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« J’explose de rire lorsqu’il reçoit la moitié d’une boule de neige en plein dans la bouche.

– Quel goût a la défaite ? hurlé-je en cherchant à lui échapper.

Mais il me court après. Il me pourchasse et la neige percute le haut de mon dos, me trempant un peu plus.

– Attends !

Je me tourne dans sa direction. Debout derrière moi, il s’apprêtait à me jeter une nouvelle boule. Je lève mes deux mains devant moi :

– Je déclare forfait !

– Vraiment, tu abandonnes, Clover ?

– Pour la santé de mes mains, je te laisse gagner cette fois ! rétorqué-je en redressant le menton.

– Merci de reconnaître ma supériorité.

Alors qu’il s’arrête devant moi, je le transperce du regard et tente de frotter mes deux mains l’une contre l’autre. Mais mes gants trempés par la neige me rendent la tâche encore plus compliquée. Je regarde Dylan enlever les siens et les mettre dans sa poche droite.

Il colle ensuite ses deux mains ensemble et les approche de sa bouche avant de souffler puissamment sur sa peau glacée.

Je devrais sans doute faire comme lui ?

Argh, non. J’ai trop froid pour tenter d’enlever mes gants. Je reste immobile tandis qu’il arrache presque mes gants trempés et les fourre dans la poche de mon manteau.

– Qu’est-ce que tu fais ? soufflé-je en le regardant tenir mes deux mains entre les siennes.

Il approche mes doigts de son visage et souffle au creux de mes mains emprisonnées par les siennes. »

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 Dylan se redresse et roule des épaules sous sa veste.

– Allez, s’exclame-t-il, faisons-en un.

– Heu... Un quoi ? Un bébé ? le taquiné-je. Non merci. J’aurais peur qu’il possède ton ego surdimensionné.

Il souffle bruyamment mais ne se laisse pas démonter.

– On va te réconcilier avec Noël. Debout, m’ordonne-t-il.

Je lui obéis finalement mais croise les bras sur ma poitrine. Le vent souffle de plus en plus,la neige tombe abondamment.

– Ça va être la tempête, on ferait surtout mieux de retrouver notre chemin avant de finir coincés au milieu des bois.

– Allez, insiste-t-il avec un grand sourire qui dévoile l’intégralité de ses dents.

Je sens ma résistance commencer à faiblir. Je ne céderai pas à sa belle gueule et son air de vainqueur, hors de question.

– Non, marmonné-je. Dylan, on n’est pas dans un téléfilm de Noël, là.

Pour toute réponse, son rire redouble et sa joue se creuse. Il me regarde droit dans les yeux et entrouvre les lèvres.

– Je n’ai jamais fait de bonhomme de neige. Allez.

J’écarquille les yeux en laissant mes bras tomber le long de mon corps.

– Quoi ? Mais qui n’a jamais fait de bonhomme de neige ?

Me prenant par surprise, il s’accroupit près de moi.

– Moi, rétorque-t-il.

Je fixe ce grand gaillard d’un mètre quatre-vingt-cinq qui rassemble de la neige entre ses deux mains.

Putain... Ce qu’il ne faut pas faire... »

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Je m’assieds sur le canapé et Sophie s’approche de moi, des étoiles plein les yeux.

– Il est démentiel, pas vrai ?

Tout en matant le cul de Dylan, je soupire.

– Oh, oui. Parfaitement ferme.

Seul le silence me répond. Je me tourne vers elle et comprends qu’elle parlait du sapin, en réalité.

– Heu, reprend-elle en se grattant le crâne, qu’est-ce qui est ferme ?

Je retiens une grimace et souris avec entrain.

– Le tronc du sapin, voyons ! De quoi est-ce que je pourrais parler d’autre ?

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Extrait ajouté par AuSoGi 2020-11-12T17:13:12+01:00

La vie est trop courte pour se retenir d’être fou de temps à autre.

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Extrait ajouté par AuSoGi 2020-11-12T17:12:55+01:00

Reste calme. Ne le tue qu’après être sauvée.

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Extrait ajouté par AuSoGi 2020-11-12T17:12:36+01:00

L’avance et moi, c’est aussi rare que la sincérité chez les hommes politiques.

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- Je peux au moins savoir comment vous vous appelez ? S'exclame mon compagnon de voyage tandis que je sors du véhicule.

Une envie de l'envoyer chier me vient, mais une partie de moi décide de terminer la partie et de gagner le petit jeu qu'il a commencé.

La vie m'a appris qu'il fallait toujours porter le dernier coup pour partir la tête haute. Alors je me penche vers lui et déclare avec un clin d'oeil :

- Clover

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« – Un sex toy… quel cadeau original, murmure-t-il. J’ai l’impression qu’il témoigne d’une certaine frustration sexuelle. Malheureusement, je préfère me servir de ma… Quel terme as-tu employé déjà ? « Queue ».

– Je ne suis pas frustrée, je t’emmerde.

Moins d’une minute plus tard, je pénètre dans l’ascenseur, mais au moment où les portes se referment, une main les bloque et elles s’ouvrent à nouveau.

– Attends, s’exclame Dylan en pénétrant dans la cabine.

– Je vais finir par croire que tu me suis.

– Même si je dois avouer que ton manteau fait grandement sensation, j’ai juste envie de rentrer chez moi, et je ne vais pas attendre cinq minutes de plus pour que madame profite seule de la cabine.

Je pince mes lèvres et me tiens à l’écart, collant un peu plus mon dos au mur de fer. L’ascenseur commence sa descente, et nous continuons de nous affronter du regard. Il y a quelques heures, il n’était qu’un simple inconnu.

Bon, c’est toujours un presque inconnu. Mais j’ai découvert une chose super profonde sur lui.

C’est un sale con.

– On se retrouve dans le même taxi… Puis dans le même ascenseur, dit-il en mettant ses mains dans ses poches.

– Il ne manque plus que le même lit, lâché-je sans réfléchir.

J’ouvre des yeux ronds en comprenant ce que je viens de dire. Merde !

Il va croire que je le drague. Ce qui n’est absolument pas le cas !

Plus que quatre étages.

Je panique légèrement et change aussitôt de sujet d’une voix à l’apparence maitrisée :

– Alors, des places pour une exposition d’art, hein ? Un petit peu ennuyant, si tu veux mon avis. Je te voyais plus exotique, de prime abord.

Surtout pour un gars qui m’a déclaré vouloir me baiser après 10 minutes de discussion. Bon, même s’il se payait ma tête.

– Exotique… tu veux dire comme un godemiché ?

Je sens la taquinerie dans sa voix. Je hausse mes épaules, faussement innocente. Et une question me vient à l’esprit.

– Où l’as-tu mis ?

– Tu souhaites le récupérer ?

– Fais-en ce que tu veux.

– Tu as une idée en tête ? »

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 Lorsque ses yeux se posent sur mes bottines rouges en cuir verni, il étouffe un petit rire. Je plisse les lèvres et relève un sourcil interrogateur.

– Vous me faites penser à cette héroïne de dessin animé, mais si, vous savez ? Cette véritable furie. Ma nièce regardait ça, attendez... Oui, voilà ! La blonde dans les Totally Spies !

Une furie... de dessin animé.

Ma mâchoire manque de se décrocher alors que je réalise de qui il parle.

– Je vous fais penser à Clover ? !

Il se contente de hocher la tête en m’observant plus attentivement.

Dites-moi que je rêve.

– Votre blague est à chier. Le jour de l’An est dans deux semaines, ce sera le moment de prendre une bonne résolution et de vous acheter de l’humour. »

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1. Le voleur de taxi

Les gens ont du mal à admettre qu’on peut ne pas apprécier les fêtes de fin d’année.

C’est pourtant mon cas. J’irai même jusqu’à dire que je hais Noël. Je déteste décembre, la neige et les trottoirs glissants – mes fesses ne les remercient pas non plus. Et je déteste encore plus l’effusion débile que cela entraîne.

Peut-on parler deux minutes du fait que certains s’extasient sérieusement devant trois guirlandes lumineuses et des gosses qui s’improvisent chanteurs le temps d’une longue et interminable chorale de Noël ?

Pour couronner le tout, on se les pèle à Paris depuis plusieurs semaines. Nous ne sommes que le 17 décembre et la température est déjà en chute libre. Si ça continue, je vais finir par perdre mes orteils.

Tandis que je continue de lire les dernières pages du dossier qu’on m’a confié, je sens une vibration continue sur le bois du bureau. Je redresse la tête et retiens un grognement. La nuit est tombée au dehors, je n’ai pas vu le temps passer.

Il faut dire que les journées sont épuisantes dans la boîte où je fais mon stage de fin d’études de commerce. Vivement que je sois diplômée d’ici quelques mois !

Je n’ai même pas le temps de faire des pauses sur mon lieu de travail. Si tu as le malheur de t’absenter plus de cinq minutes du bureau, tu as Cerbère qui vient te remonter les bretelles.

Cerbère, c’est mon maître de stage, Kentin. Tout le monde l’appelle comme ça ici.

D’ailleurs, s’il apprenait que c’est moi qui ai lancé le surnom, je finirais épinglée contre un mur…

Mais là, j’ai un problème plus urgent à gérer. À savoir l’heure méga tardive !

– C’est pas vrai ! Dix-neuf heures ?! marmonné-je.

En découvrant un SMS – enfin, cinq – de ma grande sœur, ma panique se renforce. OK, rester calme. Il paraît qu’en comptant jusqu’à dix dans sa tête, on arrive vraiment à se tranquilliser.

Un, deux, trois, quatre…

Toujours pas calme…

… cinq, six, sept, huit, neuf, dix.

OK, cette foutue technique ne fonctionne pas !

Je vous ai dit que mon maître de stage était surnommé Cerbère, mais sachez que ma grande sœur est le diable en personne. Une diablesse en talons aiguilles, du moins.

J’ouvre son premier message.

[Tous les invités arrivent à 20 h 30, essaye de ne pas être en retard, STP.]

Ce ravissant message – notez l’ironie – est suivi de diverses menaces de sa part. Une grimace me vient lorsque je comprends que si j’arrive en retard, je finirai découpée en petits morceaux et servie à ses invités.

Je m’empresse de ranger mes affaires, les plaçant sans ménagement dans mon sac, et quitte le bureau comme une furie. La plupart des employés sont déjà partis retrouver leur famille. Certains parlaient dans le couloir tout à l’heure : ils sont pressés d’être le 24 au soir pour l’ouverture des cadeaux.

Beurk.

Je longe les couloirs, priant pour ne pas tomber sur mon tuteur au passage. Il a une notion très particulière des horaires de stage. J’ai beau arriver habituellement à neuf heures et partir à dix-huit heures trente, il ne s’empêche pas de faire appel à moi par mail à n’importe quelle heure.

Hier soir, je me détendais tranquillement dans mon bain tandis qu’il me harcelait pour que je l’aide à allumer l’imprimante à distance. Ouais… Il est plutôt de ce genre casse-bonbons.

J’inspire profondément en arrivant devant les portes de l’ascenseur.

OK, j’ai une heure et demie pour arriver chez ma sœur… Je pourrais presque être en avance ?

Ha ha ha ha.

L’avance et moi, c’est aussi rare que la sincérité chez les hommes politiques. Autant dire que ça n’arrive quasiment jamais.

Sauf que ce soir, ma sœur va me tuer si j’arrive en retard à sa soirée « si spéciale ». Madame a mis en place une foutue idée débile. Chaque invité est censé avoir acheté un cadeau. À notre arrivée, on les placera tous sous le sapin, et après le dîner, chacun en piochera un au hasard.

Je. Déteste. Les. Fêtes. De. Noël. Je l’ai déjà dit ?

Je n’ai aucune envie de mettre un pied là-bas. Malheureusement, je lui ai promis que je viendrais. Lorsqu’elle m’a invitée, j’ai d’abord refusé malgré son argument : « Lia, tu ne vois presque jamais personne à part tes deux potes étudiants ».

Oui, bon… Elle n’a pas tout à fait tort. Mais je n’avais aucune envie de participer à sa stupide soirée alors que je ne connais personne.

En fait, je déteste aussi les gens. Pourquoi être sociable et faire ami-ami avec tout le monde, quand on n’a clairement pas envie de les entendre déballer leur vie pendant trois heures ?

Très peu pour moi.

Alors, j’ai refusé son invitation. Mais ma sœur est tenace, encore plus que mes parents, et j’ai fini par céder. Le diable en talons aiguilles, je vous ai dit.

J’ai dû repousser tous mes mauvais souvenirs – tous ceux que je cache derrière mon sarcasme –, me bouger les fesses, et me voilà à courir sur les trottoirs glissants, en bottes à talons rouges. J’ai une heure trente pour trouver un cadeau et essayer de ne pas être en retard.

Ça devrait (presque) le faire.

En me dirigeant vers la première bouche de métro, je réfléchis à toute allure. C’est donc sûrement un ami à elle qui va piocher au hasard mon cadeau sous le sapin. Et ses connaissances sont pour les trois quarts complètement coincées. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir acheter, putain ? De la vaisselle ringarde ? Une foutue bougie à la cannelle ?

Je pensais que cette journée ne pourrait pas être pire, mais c’était compter sans les joies du métro parisien.

Incident de voyageur, trafic interrompu sur la ligne cinq. Non, non, non… Dites-moi que je rêve ! Je fais demi-tour sur moi-même à la recherche d’une boutique pour trouver ce satané cadeau.

À part un opticien, je ne vois rien.

Notez le jeu de mots.

Pourquoi j’ai laissé ma sœur me forcer la main et m’entraîner dans ce plan foireux ? Elle mériterait que…

Mais oui…

OK, je crois que j’ai trouvé le cadeau parfait qui marquera l’esprit de celui qui va le piocher !

Bien plus intéressant que de la vaisselle de grand-mère…

Et bien plus adapté à une petite vengeance !

J’imagine d’ici le regard offusqué de ma sœur et j’entends déjà sa voix monter dans les aigus pendant qu’elle hurlera en découvrant mon présent. Mon idée diabolique en tête, je cours vers la route et localise un taxi – sans client – stationné à quelques mètres de là.

Dieu soit loué ! Merci le dieu du sexe et le dieu du chocolat, je crois que j’ai une bonne étoile ce soir.

Au moment où je m’apprête à agripper la poignée comme une furie, de longs doigts masculins me devancent et se posent sur la portière. Je freine des quatre fers et manque de rentrer dans une armoire à glace. L’inconnu, dos à moi et au téléphone, ne semble pas m’avoir remarquée. Je détaille son long manteau noir en laine, sa haute silhouette et sa chevelure brune emmêlée tandis qu’il marmonne quelques mots entre ses dents et ouvre la portière.

Heu, minute… il se passe quoi, là ? Il n’est pas sérieusement en train de monter dans MON taxi ?

– Hum, hum !

Il s’arrête dans sa conversation et se tourne en partie vers moi, le visage fermé et les sourcils froncés. D’après les fines rides aux coins de ses paupières, je lui donne un début de trentaine. Mes saletés d’yeux ne peuvent s’empêcher d’observer rapidement son visage et le début de barbe brune qui recouvre ses joues.

– Je te rappelle, marmonne-t-il à son interlocuteur avant de raccrocher. Il y a un problème ?

Son air se veut sûrement charmant, ou peut-être qu’il se demande ce qu’une petite blonde emmitouflée dans un manteau jaune poussin lui veut. Je ne le laisse pas réfléchir et lui rétorque :

– Le problème, c’est que vous allez monter dans mon taxi.

– Oh.

Il me fait face, désormais, et je peux vraiment le découvrir. La simple chemise blanche sous son manteau en laine, le jean brut qui moule ses longues cuisses… OK, Lia. Tu te calmes.

Tu fantasmeras plus tard.

La confusion se peint sur ses traits alors qu’il s’adresse au chauffeur :

– Je suis désolé, j’ignorais que vous attendiez un client.

– Je n’avais pas de client, contre le chauffeur depuis l’intérieur du taxi.

L’inconnu se tourne à nouveau vers moi, perplexe.

– Je vous explique, reprends-je avec un pincement de lèvres, j’avais vu ce taxi la première, et j’ai vraiment besoin de monter dedans. Je suis affreusement en retard. Alors, je vous serais infiniment reconnaissante si vous en trouviez un autre.

Je lui fais les yeux doux, espérant qu’il tombe dans le panneau. Habituellement, mon air en apparence angélique fonctionne, je ne vois pas pourquoi ça serait différent avec lui.

Il répond d’abord par un simple sourire, avant de souffler :

– Je vois…

Le vent se lève et son odeur masculine me percute de plein fouet. Pas un parfum, peut-être un après-rasage ? Il faudrait que je me rapproche plus pour le savoir… Stop, Lia !! Ressaisis-toi !!

– C’est un oui, vous me laissez le taxi ? demandé-je ensuite, faussement adorable.

Il m’analyse une seconde avant de pincer les lèvres.

– Absolument pas. J’en ai également besoin. Prenez-en un autre.

Il n’ajoute rien et monte dans l’habitacle avant de claquer la portière sous mes yeux ébahis.

Je vais commettre un meurtre ! Je ne réfléchis pas un instant, fais le tour du véhicule et ouvre l’autre portière. Ni une ni deux, je m’engouffre à mon tour dans le taxi et m’assieds sans délicatesse sur la banquette arrière, à côté de l’inconnu voleur de taxi.

Source : kobo.com

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