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Extrait ajouté par LilyEden 2015-12-03T13:46:58+01:00

Si je pouvais bouger, je pense que je ne le ferais même pas. Je resterais immobile pour ne surtout pas le déranger, silencieuse pour ne surtout pas le réveiller. Peut être que je m'autoriserais à tourner juste un peu pour le regarder dormir, mais ça n'irait pas plus loin.

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Extrait ajouté par marce217 2015-06-15T13:21:16+02:00

Je préfère être aveugle et ne rien savoir. Si je ne sais rien, je garde espoir. Et l’espoir est tout ce qui me fait avancer aujourd’hui.

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Extrait ajouté par Myline 2015-06-11T13:17:54+02:00

ELSA

Ensuite, j’ai compris que je pouvais qu’entendre.

...

Je suis un cocon vide. Non, j’habite dans un cocon vide.

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Extrait ajouté par Maks 2015-07-28T03:03:10+02:00

Ma mère et mon père sont là, dans ma chambre. Ils n’y sont pas seuls. Il y a aussi le médecin en chef. Ce foutu médecin qui me sort par les yeux. Et là, je voudrais littéralement lui faire avaler sa blouse tellement il m’énerve.

Dès que j’ai entendu sa voix, mon esprit n’a fait qu’un tour dans ma tête. Il est là pour parler du fameux « moins X » une bonne fois pour toutes. L’idée avait déjà été évoquée, mais pas d’une façon aussi radicale. Et « radicale » est un faible mot. S’il existait un terme qui pouvait regrouper « nonchalant », « direct » et « totalement désintéressé », je crois que ça résumerait la manière dont est fait l’argumentaire.

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Extrait ajouté par Myline 2015-06-11T13:13:26+02:00

THIBAUT

- Laisse-moi tranquille, jte dit !

- T’iras nulle part tant que tu ne seras pas venu le voir.

- Laisse-moi, j’ai déjà essayé quinze fois et ça ne change rien du tout. Il est abominable, infect, vulgaire et grossier. On dirait un mauvais dessin animé. Ça ne m’intéresse pas.

- C’est ton frère merde !

- C’était mon frère avant qu’il roule sur ces deux gamines.

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Extrait ajouté par JadeRanka 2016-10-15T23:17:14+02:00

Du contact… J’en raffolerais comme une gamine devant une glace au chocolat. Presque vingt et une semaines que je n’ai pu expérimenter la moindre sensation tactile. Surtout que la dernière était celle de la neige contre mon corps tout entier. Pas extraordinaire comme souvenir. Du coup, je donnerais avec joie toute ma panoplie de mousquetons pour sentir rien qu’une parcelle de Thibault contre moi. Il y aurait des tas de vêtements et de draps entre nous, mais, rien à faire, sa chaleur passerait au travers et ce serait suffisant.

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Extrait ajouté par Missmoi 2017-08-31T17:40:44+02:00

- Les termes que nous venons d'utiliser, les approximations que nous venons de faire. Vous dites qu'on ne doit pas parler légèrement de mettre fin l'assistance électronique d'un patient plongé dans le coma, pourtant, il me semble avoir entendu Fabrice dire qu'elle était "foutue", et je crois bien avoir perçu un passage de deux pour cent à zéro pour cent. Si ce n'est pas parler avec légèreté, je crois que nous n'avons pas le même langage.

Si j'avais pu bouger, j'aurais embrassé cet interne.

- Vous remettez en cause le diagnostic de vos confrères et futurs collègues ?

- Je ne remets rien en cause, monsieur, se défend l'interne. Je trouve juste étrange d'être aussi cru avec une personne qui, aux dernières nouvelles, est toujours en train de respirer devant nous.

- Loris, reprend le médecin comme s'il essayait de se rendre lui-même un peu plus patient, si vous ne pouvez pas supporter le fait d'avoir à débrancher quelqu'un, vous n'avez rien à faire dans ce service.

- Il ne s'agit pas de supporter ou de ne pas supporter, monsieur. Il s'agit de traiter les faits. Vous dites deux pour cent. Pour moi, c'est deux pour cent. Ce n'est pas zéro. Tant que nous sommes pas à zero, j'estime que nous avons encore de l'espoir. (p83)

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Extrait ajouté par Thyda 2017-08-29T13:51:49+02:00

Et après ça, la seule chose dont je me souvienne est la voix du médecin qui dit à ma mère qu’il y a encore des papiers à remplir puisqu’on vient de me changer de chambre, parce que vous comprenez, madame, au-delà de quatorze semaines, l’équipe médicale ne peut plus faire grand-chose.

Ensuite, j’ai compris que je ne pouvais qu’entendre. Mon esprit s’est préparé à pleurer, mais forcément, je n’ai pas réussi. Je n’ai même pas ressenti de tristesse. Je n’en ressens toujours pas. Je suis un cocon vide. Non, j’habite dans un cocon vide.

Une chrysalide en location dans un cocon, c’est peut-être plus joli. J’aimerais bien en sortir, histoire de dire que je suis aussi propriétaire.

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Extrait ajouté par Roomsinside852456 2016-03-29T09:03:03+02:00

« — Un cœur… Je voudrais ne plus jamais revoir mon frère et tu penses quand même que j’ai un cœur ?

— Tout le monde a un cœur, Thibault. Reste juste à savoir ce qu’on en fait. Le tien, il est en mille morceaux depuis Cindy. Et en un million depuis l’accident. Tu te dis que si tu faisais quelque chose pour réveiller cette fille, ça te permettrait peut-être d’en recoller quelques-uns. Histoire de commencer à te pardonner de penser ça de ton frère. »

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Extrait ajouté par Roomsinside852456 2016-03-29T08:59:11+02:00

« — Ma belle, tu as trente ans aujourd’hui, je murmure en inscrivant le nouveau nombre avant de raccrocher le calepin.

Je la regarde encore. Il y a quelque chose qui me dérange et, au bout d’un moment, je comprends. À force d’être reliée à tous ces trucs, ça l’enlaidit. Si je débranchais tout, elle ressemblerait presque à une fleur de jasmin, avec l’odeur qui persiste dans la chambre. Il y a une polémique en ce moment sur le « on débranche », « on débranche pas ». Jusqu’à maintenant, j’avais pas d’avis. Là, je voudrais tout débrancher juste pour la rendre naturelle. »

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