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Bibliothèque de Jean-Bernard : Mes envies

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Quand ta lettre est arrivée Quand ta lettre est arrivée
Nicolas Carteron   
Bon alors, tout d'abord je dois préciser que si j'ai pu lire ce superbe livre c'est grâce à Booknode. Un lecteur me l'a conseillé alors je me suis dit, pourquoi pas ? Et j'ai bien fait. Ce livre est vraiment de ceux qui ont une identité propre de par le style et l'histoire en elle-même. Les personnages sont très particuliers, dans le sens positif du terme. On sent qu'ils ont eux-aussi eu leur part d'identité. Le personnage principal bien sûr, Lucie, est quelqu'un qu'on peut facilement s'imaginer et comprendre. Mais cela ne fait pas d'ombre aux autres personnages qui ont aussi leur propre personnalité.
Pour moi ce livre se classe dans les diamants, non pas parce qu'il y a un peu d'aventure et une belle histoire d'amour, mais parce qu'il rassemble ce que je recherche dans un livre comme celui-là : fraîcheur, légèreté, écriture faite d'images donnant l'impression de se retrouver plongé dans la tête du personnage, et donc personnages travaillés, attachants et réalistes.
Bien sûr, le scénario doit être bien bossé aussi, mais à mon avis un bon scénario ne suffit pas, il en faut bien plus, même si l'histoire est géniale ici ! Ce qui fait que j'ai classé ce livre en diamant et pas en or se résume en deux points : l'écriture et les personnages qui se distinguent par rapport à d'autres livres.
Le livre noir des tyrans Le livre noir des tyrans
Patrick Weber   
L’Histoire du Monde et de l’Europe, depuis les origines de la civilisation, a été jalonnée par des dirigeants autoritaires dont le pouvoir absolu s’exerca dans la terreur et dans le sang. Aucun continent ne fut épargné par ce phénomène, et de nombreux pays connaissent encore aujourd’hui la dictature comme mode de gouvernement.
Dans ce livre où l’Histoire se veut vivante et instructive, Patrick Weber entraine ses lecteurs sur les traces de ces hommes, et de quelques femmes, qui pour des périodes plus ou moins longues, mirent leur propre pays sous l’éteignoir et lui firent vivre des heures parmi les plus sombres se son histoire. Le fil rouge de ces portraits sera de saisir le moment où tout a basculé, celui où ces Hommes ont choisi le recours à la force et à la brutalité pour assouvir leur soif de pouvoir.
Franco, Hitler, Mussolini, Staline, Pinochet, Vidella, Idi Amin Dada, Mao, voici quelques noms, parmi d’autres, auxquels s’intéressera l’auteur. Son livre rappelera également que la démocratie exige un devoir de vigilance permanent pour durer.

par joviale57
Qui a peur de la mort ? Qui a peur de la mort ?
Nnedi Okorafor   
Ce roman est impactant jusqu’au choix de son titre. “Qui a peur de la mort?" s’impose comme une question, un défi, lancé par l’héroïne, qui prend son sens à la fin du roman. L’héroïne a été baptisée ainsi, Onyesonwu. Son histoire est particulière, le genre d’histoire qu’on ne voit pas souvent en fantasy : née en tant qu’ewu, qui fait référence à une enfant née d’un viol, d’un Nuru sur une Okeke.

Comme on peut s’en douter au vu des noms choisis, l’histoire prend place en Afrique. Ce dépaysement est plus que bienvenu, la fantasy manque cruellement de diversité à ce niveau-là, ce qui fait que j’étais plus que ravie de découvrir que Qui a peur de la mort ? se place en une Afrique imaginaire. L’histoire tient compte d’un univers particulièrement violent, où l’on apprend qu’une civilisation, les Nurus, réduit en esclavage un autre peuple, les Okeke. Les enfants comme Onye ne sont pas bien acceptés ni chez les Nurus, ni chez les Okeke. Onye évolue donc dans un contexte difficile. Ce contexte et son évolution permet à l’autrice d’aborder de nombreux sujets. Elle nous parle d’épuration technique, de violence, de mutilation génitale, de l’endoctrinement d’enfants soldats, du viol, ainsi que l’influence des traditions et de superstitions désuètes. Pour cette raison, je vous encourage déjà la découverte de ce roman, qui mérite amplement d’être connu. Soyez toutefois prévenu : l’autrice n’épargne pas son lecteur, on assiste à de nombreuses scènes difficiles. Rien n’est jamais exagéré, l’autrice prend soin de montrer certaines choses pour mieux servir son propos. Tout est nécessaire. J’ai souvent eu le cœur serré au cours de ma lecture. Pourtant, je n’ai pas réussi à me détacher du récit.

Le talent de l’autrice se place aussi au niveau de l’immersion. J’ai été si facilement embarquée dans l’histoire Onye et son quotidien. J’étais captivée par son histoire, ses aventures, aux côtés des autres personnages qui peuplent son entourage. J’ai aimé le fait que l’autrice ne rechigne pas à parler de certaines vérités trop souvent occultées (les règles, pour ne citer qu’elles), ce qui rend son récit encore plus réaliste. L’autrice a pris soin de dépeindre un univers cohérent et réaliste ainsi que des personnages crédibles et humains. Onye est un personnage plaisant à suivre et qui m’a véritablement marquée. Elle se révèle unique en son genre. Les autres personnages ne perdent pas en qualité. De mémoire, je peux citer Luyu, qui s’avère beaucoup plus étonnante qu’on pourrait le croire. Les relations qui se tissent au fil du récit paraissent incroyablement réelles, la dynamique du groupe notamment. J’ai également beaucoup aimé le fait que le traitement de la femme soit un sujet au cœur de l’oeuvre.
Qui plus est, l’histoire est merveilleusement racontée. Il m’arrive souvent de sauter des passages quand je les trouve trop descriptifs/longs, ici, je n’ai ressenti ce besoin. Peut-être vers le milieu de l’ouvrage, mais ce moment passe très vite et on replonge intensément dans le récit.

La magie qui est dépeinte dans cet ouvrage a le mérite de sortir du lot. Je n’ai jamais croisé de magie similaire dans un autre récit. Toutefois, ladite magie ne s’est pas avérée aussi présente que je l’aurais cru. Mais au final, on s’en accommode facilement tant les péripéties sont prenantes. Avec le recul, je pense que Qui a peur de la mort ? est un livre qui se vit plutôt qui se lit. Je ne saurais décrire autrement mon ressenti. Si l’histoire a beau partir d’une idée connue (une fille se voit attribuer un rôle important dans une prophétie à cause de ses pouvoirs, secret autour des parents qui se révèlent particuliers, qui part en quête avec des amis pour contrer un grand méchant), l’autrice en a fait quelque chose d’exceptionnel. Du début à la fin. Fin particulière, marquante, mais juste. Je n’en dirais pas plus. Je pense que c’est un roman que je relirais un jour. Pour finir, je dirais que Qui a peur de la mort ? parvient à se démarquer aisément dans le milieu de la fantasy, tant et si bien qu’il mérite d’être connu du plus grand nombre.

par Eleanara
Le Roman de Jeanne Le Roman de Jeanne
Lidia Yuknavitch   
La Terre n’est plus que cendre et désolation. Dans l’espace le CIEL, les plus riches ont pu fuir la catastrophes, mais mal préparés, leurs corps ont subi des dommages irréparables (perte de la pigmentation, des cheveux ; stérilités et atrophie des organes génitaux), ils n’ont le droit de vivre que jusqu’à 50 ans et pour compenser tous les manques marquent leur peau avec des gryphes, un mélange entre le tatouage et la scarification. Christine Pizan a 49 ans, la fin est proche, pourtant, elle n’a rien l’intention d’abandonner et dans cette dernière année, compte bien remettre en valeur Jeanne la Terreuse, brûlée par Jean de Men, le tyran qui les asservit.

Ce roman m’a attiré pour plusieurs raisons, la couverture, à la fois énigmatique et magnifique ; mais aussi les deux éléments suivants : la revisite de l’histoire de Jeanne d’Arc dans un monde apocalyptique et la réappropriation de Christine Pizan, une des premières poétesse française, assez peu connue.

Et dans ce roman, il y a des choses magnifiques, un engagement total, vers l’écologie, la place des femmes dans la société, la place de l’écriture, également.

Mais il y a aussi des choses qui m’ont plutôt dérangé, ou en tout cas, pas plus emballé que ça. La sexualité a une place très importante dans le récit, qu’elle soit moyen de reproduction et donc d’espoir, ou de plaisir qui a été interdit. En soit, ça ne me pose pas de soucis, mais la façon dont c’est abordé (avec la machine inventée par Trinculo par exemple) est assez burlesque, voir grotesque, et ça n’aide pas à prendre le sujet au sérieux, voir ça décrédibilisait un peu le reste. Les descriptions des tortures sont également assez graphiques et donnent la nausée, même si elles servent le récit.

L’histoire de Jeanne est intéressante, surtout sa jeunesse, mais il y a une sorte de faille temporelle, lorsqu’on la croit morte, on ne sait finalement pas très bien ce qu’elle fait, on la retrouve comme un peu par hasard et ça m’a empêché à la fois de comprendre son rôle exacte dans ces guerres assez peu ressemblantes aux nôtres et je n’ai pas réussi à m’attacher au personnage.

Jean de Men, la figure du mal, est, à mon avis, aussi sous-exploitée, surtout qu’il y a une grosse révélation sur la fin, qui ne sert finalement à rien.

En revanche, j’ai adoré le rapport à l’écriture, totalement dérivé et original.

Bref, je suis un peu mitigée par ma lecture, le fond et certaines choses m’ont plût, d’autres m’ont laissé beaucoup plus sceptiques !

par heleniah
Station : La chute Station : La chute
Al Robertson   
http://delivreenlivres.blogspot.fr/2018/04/station-la-chute-de-al-robertson.html

Un roman de cyberpunk plein d'idées et à l'ambiance triste dont j'ai bien apprécié la lecture.

Jack Forster reviens sur Station alors que sa vie arrive a son terme pour dire au revoir à sa famille et ses anciens amis et régler certains problèmes qu'il avait laissé en plan en partant à la guerre il y a des années.
Alors que sa quête avance il s'aperçoit qu'il a levé bien plus qu'un lièvre et que le chemin va être très risqué. Mais il n'a pas l'intention d'abandonner, de toute façon il n'a plus rien à perdre ...

Nous avons ici un monde vraiment complexe à comprendre en premier abord et j'avoue que j'ai eu un peu de mal à certains moments à remettre les choses à leur place, c'était ardu ! Mais ne vous en faites pas, tout fini par être clair ou du moins ne pas poser de problème de compréhension.

La terre a été abandonnée et le reste de l'humanité vit sur Station, un vrai monde dominé par des AI. Celles ci se montrent sous forme de dieux, on a tout un panthéon qui a divers fonctions. Ces dieux sont en fait des corporations "vivantes" qui gèrent Station.
La vie sur Station se passe via la Trame, une réalité augmentée qui transforme les ruines en palais et qui permet une vie agréable aux humains dans cette Station vieillissante et surpeuplée.

Jack a combattu dans la guerre logicielle, une guerre qui opposait Station aux AI de la Totalité. Pour cela on lui a donné une marionnette tueuse d'AI, Hugo Fist, qui devait le seconder et lui permettre d'anéantir ses opposants. La guerre c'est terminée, et Jack c'est rendu à la Totalité, ce qui fait de lui un traitre vu du coté de Station. Le problème c'est que la licence d'utilisation de Fist arrive à échéance. Normalement il aurait du pouvoir se séparer de la marionnette et continuer sa vie, mais vu que la laboratoire qui l'a créé a été détruit, ça lui est impossible. Du coup la close de fin de contrat stipule que Fist doit prendre la corps de Jack.

Par conséquent Jack commence l'aventure en sachant qu'il n'a plus que 3 mois à vivre et c'est pour ça qu'on l'accepte à nouveau dans Station, pour lui permettre de faire ses adieux. Il n'a pas accès à la Trame ce qui fait de lui un paria que personne ne veut servir. Surtout qu'il était le serviteur d'un dieu déchu du panthéon, car son dieu aussi a été détruit dans la guerre sous prétexte qu'il était contre. Du coup l'ambiance est vraiment pessimiste dans l'ensemble. J'ai eu besoin de lire un livre bien plus léger au milieu pour me changer les idées.

Ce roman pose de nombreuse questions, notamment sur la différence entre le vivant et l'artificiel, et si c'est vraiment important. J'ai trouvé cette partie la franchement intéressante, notamment sur la fin. Ce monde est vraiment très imaginatif, il a un coté réaliste parce qu'on imagine bien comment des AI-corporations pourraient devenir nos Dieux si ils gèrent tout et rythme nos vie. C'est très effrayant comme idée, mais à la fois très fascinant. J'ai vraiment apprécié de découvrir tout ça.

Mais il y a aussi dans l'histoire elle même pas mal de coté un peu trop "too much". A certains moments il est totalement impossible d'imaginer la suite de l'histoire parce qu'on est un peu trop proche à mon gout du "Ta Gueule, C'est Magique" (sauf qu'ici on serait plus sur du "Ta Gueule, C'est Technologique"). En gros ça partait un peu trop en cacahouète pour moi.

Il y a aussi certaines questions que je me suis posé qui n'ont pas vraiment de réponse sur les explications techniques. Comme par exemple la Trame existe mais par quel moyen physique de connexion? Et même lorsqu'ils ne sont pas dans la Trame les personnages continuent à être connectés, notamment à un moment dans une pièce spéciale, ça n’empêche pas la marionnette de se montrer à tous ou autre ... Du coup disons que ça reste très flou dans mon esprit, et ça m'ennuie un peu.

Un autre point que j'ai trouvé un peu trop exagéré a été Fist la marionnette. Je veux bien qu'on donne des personnalités à des AI, si on veut, mais quel est l’intérêt de lui donner une telle personnalité de gamin psychopathe? Surtout ici ou l'AI est un peu le coéquipier de Jack, donc quand on voit que 70% des dialogues du livres sont des disputes interminables entre lui et Fist, on se pose pas mal de questions. On comprend entre les lignes que soit disant le fait qu'il soit violent fait son efficacité, mais pour moi on peut très bien être très efficace en étant au contraire très clinique, l'un n'implique pas l'autre.
Bref, j'avoue ne pas avoir été très convaincue par ce point.

Pour en revenir aux points plus positifs, j'avoue que l'intrigue m'a vraiment bien plu. Elle boucle toute l'histoire, et j'adore quand à la fin tout les éléments prennent leur place de façon claire. C'était bien trouvé et j'ai passé un très bon moment.

Au final malgré quelques cotés mitigés et un peu trop exagéré, j'ai bien apprécié cette lecture. La fin était vraiment sympa et j'ai refermé le livre en étant satisfaite du résultat.

16/20

par lianne80
Nous étions les hommes Nous étions les hommes
Gilles Legardinier   
Scott Kinross et Jenni Cooper, respectivement docteur et généticienne, travaillent ensemble plus déterminés que jamais, pour essayer d'éradiquer ce fléau qu'est la maladie d'Alzheimer, maladie qui touche de plus en plus de personnes. Ils font une découverte fondamentale et leurs efforts sont en passe d'être récompensés... mais la concurrence est rude et certains sont prêts à tout pour s'approprier cette découverte... Scott et Jenni rencontreront bien évidemment beaucoup d'embûches sur leur route...

C'est "L'Exil des Anges", que j'ai beaucoup apprécié, qui m'a fait connaître Gilles Legardinier. "Nous étions les hommes" est, selon moi, encore meilleur.
Ce thriller est avant tout une course contre la montre, une lutte acharnée des protagonistes, une enquête à cent à l'heure où l'on va de surprise en surprise et où le suspense est maintenu jusqu'à la fin. Je conseille vivement cette lecture qui mêle suspense, belle intrigue et rebondissements.

par SuperNova
Salvation, Tome 1 : Les portes de la délivrance Salvation, Tome 1 : Les portes de la délivrance
Peter F. Hamilton   
Début fort prometteur d'une nouvelle trilogie de space opera dont M.Hamilton est un virtuose.
J'ai hâte de lire la suite
L'Histoire de Chicago May L'Histoire de Chicago May
Nuala O'Faolain   
0n dit que des gens s'"enfuient", pensai-je, mais fuir une chose, c'est aussi fuir vers une autre chose.

par Charlie18
Des nouvelles du monde Des nouvelles du monde
Paulette Jiles   
Donnez-moi la main que je vous hisse dans le chariot estampillé "eaux curatives" aux côtés du Kep-Ten Kidd et de la jeune Chohenna car le voyage vaut la peine d’être vécu et je vous envie de ne pas l’avoir encore fait…

Le capitaine Jefferson Kyle Kidd parcourt le nord du Texas pour lire aux gens des nouvelles, tirées de différents journaux, choisissant les plus intéressantes, des exotiques, évitant de parler politique si l’endroit ne s’y prête pas.

Sa haute stature d’1,80m, sa voix posée, agréable et son grand âge de 71 ans en impose aux autres, mais rien ne le prédestinait à escorter une jeune gamine de 10 ans qui a passé 4 ans chez les Kiowas après que ceux-ci aient massacré sa famille.

Il est dit que les enfants enlevés par les indiens et élevés parmi eux ne savent jamais vraiment tout à fait se réadapter à la vie dite civilisée, même si leur captivité n’a durée qu’une seule année. Comme s’ils avaient été marqué à jamais par leur famille d’adoption, ces enfants restaient indiens toute leur vie.

C’est le cas de Johanna qui prononcera ensuite son prénom "Cho-hanna" et qui fera du capitaine un "kep-ten", ayant bien du mal à prononcer les lettres "r" ou le "th" anglais alors qu’elle manie la langue kiowas avec habilité, même si celle-ci est très difficile car basée beaucoup sur des positions du corps, des mains, des voyelles, des sons chantés.

Le voyage est long – 600km – et je vous conseille de bien vous installer sur le banc du chariot car même si on n’a pas le temps de s’ennuyer tant le récit est dense du fait que ce voyage n’a rien d’une balade tranquille, nous devrons aussi faire face au choc de deux cultures diamétralement opposées et à une petite fille qui est de nouveau arrachée aux siens.

Ajoutons à cela une écriture assez petite et le fait que les tirets cadratin et guillemets sont partis en vacances sans prévenir le lecteur (c’est une mode cette économie de tirets et guillemets ??). Bon, cette absence n’a pas gêné ma lecture le moins du monde car l’agencement des phrases est bien fait à tel point que vous ne douterez jamais de qui parle.

Voilà un magnifique récit fait partie de ceux qu’on lit à son aise, sans se presser, comme on savourerait un grand whisky qui a patiemment muri dans son fut de chêne (ou de ce que vous voulez), comme on savourerait un met exquis et raffiné, cuisiné avec amour et professionnalisme par un grand chef : on prend le temps de savourer, on ne se bâfre pas et on ne fait pas cul-sec.

Ce roman est bourré d’émotions en tout genre, pas de celles qui vous font verser une larme à chaque fois, mais de tas de petits moments intenses, de petits gestes, d’apprivoisement entre deux êtres que tout oppose et qui se trouvent réuni sans vraiment l’avoir voulu. Ces deux êtres qui vont vivre un voyage où ils devront avoir confiance l’un dans l’autre.

Et puis, cette traversée d’une partie du Texas, les traumatismes encore apparents d’une guerre fratricide qui opposa le Nord et le Sud, cette civilisation qui voit émerger le progrès alors que les bandits, des pillards et les guerres indiennes font encore des ravages… Ces paysages magnifiques parsemés de maisons calcinées et de famille décimées. Magnifique et horrible en même temps.

Ne vous attendez pas, ici, à un récit palpitant à la manière d’un James Bond sautant de toit en toit, mais plus à un Sean Connery vieilli et blanchi sous le harnais de l’armée, un homme instruit, qui sait se défendre mais n’a plus 20 ans, ni même 50, mais 70 !

Les palpitations seront ailleurs et même dans les moments les plus calmes, on ne sait jamais ce qui peut surgir d’un coin de la plaine ou au détour d’un bosquet. Et puis, l’auteur, de sa plume habile et poétesse, arrive sans peine à entraîner son lecteur même pour traverser des rivières en crue ou affronter des êtres dépourvus de toute humanité et abjects.

Un voyage magnifique que je viens de faire à bord du chariot estampillé "Eaux curatives" et ce roman, à l’instar de ces eaux, eut un véritable effet curatif, mettant du baume à mon cœur, un antidote à la morosité ambiante tant par ses deux personnages principaux que par leur récit de leur périple.

Un roman fort, émouvant, profond, merveilleux, des personnages qu’on a du mal à quitter et un récit porté par une plume magnifique.
Globalia Globalia
Jean-Christophe Rufin   
Un joli roman futuriste.
J'ai eu ce livre à lire dans le cadre du bac. Un livre qui change de mes habitudes littéraires mais j'ai tout de même été aspirée par le concept d'une telle société. Une société où tout est contrôlée même les ennemis (si toutefois il y en a). Globalia sera-t-elle notre futur? En effet, nous faisons face à des humains qui ne vivent que pour consommer. A la recherche de liberté, Baïkal, le personnage principal, pourrait bien s'attirer l'attention de personnes puissantes. Et cet ainsi que l'histoire débute, avec un personnage qui en veut plus, toujours plus.
L'auteur a une plume limpide, j'ai vraiment apprécié le style d'écriture, avec des descriptions qui sont bien dosées.
Seul bémol: la fin. Je trouve qu'elle aurait pu être un peu plus travaillée.

Même si vous n'avez pas l'habitude de lire ce genre de livres, je vous conseille tout de même de le lire, après tout, il faut parfois explorer de nouvelles terre;)


par questy
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