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Commentaires de livres faits par Jenna95

Extraits de livres par Jenna95

Commentaires de livres appréciés par Jenna95

Extraits de livres appréciés par Jenna95

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 09-09
Un objet absolument magnifique.
Les carnets du botaniste est parfaitement retranscrit avec ses belles illustrations, ses lettres, et extraits de journal.
Concept d'ailleurs intéressant, un ouvrage presque scientifique, sur les herbes...et les fées.
Mais peut-être moins accessibles que d'autres albums de Lacombe. Clairement, L'Herbier des fées n'est pas adressé à un lectorat jeune ou enfant, et il faut parfois s'accrocher. Et en soit, ce n'est pas forcément un ensemble de textes que j'ai trouvé très intéressants, car trop scientifique. J'ai besoin d'un récit pour garder le fil, et d'un minimum de scénario, ce qui n'est pas vraiment le cas ici.
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date : 08-09
Très beaux dessins qui arrivent à coller parfaitement avec l'univers et Léonard de Vinci. Je trouve que ça manque malheureusement d'un peu plus de couleur, mais finalement la teinte sépia donne une ambiance qui est plutôt adaptée.

Quant au scénario... eh bien le point de vue est plutôt intéressant. On en découvre sur la vie d'un artiste reconnu, et comment il en est venu à certaines de ses créations, mais globalement, je trouve ça assez léger. On survole les choses relativement intéressantes, et finalement, ce qui compte, c'est vraiment sa relation avec Salaï. Et je dois bien avouer que c'est pas franchement le genre d'élément qui me passionnent particulièrement. Surtout que Salaï n'est pas un personnage très intéressant, ni même utile... Et que leur histoire n'a rien d'extraordinaire non plus.
En fait, c'est comme s'il n'y avait pas d'histoire, juste des éléments historiques ou biographiques superposés, et pas forcément les plus intéressants.
C'est dommage.
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date : 08-09
Un sujet sdur vu d'un point de vue inhabituel. Parce que cette fois-ci, ce n'est pas le point de vue de la victime qu'on va avoir mais celle du bourreau. Et en effet, que ressent un coupable par rapport à ce qu'il a fait ? C'est une façon de parler d'un sujet grave mais sans le côté trop manichéen de la chose. Tout est en nuance, et l'agresseur n'est pas forcément un monstre.

Une réflexion tout autour de la conscience de ses actes, mais surtout du système judiciaire. Avec l'incarcération du personnage, il ne faut pas s'attendre à de l'action. C'est très descriptif, parfois un peu longuet.

On ne prendra pas forcément Rodrigues en pitié, loin de là. Au contraire, son déni perpétuel rend les choses pires que tout. Parce qu'on le sait, qu'au fond, c'est pas un mauvais gars. Mais jamais il ne se remet en question, jamais il ne se dit qu'il a peut-être déconné (alors que clairement, vu la description qui a été faite par lui-même au début du livre, il y avait assez peu d’ambiguïté sur la question) ou que Aurélie est pas seulement une "salope" qui a voulu bousiller sa vie en l'envoyant en prison. Parce que même si cette histoire reste un quiproquo, il aurait pu essayer de se mettre à la place d'Aurélie un minimum. Comprendre qu'elle n'allait pas bien, qu'il l'avait bousillée sans s'en apercevoir. Mais il est d'une mauvaise foi accablante, et vraiment irritant à se placer dans un statut d'un innocent victime du système, à toujours vouloir culpabiliser Aurélie. Sans parler de ses arguments vides du style "Oui, elle s'est parfumée et on s'est promenés ensemble, c'est qu'elle avait envie de moi."

Mais en même temps, ça pose la question de ceux qui se retrouvent enfermé sans bien comprendre pourquoi. Même si ce sont des personnes complètement à côté de la plaque et hors des réalités, au moins, ça permet de comprendre un peu plus ce qui se passe dans la tête de certains. Et qu'il est parfois difficile de prendre parti, en toute objectivité.

La structure du récit est quant à elle plutôt intéressante. C'est assez linéaire, mais en même temps, ça permet d'avoir une vision globale de comment les choses se passent concrètement : la garde à vue, la vie quotidienne en prison avec sa violence et ses bagarres, l'avocat, et tout le reste.

J'ai un peu été sceptique face à la fin lors du procès. J'ai trouvé les plaidoiries peu convaincantes : avec des arguments parfois superficiels, voire complètement fallacieuses (je n'ai jamais assisté à des procès de ce genre mais est-ce que les plaidoiries du type "Elle aimait se faire remarquer, s'habiller comme une p*te, c'est qu'elle était consentante et que c'est juste une garce manipulatrice" ça peut vraiment passer ? Sérieusement ?! Enfin, ce genre de réflexion apparaît bien avant dans le récit, et les allusions qui sous-entendent qu'elle l'a mérité à cause de sa façon de s'habiller...eh bien c'est vraiment dérangeant (même si c'est pour appuyer le propos et montrer les dysfonctionnements du système et des mentalités, et même si certains pensent encore de cette façon, dans la fiction, ça continue à faire grincer les dents).

Bref, un livre qui ne laisse pas indifférent, qui propose un point de vue différent, et qui fait réfléchir. Mais avec une victime peut-être un peu trop en retrait. Mais après tout, ce n'est pas son histoire, c'est celle de Rodrigues.
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date : 04-09
La collection Exprim' des éditions Sarbacanes est rarement décevante. Et encore une fois, on nous offre un livre original et décalé qui se démarque du flot de livre pour ados qui paraît à longueur de temps.

Et pourtant, on part d'un point de départ assez basique : la vie et le quotidien d'une ado (bon, qui ne sera plus une ado passé un moment, d'accord). On retrouve donc les points centraux qu'on retrouve partout ailleurs : l'école, les amitiés, les premiers amours (avec une petite variation sur l'orientation sexuelle, mais en soit, ça ne change pas grand-chose).
Mais pourtant, l'auteur fait preuve de beaucoup de créativité et d'originalité. On commence avec une chronologie assez disloquée, qui rend le récit un peu flou, mais qui lui donne en même temps plus de force.

Un scénario plutôt improbable avec son lot de personnages tous plus déjantés les uns que les autres et terriblement attachants (ou au contraire détestables, entre Dalida, Sarah et sa mère, eh bien on a vraiment de tout !), c'est vraiment rafraîchissant !

Une famille qui est en fait plus atypique que réellement dysfonctionnelle, et surtout soudée et touchante. C'est une famille qu'on va adorer apprendre à découvrir, avec sa dose d'histoires farfelues.
C'est un livre très drôle, qui peut même être triste mais qui garde un ton assez léger malgré le contexte et les thèmes abordés. Parce qu'au fond quand on y pense, un père taulard, une mère internée, les bagarres et répétées, la mort des proches, et le désespoir des ruptures amoureuses, eh bien, ça n'a rien de très drôle. Et pourtant, les situations cocasses, les réparties bien trouvées, et le rythme donnent beaucoup de souffle au récit.
On balaye plusieurs décennies sans aucun temps mort, ou presque (même si j'avoue que Sarah a - pour moi - pris trop d'importance, leur histoire faisait des va et vient, et ça finissait par devenir redondant et répétitif).

De l'autre côté, certaines périodes ont probablement été sous-exploitées, notamment les épisodes dramatiques ou un peu plus sombres.
Spoiler(cliquez pour révéler)
On ne saura par exemple, jamais ce qui s'est passé avec sa famille d'accueil et le comment de sa cicatrice. J'ai trouvé que c'était vraiment dommage parce que c'est quand même un détail qu'elle mentionne à plusieurs reprises et qui reste malheureusement dans le flou. De la même façon, la mort de Gregorio (encore plus que celle de Zaza) est très vite expédiée, et on passe à autre chose.


Mais dans l'ensemble, c'est une très bonne lecture qui change de ce qu'on a l'habitude de voir.
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date : 02-09
L'idée était intéressante : dépeindre le harcèlement scolaire, mais pas du point de vue de la victime, mais d'autres élèves qui sont plus ou moins directement acteurs de cet harcèlement. On risque de perdre une partie de l'intérêt du truc (la souffrance que ça implique, comment surmonter une telle situation) mais ça permet d'avoir une autre vision des choses, et ça aurait pu être intéressant.

Oui, ça aurait pu. Si les personnages étaient moins inintéressants pour commencer. Parce que si le témoignage de Josh aurait pu être intéressant s'il avait été davantage développé (de comprendre comment on participe à bousiller une vie, sans même penser à mal), les autres personnages sont superficiels et fades au possible. Entre Elaine, l'écervelée populaire, cliché au possible, Kelsie (sûrement la pire de tous) ancienne meilleure amie d'Alice, et qui fait tout pour la nuire gratuitement (juste parce qu'elle s'assume pas, juste parce qu'elle veut s'intégrer, une lâche antipathique et hypocrite qui se place en position de victime et qui ne fait que se plaindre) et enfin Kurt, un lycéen décrit comme très intelligent et marginal... Sauf que la façon dont il est représenté, c'est juste un mec lambda avec des centres d'intérêt "d'intello" (donc un cliché ambulant lui ausi). C'est juste le reste du lycée qui a le QI d'une huître, tellement ils veulent rester dans la stupidité et la superficialité. Et malheureusement, Alice ne ressort pas de cette triste bande de personnages insipides : elle est finalement comme les autres. Pas très intelligente, calculatrice, qui s'énerve pour rien. Et puis comme on n'a pas son point de vue (ou très peu), on ne peut pas vraiment savoir ce qu'elle cache au fond d'elle. Elle est peut-être plus profonde qu'elle n'en a l'air, mais ça, on ne le saura jamais.

Je ne m'attendais pas forcément à un récit sombre et dramatique (même si forcément, c'est déjà plus mon genre) mais c'est un livre qui reste quand même très léger par rapport aux sujets qu'il aborde (harcèlement scolaire, slut shaming et avortement, rien que ça !). Et ces thèmes sont exploités de manière trop superficielle, c'est vraiment dommage.

Les répercussions ne paraissent même pas, vu qu'on n'a pas le point de vue de l'intéressée, et que les narrateurs ne semblent pas se rendre compte de ce qu'ils font (à part Josh, encore une fois, c'est le seul personnage qui aurait pu sauver un peu les choses s'il avait été un peu plus mis en valeur, sauf que faut se rendre à l'évidence, tel qu'il apparaît dans ce livre, il est tout simplement inutile).

Quant à l'intrigue en elle-même... Eh bien, rien de nouveau sous le soleil. Pas vraiment d'éléments pour innover un peu le genre. Il y a un manque de suspense flagrant. Non, parce qu'au vu de la forme, on s'attendait à un minimum de suspense : que s'est-il passé ? Qu'a fait ou n'a pas fait Alice ? Mais aucune révélation surprenante, on se doute de tout dès le début
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Oh, Alice n'est pas la traînée qui s'est tapée deux mecs en une soirée comme le disent les rumeurs ? Oh, elle n'est pas responsable de la mort d'un des deux mecs en question ? Et oh, elle n'a pas avorté ? Diantre ! Que c'est surprenant ! Et surtout, même si ça avait été le cas, ça sous-entend quand même qu'Alice aurait mérité cet acharnement, et ça, ça craint comme mentalité.


Au fond, il ne se passe pas grand-chose. L'histoire se base sur deux rumeurs énoncées dès les premières lignes. Et ensuite, tout semble tourner en rond. C'est assez mou, mais bizarrement ça se laisse lire. Une lecture sans prise de tête, mais il ne faut pas s'attendre à grand-chose de plus...
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date : 01-09
Très beau conte à la fois poétique, métaphorique, et sombre. Avec un univers bien particulier qui essaie de nous donner une autre vision du monde de la danse classique et des ballets (et des papillons, ne les oublions pas !)

Un conte très bien pensé construit à partir de faits réels, et c'est ça qui est le plus impressionnant ! Bon, évidemment c'est très court, et l'intrigue est assez peu développée (c'est un conte, quoi) mais l'effet et surtout l'ambiance sont juste géniaux.

J'avoue que ce n'est pas vraiment ce à quoi je m'attendais au départ, notamment au niveau de l'écriture, qui bien qu'accessible reste quand même largement au dessus du niveau des albums jeunesse de manière générale.

La seconde partie de l'album est très instructive, que ce soit sur l'histoire de la danse classique et de ses accessoires mais également sur la vie réelle des différents protagonistes (Emma et Théophile).

Une jolie histoire, des illustrations magnifiques et même un peu de culture générale, que demander de plus ?
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date : 01-09
Une histoire très simple et sans prétention, mais c'est sûrement son côté minimaliste accompagné des illustrations juste magnifiques de Benjamin Lacombe qui font tout son charme. Au fond, la lecture est agréable, ainsi que la contemplation des illustrations.
Oh, l'intrigue n'est pas très originale, ni complexe, ou très développée, mais elle est efficace, et finalement, pour un album jeunesse, on n'en demande pas plus.
Même si en savoir un peu plus sur ces sorcières et femmes "extraordinaires" n'aurait pas été de trop.
Sans doute un peu trop court, malheureusement.
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date : 01-09
Intéressant d'un point de vue psychologie puisqu'on nous décrit plusieurs troubles et situations délicates : victime d'harcèlement moral, puis d'un pervers narcissique, atteinte à la fois de troubles bipolaires, mais aussi de TOC, de kleptomanie, et de troubles du comportement alimentaires, l'auteur avait pas mal de choses à partager. Mais je ne suis que peu convaincue par le résultat...

Tout d'abord la forme : on est loin du témoignage traditionnel, plutôt une forme de mémoire personnel basé sur sa propre expérience, ce qui rend le texte très académique, trop thématique. Pas de réel récit, peu d'émotions, c'est très descriptif, et en même temps, il reste parfois difficile de la comprendre malgré ses explications.
Tout d'abord comment son mariage a pu durer aussi longtemps, mais j'ai surtout eu du mal à comprendre sa position de victime systématique (ou bien son éducation catholique est trop ancrée en elle)

Quant au trouble bipolaire en lui-même, eh bien il est tellement question de tout ce qui l'entoure que ce trouble en lui-même en devient presque secondaire. Malgré une présentation psychiatrique à la fois de la part de Manon, mais aussi de la préface rédigée par son psychiatre, ça reste finalement assez abstrait et peu personnel, surtout au niveau des phases dépressives (parce que les phases maniaques sont à mon sens un peu mieux dépeintes). Livre bien trop généraliste, donc, au vu du titre, et je m'attendais à quelque chose de bien plus centré sur les troubles maniaco-dépressifs.

Mais finalement, c'est la fin de ce livre qui m'a complètement perdue avec toute une partie bien trop religieuse. L'aspect religieux se ressent dès le début du livre, sans que ça ne pose de problème : en soit ça fait partie d'elle, donc c'est normal qu'elle en parle. Mais la religion prend toute la place à la fin du livre, et alors, ça devient assez lourd. On se rapproche trop du prosélytisme à mon goût, avec l'idée que la bipolarité est incurable et que seul Dieu peut nous en libérer...
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date : 30-08
J'suis un peu déçue, je dois dire. Pas que ce livre soit mauvais, loin de là.
Mais peut-être que j'en attendais trop.

Déjà à cause du thème abordé. C'est vrai que les maladies mentales, et la schizophrénie, c'est pas forcément le principal sujet des livres pour adolescents. Mais bon, si on essaie de mieux comprendre cette maladie, qui doit être franchement difficile à vivre, et appréhender la souffrance que la schizophrénie peut occasionner... Je pense pas que ce livre soit là pour ça. La schizophrénie est plus une excuse pour un récit décalé et déluré que pour exploiter réellement ce thème. On est loin d'un récit sombre, ou difficile, mais plutôt un roman pour ados plutôt léger, drôle - et effectivement - assez original grâce à ses personnages et sa trame assez loufoque.

Alors à partir de là, il ne faut pas trop s'intéresser au côté psychiatrique de la chose. Parce si en plus de la schizophrénie d'Alex, on a l'autisme suggéré de Miles, sa mère qui est internée pour trouble bipolaire et son père qui pourrait être atteint du syndrome de Münchhausen; ce sont de simples illustrations. Le sujet n'est pas exploité, à peine abordé (quand il l'est), et c'est juste pour dire qu'on en parle.

Alors si on reste sur le traitement de la schizophrénie, moui, ça peut être un début pour appréhender cette maladie. Mais ça devient assez vite redondant. Les délires d'Alex commencent à devenir lassants, et surtout la question inévitable de ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas est parfois exploitée de manière assez maladroite.
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Parce que le gros retournement de situation sur la petite soeur arrive comme un cheveu sur le soupe : c'est le genre de retournement de situation qu'on retrouve dans beaucoup de récits (je dois avoir au moins deux titres de films en tête) mais c'est ici très mal fait. Non seulement ça n'apporte pas grand-chose au récit vu le peu d'importance qu'avait ladite sœur en question, mais suite à la révélation, on passe très (trop) vite à autre chose. Ok, la soeur est morte, c'est bon, on peut arrêter d'en parler. La réaction d'Alex est trop minime et peu crédible. Un peu énervée qu'on ne lui ait rien dit, mais rien de plus, et elle passe à autre chose en quelques pages à tout casser...[/spoiler]

Mais si on accepte un récit simplement drôle et original, alors oui, ce livre a du potentiel.
Mais double déception pour ma part. J'ai absolument adoré le début : on part dans un univers totalement délirant avec des homards qui parlent, des couleurs vives, et une bonne dose d'humour. Une fille un peu barrée qui a peur des nazis et a des tendances paranoïaques, et qui a des amis aussi paumés qu'elle.
Ce qui rend les personnages d'autant plus attachants, c'est vrai.

Mais au bout d'un moment, j'ai trouvé que ce livre perdait de son souffle : on se retrouve assez vite avec une histoire d'adolescents tout ce qu'il y a de plus ordinaire : avec une histoire d'amour prévisible et attendue, des petites trames adolescentes pas forcément passionnantes, puis on repart en plein délires avec cette histoire de panneaux de score. [spoiler]Et c'est pour ma part à partir de là que j'ai décroché : je trouve cette intrigue trop perchée et tirée par les cheveux (en plus d'être très peu développée). Parce qu'autant je conçois la folie d'Alex, autant là, la folie vient de quelqu'un qui n'est pas supposé être fou. En fait, l'histoire devient un grand n'importe quoi, mais sans que ce ne soit justifié, et c'est bien dommage. Parce que ça donne surtout l'impression que cette mini intrigue ne vient là que pour justifier la présence d'un peu d'action. C'est pas franchement intéressant, en plus d'être peu crédible, juste une déception qui aurait pu être évitée.


Sinon, passé ces quelques défauts, ce livre a quand même ses atouts. Agréable à lire et plutôt addictif (disons dans sa plus grande partie, vu que la fin m'a un peu perdue), des personnages attachants et barrés et un univers original, il y a de quoi trouver son bonheur !
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date : 26-08
Bof, bof, un petit thriller tout ce qu'il y a de plus classique.

La trame en elle-même ? Pas très originale. Un huis clos sur un bateau de croisière. D'accord, le mystère sur toutes les disparitions en croisière non élucidées, ça peut être un bon pilier, mais on a là un livre qui reprend trop scrupuleusement les codes du genre, et qui ne nous offre aucune grosse surprise.

Déjà, c'est un peu long à se mettre en place. On s'attarde trop sur la vie de Laura, puis sur son arrivée sur le bateau, et des choses qui n'ont - à priori - rien de bien importantes. Trop de longueurs, on s'ennuie. Puis le niveau finit enfin par décoller... Aux 3/4 du bouquin, il serait temps. Mais les différentes parties du livre semblent trop stéréotypées
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Une partie huis clos, une partie séquestration, une partie course poursuite, et un petit twist final ultra prévisible pour clore en beauté les choses. J'adhère moyen.[/spoiler]

Le décor croisière scandinave apportait sans doute quelque chose niveau ambiance, mais tout est trop convenu, trop typique, trop banal ! Alors, passées les grosses longueurs du début, ça se laisse lire, c'est vrai : on se prend même au jeu de vouloir connaître le fin mot de l'histoire. Mais les révélations se font peut-être un peu trop tôt et sont attendues : rien de bluffant, et les retournements de situations/fausses pistes sont parfois même trop prévisibles.

Quant aux personnages, ils sont très peu développés, et sans caractère. Que ce soit Laura, ou tous les autres personnages, qui sont tous secondaires. (dommage, parce que [spoiler] Carrie aurait pu être intéressante, mais elle s'est cantonnée à son rôle d'amoureuse transie qui finit par s'attacher à sa victime et qui agit de manière très peu crédible... )
Et les doutes sur la santé mentale de Laura et ce qu'elle a vraiment vu (ou imaginé) n'est que peu convaincant, en plus d'être du déjà-vu. (franchement des narratrices un peu dérangées qui perdent en crédibilité, on a déjà vu mieux). La question ne se pose d'ailleurs pas longtemps (si jamais on se la pose ne serait-ce qu'une seconde, rien n'est moins sûr !)
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Je suis vraiment déçue.
Parce que bon, le sujet m'intéressait plutôt bien (tiré d'une histoire vraie en plus, avec des personnages qui ont réellement existé), et l'idée d'alterner le point de vue de l'avorteuse, l'avortée et le bourreau, c'était plutôt sympa.

Mais non, franchement, ça n'a pas pris.
Déjà, le style d'écriture, je n'ai pas du tout apprécié. Des phrases longues, qui cassent parfois le rythme. Un style qui semble manquer de naturel et de spontanéité. Un style parfois assez lourd, et assez complexe qui veut prendre un côté pseudo poétique, qui passe à côté de l'authenticité des sentiments qu'elle aurait pu retranscrire.

Globalement, j'ai trouvé la narration est assez fouillis. C'est vrai qu'on peut reprocher aux narrations trop chronologiques d'être trop linéaires et de manquer de charme, mais là, on fait des va et vient dans le temps, et on passe d'un personnage à l'autre, comme ça, d'un coup. On s'y perd, tout simplement.

De plus, l'intrigue en elle-même ne m'a pas convaincue. Alors, je ne m'attendais pas à beaucoup d'action, bien au contraire. Il s'agit quand même d'une femme condamnée à mort, donc l'action est difficile. Je m'attendais sans doute à quelque chose de plus psychologique : comment ces deux femmes en sont arrivées là (et même les autres clientes de l'avorteuse, pourquoi pas) et les ressentis de Henry. Mais ces points sont très peu développés. On dirait juste que les personnages se justifient de leur acte, mais sans trop entrer dans la confidence ou dans leurs émotions. Et finalement, on n'apprend pas grand-chose sur eux. Les scènes décrites n'ont que peu de choses à nous apporter, et on rentre dans des longueurs, et pas grand-chose de plus. Des scènes trop descriptives de sexe, et de l'avortement en lui-même, mais tout ce qui l'entoure reste abstrait. Dommage, parce que pour moi, c'était tout ce qui comptait.
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date : 21-08
Un sujet intéressant que l'avortement clandestin à une époque où il était illégal et où les conditions d'hygiène et de sécurité étaient tout simplement à la ramasse.

Et ce témoignage est très intéressant d'un point de vue historique : on apprend comment ça se passait concrètement, et les risques encourus (même si elle s'en est sortie plutôt bien) et surtout le risque de toutes ces souffrances pour rien
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parce que bon sang, vu les moyens des faiseuses d'anges, y aller une fois c'est déjà flippant mais y retourner une seconde parce que c'était pas efficace, il faut avoir une sacrée volonté !
.

Mais ce témoignage a peut-être était livré avec trop de recul. C'est d'ailleurs plus un compte rendu et une analyse d'un simple "événement" qu'un véritable témoignage sur une expérience douloureuse avec à l'appui les différentes souffrances, les doutes et problématiques qui en résultent.

Parce que sa grossesse, Annie Ernaux ne semble pas vraiment l'envisager. Il n'y a qu'un seul objectif : avorter. Les souffrances qui en découlent ? Il ne semble pas y en avoir. C'est juste un fait : elle est enceinte et elle veut que ce ne soit plus le cas. Et même l'expérience en elle-même - racontée en détails dans ses aspects les plus atroces. Mais on partage difficilement les souffrances qu'elle endure. Elle parle bien d'une douleur qui la traverse, mais ça ne va pas plus loin. Et au fond, son témoignage semble bien factuel : ça s'est passé comme ça, mais ça remonte à trop loin pour qu'elle se souvienne comment elle s'est senti, ce qu'elle a pu penser et ressentir, et c'est bien dommage, parce que c'est quand même l'un des aspects les plus intéressants du truc. Je ne m'attendais pas à ce qu'on tombe dans le pathos, mais il faut dire que niveau émotions retranscrites, ça reste assez léger (à part l'horreur durant la scène de l'avortement en elle-même, d'accord)

Surtout qu'on a parfois l'impression que l'avortement n'est qu'un prétexte pour mener une réflexion sur des sujets qui n'ont rien à voir, et c'est parfois - si ce n'est irritant - un peu frustrant. En quoi un avortement serait le signe d'un échec social ? Un avortement n'a absolument rien à voir avec notre origine sociale, il peut concerner n'importe qui. Alors qu'elle le justifie comme une fatalité, parce qu'elle vient d'un milieu modeste... Mouais... Je suis pas convaincue.

Et l'importance de l'écriture, et de ce qu'elle a à dire, j'avoue avoir été un peu troublée par cet angle, venant d'une thématique qui n'a à priori aucun lien.
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date : 20-08
Livre assez court sur le harcèlement scolaire.
Sans doute pas le meilleur du genre, mais pas le pire non plus. En bref : plutôt addictif, il se laisse lire, et est plutôt efficace, pour un livre pour ados en tout cas.
Il traite le sujet avec sans doute moins de légèreté que d'autres livres/films/séries sur le sujet mais aurait mérité d'être un peu approfondi.

Parce que finalement, c'est assez court et tout se règle bien trop vite. Le harcèlement est un engrenage terrible duquel il est très difficile de sortir. C'est un terrible mal-être qu'on ne ressent pas suffisamment dans ce livre. On voit pourtant que cela va mal en pis, mais avant d'arriver au point de non-retour tout est réglé et tout va bien pour le meilleur des mondes. Au fond, on n'a pas le temps de vraiment ressentir la souffrance et les émotions de la protagoniste parce que tout va trop vite !
Sans parler des personnages qu'on n'a pas le temps d'apprendre à connaître. Même la fameuse Joséphine reste bien trop en retrait par rapport à ce que laissait présager le résumé...

Et la fin, franchement... Je suis peut-être trop pessimiste, mais je trouve ça assez peu crédible. C'est pas si facile que ça de se défaire du harcèlement.
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Et j'ai du mal à croire qu'il suffise de prévenir le directeur du bahut pour que tout soit réglé d'un claquement de doigts. La fin m'a semblé bien trop idéaliste avec le quiproquos sur le bourreau qui n'en était finalement pas un...
Pour un sujet assez dur, il est plutôt traité de manière trop positive et idéalisée, c'est bien dommage.

Et puis de manière générale, le scénario reste assez cadré et sage. Pas de retournement de situation bluffant (c'est pas forcément le but recherché, je veux bien le concéder), mais pas grand-chose pour vraiment se démarquer. Même si on décrit quelque chose qu'ont vécu beaucoup (trop) de personnes, c'est dommage que l'auteur ne cherche pas à aller plus loin pour nous offrir un récit vraiment percutant. Il manque un petit truc, un truc choc pour rendre cette lecture mémorable et donner plus de relief au message donné.
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Témoignage assez poignant qui décrit avec précision le quotidien d'une jeune droguée, et comment il est difficile de s'en sortir.

J'ai trouvé très intéressant le parallèle entre le point de vue de Christiane et celui de sa mère : comment d'un même événement, on obtient des récits complètement différents. Christiane qui pense qu'on l'abandonne, que ses parents ne font rien pour l'aider, et de l'autre côté, sa mère, complètement désespérée qui est prête à tout pour l'aider, mais se trouve au bout du rouleau.

Et en soit, l'univers de la drogue est très bien retranscrit, et on comprend assez vite comment ça marche, ainsi que la descente aux enfers de la protagoniste, mais de bien d'autres personnes qui ont été dans son cas avant elle, et d'autres qui le seront après. Comment d'un seul joint pour s'intégrer dans une bonne, on finit dépendant aux drogues dures. Jusqu'à où on est menés pour payer sa dose... C'est vraiment une réalité dure, surtout pour des gamin(e)s de cet âge.

Après, on va dire que malgré le cadre parfois glauque et les thématiques abordées (toxicomanie mais aussi prostitution), on reste dans un récit qui reste assez soft. On aurait pu avoir bien plus de détails, de côté trash et malsain, mais on garde quand même le récit d'une adolescente, donc ce livre n'a pas été aussi dur et cru que je l'aurais imaginé. Ce qui n'est pas forcément plus mal, parce qu'il reste assez tout public, et pour ce genre de sujet, ça peut être un sacré avantage.

En revanche, je ne suis pas fan du côté très répétitif du livre. Pas mal de longueurs, et bientôt, tout se repasse en boucle et en boucle.
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Christiane se retrouve coincée (chez son père, dans un hôpital, dans un centre de désintox, peu importe le lieu), elle veut s'en sortir, et elle replonge. Même si c'est la réalité des junkies, en plus d'être frustrant, ça en devient juste redondant et lassant. On la voit dire "De toute façon, je ne suis plus dépendante, je peux juste me faire un fixe de temps en temps, ça ne me fera aucun mal". Et cet argument revient encore et encore, et tout recommence. Je conçois bien que c'est ça la vie d'une junkie, et que c'est bien pour ça que c'est si difficile de s'en tirer, mais à force, on se dit juste que ça va être comme ça jusqu'à la fin, et qu'on peut interrompre sa lecture ici.
(Sans oublier que la mauvaise foi de la protagoniste a plutôt tendance à la rendre antipathique...)
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date : 12-07
Peu convaincue par ce livre.
En même temps, les courses contre la montre, c'est rarement mon truc.

L'histoire est un peu tordue, et aurait pu être intéressante. En fait, elle l'est sûrement, mais j'ai eu quelques problèmes de rythme. Trop rapide, trop de bonds dans le temps : passé-présent-passé-passé. On s'y perd. Tout va trop vite, on a une succession de scènes non approfondies, et c'est vraiment dommage.

Surtout que les personnes manquent également de consistance. Ils auraient pu être intéressants, mais ne sont pas suffisamment développés. On aborde donc des personnages assez torturés, mais juste parce qu'il en faut, on ne creuse vraiment pas plus.

Quant à la fin... Eh bien, elle est extrêmement prévisible. Surtout que la fin est le seul vrai "retournement de situation". Pour un thriller, c'est assez plat. J'attendais vraiment quelque chose de plus percutant. Surtout venant de cet auteur...
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date : 10-07
Avis assez mitigé.

Thriller noir, oppressant et violent au décor bien particulier qui a son petit effet, mais la trame de fond ne m'a que moyennement convaincue. Je trouve ce thriller bien trop sexualisé - et ça dans l'excès (même si ça semblait moins gratuit que dans Persécutée, les deux livres sont vraiment du même genre). Pour moi c'est trop : les dilemmes d'une nymphomane incapable de dire non qui se croit victime d'une malédiction qui frappe à chaque fois qu'elle a un orgasme... Bof. Du coup, pendant toute la première partie du livre, j'étais plus que sceptique.

Finalement, l'intrigue s'avère finalement plus complexe avec des machinations, de la manipulation, des désirs de vengeance. On passe au-dessus, et finalement, le niveau décolle. Les révélations sont efficaces, mais malheureusement prévisibles. Avant la moitié du bouquin, on devine à peu près la suite. L'implication d'un certain personnage qui faisait jusque là la figurante, et la véritable identité d'un personnage plus important. Le pourquoi du comment... Si l'histoire se tisse au compte-goutte, les indices sont parfois donnés bien trop tôt. Alors les retournements de situation sont certes efficaces, mais on les voit venir de loin, donc ça perd de son effet percutant.

Malgré leur côté torturé, je trouve les personnages bien trop extrêmes.
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Que ce soit Tim dont ses désirs de vengeances sont abominables et semblent tournés vers la mauvaise personne (parce qu'au fond, c'est Jonas qui l'a détruit, pas Prisca, à partir de là, est-ce ne serait-ce que compréhensible tout ce qu'il lui fait subir ? Et Atham, c'est sûrement le pire de tous. Juste parce qu'il s'est pris un râteau, il devient mauvais, et est prêt à tuer de sang froid une amie de lycée (et ça, juste pour de l'argent ?). Non, clairement, les personnages sont difficiles à cerner, dans leurs réactions et comportements, tant ils sont extrêmes. Et c'est un point qui m'a beaucoup déçu.
La seule à ne pas flirter avec les extrêmes, c'est sûrement Clio, et elle est tellement peu développée qu'elle perd tout l'intérêt qu'elle aurait pu avoir. Pour une meilleure amie qui sauve l'héroïne, c'est pourtant dommage.


Et puis bon, finalement, ça reste assez léger : certains personnages, et l'histoire qui a causé tout ça, il y a dix ans, auraient mérité d'être davantage approfondis.
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date : 02-07
Bof, bof. Le décor de l'hôpital psychiatrique norvégien laissait penser à un bon thriller psychologique, mais cet aspect est très vite laissé de côté pour un polar quelconque avec une énigme à résoudre dans un temps limité, des pseudo rebondissements dignes d'un mauvais film d'action et des explications tirées par les cheveux.

Alors d'accord, tiré de faits réels, avec une base apparemment historique et des choses qui ont réellement eu lieu. Mais bon un thriller qui prend comme base la religion, très peu pour moi. Le récit en lui-même est trop conventionnel et ne se démarque pas d'autres livres du genre. Il n'y a pas le petit truc en plus : les personnages sont barbants, l'histoire peu originale, voire caricaturale dans son déroulé. Et surtout une enquête qui semble presque trop facile dans sa résolution : on cherche une aiguille dans une botte de foin, ou presque, et pourtant les personnages n'ont aucune difficulté à trouver leurs réponses. A partir d'une photo, ils trouvent un endroit en l'espace de quelques heures.

A partir d'un maigre indice qui n'aurait pas dû les aider, ils arrivent à trouver absolument tout ce qu'ils cherchent. Peu crédible quand même : des expérimentations top secrètes et dissimulées ne devraient pas être si faciles à trouver. Le personnage de Lazar est juste là pour que l'enquête soit menée jusqu'au bout. En fait, en dehors des deux protagonistes, tous les personnages n'ont absolument aucun intérêt, ni utilité, ils ne sont là que pour faire bouger l'histoire, et c'est franchement décevant. Et mêmes les deux personnages principaux sont creux : quelques traumatismes des deux côtés et pourtant aucun approfondissement, ça ressemble presque à du remplissage.
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date : 29-06
Pas convaincue par ce livre. Autant j'avais bien aimé Emma dans la nuit, autant là, j'en ressors totalement déçue.

Récit très lent : on se retrouve avec une fille violée qui a oublié le drame et qui va mettre beaucoup de temps à retrouver la mémoire. Le choix de narration change, c'est vrai. On aurait pu s'attendre au point de vue de la victime, mais ce n'est pas le cas. Dommage, parce que je pense que ça aurait été beaucoup plus intéressant, et que certains faits qui ont ici été survolés auraient pu donner un peu de souffle au récit. Au lieu de quoi, on se rend compte de l'évolution
et des craintes et dilemmes de plusieurs personnages, mais on reste dans la surface, justement parce qu'on passe par un point de vue extérieur.

En effet, on a le point de vue d'un psychiatre. Alors la narration est plutôt particulière, surtout au niveau des dialogues. Mais j'aurais préféré du traditionnel. Et si habituellement, je suis plutôt adepte des thrillers très psychologiques, ce psychiatre en carton m'a plus déçue qu'autre chose. Pour un professionnel de la santé, il manque quand même sacrément d'objectivité, et est antipathique en tout point : moralisateur, imbus de lui-même et nous offre un récit complètement éclaté, sans doute trop.

Est-ce que le scénario est bien maîtrisé ? Difficiles à dire. Le scénario est presque absent, en fait, on a des bribes qui se succèdent, et on manque d'un fil directeur un peu moins fouillis. Alors oui, à la fin, on s'y retrouve, mais est-ce suffisant ? On s'éternise sur des faits qui n'ont que peu d'intérêt (ou qui soulignent des points intéressants
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et notamment, comment réagir quand on pense que notre enfant est un violeur
mais ça reste assez superflu, et l'ensemble manque d'un petit quelque chose.

La fin est d'autant plus frustrante qu'elle est bien trop rapide et vite expédiée. On manque d'approfondissement sur le coupable, et pourtant le choix même du narrateur aurait pu nous apporter de la matière au personnage.
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date : 24-06
Des thèmes intéressants dans ce thriller. Que ce soit les disparitions inexpliquées sur les bateaux de croisière ou du thème bien plus sombre et tabou qui est exploité.

Mais pour moi, c'est loin d'être le meilleur livre de Sebastian Fitzek.
On par sur une succession de révélations et retournements de situation qui sont - certes - efficaces mais trop... Trop nombreux, trop gros. Si l'histoire de la petite Anouk aurait pu être intéressante, il aurait sûrement été préférable de la développer davantage et d'oublier celle de Julia et Lisa qui était clairement de trop, tant c'était extrême.
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Parce que si j'ai bien aimé l'idée de la vengeance sur des mères abusant de leur progéniture, une ado aussi garce qui pète un câble et veut tuer sa mère juste parce qu'elle s'est entichée de son proviseur et que sa mère a eu une liiason avec - qui en plus de ça est une parfaite enflure... Je ne suis que peu convaincue. J'ai du mal à comprendre comment elle a pu en arriver à là. Mal à comprendre comment elle a pu penser à contacter une tueuse à gages, et à la baratiner pour qu'elle fasse tout le travail.
Les explications sont farfelues et trop grosses pour être crédibles.

De manière générale, je trouve que les personnages manquaient d'approfondissement. Que ce soit Shala, qui aurait pu être bien plus intéressante si elle n'avait pas joué la figurante, mais même Héléna, dont le retournement de situation a perdu de son éclat avec ce personnage si peu intéressant. La vieille femme loufoque n'est là que pour son excentricité et n'apporte strictement rien au récit. Le capitaine est des plus insipides. Les autres personnages ne rattraperont pas plus les choses, et les révélations sur la famille du personnage principal... Encore une fois tiré par les cheveux, et pas assez approfondi.

Sans oublier un prologue et épilogue qui n'ont pas grand intérêt si ce n'est aucun. S'il s'agissait juste de justifier les 23 disparus par an sur un bateau de croisière, j'ai du mal à me dire qu'il se passe la même chose sur tous les bateaux. On est quand même loin des thrillers psychologiques absolument captivant de cet auteur, même si son ambiance globale, son développement et ses thématiques le rendent intéressant.
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date : 18-06
Un thème dur, mais avec une exploitation qui ne l'est pas.
Alors d'accord, c'est un livre pour ado, mais le côté harcèlement, il reste assez survolé, je trouve. Et on ne va pas très loin. Parce que bon, des petits graffitis très gentils, et des gens qui ricanent derrière notre dos, ça reste léger quand même. Evidemment que ça doit être dur à vivre, mais de là à pousser deux personnes au suicide ? J'ai des doutes. Il manque des éléments, et un harcèlement peut-être plus violent encore (ouais, j'suis peut-être sadique, m'enfin le message serait peut-être plus efficace si on ne restait pas dans le monde des bisounours).

Ensuite le bourreau qui devient la persécutée, c'était sympa comme concept, mais encore une fois, le récit est bien trop édulcoré. Même si dans le principe, le harcèlement d'une fille hypocrite pourrait semblait extrême dans la mesure où la moitié du bahut (si ce n'est plus) se conduit exactement de la même façon que Reagan, et que normalement, ce n'est un secret pour personne. Mais c'est surtout le changement du personnage qui ne me convainc pas.
La fille qui est la reine des garces au début du livre, qui devient une sorte de super héroïne de la rédemption... Eh bien, j'ai du mal à y croire. C'est trop brusque, et l'évolution du personnage se fait trop abruptement. Comme si la fille se disait "Alala, je suis persécutée et si j'arrêtais d'être une grosse connasse ?". Pas une prise de conscience suffisamment développée (ou alors elle a eu lieu, mais est passée à la trappe). Alors oui, on veut nous faire croire que c'est parce qu'à la base c'est une bonne fille, et qu'elle a juste trop de pression à cause de sa mère (caricaturale à l'extrême, soit dit en passant). C'est un peu facile, comme justification. Mais visiblement ça suffit, puisqu'on passe au stade de la rédemption et des excuses publiques.

Et c'est dommage, parce que très vite le thème du harcèlement passe au second plan pour se concentrer sur un "projet" utopiste et niais et une histoire d'amour encore plus niaise. La souffrance est complètement balayée, pour peu qu'elle n'ait été traitée un peu avant (et encore une fois, on reste dans la surface). On passe vite à autre chose, beaucoup trop vite. Si c'était aussi facile de stopper les persécutions faites sur les élèves, ça se saurait !

En plus, cette histoire d'amour qui a l'air d'arriver comme un cheveu sur la soupe, et qui est à l'image même de l'évolution du personnage. Trop brusque. Les deux pouvaient pas se saquer et quelques pages plus tard, ils sont fous l'un de l'autre ? Sérieusement ? C'est bien joli de dire que les gens peuvent changer, mais niveau réalisme, on est pas au top, là...

Pour finir quelques petits retournements de situation ultra prévisibles. Trop d'indices pour nous préparer, ça devient lourd. Alors que Reagan ne comprenne pas toute seule, c'est juste... lassant.

Bref, une très mauvaise exploitation d'un thème pourtant intéressant, c'est une grosse déception pour ma part, mais en même temps, ça se laisse lire. Pas trop de longueurs, et une écriture fluide. Il faut juste apprécier les clichés adolescents et la vision trop manichéenne, sans nuance et surtout très superficielle des choses.
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date : 17-06
Excellente lecture pour ma part.

Pourtant, on partait avec une base loin d'être originale. Deux soeurs qui disparaissent dans la nuit. Et un jour, une des deux qui réapparaît. Avec la fameuse question : Que s'est-il passé ?

Mais finalement, même si l'histoire de l'île semblait abracadabrante au début, l'auteur s'en tire plutôt bien avec une bonne dose de psychologie, pas mal de manipulation, et des thématiques assez sombres ! Que demander de plus ?

On nous dépeint donc une famille avec ses problèmes, et ses personnages torturés - et dérangés. Avec au passage une mère narcissique absolument ignoble, et un demi-frère presque pire, une soeur disparue pas aussi formidable qu'on aimerait nous la dépeindre et une protagoniste abîmée, cette famille a de lourds secrets qu'il a été très intéressants de découvrir. Suspense plutôt bien maintenu avec pourtant comme narratrice la sœur disparue, qui ne nous livre finalement que son passé familial, plutôt que sa captivité de trois ans. Et qui sait comment arriver à ses fins, malgré ce qu'elle a subi.

L'auteur nous balade et nous offre une frontière habilement tissée avec la perception du réel. Que croire ? Et QUI croire ? Des questions, on s'en pose tout le long. Beaucoup même. Difficile de s'arrêter en pleine lecture sans avoir le fin mot de l'histoire.

Les retournements de situations sont efficaces avec un final bluffant, et malgré quelques temps morts, le récit ne souffre que peu de longueurs vraiment indésirables car l'atmosphère est plutôt pas mal bien qu'elle soit souvent malsaine.

Malgré tout, cette histoire de l'île aurait mérité d'être un peu plus approfondie, même si l'accent était mis sur la sœur disparue. Parce qu'il reste quand même quelques zones d'ombre sur ce qui s'est vraiment passé.
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date : 12-06
Disons que pour un thriller pour ados, ça passe, mais sinon rien de transcendant non plus.

Commençons avec les points positifs, tout de même, car il y en a.
Tout d'abord, l'atmosphère un peu lugubre est plutôt pas mal. Bien que le sujet soit loin d'être nouveau en matière de thriller/polar (parce qu'avouons que la disparition d'une gamine et une survivante prétendument amnésique, eh bien rien de neuf sous le soleil !), ça reste un sujet intéressant à exploiter. Et là, niveau déroulement de l'affaire, ambiance et tout ça, d'accord, ça marche. Malgré le manque d'originalité, c'est efficace !
Un thriller qui flirte parfois avec le fantastique, mais malgré quelques doutes (parce que ça semblait parfois un peu gros et sorti de nulle part ces histoires de monstres), pas de trop grosses déception malgré une résolution trop peu approfondie à mon goût (et notamment sur les raisons du coupable, qui sont à peine évoquées).

Quelques problèmes, cependant... On peut relever quelques petites longueurs. Le début, tout d'abord. Lent à se mettre en place, pour nous offrir ce quotidien pour ados qu'on trouve dans pratiquement tous les livres pour ados. Personnellement, j'aurais pu m'en passer. Surtout que même lorsqu'on se trouve au coeur de l'histoire... eh bien l'affaire n'avance que très peu. Le fait est qu'on se retrouve dans une affaire où le temps a passé, et trouver des pistes, c'est compliqué. Quelques longueurs à la fin aussi : on a le fin mot de l'histoire (ou presque) et pourtant, ça continue, et ce n'était - selon moi - pas essentiel. Malgré tout, le livre se laisse lire plutôt bien. Je ne dirais pas que c'est le livre que j'ai trouvé le plus addictif de toute ma vie, mais ça passe.

Parlons des personnages, maintenant... Eh bien, pour moi, c'est un flop. L'archétype des personnages de romans pour ados : stéréotypés, ou superficiels, inutiles ou peu intéressants. En tant qu'adapte de thriller psychologiques, ces personnages ne pouvaient tout simplement pas me convaincre. Le flic...Insupportable tant il est incapable de prendre le moindre recul sur ce qu'il pense savoir. Stella a une personnalité trop insipide et superficielle, Zoé est trop caricaturale, et Sam est trop gentil-trop chiant-trop niais pour que je le trouve attachant
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j'ai pourtant eu un petit espoir pour lui. Il aurait fait un magnifique méchant.
Quant à Daniel, parlons-en... Aucune crédibilité, c'est juste le psychopathe de base, qui est juste là pour être haineux et méchant. Dommage, l'auteur avait bien essayé de proposer quelques pistes de mobiles... Mais clairement, ce n'est pas suffisant.[/spoiler]

Un livre avec une bonne dose de mystères, mais bizarrement assez peu de suspense (dommage pour un thriller !). Les débuts fastidieux font qu'il est difficile de soupçonner vraiment quelqu'un. Et lorsque l'intrigue bouge enfin un peu et que [spoiler]le père de la victime est arrêté et est passé aux aveux, on sent la suite à des kilomètres. Non, vraiment il s'est sacrifié pour son fils ? Quelle surprise ! Ce qui est surprenant en fait, c'est que personne ne l'ait compris plus tôt. L'implication de Caleb est un poil plus inattendue mais cela n'apporte pas grand-chose au récit : il fait partie de ces personnages présents dans l'histoire pour être présents. Il ne sert pas à grand-chose, on va pas se mentir...


De manière générale, c'était une lecture plutôt agréable, mais pas extraordinaire, avec pas mal de défauts.
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date : 08-06
Je suis juste déçue en fait...
Je m'attendais à un livre sur le harcèlement, et c'est juste une suite évitable à un livre qui existait déjà.

J'avais lu Hate List, que j'avais vraiment apprécié, mais Say something ressemble vraiment à du fan service.
Pourtant le thème était intéressant : la culpabilité par le silence. Et le sujet a été plutôt bien exploité. En fait, je pense que je suis surtout déçue parce que ce livre aurait pu être génial et que finalement, il ne l'est pas tant que ça.

Mais malheureusement, il est trop dépendant de son prédécesseur. Sans la lecture de Hate List, il perd vraiment de quelque chose. On reste dans la surface, puisque l'approfondissement est déjà fait... dans un autre livre. Du coup, le récit est court, vraiment court. Et il n'y a pas grand-chose de nouveau à se mettre sous la dent.Et pour ceux qui n'auraient pas lu Hate List, ça fait juste une histoire superficielle sans développement. Un livre qui évoque le harcèlement mais qui ne le montre que très peu, et sans aucune nuance. Juste un bourreau complètement stupide qui continue à brutaliser des gens gratuitement alors que son meilleur ami s'est fait fusiller.
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date : 08-06
Plutôt satisfaite de cette lecture. Un récit totalement addictif, et bien mené, mais qui dépasse le simple thriller. Parce qu'en plus d'être un thriller psychologique, ça parle de sujets assez durs et/ou actuels : harcèlement scolaire, recherche de soi (et de son identité sexuelle) et suicide. Comment une mère peut elle résister à la mort de sa fille...

Comme dans beaucoup de thriller, on alterne une fois de plus les points de vue, mais de façon assez légère : entre Amélia, au passé, et sa mère au présent, avec quelques éléments en plus par-ci par-là.
J'étais par contre assez sceptique par rapport aux extraits de conversation sms et le blog.
Le première parce que, même si ça apporte quelque chose au récit, le langage sms, ça pique les yeux. Je veux bien qu'on n'écrive pas forcément parfaitement par sms, mais quand même...
Quant aux articles de blog aux tendances Gossip Girl, ça n'apporte strictement rien en plus d'être vulgaire et inintéressant.
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(ou alors il aurait fallu approfondir sur l'auteur en question, et pourquoi elle a fait ça, parce que répondre à cette zone d'ombre en deux lignes à tout casser, bah ça fait clairement remplissage.[/spoiler]

Autrement, l'histoire est plutôt bien menée, même si certains retournements de situation sont assez prévisibles [spoiler]pour le petit secret de Ben, par exemple.


Malheureusement, et malgré les plus de 500 pages, il reste beaucoup trop de zones d'ombre, et de points qui auraient mérité des éclaircissements.
Si on se met facilement dans la tête de Kate, ou d'Amélia (qui est un personnage à qui on peut facilement s'identifier, mais sans qu'elle ne soit complètement fade, c'est vraiment pas mal), les autres personnages gardent tous leurs secrets et ne sont pas plus développés. Et c'est bien dommage. J'aurais bien voulu en savoir plus sur Dylan (qui promettait d'être un personnage passionnant, mais dont on ne sait finalement pas grand-chose, et dont l'auteur nous fait miroiter les secrets depuis le début... Secrets qu'on ne connaîtra jamais), ou même sur Zadie, un personnage extrême mais sans qu'on ne comprenne vraiment pourquoi, et qui méritait mieux qu'une simple étiquette "d'adolescente perturbée".

Et pourquoi, c'est la question qui revient beaucoup. On finit ce livre, et il nous reste encore beaucoup de pourquoi. C'est horriblement frustrant. J'aurais voulu plus de détails, c'est sûr. Mais au fond, ça donne un petit côté réaliste. Parce que dans la vraie vie, on ne sait pas tout, et avec ce livre, on a la version de Kate, et celle d'Amélia. Comment pourrait-on savoir ce que les deux ignorent ?
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date : 26-04
Ce livre se laisse lire, mais malgré quelques thématiques plutôt intéressantes comme la pollution et la surpopulation, ça reste dans l'ensemble une lecture plutôt décevante.

Tout d'abord, tout se passe très vite. La ligne scénaristique est des plus simplistes : il ne se passe pas grand-chose, le seul "retournement de situation" n'en est même pas un tellement il est prévisible.
Mais le pire dans tout ça, c'est un rendu qui semble très superficiel : rien n'est développé, et l'intrigue en elle-même est tellement courte qu'elle nous laisse un peu sur notre faim. Quant à l'univers, il n'y avait peut-être pas matière à nous en donner davantage, mais du coup, je me demande bien à quoi on est censé se rattacher.

Les personnages ne sont pas franchement mieux. Pareil : superficiels, manque de consistance, et tout est tellement rapide, même dans les relations entre les personnages. L'histoire amoureuse (parce que, malheureusement, il en faut toujours une) s'instaure bien trop vite, et pas de la manière la plus plausible qu'il soit. C'est ennuyeux.
Aucun suspense, et une fin des plus attendues.
Tout est bouclé très facilement, et on a fait le tour.

L'originalité ne sauvera pas le tout, parce que malheureusement, il reprend tous les codes de la dystopie YA. Rien pour vraiment le démarquer du lot. Et vu la flopée de dystopies pour ados qu'on peut trouver, c'est bien dommage.
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date : 02-04
Je suis tellement déçue !
Lisa Gardner est une auteur que j'apprécie beaucoup. A partir du plus simple, elle nous tisse toujours des histoires très complexes avec des personnages à la psychologie très élaborée, avec des sujets parfois très durs. Mais apparemment, ça ne prend pas toujours. Et cette fois-ci, c'est un flop.

Peut-être un problème de sujet. Les séquestrations de jeune fille innocentes... Mwarf, c'est assez compliqué d'innover le truc et de faire autre chose qu'une simple séquestration. Mais j'y croyais. Parce que c'est Lisa Gardner, et que des choses plutôt cool avaient déjà été faites avec ce sujet (je me souviens notamment d'Alex de Pierre Lemaître).

Alors on a quand même un peu de suspense, mais loin des révélations renversantes qu'on pourrait espérer. Et malheureusement, niveau histoire, c'est très très lent.
Déjà parce qu'on a un carnet de bord sur la première séquestration. Donc forcément, il ne se passe rien d'autre, et même si la tension est là, et que le sujet est particulièrement malsain, ce côté malsain je l'ai moins ressenti que dans d'autres livres du genre.
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On dit merci au Syndrome de Stockholm qui vient adoucir le portrait et qui rend la victime presque aussi tarée que son bourreau [/spoiler]

Et si ce n'était pas assez, on se retrouve avec une deuxième, puis une troisième séquestration de la même fille. Et là, ça fait un peu beaucoup. D'accord, on a des explications. Mais quand même, une fille qui passe son temps à se faire enlever et séquestrer, c'est pas forcément la chose la plus passionnante du monde.
Surtout que niveau explications, je ne suis pas convaincue plus que ça. Le problème, c'est pas vraiment le contenu mais plutôt la forme ; [spoiler]On se retrouve encore avec le monologue de la méchante hollywoodienne qui nous explique tout. C'est une technique que je trouve vraiment mauvaise et peu plausible. Et c'est quelque chose qu'on ne retrouve pas souvent chez Lisa Gardner, qui habituellement nous fait comprendre l'affaire au compte-goutte. Double déception, donc.


Même les personnages sont décevants. Ils sont bien trop extrêmes pour être crédibles, et malgré le passé torturé de Flora, elle est tout sauf attachante.
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