirs ineffaçables. Elles vont s'écouter, rester proches l'une de l'autre, se dire la vérité, brute de pomme, car le mensonge éhonté ne leur ressemble pas. Elles vont se laisser de l'espace, même en étant rongées par le manque de l'autre. J'ai l'impression que cette chronique se rapproche d'un plaidoyer pour la relation Aiden et Capucine mais c'est tout simplement l'un des plus beaux couples fictifs qu'il m'a été donné de voir. Elles sont jeunes, pétillantes, le cœur débordant d'amour l'une pour l'autre, elles sont compréhensives, tolérantes, elles ont l'esprit ouvert et l'âme belle, généreuse, aux idées de toutes les couleurs de la vie. Je suis très surprise quand je repense à ces chroniques sans appel contre J'ai avalé un arc-en-ciel, auquel on reprochait son homophobie et sa promotion de la violence, contrairement à ce que la couverture, la plume de l'auteur (maintenant que je suis acclimatée avec, et que j'aurais du mal à m'en passer qui plus est) et le résumé suggéraient en messages forts et en lutte pour l'humanité et la diversité des formes de l'Amour. Je ne remets pas en cause ces critiques négatives ; simplement, j'ai lu J'ai égaré la lune et je n'ai rien vu d'homophobe, d'insultant ou encore discriminatoire envers les LGBT, les couleurs de peau, les classes sociales, les apparences, ou quoique ce soit pouvant être source de conflits et d'injures envers une minorité.

Concernant la colocation au Japon, elle est au cœur du récit. Il s'agit de son noyau, autour duquel gravitent ces sept personnages si détonants, ayant presque tous des pays d'origine et des langues différentes ; de son cœur vibrant et palpitant si cosmopolite et chaud et réconfortant comme un bonbon. Sucrerie qui ne manque cependant pas de piquant et de joyeux désordre. Un désordre qui s'accorde cependant impeccablement au diapason du mode de vie et des personnalités bien cernées des personnages de cette histoire. Ce récit m'a véritablement donné envie de me frotter aux joies et périls de la colocation, et je n'aurais jamais cru écrire ça un jour. Je pense que Capucine non plus, mais le destin et l'administration foireuse de sa fac (ça doit être un fléau international ma parole) ont joué en sa faveur. Résultat, entre les galères du métro tokyoïte intégralement bondé (les gens se collent le visage à la vitre pour monter - il y avait de quoi faire une crise à la Aza et sa phobie des microbes dans Spirales à l'Infini de John Green) et les pérégrinations vers sa nouvelle université qui lui tape déjà le bambou, Puce va se trouver une nouvelle famille, une famille de cœur, une famille d'accueil permanente pour le Japon. Ma petite chouchoute au sein de cette colocation sens-dessus-dessous et totalement solaire est la surnommée Babar (rien que ce petit nom rappelant un fameux éléphant-roi habillé en vert de mon enfance et son anecdote, j'étais en kif total durant tout le roman - haha, je suis une gamine dans l'âme). Babar, c'est la big boss de la maison. Elle rappelle à tout le monde qu'il faut ranger les chaussures dans le placard de l'entrée afin d'éviter un bordel monstre et des chutes mémorables dans cet océan de paires de chaussures, elle organise le planning des corvées pour que chacun sans exception contribue au bien-être de la maison, elle sait repérer le moindre problème, que ce soit technique, physique ou mental. Enfin, par-dessus le marché, elle se fait traductrice et interprète pour la totalement novice en japonais qu'est notre Puce avec le reste de la maisonnée. Et ce, sans réclamer le moindre salaire. C'est simple, cette fille, c'est Wonder Woman. C'est la colonne vertébrale de la maison.

J'ai aussi beaucoup aimé Koji, le Fuck Detective de la colocation. Vous avez bien entendu, le FD, le Fuck Detective en chef. Il est extrêmement fier de sa création personnelle de fonction au sein du petit monde bienveillant et douillet comme un cocon de la maison et de ses sept racines d'êtres humains enracinés et de toutes les couleurs. Attention donc à ne pas folâtrer entre nous, les galipettes, c'est pas permis chez ces sept colocs', sinon ça reviendrait à de l'inceste sentimental, ni plus, ni moins ! Il est gentil le coquinou, mais je l'ai bien vu mater la poitrine avantageuse ou les jambes interminables de la sculpturale Yuki, sa compatriote, lorsqu'il pensait que cela passerait inaperçu. Eh bien, c'est perdu, mon coco ! Mais je lui pardonne car il est vraiment, vraiment tordant, et je le vois comme un véritable grand frère. Et puis il ne faisait que regarder, pauvre choupinours, il ne sait pas où ranger ses yeux très attentifs et à l'affût, hein, comme la plupart des mâles... *soupir* Force est d'admettre qu'il y a de quoi. Yuki fait partie des inaccessibles du quotidien en matière de Beauté, une vraie mannequin, une bombasse (pour parler comme ces messieurs). Sous sa beauté presque froide se cache en réalité une fille très timide et réservée, à l'image des Japonais et de leurs mœurs, selon lesquelles par exemple il est très impoli de répondre non face à une expectative à laquelle on attendrait un oui pour réponse. Il faut donc à ce moment-là accepter un semi-non en guise de réplique désarmée, totalement incompréhensible pour le cerveau ramolli des Occidentaux comme Puce et moi. Yuki est une jeune fille qui m'a beaucoup touchée de par son respect des traditions et des façons de se comporter en société japonaises, notamment le honne, nos sentiments à garder pour soi, et le tatemae, le masque qu'on renvoie aux gens car nos émotions, ça ne s'expose pas au Japon. Pas à la face de tous du moins. On le garde en soi et j'imagine que cela a dû beaucoup peser à Yuki, comme à tout un chacun, mais elle respecte profondément cette façon de penser à la japonaise. Et elle m'a intriguée avec son once d'aura de mystère. Comme avec les cinq autres, j'aimerais vraiment qu'on creuse plus sur son passé, à la façon de Puce avec ses deux livres, qu'on suive leur histoire, qu'on ait leur point de vue à chacun. Il y aurait matière à faire pour d'autres romans dont l'intrigue graviterait autour de ces personnages merveilleux. Si jamais Erwan Ji passe par là, je lance ma bouteille à la mer... Pour en revenir à Yuki, elle mérite qu'on apprenne à la connaître mieux, elle me semble être une amie en or, comme les trois autres filles de la maisonnée.

Avant de parler des deux derniers garçons, il faut que je vous parle de Soo-jin, la petite Coréenne aussi insaisissable et fascinante qu'un renard qui sort de son terrier pile lors du moment de grâce où vous avez la chance, l'immense honneur de l'apercevoir. Cette jeune fille qui est devenue millionnaire à seulement vingt-trois ans (vingt-quatre en Corée du Sud) grâce à la bourse et aux actions et qui passe ses journées et ses nuits en kigurumi Pikachu (c'est beaucoup trop chouuuuuuuu ~♥) va jouer un rôle-clé dans l'histoire, encore plus que les cinq autres colocs' fabuleux de cette maison pas assez chère pour être vraie. Je vous laisse la part du mystère sur les deux niveaux car de un, Soo-jin mérite que vous la découvriez par vous-même et de deux, l'histoire forte en émotions et en inspiration pour la vocation d'écrivain que Puce peine encore à s'avouer le mérite aussi.

Enfin, on termine avec deux mâles et pas des moindres : Zenos, le Grec au physique (et surtout aux cheveux) de Jésus et au talent de peintre assez envahissant à cause des toiles qui sèchent de partout et surtout des pots de peinture qui traînent et exaspèrent Babar et ses baskets. Et Lublin, ce gaillard qui devrait tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, avec son costard blanc et sa barbiche hirsute dépareillée. Mais, rien que parce qu'il sait que Les démons de minuit, c'est THE chanson à une fête made in France parfaitement réussie, et parce qu'il est le seul à savoir parler français dans cette baraque multi-sons et ethnies, je lui pardonne aisément. Par contre, les bruits assourdissants de sa truie, pardon, de son coup d'un soir, ça, je ne cautionne pas pour mes pauvres oreilles qui saignent ! Le FD devrait se charger de ça aussi, pour la peine ! Je l'aime beaucoup, mon petit Lublin francophile qui ne perd rien pour attendre ; néanmoins, prendre exemple sur Zenos, la force tranquille et apaisante de la maison, ne lui ferait pas de mal. Celui-ci va apporter une vraie paix intérieure à Puce, il va savoir l'épauler de manière peu orthodoxe lors de ses moments les plus sombres et difficiles. Mais peu importe les façons de faire, tant que l'on garde les yeux ouverts et non obstrués par la boue de la haine de la différence et de ce qui sort du lot. Ce que j'adore plus que tout dans ce roman, c'est que Puce va profondément, infiniment s'enrichir au contact de ces six jeunes adultes comme elle. Etant la plus jeune, la petite arrivante va se voir surnommer affectueusement Chibi (C'est beaucoup trop chouuuuuu - partie deux ~♥) et être choyée par ses nouveaux camarades de vie. Elle va se nourrir à leur contact et inversement, c'est le cannibalisme le plus sain et le plus plébiscité au monde. Et, ayant le même âge de Chiboudounette (comment j'ai pas compris le principe du surnom de faire plus court moi lol), je me suis encore plus identifiée à elle et j'ai véritablement eu la sensation de faire partie de cette coloc' moi aussi, d'y être toujours le bienvenu et de m'y faire des amis pour la vie, une famille qui ne me lâchera pas, où que je sois. Tout simplement car nos cœurs restent accrochés après tous les bons moments passés.

Pour conclure, il va de soi que je conseille fortement ce roman à l'écriture très pop culture, entre références à Harry Potter et Star Wars pour ne citer qu'eux (deux de mes grands amours dans la vie), rafraîchissante et porteuse d'une leçon de vie très importante à assimiler en notre fort intérieur. Je pense que cet ouvrage peut se lire indépendamment du premier grâce à sa grande force, qui est qu'il n'est pas un tome deux comme les autres. Il n'agit pas en tant que tel d'ailleurs. Certes, il se présente comme le petit frère de J'ai avalé un arc-en-ciel, mais il se lit comme vous lisez présentement les lignes de cette chronique. A la façon d'un blog, Puce nous dévoile les affres, mésaventures, moments de fous rires, de partage, de sollicitude et d'Amour sans modération dans l'air de sa vie, une vie qu'elle mène pleinement, au jour le jour, sans repousser le Vivre à après. Sans procrastiner car le bonheur, ça s'obtient maintenant, tout de suite, pas plus tard. Le bonheur, il faut le provoquer, le créer, lui donner les moyens d'exister, de toutes nos forces, et non pas le remettre à plus tard dans votre liste de choses obligatoires à faire. Ne pas le mettre dans des cases, ne pas lui apposer une étiquette comme on le fait à tout un chacun de nos jours. L'accepter tel qu'il est et le laisser se déployer tel un papillon, un bourgeon en fleurs. Je remercie Puce de s'adresser directement à nous sur son blog, comme si on était un ami proche et privilégié, éminemment spécial. Ce qui nous aide d'autant plus à atterrir sur sa lune, celle rougeoyante de son Amour incontestable pour la douce et époustouflante Aiden, pour sa famille de cœur du Japon, pour ses parents, qui la soutiennent tant et le lui rende bien, cet amour, pour ses BFF du lycée, Eric aka Soupe, Vaneck et Sara, si incorrigibles et uniques en leur genre, si essentiels à son bien être, à ce qui fait qu'elle est qui elle est. L'inclassable, marrante, juste, franche et être rare en ce monde, en un seul exemplaire dirais-je plutôt, Capucine, Puce, Chibi, petite otarie, celle dont je me sens si proche et qui a de l'or dans ses paroles et dans ses doigts. J'ai beaucoup appris à son contact, et je suis désormais encore plus impatiente de pouvoir prendre le temps de lire son premier blog/roman, J'ai avalé un arc-en-ciel, afin de voir naître sous mes yeux cette jeune fille qui va grandir, mûrir, évoluer, prendre des risques, pour devenir cette merveilleuse jeune femme. Un roman à lire, assurément.

You don't fuck family. You don't fuck this book either. It is wonderful. It's the moon (non, je n'ai pas fumé)

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