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Extrait ajouté par x-Key 2010-11-11T14:23:17+01:00

Claire ne prend pas ses cachets. Sa peau est blanche, presque violette. Ses pommettes sont pointures. Elle parle de moins en moins. Elle est allongée. C'est le matin. elle pense à mourir. Elle entend la voiture, se lève, voit le facteur. Elle tend l'oreille, comme tous les matins. Sa mère est sortie, a ouvert la boîte. La porte claque. La voix d'Irène s'élève. Il y a une lettre pour toi, Claire. Claire dévale les escaliers. Elle ouvre. Elle éclate. On ne sait pas exactement de quoi. Elle rit, elle pleure en même temps. C'est Loïc, elle crie, c'est Loïc. Il va bien. Il est en Bretagne. Il va bien. Il pense à moi. Il va bien.

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Extrait ajouté par x-Key 2010-11-11T14:23:17+01:00

Ton frère est parti.

Parti où ?

On ne sait pas

Comment ça, on ne sait pas ?

Non. Il est parti comme ça. Ca fait cinq jours, on ne l'a pas revu. Il a juste dit qu'il partait. Qu'il ne reviendrait pas.

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Extrait ajouté par Stephanelefort 2016-12-24T19:02:17+01:00

Vingt et une heures. Fermer la caisse. Claire a les yeux pleins d'étiquettes, la tête farcie de codes-barres.

Il fait encore chaud. On voit des couples sortir de leur tanière. Douche, maquillage, un petit whisky et les voilà repartis tout frais tout propres. Claire ouvre la porte. C'est un peu le bordel. Le canapé-lit est ouvert. Il y a une assiette sale et un verre qui traînent sur la moquette. Une culotte blanche et un soutien-gorge jaune à fleurs mauves dans un coin. Dans la petite cuisine ce n'est pas mieux. De la vaisselle dans l'évier, les plaques et le frigo pas très nets. Ce n'est pas grave, demain c'est jeudi, Claire commence à treize heures. Elle rangera un peu, ira nager une heure environ à la piscine Georges-Drigny, toute proche, avant de faire rouler les tapis, d'ouvrir et de fermer la caisse, de passer le rayon rouge horizontal sur les codes-barres des pots de moutarde, de taper le prix des fruits et légumes, de s'en souvenir pour les articles à la pièce (douze francs l'ananas, promotion de la semaine, quatre francs quatre-vingt-quinze l'avocat, quatre francs cinquante le concombre, sept francs quatre-vingt-dix la botte de petits oignons blancs, cinq francs vingt la botte de persil...). Claire met un disque. Elle se prépare un café. Assise à la table du coin-cuisine, elle feuillette un catalogue de meubles en kit aux lignes suédoises. Elle cherche un filtre qu'elle ne trouve pas. Le café a un goût de Sopalin. Elle y touche à peine. Si elle avait trois sous devant elle, elle se paierait bien cette petite commode (un truc pour enfant, en bois blanc). On sonne. Claire décroche l'interphone. C'est Nadia. Elle se change à toute vitesse, quitte son vieux bas de survêtement vert molletonné contre un pantalon noir, le tee-shirt Naf Naf trop grand et usé pour un Petit Bateau, taille seize ans, résolument petit et collé à sa peau très pâle.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-07-01T23:59:49+02:00

Claire se sent infirme, à ne parler comme ça qu'avec des demi-mots. Loïc est parti avec l'autre moitié. Ou plutôt Loïc est parti avec tous les mots. Les leurs. Ce n'est pas très grave, parce que Antoine semble comprendre.

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Extrait ajouté par AprilDevil 2014-01-11T15:01:18+01:00

"On a bien le droit de se tromper après tout, même volontairement."

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Extrait ajouté par AprilDevil 2014-01-11T15:00:38+01:00

"Là-bas, le cœur des villes est aussi le cœur de nulle part."

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Extrait ajouté par FLTulipe 2013-11-21T11:34:00+01:00

Le vigile a l'air de le prendre pour un fou, pense qu'il joue un drôle de jeu, qu'il prépare un sale coup. Le genre de type à donner un rendez-vous à un mec pour lui refiler de la coke devant les rayons Moltonel.

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Extrait ajouté par FLTulipe 2013-11-21T11:33:19+01:00

- C'est quand même con qu'elle pleure, vous ne trouvez pas? Juste le jour où enfin je m'étais décidé à l'aborder. Enfin l'aborder. Disons plutôt lui glisser un mot ou deux. Un truc dans le genre : ça vous va bien les nattes. Mais bon, aujourd'hui elle porte ses cheveux complètement dénoués, vous avez remarqué? J'aurais jamais cru qu'ils étaient si longs. Et en plus elle pleure. Vous avez vu, elle pleure.

- ...

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Extrait ajouté par FLTulipe 2013-11-21T11:24:45+01:00

Par la porte-fenêtre, Claire voit son père, de dos. Il arrose le jardin. Elle glisse en silence jusqu'à lui. Elle touche son épaule. Paul sursaute puis se retourne. C'est à peine si on perçoit le petit sourire qui se forme sur sa bouche. Ses baisers effleurent juste la peau de Claire. Bonjour ma petite. Il tousse un peu, gêné.

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Extrait ajouté par FLTulipe 2013-11-21T11:15:41+01:00

Le photographe la prend de profil. Elle ne l'avait pas remarqué. Lui, si.

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